Peillon estive les réformes
Quant tout le monde dort.
AFP - Peillon: décision "fin juillet" après concertation sur tous les sujets éducation
La décision aura lieu "fin juillet. Ce calendrier est fixé par le président de la République (...) concertation au mois de juillet –rapide– puis loi d'orientation et de programmation à l'automne, ce qui suppose que les arbitrages soient rendus fin juillet", a déclaré M. Peillon, qui était invité de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP.
Cette loi sera "une loi de refondation de l'école de la République dans laquelle nous aborderons (...) la création des écoles supérieures de professorats et d'éducation, la question des temps scolaires, celle de l'éducation prioritaire, la question de l'éducation, tous les thèmes que nous avons déjà mis en débat durant l'élection (présidentielle) et évidemment en lien avec les spécialistes, les organisations syndicales et les autres depuis plusieurs mois", a-t-il poursuivi.
S'agissant des rythmes scolaires, M. Peillon a réaffirmé que personne n'était "pour la semaine des quatre jours". "Ca n'existe pas", a-t-il insisté. Il a souligné qu'il y avait eu "une concertation très longue" sur ce sujet. "C'est d'ailleurs la seule que j'ai saluée du ministère Chatel" et elle "est arrivée à un certain consensus en associant tout le monde. Il faut le dire aux Français. Cette concertation a duré plusieurs mois, a été approfondie et tout le monde en a conclu qu'il faut revenir aux 9 demi-journées", a-t-il dit.
"La concertation qui a débuté en novembre, nous allons la reprendre dès la fin des législatives", a ajouté le ministre.
Une refondation en deux mois ? La classe.
Pendant ce temps là à droite JFCop’ nous tient informé de ses dernières pensées de mauvais perdant :
AFP toujours : Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a estimé mercredi que le "vrai problème" à l'école n'était pas la semaine de 4 ou 5 jours mais la durée de l'année scolaire, jugeant "intenable" la quantité actuelle des vacances.
"Je n'ai pas de problème philosophique qu'il y ait un débat sur la semaine de quatre ou cinq jours. Le vrai problème, c'est pas la semaine, c'est l'année", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire.
"On ne va pas faire de langue de bois dans ce domaine. La France est le pays qui a le plus de vacances scolaires. C'est intenable. 15 jours à la Toussaint, 15 jours à Noël, 15 jours en février, 15 jours à Pâques, plus deux mois de vacances (l'été), c'est intenable !" a-t-il affirmé.
"M. Peillon, qui a de telles proximités avec les syndicats de l'Education nationale, serait bien inspiré de leur parler de tous ces sujets-là", a ajouté M. Copé.
A propos de Copé et sa langue de bois, souvenons-nous tous de cela : les Copé d’honneur du Mammouth. What else mister Copé ?
* Dure lutte (pas finale)
AFP - Deux collèges de Montreuil bloqués par un collectif opposé aux restrictions
Les collèges Jean Moulin et Georges Politzer étaient bloqués par des parents d'élèves selon le rectorat qui avait déjà fixé un rendez-vous vendredi aux représentants du collège Jean Moulin.
"Les autres collèges de la ville qui ne peuvent être bloqués affichent des banderoles de soutien", selon le collectif soutenu par les sections FCPE, Snes, FO, CGT, Sud, Snep et UCL.
Il devait être reçu mercredi après-midi au ministère de l'Education national par George Pau-Langevin, ministre déléguée à la réussite scolaire, selon un communiqué.
Le collectif s'oppose "aux mesures d'austérité budgétaire annoncées pour la rentrée 2012" qui se traduisent par "la suppression prévue de 2.000 heures d'enseignements hebdomadaires dans les collèges et lycées du département et localement dans la ville de Montreuil par une perte de 206 heures d'enseignements dans les collèges".
"Au collège Jean Moulin cela signifie la suppression de 44 heures d'enseignement" et donc "la suppression de l'allemand en 2e langue vivante à partir de la 4e, des demi-groupes en anglais et en mathématique en 3e" ou encore "du soutien en mathématiques en 5e". C'est aussi "l'impossibilité de respecter les heures légales de soutien individualisé en 6e" et "d'assurer les 4 heures légales d'EPS en 6e", selon le communiqué.
* Désobéir aux mesures de droite c’est toujours pas bien.
Putain, et le changement, bordel ?
Les désobéisseurs en appellent à V. Peillon. Le Conseil d'Etat rejette les requêtes de Bastien Cazals
AFP - 60 enseignants désobéisseurs ont lancé hier un appel réclamant la reconnaissance symbolique de "leur action pour l'école de la République" et la levée de "toutes les sanctions qui [les] ont frappés".
"Nous n'avons pas de rancune, mais nous n'oublions pas les silences gênés, les mises en quarantaine, l'indifférence et la sinistre théorie des sanctions blessantes et ridicules : blâme, baisse de note, rétrogradation d'échelon, refus de promotion, retrait de direction, retenues sur salaire, suspension. Comme nous n'oublierons jamais la confiance des élèves, de maints parents et d'élus conscients de la justesse de nos combats", écrivent-ils.
Les signataires de "l'appel des 60" demandent également à "être reçus collectivement par le ministre de l'Education nationale (Vincent Peillon) pour devenir dès à présent une force de proposition dans le débat sur l'école qui s'annonce". "Notre réflexion sur les enjeux scolaires ne saurait être ignorée par le nouveau ministère", estiment-ils, rappelant avoir "dénoncé sans relâche et non sans découragement, jour après jour, les atteintes répétées à la liberté pédagogique, la « caporalisation » des esprits, l'absence de dialogue avec la hiérarchie, la soif de compétition, la course à l'évaluation, l'obsession du fichage".
Le Conseil d'État rejette les requêtes de Bastien Cazals, enseignant "désobéisseur" qui refusait de mettre en oeuvre les deux heures d'aide personnalisée selon les modalités prévues par le ministère. La Haute juridiction considère "qu'il n'y a pas lieu de renvoyer au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité" puisqu'il a déjà déclaré conforme à la Constitution la règle du "trentième indivisible" pour le calcul du montant des retenues pour absence de service fait.
* Surveillance générale
La France n'est pas un État policier. Mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer
OWNI.fr - L’ARRIÈRE-CHAMBRE DE LA PRESSE
À Paris, la justice est rendue au nom du peuple français, pour le plus grand plaisir des agents secrets. Ce mardi 22 mai, au Tribunal de grande instance de Paris, notre journaliste, appelé à témoigner dans une affaire, a fait la découverte d'une salle qui servirait de planque à des services spécialisés. Une magistrate s'en est émue. Et la hiérarchie du tribunal réclame des explications. Témoignage sur le site d’OWNI.
Le changement, c'est pour quand déjà ?
C’est ce dont s’inquiète le collectif national retrait base élèves (CNRBE).
Malgré les récentes annonces de Vincent Peillon, nouveau ministre de l’Education Nationale, concernant la prochaine disparition des évaluations CE1 et CM2, l’administration menace toujours de mettre au pas les directeurs d’école et les enseignants qui refusent de ficher les enfants.
Voir l’état des luttes et des sanctions , et le courrier envoyé à Peillon après la victoire de Hollande.
* A propos de la nouvelle ministre de l'ESR
Article11 publie un article très documenté sur la nouvelle ministre. C’est là. Extraits.
Geneviève Fioraso™, l’élue augmentée
Vous avez certainement déjà entendu parler de « l’homme augmenté ». Ce vieux rêve de la science fiction, des eugénistes et des transhumanistes – augmenter les performances humaines grâce aux progrès technologiques – devient réalité dans les laboratoires du monde entier. Le jour où l’on verra des cyborgs dans la rue se rapproche. En attendant, on peut observer un prototype grenoblois : l’élue augmentée, plus connue sous le nom de « Geneviève Fioraso™ ». Actuellement au poste de députée, d’adjointe à la Ville de Grenoble (chargée de l’économie, l’emploi, l’université et la recherche), de première vice-présidente de la Métro (chargée du développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation), et de présidente de la SEM Minatec Entreprises, c’est une innovation développée par le Parti socialiste en partenariat avec le Commissariat à l’énergie atomique et les grandes entreprises de la région. La preuve de la réussite de ce produit ? Geneviève Fioraso™ a été chargée de l’« innovation » dans l’équipe de campagne du candidat à la présidence de la République François Hollande.
Et donc ministre. Lire la suite...
D’autres infos là (sous le même article signalé ci-dessus), ou encore là.
* Semaine de 5 jours: le gouvernement fait régner la terreur et s'apprête à affamer la population (des hôteliers-restaurateurs)
Les hôteliers jouent à se faire peur: en rétablissant la semaine de 5 jours dans le primaire avec école le samedi-matin, les dangereux socialo-communistes qui nous gouvernent leur feraient perdre 60 millions de nuitées par an, soit 3 milliards d'euros...
C'est le figaro qui nous apprend cette terrible nouvelle.
* Un gouvernement de dialogue. C’est au Quebec. .
rtbf. - Québec: le gouvernement impose sa ligne dure contre les étudiants
Le Parlement québécois a adopté vendredi à l'initiative du gouvernement de Jean Charest une "loi spéciale" illustrant la ligne dure adoptée face aux étudiants en grève depuis plus de trois mois et critiquée par beaucoup pour les limitations aux libertés qu'elle met en place.
Ce texte, approuvé par 68 voix pour et 48 contre, restreint notamment le droit de manifester et prévoit de lourdes amendes pour les contrevenants.
Plusieurs milliers de personnes - les estimations de témoins allaient de trois à dix mille - ont manifesté vendredi soir à Montréal contre la nouvelle loi, baptisée "loi matraque" par ses adversaires.
En réaction un billet de l'universitaire Normand Baillargeon (la suite sur son blog) :
Je porterai dorénavant un carré noir. [Ajout: sans enlever le rouge, bien entendu.Et les deux ensemble font un bien beau drapeau]
Je le porterai d’abord en solidarité avec ces jeunes gens que l’on a sans répit humiliés, battus, matraqués, et gazés et pour ne jamais oublier ce qu’on leur a fait.
Je le porterai pour me rappeler que je suis en deuil de la démocratie, pour dire à tous et à toutes ma tristesse devant ce qui ressemble désormais plus, et je pèse mes mots, à une association de malfaiteurs qu’à un Gouvernement, à un rassemblement de mafieux gangrénés par la corruption et autour desquels flotte, immanquable, la nauséabonde odeur du scandale et du mépris de la société civile.
Je le porterai pour me rappeler qu’on m’a menti en assurant que le débat sur les frais de scolarité a eu lieu : les étudiants et les professeurs se sont en effet retirés de ces consultations bidon organisées par les Libéraux et durant lesquelles il ne pouvait être sereinement traité; et pour me rappeler que ce gouvernement a ensuite refusé de discuter de cette question dans toute son ampleur et avec sérieux, ce que seuls des états généraux peuvent accomplir.
Recadrages
Mammouth déchaîné. Premier entretien à la radio de V. Peillon, première gaffe. Voici notre ministre qui confond vitesse et précipitation et annonce tout de go le rétablissement de la semaine de 5 jours, au grand dam de la méthode.
Vincent, la méthode, nom de Dieu, la méthode ! On veut de la négociation, on te dit.
D’ailleurs c’est pas comme si cela n’avait pas déjà commencé, puisque depuis décembre les syndicats (du moins certains) sont régulièrement consultés par ton équipe et certains (on l’a vu plus bas) sont déjà capables d’annoncer ce que tu vas dire. Bref, c’est pas comme si tout était déjà décidé, cadré. Vincent, de la méthode, on te dit.
Tu l’as dit : un travail d’orfèvre, pas des cris d’orfraie ! Faut « mettre l’école en mouvement « (sans contrepet stp)
2000 postes à la rentrée c’est bien (même si ça fait pas beaucoup par école... et qu’il y en a toujours 14000 de supprimés). Après...
Il faut discuter avec le SE-UNSA qui par exemple pense que le changement pourrait passer par des discussions sur le temps de service des enseignants (comme Ségolène voulait en persuader certains syndicats en 2007...). Puis avec Bernadette (Groison, FSU) se dit prête à discuter des pratiques (pour ne pas dire des statuts).
Et puis, Vincent, c’est quoi ce nouveau « corps de sécurité » qui manquerait dans les Ecoles ? Une sorte de vigile militaire comme le voulait déjà Ségolène ?
Nooon, t’as peut-être raison de ne vouloir pas tant discuter que cela ...
* Public/Privé : La règle de la proportionnelle des destructions se substitue à la règle du 80/20
Alors que jusqu'à présent il ne faisait aucune distinction entre public et privé en matière de créations de postes (règle du 80/20), Vincent Peillon infléchit maintenant ses positions pour respecter les promesses de François Hollande: les 60.000 postes créés dans le public et le privé le seront "à la proportionnelle des destructions" (toujours le même entretien à la radio).
Encore de dangereux socialo-communistes qui vont faire pleurer dans les directions diocésaines et au Secrétariat Général à l'enseignement catholique !
L’affaire devra d'ailleurs être suivie de près, puisque le ministre a déclaré que les créations concerneront non seulement des postes d'enseignants, mais aussi d'autres postes dont le système scolaire a besoin, comme des surveillants, par exemple, ce qui sent un peu l'entourloupe et revient à compenser des destructions perennes dans l'enseignement public par des créations provisoires à court terme [des CDD])
* Ceux qui nous gouvernent. Autant les connaître.
Et c’est pas de bon augure...
Mammouth déchaîné - Les hommes de Vincent Peillon : un cabinet placé sous le signe de la rigueur comptable et budgétaire.
Même si la priorité devrait bien être donnée à l'éducation qui disposera du plus gros budget, les dépenses de ce ministère seront cependant placées sous très haute surveillance, comme en témoigne la composition du cabinet de Vincent Peillon.
Si l'un des membres de ce cabinet, Jean-Paul Delahaye, le conseiller spécial, connaît bien l'Education Nationale et pas seulement les couloirs du ministère, (successivement professeur, inspecteur de l'éducation nationale, directeur d'école normale et inspecteur d'académie, il est aussi professeur associé à l'Université René Descartes- Paris V et auteur de plusieurs livres sur l'éducation), les autres sont des technocrates, à commencer par le directeur de cabinet.
Pour le seconder à ce poste, Vincent Peillon a fait appel en effet à Pierre-Yves Duwoye, un habitué du ministère puisque ce haut fonctionnaire y a servi tous les pouvoirs depuis une trentaine d'années, et un excellent connaisseur des rouages administratifs de la maison puisqu'encore récemment (il y a tout juste un an) il occupait la double casquette de secrétaire général des ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ayant été également DRH du ministère et ayant occupé plusieurs fonctions à la Cour des Comptes, il pourra veiller de près au budget du ministère qui, on le sait, crée déjà beaucoup de soucis à Vincent Peillon (voir ci-dessus)
Autre poste-clé du cabinet, le poste de directeur adjoint a été confié à Alexandre Siné (rien à voir avec le grand Siné), un inspecteur des finances agrégé de sciences économiques et docteur en sciences politiques qui s'est investi dans la campagne de François Hollande où il suivait de près les questions relatives à la gestion des personnels et à celle des masses salariales...
Pour plus de renseignements sur ce cabinet ministériel, http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2012/05/17/les-hommes-de-vincent-peillon_1703179_1473688.html
* Expurger la République : ils n’en loupent aucune...
Ancien ministre de l'enseignement supérieur, Laurent Wauquiez a, au nom de « l’exemplarité » nous dit-on, refusé les indemnités proposées aux ministres privés d'emploi (soit près de 14 000 euros mensuels pendant 6 mois).
Aux dernières nouvelles, Luc Chatel, lui, n'a pas refusé...
C’est pas comme l’Ex de la République qui serait parti jouir d'un repos bien mérité à Marrakech "dans une villa de près de 700 m2 que lui aurait offert un riche homme d’affaires des Emirats arabes Unis"... (nous dit slate)
Encore une fois, Marrackech, arnakech.
Le président hybride
Mammouth Déchainé. - Cela manquait peut être un peu de drapeaux rouges et de chars soviétiques, hier, au pied de la statue de Jules Ferry dans les Tuileries, à l’occasion du discours (il est là) de FH2012 sur l’éducation. Mais bon, on s’en passera.
Discours radieux, apaisé, humaniste, de réhabilitation de l’Ecole (contre l’argent) de la connaissance et du savoir, limite orgasmique pour les enseignants présents, après cinq ans de performances, d’évaluation, de rentabilité, de suppressions, de gestion de flux et de leviers d’efficacité. Tout cela devrait donc changer. Fini. Dehors. On veut y croire.
L’enseignant devient l’ordonnateur du savoir et de la connaissance, sous Sarko il n’en était guère plus que l’horodateur, bouffe-fric de la Nation qui plus est. « Une génération de bons citoyens » que doit former l’Ecole, comme disait Ferry (qui s’y connaissait en méthodes pour écraser du Germain, et sortir les têtes blondes des griffes du curé - à bas la calotte). Doit-on cependant prendre au sérieux les propos de quelqu’un qui le matin se présente en défenseur de la laïcité, et dont l’après midi, l’avion est frappé par la foudre ? Est-ce une coïncidence ?
On attend donc avec impatience la concrétisation de tout cela. Le Mammouth rappelait il y a peu les fondements (voir plus bas) : nouvelle formation (tiens on ne parle plus d’évaluation), moyen de retrouver ses missions fondamentales (?), 60 000 postes, mais dans un contexte budgétaire dans lequel on ne touche à rien. Bref, épreuve de force en perspective.
Enfin, pour saluer la science et le progrès technique, FH2012 sait y faire. La sagacité des journalistes n’a eu de cesse de rappeler que FH2012 roulait en DS5 hybride. Il semblerait aussi que FH2012 ait tenté l’avion hybride dans la soirée. Les premiers essais n’auraient pas été concluants.
* Engagements enseignement professionnel de FH2012
Lettre du candidat à un des syndicats d’enseignants de la voie professionnelle :
- abrogation de "la possibilité d'entrée précoce en apprentissage" prévue par la "loi Cherpion". Il estime que "l'objectif doit être le baccalauréat professionnel pour le plus grand nombre", mais "sans néglier le CAP", le titulaire d'un CAP "devant pouvoir poursuivre en bac pro s'il le désire". D'ailleurs, "du CAP au diplôme d'ingénieur, c'est une élite professionnelle que nous avons à former". Il demandera d'ailleurs que, à la suite de conventions avec les branches, "les stages en entreprises soient rémunénés correctement", et que services rectoraux et régions travaillent ensemble à la complémentarité entre formations en apprentissage et sous statut scolaire. François Hollande veut "relancer la dynamique des lycées des métiers", créer des "réseaux d'établissements et des campus des métiers, mettant en synergie les formations professionnelles et technologiques sur un champ donné, du CAP au BTS ou au DUT".
- revalorisation du métier de professeur des lycées professionnels, et une "grande concertation" pour faire évoluer les métiers de l'enseignement; "la question salariale devra être abordée, en regard de nos possibilités budgétaires". Quant à la formation des enseignants, elle comprendra un "moment commun", "quels que soient leurs niveaux de recrutement et qu'ils se destinent à enseigner en maternelle ou à l'université". En ce qui concerne leur évaluation, elle doit "être repensée en lien avec la formation continue".
- "relance de l'éducation prioritaire [qui] ne passe pas par la multiplication des dispostifs dérogatoires - les Eclair, les internats d'excellence, les ERS - qui démantèlent l'Education nationale".
* Sujet de BTS (informatique et gestion)
« L’externalisation des services informatiques permet-elle d’améliorer la compétitivité de l’entreprise ? »
no comment. C’est avant (on va dire...). Maintenant, c’est le changement.
*
Imposer le changement, maintenant.
C’est la Tulle Finaaaa...leu !
Mise à jour de la Une. C’est là
(pour ceux qui viennent directement sur le blog)
* Des gueux (las) montent à Paris.
Une info http://www.27parclasse.org/
1731 lettres (de parents en colère) remises lundi 14 mai aux députés de l’Assemblée Nationale
Plusieurs écoles se sont réunies pour rédiger une lettre, comme par exemple, dans le Jura, Messia, Saint-Amour et Sampans, trois écoles frappées de plein fouet par des fermetures de classes injustes qui conduiront à des effectifs énormes (28 enfants par classe) à la rentrée.
Deux parents d’élèves vont « monter à Paris » lundi 14 mai pour remettre 1731 lettres nominatives aux députés, écrites par trois Collectifs de parents et d’enseignants du Jura, du Doubs et de la Creuse.
Les missives seront remises aux députés de la France entière, histoire de maintenir la pression à quelques semaines des législatives, en leur demandant des comptes sur un point : oui ou non, s’engagent-ils à demander un moratoire sur la carte scolaire ?
Ceux de droite assument-ils leur vote catastrophique de la RGPP, doux sigle de la réduction générale des politiques publiques, qui a abouti à la suppression de 14 000 postes cette année, et 80 000 en l’espace de cinq ans ?
Qu’ils soient ou non candidats à leur propre succession, les députés recevront le message que parents et enseignants les placent sous surveillance, et qu’on les obligera à se prononcer clairement.
Les parents et les enseignants demandent des comptes
Les Vigies pour l’Ecole du Jura (qui rassemble parents et syndicats enseignants), le Collectif des Parents et Enseignants en Colère du Doubs, et le Collectif des Parents de la Creuse ont ainsi rédigé trois lettres, photocopiées et mises sous pli pour être déposées à la questure de l’Assemblée nationale, lundi 14 mai à 14h00.
La questure, c’est le secrétariat, qui remettra donc à chaque député ses trois lettres personnelles.
Et, demandent les lettres, qu’allez-vous faire, Madame ou Monsieur le Député, qui sollicitez nos votes d’ici quelques semaines ? Vous allez nous dire que tout-va-bien-et-votez-pour-moi, ou vous allez vous battre pour que nos écoles vivent ?
Et comme ces départements ruraux ont aussi massivement voté, dans les campagnes, pour Nicolas Sarkozy, voire Marine Le Pen, aux présidentielles 2012, il sera d’autant plus intéressant d’observer les réponses des caciques de l’UMP en place, et de leurs challengers socialistes et Front de Gauche.
* Indignez-vous encore et toujours ... (Le changement, c'est maintenant, mais il va encore falloir attendre un peu...)
Mammouth Déchainé - Sarkozy a sans doute perdu les élections, mais le sarkozysme, lui, se porte bien: il a, et peut-être plus durablement qu'on ne le pense, contaminé les esprits.
En témoignent par exemple, comme le relatait Rue89, le refus de scolariser des enfants étrangers dans certaines villes UMP ou encore l'instauration de mesures discriminatoires envers les pauvres et les malades, comme le rapporte aussi actuchomage.org à propos de Saint-Cyr-l'École .
C’est sur cette page.
Extraits :
"Nouvelle offensive à Saint-Cyr-l'École (78) où la mairie instaure des restrictions envers les enfants dont l'«un des parents ne travaille pas»… Révolté par ces pratiques discriminatoires et anti-républicaines, soutenu par la FCPE, un papa au chômage riposte.
Il ne fait pas bon être sans emploi dans les Yvelines. Après les récents scandales qui ont eu lieu à Epône et à Noisy-le-Roi, voici que la mairie UMP de Saint-Cyr-l'École perpétue la tradition. On note que ces discriminations anti-républicaines ne se produisent pas en Seine-St-Denis, dans le Pas-de-Calais ou dans la Creuse mais dans les coins huppés : le département des Yvelines est l'un des plus riches de France et son taux de chômage très inférieur à la moyenne nationale.
Même constat en Haute-Savoie avec l'affaire de Thonon-les-Bains... Là aussi, l'UMP est aux manettes, quitte à faire dans l'illégalité.
Sébastien est un saint-cyrien privé d'emploi qui vient d'apprendre l'exclusion de sa fille de la restauration scolaire deux jours par semaine. En effet, sa mairie a mis en place un «guide de l'enfance» qui prévoit de nouvelles priorités et conditions d'accès aux services périscolaires : cantines, accueils, centres de loisirs. Les enfants dont l’«un des parents ne travaille pas» ont moins de droits que les autres : deux jours de restauration autorisés par semaine au lieu de quatre, centre de loisirs une fois par mois au lieu de tous les mercredis, etc.
Seconde restriction amplifiant cette discrimination : ces enfants stigmatisés ne seront admis que «suivant les places disponibles». Sont en particulier visés les chômeurs, bien sûr, mais aussi les malades de longue durée."
Son site internet => http://www.enfants-tous-egaux.fr
Et ci-dessous un extrait du "guide pour l'enfance" de Saint-Cyr-l'École

* Laïcité: les promesses de François Hollande : abolir les accords France-Vatican
Mammouth déchaîné- François Hollande s'est engagé à promouvoir l'école publique laïque et à revenir sur certaines des mesures phares de son prédécesseur, le " Président-prédicateur de Riyad et de Latran", dans une lettre adressée le 16/04/2012 à des associations laïques réunies au sein du CNAL (Comité national d’action laïque), François Hollande précise ses intentions; et il en ressort que:
- Compte tenu du fait (reconnu par François Hollande) que c'est l'enseignement public "qui a le plus souffert des suppressions de postes" (NDLR: alors que le public a perdu 77.500 emplois, les écoles privées confessionnelles n'en ont perdu que 2.500), François Hollande s'engage donc à affecter en priorité à l'enseignement public les 60.000 postes créés. La règle de répartition du 80/20 récemment rappelée par Peillon (ce qui ferait 12.000 postes créés pour le privé!) ne devrait donc pas s'appliquer ici ... (du moins, si la promesse est tenue).
- La loi Carle sera modifiée et François Hollande s'engage par ailleurs à ce que l’État contraigne les communes à financer la construction d'écoles publiques lorsque celles-ci n'existent pas et que les parents ne se voient proposer pour leurs enfants que la scolarisation dans une école privée.
- Les accords France-Vatican remettant en cause le monopole d’État de la collation des grades universitaires seront abrogés.
La lettre (Document PDF) peut-être téléchargée ici.