Nouvelles désorientations

* "le système le plus performant sera celui qui forme les meilleurs autodidactes".

Voici les nouvelles orientations de l'OCDE (vous savez le truc qui a fixé il y a 20 ans les objectifs de la merde dans laquelle on est). C'est libé qui publie le rapport et son compte-rendu, sur cette page.

L'OCDE pour une éducation à l'information
"L’école doit apprendre non pas des savoirs, mais à rechercher de l’information en utilisant les nouvelles technologies, à la critiquer, à la synthétiser et à produire de l’information en réseau". Dans Libération, François Taddei, chargé d'une mission de réfelxion par l'OCDE, défend l'idée d'une véritable formation à la maîtrise de l'information. "Le Web est un catalyseur que tous doivent apprendre à maîtriser dès l’école. Pour son offre de contenu, mais aussi parce qu’il montre que le savoir se construit de façon collective, dynamique. Tous les scientifiques le savent : nul ne peut plus maîtriser à lui seul un savoir."


* FO appelle à négocier sur la masterisation.


FO-Communiqué de presse — Masterisation de la formation des enseignants et des recrutements : la FNEC-FP FO maintient sa demande de négociations.
 
 Le 10 avril, M. Darcos, ministre de l’Education, a adressé un courrier à certaines Fédérations, leur proposant de participer à des groupes de travail sur la réforme de la formation des enseignants.
Ø  le premier groupe de travail, « cadrage des masters et l'articulation avec les concours » examinera notamment « les places respectives de l'admissibilité et de l'admission pendant l'année de M2 (…), les stages de pré professionnalisation : place et rôle des acteurs universitaires de la formation des enseignants (UFR et IUFM ») ;
Ø  le deuxième groupe, « concours de recrutement » examinera « les contenus des épreuves, les modalités propres à chaque concours (agrégation, Capes, CAPET, Capeps, CAPLP, CPE, CRPE) et discipline » ;
Ø  le troisième groupe, « organisation de la période de formation continuée pendant l'année de fonctionnaire stagiaire », examinera « les contenus de la formation, le rôle des universités et de leurs composantes, la place et le positionnement des tuteurs et des maîtres formateurs, les « modalités de titularisation des professeurs stagiaires ».
 
 La FNEC-FP FO s’étonne de ne pas avoir été destinataire de ce courrier.
 
 La FNEC-FP FO s’interroge sur le fait que le Ministre ait choisi de s’adresser à 3 Fédérations qui inscrivent leurs préoccupations et actions dans le cadre de la masterisation de la formation et des recrutements des enseignants.
 
 Pour la FNEC-FP FO, cette masterisation ne peut qu’aboutir à la destruction des statuts comme des formations. Il apparaît de plus en plus évident que cette masterisation s’insère dans la modification des règles de recrutement de l’ensemble de la Fonction Publique, dans la remise en cause de la grille indiciaire, et qu’elle répond aux besoins des réformes en cours (réforme du lycée, autonomie des Universités).
 
 La FNEC-FP FO entend participer à toutes concertations, négociations afin de faire valoir ses points de vue et revendications. C’est avec cette méthode qu’elle entend aborder la discussion avec M. Darcos. (...)

 
Comment concilier la demande de retrait et la volonté de négocier ? Allez comprendre ... à moins qu'il y ait volonté de négocier le retrait. Mais là cela devient très compliqué à suivre.


* Comment l'UNEF plie bagages : voyez ci-dessous. Fin de conflit qu'ils disent.
Ceci dit dans cet entretien tout est dans tout (et réciproquement).





* Tout sur le bac ou comment faire croire que passer 11 épreuves c'est inutile...
Propagande officielle pour tuer son chien. Voici un rapport qui essaie finalement de démontrer que 3 ou quatre épreuves suffisent pour donner le bac.

C'est sur le site du ministère




* Vive la carte scolaire ! Les pays les plus libéraux en la matière y reviennent.

Lu dans l'huma.

Les pays du « libre choix total » font machine arrière.

Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Grenoble-II, dégage deux principaux systèmes de réforme de la carte scolaire en Europe de l’Ouest. Le premier, qu’elle qualifie de « libre choix total », met l’accent sur la liberté des parents de choisir où scolariser leurs enfants. Ils déterminent leur établissement préféré et le chef de celui-ci prend la décision d’accepter l’enfant ou non. La Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et l’Angleterre ont adopté un tel système. Dans le cas de l’Angleterre, elle a supprimé totalement la carte scolaire en 1988. Mais devant les inégalités accrues entre établissements, le pays est finalement revenu sur sa décision pour adopter un modèle moins libéral. La Belgique et les Pays-Bas, historiquement attachés à ce système, commencent eux aussi à remettre leurs systèmes en question au vu des « grosses inégalités de recrutement dans les établissements », explique Marie Duru-Bellat, sociologue de l’éducation.
L’autre système de sectorisation est celui que Nathalie Mons appelle « libre choix régulé ». Ce système prend en compte le choix des parents, mais
les autorités chapeautent la répartition des élèves afin d’éviter les dérives conduisant à de fortes inégalités. Ce système est celui qu’ont adopté les pays scandinaves (Danemark, Suède et Finlande). Ce système est censé favoriser la mixité sociale, mais pour cela, les chefs d’établissement ne doivent pas avoir le pouvoir de décision, selon Nathalie Mons.
« Les systèmes montrés en exemple sont ceux de pays comme la Finlande, où les établissements sont plus homogènes, mais ce sont aussi des pays plus homogènes », explique Marie Duru-Bellat.
Selon elle, « il n’y a pas de pays comparables à la France dont le système est enviable ». La solution passe par « une homogénéisation de la qualité » des établissements.


* Prise d'inspecteur en otage.


L'Inspectrice de l'éducation nationale retenue par des parents en colère

Le Jeudi 16 avril 2009 -


 Depuis 10h ce matin, Anne-France Burdin, inspectrice de l'Education Nationale est retenue au sein de l'établissement, alors qu'une délégation de parents avait été reçue hier dans la journée à Mâcon , suite à la suppression d'une classe dans l'école maternelle de Gergy. L'inspectrice s'est confiée à infos-chalon.Une délégation de parents sera reçue par François  Bourguignon, Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale à Mâcon, vendredi , avec sans doute la présence d'élus de Gergy.

La suite là Infos-chalon



* L'UMP-Lycée ne boit pas que le bouillon.

Les cartes de l'ump lycée sont en solde, avec, en prime (et ça n'est pas une plaisanterie!), trois boissons alcoolisées.

C'est Le Monde qui le dit ici.

Cela ne fait pas un peu désordre dans ce beau monde des bonnes valeurs ?

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Négociations au sommet

Avant le 1er mai cela fait un peu désordre toutes ces négociations syndicales avec le gouvernement :

* DAns le primaire :
négociations sur les rased avec en tête le SNIUPP (les autres suivent de près). CEla se passe directement au ministère. Demandez à vos responsables syndicaux les minutes des discussions qui commencent à circuler.

On y lirait des trucs du genre "de l'aide personalisée à l'aide spécialisée..."

*Dans le supérieur, autour des concours :
voici un mail qui annonce comment cela va se passer : 3 groupes de travail vont se mettre en place :



* Y en a M.A.R.R.E. ...
du syndicalisme qui ne prend pas ses responsabilités (je vais encore me faire des amis...).

Le M.A.R.R.E est un collectif d'universitaires en lutte, baptisé ¡M.A.R.R.E.! (Mobilisés pour une autre réforme de la recherche et de l'enseignement), convaincus qu'il est aberrant de vouloir répondre à la crise en persistant dans la politique qui en est la cause, et qu'il y a urgence à réagir contre une politique de destruction massive des services publics en général et de l'éducation en particulier, de la maternelle à l'université.

Il lance un appel à la gréve générale reconductible. C'est l'Appel de Grenoble.

APPEL DE GRENOBLE

FORTS DE TROIS MILLIONS DE MANIFESTANTS DANS LES RUES, C'EST MAINTENANT QU'IL FAUT AGIR !!!
CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE RECONDUCTIBLE POUR EXIGER UNE AUTRE POLITIQUE

SI NOUS SOMMES DES MILLIERS À SIGNER CETTE PÉTITION, NOUS POUVONS POUSSER LES DIRECTIONS DES PRINCIPALES CENTRALES SYNDICALES À PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS PAR RAPPORT À LEURS BASES


La suite est là .


*Ragot des cavernes enfin. Des nouvelles de notre futur ministre ? C'est toujours Morano qui postule. Voici ce qu'en dit le point.fr :

[elle] ne vise rien de moins que l'Intérieur, la Défense ou l'Éducation.

Même combat...

Un blog de Marianne.fr dresse d'ailleurs un bilan des motivation de la Morano. C'est là.
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Lycée : la réforme était la bonne

* La réforme Descoings masque le milieu

AFP Darcos: les grandes lignes de la réforme reportée du lycée restent "les bonnes"

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a affirmé qu'il ressortait des discussions actuellement menées dans les lycées que "les grandes lignes initialement retenues" dans la réforme du ministre restaient "les bonnes", dans une interview à La Croix à paraître vendredi.
"Au vu des discussions menées par Richard Descoings (...) mais aussi des rencontres organisées par les recteurs dans chaque établissement, tout le monde s'accorde à dire que le lycée doit être réformé", affirme M. Darcos.
"De cette collecte extrêmement riche et foisonnante, il ressort que les grandes lignes initialement retenues restent les bonnes: un bloc de savoirs communs, une personnalisation de l'accompagnement des élèves, une organisation d'options un peu souple pour éviter que l'élève ne s'enferme trop tôt dans ses choix", ajoute-t-il.
"D'autres aspects sont davantage discutés, tels le découpage de l'année en semestres", précise le ministre, qui se dit prêt à "revenir sur cette évolution".
M. Darcos dit aussi que "
250 établissements" ont adressé leur candidature pour les expérimentations et que "116 ont été retenus", sur 2.500 établissements.
"Même si elles feront l'objet d'une évaluation, ces expérimentations ne commanderont pas la réécriture de notre projet", assure-t-il.

Et qu'on y revienne plus ...



* Et voici comment LE Monde en retranscrit la substantifique moelle dans une accroche :

"Le bac scientifique pourrait bien tomber de son piédestal, la voie technologique redorer son blason et les options les plus prestigieuses quitter les lycées de centre-ville pour être mieux réparties sur le territoire. Ce ne sont pas encore des préconisations officielles pour la réforme du lycée, mais ces lignes de force se dégagent, à mi-parcours des consultations de Richard Descoings."

Ouais et puis après on casse la gueule à tous les bourgeois qu'on pend par les...

LM
"Deux points de la précédente réforme sont rejetés : l'organisation de l'année en semestres, et le découpage des enseignements entre un tronc commun et des modules."

Ah bon ? Après que du bla bla pour amuser le peuple. Avant aussi d'ailleurs...



* Communication sur le lycée. Le site de l'UMP. Allez voir ici.

LA Vérité, LA Réalité. Ce que tout le monde sait bien. Et cela contre la désinformation, le mensonge.

Le tout en vidéo

Toute la profondeur d'analyse de l'UMP. Ca donne une idée de l'infini(ment petit). C'est ça UMPnet

UMP(pastrop)net



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Entreprises (de démolition)

* Morano maternelle. Morano comment.

Nadine Morano met en place l'idée de Sarko des jardins d'éveil. Ils seront à l'intérieur des écoles.

JDD -Ces jardins d'éveil seront-ils intégrés dans les écoles et comment seront-ils financés?
L'idée est de mutualiser les moyens et d'optimiser les structures et donc oui, ils seront intégrés dans les écoles lorsque cela est possible. Le coût de fonctionnement d'une place de crèche est de 13 000 euros par an, celui d'un jardin d'éveil de 7500 euros. Le financement de 8000 places est prévu dans la nouvelle convention que nous signerons avec la CNAF. Il sera croisé, CAF, collectivités locales, parents en fonction de leurs revenus comme pour une place de crèche, mais aussi les entreprises qui, dans le cadre de leur politique familiale, pourront financer les places de jardins d'éveil tout comme elles financent des places de berceaux.

Une place de jardin, cela ne s'appelle-t-il pas un banc ?



* MEDEF -Branche enseignement.

AFP -Sarkozy: le "rapprochement" entreprises/lycées serait "un progrès considérable"

Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi que le "rapprochement" des entreprises et des lycées serait un "progrès considérable" car cela permettrait à des jeunes de "connaître l'entreprise" avant d'entrer dans le monde professionnel des adultes.
Le président de la République s'exprimait au cours d'une visite au lycée Samuel de Champlain, à Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), dont la partie enseignement professionnel est située en zone d'éducation prioritaire.
Il était accompagné de Xavier Darcos, ministre de l'Education, et de Richard Descoings, chargé de mission sur la réforme des lycées.
"Les stages, c'est indispensable, et là, c'est vraiment un secteur d'inégalité, parce que les jeunes de familles aisées qui ont des relations trouvent beaucoup plus facilement des stages que les jeunes de familles modestes qui n'ont pas de relations", a déploré M. Sarkozy, lors d'un débat avec des élèves et des enseignants.
Selon lui, "si on pouvait - sans que ce soit un drame - rapprocher un certain nombre d'entreprises (...) du lycée, pour que ces entreprises puissent proposer des stages, ça serait un progrès considérable".
"Il ne s'agit pas de +mercandiser+ le lycée, il s'agit de permettre à des jeunes de connaître l'entreprise avant d'être dans le monde professionnel des adultes. Et la majorité des jeunes ne peuvent pas trouver un stage intéressant seuls", a-t-il dit.
"Pour que le lycée s'en occupe, il faut accepter de rapprocher les entreprises du lycée pour qu'elles puissent nous aider à ouvrir nos lycéens sur la vie professionnelle future.
Il n'y a pas d'autres choix. C'est un atout. Je suis parfois triste de voir une hystérie sur cette question de l'ouverture des lycées aux entreprises pour permettre à nos jeunes d'avoir des stages", a-t-il ajouté.
Autre question abordée: l'orientation. "Il faut des passerelles. On doit pouvoir choisir tôt, mais le choix doit être réversible", a affirmé M. Sarkozy.
Interpellé par un professeur d'anglais, Marie-Laure Aboulker, sur la situation des enseignants dont "beaucoup sont malheureux", le président a déploré "la dégradation sociale du métier d'enseignant.
Il faut mettre un terme à la paupérisation des enseignants", a-t-il ajouté, en estimant que "la mastérisation" (niveau bac + 5 pour enseigner) allait "tirer vers le haut" la profession.



* Bac à l'eau ?

SUDOUEST- Bac : partie de poker menteur ?

"« Nous ne sommes pas en train de saboter le bac. » Cette enseignante à l'université de Rouen fait bien de le préciser, tant l'interprétation de la lettre-pétition qu'une partie de ses collègues, pour l'instant 250, a envoyée au président de l'université est susceptible d'inquiéter lycéens et parents d'élèves. Il s'agit, en fait, d'une des actions envisagées par les enseignants-chercheurs dans le bras de fer qui les oppose à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans cette lettre, les enseignants universitaires refusent de donner leur nom pour présider un jury du baccalauréat. Il ne s'agit pas de jurys qui font passer les épreuves du bac, tâche réservée aux enseignants du secondaire, mais du refus d'exercer une tâche administrative.
Chaque année, aux mois de mars et d'avril, les présidents d'université transmettent aux recteurs les noms des maîtres de conférences ou professeurs d'université qui devront présider les jurys de contrôle. Ces présidents, qui ne sont ni rémunérés ni indemnisés pour cette tâche, sont chargés d'arbitrer à la fin des oraux de contrôles les cas litigieux.
Le bac étant considéré comme le premier grade universitaire, il est obligatoirement décerné par un jury présidé par un universitaire. Lequel peut néanmoins être remplacé, en cas d'empêchement, par le vice-président du jury qui, lui, est un professeur du secondaire. « Reste, précise l'universitaire rouennaise, que les recteurs peuvent nous réquisitionner. »
Ce moyen de pression que d'autres universités envisagent d'utiliser (Paris 1, Amiens, Aix-Marseille) est néanmoins pris au sérieux par les pouvoirs publics. Ainsi, le recteur de Rouen aurait demandé à Xavier Darcos quelles dispositions adopter pour constituer les jurys du bac. De la même façon, les déclarations de Valérie Pécresse assurant qu'il était « impensable que l'on puisse boycotter le bac » traduisent, selon le professeur de l'université de Rouen, « soit une véritable inquiétude, soit une opération de communication ». On mesure à quel point le bac reste pour les Français une vache sacrée..."

Oui, ou une sacrée vacherie...
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La bandaison ne se commande pas ?

* Les enseignants protégés contre les bandes organisées, mais toujours pas contre le gouvernement.



AFP - Bandes organisées: les enseignants auront la même protection légale que les policiers

Les enseignants victimes de violences perpétrées par des bandes organisées, devraient bénéficier de la même protection légale que celle accordée aux policiers, selon une proposition de loi présentée jeudi à Nice par son rapporteur Christian Estrosi (UMP).
"Ce texte très sensible va susciter beaucoup de débats mais il correspond à une volonté affichée du président de la République", a déclaré à la presse le député-maire de Nice, chargé par Nicolas Sarkozy de rédiger le texte.

En vertu de cette proposition dont les modalités devront faire l'objet d'une large consultation, a précisé M. Estrosi, les violences commises contre des enseignants ou des membres de leur famille seront considérées comme des "violences aggravées" et pénalisées comme telles.
Par ailleurs, l'intrusion dans un établissement scolaire, actuellement passible d'une simple amende, deviendra un délit pénal punissable de trois ans de prison et 75.000 euros d'amende, si elle est commise en bande.


Selon le ministère de l'Intérieur, 5.000 personnes, la moitié mineurs, appartiendraient à l'une des 222 bandes connues en France dont 2.500 individus seraient des membres "permanents" et 2.500 autres des "occasionnels".
M. Estrosi a estimé que le délit d'association de malfaiteurs qui ne s'applique qu'aux délits punis de plus de cinq ans d'emprisonnement, laissait subsister un vide juridique dont ces bandes pouvaient profiter.
En conséquence, une nouvelle infraction de "participation à une bande violente" sera créée par la loi. Par ailleurs, le délit de participation à un attroupement armé dont seule la personne portant une arme peut actuellement être incriminée, sera étendu aux personnes qui participent à cet attroupement quand bien même elles ne seraient pas armées."

Deux questions :
-1 Un appareil photo est-il une arme ? (voir ce qui est arrivé à Tours le 30 mars)
-2 Est-ce que le délit d'association de malfaiteurs sera applicable à des ministres qui feraient intrusion en bande dans un établissement scolaire alors qu'ils sont en train de casser l'Education Nationale ? A moins qu'on ne les considère comme des casseurs évidement...


* Qui MAM me suive. En tête Darcos. Vous connaissez désormais leur idée lumineuse pour protéger le peuple scolaire des méchantes bandes de sauvageons (voir là). Les voilà en tête tous les deux pour les prochains Big Brother Awards. Catégorie: Orwell Ensemble de son Oeuvre , prix spécial du Jury

Big Brother awards

Le Prix Spécial du Jury "pour l’ensemble de son oeuvre" est décerné à des personnes ou des institutions qui, par leur activité inlassable ou leur négligence, ont porté atteinte à la sphère privée, facilitant la violation des droits de la personne ou faisant la promotion de la surveillance de l’individu ou des groupes.



* Expérience des concours italiens. Un intéressant témoignage de ce qui se passe en Italie est consultable sur ce pdf là. Bientôt en France ?

Le cas italien


* Pendant ce temps là A. Miossec est toujours recteur.
Dans une République il aurait déjà du démissionner. Voyez ses propos :


Le Télégramme.com - Alain Miossec était aujourd'hui à Lorient. Le recteur d'académie rencontrait des élèves morbihannais. Les échanges ont été parfois houleux, Alain Miossec se plaisant à répondre sans langue de bois aux questions de lycéens jugés "trop conformistes et peu aptes à imaginer un nouveau lycée avec des nouveaux programmes et une nouvelle organisation". Pas tendre non plus, le recteur, avec le personnel de son ministère. Pour preuve cette évaluation peu gratifiante : "Dans l'éducation nationale, le prof rentre plus avec le sens de ses droits qu'avec celui de ses devoirs. Le corps enseigant ne s'intéresse pas à l'orientation des élèves et les centres d'orientation et d'information sont tenus par des psychologues qui voient les lycéens comme des cas pathologiques". 

Heureusement que cela fait longtemps que l'on est plus dans une République...


* Le Monde (des enseignants chercheurs). Mesures de rétorsion des enseignants chercheurs contre le quotidien qui caricature trop souvent le mouvement.

LA « CHARTE DE BONNE DE CONDUITE VIS-À-VIS DU JOURNAL LE MONDE »

 1) Ne jamais acheter d’exemplaire papier d’une production provenant du quotidien Le Monde ;
2) Se désabonner de tout service payant, papier ou numérique, du quotidien ;
3) En cas de passage sur le site web ne jamais cliquer sur les liens commerciaux ;
4) Se désabonner de sa lettre de diffusion gratuite pour réduire l’argument commercial du nombre d’abonnés à cette lettre ;
5) Eviter de visiter le site web, afin de faire chuter les statistiques de visites dont dépend en partie la valeur des encarts publicitaires sur le site. »

Oui, mais quelque part c'est donner beaucoup trop d'importance à un journal de droite.

Et puis il n'y a qu'une vraie source d'information sur le monde de l'enseignement : le Mammouth Déchaîné. Non mais...

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En attendant octobre...

* A Colmar, un lycée sanctionné pour fait de grève.


Des lycéens manifestent à Colmar, le maire UMP leur coupe les subventions
Il y a 2 jours
COLMAR (AFP) — Le maire UMP de Colmar Gilbert Meyer, qui a peu apprécié le comportement d'un groupe d'élèves du lycée Camille Sée lors d'une manifestation le 19 mars dernier, a décidé de priver l'établissement des aides destinées aux voyages scolaires, a-t-on appris mardi auprès du lycée.
Joint par l'AFP, Michel Schelcher-Beyer, proviseur de ce lycée de 1.360 élèves, a confirmé la sanction mais n'a pas souhaité faire de commentaires. Il a toutefois indiqué avoir répondu "sur le fond" à M. Meyer auprès duquel il dit avoir sollicité une "entrevue".
Selon les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA), qui évoquent l'affaire dans leur édition de mardi, trois voyages de fin d'année en Italie, Allemagne et Irlande feraient les frais de cette sanction.
Gilbert Meyer a fait part de sa décision au proviseur dans un courrier daté du 23 mars et dont l'AFP a obtenu copie.
L'élu y évoque "un groupe de lycéens" de Camille Sée qui "s'est distingué par son comportement et ses slogans contre la police et le gouvernement" lors de la manifestation colmarienne.
Organisée dans le cadre de la journée de mobilisation nationale, cette manifestation avait réuni entre 1.700 et 2.500 personnes dans la cité haut-rhinoise, dont 400 lycéens.

Et dans les mairies de gauche, on peut espérer des aides en plus si les élèves insultent le gouvernement ?

* A Tours, un enseignant au poste.

Bon, un gauchiste c'est certainement sûr... Voici l'appel aux organisations syndicales qui nous vient d'u des lycées de l'agglo.

Mardi 31 mars, au cours d’une manifestation pacifique à laquelle il participait, Guillaume Cingal, directeur du département d’Anglais à l’Université de Tours a subi des violences policières justifiant son admission aux urgences. C’est lors de cette hospitalisation que la police est venue le chercher pour le mettre en garde à vue au commissariat de Tours.

Grace à une mobilisation immédiate, il a été libéré quelques heures plus tard.
Interpellé et placé en garde à vue pour outrage à agent, rébellion et violence sur policier, il est susceptible d'être poursuivi à la clôture de l'enquête en cours.

Les violences qu’il a subie, les conditions de son interpellation, les termes de la plainte ne sont par fortuits. Il ne s’agit pas d’un cas isolé.

Ce sont des actes délibérés et concertés qui visent a intimider les participants aux mouvements sociaux et leur interdire toutes manifestation publiques.

Devant le danger que constitue pour l’expression du mouvement social cette politique , nous demandons une réaction commune, ferme, des fédérations et confédération syndicales d’Indre-et-Loire auprès du Préfet ainsi que du Procureur de la République.

Nous demandons aux responsables départementaux de saisir leurs instances nationales pour obtenir nationalement une réaction similaire.


Signé par SUD, SNES et certainement aussi FO.


* Jusqu'où s'arrêtera t-on ? Môquet-vous...



Les parents d’élèves de Nogent sur Marne ont décidé d’occuper l’école Paul Bert mardi 31 mars en signe de protestation contre la suppression de son poste de directeur.
L’école qui compte 14 classes fait depuis le début de l’année scolaire l’objet d’un projet de fusion avec l’école voisine, Guy Môquet, pour
constituer un seul établissement de près de 700 élèves (soit la plus grande école du pays). Ce projet, massivement rejeté par l’ensemble des parents des 2 écoles (950 pétitions signées, manifestation de 250 personnes en novembre) a été suspendu sur le papier mais remplacé par la suppression du poste de directeur sur Paul Bert, dont l’intérim (terme employé par l’inspection) a été confié au directeur de Guy Môquet, pourtant déjà en charge de son école de 14 classes.
Cette expérimentation inquiétante s’appuie, selon l’inspection du 94, sur l’article 34 de la loi de programmation sur l’avenir de l’école de 2005.
De mieux en mieux...


* Syndicats, tous unis !
Mais pour quoi faire ?

AP - Les syndicats ont décidé lundi d'appeler à un "1er Mai unitaire" pour peser sur le gouvernement et obtenir un changement de cap de la politique économique et sociale, a-t-on appris de sources syndicales.

Les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, FSU et Solidaires ont arrêté leur décision lors d'une réunion au siège de la CFDT à Paris en fin d'après-midi.

Un tel appel unitaire, à l'occasion des traditionnelles manifestations du 1er Mai, est sans précédent. Ce sera la première fois que les huit organisations syndicales défileront ensemble lors de la Fête du travail.


En tout cas pas pour appeler à la grève. De là à dire que cela devient un gros mot...


* A droite, par contre, on est à fond. Exemple :

Qui peut bien déclarer la chose suivante, qui va dans la ligne droite des réformes :

"La liberté de l’enseignement est la condition du renouveau de la nation. Liberté pour les parents du choix d’un enseignement en concordance avec l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants ; pour les chefs d’établissement du choix des membres des équipes éducatives ; pour les enseignants du choix des méthodes pour éveiller les âmes et les esprits de leurs élèves."

Jean Flouriot, professeur et correcteur de géographie, membre de
l’Institut Libre de Formation des Maîtres



Un beau truc de droite qui se cache à peine derrière un discours de liberté qui saura fait tomber un certain nombre de personnes dans le panneau. Remarquez, ce n'est pas si éloigné que cela de ce que dit le SGEN...

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