Réveillon sauce bolognaise

* Ou au Ketchup Mac Do ? Quand la malbouffe s'invite aux réveillons de l'Education (encore) Nationale... C'est le résultat des accords de Bologne.

En  effet, grâce aux accords de Bologne en vertu desquels 29 États européens se sont engagés à établir un espace européen de l'enseignement supérieur d'ici à 2010, la France reconnaît maintenant les  "bacs"  délivrés en Grande Bretagne par la chaîne de restauration rapide  McDonald's puisque le gouvernement britannique lui-même les reconnaît depuis janvier 2008 (de même que les équivalents du "A-Level" délivrés par deux autres sociétés privées, Network Rail, qui gère le réseau ferroviaire, et la compagnie aérienne à bas prix Flybe).
Aura-t-on en France la cruauté de refuser à McDo une faveur analogue à celle accordée le 18 décembre dernier aux institutions catholiques (on en a déjà parlé) ?



* Multiplication des cadeaux aux familles privilégiées. C'est pas beau ça ? C'est pour celles qui ont leurs enfants dans les lycées étrangers. L'Etat prendrait en charge les frais de scolarité.

Une paille, voyez plutôt : 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York 17 000 euros -le record- à San Francisco. Substantielles économies pour des familles plus qu'aisées déjà aidées par des bourses assez généreuses (à New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d’aide). Le 13 août dernier un article du Canard évoquait déjà cette volonté Sarkozyste (à retrouver ici) qui pourrait coûter très chère (plus de 700 millions d'Euros), la Gazette de Berlin en reparlait encore il y a peu dans cet article.


* Meirieu n'a rien à faire pendant les vacances. Alors il écrit à Darcos pour dire que c'est pas bien ce qu'il fait. C'est là. Extraits :

"
Au fond, Monsieur le Ministre, votre politique décourage les enseignants parce qu’elle met à mal leur identité de « professeurs ». Dans un système où le libéralisme et la technocratie s’associent de plus en plus pour permettre le développement des stratégies individuelles de « réussite », les enseignants sont réduits à des dépisteurs, à des orientateurs, voire à des douaniers… eux qui ont la vocation de « passeurs » chevillée au corps. Résultat : le moral des troupes est au plus bas partout et les enseignants du primaire sont, eux, « au fond du trou ».

Ouais et bientôt ils s'apercevront qu'au moins ils ont un trou pour se cacher...


* Darcos : "tout le monde souhaite la réforme du lycée"
(Le Figaro), ou les vraies fausses évidences, l'art de la communication nouvelle. Il a rajouté aussi :

«Je suis un réformiste, je sais que ce ministère est difficile, mais je suis à la barre. Par gros temps, on ne barre pas aussi fort que par temps calme», conclut le ministre.
Vous aurez rétabli l'erreur de frappe : "Par gros temps, on ne se barre pas aussi fort que par temps calme».
Mais cela va venir, cela va venir...

* Enfin pour ceux qui n'étaient pas là l'an dernier,
nouveau podcast pour fêter le réveillon :

Podcast

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Les boules

* Pour le réveillon.

Juste un podcast :

Le Podcast du grand soir


* L'Ultra gauche à la tête des universités ? Et bien c'est ce qu'il faut croire, parce que face à la réforme des concours de l'EN il y a de l'opposition...

"Un nombre de plus en plus grand de départements, d'universités, de présidents d'université (parmi lesquels Georges Molinier, président de Paris 4 Sorbonne, si même Paris IV s'y met alors...) se sont élevés contre le principe d'une réforme élaborée sans concertation véritable et selon un calendrier ridiculement contraint ; tous ont dit leur refus décidé de s'y plier et affirmé leur volonté résolue de ne pas remettre les maquettes réclamées par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Lionel Collet, lui-même, tout nouveau président de la Conférence des présidents d'Université lui-même, et par ailleurs président de l'Université de Lyon 1, n'a pas exclu que la CPU rejoigne ces positions si le Ministère refusait d'entendre ces revendications."

C'est la déclaration de Bruno Clément Professeur au département de Littérature française à l'Université Paris 8, qui appelle à une réunion de tous ceux qui se sentent concernés dans la région parisienne, le mercredi 14 janvier 2009 de 9h à 13h à l'Université Paris 8 (amphi X)

"Les enjeux de cette assemblée sont évidemment capitaux : si des universités aussi différentes entre elles que Paris 8 et Paris 4 peuvent sur cette question adopter si spontanément des positions communes, c'est qu'elles ont une conscience aiguë que la logique qui doit prévaloir dans un dossier d'une telle importance n'est pas celle de l'intérêt de telle ou telle instance, de l'identité de tel ou tel établissement, mais celle ces valeurs qui justifient leur existence même : l'universalité, la collégialité, la foi dans un service véritablement public".


* Le Sgen refuse "la simple posture contestataire".
Que de poésie au Sgen ! En tout cas il trouve qu'il y a eu des avancées significatives pour la voie professionnelle. Tout est dans les mots... C'est là.

Le Sgen, syndicat du redressement national.

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Diplômes tres catholiques

* Trop ? sûrement même. Les diplômes universitaires catholiques reconnus par l'Etat. De quoi relancer la guerre scolaire (c'est pas possible, ils le font exprès au gouvernement).


Ouest-France - L'an passé, Nicolas sarkozy jugeait "dommageable" que les diplômes des universités catholiques ne soient pas reconnues par l'État français. Depuis hier, les choses ont évolué. "Les diplômes sont maintenant reconnus de part et d’autre", s’est félicité Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes, au moment de signer avec Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États, un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur catholique.

Historique

"
Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires", a indiqué le Quai d'Orsay.

Cette reconnaissance est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques.
En 1984, le Conseil d’État a estimé que ce principe du monopole d’État de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur.

Atteinte à la laïcité

Cet accord est condamné par l'Unsa éducation, qui pose trois questions au gouvernement: "Le ministre des Affaires étrangères aurait-il compétence pour gérer l'enseignement supérieur? Un État étranger peut-il désigner des établissements français en capacité de délivrer des diplômes français? N'est-ce pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l'Université, seule habilitée jusqu'à présent à pouvoir délivrer les diplômes nationaux que sont les grades universitaires après avis du Conseil nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche"."



Pour rappel et appel autour des atteintes à la laicité voir là .

Le chanoine y est pour quelque chose bien sûr. Rappel de ce qu'il disait en 2007 dans son discours au Vatican :

"Aujourd’hui  encore,  la  République maintient les congrégations sous une  forme  de tutelle, refusant de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative, en répugnant à reconnaître la valeur des diplômes délivrés  dans les établissements d’enseignement supérieur catholique, en  n’accordant  aucune  valeur aux diplômes de théologie, considérant qu’elle  ne  doit  pas  s’intéresser  à  la formation des ministres du culte. Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays."

Le principe de neutralité laïque voudrait qu'on reconnaisse aussi et désormais les diplômes de toutes les autres universités confessionnelles ... A moins qu'il s'agisse à terme de d’abolir les diplômes d’Etat et de privatiser  entièrement l’enseignement supérieur l’État se contentant alors de valider tous les diplômes selon des procédures programmatiques   et des exigences pédagogiques contractuelles négociables, comme c’est déjà le cas pour nombres d’écoles supérieures privées. Et cela concernerait en premier lieu le Bac.

* Suppressions de postes. Voici le résultat du CTPM de jeudi qui n'a pas eu lieu étant donné que le ministère n'a pas fourni les documents en temps utile. Les syndicats en sont donc sortis.


* Daniel Guichard se rebiffe. Voici ce qui lui est arrivé :

Lundi matin Daniel Guichard en papa ordinaire emmène ses enfants à l’école. Il est 7h30, il passe devant le collège de Vendres (Hérault). Une scène insolite attire son attention. Des enfants sont alignés contre un mur, encadrés par des gendarmes. Les enfants des cars de ramassage scolaire attendent leur tour pour descendre et se mettre face à un mur, afin de permettre aux chiens de renifler leur cartable pour y découvrir d’éventuels stupéfiants. En l’espèce, ils ne trouveront rien.
Choqué, Daniel Guichard, s’oppose à un gendarme et prend une photo avec son téléphone portable. Il contact le quotidien régional, le Midi Libre qui consacrera un article au sujet.
Interpellé, le commandant du groupement de gendarmerie de l’Hérault répond par voie de presse : “Cette recherche de stupéfiants s’est faite dans un cadre judiciaire clair, avec l’aide du Groupe d’intervention cynophile de Montpellier. On a bien travaillé en amont avec la principale. Et tout s’est parfaitement déroulé. Au vu de cette polémique, je crains qu’il y ait un décalage entre des positions idéologiques de certaines personnes et ma réalité de terrain. D’autant que dans la lutte contre la délinquance, les stupéfiants occupent une bonne place. En ce qui me concerne, je me dois de protéger la jeunesse ”.
La dérive ne doit pas effectivement être incriminée aux forces de l’ordre qui ne font qu’obéir à des directives mais bien aux commanditaires de l’opération. En l’espèce le procureur de la République de Béziers mais surtout, la direction du collège qui s’est félicitée des excellentes conditions dans lesquelles s’est déroulé le contrôle.

L'image est publiée (au moins) sur un blog du monde (ici).

Il est fort ce commandant de gendarmerie ! Depuis quand on leur demande de réfléchir ? Bon il y a encore du travail, cela se voit...

* Enfin leçon en images : Le grec apprentissage rapide.


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Saint Dicat, priez pour nous !

* Réforme abrogée ? on a parlé de recul, de report, soit ! Mais Darcos aujourd'hui avoue : la réforme est annulée. Faut-il le croire ?

"La réforme telle qu'elle s'était présentée est interrompue, elle n'a plus lieu d'être, puisque nous recommençons, nous repartons à zéro (...). Il me semble que cette formule dissipe tous les doutes, tous les malentendus".

Et après cela il fait le coup des Etats généraux. Pour le 5 juin ? Bon signe alors...


*Allez comprendre quelque chose, vous ! Petit rapport du vote tenu au CSE mercredi matin. A y perdre son latin politique...

Bon voilà : le Snalc (quand même un peu à droite - du de la FSU au moins) a proposé un vote sur les projets de masterisation. Certes ils sont remontés au SNCAL, mais se ne sont tout de même pas des gauchistes... Alors ils proposent la chose suivante :

« Les membres du CSE réunis ce jour, constatant la précipitation, le manque de concertation et l’absence de coordination entre ministères au sujet de la réforme du recrutement des enseignants, demandent un report du calendrier prévu pour son application, afin que soient permises de véritables discussions, à la fois sur les concours comme sur les voies de formation y conduisant, ceci dans un cadre interministériel » 

 
(Même) pas retrait, rien de bien radical non plus (faut pas déconner quand même). Option : plus petit dénominateur commun. Qui vote quoi ?

Résultats : ont voté d'un seul homme pour ce report : la FSU, avec la CGT, avec SE-UNSA, CNGA, UNL (et oui les lycéens).
Se sont abstenus : FO et le SNPDEN.
Ont refusé de voter (avec toujours beaucoup de courage :
FCPE, SPELC, SGEN-CFDT).

Bon alors, FO vote avec les patrons (pas pour la même raisons j'espère, mais alors pourquoi ?) la CGT vote avec le SNACL, la FCPE ne vote plus (ont-ils voté un jour ?). La FSU se gauchise à mort en votant contre.

Un point est net :
les jaunes sont toujours les jaunes (ils auraient même déclaré que la réforme des lycées professionnels -dont tout le monde se fout, au passage-) "était un vrai progrès".

Mais les rouges ?



* EE retrouver maison. L'Ecole émancipée (EE) veut retrouver sa fibre et appel au débordement de la FSU. Tant mieux. C'est implicite dans ce qu'elle publie ; un appel à la grève générale. Ecole émancipée, tendance intersyndicale organisée, très présente à la FSU.

La grève et la manifestation de l'éducation : sans plus attendre

Depuis le début de l’année scolaire, on assiste à une intensification des mouvements sociaux, que ce soit dans le secteur public ou dans le privé.
La crise financière, économique et sociale qui frappe déjà durement l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités rend d’autant plus urgente la mise en œuvre d’une autre politique que celle prônée par les néolibéraux.
En France, les derniers mois ont été marqués par une forte mobilisation dans l’éducation, de la part aussi bien des personnels que des parents, lycéens et étudiants.

(je vous fais grâce du second paragraphe qui récapitule les raisons de la dure lutte).


Au moment où le gouvernement est contraint à un premier recul (et ce pour la première fois depuis l’élection présidentielle), il faut amplifier encore plus les mobilisations, coordonner et centraliser les ripostes et mouvements qui se développent sur tout le territoire.
Il faut une nouvelle grève dans toute l’éducation le jeudi 15 janvier.
Il faut une journée de manifestation nationale le samedi 17 permettant de rassembler tous les parents, personnels, jeunes avec leurs syndicats et associations.
Il faut inscrire ces temps forts dans la durée et la reconduction du mouvement doit être posée.

L’annonce le plus rapidement possible de ces initiatives pour la 2ème semaine de janvier  est de nature à permettre au mouvement de repartir rapidement dès la rentrée de janvier créant ainsi les conditions d’un grand mouvement social pour l’école.

La décision, tant attendue, de toutes les confédérations d’appeler à une journée nationale de grèves et de manifestations le 29 janvier sera la possibilité d’une convergence privé-public et viendra renforcer ce mouvement social pour la réussite de tous les jeunes.

Mais cette journée, par sa nature, ne peut constituer l’horizon des mobilisations actuelles au sein du service public d’Education.
Si les réunions unitaires des fédérations de l’éducation et des différentes organisations, organisées jeudi, ne devaient déboucher sur aucun appel large à la grève, la FSU au mieux, le SNUipp au pire, sur la base de sa légitimité renforcée par les élections paritaires et son rôle essentiel dans les mobilisations locales devra prendre la responsabilité d’appeler avec les forces syndicales disponibles à la grève  le 15 janvier.

Il est important pour les personnels, parents ou lycéens mobilisés mais aussi en réponse aux manœuvres gouvernementales que ces annonces interviennent avant le départ en vacances.
Ecole Emancipée le 17 décembre 08


Bon bien voilà qui est clair (au moins).

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Reculade ou pas de deux ?

La réforme des lycées et Bac Pro, la masterisation, 13500 suppressions de postes, et 3000 suppressions de RASED n'ont toujours pas été annulées

DERNIERE MINUTE - Les syndicats SNLC FO (Créteil - Versailles), SGEN CFDT (Créteil - Paris), SE UNSA (Paris), SUD Education (région parisienne), CNT Education (RP), SUNDEP (Créteil), CGT Educ'action (RP)…. Expriment leur soutien aux lycéens qui luttent pour défendre leur éducation. Ils appellent les personnels à accompagner et soutenir la manifestation lycéenne qui aura lieu jeudi 18 décembre à 14h au départ de Luxembourg. Plusieurs syndicats ont déposé des préavis de grève nationaux qui couvrent les personnels. Les organisations syndicales s'opposeront à toute forme de répression (administrative, policière, pénale) à l'encontre des jeunes qui défendent leur éducation.

* Les vraies raisons du retrait.
Un vrai pas de deux cette reculade. Explication supplémentaire du pourquoi du comment Darcos a eu la bonne idée bien inspirée de retirer son projet. Pour vous faire une idée large de la question voyez d'urgence le Canard enchaîné du jour, toujours bien informé. Le Mammouth vous présente cependant une autre piste possible.

Le Mammouth Déchaîné - On a évoqué Bercy qui aurait hurlé à l'idée d'avoir à trouver des postes pour financer 1 heure 30 de Sciences éco pour tous en seconde. Possible. On a évoqué la Grèce. Sans aucun doute, le trouillomètre est à zéro.

Tous les acteurs confirment que depuis le début de la semaine dernière, l'atmosphère est plus que tendue au ministère alors que plus personne ne soutient la réforme. D'abord les élections n'ont pas été bonnes. La forte participation en soit est un aveu de soutien aux syndicats, les petits jeux du ministère sur les listes n'ont pas vraiment fonctionné (
souvenez-vous), la grande stabilité des résultats ne satisfait personne mais n'arrange personne non plus, gouvernement comme syndicats malgré les déclarations de victoire de la plupart des organisations syndicales (même du SGEN). Ainsi lorsque de mardi à jeudi les représentants syndicaux vont en audience au ministère c'est la soupe à la grimace. Pourtant ce n'est pas de là que vient le problème, Darcos sait bien que après les élections, le SNES-FSU va de nouveau réintégrer les discussions, sous un prétexte ou un autre. C'est déjà ainsi que ce syndicat avait procédé en 2005 en pleine bataille contre les décrets De Robien.

La mise en scène et le déroulement des luttes de la semaine, elles, sont certainement un des points clés. Remarquons des analogies avec ce qu'avait été la mobilisation contre le CPE. Départ dans le Sud, puis contestation qui gagne le Nord, Paris, la Bretagne et finit par se généraliser. Rebelotte avec les Marseillais qui bloquent les lycées, idem du coté de Toulouse, puis de Brest. Les quotidiens régionaux publient des photos de toute cette jeunesse qui serait à feu et à sang, se profilent les images de la Grèce, mais cette fois-ci bien en France. Sarko s'angoisse (voir le Canard) de voir "tous ces jeunes qui brûlent les poubelles sans savoir pourquoi", ce qui au passage témoigne d'une grande analyse politique et de toute sa considération, merci.

Pour Darcos la communication habituelle ne fait plus son effet. Le discours sur les privilégiés de l'E.N. ne passe plus, ni celui du "on vous ment", ou du "vous êtes manipulé". Bref, impossible de trouver de l'Ultra gauche la dedans, il est pris à son propre piège pédagogique.

C'est d'autant plus regrettable qu'en coulisses la vie politique continue. Sarko prépare son remaniement, et travaille à l'éjection de certains. Et il n'est pas question de leur laisser le droit de fanfaronner à quelques semaines de leur disparition du gouvernement. Qui sont ces dangereux ? MAM entre autre qui pourrait prendre de l'importance en remettant de l'ordre dans tout ce bordel lycéen, ou au contraire tout mettre en l'air en "profitant" d'une bavure... Voici donc coupée l'herbe sous le pied de certains qui auraient pu bien en tirer parti. Les rivalités vont de bon train, les réformes, elles restent au passage à niveau.

Darcos, alone in the government ? Tout n'est cependant pas perdu pour Darcos. D'abord parce que c'est le bien aimé de Sarko (voir plus bas), et que celui-ci lui doit un soutien sans faille alors même qu'il était au plus bas dans les sondages. N'oublions pas qu'il était aussi du voyage aux Etats-Unis, d'où il a ramené l'idée révolutionnaire du "busing" (dispositif visant à favoriser la "mixité sociale" en scolarisant des élèves d'une école d'un quartier dit "difficile" dans un établissement du centre ville). D'accord il ne peut plus être premier ministre, mais, nous dit-on, dans le paysage politique gouvernemental futur qui est déjà bien en place, voici que notre ministre serait pourvu d'un super ministère de la culture, de l'enseignement secondaire, et plus si affinité.

Histoire de mettre peut-être un sous ministre à l'éducation qui soit un fusible supplémentaire. Tiens, on verrait bien un ami de Copé tenir ce rôle, maintenant que Devedjian est casé...



* EPEP différés. Après les lycées voici dont une des pierres d'achoppement du primaire un peu évacuée. Une info DNA.

DNA (Dernières nouvelles d'Alsace) - Regroupements d'écoles : proposition de loi différée
Le député alsacien Frédéric Reiss a annoncé hier que sa proposition de loi sur la création d'Établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) visant à regrouper des écoles primaires, sera différée.
Depuis que les maires ont goûté aux difficultés d'application de la loi sur le service d'accueil minimum des élèves,
les élus sont très sensibles, pour ne pas dire plus, aux réformes de l'Éducation nationale qui pourraient leur être imposées. Conséquence directe, la proposition de loi sur la création d'Établissement publics d'enseignement primaire (DNA du 9 décembre) qui devait être discutée en janvier devant l'Assemblée nationale « sera différée », a annoncé hier soir le rapporteur de ce texte.


* Propos de Sarko.


«Cette réforme des lycées, je la soutiens et elle se fera mais il faut prendre le temps de l’écoute et de la concertation» a déclaré Sarkozy lors d’une conférence de presse au Parlement européen.
«J’ai demandé à Xavier Darcos
d’approfondir sa concertation pour que la réforme puisse se mettre en oeuvre dans les meilleures conditions (…) on prendra le temps nécessaire pour lever les malentendus et que cette réforme se fasse», a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat français a rendu hommage à
Darcos, «un ministre de l’Education remarquable qui a, en dix-huit mois, un bilan de réformes sans précédent: il a réformé l’école primaire, supprimé les IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres), changé l’organisation du temps scolaire et proposé une réforme des lycées». «On va prendre le temps de l’écoute et de la concertation et je suivrai moi-même personnellement cette réforme», a ajouté Nicolas Sarkozy.
«
Est-ce qu’elle sera en tout point conforme avec le projet actuellement sur la table ? (…) Non, parce qu’on va prendre le temps de l’écoute et de la concertation», a-t-il toutefois concédé. «Mon rôle, c’est de faire en sorte que les réformes se fassent en France, qu’elles se fassent avec un maximum de consensus», a insisté Sarkozy, évoquant pêle-mêle les réformes sur le travail du dimanche, l’audiovisuel public et les textes à venir sur le logement ou la réforme hospitalière.

"Approfondir sa concertation", jolie façon de dire les choses...

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Trop chère réforme ...

La réforme des lycées et Bac Pro, la masterisation, 13500 suppressions de postes, et 3000 suppressions de RASED n'ont toujours pas été annulées


* Réforme lycée : vous n'avez rien compris :
il faut mieux l'expliquer (aux cons cernés).

La preuve cette citation de Darcos : "c'est tout le contraire d'un enterrement de la réforme, c'est le seul moyen de garantir que l'on pourra aller plus avant".
et aussi (Fracne info):

"Pour parler le langage populaire, il s’agit de reculer pour mieux sauter, parce que si nous avions été uniquement à l’affrontement, uniquement sur la classe de seconde, nous risquions tout simplement d’avoir une crispation telle qu’on ne faisait rien du tout et donc nous enterrions la réforme", a-t-il dit. "C’est pour sauver la réforme que nous avons pris" la décision de la reporter, a-t-il ajouté. Désormais, le ministre ne va pas négocier "simplement la réforme de la classe de seconde, mais "globalement la totalité de la réforme du lycée", y compris la première et la terminale, ainsi que "la question du statut des enseignants au lycée", a-t-il affirmé. Il a décidé lundi en accord avec Nicolas Sarkozy de reporter d’un an cette réforme, dont la mise en place était prévue à la rentrée 2009, face à la grogne croissante dans les lycées, mais les organisations lycéennes ont maintenu leurs mobilisations prévues mardi et jeudi.

Une reculade qui va faire mal...


* Et si cette reculade était pour éviter des créations de postes ? Avec l'intégration des SES dans le tronc commun, et dans le contexte budgétaire actuel, certains pensent qu'en effet c'est un des objectifs de ce changement de cap, en trompe l'oeil, donc :

20minutes.fr - Une raison budgétaire?
"Selon un proche du dossier, Xavier Darcos et  l’Elysée  se  seraient  retrouvés  face à un casse-tête budgétaire impossible  après  la  décision  de  finalement  intégrer les sciences économiques  et  sociales  dans  le  tronc  commun  obligatoire. Cette annonce faite dimanche par voie de presse a pour effet de rajouter une heure  et  demie de cours (31h30 au lieu de 30h) et nécessite donc des milliers de postes supplémentaires.

Une  équation  impossible à l’heure où 13.500 postes sont supprimés au budget 2009.
L’Elysée, qui avait elle-même souhaité cette mise en valeur de l’enseignement de l’économie en temps de crise, s’est-elle fait rappeler à l’ordre par Bercy? "

Hypothèse pas impossible non plus. Tiens, on ne parle plus de l'Ultra gauche...


* Souvenons-nous : Un rapport confidentiel sur la RGPP dans l'E.N. daté de fin août disait clairement "La réduction des moyens de l'Éducation nationale sans réforme risque de dégrader la qualité du service public de l'éducation". Remarquez, même avec une réforme, la qualité du service public...

Dans ce même rapport (popularisé par l'AEF) on y trouvait des solutions. Elles sont toujours d'actualité. Restons vigilant.

Premier degré :
- réduire la scolarisation des 2 ans ;
- accroître les taux d'encadrement en préélémentaire;
- réduire le redoublement en élémentaire ;
- supprimer les réseaux d'aide et de soutien et redéployer une partie des personnels concernés dans les écoles relevant de l'éducation prioritaire ;
- gérer l'affectation et le service des professeurs sur le groupe d'écoles ;
- optimiser le remplacement et les décharges de service.


Second degré :
- réduire le redoublement au collège et au lycée ;
- réorganiser l'offre de formation au LEGT ; plafonner et annualiser les horaires élèves ; laisser jouer l'autonomie de l'établissement sur 30% de la dotation horaire ;
- simplifier l'offre d'enseignement au LP; plafonner et annualiser les horaires élèves ; - donner aux collèges la maîtrise de 20% de la dotation horaire élève ;
- annualiser l'obligation de service (ORS) des enseignants ;
- regagner du temps d'enseignement, notamment en transformant les décharges de service en indemnités ; - doubler le nombre d'heures supplémentaires opposables ;
- modifier l'organisation des examens.


Pilotage du système éducatif :
- rééquilibrer les dotations aux établissements en tendant vers les dotations optimales ;
- réorganiser l'administration centrale: mutualiser les fonctions de gestion de l'administration déconcentrée ;
- réorganiser la chaîne de pilotage et donner plus d'autonomie aux établissements pour permettre effectivement le pilotage par les résultats ; renforcer l'encadrement intermédiaire dans les établissements ;
- favoriser les regroupements d'écoles et d'EPLE.




* Qui a dit :
"il n'est jamais  trop tôt pour commencer le processus d'apprentissage. L'enseignement pré-scolaire a un impact fort sur le parcours d'éducation. Il a notamment beaucoup d'influence sur le comportement d'apprentissage des enfants de familles migrantes et de milieux sociaux défavorisés. On constate que le "taux de retour sur investissement" est le plus fort. Il permet d'améliorer l'égalité et l'efficacité de la formation. Pourtant dans de nombreux pays, l'éducation pré-scolaire est sous la tutelle du ministère en charge du social:  il faut savoir si on la considère comme une période de garderie ou comme une opportunité d'apprentissage. C'est une question dont il faut débattre au niveau européen"

Réponse Jan Figel commissaire européen chargé de l'Education. Mais comme il est Slovaque, on s'en fiche.


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Recul pour mieux sauter ?

Darcos sauve sa carrière ?

Ministère de l'EN - "Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a décidé de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde initialement prévue à la rentrée 2009 dans le cadre de la réforme du lycée.

Il rappelle que la réforme dont il a présenté les contours le 21 octobre dernier est bâtie sur un très large consensus des lycéens, des enseignants et des familles. (là il ment...)


Ce consensus a fait l’objet de deux protocoles d’accord, signés au mois de juin dernier, avec les organisations représentatives des personnels de direction et des enseignants, d’une part, et les organisations lycéennes, d’autre part. Mieux former, mieux orienter, mieux accompagner les élèves : telles sont, de l’avis de tous, les missions du nouveau lycée républicain dont nous devons poursuivre la réforme.

Or,
depuis des semaines, ce consensus est menacé par les attaques répétées des opposants à tout progrès du système éducatif qui n’hésitent pas à propager les rumeurs les plus infondées notamment sur la nature et les finalités de cette réforme. Par conséquent, dans ce contexte qui expose la sécurité des lycéens et des personnels, les conditions d’un dialogue serein et responsable ne sont plus réunies.

C’est pourquoi, Xavier Darcos, en décidant de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde, entend restaurer
l’esprit de consensus qui avait présidé à la réflexion sur la réforme du lycée. Il propose à cet effet de prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu’il s’agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l’équilibre respectif des disciplines.

Ces équilibres devront faire l’objet d’une large concertation avec les représentants des enseignants, des lycéens et des familles.
Par conséquent, la
conférence de presse prévue le mardi 16 décembre est annulée."

Plus de discussions; ce n'est pas justement ce que voulaient certains syndicats ?

Sur Europe 1, Darcos confirme que la réforme est repoussée d'un an et que la concertation va reprendre avec les représentants des enseignants, des lycéens et des parents d'élèves. Elle concernera désormais toutes les classes du lycée et abordera "sans tabou tous les sujets".

Ecoutez Darcos, pris en otage par les casseurs (sur Europe 1) : Darcos Europe 1

La réforme des lycées, 13500 suppressions de postes, 3000 suppressions de RASED n'ont toujours pas été annulées

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En attendant mardi

Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour (presque) quotidiennes.
Conférence de presse de Darcos mardi à 11 heures.
Le Mammouth fera le point dès le début d'après midi.

Dans le JDD Darcos fait ce jour des annonces qui n'en sont pas. Voir pus bas.

* Darcos, après son allocution de mardi, ira se réfugier à l'ambassade de Grande Bretagne.
C'est son agenda qui le dit (voir ici). Traite en plus !


*Quelques petites infos sur le lycée qui viennent des groupes de travail disciplinaires (rapportés par des sources syndicales) et donc du JDD (qui n'apporte rien de neuf à part l'horaire).

- 31 h 30 de cours par semaine du fait de l'intégration des Sciences éco dans le tronc commun (1 h 30 pour tous donc). Info du jour dans le JDD (qui doit faire quelques petites erreurs en ne citant pas les sciences).

- une carte des modules devrait s'établir sous contrôle des recteurs, car tous les établissements ne pourront pas tout offrir

- horaires : il y aurait
concurrence entre les Maths et l'histoire-Géo-ECJS pour la demi heure encore en suspens.

- Fin de l'ECJS, qui redeviendrait de l'Education civique. On parle aussi d'un
parcours civique du primaire au lycée. Il s'étendrait bien sur les trois ans en lycée. Thèmes de seconde : "Vivre en société" et Du conflit au droit".

- Un module complémentaire d'histoire géo branché sur les TICE.
Son thème (tenez-vous bien) « Innovation et progrès dans les sociétés humaines » dans le cadre politique, économique, social, culturel ou scientifique. Mais attention pas le droit de faire n'importe quoi (je vous vois venir...) : il y aura des figures imposées : un personnage (Pasteur, Darwin...), un lieu, un droit particulier (droit de vote des femmes nous dit-on, droit très particuliers en effet...).


Non, un module sur "Le progrès social du Moyen Âge à nos jours. Réflexions autour de l'oeuvre de Marx" ne sera pas autorisé. A moins que votre problématique s'arrête en 2007 ou ne concerne que la Moldavie. Notez que de fait la notion de progrès élimine toute approche sociétale autour des années Sarkozy.
Retour donc du Progrès et de l'européanocentrisme qui va avec. C'est ça l'histoire-géo en Sarkozie. Sarkozy, vous savez, le type qui a dit tout le bien du monde de Levy-Strauss...



* Les syndicats sont tous sur la même ligne : attendre janvier pour (essayer de) mobiliser.

AEF - Les fédérations de l'éducation se prononcent pour une journée de grève en janvier dont la date sera arrêtée lundi

Les fédérations de l'éducation (Sgen-CFDT, UNSA-Education, Fnec-FP-FO, Ferc-CGT, Faen, FSU) réunies hier soir, jeudi 11 décembre 2008 dans les locaux de la FSU se sont prononcées en faveur d'un recours à la grève pour le mois de janvier, indique à l'AEF Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU vendredi 12 décembre. Cette mobilisation portera sur les questions de politique éducative, de budget, de pouvoir d'achat ou d'emploi et s'inscrira dans une journée d'action interprofessionnelle, dont la date devrait être arrêtée lundi 15 décembre, lors d'une rencontre des confédérations. Les fédérations de l'éducation se retrouveront à nouveau jeudi 18 décembre pour voir "comment articuler leur action à cette journée".


Curieux rapprochement hétéroclite cette intersyndicale ... Allez, c'est reparti pour un temps fort. Le gouvernement tremble.


* La FCPE appelle les lycéens à multiplier les assemblées générales. C'est à peine croyable ce communiqué de la FCPE qui retourne sa veste (dans le bon sens félicitons-nous en).

FCPE -12 décembre.

La grogne enfle dans les lycées et dans la rue.
Quand Xavier Darcos se décidera-t-il à écouter les citoyens ?
La tension et le ton montent dans les lycées et dans la rue.
La
FCPE appelle à la responsabilisation du ministre qui doit à tout prix ouvrir le dialogue et la concertation qui, quoiqu’il en dise, n’ont jamais eu lieu.
La
FCPE demande une véritable réforme des lycées et ce, pour la rentrée scolaire 2010.
La
FCPE se félicite de la mobilisation des parents, des lycéens et des enseignants lors de la journée d’action du 10 décembre.
De nombreuses initiatives ont eu lieu : rassemblement, manifestations, nuit des écoles, sapins de Noël et lettres au Père Noël, vente aux enchères de l’Education nationale.
La colère des citoyens est due à l’irresponsabilité du ministre de l’Education nationale qui fait preuve de mépris et de cynisme à l’égard de tous les membres de la communauté éducative.
Lors du CSE, le ministère annonce, en effet, que le flou qui entoure la réforme des lycées est dû au temps passé en concertation qui ralentirait les décisions ministérielles :
De qui se moque-t-on ? Est-il normal que les lycéens et les collégiens de troisième ne sachent encore rien sur les conditions de leur rentrée scolaire 2009 qui aura lieu dans neuf mois ?
La FCPE appelle les parents d’élèves à continuer la mobilisation avec les lycéens, afin d’obtenir le report de la réforme des lycées.
La
FCPE appelle à la vigilance et à se rapprocher des jeunes pour assurer la sécurité des manifestations qu’ils organisent : nuit des lycées, rassemblements. 
La
FCPE rappelle aux lycéens la nécessité de tenir des assemblées générales dans les établissements afin d’informer leurs camarades sur les raisons de leur mobilisation.
La
FCPE tient à préciser aux chefs d’établissements que les parents d’élèves ne peuvent accepter que les élèves internes ne soient pas autorisés à rentrer dans leur internat en fin de journée après avoir manifesté.


* Alors qu'il dégraisse le mammouth (Allègre en rêvait...) le ministère cherche toujours des profs. Il va les chercher à l'ANPE et leur offre 8,71 € de l'heure (pas plus). Alors que jusqu'ici les remplacements étaient assurés par des agents titulaires (ZIL, TZR, brigade...), les inspections académiques et les directeurs d'établissements se servent désormais directement à l'ANPE. Cela se passe aujourd'hui, en France.

Exemples :
Dans le 93, l'ANPE recrute des " instituteurs " remplaçants (bac+ 3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de l'heure. À ce tarif, je connais des femmes de ménage qui feraient la fine bouche et qui auraient bien raison.
Dans le 79 (Nord-deux-Sèvres), l'IA recrute pour un CDD d'un mois, un professeur des écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de 35h hebdomadaires.
En Côte d’Armor, l'IA fait appel à l'ANPE pour trouver un professeur d'école remplaçant, CDD 1 mois, remplacements courte et longue durée pour 1 330,05 € mensuels
Dans l'enseignement spécialisé pour jeunes handicapés, CDD de 3 mois, 27h hebomadaires pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé. Autre exemple : " Pour un remplacement du 1er au 5 décembre: vous donnerez des cours pour des adolescents de 14 a 16 ans ayant des troubles du comportement. vous avez le soutien d'un éducateur spécialisé. Niveau primaire. 27h de cours et 205 h de préparation. possibilité prolongation du contrat. Rémunération : 8,71 € de l'heure.
• Des proviseurs de Moselle s'adressent directement à
l'ANPE pour remplacer des professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Les candidats (et les curieux) peuvent téléphoner directement aux N° suivants : 03.87.67.17.90 (lycée Julie Daubie, demander Mme Decheppe), 03.87.29.25.40 (Lycée Condorcet, demander M. Mourer).
L'ANPE recherche également des conseillers d’orientation psychologues pour intervenir dans les établissements publics: CDD 4 mois, 35h hebdomadaires, 1 595,14 € mensuels.

Pour retrouver toutes ces annonces, allez sur le site de l’ANP, tapez professeur et sélectionnez « un département »...

* Tu la sens ma prospective ? Le blocage des publications, la rétention des données (comme celles, sensibles, sur les projections d’élèves), l’abaissement des missions et les menaces de restructuration liée à la RGPP posent le problème de l’avenir même de la DEPP (Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance).

La CGT aujourd'hui s'inquiète. Le texte en pdf est là :
Communiqué CGT sur situation DEPP déc 08


* Veilleurs vous direz au ministre de faire attention : la perturbation rend sourd. Surtout quand on la minimise... c'est là .

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Pluie fine...

Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour (presque) quotidiennes.

*Que des méchants désinformateurs (ou alors des imbéciles). Notez que les deux sont possibles dans la bouche du ministre. Voici ce que disait donc Darcos sur RMC mercredi matin.

Darcos-RMC

Et il rajoute que la réforme est "faite  dans  l'intérêt  des élèves avec accord  des  organisations  syndicales à l'origine et sur les conseils des représentants des lycéens". Si ça ce n'est pas de la désinformation... c'est au moins de la manipulation. (citation prise là)

"Il y en a qui désinforment bien". Ca, ça ne peut pas être nous, on fait que des copiés-collés de ce que dit Darcos.


* Les gardiens de la paix entretiennent la violence ? Lisez cet article de Rue 89 (sur cette page) qui montre comment les forces de l'ordre sont aussi à l'origine de la radicalisation du mouvement lycéen.

Il est un peu moins de huit heures, jeudi matin, lorsque la proviseur du lycée professionnel Dupuy-de-Lôme, à Brest, téléphone à la police: une cinquantaine de jeunes, "des casseurs d'ailleurs et quelques élèves" d'après les profs, met le feu à des containers devant le bahut. Débarquement en force des hommes en bleu -c'est dans cette ville bretonne qu'on a enregistré les plus gros affrontements et pas mal de casse, ces derniers jours, en marge des manifestations lycéennes contre les réformes Darcos.
Deux camps se font devant près de six cents élèves scrutant la scène à travers la grille de ce lycée professionnel. Un internaute brestois de Rue89, Jacques Pagnoux, qui y enseigne depuis vingt-six ans, raconte la scène, également relayée par les médias locaux. Si l'ambiance est "tranquille au début" dans l'établissement "plutôt peu concerné par la mobilisation", le prof d'anglais assiste à une suite autrement plus spectaculaire:
"Les casseurs ont commencé à reculer, la police a tiré deux ou trois grenades dans leur direction, avant de se retourner vers le lycée. Elle s'est mise à tirer des grenades lacrymogènes à trois ou quatre reprises. Six ou sept ont même atérri sur le toit du centre de documentation, qui est en plastique et aurait pu prendre feu."
"Panique générale, cris, bousculade"
D'après l'enseignant, qui nous a envoyé des photos d'une quarantaine de débris de
grenades, "elles ont plu dans le ciel du lycée durant une bonne heure". A l'intérieur, "panique générale, cris, bousculade". Et mobilisation:
"
Environ sept cents élèves sur les 1030 inscrits sont partis manifester en ville alors qu'ils n'étaient pas vraiment concernés par la protestation contre Darcos. Voilà le résultat de cet excès de force policière. Qu'est ce qu'ils cherchaient? Quel était leur but?"

Quel était leur but, oui, voilà la question ...

* A Lille, le rectorat interdit les réunions syndicales ?

De sources syndicale - Le rectorat aurait envoyé un mail aux établissements demandant de refuser les réunions syndicales la semaine prochaine. Le rectorat dit ne pas interdire les réunions mais les rencontres parents profs. Le cas de conscience serait renvoyé aux chefs d’établissement qui prennent la décision, façon de dire qu'il n’y aurait donc pas d’ordre impératif.  Il s’agirait selon le cabinet du recteur « d’éviter des réunions où se diraient des choses inexactes, car le projet n’est pas sorti et le ministre ne s’est pas exprimé ».


* LE SNDPEN : réveillons-le. Voici sa déclaration suite à diverses mobilisation de la semaine prochaine...

AFP -Réveillons revendicatifs" en lycées: "mot d'ordre dangereux"

Les occupations de lycées annoncées pour lundi soir sous le nom de "réveillons revendicatifs" constituent "un mot d'ordre dangereux", a estimé vendredi dans un communiqué le secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissements (SNPDEN-Unsa), Philippe Guittet.
> Ces "réveillons revendicatifs" réunissant enseignants et parents sont prévus lundi soir dans les lycées, à l'appel du syndicat Snes-FSU, afin d'exprimer leur "vigilance sur la réforme du lycée", alors que le ministre Xavier Darcos présente le lendemain le schéma définitif de la réforme de la seconde.
>
Cette "occupation nocturne n'est ni à autoriser, ni à négocier", il s'agit d'un "mot d'ordre dangereux" et "elle doit être qualifiée pour ce qu'elle est: une violence, même symbolique", selon M. Guittet.
> "Les personnels de direction, pas plus que les personnels logés, n'ont à veiller à ce que les conditions de sécurité de l'occupation soient assurées: les occupants assument seuls et entièrement les conséquences possibles de leur occupation. Dans ce cadre, il n'y a pas lieu de se plier à leurs demandes", ajoute-t-il
> "En revanche, les autorités académiques et les représentants de l'ordre doivent être informés, notamment si un internat se trouve dans les mêmes locaux", et informer "une deuxième fois, dans l'hypothèse où les conditions normales de sécurité ne seraient pas rétablies le lendemain", poursuit-il.
> "Le SNPDEN apporte tout son soutien aux collègues qui seraient confrontés à des situations difficiles et
rappelle la nécessité de procéder à la fermeture des établissements si les cours ne peuvent pas être assurés dans des conditions de sécurité normales", conclut M. Guittet.

Guittet, encore un qui a légèrement oublié d'où il vient... mais qui soigne son plan de carrière.


* SMA : mairies sanctionnées: c'est parti.
Voyez ces infos de Ouest-France (ici). C'est dans la Sarthe.


Difficultés d'organisation, timing...


« Comment peut-on envisager sérieusement un accueil sécurisé pour ces enfants ? », s'était interrogé Me Tourniquet, avocat de la commune d’Allonnes, qui dispose de 38 agents territoriaux pour l’accueil de 1 098 élèves. « En tant que maire, si je veux imposer à mes agents un travail qui sort de leur cadre statutaire, qu'en est-il de leur responsabilité ? Rien n'a été prévu ».

Le délai imparti pour mettre en place ce service a été mis en avant par le maire de Vibraye. « Le fax de l'inspection académique est arrivé à 15 h 49, mardi 18 novembre, pour une grève le jeudi 20. On n'avait matériellement pas le temps de l'appliquer ».

À chacun de ces arguments, le représentant du préfet du Maine-et-Loire répond (il n'y avait pas de représentant du préfet de la Sarthe) : « Rien n'empêche le maire d'embaucher du personnel. L'État a prévu de compenser les frais financiers. »

A contre-courant des propos de Sarkozy

Cette décison de justice peut toutefois surprendre, quelques jours après les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui laissait entendre qu’il pourrait assouplir la loi pour les maires des petites communes. « Je comprends parfaitement le sentiment d’injustice que peut avoir un maire traîné devant le tribunal administratif par son préfet parce qu’il a peu de moyens, qu’il a fait son possible et qu’il n’y est pas arrivé. Je suis tout à fait prêt à revoir ça », avait-il affirmé.



* Résumé des attaques contre l'E.N., par un maire conseiller général et ancien enseignant.
C'est là .
Voici la fin de son texte et son appel :

[nous] "Demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.

Appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation.Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.

Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre, les collectivités, entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école laïque et républicaine.

Tous les maires républicains doivent en avoir conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas contre le corps enseignant abandonné le plus souvent dans la tourmente de réformes qui visent à le mettre à genoux.

Jean Marie DARMIAN Maire de Créon Conseiller général de la Gironde"

* Universités en lutte (en temps réel). Une bonne initiative cette carte pour savoir ce qui se passe et où. là voici au 12/12. Pour voir la carte actualisée suivre ce lien.


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Tous les jours un truc nouveau sur la réforme du lycée...

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Et aujourd'hui même plusieurs ...

* Les statuts seront-ils inchangés ?
C'est ce qu'annonce le ministre aux syndicats qu'il a reçu ce jeudi.

Le Ministre a fermement déclaré que « la réforme du Lycée n’entraînerait aucun modification du statut des enseignants », et que « les services resteraient hebdomadaires ». Toujours selon le Ministre : « il faut que les professeurs restent dans leur discipline, leur statut, leur horaire ». Il tient au « maintien du professeur comme incarnant une discipline, même si d’autres syndicats ne sont pas d’accord ». Enfin, Xavier Darcos a indiqué, relativement aux concours de recrutement, que « la discussion était ouverte » et que les concours devraient « attester de la maîtrise des disciplines et des savoirs ». 


Et demain, on rase gratis ?


*Bientôt un module lutte des classes en seconde ?
non je déconne, mais voici ce que l'on apprend de source syndicale :

Nous savions par la rumeur qu'un groupe de travail se réunissait depuis le 15 novembre pour donner corps à la proposition ministérielle d'un module d'initiation aux sciences médico-sociales.
Nous savons aujourd'hui que ce module
s'est transformé en module d'initiation aux sciences de la santé et du social : deux modules semestriels partagés entre les professeurs de STMS et de Biologie Humaine. Il s'agira de proposer aux élèves des « questionnements dans le domaine sanitaire et social avec des notions et des compétences méthodologiques à acquérir . Chaque questionnement devra faire référence aux deux disciplines et à une méthodologie transversale ». Le tout devant se négocier au niveau de l'établissement, entre les équipes des professeurs des deux disciplines et les proviseurs !
On va nous dire que c'est pour palier la disparition de la moitié des heures d'enseignement en SMS et Biologie Humaine en seconde.


Du flou, de la souplesse, de la diminution (d'horaires), du torpillage et de la collaboration. Qui dit mieux ?

* Les proviseurs paranos tentent le durcissement sécuritaire : (
Libé ce jour): Les proviseurs s'accordent à distinguer parmi ces jeunes un noyau dur «complètement inorganisé» et «très déterminé» qui «casse, sans aucun slogan», et un groupe plus «structuré» de «lycéens qui réfléchissent et cherchent à manifester pacifiquement».

On nous signale de plus une certaine forme de pression sur les élèves. On envoie des lettres (menace d'avertissement), on ressort des vieux dossiers (ceux qu'on croyait effacés), la suspicion règne, on fait des menaces sur les poursuites d'études...
Allez, une pastille ?


* Stages intensifs de langue pendant les vacances.
Voici ce que dans certaines académies on reçoit dans les casiers.

Ministère de l’Education Nationale, Secrétariat de [...]
[...], le 20 novembre
Le Recteur de l’Académie, à Mesdames et Messieurs les Proviseurs de lycées
Mesdames et messieurs les coordonnateurs de langues vivantes
Objet : organisation de stages intensifs d’anglais


En début d’année scolaire, un certain nombre de mesures destinées à favoriser l’enseignement de l’anglais au collège et au lycée ont été annoncées par Monsieur le Ministre de l’Education Nationale. Parmi celles-ci, figure la mise en place de stages intensifs pendant les vacances, notamment celles d’hiver (février) et d’été (début juillet et fin août).
L’objectif visé étant de se rapprocher des stages linguistiques en immersion ,
il est envisagé de privilégier la langue orale et de permettre aux élèves d’utiliser l’anglais dans des situations de communication aussi authentiques que possible.
Je vous demande donc de réfléchir dès maintenant à l’organisation de tels stages en répertoriant notamment les ressources disponibles dans votre établissement :

_ ressources humaines :
professeurs, assistants de langue étrangère qui n’auraient pas l’intention de s’éloigner pendant les vacances d’hiver, étudiants Erasmus, parents d’origine étrangère.

_ ressources technologiques :
salles pupitres, salles multimédia, possible visio-conférences, réception de chaînes de télévision étrangères, connexions Internet

Je sais pouvoir compter sur vous pour relever ce nouveau défi qui vise à réduire les inégalités sociales et à offrir à tous nos lycéens les mêmes opportunités d’améliorer leurs compétences en langue anglaise.


* Le président de l'université de Poitiers explique à la ministre pourquoi il n'est pas content de voir augmenter son budget. Extraits et sa lettre en pdf.

Madame la Ministre,
Monsieur le Directeur Général,

Vous m’avez communiqué les moyens alloués en 2009 à l’université de Poitiers tels qu’ils résultent du nouveau système d’allocation. J’ai pu ainsi constater que le budget de mon établissement progresserait en 2009 de 4,8% par rapport aux crédits 2008 (pour une moyenne nationale de + 15%),
et qu’il lui était demandé :

- de ne pas renouveler 3 départs à la retraite ;
- de contribuer à l’effort de redéploiement d’emplois en faveur des universités les moins bien dotées à hauteur de 5 non renouvellements de départs à la retraite ;
- d’intégrer dans ses perspectives de nouveaux efforts de non renouvellements à hauteur de 5 emplois pour 2010 et de 5 emplois pour 2011.


(...) Je suis convaincu que nous devons faire évoluer nos universités car la situation qui leur est faite depuis longtemps est inacceptable. Encore faudrait-il que les conditions soient réunies. La déception créée par les annonces récentes va renforcer tous les conservatismes, tous les immobilismes, et créer un climat de défiance qui ne demande qu’à être entretenu.

La lettre est là : Gesson-Poitiers



* Chèque éducation : un  pas  de plus vers sa mise en place
(vieille mesure réclamée depuis longtemps par l'extrême droite):


Il  ne concernait jusqu'ici que les écoles libres situées hors commune de  résidence,  il  pourra  désormais  concerner  aussi  les  écoles publiques  sous  certaines  conditions  (pour l'instant); la mesure ne coûte  pas  cher à l'Etat, puisque ce sont les communes qui payent. Il   suffira   ensuite  de  prévoir  des  financements  analogues  des départements  et  des  régions  pour les collèges et lycées et le tour sera joué...
(On  comprend  pourquoi  il  était  si urgent de s'attaquer à la carte scolaire après l'élection présidentielle.)

Voir les infos
Ouest France.

* Mieux vaut en rire ? Oui mais pas trop quand même . Merci à Vidberg. Visitez son site.

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Léger crachin...

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J. Lang à Darcos, ce matin : "L'Education sera votre Vietnam".
Et au PS en Bérézina ils s'y connaissent...


*Réforme Seconde (de source syndicale) :

- Retour des SES dans le tronc commun. C'est l'interprétation que fait Luc Cédelle sur son blog des tergiversations rhétoriques du ministère depuis mardi matin. Historique de la reculade de Darcos (par Cédelle) ici. Les SES seraient pour tous, et à hauteur d'une heure et demie + des modules de découverte (comme prévu avant). Mais c'est pas totalement sûr non plus dit le ministre.

- Choix des disciplines bénéficiant des dédoublements laissé aux établissements. Ca va donner...

Face à cela le SNES maintient la pression et propose une veillée d'armes, lundi soir dans tous les établissements. Ce qui va faire plier Darcos, on en est certain.

Pour les veilleurs : vous direz au ministre que le coup de l'ultra gauche c'est quand même un peu gros (voir là)


* Retraits sur salaire. La grande confrontation a commencé... Alors que les mouvements de résistances se multiplient et que des instits refusent de mettre en place le soutien, la hiérarchie sait jouer de toutes les pressions possibles. Après les intimidations orales, voici désormais les retraits de salaires. A quand le blâme ?

AFP - Le salaire d'un directeur d'école opposé aux réformes amputé en décembre

Le directeur d'une école maternelle de l'Hérault, entré en résistance en raison des réformes engagées dans l'Education nationale, va voir son traitement de décembre ponctionné pour "manquement aux obligations de service", a-t-on appris mardi auprès de l'intéressé.
L'inspectrice de circonscription s'est rendue mardi matin à l'école maternelle de Saint-Jean-de-Védas, a raconté Bastien Cazals à l'AFP.
Elle lui a remis un document l'informant que compte tenu du fait qu'il n'avait pas mis en oeuvre l'Aide Personnalisée dans son école depuis le 1er décembre, soit l'équivalent de 5 jours, son traitement de décembre serait amputé d'autant. Ce qui équivaut à un retrait de 5/30e de son salaire pour "manquement aux obligations de service".
"
Mais je n'ai pas l'intention de mettre un terme à mon action", a déclaré M. Cazals, qui risque ainsi de perdre une grande partie de son salaire de décembre. "J'espère que je serai rejoint", a-t-il ajouté.
Dans une lettre à Nicolas Sarkozy, Bastien Cazals dénonçait récemment les réformes mises en oeuvre par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, estimant qu'elles ne permettraient pas notamment de réduire le nombre d'élèves en difficulté.
Dans cette missive, il annonçait son entrée en résistance et son intention de ne pas appliquer les nouveaux programmes et de ne pas effectuer l'aide personnalisée, ce qu'il a mis en oeuvre.

Généralement ce genre de nouvelle énerve encore plus... On espère aussi qu'il sera rejoint. Courage.


* Le nouveau CAPES a-t-il le goût de banane (comme le Beaujolais nouveau ) ?
A vous de juger, voici un CR du document de travail qui donne quelques informations sur le détail des épreuves des nouveaux concours. Pour les lettres modernes.

Ecrit:
1. Une composition française portant sur une question en relation avec les programmes de français des collèges et lycées, invitant le candidat à mobiliser sa culture littéraire et artistique. Le sujet peut être commun avec la première épreuve du CAPES de lettres classiques.
5h, coeff. 2.

2.Étude grammaticale d'un texte de langue française. - Question(s) d'orthographe lexicale et/ou grammaticale. (4 points) - Question(s) de syntaxe. (6 points) - Question(s) d'histoire de la langue française impliquant des connaissances d'ancien français : étude morphologique et sémantique de deux mots ou expressions du texte (5 points) - Etude stylistique portant sur l'organisation et la composition du texte, les relations entre les formes et le sens. (5 points)
5 h. coeff. 2.

Oral
:
1 Leçon en relation avec les programmes des lycées et collèges, s'appuyant sur un texte long ou un groupement de textes accompagné éventuellement d'un ou deux documents complémentaires. Le candidat présente un projet d'enseignement mobilisant l'ensemble du corpus. Dans le cadre de ce projet, il lui est demandé de mettre en oeuvre concrètement l'explication d'un passage de 20 à 30 lignes et de présenter une question de grammaire. Le texte à expliquer et la question de grammaire sont définis par le jury. L'entretien est l'occasion pour le candidat de justifier ses choix didactiques et pédagogiques. Préparation 3 heures ; exposé et entretien 1 heure.
Coeff. 3

2 Épreuve d'entretien avec le jury L'épreuve prend appui sur un dossier de 5 pages maximum (étude de cas ou textes) fourni par le jury et portant sur les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle consiste en un exposé suivi d'un entretien avec jury. L'exposé porte sur l'analyse du dossier. L'entretien avec le jury permet de vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, du système éducatif et à ses institutions et, de manière plus générale, à son aptitude à exercer son métier dans le second degré.
Préparation 3h Exposé et entretien 1h
Coeff. 3.



* Maquettes des concours pour préparer la masterisation arrivent. Selon l'AEF

Masterisation: les maquettes des concours transmises vendredi aux universités, selon l'entourage de Xavier Darcos

Les maquettes définitives des concours enseignants (CRPE, Capes, CAPET, Capeps, CPE) sont finalisées (L'AEF n°102797) (L'AEF n°102708), indique à l'AEF l'entourage de Xavier Darcos mardi 9 décembre 2008. Elles ont été transmises aux organisations syndicales entrées en discussion sur la masterisation, ainsi qu'à la CPU et la CDIUFM. Ces dernières ont jusqu'au vendredi 12 décembre pour "faire des remarques" sur ces textes. Les maquettes seront "transmises vendredi par la DGES aux universités" et les maquettes des PLP "sous une dizaine de jours", précise l'entourage du ministre de l'Éducation.


* Les sondés sont des cons ? Peut-être. Nouvelle proposition de SOS éducation qui relance le referendum qu'elle avait déjà organisé avant la dernière présidentielle. C'est ici. Peut-être faut-il le leur pourrir un peu.

Ayant  sans  doute  du  mal  à comprendre  les  scores inférieurs à 100% qu'elle  avait  obtenus,  l'association veut en avoir le coeur net. En effet,  l'analyse des résultats laissait apparaître que seuls 85 à 98% des  sympathisants  de  l'association  étaient alors d'accord avec les solutions qu'elle proposait.
Les  autres  avaient-ils  appris  à lire avec la méthode globale et ne comprenaient-ils  pas  les  questions  posées ou bien étaient-ils trop cons  pour  savoir  ce qu'il fallait répondre à leur association ?
Pour évaluer les progrès cognitifs des sympathisants de l'association, il sera donc utile de comparer les futurs résultats avec les scores de 2007
publiés ici
et   surtout   d'analyser   l'audience   d'un   tel   sondage  puisque l'association   affirmait   sans   rire  avoir  reçu  plus  de  240000 réponses !


Le suspense est insoutenable.

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Cela se précise tous les jours un peu plus...

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Si les syndicats de profs s'enterrent dans leur léthargie, côté élèves la contestation prend forme. Lire
cette dépêche d'AFP et aussi voir sur ce site. Manifs aussi en Franche-Comté, en Vendée, à Rennes ... et dans les IUT.


* Réforme bac pro : du neuf.

(De source syndicale)- On apprend aujourd'hui que le ministère a sorti les grilles du dispositif qui devrait s'appliquer dès 2009. Il apparaît que tout ce que l'on pouvait redouter est bien d'actualité:

- globalisation des horaires (élèves) sur trois ans.
- annualisation des services des enseignants.
- les enseignements généraux en prennent pour leur grade (ce qui limite les poursuites d'études).
- une application dès la rentrée 2009 sur les 3 années (et non la seule seconde pro).


Voilà cela se précipite.
Annonces officielles sur le lycée le 15 ou le 16 décembre.


* Budget universitaire. Montpellier III est à l'agonie. De la faute à qui ? Voici en exclusivité la lettre du président de l'Université Paul Valery à ses troupes. Cela recale bien les choses... Tout est à surligner donc je laisse en blanc.

À tous les personnels de l’université Paul-Valéry

             La dotation ministérielle nous est parvenue vendredi à 23 heures.

            La somme qui nous est allouée nous permettra de présenter un budget en équilibre pour l’année 2009, mais ce sera grâce aux crédits du plan réussite en licence.

            En effet, cette dotation prévoit une augmentation globale de 8%, la plus faible de toutes les universités, avec une DGF en baisse et des charges nouvelles (primes d’encadrement doctoral, allocations de recherche) compensées par une très forte augmentation du plan réussite en licence, puisqu’il est proportionnel au nombre des étudiants et à leur situation sociale, mais qui diminue d’autant la dotation générale. La conséquence de ce tour de passe-passe est que le plan réussite en licence devra servir au fonctionnement et que, plus un étudiant est en difficulté, moins le ministère estime qu’on doit chauffer les locaux, dépenser d’électricité, téléphoner, encadrer la recherche, etc.

            Le plus grave est dans la suite : le ministère nous annonce que nous devrons rétrocéder 12 postes en 3 ans, dont 6 cette année (au choix, enseignants ou BIATOS, de l’UPV ou de la BIU). Ainsi, selon les critères nouveaux, notre université est passée d’une situation de sous-encadrement reconnu (l’UPV occupait les 70e et 71e rangs parmi les universités) à l’affirmation d’un sur-encadrement.

            Les engagements du ministère allaient en sens inverse : à plusieurs reprises, la ministre avait affirmé la nécessité de rééquilibrer les dotations jusque là très défavorables aux universités de Lettres, Langues, Arts, Sciences Humaines et Sociales. Elle s’était par ailleurs engagée à réduire les écarts entre les universités montpelliéraines dans le cadre du projet de PRES. La dotation de 2009 revient sur l’ensemble de ces engagements et pose la question de l’avenir des universités LLASHS en général et, plus immédiatement, de l’intérêt pour Paul-Valéry d’une fusion avec les deux autres universités de Montpellier.

            Quand on fait un rapprochement entre cette dotation et les mesures sur le nouveau statut des enseignants, on comprend que les 30 000 heures complémentaires que nous avons devraient être incluses dans les services statutaires, ce qui revient à les doubler et à supprimer toute recherche dans nos domaines. Pour les BIATOS, cela remet en question l’existence même de certains services privés de moyens et de postes.
Face à cette très grave situation, j’ai décidé de réunir en urgence demain le congrès de l’université pour délibérer de l’attitude à adopter dans les circonstances actuelles

Anne Fraïsse

Paul Valéry connaîtrait-il une nouvelle nuit de Gênes ?

* Qui a dit : " Il  faut  regrouper  la  direction  des  médias, le ministère de la culture  et  l’Education Nationale sous l’égide d’un seul ministère". La réponse est là, rubrique Medias. Idée que l'on retrouve aussi là.
Aujourd'hui on comprend encore mieux ce que cela veut dire. Sans doute pour offrir à Coca Cola encore plus de place de cerveau disponible.

* Mardi 9 décembre, Xavier Darcos a pris officiellement le petit déjeuner avec Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard (site educ.gouv, agenda du ministre).

Il y avait open bar ?


* Enfin la minute nécessaire de Monsieur Sécurité :
"les  bébés  grandissent  et deviennent des ados. On lâche sur eux des chiens  policiers  dans les établissements scolaires. Si seulement ils avaient pu être détectés plus précocement, on aurait pu épargner cette peine à ces pauvres bêtes. "
Cela vient
de là.

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Que dire de plus ...

...que ça :



Merci super instituteur... (Visitez son site).
Les inspecteurs sont effectivement bien en ordre de bataille. Et ça va saigner. Lisez leur lettre ouverte au ministre... sur ce lien.


* Retour du certif ? Il s'agit des certifications de langue, ou une autre façon d'externaliser des services. Des marchands de langue qui la font payer cher au kilo.

Voici ce qu'en dit un de nos collègues (paru sur le site du SNES) : en gros une vaste fumisterie. En pdf ici :
l_education_nationale_est_tomb_e_dans_l_escarcelle_des_marchands_de_certifications_en_langues


* Le bulletin de Darcos est arrivé. Plutôt bien noté. Un bon petit gars, un fonctionnaire qui fonctionne. Ce pourrait être la conclusion du rapport d'étape sur l'avancement de la RGPP (régression générale des politiques publiques) quant à l'Education nationale. Voici les appréciations qu'il pourrait avoir :

- Réforme du primaire : excellent travail ;
- Réforme du lycée c'est bien mais doit encore affirmer leur autonomie (seul point rouge mentionné par le rapport) ;
- Développement de nouveaux services : très bien, sait rendre services.
- Modernisation de la gestion des enseignants : bien doit poursuivre son effort.


Tout le rapport d'étape est sur ce lien là : rapport décembre 2008.

Pécresse, elle est un peu plus en difficulté... (voir aussi le même rapport).


* Zéro est arrivé ?
Cédelle (de Le Monde), spécialiste de l'éduc qui tient un blog sur Lemonde.fr, sur lequel il recommande à ses lecteurs un Zéro faute dans leurs commentaires, vient d'être méchamment taclé :

Et pan. Suivant ?

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Victoire ! (mais pour qui ?)

Pour ceux qui viennent en direct, allez voir la Une, mise à jour

C'est toute la question...

* Le SNES crie victoire :
Elections professionnelles dans le second degré : majorité absolue pour le SNES !
6 décembre 2008


 

La hausse significative de la participation (près de 65 % des inscrits) dans un secteur où elle a toujours été importante témoigne de l’attachement des personnels au paritarisme et dément les propos du ministre sur le divorce entre les organisations syndicales et la profession.
Le SNES recueille la moitié des votes exprimés dans les CAPN où il présente des listes. Sa place de premier syndicat du 2nd degré est ainsi confortée. Tout en enregistrant une baisse de 1,9 points, il reste loin devant les autres organisations syndicales : le SGEN-CFDT obtient environ 11 % des voix, suivi du SNALC (9,5%), du SE-UNSA (8%), de FO (6,5%) et de SUD (6,5%). Tous les autres sont en dessous de la barre des 3% des voix.
Cette position majoritaire confirme la légitimité du SNES à porter les revendications de nos professions.
Le ministre va-t-il enfin entendre les demandes exprimées par les personnels par ce vote ?


* FO crie victoire :
Force Ouvrière conforte et améliore sa représentativité dans les commissions paritaires de l’ Education nationale.

Publié le 5 décembre 2008

Ce vendredi 5 décembre 2008, ont été dépouillées les élections professionnelles des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation.
64% des enseignants ont participé au scrutin, soit une hausse de la participation de trois points par rapport à décembre 2005 : (hausse de deux points dans le premier degré et de quatre points dans le second degré). Dans ce scrutin a pu s’exprimer la volonté des salariés de conforter la réelle représentativité des organisations syndicales.(...)
Dans ces conditions les syndicats Force Ouvrière confortent et améliorent leur représentativité dans les commissions paritaires en dépit de conditions contestables d’organisation du scrutin, du fait du non dépouillement le soir-même du vote. Dans le premier degré le SNUDI FO progresse de 800 voix, l’UNSA recule de deux points et la CFDT n’a plus d’élu à la CAP Nationale.
Les syndicats FO (le SNUDI FO et le SNFOLC) ont obtenu ces résultats avec l’appui et l’aide de la confédération CGT-Force Ouvrière, de ses unions départementales et de la Fédération Générale des Fonctionnaires. Ils sont un encouragement à poursuivre le développement de Force Ouvrière dans l’enseignement.
La FNEC FP-FO et ses syndicats remercient les enseignants des écoles, collèges, lycées et universités qui leur ont accordé leur confiance et les appellent à rejoindre le syndicalisme libre et indépendant de la confédération Force Ouvrière.


Bon d'accord, c'est moins net.

* le SGEN-CFDT crie victoire (même si) :

Le Sgen-CFDT reste stable, mais perd le siège premier degré en CAPN
Le Sgen-CFDT remercie les personnels qui ont accordé leur confiance aux listes déposées par ses syndicats. Dans un contexte rendu difficile par les annonces du ministre , qui a sciemment pris le risque de favoriser le syndicalisme protestataire, le Sgen-CFDT maintient globalement ses scores, même si pour quelques voix il perd son siège dans le premier degré. Le Sgen-CFDT reste la deuxième organisation dans le second degré et globalement la troisième organisation sur le champ de l’Education nationale. Il se pourrait même après vérification que nous augmentions notre nombre de voix. Les effets des nouvelles règles de mesures de la représentativité dans le secteur public, couplés avec les conséquences de la Loi sur le dialogue social dans le secteur privé nous obligent à réfléchir au moyen de lutter contre l’émiettement syndical et au renforcement du syndicalisme de proposition et de réforme dans l’Education nationale.    

*Mais pendant ce temps là, Guignol court toujours :

Instit, c'est fastoche : allez les enfants :
Ainsi font, font, font, les petites marionnettes...




Proposez vos légendes on les publiera...


* Et les réacs s'activent : Haine ordinaire : "Des milliers d’enseignants sont payés pour militer". Voici donc une lettre de SOS éducation. Accrochez-vous, parce que cela saigne. Du mépris et des mensonges pour mieux casser, avec le ton et tout et tout. Ainsi comme ça 7 800 professeurs travaillent gratuitement pour les syndicats à la place de leurs heures de cours. En pdf. son titre avant de la lire : "plus aucun enseignant mis à la disposition des groupes de pression". Tout un programme. Et en plus ils demandent de l'argent ! (p. 4)
sos_educ_acep


* Et bientôt on aura ceci. Darcos sera-t-il capable d'en faire autant ? Pas sûr...

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Question de méthode (politique)

*D'abord, enfumer (un peu plus) les syndicats en distillant les infos. Certains commencent à être de nouveau reçus (mais ont-ils arrêté de l'être un jour c'est pas certain). Ils obtiennent des précisions sur la nouvelle seconde et les indemnités des profs. Mais après toutes les annocnes diverses et (a)variées on peut se demander si on peut le croire...


De source syndicale - Les groupes disciplinaires chargés de l’élaboration des nouveaux programmes de seconde rendent leur copie le 15 décembre. Le ministère dément l’absence d’évaluation dans les modules d’exploration. Il confirme que les 3h d’accompagnement seront incluses dans le service des professeurs.

Concernant les conditions d’enseignement dans les enseignements généraux, les
dédoublements seraient assurés en langues vivantes et en sciences expérimentales. Pour les autres disciplines, il envisagerait une dotation globale supérieure aux horaires élèves mais une répartition des dédoublements dans le cadre de l’autonomie des établissements.

Xavier Darcos veut s’exprimer publiquement avant Noël sur la structure précise de la nouvelle seconde. Il persiste dans sa volonté de mettre en place la nouvelle seconde à la rentrée prochaine, mais suggère l’hypothèse d’un report de la réforme en 1ere puis terminale (pour la nouvelle 1ere ce pourrait être rentrée 2011). Des mesures indemnitaires seraient annoncées en lien avec la réforme de la seconde : augmentation de l’ISO part fixe de l’ordre de 150 euros annuel pour les enseignants de lycée, et augmentation de la part modulable de l’ordre de 300 euros pour les professeurs principaux de seconde.


* Puis financer le privé sans trop le dire : augmenter les crédits pour l'enseignement agricole en général et en refiler les 3/4 à des lycées agricoles privés. Seul Darcos s'y serait opposé, en vain. Mon oeil.

AFP- Le Sénat augmente les crédits de l'enseignement agricole

La majorité sénatoriale a adopté un amendement augmentant de 51,4 millions d'euros les crédits destinés à l'enseignement technique agricole dans le projet de budget 2009, aux dépens de l'enseignement scolaire public du second degré.
Pour abonder cette hausse de moyens pour le technique agricole,
48,4 millions ont été ôtés au budget de l'Education nationale (secondaire) et 3 millions au budget du ministère de l'Agriculture.
L'amendement a été présenté lors de l'examen de la mission "enseignement scolaire" du projet de loi de Finances (PLF) par la sénatrice Françoise Ferat (Union centriste), au nom de la commission des Affaires culturelles du Sénat.
Il a reçu l'appui de l'UMP et a été adopté par 201 voix. Aucune voix ne s'est porté contre.
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, s'est opposé sans succès à cet amendement, avertissant que pour son budget cela représentait "18.000 heures par semaine de cours en moins".
L'opposition s'est abstenue.
Cette somme "ira pour les 2/3 à l'enseignement privé agricole et pour un tiers à l'enseignement public, je ne suis pas sûr que la majorité sénatoriale aurait voté pour si on avait proposé de faire ce type de transfert vers les ZEP", a déploré Thierry Foucaud (PCF).
L'enseignement privé est majoritaire dans le secteur du technique agricole.




*Ensuite, faire profil bas : s'excuser. C'est un peu facile de dire les pires conneries puis ensuite s'excuser. C'est exactement ce que font mes cancres de 4e. Rappel, Darcos s'excuse après ça :



Mais il en a dit d'autres toutes aussi grandioses . Voir celle-là par exemple.



* En douce, réduire les horaires : c'est le cas pour l'EPS en Bac Pro : de 3 à 2 heures. Sachant en plus que les années de formation des bac pro passent de 4 à 3, vous pouvez compter les suppressions de postes envisagées. Des centaines suggèrent certains syndicats... On attend l'officialisation des horaires de lycée avec impatience...


* Puis organiser l'intimidation. On avait déjà lancé les chiens, on lance maintenant les RG. Exemple dans le Nord.

De source syndicale —
Des pressions inadmissibles des Renseignements Généraux sur un élève du lycée Picasso !

Nous apprenons qu’un élève du lycée Pablo Picasso (Avion), responsable local de la Confédération de la Jeunesse du Nord et ayant participé, l’année dernière, au mouvement de défense du lycée et des postes d’enseignants, a été convoqué le mercredi 26 novembre au commissariat de police de Lens. Il y a été reçu par un agent des Renseignements Généraux.
Le but de cet « entretien » était officiellement de se renseigner sur la mise en place d’un syndicat de lycéens au lycée Picasso (la Confédération de la Jeunesse du Nord). Nous nous étonnons de cette démarche. D’abord parce qu’elle ne nous paraît pas « commune », la plupart des associations « loi 1901 » n’ayant pas à subir ce genre d’entretien. Ensuite, parce qu’à notre connaissance,
ce syndicat a été mis en place à la fin du mois d’août. Les Renseignements Généraux s’y intéresseraient seulement deux mois plus tard. Cet entretien n’aurait-il pas été plutôt motivé par le fait que l’Etat perçoit la montée de la contestation de sa politique éducative (réforme du lycée, suppressions de postes) dans de nombreux établissements scolaires ? Cherchait-on par là à « dissuader » un représentant des lycéens d’organiser des actions collectives contre cette politique ? Ce serait là une marque de fébrilité assez flagrante… et une démarche que nous ne pourrions tolérer !
Ce sentiment est conforté par ce que nous savons de ce qui a été dit à notre élève au cours de cet entretien. En effet,
au prétexte de « mettre en garde » ce lycéen, le fonctionnaire de police n’aurait pas hésité à tenir des propos qui peuvent être interprétés comme des menaces à peine voilées, notamment quant à l’avenir professionnel de notre élève. On lui a en effet expliqué que son engagement pouvait lui « fermer des portes » pour ses études ou s’il voulait passer un concours de la fonction publique, qu’il fallait donc qu’il fasse attention… Ce type de discours, faussement paternel et vraiment pernicieux, représente une pression psychologique parfaitement indigne, qui plus est lorsqu’elle est exercée sur un jeune lycéen.


* Des solutions méthodo il y en a. La preuve. Vidéo de la fin.

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Nouveaux programmes

* D'abord des cours de géométrie (variable). Enfin ce sera pour les profs surtout. Voici ce que déclarait hier Alain Miossec, recteur de Rennes sur le nouveau lycée. Notez, cela pourrait aussi s'appeler cours de philosophie nouvelle. Miossec, adepte de la compétition dit-il. Ils en ont de la chance les Rennais...

Ouest-France ici - «  À  géométrie  variable,  les  modules  pourront  être  définis dans l'établissement.  Ça  va  bouger.  Mais  la balle est dans le camp des enseignants.  L'autonomie  qui  leur  est laissée est une opportunité. [...]  Dans  les  modules,  il  ne s'agit pas de proposer davantage de littérature,  de  latin,  de  grec,  mais  de  réfléchir à comment les enseigner.  [...]  Les  enseignants  seront  évalués,  non plus sur ce qu'ils  enseignent, mais sur les résultats des élèves. »

Mais oui, mais c'est bien sûr : si certaines disciplines vont disparaître ce n'est pas à cause de la réforme et des économies qu'on veut faire, mais bien du  fait  de  la médiocrité des profs qui n'auront pas su "réfléchir à comment enseigner". Quand c'est annoncé à l'avance...

* Ensuite, l'Economie. Avec la crise, Darcos pense réintroduire les cours de marxisme (non, je déconne). Mais voici qu'on reparle de cours d'économie obligatoires en seconde. Finalement, il aura tout dit sur cette nouvelle seconde... A moins que ce soit des cours d'économies budgétaires ...

AFP- Le ministère de l'Education "se pose la question" d'introduire de l'économie obligatoire en seconde

Le ministère de l'Education "se pose la question" d'introduire de l'économie dans le tronc commun des enseignements obligatoires de la future seconde, qui entrera en vigueur à la rentrée 2009, a affirmé mardi le ministère à l'AFP, confirmant une information de La Tribune.
"On se pose la question,
c'est à prendre au conditionnel", a-t-on déclaré au ministère, précisant qu'il s'agirait d'"économie" et non de "sciences économiques et sociales" (SES), actuellement une option de seconde choisie par un peu moins de la moitié des élèves.
Selon le schéma de la nouvelle seconde présenté par Xavier Darcos le 21 octobre dans le cadre de la réforme du lycée, les SES seront en concurrence avec 15 autres modules optionnels d'"exploration".
De ce fait, selon l'Association des professeurs de SES (Apses) qui appelle à une journée de mobilisation mercredi, les sciences économiques et sociales, qui constituent la matière dominante de la série ES (un bachelier général sur trois), sont condamnées à "un déclin certain" si cette réforme reste en l'état.
"
Deux raisons poussent à se poser la question: d'une part parce qu'il est important de mieux comprendre la crise et la marche du monde, et d'autre part parce que les lycées ont demandé d'avoir de l'économie lors d'une journée de rencontre entre le ministre et 600 lycéens réunis à Palaiseau" le 15 novembre pour débattre de cette réforme, a ajouté le ministère.

Bon les veillieurs, vous direz au ministre que sortir cela la veille d'une manif des profs de SES, c'est un peu gros...


* Puis : la réforme du français (par l'UMP).
A l’UMP, ont parle trait bien francé
Comme ne cesse de le répéter notre bon Président, il y a urgence à réformer l’éducation. Une mise à niveau de ses troupes serait un bon début… Info de Marianne (du 2 juillet, c'est vieux déjà !)


* Après : cours de collaboration passive. La CFDT s'abstient et permet l'adoption du projet de décret sur la révision du statut des enseignants chercheurs. Info Fabula.org.

Le CTPU (Comité technique paritaire universitaire) réuni le 24/11/08 a examiné et rendu un avis sur le projet de décret modifiant le décret statutaire des enseignants-chercheurs sur plusieurs points : services, promotions, durée de certains échelons. Après 9h de discussions autour du projet et des amendements (30 déposés par le Sgen-CFDT) le projet de décret a été adopté par 14 voix pour (l'administration), 9 voix contre (FSU et autonome), et 5 abstentions (Sgen-CFDT et Sup-Recherche Unsa). FO n'ayant pu être représenté que très brièvement, l'administration a réduit son nombre de votants à 14 pour maintenir la parité. L'abstention du Sgen-CFDT est due à "une appréciation mitigée du texte final qui comporte des progrès par rapport à la situation actuelle" (sic).



* Enfin une bonne vidéo de la fin (de la fin de l'éducation service public). Cela vient d'un petit nouveau sur la toile : Super instit.
Quelques petites productions qui valent le détour. A suivre régulièrement ce petit site qui monte. C'est là . A retrouver également dans le best of de notre blog.

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Stupéfiant encadrement.

* Si vous ne l'avez pas fait, écoutez ceci: témoignage. Source : Mermet.


Ecole_france1

Après d'autres témoignages du Gers, ou encore de Toulouse. Voir aussi plus bas notamment en fin de post le témoignage de Zoé...


* Et dire qu'il y en a qui critiquent les syndicats car ils sont trop violents dans leurs déclarations.
Voici le communiqué qui résulte de l'intersyndicale d'hier. Quelle radicalité...

Communiqué des Fédérations de l’Education nationale

FAEN – FERC/CGT - FSU – SGEN/CFDT – UNSA Éducation

Les Fédérations de l’Éducation FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation interpellent de nouveau le ministre de l’Education Nationale pour que les rencontres qu’il vient d’annoncer débouchent sur des réponses positives aux revendications portées par les personnels lors de la grève du 20 novembre et se traduisent par l’ouverture rapide de négociations sur l’ensemble des sujets. Elles demandent à la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de recevoir également les organisations syndicales.

Elles se rencontreront dans le courant de la semaine prochaine pour faire ensemble le point sur les réponses ministérielles : si celles-ci ne sont pas à la hauteur des attentes des personnels elles appelleront à la poursuite de l’action, y compris en envisageant de nouveau le recours à la grève au mois de janvier.

Elles appellent à maintenir la pression dans la période, notamment en assurant la réussite de la journée du 10 décembre et en la complétant par des actions qui permettent de débattre, de s’adresser à l’opinion et manifester le maintien de la mobilisation.

Paris le 2 décembre 2008

Oulala, ça va faire mal...
Mais pour info en janvier la réforme des lycées, elle, elle sera passée...


Plus sérieusement,
de cette intersyndicale sortent les points suivants (je résume, de source syndicale) :

- Les SGEN-CFDT, SE-UNSA, et FEAN
ne pensent pas que la grève soit une bonne chose car il n'y a pas l'envie encore chez les personnels, et préfèrent faire de vraies actions comme porter des gilets jaunes et annoncer des préavis de négociations. Les vilains. Ils parient sur une mobilisation le 10.12, et c'est tout.

- FO et SUD
refusent les journées d'action, veulent une grève avant noel et plus si affinités. Surtout ils veulent un appel clair car osent prétendre (très très vilains, ils sont) que les autres ne sont pas partants pour exiger le retrait des réformes.

- Ceux de la FSU
disent qu'une grève unitaire pourrait être un échec et repoussent tout à janvier car espère beaucoup de l'audience de la fin de semaine avec Darcos. Ils s'interrogent toujours sur les manières de mettre la pression.

Vous avez bien voté j'espère ?


* Il faut désormais négocier avant de faire grève.
Nouveau décret pour le primaire, après celui de se déclarer gréviste. C'est d'ailleurs la même loi qui l'instaure.

AFP -Décret sur la négociation avant le dépôt d'un préavis de grève au primaire

Un décret organisant la "négociation préalable au dépôt d'un préavis de grève" dans le primaire, prévue par la loi sur le service minimum d'accueil (SMA), a été publié mardi au Journal officiel.
Ce décret dispose notamment que l'organisation syndicale ayant l'intention de déposer un préavis de grève en fasse une "notification par écrit à l'Etat" (ministère, recteur d'académie, inspecteur d'académie) qui a ensuite trois jours pour réunir les représentants de cette organisation syndicale.
Selon ce décret, l'Etat et ces organisations syndicales disposent ensuite de "huit jours francs" à compter" de la notification "pour mener à son terme la négociation préalable".
Enfin, à 'issue de cette négociation, "un relevé de conclusions" est rédigé, ajoute le décret.
En cas d'accord, le préavis de grève ne sera pas déposé. Dans le cas contraire, l'organisation syndicale déposera alors un préavis de grève.



*Enseignants alcooliques ?
C'est encore ce que vont dire ceux qui veulent du mal aux instits (et comme l'a dit autrefois le non regretté Claude Allègre), si cette pratique lancée par les enseignants de la Vienne se généralise :


AFP- Des enseignants lancent les "Apéros à l'école" pour expliquer leurs craintes

Les instituteurs du SNUipp-FSU de la Vienne ont lancé une opération "Apéros à l'école" pour expliquer leurs "craintes" sur les réformes à venir dans l'éducation nationale et "mobiliser" les parents, a indiqué mardi ce syndicat.
"A la santé des enfants pour qu'ils ne trinquent pas plus tard", annonce le slogan des instituteurs dont le premier "Apéro à l'école" a eu lieu vendredi. Une trentaine d'opérations de ce genre sont prévues d'ici au 16 décembre dans différentes écoles du département.


* Auch. Polémique sur les contrôles de stupéfiants au collège.Un article de La Dépêche du midi + un témoignage.
Les gendarmes ont, à deux reprises, « fait une descente» dans des établissements scolaires à la recherche de produits stupéfiants

Les policiers et les gendarmes sont-ils dans leur rôle en faisant rentrer des chiens renifleurs dans une classe pour chercher de la drogue ?
La réponse est oui pour Chantal Firmigier-Michel, la procureure de la République du Gers qui, depuis son arrivée dans le département en 2005, répond positivement à toutes les demandes faites en ce sens par les responsables d'établissement scolaire.
Seulement voilà, les deux opérations conduites la semaine dernière, au CFA de Pavie et au collège de Marciac, n'en finissent pas de susciter la polémique (lire La Dépêche du 20 novembre). La dernière en date en particulier, qui a concerné des élèves de 13 et 14 ans au collège de Marciac.
Hier, la FSU a d'ailleurs interpellé l'inspecteur d'académie sur ce sujet. Réponse de Jean-René Louvet : « Je n'ai pas encore eu de remontée sur cette opération. » Étonnant sept jours après !
Christian Pethieu, le principal du collège, lui en revanche, a reçu quelques coups de fil de parents mécontents. Mais il relativise. « Le contrôle s'est fait dans quatre classes et n'a pas semblé susciter une émotion extraordinaire. Il y a une procédure qui, à mon sens, a été respectée. Je n'ai pas senti de climat particulier de tension. » Enfin, dans un premier temps.

Le témoignage de Zoé (qui circule largement sur internet voir plus bas)
Mais depuis, Frédéric David lui a transmis le récit que sa fille lui avait fait par écrit de l'événement. Zoé, une bonne élève dotée d'une belle plume, raconte :


« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.

Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »

Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.

Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.

Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.

La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....

Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! »

La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».

J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite."

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Le mal aimé

Franchement pourquoi tant de haine ? Ben, j'ai bien une petite idée...

*D'abord écoutez ceci: témoignage. Source : Mermet.


Ecole_france1

Après d'autres témoignages du Gers, ou encore de Toulouse.



* Darcos, perd courage ? La gazette des communes risque d'être surveillée de très près si elle continue à rapporter autant de propos malveillants. Lisez plutôt le compte-rendu qu'elle fait de la non présence de Darcos à l'assemblée des maires de France, dont voici le début :

lagazettedescommunes.com — Congrès des maires. SMA : les maires quittent la salle, la colère gronde

«Xavier Darcos était jusqu’à présent le ministre du mépris, nous apprenons aujourd’hui qu’en plus il manque de courage». André Laignel, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF), a résumé, le 26 novembre 2008, un sentiment assez largement partagé par les maires réunis en congrès à la porte de Versailles. La suite ici.


* Mais il sait ce qu'il fait : L'entreprise au collège. Une info Le Figaro. C'était dans l'air depuis un certain temps. Ben c'est fait.

Hervé Novelli et Xavier Darcos se retrouveront le 4 décembre sur les bancs de l'école, à Antony. Objectif : signer une convention entre Bercy et le ministère de l'Education nationale pour lancer le programme « Un entrepreneur, une classe », visant à diffuser la culture d'entreprise dès le collège. Chaque classe de troisième sera « prise en charge » par un entrepreneur qui aura pour mission d'initier les élèves aux réalités du monde de l'entreprise.



* Sait-il cependant de quoi il parle ? Pas certain, voici qu'il fait des RASED des réseaux d'aide et de soutien aux élèves en difficulté, dans une lettre adressée à Didier Quentin - député UMP de Charente Maritime, alors que les RASED sont des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté. Une bourde de plus.
Voici le doc en pdf (la page 3 ne fait pas partie de la réponse de Darcos).
RasedDarcos1-1-[2]
On y apprend aussi
qu'à la fin du mois de janvier les schémas de réimplantation des maîtres spécialisés seront terminés.


* La Darcopédia. Wikipedia se met aussi à débiner en ligne les méchancetés de notre bon ministre. Voilà désormais épinglés ses propos moralisateurs, dans la fiche dédiée à sa personne. Voyez plutôt :



Nos amis veilleurs s'inquiètent du surplus de travail que risque de leur donner le ministre. Encore une grève en perspective ?


* Après la Princesse de Clèves, Plotin : "vous vous rendez compte qu’une année il y a eu Plotin au programme de l’agrégation de philosophie !". Propos d'une représentante du ministère, dans un entretien avec les représentants de SLU à propos de la réforme des concours. Entre bêtise et pilotage à vue, voilà ce que l'on peut retenir de cette rencontre, dont le compte-rendu est donné sur le site de Sauvons l'Université.
Il est clairement dit que
les universités sont désormais des fournisseurs de formation professionnelle et quelles devront se débrouiller pour trouver des débouchés aux collés aux concours.

Le C.-R. est là.



* Faire fonctionner le privé à tout prix : inciter les établissements à investir abusivement. Ouais, parce que un tableau blanc interactif, franchement c'est de la frime inutile. A moins que l'objectif ce soit encore une fois d'économiser des postes (et oui, la visioconférence...)

educ.gouv.fr - Xavier Darcos attribue une enveloppe exceptionnelle de 3 millions d'euros pour l'équipement des écoles en outils numériques interactifs
Afin d’accélérer le développement des usages des nouvelles technologies dans les écoles primaires, Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a décidé d’attribuer une enveloppe exceptionnelle de 3 millions d’euros redistribuée selon le nombre d’élèves à toutes les académies pour l’équipement, notamment en tableaux blancs interactifs (T.B.I.) et matériel de visioconférences.
Un plan d’actions, sur 3 ans, pour développer les technologies de l’information et de la communication à l’école primaire a d’ores et déjà été mis en oeuvre pour amener 100 % des élèves du premier degré au niveau du Brevet Informatique et Internet - B.2.i. - d’ici 2010, développer les usages des TICE pour les apprentissages fondamentaux (et notamment de l’anglais) et prolonger l’effort d’équipement pour parvenir à un ordinateur pour 10 écoliers en moyenne.
Aux actions déjà engagées depuis un an (
visioconférences pour l’apprentissage des langues, par exemple), s’ajoute l’installation des cyberbases 1 dans 400 écoles d’ici 5 ans en partenariat avec les collectivités territoriales et la Caisse des dépôts.


* Les profs surveillés par des étudiants stagiaires ? Notre enquêteur spécial s'est penché d'un peu plus prêt sur les entreprises qui aujourd'hui assurent la veille de l'internet pour monseigneur Darcos. I&E Décision. Maison discrète et feutrée, avec nous dit-on (sur leur site) un faible turn over. Soit. Mais petites équipes de différents instituts fédérés. Et surtout des petites mains...

Voici ce une récente petite annonce de ladite entreprise pour solliciter des demandes de stages :

Le profil : BAC + 3 minimum – (Compréhension de l'anglais appréciée)

Qualités principales requises :
Goût pour la presse écrite
Capacité de mémoire
Capacité à travailler vite
Capacité de traitement synthétique de l'information
Capacité de travailler en équipe

Durée du travail : du lundi au vendredi, de 9 heures à 17h15 heures.
Indemnité de stage : 379 euros par mois + 50% titre de transport + chèques de table (8 euros dont 4 euros pris en charge par le stagiaire et 4 euros par i&e Décision)


ou encore :


Bref si vous êtes intéressés voici de quoi tout savoir sur I&D en pdf. Certainement aussi y trouverez-vous quelques perles... C'est par là.


* Pour nos amis veilleurs-stagiaires, rappel : le mal aimé c'est lui, ne l'oublions pas, et pas l'autre :


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