Privatisation ...

* Partenariats public-privé dans les lycées : Une blague jusqu’à quand ?

Le dix-huitième effet (au moins) de la réforme des lycées : des établissements privés dans les lycées ? (voir doc ci-dessus)

Bon c’est une blague du 1er avril. Mais jusqu’à quand ?
Voyez ce lien très officiel qui explique comment à l’étranger les lycées français utilisent déjà largement le partenariat Public privé ... Un modèle qui fera des petits, sans aucun doute.







* Censure officielle contre la mémoire.

AFP - La mairie de Parthenay censure une lettre de Ida Grinspan, ancienne déportée

La mairie de Parthenay a censuré une lettre écrite par Ida Grinspan, ancienne déportée juive, qui devait être lue à des élèves dans le cadre de la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, a accusé mercredi un professeur de collège.
Dans ce texte, Mme Grinspan évoquait son arrestation par trois gendarmes à l'âge de 14 ans. Mais la municipalité a estimé cette lecture inopportune en raison précisément de l'évocation du rôle de la gendarmerie, a affirmé Nathalie Lanzi, professeur d'histoire-géographie au collège de la Couldre (Deux-Sèvres) et conseillère régionale PS.
Le maire Xavier Argenton, également conseiller régional (NC), a toutefois rejeté cette accusation, tout comme son adjoint en charge des affaires patriotiques à Parthenay, Michel Birault.
"Je n'ai pas interdit cette lecture", a déclaré M. Argenton, actuellement à l'étranger, joint au téléphone par l'AFP. Il a ajouté avoir dit seulement "ce serait bien qu'on évite de stigmatiser une profession dans sa globalité, qu'on évite ce mot (gendarme, ndlr)".
Mme Lanzi a cependant maintenu auprès de l'AFP avoir "reçu un courriel de M. Birault, disant: +après discussions avec le maire, il a été décidé que le texte ne peut être lu+".
L'enseignante a indiqué avoir dans un premier temps accepté, à contre-coeur, que le mot "gendarmes" soit remplacé par "hommes". Mais dans son courriel, M. Birault concluait: "il n'y a pas le temps de refaire une autre lettre, il n'y aura donc pas de lecture dimanche", a affirmé l'enseignante.
Mme Grinspan a également déploré l'incident. "Dans un pays démocratique comme le nôtre, c'est triste de penser qu'on ne peut pas raconter l'histoire telle qu'elle s'est passée", a-t-elle déploré dans le Courrier de l'Ouest, qui a révélé l'affaire.
Ida Grinspan avait été arrêtée dans les Deux-Sèvres, où ses parents l'avaient placée dans une famille. Elle avait ensuite été déportée à Auschwitz.
L'évocation du rôle des gendarmes dans l'arrestation a heurté Michel Birault, lui-même ancien gendarme, a reconnu celui-ci, tout en se défendant d'avoir censuré le texte.
M. Argenton a pour sa part assuré avoir juste "donné (son) avis". "Je trouve que parler de censure est inapproprié, injuste et je suis stupéfait de l'ampleur de la polémique", a-t-il ajouté.
Pour Ida Grinspan, "c'est terrible, cette mentalité-là. Il faut savoir regarder la vérité en face. Ce que je dis dans ce texte, je le dis à chaque fois que j'interviens dans une école. Je dis simplement ce qui a été".
Mme Lanzi a indiqué que ses élèves ne participeraient plus au devoir de mémoire et aux cérémonies commémoratives. "Je renonce à souscrire à ce que j'appelle une forme de censure", a-t-elle souligné.


* Le privé aussi commence à râler.
Pourtant il perd moins que le public.
Le télégramme. Saint-Brieuc (22). L'enseignement privé dans la rue
A l'appel d'une intersyndicale composée de la CFDT, de la CFTC et du SPELC (syndicat professionnel de l'enseignement libre catholique), environ 350 personnes ont défilé ce matin dans les rues de Saint-Brieuc. Enseignants, parents d'élèves et même quelques enfants dénonçaient d'une même voix la politique budgétaire dans l'Education nationale, qui "supprime massivement des postes d'enseignants", mais aussi la volonté du Secrétariat général de l'Enseignement catholique (SGEC), basé à Paris, de "rééquilibrer" les postes au niveau national en redéployant des moyens pris sur des régions jugées "exédentaires", dont fait partie la Bretagne, pour les réattribuer à des régions "déficitaires". Dans les Côtes-d'Armor, une vingtaine de postes devraient ainsi disparaître. Or, les prévisions des établissements privés annoncent une quasi stabilité des effectifs...

* Partout dans l’EN, ça craque. Aujourd’hui protestation des informaticiens.

Lettre de l'intersyndicale à M. Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du gouvernement.
Monsieur le ministre,
Le 30 mars dernier, le personnel des services informatiques à l'appel de l'intersyndicale SNPTES -UNSA, SNASUB –FSU, SPASEEN-FO, SGEN-CFDT, UN SGPEN- CGT s'est massivement rassemblé dans la grève et les manifestations devant le ministère et les rectorats pour le retrait du schéma directeur.
Le 30 mars dernier, ni le secrétaire général du ministère ni les membres de votre cabinet n'étaient apparemment disponibles pour recevoir les représentants des informaticiens en grève, ce qui a été ressenti par nos collègues comme l'expression d'un mépris pour leurs revendications et leur avenir, le chef du STSI n'ayant pas mandat pour négocier avec les organisations syndicales.
Toutefois, votre conseiller social nous ayant demandé de vous adresser « une note », nous le faisons avec la présente demande d'audience en espérant enfin être entendus. Nous vous rappelons les revendications sur lesquels nous avons rencontré le chef du STSI et ses principaux collaborateurs à quatre reprises, sans résultats.
• le retrait du schéma directeur des infrastructures (SDI),
• l'arrêt des restructurations de services,
• l'arrêt des redéploiements et suppressions de postes,
• le maintien d'une informatique de proximité
Avec les personnels, nous rejetons les restructurations, suppressions et redéploiements qui découlent du schéma directeur des infrastructures (SDI) que votre ministère entend aujourd'hui imposer en force dans le cadre de la mise en oeuvre de la révision générale des politiques publiques.
Élaboré dans l'opacité la plus grande, le SDI apparaît bien comme une étape décisive vers l'externalisation et la privatisation de nos services.


* Vidéo de la fin : éducation civique : aujourd’hui le vote. Par Mozinor

Comments

Espérance...

* TZR au bout du rouleau. Témoignage. Impressionnant.

Tribulations d'une TZR au bout du rouleau

* Cumul des mandales (qui se perdent) :

Luc Chatel Cotise pour sa retraite non seulement grâce à son poste de ministre,  mais il continue aussi à cotiser au régime très généreux des députés ( un euro cotisé, six euros perçus...), et ce, alors qu'il ne siège même plus à l'Assemblée...

Ecoutez par là.

* On vous le redit : des augmentations en trompe l’oeil. C’est le pacte Carrière Chatel.


"le ministère fait perdre plus de 12000 euros aux « enseignants revalorisés » sur les 11 ans suivant leur année de M1 par rapport aux enseignants actuels !"

Tout est expliqué sur cette page syndicale.


* Qui a dit: "Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer"?
La réponse est là (C'était en 2007 avant de se faire élire...)


* Enfin, minute de Maître Capello :

Drapeaux : sens premier d'après le Grand Robert de la langue française : N. m. pl. (XIIIe). | Drapeaux : langes pour emmailloter un enfant. => Couche, lange.

C’est donc pas la peine d’en faire tout un fromage.
Comments

le fond de l'air effraie

Nouvel article dans la rubrique Du fond de la trompe (en lien dans le menu de droite

* Ce-ci n’est pas une blague ni l’image d’une blague. C’est une proposition de loi visant à la sécurité dans les établissements scolaires du second degré, enregistrée le 1er avril 2010 par la présidence de l’assemblée.

Voir exactement ici.

PROPOSITION DE LOI
Article unique

Le cinquième alinéa de l’article L. 916-1 du code de l’éducation est complété par la phrase suivante :
« Les assistants d’éducation dont la mission est l’encadrement et la surveillance des élèves peuvent être recrutés parmi les retraités des professions issues de la fonction publique liées à la sécurité. »

pour information elle est présentée par :
Lionnel LUCA, Dominique DORD, Jean-Pierre DECOOL, Michel TERROT, Michel HERBILLON, Jacques Alain BÉNISTI, Jean-Claude GUIBAL, Françoise HOSTALIER, Daniel SPAGNOU, Henriette MARTINEZ, Yves ALBARELLO, Philippe VITEL, Didier GONZALES, Richard MALLIÉ, Dominique CAILLAUD, Jean-Jacques GUILLET, Jean ROATTA, Thierry MARIANI, Jacques LAMBLIN, Michel GRALL, Michel DIEFENBACHER, Jean-Marie SERMIER, Claude BODIN, Alain MOYNE-BRESSAND, Marc FRANCINA, Jean-Frédéric POISSON, Jean-Michel COUVE Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Philippe COCHET, Josette PONS, Gérard HAMEL, Christian MÉNARD, Jean-Michel FERRAND, Richard DELL’AGNOLA, Jacques MYARD, Marie-Louise FORT, Michel VOISIN, Dominique TIAN, Jean-Marc ROUBAUD, Christian VANNESTE, Didier JULIA, Valérie BOYER, Loïc BOUVARD, Marc LE FUR, Joëlle CECCALDI-RAYNAUD, Chantal BOURRAGUÉ, Jacques DOMERGUE, Bernard PERRUT, Martine AURILLAC, Marie-Josée ROIG, Arlette GROSSKOST, Jean-Philippe MAURER, François-Michel GONNOT, Maryse JOISSAINS-MASINI, Daniel FASQUELLE, Patrick BEAUDOUIN, Guy TEISSIER, Muriel MARLAND-MILITELLO, Jean-Pierre DUPONT, Étienne MOURRUT, Jean-Marie SERMIER et Jean-Claude MATHIS,

Il faut toujours garder les noms...


* Nouveau Fichier EN 1 : On connaît pas encore assez bien la musique.

Mais ça ne va pas durer. Encore un fichier dans l’éducation nationale. Pour les profs cette fois.

Depuis ce site là - Mosart, le fichier des renégats de l’éducation nationale
Encore un fichier national dans les écoles élémentaires. Encore une fois justifié par la nécessaire «modernisation» des services et vendu avec «l’accord de la CNIL». Cette fois il catalogue les profs. Il fallait bien gérer les coupes de salaires pour «service non fait» des enseignants récalcitrants, grévistes ou refuseurs. Surveiller et punir, mais automatiquement.
Depuis mars 2010, l’application MOSART (MOdule de Saisie des Absences et Retenues sur Traitement) se répand sur quelques sites « pilotes » (dont les académies du Rhône, Pas de Calais et Bouches-du-Rhône apparemment) pour ensuite être imposé partout — même tactique que pour le déploiement du fichier Base élèves en 2005. Une directrice d’école remarque, comme avec Base élèves à ses débuts: «
on nous a précisé que ce n’était pas obligatoire»...

Le MEN écrit aux recteurs (mars 2009)

On a connu le recours sémantique aux prénoms féminins (Edvige, Cristina, Ariane), voire ancien régime (Oscar, Grégoire…) pour adoucir les traits d’un fichier tentaculaire. Maintenant le lyrisme de l’administration va jusqu’à aller pêcher des noms célèbres. Alors autant rebaptiser base élèves, dont l’acronyme n’est pas du tout sexy (BE1D), pour que ça sonne mieux aux oreilles des bambins. Tiens, pourquoi pas BETOVEN? Pour Base Elèves, Traitement Ouvert et Vertueux de l’Education Nationale…
Restons sérieux. « Mosart » n’est pas vraiment une blague. L’objectif est donc de «
moderniser les procédures de retenues sur traitement pour absence de service fait dans l’ensemble des établissements et services de l’Éducation nationale», indique un courrier de mars 2009 signé Pierre-Yves Duwoye, secrétaire général du ministère, rendu public à l’époque par le syndicat des personnels d’inspection SNPI-FSU. «J’ai souhaité qu’une extension de l’application paye attachée aux SIRH existants soit développée. Il s’agit de MOSART … qui a reçu l’aval de la CNIL dont les observations ont été prises en considération



* Nouveau fichier 2 : les décrocheurs seront fichés.

Porteront-ils l’étoile jaune ?

AFP - Education: les élèves "décrocheurs" vont être recensés par un logiciel
Un logiciel pour recenser les élèves dits "décrocheurs", dans le but de les aider, a commencé à être mis en place dans les établissements scolaires qui en seront tous équipé en 2011, a indiqué le ministère de l'Education nationale, confirmant une information du Parisien.
Ce programme, baptisé "Suivi de l'orientation" (SDO), vise à répertorier de façon précoce "les élèves susceptibles de décrocher", pour "les aider" et leur "permettre de suivre une scolarité réussie", a-t-on affirmé au ministère.
Chaque année, quelque 150.000 élèves sortent du système scolaire sans diplôme.
Le déploiement de ce logiciel dans les établissements scolaires du pays "se déroulera jusqu'au deuxième trimestre 2011", a-t-on ajouté.
Après plusieurs échanges, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a délivré le 24 mars le récépissé ouvrant la voie au déploiement de SDO.
"La Cnil a recommandé d'informer les personnes concernées lors de l'inscription dans l'établissement. Cette recommandation sera naturellement suivie", a-t-on précisé au ministère.
Les informations qui figureront dans SDO sont "
l'identité et les coordonnées de l'élève et de son responsable légal, des informations sur la scolarité suivie et un compte rendu synthétique d'entretiens menés avec la personne responsable du suivi de l'élève", soit celles "strictement nécessaires pour effectuer un suivi des élèves décrocheurs", selon le ministère.


* Piqure de rappel. Nouvelle contestation de la masterisation.

Une de plus, elle vient cette fois des historiens de l’université de Poitiers. La masterisation c’est un peu comme les otages. Il ne faut pas l’oublier...


Comments

Insécurité générale

Nouvel article dans la rubrique Du fond de la trompe
(en lien dans le menu de droite)

* Négociations et retraites : Vers une baisse des revenus des fonctionnaires
Bercy cherche 17 milliards d’euros

JDD - Pour payer les retraites des fonctionnaires, il va manquer entre 15 et 20 milliards d’euros chaque année jusqu’au siècle prochain. Ce besoin de financement est détaillé dans un document de Bercy dont le JDD s’est procuré une copie. L’Etat - dont les comptes sont dans le rouge - va devoir faire face à une flambée des pensions de 25% d’ici vingt ans.
Comme pour le régime du privé, le gouvernement étudie l’hypothèse d’une hausse des cotisations salariales. "On ne pourra pas faire autrement", glisse Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales à l’Assemblée. Actuellement, les fonctionnaires rétrocèdent 7,85% de leur traitement à l’Etat pour qu’il paie ses retraités. Les primes donnent aussi lieu à une cotisation, plus faible, qui pourrait être révisée. Mais le gouvernement hésite à prendre le risque de baisser les salaires net…
"Le régime des fonctionnaires est peu lisible et les différences de calcul avec le privé sont souvent perçues comme injustes", insiste le député Denis Jacquat, le "M. Retraites" du groupe UMP. Les parlementaires et le gouvernement envisagent de rapprocher l’ensemble des 38 caisses (publiques et privées) existantes, au nom de l’équité. Eric Woerth entame la concertation avec les syndicats lundi 12 avril.


* Etats généraux de l’école sécurisée : le modèle scolaire de sécurisation

Sur ce blog de Lemonde.fr.

Sur son site web, l’institution privée et catholique Saint-Denis, créée en 1858 à Loches, dans l’Indre et Loire, et qui accueille aujourd’hui 370 collégiens et 250 lycéens, se vante d’un taux de réussite supérieur à 90% au bac, et se présente comme “une ruche bouillonnante d’idées et d’activités“. Les élèves, eux, reconnaissent ses vertus pédagogiques, mais ne l’ont pas moins surnommé Alcatraz, Big Brother, ou la “prison“, ou chantent “I’m on the highway to Hell” lorsqu’ils y vont.

Dans son bureau de vie scolaire, le “préfet de discipline” (sic) peut en effet surveiller sur son écran de contrôle ce que font les élèves dans les couloirs (une dizaine de caméras), les deux salles d’étude (deux caméras chacune), le CDI, les deux infirmeries, et les quatre toilettes.
Des caméras pour protéger les… porte-savons

Gilles Lemeunier, le préfet de discipline, ne sait pas de quand datent les caméras : elles étaient déjà là lorsqu’il est arrivé à Saint-Denis, en 2003. Il tient cela dit à préciser qu’elles ne sont bien évidemment pas installées “dans” les WC, au-dessus des cuvettes, mais au-dessus des portes d’entrée des toilettes collectives : “il y a des sèches-mains électriques, et des porte-savons“, ils étaient dévalisés, et ça coûtait bonbon. Les caméras n’en filment pas moins également qui entre dans les WC, quand, et pendant combien de temps, et permettent ainsi de dissuader les jeunes de venir y fumer, et les couples de s’y retrouver. Des images qui seraient écrasées au bout de 2 ou 7 jours.

Les caméras dans les salles d’étude ? Pour “protéger les casiers” qui s’y trouvent. Celles de l’infirmerie ? “On n’a pas d’infirmière“, et elles filment les portes d’entrée, afin de vérifier que tout se passe bien, mais également que les élèves “malades” n’ont pas menti, ou que d’autres élèves ne viennent pas s’y cacher ou les y retrouver. Antoine* (le prénom a été modifié, comme bon nombre de ceux qui ont accepté de témoigner), qui avait été blessé à la récré, y a ainsi attendu, pendant plusieurs heures, qu’on vienne le soigner. Seul, avec la caméra.
Les micros cachés dans les chambres ? La rumeur court depuis des années. Le préfet nie, avançant que les élèves auraient peut-être mal compris, et confondus avec les haut-parleurs installés pour réveiller les internes en musique, le matin. Mais plusieurs anciens surveillants nous ont confirmé qu’ils existaient bel et bien, au dernier étage de l’internat des collégiens. Avec ce petit bémol :
il ne s’agirait pas de micros-espions, mais de capteurs sonores déclenchant une alarme lorsque les internes font encore du bruit, passée l’heure du couvre-feu.

Quand même.... Plus sur la page du blog de Lemonde.fr, ou l’on apprend que il y a aussi des contrôles biométriques, des alcootests et analyses

urinaires, cheveux courts pour les garçons, tenue "catho" exigée, messes obligatoires [2 au minimum pour tous], discipline de fer, colles et
sanctions facturées aux parents...




* Développement durable de la sécurité, toujours :

Trois lycéens en garde à vue pour une insulte
FAIT DIVERS - Douze policiers ont été mobilisés pour les interpeller...
Si t’es pas gentil, ma maman te mettra en garde à vue. Trois lycéens marseillais ont été placés en garde à vue pendant huit heures fin mars pour avoir insulté une autre élève, dont la mère est commandant de police, selon le syndicat Snes-FSU et la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
La dispute a eu lieu le 26 mars vers 10h00 sur le trottoir devant le
lycée Antonin-Artaud, dans le 13e arrondissement de Marseille. «Dans la demi-heure suivante, 12 fonctionnaires de police, à bord de trois véhicules de service, dirigés par un commandant de la police nationale du commissariat (de la commune voisine) de Plan-de-Cuques se rendaient au lycée», raconte le Snes dans un communiqué, confirmant une information de France 3 Provence.


* Ferry et ses (anciens ?) camarades de l’UMP :
Education : Ferry dénonce les suppressions de postes
Les échos

L'ex-ministre de l'Education, Luc Ferry, fustige dans un entretien au « Monde » la politique de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans l'éducation. « Le fait est que ça ne rapporte pas grand-chose par rapport aux problèmes que ça pose », estime-t-il. « On économise 500  millions d'euros par an. Cela plombe le ministre, empêche les réformes audacieuses, et les économies sont annulées dans la seconde par d'autres décisions, comme (...) la TVA pour les restaurateurs, qui font perdre (...) plus que ce qu'on a économisé à l'éducation ! ça vaut la peine ? » s'interroge-t-il. Il juge, de surcroît, « calamiteuse » la réforme de la formation des enseignants, dite « mastérisation », ajoutant : « L'actuel ministre Luc Chatel le sait. Son prédécesseur, Xavier Darcos, lui a laissé une grenade dégoupillée. Supprimer les stagiaires est une idée de gestionnaire au petit pied. Cela fait gagner 15.000 postes, mais sur une seule année, ce qui ne règle rien au fond. » La réforme de la carte scolaire - « une pure blague » - « n'a fait que renforcer les communautarismes », poursuit-il et la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme, « c'est ajouter la misère à la misère. »



* Offensive des intégristes catho contre un caricaturiste

"d’extrême-gauche, anticlérical, ultra-libertaire" ayant osé publier un dessin (qui n'a rien de bien choquant) dans le journal pour gamins mon quotidien à propos d'une intoxication au monoxyde de carbone dans une église :
:



Ils organisent l'envoi en masse de lettres-types et e-mails pour faire virer le dessinateur (employé depuis 13 ans au journal) et menacent le journal de boycott (voir leur lettre-type
ici)

Cette offensive catho devrait tomber sous le coup de la loi et des textes réglementaires concernant le boycott et la discrimination :
il s'agit en effet d'un délit prévu et réprimé par le Code Pénal, notamment par l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, qui dispose :

« Ceux qui (…) auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 45 000 € ou de l’une de ces deux peines seulement (…) ».

La Cour de Cassation a défini la discrimination  en application des articles 225-2, 2° et 225-1 du Code Pénal:
voir ici. MD.




Comments