Nouvel an

* Voeux.

Par Bruno Candidat.
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Pendant les vacances...

* Redon, réincorporé.

Communiqué d'Erwan Redon et ses défenseurs / 24 décembre 2009


Par une ordonnance de référé du 21 décembre 2009, le juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille a décidé de
suspendre la sanction de déplacement d'office prise par l'Inspecteur d'Académie le 22 septembre 2009, à la suite du conseil de discipline qui s'est tenu le 17 septembre 2009 et qui avait proposé cette sanction.


Le
juge des référés a considéré que la procédure inique qui s'est déroulée devant le conseil de discipline était irrégulière, notamment au regard de la partialité de son président, l'Inspecteur d'Académie, qui n'a pas hésité à prendre parti publiquement sur la manière de servir d'Erwan REDON, mais aussi du point de vue des membres du conseil de discipline qui n'ont pas respecté les règles du vote de la proposition de sanction (la majorité des membres présents n'ayant pas voté pour la sanction de déplacement d'office) et les exigences de motivation de l'avis ( impossibilité de déterminer parmi les faits reprochés à Erwan REDON, ceux de nature à justifier la proposition de sanction).
Le juge des référés a enjoint à l'administration de réintégrer Erwan REDON au sein de l'école élémentaire des Convalescents (Marseille 1er arrondissement) dans un délai de un mois à compter de la notification de cette ordonnance.


* SCONET, la Base-élève (et prof) pour le secondaire :

Une base de données est généralisée depuis 1995 dans les collèges et lycées.

Depuis janvier 2006, l'ancien logiciel (GEP) a été remplacé par « Sconet » qui ressemble beaucoup à BE1D. Si elle respectait strictement au départ ce qu'imposait la CNIL, GEP puis Sconet s'est offert, petit à petit, des libertés. Par exemple, le fichier « établissement » est maintenant consultable au niveau central, au MEN; La CAF a accès à certaines informations; les données sont conservées 10 ans au lieu de 2 initialement...


Sconet gère aussi les personnels (profs, administratifs, ...).
Par exemple le Recteur sait que vous avez exclu tel ou tel élève de votre cours, que vous avez été en retard ou absent tel ou tel jour, qui vous avez participé à un stage de formation syndicale, que vous vous impliquez (ou non) dans la vie de l'établissement... Bref, tous vos faits et gestes dans l'établissement sont consignés.

Mais, tout ça c'est un détail.

* Après les Conti, les conteux ?

Début de la transformation de conteneurs en chambres d'étudiants au Havre


Des conteneurs sont en cours d'aménagement en chambres d'étudiants depuis la mi-décembre au Havre où ils constitueront à la rentrée 2010 une résidence universitaire d'une centaine de places, a-t-on appris lundi auprès des constructeurs.
Annoncé en janvier dernier, ce projet qui s'inspire d'un concept déjà développé dans les pays nordiques vise à
lutter contre la pénurie de logements universitaires. "Cette solution permet de diviser les délais par deux et de réduire les coûts de 30% par rapport à une résidence traditionnelle", a affirmé Eric Clairefond, responsable de la société Newden Design qui a obtenu le marché avec le constructeur Vinci-GTM et l'architecte Cattani.
Ces conteneurs maritimes classiques sont fabriqués en Chine puis acheminés au Havre où ils sont transformés dans un atelier. Leurs parois sont isolées et ils sont équipés d'une petite cuisine, d'une salle de bains, d'une chambre avec bureau et connexion internet, de baies vitrées et, pour la plupart, de balcons et de terrasses.
A partir de février, ils commenceront à être disposés sur une ossature métallique comprenant quatre niveaux, dans un quartier du port, près d'un pôle universitaire. La livraison de la résidence est prévue à la mi-juillet pour une mise à disposition des étudiants à la rentrée 2010.
D'une
surface unitaire de 25 m2, ces logements seront gérés par le Crous et proposés à la location pour environ 280 euros par mois, charges comprises. Le coût de l'opération est estimé à 4,8 millions d'euros dont un million financé par l'Etat dans le cadre du plan de relance.
Cette expérimentation au Havre est aussi un clin d'oeil à l'activité emblématique de ce port qui est le premier en France pour le trafic des conteneurs chargés de marchandises.


* Stage en entreprises, pour les profs surtout...

Un rapport parlementaire prône des stages en entreprise pour les enseignants

Pour améliorer l'orientation professionnelle des élèves, la député UMP Françoise Guégot (Seine-Maritime) a suggère de créer pour les enseignants "des obligations de stages en entreprise tout au long de leur carrière", dans un rapport parlementaire commandé par le gouvernement.
Parmi les seize propositions de ce rapport d'information, déposé en décembre sur le bureau de l'Assemblée nationale, Mme Guégot préconise
d'"assurer aux enseignants une meilleure connaissance de l'emploi et du monde du travail, de l'entreprise et des différents milieux professionnels".
Ces stages pourront avoir lieu "tant dans le cadre de leur formation initiale que par des formations continues régulières et des obligations de stages en entreprise tout au long de leur carrière", ajoute-t-elle.
Elle propose aussi de "créer un certificat des acquis des élèves quittant le système éducatif sans diplôme".
De même, selon le rapport, il faudrait "rendre obligatoire dès la classe de 5e des enseignements permettant de découvrir les familles de métiers et les modalités de fonctionnement des entreprises".
Le système d'orientation professionnelle est constamment critiqué depuis plusieurs années par le patronat.

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Rééducation

* Pour le réveillon.

Juste un podcast :

Le Podcast du grand soir

(je sais cela fait deux ans que je le passe à cette date, mais moi j’aime ça)


* Territorialisation de l’EN : un pas en avant à Lyon :

La ville de Lyon candidate pour une réorganisation de l'école

Et si à l'avenir, dans les écoles, les petits Lyonnais pouvaient étudier, bénéficier de soutien scolaire et se divertir ? C'est en tout cas l'objectif de la municipalité qui, selon nos informations, souhaite
créer à titre expérimental à la rentrée 2010 quatre établissements publics locaux de coopération éducative (EPLCE). Chacun regrouperait quatorze classes, soit deux écoles, et serait piloté par l'Education nationale et la commune, dont les compétences en matière scolaire seraient clairement accrues. « Il y a urgence à mettre en cohérence au sein de l'école le travail des enseignants, des agents communaux et des intervenants extérieurs, estime l'adjoint aux Affaires scolaires, Yves Fournel (Gaec). Nous avons proposé des pistes de travail qui sont à l'étude au ministère. »
Le projet semble pourtant déjà bien abouti.
La mairie prévoit en effet d'alléger la journée scolaire, d'allonger la pause déjeuner et de rouvrir les écoles volontaires le mercredi matin. Le temps libre avant, après la classe et pendant la pause de midi serait consacré aux activités périscolaires. Une réorganisation qui ne fait pas l'unanimité du côté des syndicats. « Dans ces EPLCE, la municipalité aura beaucoup plus de pouvoir et sera davantage impliquée dans le fonctionnement de l'école et la pédagogie. Accepter cela, c'est accepter la privatisation de l'école », dénonce Jean-Paul Maury, délégué Snudi-FO.

Lyon dirigée par la majorité gouvernementale ?

* Dernières nouvelles de la masterisation...

- Calendrier des concours : épreuves d'écrit en septembre 2010 pour les PE, toute fin novembre ou début décembre pour les PLC. Epreuves d'admission en janvier, pour des résultats au 20/01/2011, censés permettre une reconversion en S4 pour les candidats recalés vers des "masters hybrides" (Pro et recherche).

- Calendrier d'exécution de la réforme : qu'il s'agisse de la maquette des concours ou du texte-cadre du MESR s'agissant du Master, l'un et l'autre en discussion cette semaine, publication officielle en décembre (pendant les congés de Noël) ou dans la première semaine de janvier 2010, après les consultations du CNESER. Au printemps, c'est-à-dire en mars-avril, propositions des universités, habilitation administrative (pas de passage devant l'AERES en amont), tout cela pour permettre l'ouverture à la rentrée 2010 de ces Masters;

- Cadre général du Master, côté MESR: flou complet et volontaire, qui devrai donner aux universités toute latitude de fléchage, depuis le niveau de la Mention jusqu'aux aménagements locaux (Parcours/modules complémentaires), en passant par l'option "Spécialité"

Epreuves d'admission du Capes: une épreuve disciplinaire qui intègrerait une explication de textes pour les lettres et une deuxième à dimension professionnelle.


Spécial lettres :
1. Les épreuves:
La configuration de l'écrit est celle de tous les Capes qui comporteront tous deux épreuves. Le concours de lettres modernes devrait comporter :
- deux épreuves écrites, centrées sur les savoirs disciplinaires
- deux épreuves orales plus professionnalisantes.

1.1 Les épreuves écrites consisteront en :
- une composition française en 5 ou 6 heures
- une épreuve de langue, d'une durée de cinq heures, qui aura trois parties : 1.histoire de la langue à partir d'un texte d'ancien ou de moyenfrançais, avec des questions spécifiques concernant la période; 2.grammaire et linguistique synchronique à partir d'un texte de français moderne; 3.stylistique à partir du même texte de français moderne.
À titre de comparaison, l'écrit du Capes de Lettres classiques consisterait aussi en une première épreuve de composition française, une seconde de latin et de grec, avec possibilité de choix pour les candidats entre une majeure et une mineure.

1.2 À l'oral, les épreuves du Capes Lettres modernes consisteraient en :
- une leçon, centrée sur une explication de texte, suivi d'une question de grammaire référée au programme de l'enseignement, le tout en quarante minutes.
- une épreuve sur dossier.

1.3 Le programme. Dans l'esprit de la commande ministérielle, le Capes reste un concours sans programme spécifique et annuel.


* Délit de pensée ?


Eric Godelier faisait partie d'un groupe d'experts chargés de faire des propositions de réforme pour les enseignements d'économie et de gestion auprès du ministère de l'Education nationale. Jusqu'à ce qu'il signe la pétition contre la suppression des cours d'histoire-géo en terminale S. Son nom a été rayé de la liste sur ordre du ministère! Nous publions la lettre d'Eric Goelier qui raconte sa mésaventure. En attendant les explications du cabinet du Ministre.


Quoi de plus normal a priori pour un chercheur et un universitaire que de contribuer au débat pédagogique et démocratique dès lors que celui-ci relève de sa discipline. Il faut croire qu’une nouvelle conception de la liberté d’expression commence à s’instituer dans la France d’aujourd’hui. Elle ne concerne plus seulement les écrivains « noirs » rappelés à leur devoir de réserve, les préfets mutés pour ne pas avoir su préserver la quiétude des visites officielles victimes de l’expression de revendications syndicales. Voici une histoire qui pourrait rester amusante si elle ne s’inscrivait sur une liste assez significative pour en devenir préoccupante.

Un professeur agrégé des universités, votre serviteur, intervient depuis plusieurs années au sein de groupes d’experts pour réformer l’enseignement d’économie et de gestion dans le cycle de l’enseignement secondaire. L’organisation et le pilotage de cette démarche sont en général confiés à l’inspection générale d’économie et gestion. Par le passé, elle a abouti à la réforme du baccalauréat de sciences et technologies de gestion et à la mise en place d’un programme de management des organisations dans lequel les élèves apprennent que l’économie n’est pas seulement constituée de marché, de prix et de concurrence pure et parfaite mais aussi d’entreprises publiques et privées, d’États ou d’association qui régulent les échanges. Cette réforme a été saluée par les enseignants et les élèves, notamment pour son ouverture intellectuelle et pédagogique à d’autres doctrines que le libéralisme pur et dur. Logiquement, la démarche de réforme qui vient d’être relancée par M. Luc Chatel, Ministre de l’éducation nationale, concernant les enseignements d’économies et de gestion reprend la même procédure. Je suis donc sollicité au début du mois de décembre par l’inspection générale, qui me propose de participer à un groupe de 4 experts chargés de faire des propositions de réforme pour le mois de janvier. J’accepte de contribuer à l’évolution de la formation des lycéens conformément à ce que je considère comme une des missions des universitaires. La première réunion est fixée au lundi 14 décembre, le reste du travail devant se faire par Internet. Fin du premier acte.

En parallèle, la réforme des enseignements d’Histoire et de Géographie en Terminale S est annoncée. Elle prévoît une réduction du volume horaire à 2 heures et la possibilité pour les élèves d’un choix optionnel. Étant moi-même historien de formation et participant activement à des associations académiques d’historiens économistes ou d’entreprise, soutenant par ailleurs l’idée que l’histoire est un outil indispensable de compréhension, de décentrement et de prise de distance vis-à-vis de l’actualité et des questions de société, je signe la semaine dernière l’appel de l’association des professeurs d’Histoire et de Géographie pour refuser cette proposition du Ministère de l’éducation nationale. Le texte est publié par Marianne. Fin du deuxième acte.

Surprise. Vendredi matin 11 décembre, je reçois un coup de fil de l’inspection générale m’informant que le cabinet de Monsieur le Ministre Luc Chatel, ayant vu mon nom sur la liste des signataires, demande que je sois exclu du groupe d’experts. L’inspection générale me téléphone alors avec une gêne visible, et m’explique que le cabinet reprend en main le pilotage du groupe d’experts et a décidé de nommer directement un de mes collègues pour me remplacer. Fin du « dernier » acte...

Quelle conclusion tirer de cette décision qui apparaît visiblement comme une censure intellectuelle et politique ? La bourde d’un membre du cabinet du Ministre face au contexte délicat du débat sur la réforme de d’Histoire et de Géographie? Pourquoi pas ? Mais on peut également y voir une forme d’autoritarisme se substituer à la démocratie universitaire et à la liberté intellectuelle qui traditionnellement y prévaut. À quand les signatures anonymes... ?

Eric Godelier
Président du département des Humanités et Sciences sociales de l’École Polytechnique
Titulaire du poste « Entreprises et sciences sociales »
Ancien élève de l’ENS Cachan
Agrégé d’économie
Docteur en Histoire de l’EHESS
Professeur agrégé de Sciences de Gestion

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Petites nouvelles ...

* Nouveau programme d’Education civique (revu par Nadine Morano, UMP)

« Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers"


* Comparatif Darcos / Chatel


Finalement le se-unsa et le sgen doivent regretter Darcos : il allait plus loin que Chatel

La Croix - Nombre d’heures
– Dans la réforme Darcos, la semaine de travail d’un élève de seconde ne pouvait dépasser les 30 heures par semaine option facultative comprise, contre 34 heures aujourd’hui.

Dans la nouvelle réforme, ce chiffre passe à 31 h 30 : 23 h 30 de tronc commun, trois heures d’enseignements d’exploration, deux heures d’accompagnement personnalisé, et trois heures d’enseignement facultatif.

Accompagnement personnalisé des élèves Ce moment de soutien, d’approfondissement et d’aide à l’orientation, d’abord envisagé à trois heures par semaine dans le projet de Xavier Darcos, passe à deux heures dans la nouvelle réforme. Il sera pris en charge par les professeurs.

Choix des enseignements de seconde
– La
réforme Darcos donnait aux élèves de seconde la possibilité de choisir leurs matières à hauteur de 25 % de leur emploi du temps.

La réforme Chatel propose deux « enseignements d’exploration » d’une heure et demie chacun par semaine (10,5 % du temps de cours). L’un d’entre eux portera obligatoirement soit sur les sciences économiques et sociales (SES), soit sur l’économie appliquée et la gestion."

On ne sait pas la chance qu’on a. Il ne manquerait plus qu’il revienne sur la suppression de l’histoire géo en Terminale, et zou, tout passerait...


* HS payées différemment ?
Vers un nouveau mode de calcule des HS qui avantagerait les fins de carrières ? Flattez les riches, Monseigneur...

AEF -
Revalorisation : le MEN revient aux deux scénarios initiaux, Matignon n'étant pas opposé à l'indexation des heures supplémentaires

Le ministère de l'Éducation nationale réintroduit dans la négociation avec les syndicats sur la revalorisation des enseignants le deuxième scénario un temps écarté pour cause d' « arbitrage de Matignon sur les heures supplémentaires » (AEF n°124175), apprend AEF de sources syndicales lundi 14 décembre 2009.
Le premier ministre ne serait finalement pas opposé à l'idée
d'indexer les heures supplémentaires sur le point d’indice.



*C’est LA vidéo de la fin du moment. Lip Dub parodie. Merci Mozinor.

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La voie est libre...

Lycées / votes CSE : les résultats sont là.

C’est le Figaro qui le dit : Nicolas Sarkozy a ostensiblement apporté son soutien à Luc Chatel jeudi matin, lors du petit déjeuner des responsables de la majorité, à l’Élysée. «Tu fais un travail remarquable», a lancé le chef de l’État à son ministre de l’Éducation, au cœur d’une polémique sur la disparition de l’histoire-géographie du programme de terminale S. «Continue et fais de la pédagogie !», a-t-il ajouté.

*Pédagogie ou enfumage ?

pour xavier betrand, 2h30+2h30=4heures...



* Pédagogie (donc) : Chatel achète la paix sociale.


AP -
Le ministre de l'Education annonce qu'il envisage une augmentation de la prime pour les enseignants travaillant dans les quartiers difficiles.
"
Je veux des recrutements sur ces postes de personnels motivés, expérimentés, formés à l'enseignement dans les quartiers difficiles. De personnels qui soient aussi mieux considérés: si cela doit passer par une facilité dans leur plan de carrière, j'y suis ouvert. Quant à la prime que reçoivent aujourd'hui ces enseignants, d'un montant assez symbolique, je ne serais pas choqué qu'on en augmente le montant", souligne-t-il.
Il ne serait pas choqué, ce qui ne veut pas dire qu’il va le faire. Ca c’est de la comm.


* Privé, mais pas de contrat. Ou comment se poursuit la mise en concurrence...

Etape suivante dans le supérieur ou sans doute il y a beaucoup trop de grèves et de gauchistes :
Le Monde - L’Etat s'apprête à contractualiser avec des établissements privés du supérieur

Ce sont quelque cinquante-huit établissements privés d'enseignement supérieur qui sont en passe de contractualiser avec le ministère.
La liste comprend des poids lourds du secteur : les cinq instituts catholiques de Paris, Lille, Angers, Lyon et Toulouse avec leurs 35 000 étudiants, ainsi que les réputées Essec, Edhec ou Esca. L'ensemble de ces écoles représente quelque 60 000 étudiants, soit 3 % de l'ensemble des effectifs du supérieur.

« 
Nous financions déjà ces 58 établissements. Ils recevaient une somme moyenne de 1 000 euros par étudiant préparant un diplôme reconnu par l'Etat. Mais ils n'avaient aucune obligation en retour. La contractualisation va permettre de leur fixer des objectifs en cohérence avec la stratégie gouvernementale et avec leur mission de service public. Au bout de quatre ans, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) en évaluera les résultats avant une nouvelle contractualisation"

Pour Luc Bentz, secrétaire national du syndicat UNSA-éducation, membre du Comité national d'action laïque (CNAL), "le ministère allume la guerre universitaire". "C'est inacceptable, c'est autant d'argent qui ne va pas dans les universités publiques", assène-t-il.

Plus c’est gros, plus ça marche... Heureusement l’UNSA est là !


* «Le Trésor public est devenu un vaste fromage où tout le monde se sert.»
Retour sur un avantage dont on parlait il y a quelques jours.

site de Mediapart : Les lobbyistes d’Acadomia : « Satisfait ou remboursé » ! - par Mathilde Mathieu, Mediapart, 10 décembre 2009

Acadomia, la plus grosse entreprise de soutien scolaire en France (« Bachelier ou remboursé »), vient de remporter une véritable Blitzkrieg au Parlement - un modèle du genre. Grâce à une campagne de lobbying d’une dizaine de jours, Acadomia a obtenu que le Sénat enterre, lundi 7 décembre, un amendement « hostile » voté par l’Assemblée nationale trois semaines plus tôt, à une large majorité. La suite ...


* Un chèque formation pour les enseignants ?
AP - Le ministre de l'Education Luc Chatel annonce, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", qu'il va proposer un "droit individuel à la formation" pour les enseignants, "chose qui n'existe pas à l'Education nationale".


* Tardive inquiétude...

Le Figaro :
Cinq syndicats de l'Education nationale et les associations de parents FCPE et Peep ont adressé aujourd'hui une lettre ouverte au ministre de l'Education, Luc Chatel, pour lui faire part de leurs inquiétudes à l'égard des personnels chargés d'aider les élèves en très grande difficulté.
La lettre est signée par le
Snuipp, SE-Unsa Sgen-CFDT, Snudi-FO et CGT Educ'Action, qui représentent au total près de 85% des enseignants du public du premier degré.
Trois associations représentant ces enseignants spécialisés, l'Association française des psychologues de l'éducation (Afpen), la Fname et la Fnaren, se sont jointes à l'appel.
Ils demandent une audience au ministre pour "exiger que les dispositifs d'aides spécialisées aient les moyens de poursuivre leur mission pour la réussite de tous les enfants à l'école", indiquent-ils dans un communiqué commun.
Leur inquiétude porte sur la pérennisation des Rased (Réseau d'aide spécialisé aux enfants en difficulté), des équipes composées d'un psychologue, d'un rééducateur en psycho-motricité et d'un enseignant spécialisé, qui viennent en aide à des enfants en grande difficulté, souffrant parfois de difficultés familiales ou psychologiques.

Parmi ces syndicats aucun n’ont soutenu les mouvements qui l’année dernière en primaire ont lutté contre la disparition des rased (à savoir le mouvement des désobéisseurs). Et ils espèrent encore être entendus... Il est vrai que certains font tout pour l’être (voir le résultat des votes du CSE).



* La vie en Sarkozie : Chapitre I & II: le délit d’opinion & la Kommandantur.


Les élèves de cette classe de cours moyen de l'école primaire de Lussan, dans le Gers, travaillaient sur le livre "C'est bien" de Philippe Delerm, selon La Dépêche.

L'une des élèves a alors écrit sur le blog de sa classe, ce texte:

«Le soir quand on mange devant la télévision on écoute le journal. Sarkozy y passe tout le temps. Des fois, lorsqu'on y pense, on se dit que ce serait bien de lui rendre la monnaie de sa pièce. Nicolas Sarkozy, c'est notre président mais, franchement, on n'appelle pas cet individu un président ! Il nous fait des promesses mais il ne les tient pas, il parle mais c'est pour ne rien dire. Il fait de longs discours mais cela ne mène à rien ; pas étonnant que la crise économique et sociale continue ! Mais bon, des fois on se moque de lui et on en rigole. D'ailleurs les Guignols de l'Info ne font pas dans la dentelle, eux non plus. Et puis on est presque sûr que la moitié des gens qui ont voté pour lui aux élections présidentielles sont maintenant déçus et regrettent d'avoir voté pour lui".
El l'élève de conclure par un  "Des fois on a vraiment envie de lui botter les fesses !", précise
La Dépêche.
La réflexion de la jeune élève n'a pas été du goût de certains parents d'élèves.
Des parents qui ont fait remonter «l'info» jusqu'à l'inspection d'Académie.
Depuis jeudi après-midi, le «billet d'humeur» de l'élève de cours moyen a été retiré du site.
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Ze wineur is ...

*CSE, résultats des votes :

Quatre textes soumis au vote :

1. « projet de décret relatif à l'organisation et au fonctionnement des EPLE » : 32 votes pour (Unsa-Éducation, Sgen-CFDT, Ligue de l'enseignement, Snia-IPR notamment), 26 votes contre (FSU, Snalc, FO, CGT, SUD, UNEF, UNL notamment), 7 abstentions dont la FCPE, et 5 refus de vote.

2. « projet de décret relatif aux enseignements du second degré des voies générale et technologique et à l'information et l'orientation » : 35 votes pour (dont Unsa-Éducation, Sgen-CFDT), 20 votes contre, 13 abstentions dont l'UNL et la FCPE, et aucun refus de vote.

3. « projet d'arrêté relatif à l'organisation et aux horaires des enseignements de la classe de seconde » : 32 votes pour (dont Unsa-Éducation, Sgen-CFDT), 19 contre, 15 absentions (dont UNL et FCPE), 0 refus de vote.

4. « projet d'arrêté relatif à l'organisation et aux horaires des enseignements du cycle terminal » : 22 pour (dont Unsa-Éducation), 22 contre (dont l'UNL et la FCPE), 13 abstentions et 7 refus de vote.
Refus de vote du Sgen et de la Fep-CFDT qui réclamaient la suppression totale de l'histoire-géographie en terminale S.

Les syndicats de l'intersyndicale (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ'action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SUD Education, SNETAP-FSU) et la FSU ont voté contre les 4 projets de décrets.
Les 4 textes mis au vote ont été adopté malgré l'opposition d'une intersyndicale représentant plus de 80% des personnels (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ'action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SUD Education et SNETAP-FSU) :
Le ministre prétend publier les décrets portant la réforme du lycée avant la fin du mois janvier.


Il présentera les textes réformant les séries STI/STL au CSE du mois de mars 2010.


Réaction du ministre (dans ouest france) :

« Cette réforme va se faire parce qu'elle est souhaitée par la communauté éducative »,
« Nous subissons une tentative de déstabilisation par l'extrême-gauche, dans certains lycées. Rien à voir avec un mouvement spontané. « 

Alors? Les membres de l'UMP (Juppé etc.) qui ont émis des réserves? Les historiens, universitaires, intellectuels... qui ont fait de même? Tous contaminés par l'extrême gauche ?



* Le véritable projet du SGEN-gouvernement :



Merci Vidberg. Visitez son site...


* Le Mammouth a mis la main sur le modèle qui a inspiré la réforme.

D’après La Croix

En Grande-Bretagne, aucun enseignement obligatoire après 16 ans

L’histoire-géographie, mais aussi l’anglais ou les mathématiques peuvent être abandonnés après le collège

Vu de Grande-Bretagne, le débat français sur la place de l’histoire et de la géographie au bac est difficilement compréhensible. Outre-Manche, aucun sujet n’est obligatoire au-delà de l’âge de 16 ans. Dès qu’ils ont passé leurs « GCSE » (équivalent du brevet des collèges), les élèves britanniques peuvent choisir les cours qu’ils veulent. Et, même au collège, l’histoire-géographie n’est plus obligatoire dès l’âge de 15 ans.

Pour passer les A-levels, équivalent du bac, un étudiant n’a que deux matières à présenter à l’examen. Dans les faits, les universités en demandent plutôt trois ou quatre.

Cette spécialisation très tôt rend le cursus lycéen très fragmenté. Ainsi, seuls 11 % des élèves présentent l’anglais aux A-levels, et 10 % les mathématiques ; 5 % suivent des cours d’art, autant que ceux qui apprennent la chimie ; et l’histoire n’est suivie que par 6 % des lycéens britanniques, tandis que la géographie est limitée à 4 % d’entre eux.


Absence de tronc commun au lycée

Cette liberté complète signifie aussi que les langues étrangères sont désertées : seuls 3 % des lycéens en apprennent une, dont le français pour la moitié d’entre eux…


Professeur à l’université London Metropolitan, Jacques Reland est français. Attiré par la politique et l’économie, son fils entrera l’année prochaine au lycée britannique. « Il va arrêter toutes les matières scientifiques et les maths, parce que ce n’est pas utile pour son entrée à l’université », explique-t-il.

Selon lui, cette absence de tronc commun au lycée se ressent fortement chez ses étudiants de première année d’université. « Beaucoup de professeurs se plaignent du manque de bases des élèves. »

C’est pour cela que son université a mis en place des cours d’histoire européenne du XX
e siècle pour les étudiants qui suivent des cursus de langues étrangères. « Il nous semblait nécessaire qu’ils aient des bases générales pour comprendre les pays qu’ils étudient. »

« En fonction des besoins des élèves »

Cette absence de culture générale n’est guère débattue outre-Manche. D’ailleurs, le nouveau cursus mis en place pour les collèges va plutôt dans un sens de plus grande liberté pour chaque établissement. De nombreuses matières restent obligatoires, comme l’anglais, les mathématiques, l’histoire, la géographie ou encore les langues étrangères.


Mais la consigne officielle est d’enseigner « en fonction des besoins des élèves ». Quant aux trois objectifs du cursus, ils en disent long sur les priorités britanniques : il s’agit de faire des élèves des personnes qui « aiment apprendre et progresser », des « individus confiants » et des « citoyens responsables ». Bref, des têtes bien faites, pas bien pleines…

On attend vos réactions...


* Et la géo alors ? Un oubli encore plus grand que l’histoire ?



L'étrange silence des géographes, par Laurent Cailly


Vingt universitaires prestigieux ont lancé, dans Le Journal du dimanche du 6 décembre, un appel contre la suppression de l'histoire-géographie en classe de terminale scientifique prévue par la réforme du ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel. Dans la liste figurent principalement des historiens, rejoints par des philosophes, des artistes, un démographe et même un psychiatre, mais aucun géographe : ce silence est pour le moins troublant.
Bien sûr, l'Association des professeurs d'histoire-géographie a condamné fermement la réforme, mais elle représente les enseignants du secondaire, très majoritairement composés d'historiens... Qu'en pense la géographie universitaire ? Pourquoi n'est-elle pas au rendez-vous ?

La suite est là.

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La nouvelle histoire

* La FCPE se rebelle contre son chef?

Voici la lettre qu’adressent un certain nombre de fédérations départementales à leur président et qui refusent de croire au positionnement national de la fédération.

Monsieur le Président,
 

C’est avec la plus grande stupéfaction que nous avons pris connaissance du communiqué de presse concernant la réforme du lycée, que vous avez publié le 27/11/2009, associé à deux syndicats d’enseignants.
 
Monsieur le Président, comment pouvez-vous vous satisfaire que l’accompagnement personnalisé soit pris sur les heures d’enseignement ? Ce n’est pas avec moins d’école que la réussite de nos enfants sera assurée ! La suppression d’heures disciplinaires créera des sous-services chez les enseignants. Nous savons la tentation qu’auront les chefs d’établissement, à confier ces heures d’accompagnement personnalisé à ces personnels, comme c’est trop souvent le cas pour les ATP ou les IDD en collège. Où est là, l’intérêt unique de l’élève.
 
Monsieur le Président, comment pouvez-vous vous satisfaire que les enseignements d’exploration soient limités à 1h30 ? Ils ne conditionnent pas l’accès à une série particulière en classe de première, certes. L’orientation sera donc prononcée sur les enseignements communs et, comme trop souvent aujourd’hui, par défaut !

La suite =

FCPE

* La PEEP, elle enfonce le clou :

La fédération des parents d'élèves Peep a déclaré aujourd'hui que la réforme du lycée rendant optionnelle l'histoire en terminale S ne "menace pas l'enseignement des humanités", dénonçant le "corporatisme" des enseignants au détriment de "l'intérêt des élèves". "
La suppression de l'histoire-géographie en terminale S ne nous gêne pas du tout", a déclaré Cécile Vigne, porte-parole de la Peep. "Ce qui prime c'est l'intérêt des élèves, pas le corporatisme des professeurs d'histoire-géographie qui veulent garder leurs heures de cours".


* Avantage recours au privé. Suite et pas fin :

Le Sénat a rétabli lundi l'avantage fiscal dont bénéficient les personnes recourant à une entreprise de soutien scolaire.
C’est là.


* Nouveaux programmes d’Histoire en Terminale. Estrosi en jette les bases ?


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Les spécialistes [MAJ]

Document (en plus du post d’hier)

[MAJ]
Merci à Julien d’avoir signalé dans les comm’ ce grand moment radiophonique de Chatel qui passe son temps à mentir et qui ne s’en sort pas vraiment (quoi ce n’est pas optionnel ? quelle concertation avec les profs d’hist-géo ? ...): réécoutez-le là en podcast : 5931096371_Claudie-au-ministre-de-l-Education-nationale-Je-n-accepte-pas-que-vous-et-vos-copains-disiez-Tiens-aujourd-hui-on-va-supprimer-l-histoire

Bon ceci dit, la petite dame n’avait qu’à s’informer un peu avant de voter pour le Grand Timonier...

* Histoire (d’en rire) à pleurer. La mise en œuvre de la masterisation des concours : le ministère a-t-il une idée précise de ce qu'il fait ? 

C'est pas certain. Voici un CR succinct d'une réunion tenue vendredi au ministère avec des représentants de différentes associations d'historiens, CR qui laisse planer un doute certain sur la connaissance du système éducatif par les hautes sphères du ministère (un comble). 

Monsieur Thierry Coulon, directeur de cabinet adjoint de madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a reçu madame Régine Le Jan et messieurs Bernard Legras, Nicolas Le Roux et Jean-Noël Luc, qui représentaient les quatre associations historiennes.

Etaient également présents monsieur Claude Boichot, inspecteur général très chevronné d’une discipline qui n’a pas été précisée, et madame Carole Moinard, conseillère pour les affaires sociales au cabinet.

M. Coulon a présenté le calendrier suivant (les deux premières phases devant s’achever d’ici fin décembre):

— première phase: discussion sur le contenu des concours
— deuxième phase: préparation de la circulaire relative au cadrage des Masters
— troisième phase: organisation des stages
— quatrième phase: dialogue avec les universités sur leurs projets, qui seront présentés au CNESER en juin 2010.

Il a été rappelé que:
— tous les Masters doivent pouvoir mener aux métiers de l’enseignement, et que c’est aux universités de mettre en place les formations permettant ce type d’orientation, par exemple sous la forme de «parcours» spécifiques.

— Masters et concours sont dissociés dans leur organisation comme dans leur fonctionnement (même si, c’est le paradoxe principal de la réforme, le contenu et le calendrier du Master sont entièrement déterminés par la nouvelle mouture des concours).

— les stages ne sont pas obligatoires, mais conseillés. Il s’agit de stages d’observation et/ou de pratique accompagnée en M1, en petits groupes, pendant quelques jours, puis de stages en responsabilité en M2 de 108 h (soit 6 semaines à temps plein), rémunérés 3 000 euros. Ces stages seront coordonnés par les rectorats (sur le fonctionnement desquels le Ministère ne sait rien). Le déroulement des stages pourra être évoqué lors des oraux du Capes, mais on ne pourra sanctionner un candidat qui n’en aura pas fait. Mme Moinard pensait que les examinateurs avaient le CV?des candidats sous les yeux lors des oraux. Nous l’avons détrompée. Nous avons rappelé que les membres des jurys des oraux n’ont ni le CV, ni les notes de l’admissibilité sous les yeux lors des épreuves d’admission. M. Boichot a refusé de nous croire sur ce dernier point.

—Les préparations simultanées du Capes et de l’Agrégation sont désormais incompatibles (nous avons visiblement appris à nos interlocuteurs que, jusqu’à présent, dans notre discipline, les deux choses étaient étroitement associées)

—Le contenu précis des Masters n’intéresse pas beaucoup le Ministère. Nous avons appris à nos interlocuteurs comment fonctionnaient les Masters actuels, issus de l’ancienne maîtrise et de l’ancien DEA, avec, dans bon nombre de cas, la rédaction de deux mémoires (l’un en M1, l’autre en M2). Il nous a été dit que la réalisation de deux mémoires était parfaitement inutile. Un seul suffira, par exemple en M1, ou en M2, cela n’a pas d’importance. Les non admissibles au Capes (en M2) pourront faire un second mémoire pour occuper leur printemps et valider leur Master.

—La réforme entrant en vigueur dès la rentrée prochaine, l’écrit du Capes aura lieu fin novembre 2010. Le calendrier n’est pas négociable. Les étudiants auront trois mois «intenses». Ils prépareront également pendant l’été, bien que, comme nous l’avons signalé, bon nombre d’entre eux soient salariés pendant les grandes vacances. Nous avons donc constaté que c’est en M1 que s’effectuerait la préparation, et qu’il n’y aurait donc plus beaucoup de temps pour faire un véritable mémoire. On nous a répondu que nous nous trompions.

—Une voie consacrée à la recherche devrait concerner une poignée d’agrégatifs. M. Coulon nous a demandé quelle était la proportion de doctorants susceptibles de faire carrière ans l’enseignement supérieur et la recherche. Nous lui avons appris qu’il y avait environ une trentaine ou une quarantaine de postes de maîtres de conférences d’histoire (toutes périodes confondues) mis au concours chaque année. Il n’est pas interdit de penser que, dans l’esprit du Ministère, tel devrait être — à peu près — le nombre des personnes susceptibles de passer l’Agrégation et de s’engager dans une thèse.

Par ailleurs, nos interlocuteurs ont refusé catégoriquement d’évoquer la réforme du lycée et de donner des indications, même très générales, sur le nombre de postes mis au concours.

M. Coulon nous invite à prendre contact de toute urgence avec monsieur l’inspecteur général Wirth pour les questions relatives aux programmes du concours, et avec monsieur Duwoge, secrétaire général des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, pour les détails de nos préoccupations.

L’impression générale n’est pas très encourageante.

Nicolas Le Roux Secrétaire général de l’AHMUF
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La droite partout !

Décret sur les EPLE et le Conseil pédagogique : il est là . Et juste la première page pour vous mettre l’eau à la bouche :



* Bientôt un CAP milice citoyenne ?

Nicolas Sarkozy a l'intention de créer des milices citoyennes. C’est le plan Espoir Banlieue 2009. C’est là. Encore une idée brillante pour résoudre l’échec scolaire ?

* La fin de l’histoire géo en Term S n’arrête pas de faire des remous.

Outre la pétition en ligne qui est ouverte depuis cette semaine, on apprend que l ’historienne Hélène Carrère d’Encausse juge "catastrophique que des élèves de terminale ne disposent pas d’enseignement en histoire-géographie, ce qui les priverait de la culture générale la plus élémentaire qui forme l’entendement des citoyens".

Gauchistes partout !

Sur cette question, au cabinet de Luc Chatel, on se contente pour le moment de répondre que « les professeurs n'ont pas compris le sens de la réforme ».

Heureusement l’HG est sauvée en ES et L !! Vraiment ? En terminale il est question de faire un programme de méthodologie et de préparation au supérieur.

C’est -à-dire ? Des cours magistraux en amphi avec un vidéo projecteur et un exposé à faire en TD ?

C’est le progrès pédagogique en marche ça...


* Notetonprof, une émanation de l’UMP ? De proche en proche, on y arrive.

Un lecteur nous signalait récemment que le nouveau (et courageusement expatrié) site de notation des profs était relativement proche du think tank le Club Liberté et politique (voir la page Facebook et autres renseignements ou ). Un Club qui affiche clairement s’appuyer « sur des ateliers thématiques, des diners-débats, des tribunes dans la presse et des interventions d’agit-prop. Il a vocation à constituer une force politique, intellectuelle et médiatique."

A y regarder de plus près en effet, l’UMP est très proche du Club liberté et politique.

Les fondateurs du club liberté et politique:

Thomas Zlowodzki,
rédacteur en chef du journal de l’UMP du XIème arrondissement « La Lettre du XIème », chef de mission adjoint au sein de l’Inspection Générale d’un grand, groupe bancaire
Charles Piketty,
dirigeant du Groupe Jeunes Actifs Européens de l’UMP, auteur de la lettre bi-mestrielle de réforme et modernité, consultant

Dire que les militants de l'UMP et/ou leurs sympathisants en sont réduits à créer des sites web à l'étranger pour échapper à la justice française !


Et en réponse aux questions du Cafépédagogique, il est clair que ces pourfendeurs de la liberté à la française s’assoient franchement sur les lois de la la République. C’est clairement pour contourner celles-ci qu’ils vont s’installer aux States :

"Nous avons conscience que la loi de certains pays Européens comme la France restreignent la liberté d'expression des usagers d'Internet
d'une façon différente de la liberté d'expression orale
" répond "Jahan", animateur du site, à notre question sur les relations du site avec la loi française.

"Néanmoins Campus Citizens est une société américaine qui n'est pas affectée par les lois étrangères car nous n'avons aucune filiale en dehors des Etats-Unis. C'est peut-être le rôle des établissements d'interdire l'accès au site si il est contraire à leurs règles, même nous pensons que si ils font ainsi, c'est qu'ils ont des règles qui restreignent la liberté et la participation des étudiants, ce qui est dommage pour des unités éducatives".

Bouter les lois liberticides hors de Frace, une nouvelle épopée Jahanique ?



* Crise syndicale aussi chez les lycéens. A l’UNL, ceux de droite partent.

Sous couvert de monopole des MJS sur l’UNL, les lycéens de Moselle partent :
Dissolution de la fédération 57 de l’UNL
 
Par le présent communiqué de Presse, nous, militants de la fédération mosellane de l’Union Nationale Lycéenne, annonçons la dissolution de notre fédération.
Cette dissolution fait suite au conseil national du 10 et 11 Octobre qui a été pour notre organisation un véritable désastre, la démonstration, s’il en fallait une, que l’UNL n’est aujourd’hui ni démocratique, ni indépendante. Or sans démocratie interne comment peut elle être crédible aux yeux des lycéens, du gouvernement et de l’opinion publique ? Comment peut-on prétendre être indépendant quand presque l’ensemble du bureau national affiche ostensiblement son adhésion au Mouvement des Jeunes Socialistes ?


Ils lancent ainsi le « SGL », nouveau syndicat, qui affirme qu'il ne se situe «pas dans une logique d'opposition à la réforme» et souhaite en réalité qu'elle «aille plus loin» .

Et bien c’est clair.
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Biseness is biseness

On ne vous parlera pas aujourd’hui des marronniers qu’on nous ressort ces jours-ci sur les profs toujours absents ou la notation (allez voir vous même sur Lemonde.fr ou franceinfo.fr). Par contre il y a des trucs dont on parle moins :

* Le compte n’est pas bon ? « je vais leur dévaloriser la gueule ».

C’est ce qu’aurait pu dire Chatel pour les enseignants. En effet, d’après certains décomptes syndicaux, il apparaît que l'enseignant « revalorisé » va perdre 16 860 € sur les 2 ans !

De source syndicale - revalolo.  Prenons la situation actuelle d’un collègue admis au concours en juin 2009, avec une licence obtenue en juin 2008. Ce collègue effectue sa 5ème année post bac en étant payé fonctionnaire stagiaire. Il perçoit sur cette 5ème année de formation (à l’IUFM) un salaire de 1 603 € brut pendant 3 mois ( 1er échelon,indice 349), puis un salaire de 1 727 € pendant 9 mois (2è échelon, indice 376). L’année suivante il percevra un traitement sur 12 mois au 3è échelon (indice 395) soit 1 814 €. Globalement il aura perçu sur l’année équivalente au M2 et l’année d’après 42 120 € brut sur 2 ans.
 Prenons maintenant la situation qui serait celle d’un collègue « masterisé » et « revalorisé », selon la méthode Chatel. Avant le concours en M2 il ne perçoit, au mieux, que 3000 € s’il effectue les 108 heures en établissement, puis un traitement « d’enseignant revalorisé » de 404 points d’indice (395+9) pendant 12 mois ( à l’IUFM ?). Cela correspondrait au 1er échelon de la nouvelle grille qui au passage supprime l’accélération de début de carrière des enseignants obtenus en 1990 ! Sur une période de 2 ans, cet enseignant aura donc perçu : 3000 + 12 x 1 855 = 25 260 € brut.
Bilan : 25 260 – 42 120 = -16 860 € Cet enseignant « revalorisé » va perdre 16 860 € sur les 2 ans !

Cette « revalorisation » va se poursuivre jusqu’à l’échelon 4 (anciennement échelon 6) nous dira-t-on. Faisons le calcul. Il bénéficiera de 9 points pendant 2 ans 4 mois (échelon 2), de 8 points (échelon 3) pendant 2 ans 11 mois et de 4 points pendant 2 ans 11 mois (échelon 4) soit en tout une augmentation de 3 125 € brut sur 8 ans …. Au final sur les 10 ans qui suivent sa réussite au concours (fin M1 aujourd’hui) ou en M2 demain, un enseignant aura perdu, malgré la « revalorisation », : 16860 – 3125 = 13 725 € .

Vous avez bien lu, la masterisation et la revalorisation vont se traduire, pour les futurs enseignants, par une perte globale de 13 725 € sur les 10 ans qui suivent l’année de M1 !

Ne serait-on pas pris pour des imbéciles ?


* Provoc’action !

propos de Sarko : «Le budget de l'Enseignement augmente tous les ans. Est-ce que pour

autant nous avons les meilleurs enseignants du monde?» (ici)


Le budget de L'Elysée (et des cabinets ministériels) augmente aussi tous les ans. Est-ce que pour autant...


* Brevet et (in)compétences requises.

L’association des profs de lettres dénonce la forte ambiguité de certains item de la nouvelle «  l’attestation de maîtrise des connaissances et compétences du socle commun au palier 3 « (à savoir le Brevet). Le tout est là. Extrait :

Si l’on considère (...) la « compétence » qui, avec la cinquième (« culture humaniste »), regarde plus précisément l’APL, à savoir « la compétence 1 », « la maîtrise de la langue française » , on constate qu’elle se décline en quatre parties : « lire », « écrire », « s’exprimer à l’oral », « utiliser des outils ». Chaque partie comporte de nombreux « items », vingt au total. Tout cela paraît sérieux à l’extrême, mais on a tôt fait de déchanter en constatant que nombre de ces items ne se situent pas sur le même plan. Nous découvrons ainsi , dans la « compétence écrire » un item qui regroupe les deux aptitudes suivantes : « copier un texte sans erreur » ,puis à la ligne en-dessous « écrire lisiblement et correctement un texte spontanément ou sous la dictée ». Quand un élève sait copier un texte mais ne sait pas écrire un texte sous la dictée, doit-on cocher la case oui ou la case non ? La « compétence lire » suscite le même dilemme : si un élève sait « lire à haute voix, de façon expressive, un texte en prose ou en vers » mais ne sait pas « lire des œuvres littéraires intégrales, notamment classiques, et rendre compte de sa lecture », doit- on ou non valider ladite « compétence » ? Presque tous les items traitant de la « maîtrise de la langue » présentent les mêmes inconvénients.


* Tire ta langue. L’ump ne sait pas la tenir et crache le morceau (qui dépassait déjà pas mal d’ailleurs).

Libéscience - MASTÉRISATION : LA VÉRITÉ SORT DE LA BOUCHE DU DÉPUTÉ

 La mastérisation sert à détruire des postes d'enseignants. Et elle se traduira par une accentuation du sentiment de dévalorisation du métier. Tract syndical ? Non, rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l'Assemblée nationale en octobre.
Rassurons tout de suite l'électorat UMP, Jean-François Coppé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est... pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d'autant plus intéressant de le citer. Voici ce qu'il écrit à la page 7 de son rapport : «
D’autre part, le schéma d’emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l’un des effets est d’affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s’ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :  – 9 182 emplois d’enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;  – 6 733 emplois d’enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d’éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ; – 1 876 emplois de stagiaires dans l’enseignement privé (soit 625 ETPT)


* Un nouveau syndicatcaca du Business education.

Fondé par le conseiller du maire de Lille et du Conseil régional d’Ile de France, tous deux dits de gauche (mais on est pas obligé d’y croire).

cocedit - Project Education annonce la création du Speof, premier syndicat français des professionnels du business education

Le Syndicat des Professionnels de l’Éducation, de l’Orientation et de la Formation sera officiellement présenté aux professionnels dans le cadre du Salon européen de l’éducation.
Le contexte • La création du Speof s’inscrit dans un contexte politico-social français où le débat en matière d’éducation est pauvre ; où les think tanks (cercles de réflexion indépendants) consacrés à ce sujet, sont quasi inexistants ; où la compétitivité n’est plus de mise, les universités françaises ayant perdu de nombreuses places dans les classements internationaux, et où l’éducation est rarement considérée comme un investissement. Et pourtant, selon le ministère de l’Éducation nationale, les dépenses intérieures pour l’éducation représentent 130 milliards d’euros – soit 6,6%du PIB –, dont 10,5milliards sont imputables aux ménages, avec une dépense annuelle moyenne de 7 100 euros par élève.

Les objectifs

Ouvrir le dialogue entre les acteurs du business education • Les protagonistes français et européens du marché de l’éducation – sociétés privées, associations ou consultants indépendants, qui représentent des dizaines de milliers de professionnels – vont désormais disposer, avec le Speof, d’un espace d’expression afin d’organiser leur métier, légitimer leur savoir-faire et structurer leur développement.
Rapprocher le monde de l’entreprise et celui de l’éducation • L’un des objectifs majeurs du Speof consiste à développer une interactivité entre ces deux univers, à améliorer, par exemple, l’adéquation des diplômes aux besoins des entreprises. Le Speof a la volonté de participer activement, non seulement en France, mais aussi en Europe, à la réflexion sur la réforme de l’apprentissage, l’impact de la crise sur les dépenses en matière d’éducation, l’apprentissage tout au long de la vie et l’articulation entre formation initiale et formation continue, la reconnaissance des enjeux spécifiques au secteur en matière de services à la personne, etc.
Devenir l’interlocuteur des pouvoirs publics • Cette force de proposition ainsi constituée permettrait que les sujets de l’éducation, enjeu majeur de notre société, soient mieux pris en compte auprès des autorités territoriales, nationales, européennes et internationales. En véritable think tank, ce regroupement d’experts serait tout naturellement disposé à émettre des propositions de politique publique. Au rang des questions qu’il pourrait soulever : quel est l’impact d’un système d’orientation scolaire sur l’évolution de l’activité économique d’un pays ?

L’impulsion d’une équipe • C’est sous l’impulsion de Maxime Legrand et de son équipe de consultants qu’est né le Speof. Ce normalien de 34 ans dirige Project Education, premier cabinet européen de conseil en stratégies éducatives. Agrégé d’économie et gestion, diplômé de Sciences Po Paris et de plusieurs masters, il dispose d’une expérience internationale comme entrepreneur et universitaire. Il est enseignant à Sciences Po Paris, à l’université de la Sorbonne et dans plusieurs masters d’économie de la culture et des sciences de l’éducation. Comme conseiller du maire de Lille, il a été en charge du projet éducatif de la ville. Comme conseiller du président du Conseil régional d’Île-de-France, il suivait les dossiers Enseignement supérieur, Recherche et Innovation. Maxime Legrand est également président - fondateur de Parrains d’Avenir et vice-président du Comité Richelieu.


* Toujours plus proche du bon Dieu : le SE-UNSA organise la concertation des enseignants, la répartition des moyens. Et plus si affinités ?

Luc Chatel, dans un courrier adressé aux chefs d’établissements, indique qu’il a décidé  « d’accorder à chaque établissement deux demi-journées banalisées au cours du premier semestre 2010 pour permettre à la communauté éducative de s’approprier la réforme ».

C’est la réponse du ministre à une demande du SE. Certains sont apparemment mieux écoutés de d’autres... ET ces deux syndicats d’ajouter :
«
 Le geste est appréciable, alors que depuis plusieurs années, l’administration a tendance à refuser toute réunion qui entraînerait une absence des enseignants.
Le SE-UNSA demandera que 2 temps différenciés soient organisés, un temps pour les professionnels et un temps avec les parents et les élèves.
Il rappellera au ministère sa demande de propositions de scénarios organisationnels et pédagogiques qui pourraient servir de supports aux réflexions. Inutile de réinventer l’eau tiède dans tous les lycées ! »

Ouais, ben l’eau tiède... Et ils comptent aussi faire les TRMD, choisir les postes à supprimer, les sections à fermer ?

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Valeurs actuelles (nationales)

Aujourd’hui, retour de la vidéo de la fin (qui est en fait un audio de la fin). Mais avant :

* Le Mammouth cède aujourd’hui au grand débat sur l’identité nationale et vous impose en début de blog la Marseillaise obligatoire...

Enfin, version Compagnie Jolie Môme.


Visitez leur site.


* Pour un référendum national ! Oui vraiment national. Et une petite levée de fonds en même temps (ça ne mange pas de pain...).

Voici le document que reçoivent certains particuliers de la part d’une certaine association dont nous parlions il y a peu (SOS Education).
Je précise : des catégories sociales bien choisies (personnes qui n’ont rien àvoir avec l’EN, ou des retraités d’après nos informations) et un but très lucratif (voyez à la fin).

Visez surtout les questions : 2, 6, 7 et 9 (mais les autres ne sont pas mal non plus... ).




* Compétences avariées... Enfin de vraies solutions pour notre redressement national.

Profs absents, la solution du recteur de Créteil
Par TF1 News le 27 novembre 2009 à 11:50


Pour faire face à la pénurie de remplaçant, le recteur de Créteil propose aux établissements scolaires de faire appel à des étudiants ou des personnes ayant des "compétences avérées".


Le recteur de Créteil ne manque pas d'idées, parfois polémistes, pour gérer son Académie. Le mois dernier, c'est lui qui avait proposé de mettre en place une "cagnotte scolaire" pour lutter contre l'absentéisme en récompensant pécuniairement les élèves assidus. Hier, dans une circulaire envoyée aux chefs d'établissement et intitulée "Amélioration des pratiques liées au remplacement" des enseignants absents, Jean-Michel Blanquer leur propose de piocher "dans (leur) entourage personnel ou parmi (leur) population de vie scolaire, des étudiants ou des personnes titulaires au minimum d'une licence ou ayant des compétences avérées qui pourraient venir valablement alimenter le vivier de contractuels ou de vacataires". Rappelant que « les familles ont l'impression qu'aucune prise en charge des élèves n'est assurée » en cas d'absence de professeurs, le recteur souhaite « qu'en cas d'urgence » il soit possible d'«installer immédiatement la personne que vous aurez choisie, la validation par les inspecteurs venant ultérieurement ».

Du côté des syndicats la réaction ne s'est pas fait attendre. On parle de "bricolage". "Le gouvernement ne cesse de minimiser les effets des suppressions de postes sur la qualité de l'enseignement. Le recteur de l'académie de Créteil, en adressant un étrange courrier aux chefs d'établissements, met les pieds dans le plat", a réagi le SE-UNSA dans un communiqué. Pour l'organisation syndicale, "cette lettre est un aveu sans détour des difficultés lourdes que rencontre aujourd'hui notre système éducatif pour assurer dans de bonnes conditions l'ensemble des heures d'enseignement dues aux élèves".



* Flatter le goujat national : du nouveau chez les futurs petits chefs : réforme du recrutement des inspecteurs

Confidentiel: Nouveau recrutement des inspecteurs pédagogiques
Le Figaro

Le recrutement des inspecteurs d’académie et inspecteurs pédagogiques régionaux a changé. Désormais, 85 % d’entre eux seront recrutés par concours. Les 15 % restants seront issus d’une filière spécifique et seront «titulaires au moins d’une licence», avec des «compétences en formation». On imagine la tête des agrégés titulaires d’un master quand ils se verront donner des conseils pédagogiques par ces inspecteurs nouvelle formule.

Autant de perspectives de carrière qui s’ouvrent pour tous les Iznogood de service... ou façon de recycler les ex-formateurs des ex IUFM ?


* Plaidoirie nationale de la fin : l’émasculation du subjonctif et respect de la langue nationale

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