Ça va dégager

* Pédagogie du lendemain.

Ou comment les financiers envisagent la réforme du code du travail (revenir sur le CDI). Et comment Fr. Hollande va devoir s’y plier et nous le faire avaler.

Pas besoin de gros effort pédagogique pour comprendre.

Le plan de bataille des financiers (Les Mutins de la Pangée)

Réquisition de toutes les banques (ça c’est Poutou et pas Méluch’, les marchés peuvent souffler).


* Le ministre veut des tueurs à gages contre les emplois pour la rentrée 2012 !

De source syndicale. Les organisations syndicales ont été reçues ce vendredi 13 avril pour leur présenter le projet de décret et arrêté d’exécution concernant une nouvelle rémunération des secrétaires généraux d’académie et les Directeurs académiques des services de l’Éducation Nationale (DASEN, ex IA) et de leurs adjoint.e.s, soit 200 hauts fonctionnaires du ministère.


La disparition de l’indemnité de charges administratives au profit de l’extension à ces fonctionnaires de la prime de fonction et de résultats (PFR), interministérielle, aura pour conséquence d’augmenter leur rémunération de 40% en moyenne à compter de juin de cette année, soit une prime annuelle pouvant aller jusqu’à 58 800 euros* , afin de favoriser le recrutement de hauts fonctionnaires motivés. Éloignés du pédagogique, car le ministre espère attirer ainsi plus de fonctionnaires de la territoriale et des sortants de l’ENA, ces hauts fonctionnaires vraiment motivés savent que la part résultat de la rémunération est financée proportionnellement aux économies d’emploi réalisées.


« Moins de fonctionnaires mais mieux rémunéré.e.s », c’est moins d’emplois sur le terrain mais plus de rémunération pour hauts fonctionnaires !

Le projet a été présenté en urgence pour avis au Comité Technique Ministériel ce lundi 16 avril. La CFDT et l’UNSA, favorables au principe de la PFR, dans l’Éducation Nationale, se sont abstenues. Les autres organisations se sont exprimées en Contre.

* ce qui fait beaucoup de SMICs ça !


* Stupeur chez les grands singes : les babouins seraient forts en orthographe.
C'est ce que nous apprend une étude du CNRS. Pendant ce temps là Chatel propose une nouvelle réforme (la réforme de trop ? l'ultime pour lui en tout cas) pour  "refon­der l'enseignement de l'orthographe à l'école", et va envoyer aux ensei­gnants une pla­quette péda­go­gique pour les guider. Sans doute n'ont-ils pas idée de ce qu'il faut faire. Le Mammouth, lui ne sait toujours pas écouter.


* Victoire confirmée des EVS du 79 !


Nous venons d'apprendre que le lycée Maurice Genevoix de Bressuire a décidé de ne pas faire appel du jugement rendu en février dernier par le Conseil des Prud'hommes de Thouars, en faveur des ex-EVS des Deux-Sèvres.

Les 19 personnes ayant remporté leur recours recevront 10 000 à 14 000 €, en compensation de l'absence de formation durant leur contrat (entre autres motifs).

C'est une victoire pour ces personnels précaires.

Comme quoi c’est possible quand on décide de prendre les choses en main.

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Les promesses n'engagent...

A droite comme à gauche...

* Quelques centaines d’instits de plus à la rentrée ?

Voire un millier, nous dit Peillon, futur ministre de l’éducation (si Hollande gagne).

AFP - Peillon (PS): jusqu'à "un millier" de postes de professeurs des écoles de plus dès septembre

Des postes sup­plé­men­taires de pro­fes­seurs des écoles, "quelques cen­taines voire un mil­lier", pour­raient être créés dès la ren­trée 2012, a annoncé lundi à l'AFP Vincent Peillon, chargé de l'éducation dans l'équipe du can­di­dat PS François Hollande.
Si François Hollande rem­porte l'élection pré­si­den­tielle, un col­lec­tif bud­gé­taire pour 2012 sera pré­senté en juillet et "on pren­dra des mesures immé­diates pour répondre le mieux pos­sible aux urgences car la ren­trée 2012 sera dif­fi­cile", a-t-il dit dans un entretien.
Pour la ren­trée 2012, le can­di­dat socia­liste et son entou­rage avaient, à ce stade, pré­cisé que les postes créés concer­ne­raient des assis­tants d'éducation ou des postes d'encadrement.
A l'heure actuelle, le nombre de postes ouverts au concours de pro­fes­seurs des écoles pour 2012 est de 5.000. Environ 8.000 can­di­dats ont été décla­rés "admis­sibles" après avoir réussi l'épreuve écrite. Ils sont décla­rés "admis" quand ils passent avec suc­cès l'épreuve d'oral.
"Il y a sans doute quelques cen­taines, voire un mil­lier" de postes sup­plé­men­taires de pro­fes­seurs des écoles qui seraient recru­tés parmi les per­sonnes "admis­sibles" ayant obtenu les meilleures notes juste après le 5.000e candidat.
"On regar­dera les besoins aca­dé­mie par aca­dé­mie", a dit Vincent Peillon.

Par ailleurs, M. Peillon a redit que la cir­cu­laire de ren­trée 2012 serait "abro­gée", que les évalua­tions en CE1 et CM2 seraient "sus­pen­dues", que les livrets de com­pé­tences du pri­maire et du col­lège seraient "revus" mais sans pour autant reve­nir sur la notion de com­pé­tences elle-même.

Faudra leur rappeler que c’est dans TOUS les établissements que les réformes Chatel, Ferry, Darcos, ont supprimé des postes. Pas QUE dans certaines académies... Faudrait pas commencer à ergoter...


* Vigiles et flics privés, métiers d'avenir pour la jeunesse et les populations fragilisées...

Là on le sait, les promesses seront tenues.

Effet contagieux des thèses ultralibérales véhiculées par des officines comme l'ifrap:
Supprimer un enseignant sur deux et favoriser le développement de l'école privée au détriment de l'école publique ne suffisent pas, il faut s'attaquer aussi aux autres secteurs de la fonction publique !

Ainsi est-il de plus en plus question de supprimer des policiers et des gendarmes au profit de polices privées, perspective qui enchantait déjà il y a quelques années l'Union des entreprises de sécurité privée (USP); celle-ci expliquait en effet dans son "Livre blanc de la sécurité", préfacé par Nicolas Sarkory et Alain Bauer: "avec 150 000 agents de surveillance et 5 à 10 000 emplois de plus chaque année, le secteur de la sécurité privée offre de vraies opportunités d’intégration et d’emploi", notamment "pour la jeunesse et les populations fragilisées par le chômage"

Comme le rapporte un article
du blog Bugbrother du Monde "Cette privatisation annoncée de la sécurité a fait l'objet le week-end dernier d'un reportage au JT de 20h de TF1, sobrement intitulé "Sécurité privée partout, police nulle part ?"... faisant écho à l'expression "Police partout, justice nulle part" de Victor Hugo, reprise depuis, sous forme de slogan, par de nombreux défenseurs des droits de l'homme... à ceci près que c'est Claire Chazal qui tire aujourd'hui la sonnette d'alarme, et les journalistes de TF1 qui mènent l'"enquête" :
   
"A la différence des fonctionnaires, ils n'ont pas le droit de porter une arme à feu, ou d'interpeller quelqu'un. Des agents privés en première ligne, et des forces de l'ordre qui n'interviennent qu'en cas de problème, c'est ce que le gouvernement appelle la "coproduction de sécurité".
Le but : éviter de recruter des fonctionnaires car entre son salaire, sa formation et sa retraite, un policier ou un gendarme coûte à l'État 5 fois plus cher qu'un agent privé."

   "Surveillance des centrales, des ports, des bases militaires, des chantiers navals, des préfectures, ambassades, des tribunaux, les contrats publics représentent aujourd'hui plus d'un quart du chiffre d'affaires du secteur de la sécurité privée.
   Mais l'État est un client difficile qui fait jouer la concurrence pour faire baisser les coûts. Trop, selon le patron de la plus grosse entreprise française. D'après lui, les marchés publics sont souvent remportés par les entreprises les moins scrupuleuses."

A l'en croire, "une majorité d'appels d'offres qui ont lieu dans le public" conduit en effet à "
sélectionner des entreprises à très bas prix qui arrivent à baisser leurs prix en employant des clandestins, ou en ne déclarant par leurs personnels, ou en ne faisant pas les formations nécessaires"...

Toujours les mêmes recettes à droite.

* Affaires Merah, suite

Encore une suspension. Pour une rédaction cette fois.

Le monde. Une prof de français suspendue pour une dissertation polémique sur la mort de Merah
Une professeure de français d'un collège de Lavelanet, dans l'Ariège, a été mise à pied par le rectorat pour avoir donné à des élèves de troisième un sujet de dissertation polémique sur la mort de Mohamed Merah, indique l'académie de Toulouse. Le sujet proposé aux élèves du collège Pasteur était, selon le rectorat : "Est-ce une bonne chose d'avoir tué M. Merah ? 1. Je résume l'affaire. 2. Pour qui ?"

Ce qui a fait bondir le recteur de l'académie de Toulouse, Olivier Dugrip, c'est "l'intitulé qui suppose que le fait de tuer quelqu'un pourrait être une bonne chose". "J'ai aussitôt décidé de la suspendre à titre conservatoire", a-t-il dit à l'AFP. La professeure de français a été suspendue début avril.

No comment.
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Sousréalisme scolaire

* Nombre d’élèves par classe : la Loi

AFP -
Proposition de loi pour limiter le nombre d'élèves par classe

Jean-Jacques Candelier, député Gauche démo­crate et répu­bli­caine, a déposé à l'Assemblée natio­nale le 6 mars 2012, une pro­po­si­tion de loi visant à "garan­tir un effec­tif maxi­mum d'élèves par classe" et à "impo­ser le rem­pla­ce­ment des ensei­gnants absents dans un délai de 24 heures".

L'article 1 de la pro­po­si­tion sti­pule ainsi que "tout enfant est accueilli à l'école, au col­lège du sec­teur et au lycée dans des classes qui ne comptent pas plus de 25 élèves ins­crits." Pour les établis­se­ments clas­sés en réseau d'enseignement prio­ri­taire, "ce nombre est porté à 20".
L'article 2 sti­pule que "tout ensei­gnant absent est rem­placé dans un délai maxi­mum de 24 heures."

Tout est possible.


* Plus de mots au brevet ?

AFP - Dictée plus longue, plus de maths: le brevet va évoluer en 2013
L’examen du bre­vet natio­nal des col­lèges va évoluer en juin 2013, avec une dic­tée plus longue, des exer­cices de mathé­ma­tiques plus nom­breux et une épreuve d'histoire, de géo­gra­phie et d'instruction civique, a-t-on appris mardi auprès du minis­tère de l'Education nationale.
En fran­çais, la dic­tée sera plus longue, révèle mardi RTL. Elle pas­sera de 600 à 800 carac­tères; deux sujets de rédac­tion seront pro­po­sés au choix de l'élève (un d'imagination, l'autre de réflexion), mais ils ne com­por­te­ront plus de consignes expli­ci­tées, comme auparavant.
De plus, un ques­tion­naire lais­sera la place aux réac­tions per­son­nelles de l'élève face au texte pro­posé.

Ouf, on a eu peur de ne pas avoir une bonne raison pour leur donner quand même.


*Evaluations nationales : les bornes en goguette.

M. Chatel communiquait en juin dernier, via le site du ministère de l’éducation nationale, sur les progrès supposés des élèves de CE1 et de CM2 en math et français, mis en évidence, selon lui par les nouvelles évaluations nationales.

« Cette politique est en train de payer... »
En effet, le ministre de l’éducation nationale s’est empressé d’accompagner ses pseudo-constats d’un satisfecit concernant les mesures imposées à l’école depuis 2008 : « J’ai le sentiment que, progressivement, a-t-il déclaré, cette politique est en train de payer, et nous permettra d’avoir de meilleurs résultats, c’est-à-dire moins d’élèves qui quittent le premier degré en ne maîtrisant pas les fondamentaux... »
Lire la suite...

* Rapport qui fait scandale :

La cours de comptes parle.
Le monde. - Ecole: les moyens attribués renforcent les inégalités

Tout cela pose la question du pilotage politique du système éducatif. S'il est une prérogative que la Rue de Grenelle est la seule à pouvoir exercer, c'est bien la correction des inégalités. Or, elle les entérine, selon le constat accablant de la rue Cambon: "Au vu de ces chiffres et de leur évolution récente, aucun élément attestant d'une politique particulière en matière de réduction des inégalités n'apparaît donc de manière flagrante. (...) Alors même que les outils sont disponibles, le ministère ne se met pas en position d'analyser précisément les inégalités territoriales, leurs causes et leurs moyens de les limiter." La Cour ne fait pas de recommandations.
> Elle conclut que,
"si le ministère souhaite réellement lutter contre les inégalités géographiques de résultats des élèves, une profonde inflexion de ses politiques et une réforme de son mode d'allocation des moyens apparaissent indispensables". En revanche, elle interroge le ministère: "Envisage-t-il une évolution dans sa répartition nationale des moyens ? Si oui, quels en seraient les principes et modalités ?" La réponse apportée à cette question sera un bon indicateur du courage politique du prochain ministre.


* Rapport (2) relatif à la taxte d’apprentissage.

C’est là.
Rapport Larcher : les services ont glissé quelques propositions concernant la taxe d’apprentissage

Le Rapport Larcher a été discrètement mis en ligne sur le site de l’Elysée juste avant le week-end pascal, après que la séance de présentation à la presse pourtant convoquée ait été annulée. Cette façon de faire traduit certainement le fait que les conclusions de ce rapport commandé par la Président ne sont pas en phase avec les attentes actuelles du candidat, en particulier parce qu’il met en évidence l’inanité d’un référendum sur un sujet aussi complexe
Pour un commentaire sur ce rapport voir là : Le rapport Larcher : une critique de l’action du quinquennat, une affirmation libérale et le refus du référendum sur la formation des demandeurs d’emploi

Assez curieusement les trois propositions concernent l’apprentissage concernent toutes la taxe d’apprentissage. Elles n’ont visiblement rien à faire dans un rapport qui avait comme objectif une refondation radicale de la formation professionnelle, mais illustrent bien l’état d’esprit des services, toujours prets à sortir de leurs tiroirs des propositions traduisant leur conception de leur rationalisation, et forcément inspirées de leur volonté de ne pas perdre leurs prérogatives, voire de les augmenter.


Proposition n° 19 : Supprimer les conventions-cadres de coopération et confier au seul ministère en charge de l’apprentissage l’agrément des collecteurs nationaux.
 Proposition n° 20 : Demander une mission d’inspection générale pour évaluer l’impact d’une centralisation de la collecte par les OPCA ou une réforme de l’habilitation à collecter.
 Proposition n°21 :
Revoir les conditions d’affectation des fonds libres du quota et les conditions d’affectation des fonds du hors quota afin de les répartir sur les formations par apprentissage de niveaux IV et V.


* Conjugons l’irréel du futur.
En attendant de revenir aux considérations de la vraie politique, écoutez plutôt ce docu-fiction. C'est sobre et bien vu même si c'est un peu long (mais allez jusqu'au bout, c'est bien). Attention c'est de la radio.

Nous sommes en 2042. Nicolas S. est mort !

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Miracle(s)

* Classement des lycées :

Les lycées Marie Immaculée, Saint-Joseph et autres font des miracles...


* Minute de prière à l’école pour le tueur de Toulouse. Ça, c’est fait.

Les dérapages cathos dans les écoles n'intéressent guère la presse nationale (le ministère de l'éducation non plus d’ailleurs...), alors diffusons l’information :

"un frère des écoles chrétiennes de 70 ans a demandé aux élèves de prier pour l’auteur des fusillades de Montauban et de Toulouse"

"Cette prière a eu lieu dans l’enceinte de cet établissement scolaire face à "1420 élèves et 86 enseignants".


Et ça fait des vagues chez les cathos.
http://www.linfo.re/Merah-evoque-dans-une-priere-la-polemique-enfle

L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé, en effet.



* Bientôt le retour de l'âge d'or pour l’école de Sarko.

La conception sarkozyste de l'école:

Ah comme c'était bien autrefois...
L'âge d'or ! L'école permettait à la grande majorité des élèves de suivre des études jusqu'à la fin de l'école primaire et  quelques-uns ("ceux qui en avaient les facultés") pouvaient même suivre des études secondaires... Tous les enfants (on ne rit pas!) avaient une une "chance égale de s’élever socialement".
C'est le modèle éducatif et social  perdu sur lequel Nicolas Sarkozy se lamente avec nostalgie dans sa Lettre au peuple français.

Mais le candidat-président ne reste pas dans le registre des lamentations,
il connaît LA solution: et à l'évidence il faut ficher les pré-délinquants et  pré-bénéficiaires de l'assistanat dès la maternelle pour mettre en place un "suivi particulier".

Morceaux choisis:

"Pendant des générations, l’école a été le pivot de cet idéal républicain. Elle apprenait à tous les enfants, quelle que soit leur condition sociale, à lire, écrire, compter, pour leur permettre d’être autonomes. A ceux qui en avaient les facultés, elle permettait d’accéder au secondaire, puis à l’université et aux grandes écoles. Elle donnait à tous les enfants une chance égale de s’élever socialement.
[...]
Aujourd’hui, nous avons du mal à tenir la promesse de Jules Ferry. Il est injuste d’avoir sur l’école des jugements à l’emporte-pièce. Il y a des millions d’enfants qui suivent un parcours scolaire normal et efficace. Ce qui compte est d’identifier les raisons pour lesquelles, à certains moments, certains enfants décrochent, alors que ce n’était pas le cas autrefois.
[...]
Environ 100 000 enfants sortent chaque année de l’école primaire sans maîtriser réellement les savoirs fondamentaux que sont la lecture, l’écriture et le calcul. Ce que l’école de Jules Ferry faisait dans tous les villages de France, nous ne savons plus le faire. Ce sont eux qui forment l’essentiel de la cohorte de ceux qui ensuite redoublent, sortent du système scolaire sans qualification et sans diplôme, auront d’immenses difficultés à trouver un emploi, vivront des aides sociales ou basculent dans la délinquance. Ce qui n’est pas acceptable, c’est que ces enfants, nous les connaissons pour la plupart dès la fin de la maternelle.
[...]
dès que l’enseignant, en dernière année de maternelle ou au CP, aurait donné le signal, le chef d’établissement enclencherait avec le maire, la communauté éducative, les nombreuses associations compétentes, un suivi particulier de l’enfant en lien avec sa famille. Ce suivi comprendrait si besoin l’aide spécifique de professionnels, du secteur de la santé notamment
. "


* La fin des taupes au ministère : l’autre effet des suppressions de postes.

L’histoire apparaît au détour d’une enquête de Libé sur les statistiques de l’EN. Voyez plutôt comment ça va bien au minisitère :

Source - Un agent de la direction générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle témoigne:
«Si on fait fuiter une étude, l'administration nous identifie immédiatement. Avec les suppressions de postes, on se retrouve de plus en plus souvent seul en charge d'une enquête. Il est donc très facile de nous repérer. On risque gros, j'ai des collègues qui sont en procédure de radiation.»



* Déscolarisation des moins de 3 ans : mission accomplie ?

En tous cas, le ministre est très satisfait!

En réponse au sénateur  de l'Aude Roland Courteau  qui l'interrogeait sur l'effondrement de la scolarisation des enfants de deux ans en école maternelle, Luc Chatel déclare, se référant à l'article  L. 113-1 du code de l’éducation, qu' "Il résulte de ces dispositions que la scolarisation des enfants de moins de trois ans ne saurait constituer une obligation pour le système éducatif, y compris lorsque les écoles et classes maternelles sont situées dans un environnement défavorisé.
L’accueil de ces enfants de moins de trois ans dans une école maternelle disposant de places est une possibilité ouverte à leur demande, mais non un droit.
Ainsi, la mission du ministère de l’éducation nationale telle qu’elle est inscrite explicitement dans le code de l’éducation est effectivement accomplie. " source

Précisons donc à l'attention du ministre que ce droit, qui est en effet une possibilité et n'est pas une obligation, est néanmoins défini comme un objectif politique et social confirmé par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, et que
c'est une bien singulière façon pour le ministère de satisfaire cet objectif que de contribuer toujours un peu plus à l'effondrement des petites sections de maternelle où le taux de scolarisation est passé de 34,5 % en 2000 à 12,6 % en 2010 et continue à se détériorer...


* Les bonnes idées qu’on devrait avoir


Trouver des coûts de production moins élevés : appliquer les principes de délocalisation aux cadres (très) supérieurs : avoir un DRH ou un CEO chinois couterait moins cher. Jamais tenté. Pourquoi ?

* La vidéo de la fin (le retour) : Peut-être que je suis de droite ?

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Loi et diplôme

* Formation d’avocat (par décret).

Vous rêviez d’être avocat sans passer le moindre examen ? Le gouvernement l’a fait. Par décret.

Mais attention, vous devez auparavant être ministre. Une info
Rue89.

Une loi qui permet de détourner la règle selon laquelle tout parlementaire ne peut faire jouer son carnet d’adresses. Sauf si il devient avocat. Ce qui ainsi est fait.

Comment dire alors aux étudiants de bosser pour réussir.
C’est une autre interprétation du mérite sans doute...


* Economie : encore une fusion...

...des filières, en perspective. Communiqué de l’APSES réagissant à la circulaire de rentrée (ici) et au rapport ministériel (il est là) qui préconise d'offrir en seconde un enseignement d'exploration fusionnant l'enseignement de SES avec celui d'économie-gestion (PFEG).

L'APSES voit dans cette nouvelle annonce le
fruit de la stratégie énoncée dès 2007 par celui qui fut le conseiller de Luc Chatel, Bernard Thomas, lors de son audition devant la commission Pochard (souvenez-vous).

Elle dénonce cette nouvelle attaque contre les SES et s'opposera de toutes ses forces à ce projet.


* Y voir clair. Défricher. Pour déjouer.

"Les déchiffreurs" décryptent les statistiques de l'éducation
Le nou­veau col­lec­tif des "déchif­freurs de l'éducation" ana­lyse et cor­rige les sta­tis­tiques sur le sys­tème éduca­tif don­nées par le gouvernement.

Un nou­veau col­lec­tif bap­tisé « les déchif­freurs » a décidé de pas­ser au crible les sta­tis­tiques de l'éducation sur le blog lesdechiffreurs.com, pour ali­men­ter le débat de manière objec­tive et lut­ter contre les « publi­ca­tions blo­quées », les « chiffres fan­tai­sistes » et les don­nées « détour­nées » par le gouvernement.
Les déchif­freurs se com­posent de fédé­ra­tions syn­di­cales, d'associations, de cher­cheurs, et de pro­fes­sion­nels de la sta­tis­tique pas­sés par les ser­vices du minis­tère (Depp et Dgesco).
Dans leur mani­feste, ils déplorent que « les res­pon­sables de la poli­tique éduca­tive [ne retiennent] des don­nées pro­duites sur le sys­tème éduca­tif que ce qui peut ser­vir leur com­mu­ni­ca­tion et cau­tion­ner leur poli­tique »

Leur pre­mière publi­ca­tion concerne les chiffres du décro­chage sco­laire. Alors que le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel a évoqué tour à tour « 254.000 », « 223.000 » ou encore « 306.000 » décro­cheurs, le col­lec­tif dénonce « une sur­éva­lua­tion des sor­ties sans diplôme » et pri­vi­lé­gie le chiffre d'« envi­ron 120.000 » décro­cheurs par an. Deux autres courtes ana­lyses sont consa­crées à la sévère aug­men­ta­tion des effec­tifs d'élèves ces trois der­nières ann­nées, et aux 50.000 bache­liers pro­fes­sion­nels que Nicolas Sarkozy « sort de son cha­peau » quand il pro­met 250.000 jeunes de plus en appren­tis­sage, si l'année de ter­mi­nale du bac pro se fai­sait en alternance.


* PÉTITION DE SOUTIEN AUX ÉTUDIANTS ET PERSONNELS ÉTRANGERS (UNIVERSITÉ DE STRASBOURG)

Un soutien nécessaire.
Elle est là.
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Idées fumeuses

* Fichage en maternelle, le retour (de la suite)

Classement des élèves en catégories “à haut risque”, “à risque et “RAS” dans les écoles maternelles: le projet UMP n'a pas été abandonné!

C'est ce que révèle au Monde le directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, à propos de la circulaire de préparation de la rentrée 2012, qui vient d'être publiée sur le site du ministère. Selon lui, le sujet sensible du fichage comportemental est simplement gardé "pour la dernière partie des travaux".

Circulaire de rentrée consultable ici:
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=59726

Extrait de l'article du Monde que en fait état :
"Qu'est-ce qu'un "outil d'observation des besoins" ? C'est tout simplement la version repensée, discutée et amendée, des évaluations d'élèves que le ministère de l'éducation nationale comptait imposer en grande section de maternelle et que Le Monde avait dévoilées le 13 octobre 2011.

L'habillage est plus politiquement correct et présenté dans la circulaire de rentrée 2012, parue jeudi 29 mars. Y est préconisée non plus une "évaluation" à proprement parler, mais une phase d'"observation" des besoins des élèves, menée par les enseignants au premier trimestre de la grande section. S'ensuit la mise en place d'une "aide différenciée", soit dans la classe - en petits groupes -, soit dans le cadre de l'aide personnalisée.

Bref, « un DISPOSITIF PARMI D'AUTRES"

Lire la suite...


* Tests d'évaluation made in USA : bannir le mot chômage du langage.

En voilà une solution à la crise.

En France, malgré les souhaits des ultralibéraux et d'une partie de l'UMP, des entreprises commerciales privées ne sont pas encore chargées de concevoir des tests d'évaluation pour comparer le niveau des élèves, le niveau des écoles, etc.
Les USA ont en la matière une longueur d'avance sur nous, et ce n'est pas triste...  Au point que même Le Figaro (pourtant peu suspect ici d'anti-américanisme primaire...) ricane !

New York bannit de l'école les mots politiquement incorrects (source)

"Les dinosaures sont indésirables car ils évoquent fortement la théorie de l'évolution de Darwin, qui pourrait mettre mal à l'aise les fondamentalistes chrétiens défendant le créationnisme. Pour «divorce» et «maladie», les élèves peuvent avoir souffert d'une séparation dans leur famille ou avoir perdu un proche à la suite d'une maladie grave. Les anniversaires sont à exclure pour ne pas offenser les témoins de Jéhovah, qui ne les fêtent pas.
«Certains de ces sujets peuvent être parfaitement acceptables dans d'autres contextes, mais n'ont pas leur place dans une évaluation faite à l'échelle d'une ville ou d'un État», précise le texte du département de l'éducation.
Ces recommandations ont été faites à l'attention des entreprises rédigeant les tests utilisés pour comparer le niveau des élèves dans les diverses écoles de la ville de New York. Des documents équivalents ont déjà été mis en place par divers États américains, mais celui de New York est deux fois plus long que la moyenne, avec une cinquantaine d'entrées.
La liste est d'ailleurs tellement exhaustive qu'elle recouvre un très grand nombre de thèmes de la vie courante. Les mots qui suggèrent des différences de revenu, la pauvreté (comme le chômage) ou la richesse (comme «maison avec piscine») sont à exclure car ils pourraient rendre les enfants jaloux de ce qu'ils n'ont pas."

Liste complète des termes à éviter dans les tests américains ici: http://newyork.cbslocal.com/2012/03/26/war-on-words-nyc-dept-of-education-wants-50-forbidden-words-removed-from-standardized-tests/#.T3KMbFJYHX8.twitter

War On Words: NYC Dept. Of Education Wants 50 ‘Forbidden’ Words Banned From Standardized Tests

En revanche le mot de consommation n’est pas supprimé, lui.

* C’est possible :
augmentation des fonctionnaires de 6,3 % sur deux ans

Pas de panique : c’est pas en France. C’est en Allemagne.

source

Il est vrai qu'en France, une telle annonce ressemblerait assez à un poisson d'avril et ne tromperait pas grand monde...


* Les petits génies. Des idées bien éduquées.


Le Mammouth ouvre une grande série, des idées qui vont éclairer l’Humanité.
Le développement durable ? C’est fini, has been. Il y a bien mieux.

Pour commencer :

Une idée géniale :
des drones à propulsion nucléaire. Proprement géniale. C’est là. IUne nation éclairée en vaut deux ? Vraiment ? (merci BP)

Maurice Lévy : salaire, bonus, stocks options ... et en plus, une retraite ! C’est là. Manquerait plus qu’il gagne au Loto...

Le plan d'Al-Qaïda était quand même grandiose : nous faire attaquer l'Afghanistan pour s'installer peinard au Sahara. (merci BP)


* C’est si simple :


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