Grande messe

Discours des collègues,
Discours des chefs d’établissement,
Discours sur la réforme du lycée,
Discours du ministre,

bref, le discours du jour de rentrée résumé en 2’ 30 :

Par Philippe Katerine (dont on ne doit pas oublier l’incomparable clip de La Bannane, voir là)




* Ca va chauffer, les chefs d’établissements et les inspecteurs ne sont pas contents :



France-soir -Les chefs d’établissement haussent le ton



Deux syndicats habituellement silencieux, celui des chefs d’établissement et celui des inspecteurs pédagogiques, ont lancé lundi un véritable appel au secours pour sauver le système éducatif.

© SIPA

L’éducation nationale serait-elle en danger ? La rengaine revient chaque année quand les syndicats d’enseignants tiennent leur conférence de rentrée. Mais la surprise cette année c’est que des syndicats, ordinairement fort discrets, prennent la parole pour lancer à leur tour des avertissements, alors qu’un mouvement de grève de grande ampleur est programmé le lendemain même de cette rentrée 2010 et risque d’accentuer le malaise.

Z’avaient qu’à pas soutenir toutes les réformes depuis 15 ans. blablabla là encore...


* Chatel annonce l’avenir :


Dans le primaire, il y a 8 300 professeurs en trop...
Les remplaçants seront appelés à changer de régions et devront se montrer plus flexibles...
... et il est bien aidé pas des syndicats qu’il reçoit régulièrement dans son bureau en petit comité
. Peut-être arrivera-t-il a faire comme à la SNCF, à promettre des primes en plus si il y a moins de jours de grève...

C’est dans l’express.


on s’en doutait mais il ne cache plus.

* Un Vidberg pour la route. En pleine actualité.



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Debout les damnés de la terre

* Et si on se levait tous contre Chatel ?

Sauf le SNALC, bien sûr, qui va se réjouir.
Ah, les vraies valeurs qui font oublier la misère sociale...

AFP -
Chatel "favorable" à ce que les élèves se lèvent à l'entrée du professeur
Le ministre de l'Education, Luc Chatel, s'est dit dimanche "favo­rable" à ce que les élèves se lèvent à l'entrée de l'enseignant dans la classe, "dans le cadre du res­pect du pro­fes­seur et de l'incarnation de l'autorité".
"C'est le cas dans beau­coup de classes et beau­coup de pro­fes­seurs pra­tiquent de la sorte mais ce n'est pas sys­té­ma­tique", a déclaré M. Chatel au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.
"Je suis favo­rable à ce que dans le cadre du res­pect du pro­fes­seur et de l'incarnation de l'autorité, les élèves se lèvent quand le pro­fes­seur entre dans la classe", a affirmé le porte-parole du gouvernement.
"Dorénavant,
il va y avoir dans le règle­ment inté­rieur de chaque lycée et col­lège une charte sur les droits et devoirs. Eh bien, ça peut très bien figu­rer dans la charte de l'établissement", a dit le ministre.
"Je n'ai pas lancé d'obligation sur le sujet", a-t-il tou­te­fois précisé.
[c’est quand même bien imité]
M. Chatel a annoncé le 26 août que l'échelle des sanc­tions contre les vio­lences à l'école allait être revue. Les écarts de com­por­te­ment ne seront pas tolé­rés mais les exclu­sions seront moins systématiques.
[en d’autres termes : gérez vos problèmes vous-mêmes]


* Chatel écrit aussi (dans Le Monde). Extrait qui, au-delà des déclarations précédentes, rappelle bien là où l’EN va :

« Je veux que les établissements se saisissent des marges de manœuvre dont ils disposent pour expérimenter, innover, s’adapter. La réforme des lycées donne aux équipes pédagogiques l’opportunité de gérer un quart des heures qui leur sont dévolues en fonction de leurs besoins. Le nouveau programme collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite (Clair), inauguré cette année dans 105 établissements, bénéficie d’une autonomie élargie, à la mesure de l’enjeu. Il permettra en particulier aux établissements de recruter les professeurs sur profil. »


* Non gestion des ressources humaines.

afp - A Bordeaux, trois enseignantes en quête de mutation suspendent leur action


BORDEAUX — Après une deuxième nuit passée devant le rectorat de Bordeaux, trois enseignantes, séparées de leurs conjoints et de leurs enfants faute de mutation dans le sud-ouest, ont annoncé vendredi la suspension de leur mouvement pour le week-end en l'absence de solution.
Les trois professeurs des écoles, âgées d'une trentaine d'années dont huit à neuf ans d'ancienneté dans l'Education nationale, reprendront leur action lundi matin. Ces mères de famille, qui se sont baptisées "les mutez-nous", réclament depuis plusieurs années leur affectation dans le sud-ouest, dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes, où leurs conjoints vivent avec leurs enfants à des centaines de kilomètres du lieu de leur affectation.
"Nous avons traité les cas les plus difficiles, je n'ai pas la possibilité d'en résoudre d'autres", a déclaré à l'AFP le recteur d'académie, Jean-Louis Nembrini.
Le trio, rejoint la journée par une quatrième enseignante, a été reçu par le rectorat qui n'a proposé "aucune solution ou amorce de proposition", a déclaré à l'AFP Elsa Basdevant, mère de trois enfants.

"L'académie est en situation de surnombre, nous avons plus d'enseignants que de postes budgétaires", a encore déclaré M. Nembrini, "le rapprochement de conjoints est une priorité, il faut tenir compte de la distance", a-t-il dit, mais "pour cette année, il n'y a pas de possibilité, l'an prochain la question du surnombre sera réglée et nous pourrons régler les cas les plus douloureux".
Les mères de famille, affectées en Guyane, dans le Val d'Oise et le Rhône et contraintes de prendre une disponibilité ou un mi-temps annualisé, ont planté une tente devant le rectorat où elles ont passé deux journées avec leurs enfants et leurs conjoints et passé deux nuits dans un van pour réclamer "un système plus juste", selon une autre de ces enseignantes, Valérie Motti.


* International : diffusion du modèle de la performance appliqué à l’école : l’Algérie.

El Watan - Les écoles soumises à des contrats de performances



Benbouzid vient  de soumettre tous les établissements scolaires à des contrats de performance afin de lutter sévèrement contre l’échec scolaire dont le taux demeure de plus en plus important.
Pour Benbouzid, ministre de l’Education Nationale, la rentrée scolaire de cette année doit être marquée par le sceau de la nouveauté. Dans ce sens, après ses récentes mises en garde contre l’absentéisme, Benbouzid vient  de soumettre tous les établissements scolaires à des contrats de performance afin de lutter sévèrement contre l’échec scolaire dont le taux demeure de plus en plus important.
Ainsi, lors d'une réunion tenue, dimanche à Alger, avec les directeurs de l'éducation des wilayas  du centre du pays, le ministre de l’Education Nationale a annoncé
l'application d'une nouvelle "politique  d'évaluation" consistant en un suivi de tous les établissements éducatifs par le biais de contrats de performance avec les directions de l'éducation.
Au nom d'une gestion  pédagogique et administrative efficace, Benbouzid impose des bilans pour les moyens mis en oeuvre et les résultats obtenus à chaque trimestre dans les établissements des différents paliers. Il est également question de recenser les établissements à faibles résultats et mettre en place un système de parrainage par les meilleurs établissements  à leur profit.  Cette politique qui s'annonce ambitieuse va-t-elle permettre de remédier à l'échec scolaire ? Seul l'avenir nous le dira...

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Mise en bouche

La canicule, le soleil, le sable, les maillots de bain ou les chaussures de randonnée, le guide bleu et les voyages Arts et vie, tout cela c’est fini pour cette année. Revenons à nos moutons, soyons enfin un peu sérieux. La rentrée s’annonce rude.

Aujourd’hui, un petit tour d’horizon des nouvelles de l’été.


* Tout d’abord quelques textes officiels sur :
- les stages de M2 :
http://www.education.gouv.fr/cid52619/menh1012605c.html
- Les maitres formateurs et conseillers pédago :
http://www.education.gouv.fr/cid52621/mene1013096c.html


* Sécuritarisme ambiant à l’école.

- Beaucoup de choses dans la presse de droite sur ce sujet. Qu’un exemple ici qui vient du nouvel obs.
« A une semaine de la rentrée, le ministre de l'Education veut se montrer ferme face aux violences à l'école. Mais les syndicats, joints par Nouvelobs.com, critiquent ce "glissement sécuritaire dans le domaine éducatif" et posent la question des moyens humains. »

- On ira consulter aussi avec profit le site de la LDH de Toulon qui se demande quand sera-t-il enfin possible de comparer la politique actuelle à celle de Vichy sans risquer d’être poursuivi en justice ? C’est là.


- En toute discrétion, sont passés les décrets sur les premières colonies pénitentiaires scolaires :

Elèves perdus, élèves punis : le ministre de l'Education nationale rouvre des colonies pénitentiaires
Sur le site de Lubin - Sans aucune concertation, par une simple circulaire parue au Bulletin Officiel (29/06/2010), le ministre de l’Education nationale décide l’ouverture d’un nouveau type d’établissements qui devraient voir le jour durant l’année 2010-2011. Ces établissements dits de « réinsertion scolaire » (ou ERS, c’est leur dénomination officielle) s’appuient en réalité sur des principes qui n’ont plus rien à voir avec l’école ou la scolarité.

Il s’agit de recevoir dans le cadre d’un internat des élèves qualifiés de « particulièrement perturbateurs » mais dont il est bien précisé qu’ils ne relèvent pas « d’un placement dans le cadre pénal ». Cependant, s’ils ne sont pas délinquants, ils sont traités comme tels, comme le montrent en particulier les modalités d’inscription qui vont jusqu’à déposséder les parents de leurs droits éducatifs les plus élémentaires : quoique l’accord de la famille soit sollicité, il n’est plus obligatoire, en cas de refus, « une saisine du procureur peut être engagée par l’inspecteur d’académie (…), afin que puisse être étudiée l’opportunité de prononcer un placement. », un placement dont il est par ailleurs précisé qu’il « durera aussi longtemps que nécessaire ». Autrement dit, il ne s’agit donc pas  d’inscription dans un établissement scolaire mais d’enfermement privatif de liberté, sur simple décision administrative, pour des élèves âgés de 13 à 16 ans qui ne sont pas délinquants. Un arbitraire proprement ahurissant qui ne se donne même pas la peine de respecter les règles du droit.

L’encadrement devrait être assuré par des enseignants « sur la base du volontariat », qui n’auront de fait reçu aucune formation particulière mais aussi avec des « partenaires locaux », parmi lesquels … le ministère de la Défense, dont on se demande bien quelles peuvent être les compétences éducatives.


- Enfin, surveiller et punir : pour mieux mettre au pas les petits fonctionnaires, de nouvelles modalités de notation :
L’express : La fin des notes pour les fonctionnaires. Le système d'évaluation des fonctionnaires va changer. Dès janvier 2012 ils passeront un "entretien professionnel annuel" assorti d'une évaluation écrite.


* Luttes toujours :

- Contre la masterisation :
La jurisprudence dans le cas d’Hannah Nehlig Burnouf : une première victoire contre la Masterisation ! - Communiqué de Sud Etudiant, 24 août 2010
Hannah Nehlig Burnouf a gagné et cette décision fait jurisprudence. Cette étudiante avait porté plainte au Tribunal Administratif de Rennes contre l’Université de Bretagne après avoir été recalée aux examens pour passer en Master 2 « Métiers de l’enseignement ». Tou-te-s les étudiant-e-s qui se sont vues refuser le passage en Master2 donc au concours 2011 voient cette décision suspendue et leur cas devra être ré-examiné sous quinze jours, car la commission inter-universitaire qui a décidé de la non compensation des UE a été jugée non-légale. La suite là.

- grève du 7 : Et après ?
On est reparti pour une année de « temps forts ».



* Départs massifs à la retraite :
Les échos - Retraite : départs massifs en vue pour les mères fonctionnaires
Dans l'Education nationale aussi, le nombre de bénéficiaires est difficile à définir. La question reste sans réponse Rue de Grenelle et les syndicats enseignants ne parviennent qu'à des estimations sur la base de sondages. Le SE-Unsa calcule ainsi que la retraite anticipée concernerait environ
25.000 enseignantes, dont près de 12.000 en maternelle et en primaire. Un chiffre compris dans la fourchette établie par le SNUipp-FSU, premier syndicat dans le primaire : entre 11.000 et 13.500. « Même si seulement une personne sur deux concernées décide de prendre sa retraite d'ici au 31 décembre, on aurait 6.000 enseignants en moins dans le premier degré, souligne Joël Péhau du SE-Unsa. Or, on ferme le robinet des recrutements. » En effet, seuls 3.000 postes de professeurs des écoles seront offerts en 2011, contre 6.577 cette année.
Dans le second degré, le SNES évalue à
10.000 le nombre d'enseignants concernés et à environ 5.000 ceux qui pourraient effectivement poser leur demande avant le 31 décembre. « Cela posera des problèmes pour assurer la correction et les jurys du baccalauréat puisque le départ en retraite devra se faire au plus tard le 30 juin », remarque Anne Féray du SNES. « On risque d'avoir une rentrée 2011 très compliquée, prédit pour sa part Christophe Bigot du SGEN-CFDT.

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Avant la rentrée...


Reprise des hostilités (un peu plus sérieuses) début de semaine prochaine. En attendant on reste en vacances :

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