Indifférence générale (encore)

* Petit papa Chinoël.

Du grand Didier Super. Allez jusqu’au bout, vraiment ça vaut le coup.



Et puis on ne va tout de même pas se gâcher les réveillons : carte de bon noël : c’est là :bon noel


* Menus frais de la République : un bon canardage.

Le Canard enchaîné n°4748, 26 octobre 2011, page 5. Pour faire 262km, Nicolas Sarkozy a besoin d'un Airbus présidentiel, de deux hélicos et de deux voitures blindées

"Comment faire compliqué et très cher pour parcourir 262km ? Sarko aurait pu prendre un Falcon et atterrir directement sur l'aérodrome de Chaumont-Semoutiers. Mais il a préféré emprunter son Airbus présidentiel pour atterrir sur la base militaire de Saint-Dizier, à 75km de là, puis monter à bord d'un des deux hélicos spécialement acheminés de Paris pour se rendre à Chaumont, où l'attendait une voiture blindée. Or, comme la météo était incertaine, une autre voiture blindée l'attendait aussi sur la base de Saint-Dizier, au cas où le chef de l'Etat aurait dû faire le tronçon Saint-Dizier-Chaumont par la route ! Et un gendarme avait été posté à chaque carrefour, sur les 75 kilomètres séparant les deux villes... Pour rien, au bout du compte"”.
Cerise sur le gâteau,
Nicolas Sarkozy a fait faire des travaux aux abords du gymnase du lycée Charles-de-Gaulle de Chaumont, lieu où se déroulait sa table ronde. “"Pour éviter que le Président ne fasse un (petit) détour en passant par l'entrée principale afin d'arriver dans ce gymnase, un escalier spécial de ciment, avec rampe, et un chemin goudronné avaient été spécialement construits à son usage exclusif"”, raconte Le Canard. Un escalier qui lui a permis d'atteindre le vestiaire des filles aménagées en loge afin d'être coiffé et maquillé. Résultats du déplacement : 17 secondes au JT de LCI et un tacle à Martine Aubry

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Solutions (ou pas)

A découvrir dans la rubrique : Du Fond de la trompe
Fondapol, l’école et campagne électorale 2012.

* Grève du SNES pour 31 janvier : oukaze syndicale ?

Nous l’annoncions dès lundi 19 au soir, le SNES s’est adressé aux autres organisations syndicales pour leur faire savoir qu’il appellerait à une journée de grève le mardi 31 janvier. Nous avons publié le mail de F. Rolet adressé à toutes les orga (voir ci-dessous), en l’absence de débat collectif (réunion intersyndicale prévue cependant le 4 janvier).
Dans l’US du 21 décembre (reçu ce jour, posté le 20, mis sous pli au moins vendredi, et imprimé il y a donc une bonne semaine) s’affiche en grosses lettres la grève du 21 janvier. Est-ce à dire que la chose était prévue depuis de longs mois ? Presque. En tout cas bien avant la rigolade du 15 décembre ou la FSU n’a que très timidement réussi à mobiliser ses troupes.

On peut se demander alors à quoi va servir l’intersyndicale du 4 janvier, si ce n’est à emporter toute la FSU derrière le SNES alors que certains de ses syndicats (le SNUIPP, dans le primaire) demeurent bien mollassons. Pas de quoi éclaircir en tout cas le paysage syndical.

Mais peut-être que la base pour réagir est assez grande et finalement n’a pas besoin de ce paysage syndical ? Allez savoir.


* Sécurité à l'école : LA solution ! (nous vient des States)

Comme le signale
Bastamag.net, la solution aux problèmes d'insécurité scolaire nous est fournie par un brillant penseur d'outre-atlantique:

"que les enfants puissent être payés pour assurer la sécurité de leurs écoles"

Telle est en effet
l'idée lumineuse proposée aux USA par un candidat  à l'investiture (Newt Gingrich, l'actuel favori dans les primaires républicaines) !

Commentaire du journal Bastamag: "À écouter les candidats républicains, Nadine Morano passerait presque pour une personnalité politique subtile et distinguée"

Comme quoi...


* Axel Khan, désobéisseur pour les sans papiers

Interviewé par France2 (journal télévisé de 13 h du 21 décembre 2011), le généticien Axel Kahn, président de l'université Paris Descartes, se prononce en faveur de la désobéissance civile pour cacher les étudiants et jeunes diplômés menacés d'expulsion.

Axel Kahn avait déjà déclaré il y a
deux jours sur RMC:

"Claude Guéant a fait un truc épouvantable pour le président d'université que je suis. On me demande d'être attractif, d'accueillir les meilleurs cerveaux du monde entier, pour les former. Certains d'entre eux sont tellement bien formés, à un tel niveau, ils sont diplômés avec des notes remarquables, et puis ils sont pris, au cours de leurs années passées en France, d'amour pour notre pays. Ils obtiennent ensuite un métier, un très bon métier et participent à la prospérité du pays mais une circulaire Guéant indique qu'on ne leur accordera pas de droit de séjour, à moins qu'on ne trouve pas de Français pour le faire.
Ça c'est scandaleux, c'est contraire à la mission de l'université
, c'est se tirer une balle dans le pied, ça va à l'encontre du rayonnement de la France. (...) Si on veut que notre pays soit prospère et dynamique, il faut attirer les meilleurs cerveaux. (...) C'est par xénophobie qu'on les refuse, c'est totalement cohérent avec la politique de stigmatisation de Claude Guéant."


* Cadeau de noël: un uniforme pour 80 € à la charge des familles à l'internat d'excellence de Sourdun

L’Internat d’excellence de Sourdun (Seine-et-Marne) vient d'opter pour le port obligatoire de l'uniforme (aussi bien pour les collégiens que pour les lycéens et les classes préparatoires).C’est là.

"Dès janvier, les 360 élèves enfileront donc obligatoirement un costume noir. Pour les garçons, ce sera chemise blanche, blazer et cravate. Les filles auront le choix entre une jupe et un pantalon, un cardigan ou un pull avec col en V.
[...] Seuls 80 € sur les 250 € facturés à l’établissement seraient à la charge des familles."

Initiative isolée ? Notons que le proviseur de Sourdun est aussi l'adjoint de Copé (
source)


*Méditation sociale. Pour poursuivre dans l’indifférence générale :

- Enfants SDF : quel sens l'école peut-elle encore avoir quand on dort dans la rue ?

"Le nombre d'enfants considérés comme sans-abri aux Etats-Unis a augmenté de 38 % en quatre ans, pour atteindre 1,6 million en 2010.
Selon le rapport du Centre national pour les familles sans-abri, qui appelle "à agir" au plus vite contre ce fléau, ce chiffre touche aujourd'hui un enfant sur 45."
source

Nous n'en sommes pas encore là, mais rappelons quand même qu'on couche et meurt encore dans la rue en France malgré les promesses du Président de la République, et qu'un tiers des femmes SDF de la capitale est accompagné d'enfants.
Il y aurait près de 600 000 enfants mal logés en France, dont 18 000 enfants SDF,
selon la fondation abbé Pierre

C'est évidemment plus facile de sucrer les allocs des parents qui ont un toit sur la tête que de proposer des logements aux pauvres !

- Sans papier et sans le reste non plus. ON VIT ICI, ON BOSSE ICI, ON RESTE ICI !

ON VIT ICI, ON BOSSE ICI, ON RESTE ICI ! from Franck Wolff on Vimeo.

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Indifférence générale : c'est noël

[MAJ, 18 h 30] Le SNES (sur son 31) propose aux organisations syndicales une journée de grève (très corpo) le 31 janvier.
Voici la lettre adressée ce jour par F. Rolet aux autres organisations : SNES31
Avant une autre le 15 mars, puis une autre le 12 mai ?
Les syndicats de l’EN doivent se voir le 4 janvier


* Méditation sociale. L’injonction (sociale) paradoxale.


Pendant ces vacances, une série d’écoutes pour méditer/pour agir. Pas que sur l’Education nationale, mais plus largement.

Propos tenus à l’occasion d’une mobilisation pour soutenir les sans-papier à Tours (37) et l’occupation d’un logement vide : 68 rue du canal.


Canal68 #02 by A Bout de Souffle

Ne vous inquiétez pas, cela va être pire.


* Une petite fille arrachée à ses parents.

Bien que citoyens européens, les parents roumains d'une fillette de 10 ans ont été expulsés les 8 et 14 décembre, la fillette se retrouvant seule après leur expulsion.

Ecoutez sur Europe1 La directrice [de son école] est révoltée. "Le fait qu’on puisse arracher des petites filles à leurs parents en France est quelque chose qui doit faire plus que révolter les gens", a-t-elle fustigé sur Europe 1, affirmant que cette situation rappelait "1942". " Il y a un recul dans le temps qui rappelle des dispositifs qu’on croyait honnis par la république française", a-t-elle accusé.

Guéant, après Hortefeux osera-t-il porter plainte pour de tels propos ? Souvenez vous aussi de la Xénophobie d’Etat.


* Evaluation : le SGEN entre dans les négociations, et veut pousser les autres.

A la veille de la grève du 15, le SGEN rencontrait Luc Chatel. Selon l’AFP, le syndicat précise que "il a été acté que le futur pro­jet d'accord com­por­te­rait des garan­ties nou­velles sur la trans­pa­rence du pro­ces­sus et un enga­ge­ment de l'employeur quant aux moyens à mettre en oeuvre pour l'accompagnement des per­son­nels (for­ma­tions, mobi­li­tés...) en lien avec le pro­ces­sus d’évaluation ». "Ces nou­velles garan­ties s'ajoutent à la confir­ma­tion du main­tien du sys­tème d'avancement dans la période, du main­tien du regard croisé sur l'évaluation tout en actant la fin de fait de l'inspection indi­vi­duelle dans ses condi­tions actuelles, et le retrait de fait du pro­jet d'arrêté suite à l'ouverture des négo­cia­tions", ce qui devrait per­mettre selon le Sgen "d'élargir ces négo­cia­tions à l'ensemble des orga­ni­sa­tions syn­di­cales qui ne se satis­font pas du statu quo sur ce sujet".

Il s’adresse en l’occurrence au
SE-Unsa, autre syndicat réformateur qui pour l’instant résiste. "Le minis­tère ne met rien sur la table qui pour­rait nous être favo­rable, donc il n'y a rien à négo­cier », pré cise-t-on au SE.

Mais pour combien de temps encore ? En l’état actuel, et en regard des nouvelles règles de représentativité, l’accord que pourrait signer seul le SGEN sne serait pas appliqué, ce syndicat ne représentant que 10 % des enseignants (il en faudrait 30 %).

Les autres syndicats sont toujours sur la base du retrait de l’ensemble des décrets présentés. Mais pas pour les mêmes raisons.
En gros
la FSU, le SNALC veulent le maintien de la double notation.
FO et la CGT veulent le retrait, mais ne disent rien sur le système actuel.
SUD est contre l’évaluation et veut une évolution de carrière uniforme pour tous les enseignants.

Pendant ce temps là Hollande déclare qu’il reviendra sur la réforme.
C’est là.


* Éducation: le fisc veut mettre un terme aux abus des cathos fraudeurs

Détournement d’argent public.

De nombreux établissements d'enseignement privés hors contrat feignent de croire  qu'ils ont le droit de bénéficier de dons défiscalisés en mettant en avant le récent rescrit fiscal du 6 décembre 2011 qui précise les conditions dans lesquelles une association gestionnaire d’écoles hors contrat est éligible au dispositif du mécénat.  Deux conditions doivent être réunies:
- son activité doit être d’intérêt général
- son activité doit présenter caractère éducatif

Or, comme l'a fait remarquer récemment le ministre du budget, il est évident que ne peut être considéré comme d'intérêt général un organisme qui fonctionne au profit d'un groupe restreint de personnes, comme c'est justement le cas de beaucoup d'établissements privés hors contrat et de leurs associations gestionnaires !

La lecture qui a été faite de ce rescrit fiscal par les tenants de l'enseignement confessionnel hors contrat procède ainsi d'une interprétation manifestement erronée: le but de ce rescrit fiscal est en réalité de mettre fin à de nombreux abus et tentatives de fraudes en indiquant par exemple clairement que les frais de scolarités ne peuvent en aucun cas constituer des dons éligibles au régime du mécénat !

Voir ici par exemple.
Ou encore là.

Les établissements cathos hors contrat cherchent à obtenir de l'argent public et ont déjà mené ces derniers mois une intense campagne de lobbying pour essayer de bénéficier de l'avantage fiscal accordé au titre de l'emploi d'un salarié à domicile comme les organismes de cours particuliers tels qu'Acadomia ou Paraschool.
Mais ce n’est pas encore la cas.

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Suppressions et promesses...

* Racolage : le programme UMP.

Lexpress.com. - On a travaillé sur des augmentations de salaire des enseignants qui peuvent aller jusqu'à 500 euros par mois, en échange de quoi on veut un suivi plus personnalisé des élèves, notamment en dehors des heures de cours", dit Bruno Le Maire.

Le tout est dans le « jusqu’à ». Et l’UMP s’engage à supprimer jusqu’à combien de postes encore ? Voyez ci-dessous...


* Suppressions de postes par académie. Les chiffres.

Le ministère a transmis aux syndicats pour le CTM de ce jour les chiffres de suppressions de postes par académie. Les voici :

Premier de gré


second degré



* CDI : à plein temps des learning center

Le projet de la Dgesco et de l'Inspection générale de fondre le CDI et la permanence en un lieu unique appelé "learning center" est en ligne sur les sites syndicaux : le "learning center" y est présenté comme une innovation dans la mesure où l'objectif fixé est d'augmenter le temps d'accès des élèves aux ressources ...

Que du progrès ?

Ne soyons pas dupes, il ne s'agit que de supprimer des postes, transformer les docs en hôtesses d'accueil et techniciens en maintenance informatique travaillant plus (39 h ) en étant moins payés selon le vrai sens de la formule sarkozienne. Tout cela pour le plus grand bonheur des fabricants d'ordinateurs et de matériel high tech en tous genres.

Depuis 20 ans, malgré la création du CAPES de documentation, il fallait continuer à lutter pour que le CDI ne soit pas une permanence et que son activité pédagogique soit reconnue ! Tout ça pour ça !

Pour plus de lecture sur ce point voir là .


* Reiser légèrement revu ...


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Aujourd'hui 15 décembre ...

... première journée de grève contre la baisse des salaires dans la fonction publique.

C’est historique.


Eh oui, c’est la conséquence directe de l’allongement de la durée pour passer d’un échelon à un autre.

Plus on progressera moins vite, plus on touchera moins d’argent.


En plus cela ne se voit pas, et c’est bien camouflé derrière une évaluation qui n’en est pas une.

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Ecole en fusion (ou l'inverse plutôt)

* Fusion Ecole-Collège : plus on y va vite moins on y va lentement.

On vous parlait (voir plus bas) d’expérimentations de ce genre, vantées par Luc Chatel (et H. Novelli), désormais le HCE l’entérine.

AFP - Le Haut conseil de l'éducation (HCE) prône, dans un rap­port à l'Elysée, le rap­pro­che­ment entre l'école et le col­lège et se dit favo­rable à la créa­tion d'établissements publics du "socle com­mun" pré­co­ni­sés dans une pro­po­si­tion de loi de dépu­tés UMP dépo­sée en février.
Le HCE, orga­nisme consul­ta­tif, a dressé un bilan 2011 de la "mise en oeuvre du socle com­mun", selon une copie obte­nue mardi par l'AFP.
Il rap­pelle qu'une loi de 2005 fixe l'objectif de "garan­tir à tous les élèves la maî­trise du +socle com­mun de connais­sances et de com­pé­tences+ à la fin de la sco­la­rité obligatoire".
Sept grandes com­pé­tences consti­tuent le socle com­mun, parmi les­quelles la maî­trise de la langue fran­çaise, la pra­tique d'une langue vivante étran­gère, ou encore l'autonomie et l'initiative.
Dans sa conclu­sion, le HCE estime q
u'"en rai­son de l'importance des pre­mières années de sco­la­rité pour la maî­trise du socle com­mun, il est capi­tal que la Nation prête une atten­tion toute par­ti­cu­lière à son école pri­maire, notam­ment au pre­mier cycle de la sco­la­rité obli­ga­toire (école élémen­taire), les lacunes dans les appren­tis­sages de ces années-là ayant des réper­cus­sions néga­tives sur toute la sco­la­rité ultérieure".

Donc ? (suite de la dépêche afp) :

"C'est pour­quoi, même dans un contexte bud­gé­taire contraint, l'école pri­maire doit béné­fi­cier d'une prio­rité dans l'affectation des moyens", fait-il valoir.

C’est plutôt parce que le contexte budgétaire est contrainte que...


* Ambitions universitaires : les référentiels des licences

Les syndicats ont reçu ces jours-ci les ambitieux référentiels pour les Licences, donc bac + 3 (comme disent nos nouveaux managers).
Union Européenne oblige, voici comment se traduit l’harmonisation des systèmes scolaires à l’échelle du continent.
On y voit que désormais il y a 5 grands faisceaux de licences (arts, lettres et langues ; droit, économie, gestion; sciences humaines et sociales ; sciences et technologies ; sciences et techniques des activités physiques et sportives) et qu’ils ont toutes de grandes ambitions...

Et l’objectif est clair :
« Définir des compétences transversales ou génériques, induites des compétences disciplinaires, facilitant l'insertion professionnelle du licencié qui voudrait arrêter ses études pour accéder au marché de l’emploi »

Ainsi on peut lire que en lettres, par exemple, les enseignants du supérieur devront : 
« donner [à l’étudiant] les moyens de réfléchir à son insertion professionnelle en lui faisant acquérir les capacités suivantes :
• savoir établir son portefeuille d’expérience et de compétences
• savoir se présenter
• valoriser ses expériences professionnelles, personnelles, associatives, sportives etc. 
• savoir rédiger un curriculum vitae.
• savoir préparer un entretien."

C'est pas beau ? Il leur faudra aussi apprendre aux étudiants à « avoir un comportement responsable à l’ère du numérique
• maîtriser son identité numérique ;
• respecter la réglementation en matière de vie privée et de propriété intellectu elle.
- être sensible aux questions de citoyenneté, d’éthique et de déontologie :
• établir une distinction entre citer et plagier ;
• établir une distinction entre rendre compte de la pensée d’autrui et produire une pensée autonome ;
- prendre conscience de la dimension culturelle et environnementale des problèmes ;
- connaître des éléments de base sur le monde de l’entreprise et être sensibilisé aux questions d’intelligence économique ainsi qu’à l’esprit d’entreprise. »

Compétences à tous les étages, quantification des acquis, évaluations des résultats d’apprentissage...

Bref une fac utilitariste. Universitas, où es tu ?


* Dissimulation des données sur l'école :

On nous cache tout, on nous dit rien ou n'importe quoi ou n'importe comment.

C'est dans Le monde de ce jour. Comme tous les travaux ne collent pas au plan communication, les informations fournies au grand public sur l'école se réduisent comme peau de chagrin. Les "Notes d'information" en sont le meilleur exemple. "J'en publiais une cinquantaine par an", se souvient Claude Thélot qui, sept ans durant, a été à la tête de cette direction et développé la place de la statistique sur le sujet. 61 sont sorties en 2001, 62 en 2003… 37 en 2008, 18 en 2009 et 19 cette année.


*Les Agents de service : travailler plus pour gagner autant (sinon moins).

Rue89 fait état cette semaine de la situation des agents de service dans les établissements scolaires d'Ile de France.

Une machine à déprimer et à casser. Aidée par certains...

Extraits : En Ile-de-France, depuis octobre, un décret fait travailler le personnel chargé de l'entretien des lycées 20 heures de plus par mois pour le même salaire, soit 1 200 €. Pour imposer ce nouveau rythme de travail, le conseil régional est passé en force cet été (22 et 23 juin) alors qu'aucune organisation syndicale n'avait donné son assentiment. Le vote abstentionniste de FO et de la CFDT a d'ailleurs une nouvelle fois déçu leurs adhérents : « Ils ne nous ont pas défendus ! », se révolte un agent. Nombre d'entre eux ne croient pas aux promesses de renégociations.



* Base élèves en Haute Garonne : l'exemple à suivre.

Lors du Conseil Départemental de l’Éducation Nationale qui s’est tenu à Toulouse le 13/09/2011, la FCPE 31 a obtenu l’ajout, dans le règlement type départemental des écoles publiques, du droit d’opposition des parents à l’enregistrement des données personnelles les concernant dans Base élèves.

Le lendemain du CDEN, l’IA a envoyé par mail à toutes les écoles de Haute Garonne le règlement départemental modifié, qui intègre désormais la mention : « Conformément à l’article 38 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, les parents d’élèves disposent d’un droit d’opposition, pour des motifs légitimes, à l’enregistrement de données personnelles les concernant au sein de Base élèves 1er degré (Décision du Conseil d’État du 19 juillet 2010) ».

La FCPE 31 a aussi obtenu que l’IA demande aux directeurs d’informer les parents du rétablissement de ce droit. Le mail de l’IA précise : « Il est, bien sûr, nécessaire d’informer les parents d’élèves sur leurs droits relatifs à Base élèves 1er degré. L’affichage de la nouvelle mention du règlement type départemental sur le panneau de l’école permettra d’assurer la publicité de ces droits. Il conviendra de préciser également les modalités pratiques de mise en œuvre de ces droits aux parents d’élèves puisque l’interlocuteur est différent selon les situations : directeur d’école ou inspecteur d’académie (pour le droit d’opposition). » La source
ICI .


* Retour de la Vidéo de la fin : la dette, c’est chouette.


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Sape gouvernementale pour l'EN

* L’école pour chacun : la personnalisation des parcours profite à qui ?

Voici un entretien avec une sociologue qui repose la question de la personnalisation des parcours scolaires que nous impose aujourd’hui l’EN et veulent nous vendre certains candidats à une certaine élection.

Pour résumer : "pour toi dont les parents ont le capital culturel ou économique,  l'analyse du tragique chez Racine, et pour toi, qui n'auras pas besoin de perdre ton temps avant d'aller en apprentissage, travail de lecture à partir de textes de mode d'emploi"
Ca s'appelle ne pas mélanger les torchons et les serviettes mais la journaliste explique plus sérieusement ...

C’est Lexpress qui le dit, alors... - Le sur-mesure éducatif prôné par le ministère réussira-t-il là où l'égalitarisme a échoué? La sociologue Agnès Van Zanten en doute. Car il risque de favoriser les élèves qui en ont le moins besoin, au détriment des autres. 
En remplaçant l'objectif d'une école pour tous par celui d'une école pour chacun et en déplaçant la responsabilité de l'Etat vers les individus, ce discours rompt pourtant significativement avec les valeurs qui ont animé les politiques éducatives depuis l'après-guerre. Par ailleurs, connaît-on vraiment les effets des initiatives qui y sont associées ? Celles-ci peuvent-elles réduire l'échec scolaire et les inégalités sociales face à l'école, inégalités en aggravation constante depuis plusieurs décennies ? Il est permis d'en douter. En effet, leur efficacité est étroitement liée à trois conditions, largement absentes des dispositifs actuels. 

Lire la suite.


*
Éducation Nationale et universités: le travail de sape se poursuit au parlement


le blog de Martine Faure nous illustre encore une fois clairement les ambitions de certains quant à la commission de l’Assemblée nationale sur la formation et le recrutement des enseignants. Un vrai travail de sape en effet, comme le montrent les travaux parlementaires de la commission des affaires culturelles et de l'éducation du 7 décembre 2011.

En effet,
le rapport de la mission d’information sur la formation initiale et le recrutement des enseignants qui a été adopté mercredi dernier ne laisse aucun doute sur les intentions de la majorité présidentielle: alors que la publication d’un premier rapport avait été refusée par la commission le 6 juillet dernier, cette mission d'information a été réactivée pour que le projet de rapport soit adopté (quand les députés votent "mal", on les fait voter une deuxième fois... Un air de déjà vu!).

Parmi les dispositions-phares de ce rapport: suppression du concours externe de l’agrégation, remplacement du concours par le master, recrutement des enseignants par les établissements sur la base d’un entretien professionnel.

Les choses se précipiteraient-elles ?


* Plan campus, t’es où ?

"Le plan Campus de rénovation immobilière des universités, lancé en 2007, a versé aux établissements 56,9 millions d'euros, soit à peine plus de 1% des 5 milliards de son montant" [...]

"Derrière l'affichage de sommes mirifiques pour l'enseignement supérieur et la recherche, les conditions de travail des enseignants se dégradent et les universités voient leurs comptes passer dans le rouge les unes après les autres"


Source


* Et si les gestionnaires étaient un peu plus joueurs ...

Eh bien ils pourraient arranger les fins de mois des établissements qui voient leurs subventions baisser. Le marché de l’éducation et des consommables.


Source. 500 imprimantes pour séduire le monde de l’éducation

Comment mettre le pied dans un marché conséquent, celui de l’éducation nationale, avec une technologie d’impression propriétaire ?
Offrir comme le fait Ricoh 500 imprimantes GelSprinters aux 500 premiers établissements scolaires qui voudront bien s’inscrire sur ce 
site dédié, et faire vibrer au passage la fibre environnementale qui sommeille en tout responsable pédagogique. 

Au-delà de la stratégie marketing, l'opération a de quoi séduire un gestionnaire sans grande manœuvre budgétaire. Une imprimante gratuite c’est bien, même s'il faut penser au coût de ses consommables. Et si elle est un peu plus respectueuse de la planète que les autres, c’est encore mieux.
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L'Ecole pour la droite

* Fini de rire : la droite enfonce le clou :

Des écoles fondamentales vers l’apprentissage pour les uns, des collèges autonomes pour les autres.

Les Think tank de droite passent à l’attaque.

A commencer par « Fondapol » (
ici) qui propose la création "d'écoles fondamentales" pour les "zones identifiées comme devant faire l'objet d'une action spécifique" et pour les élèves dont les performances, à l'école élémentaire, "seront jugées insuffisantes" pour "intégrer un collège général". Cet établissement, créé sur proposition d'un collège, et après accord d'une instance réunissant représentants de l'Etat (recteur et préfet), élus locaux, et employeurs (via la chambre de commerce), accueillera les élèves de la 6ème à la 3ème, et les amènera, avec des programmes concentrés sur français, maths et EPS, et avec une pédagogie spécifique, vers l'apprentissageLe salaire des enseignants y sera doublé, mais ils feront davantage d'heures et seront moins nombreux. Faut quand même savoir susciter les vocations...

Pour les autres établissements, ils "doivent désormais respirer à leur rythme, se sentir responsables et incités à l’initiative". La Fondapol ajoute : "C’est à eux de choisir leurs moyens, notamment pédagogiques, pour atteindre les objectifs nationaux". Ils seront "proches des élus, des associations et des entreprises qui les entourent". 
Ces établissements doivent être
dotés "des responsables les plus compétents", qui pourront être recrutés hors du "seul monde éducatif" et dont l’autorité "doit être réaffirmée, y compris dans la relation avec les enseignants" [A quand le retour de la fessée pour les enseignants ? NDLR].
Ils choisiraient "librement" leurs adjoints parmi les enseignants, définiraient avec eux le projet de l'établissement, et rendraient compte de leur action "à un conseil d’administration dont la composition doit être redéfinie dans le sens d’une représentativité élargie au- delà du seul monde éducatif". 
Quant aux professeurs, ils devraient être présents dans l'établissement "en dehors de la classe (...) pour assurer d’autres tâches, qui peuvent varier d’un établissement à l’autre selon les besoins des élèves et les choix exprimés par l’établissement"

Ces éléments sont tirés du 12ème chapitre des "12 idées pour 2012" publié hier par la "Fondation pour l’innovation politique", ou Fondapol.


En attendant :

* Ecoles du socle. C’est parti, en toute discrétion.

Exemple de la nouvelle gouvernance qu’on veut (nous faire gober). Un épisode de plus dans l’Union sacrée Chatel-Novelli.

Mammouth Déchaîné. - Sous le fallacieux prétexte de mutualiser les locaux en temps de crise (pas financière, mais matérielle), voici que ici et là, on tente des expériences qui comme par hasard correspondent aux réformes que veut le ministère.
Ainsi dans le 37, où la commune de Richelieu a sollicité nous dit-on le Conseil général pour un accueil temporaire (nous dit-on toujours) des élèves de CE2, CM1 et CM 2, dans premier temps puis les autres ensuite, dans les locaux du collège de la même ville. Même opération un peu plus loin au Grand Pressigny.

Et voilà que Luc Chatel se pointe, en milieu de semaine dans le premier de ces collèges, qu’il qualifie de projet « exceptionnel ».

AFP -
Ce pro­jet, à voca­tion à la fois péda­go­gique — assu­rer le lien entre l'école et le col­lège — et ter­ri­to­rial, est "une réponse intel­li­gente à la rareté des res­sources finan­cières et à la néces­saire mutua­li­sa­tion des com­pé­tences", a déclaré M. Chatel aux per­son­nels éduca­tifs. "C'est un pro­jet excep­tion­nel, très emblé­ma­tique et inno­vant", a-t-il dit.
Le ministre a visité dans la mati­née l'école élémen­taire Jean-Mermoz puis le col­lège du Puits de la Roche, qui accueillera au total deux écoles pri­maires sur son site à la ren­trée 2012.

"Ce n'est pas seule­ment un pro­jet phy­sique.
Il s'agit d'avoir un pro­jet péda­go­gique avec un suivi indi­vi­dua­lisé des élèves, avec une nou­velle gou­ver­nance entre le prin­ci­pal du col­lège et les direc­teurs d'école, avec des pro­jets cultu­rels" com­muns, a-t-il ajouté. "C'est un pro­jet glo­bal qui répond très bien au défi de la per­son­na­li­sa­tion (du suivi des élèves) qui est le nôtre aujourd'hui" dans le cadre de l'"école du socle", selon lui.
Les salles et cours de récréa­tion des écoles et du col­lège seront sépa­rées, mais cer­taines salles seront com­munes, comme le centre de docu­men­ta­tion. Les res­pon­sables des trois établis­se­ments tra­vaille­ront en étroite concer­ta­tion et des échanges de cours entre ensei­gnants du pri­maire et du col­lège sont prévus.

Cette ini­tia­tive du député-maire de Richelieu Hervé Novelli (UMP) "me paraît très oppor­tune (...) en période de rareté de la res­source publique", a ajouté le ministre.
La visite de M. Chatel chez son "ami" Hervé Novelli a été boy­cot­tée par Marisol Touraine, la pré­si­dente socia­liste du Conseil géné­ral d'Indre-et-Loire, ins­ti­tu­tion qui par­ti­cipe à ce projet.

Ne pas confondre gouvernance avec réélection.


* Affinage ou rattrapage ? Un problème d’efficience en tout cas...

Alors que la journée du 15 s’annonce suivie, et les enseignants sont assez remontés, Luc Chatel commence à regretter d’avoir tiré plus vite que son ombre et même si il s’affiche serein (cf Rue 89), il n’en serait pas moins très inquiet. D’ailleurs il vient de renoncer à réformer les rythmes scolaires. Le voici qu’il tente un affinage...

Vousnousils - Interrogé sur France Inter à pro­pos de son pro­jet de réforme du dis­po­si­tif d'évaluation des ensei­gnants, Luc Chatel a signalé qu'il "affi­nait" actuel­le­ment ses pro­po­si­tions. Rappelant que le docu­ment qui avait fuité [mais en discussion depuis de très longs mois ont précisé un certain nombre de syndicats - NDLR du Mammouth] n'était qu'"un docu­ment de tra­vail" et qu'il n'y avait pas encore "de décret sur l'évaluation", le ministre a indi­qué avoir établi un "calen­drier de dis­cus­sions bila­té­rales" avec les orga­ni­sa­tions syndicales. Il devrait les ren­con­trer à nou­veau "en jan­vier, pour voir où en sont les reven­di­ca­tions des uns et des autres". Un "accord de méthode" aurait d'ores et déjà été signé avec l'une de ces organisations. 
Conscient de la polé­mique sou­le­vée par son inten­tion de confier l'évaluation des ensei­gnants aux chefs d'établissement, le ministre a expli­qué qu'il était impor­tant qu'il y ait "un patron dans un lycée ou un col­lège". Toutefois, "les chefs d'établissements ne seront pas seuls devant l'évaluation de leurs ensei­gnants", a pré­cisé Luc Chatel. Ils pour­ront "prendre avis auprès de tech­ni­ciens, de spé­cia­listes" comme les "corps d'inspection qui appré­cient la péda­go­gie de l'enseignant dans la classe."

Le ministre a défendu son pro­jet en affir­mant que si l'on vou­lait "amé­lio­rer le sys­tème éduca­tif dans son ensemble" il fal­lait amé­lio­rer "la per­for­mance indi­vi­duelle, l'efficience". "Ce n'est pas un gros mot ! " a-t-il affirmé, esti­mant que "l'immense majo­rité des ensei­gnants" atten­daient que "leur enga­ge­ment per­son­nel soit reconnu".


*
Boutin propose d'expérimenter le chèque-éducation dans une ou deux académies.

Les cathos ont commencé leur campagne

Boutin a rendu public son programme et veut "Expérimenter, dans une ou deux Académies volontaires, la formule du « bon scolaire ». Le budget des établissements est abondé par l’Etat en fonction du choix des parents."

Pour le reste de son programme (lutte contre l'avortement, etc., pas grand chose de nouveau...)
c’est là.


* Dénonciation / mise au pilori : c’est le genre...

Mammouth déchaîné. — Après bientôt un an d'une active campagne contre "la théorie du genre" (campagne surtout soutenue par les associations familiales catholiques), l'extrême droite catho fait circuler sur internet une pétition réclamant la démission de Luc Chatel. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à l’adresser au Mammouth (ainsi que curieusement à un certain nombre de mouvements comme le MRPA, SUD education, abasleschefs, Bigbrotherawards... ) et s’est fait recevoir en beauté.
Le site mis en place pour cette pétitio (aux USA) ne recule pas devant les procédés douteux:
sont ainsi mis au pilori les sataniques rédacteurs des programmes du ministère qui ont eu le culot de rédiger des programmes parfaitement "conformes, selon Luc Chatel, à l’état actuel des connaissances scientifiques", programmes où d'ailleurs "la théorie du genre n'apparaît [...] pas".

C'en est trop! Nos agités de la calotte veulent donc non seulement punir le ministre, mais aussi  les "rédacteurs" qui auraient selon eux ourdi un sombre complot  avec les éditeurs en les réunissant secrètement avant la version finale du bulletin officiel du 30/09/2010...
Si le site ne fait pas apparaître les noms des pétitionnaires et leur garantit qu'ils pourront rester anonymes (curieuse pétition...), il
n'hésite pas en revanche à afficher celui des "rédacteurs noirs", quelques professeurs, universitaires, inspecteurs généraux et IPR... avec photos en prime  !

On ne vous donnera pas le lien.

* La crise à bon dos ...

En Espagne : fin du papier dans les toilettes.
C’est là.
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Triple A(ndouille) ?

* Logique du discours (de la méthode Sarko)

Ou le cercle vicieux assez vicié. Analyse de la politique de Sarko en deux lignes.

Source « . Depuis 2007, Nicolas Sarkozy et ses proches ont utilisé deux d'arguments pour légitimer la réduction du nombre d'enseignants au sein du service national d'éducation: la baisse supposée du nombre d'élèves depuis 2005, et les nécessaires économies budgétaires. A l'approche du prochain scrutin électoral, l'examen du dernier budget de l'Education nationale concocté par le gouvernement Sarkozy a permis de dresser le bilan d'une mandature gâchée.

La politique éducative de Nicolas Sarkozy peut se résumer en quelques phrases: moins d'enseignants, moins d'enseignements, davantage de décrochages, donc moins d'élèves, donc moins d'enseignants.

Un cercle vicieux assez inédit en France."


*Perspectives.

Pour ceux qui n’y croient pas (encore) voici un extrait d’un doc officiel sur les effectifs et heures d’enseignement des collèges d’un des départements français.

No comment.





*Gaudin schizophrène (ou quand l'UMP dénonce le désengagement de l'Etat UMP...)

Gaudin sauveur de ce qu’il reste du service public scolaire ? Sans blague...

L'UMP dénonçant le désengagement de l'Etat UMP vers les collectivités locales ?

C'est à Gaudin, ténor de l'UMP, que l'on doit cet imbroglio! Marseille, la ville dont il est le maire, ne souhaite pas contribuer à minimiser les carences de l'Etat, et près de la moitié des élèves des écoles primaires de Marseille se retrouvent ainsi privés de piscine: la municipalité en effet ne veut plus fournir de maîtres-nageurs pour assurer les cours de natation et le précise dans un courrier adressé à l'Inspection académique:
"La dernière circulaire du 7 juillet sur l'apprentissage de la natation, qui abroge les précédentes, est très claire. L'enseignement est assuré par les professeurs des écoles, qui peuvent se faire aider par des professionnels qualifiés agréés par l'inspecteur d'académie ou des bénévoles également soumis à ces agréments (...)".
source

Et l'adjoint aux sports enfonce le clou:
"Nous n'avons pas le droit de donner des cours. L'éducation nationale doit remplir sa mission."

Vite! une réforme! Avec l'autonomie des établissements voulue par l'UMP et la nécessaire adaptation de l'école aux situations locales, on ne dérangerait plus l'inspection académique ou le ministère pour des enfants privés de piscine !


* Politisation précoce des étudiants.... pour avoir un logement.

Logement à Puteaux : une résidence des étudiants pour quelques supers privilégiés

Selon un élu modem de la ville, avoir une carte de l'UMP ne peut nuire pour se loger dans les résidences réservées aux étudiants de Puteaux...
Des plaintes ont été déposées contre l'élu, celui-ci ayant fortement contrarié certains locataires. (La directrice de cabinet du maire et son mari commissaire de police vivent dans l'immeuble).


http://www.monputeaux.com/2011/11/residence-etudiants.html

http://www.monputeaux.com/logement/

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/73755/date/2011-12-01/article/puteaux-grebert-commissaire-logement/

http://www.medias-inrocks.com/uploads/tx_inrocksttnews/puteaux_blog.jpg


* Bientôt en France : pendant ce temps-là en Grèce :


Témoignage Dimitri Assemblée Citoyenne Grabels par papounet34
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Enseignant : concepteur des organisations scolaires

* Baisse de la scolarisation.

Pour les enfants de moins de 3 ans ? Non, pour ceux de plus de 15 ans.

Brillant bilan des deux derniers mandats (Chirac / Sarko) de la droite UMP au pouvoir: il n'y a pas que le taux de scolarisation des enfants de l'école maternelle qui diminue.

"L’OCDE vient en effet de révéler que la France était un des seuls pays où la scolarisation des 15-19 ans a reculé depuis le début du siècle."source

Voilà de quoi satisfaire les ambitions budgétaires du gouvernement...


* L’enseignant nouveau va arriver :

Ce sera « un acteur social, [...] un concep­teur des orga­ni­sa­tions sco­laires adap­tées aux situa­tions locales »

Bref, comme le Beaujolais, c’est pas terrible.

Mais c’est l’idée globale que souffle la conférence des directeurs d’IUFM aux oreilles des candidats à la présidence. Et il n’y a pas que celle-là car ils font 22 propositions. Allez les voir, c’est là.

Pour rappel, le Mammouth met à la disposition de tous son Meirieutron qui facilitera l’élaboration de vos discours dicdatico-pédagogico-politiques. Disponible aussi à partir de la Une - page Orientation)



* On craint le pire : le projet PS pour l’Ecole


Mammouth Déchaîné — Le site Touteduc.fr (version abonnés) rapporte ce jour les débats qui se sont tenus samedi 3 au « Club Savary » qui accueillait V. Peillon, B. Juliard et autres socialistes, ainsi que nous-dit-on des représentants syndicaux (mais lesquels ?), des députés (Y. Durant, PS) et acteurs de terrain (du PS ?).

Beaucoup de vide derrière de vagues mots de principe (refonder le système éducatif, réforme globale, une concertation approfondie... ), qui en rappellent d’autres, rapport Thélot, Débat sur l’Ecole, ...

Un vide qui se comble petit à petit cependant quand B. Juliard dit que le contrat entre la Nation et son Ecole aura bien des conséquences sur les enseignants, dont il faudra "déconnecter l'organisation du service du temps horaire devant élève". Au mieux on promet une revalorisation des salaires (mais c’est pas sûr, car il faut un milliard par an pour augmenter tout le monde de 5 %). Ainsi il parle de contrat global avec les enseignants, contrat impliquant la formation, les nominations, les mutations...
Comme à l’UMP on a pu entendre parler d’autonomie des établissements, de « fin de l’évaluation individuelle ».

Mais que vont-ils nous sortir ? Si t’es payé plus, il faudra que tu acceptes un poste non fixe ? de muter d’une académie sur l’autre ? D’avoir des certificats complémentaires dans 3 ou 4 matières ?

35 h dans les établissements, c’est sûr, déjà en 2007, Ségolène... souvenez-vous bien.


* Notre droite décomplexée à nous est encore (très) complexée !

A voir l’exemple GB en effet, il y a de la marge...



ASI — HUMOUR VEDETTE BBC : FUSILLER LES FONCTIONNAIRES GRÉVISTES (PRESSE GB)

Interrogé sur la grève des fonctionnaires britanniques qui protestaient contre le projet gouvernemental de faire passer l'âge de la retraite de 60 à 66 ans, Jeremy Clarkson a répondu "Il faut tous les fusiller. Je les ferai sortir et je les ferai exécuter devant leurs familles. Comment peuvent-ils faire grève alors qu'ils ont des pensions en or qui leur sont garanties alors que le reste d'entre nous sera obligé de continuer à travailler pour survivre."

"retraites dorées" moyennes des fonctionnaires british: 6 500 livres (7 500 euros) par an et 4 000 livres (environ 4 600 euros) pour les femmes. source

Avec de tels revenus, les "humoristes" de la droite décomplexée anglaise devraient exiger que les fonctionnaires payent eux-mêmes les balles servant à les fusiller!


* Il faut dépenser plus !


C’est la seule solution face à la crise, nous disent les libéraux. Oui mais ...

Tandis que beaucoup d'écoles et d'universités privées US ont connu une croissance florissante dans les 10 dernières années (+ de 33% de croissance !), les étudiants, eux, s'endettent de plus en plus: ils doivent emprunter aujourd'hui deux fois plus qu'il y a dix ans et beaucoup (près de 10%) ne parviennent plus à rembourser après l'obtention de leur diplôme. Au total, cette dette des étudiants s'élèverait à plus de mille milliards de dollars.

Inquiétant quand on sait que le modèle américain continue à être celui des ultra-libéraux européens!

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165 437 postes en moins

[MAJ 2/12, 18 h] Grève du 15 : le ministère annonce l’ouverture de négociations, le SGEN renonce à la grève.

C’est ce que ne dit pas complément son chef, bien content d’avoir obtenu du ministère l’ouverture de négociations avec un calendrier et tout et tout.. sur cette vidéo là.

Mais heureusement un tract dit clairement les choses. Il est ici.

Ca y est la brèche est ouverte. On l’a dans l’os.

* le chiffre du jour :

165 437
C’est le nombre de postes supprimés dans l’EN de 2003 à 2011. 14,2 % des effectifs (source : Sénat).
Plan social ?


* Annulation de la réforme de la masterisation.

De source syndicale - A la suite des recours conjoints intentés par SUD Education, « Sauvons L'université » et la FCPE, le Conseil d'Etat a annulé les articles 3 et 6 de l'arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences à évaluer chez les nouveaux enseignants, CPE et professeurs documentalistes et les modalités d'évaluation et de titularisation des agrégés. Le Conseil d'Etat estime que le ministre ne pouvait seul supprimer les textes antérieurs. Il invite les parties à discuter et pour cela laisse un sursis à cette annulation.
En outre,
l'annulation décidée par le Conseil d'Etat, si elle était effective, remettrait en vigueur les dispositions antérieures (prévues dans l’arrêté du 19 décembre 2006 ) : un tiers du temps de service, au maximum, se faisait alors en classe, et deux tiers en formation à l’IUFM.
Ce sont donc les conditions de stage prévues par la masterisation (suppression des IUFM, intégralité du temps de service devant élèves, et les reliquats de formation en plus...) que la décision du Conseil d’Etat rend illégales.
Ainsi, si cette annulation était effective demain,
tous les stagiaires actuellement en poste devraient passer à un tiers de leur service devant élèves, et non plus à temps complet, puis- que ce serait illégal : on imagine le cauchemar pour le ministère, contraint de faire le forcing auprès du Conseil d'Etat pour obtenir un sursis !...

Nul doute d'ailleurs qu'il va tenter de profiter de ce délai pour faire passer un nouveau texte.


* Pour l’UMP, les profs ne sont pas des acteurs de terrain.

I
l faut le croire. Dans le document présentant les propositions de l’UMP, le mot professeur n’apparaît qu’une fois, dans la rubrique « Faire confiance aux acteurs de terrain ». Mais pour préciser que les acteurs de terrain sont les chef d’établissement, et qu’il leur revendra d’évaluer le prolétariat enseignant.

Celui d’enseignant lui est un peu plus présent, mais pour dire qu’ils soient être plus présents dans les établissements, ou alors pour rétablir la bivalence pour ceux qui enseignent en 6e et 5e.

Et les jeunes de l’UMP disent tout haut se que leurs ainés pensent tout bas :
ils veulent des « établissements publics sous contrat ». Les "Jeunes Actifs" de l'UMP, qui regroupent les tren­te­naires du parti majo­ri­taire, pro­posent la créa­tion d'une nou­velle caté­go­rie d'établissements sco­laires, "les établis­se­ments sco­laires publics sous contrat", dis­po­sant de "larges marges de manoeuvre pour innover".

Cette pro­po­si­tion fait par­tie de leur contri­bu­tion au pro­jet de l'UMP pour 2012, inti­tu­lée "Au secours, la gauche revient!", que les Jeunes actifs ont remise au secré­taire géné­ral de l'UMP, Jean-François Copé, et com­mu­ni­quée lundi à l'AFP.

Au secours la droite ne revient pas. elle est là !


* Humour ou foutage de gueule ?

A vous de juger. Voici ce que l’on trouve dans un CR d’réunion de négociation préalable au dépôt d’un préavis pour des journées de grève envisagées sur la période du 3 novembre au 16 décembre 2011, par SUD éducation.


A la revendication sur la scolarisation des enfants de deux ans, le ministère répond :

« La scolarisation des enfants de 2 ans est un objectif politique et social confirmé par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et d e programme pour l'avenir de l'école, qui n’a fait l’objet d’aucune abrogation. Dans le contexte contraint actuel, la scolarisation à partir de 3 ans est privilégiée sans que l’accueil des enfants de 2 ans ne soit abandonné. » (source)

Ouf, c’est pas comme si c’était le contraire. On est content de l’apprendre. Foutage de gueule donc.


* Lettres de mission pour les chefs d’établissement.

C’était à l’ordre du jour du Comité Technique national du 29/11 . Ce sera la base de leur entretien d’évaluation tous les trois ans. C’est une autre façon de répondre aux ambitions des jeunes UMP : avoir des chefs d’établissement « sous contrat ».
Les syndicats ont voté contre. Un nouveau texte sera proposé.


* Déprime.

Si il n’y avait que le programme UMP pour déprimer cela irait.

En fait le malaise est bien plus profond, comme le montre le rapport Fotinos, présenté par le cafépéda. Réalisée auprès de 400 lycées et collèges et plus de 2000 personnels de l'éducation nationale, l'enquête menée par Georges Fotinos, ancien chargé de mission d'Inspection générale,  et José Mario Horenstein, psychiatre MGEN, fait date. Elle pose un diagnostic inquiétant sur l'état de "burnout" de nombreux enseignants et sur la crise profonde que traversent certains types d'établissements scolaires.
Elle invite l'éducation nationale à mettre la qualité de vie au centre des projets d'établissement. Pas seulement pour le confort des enseignants. Mais aussi pour l'efficacité du système éducatif : il y a un lien direct entre le climat scolaire et la qualité des enseignements.


* Les profs d’éco sont des nuls.

Arrêt sur images - Si le bazooka n’est pas de sortie pour flinguer les professeurs de sciences économiques et sociales, en revanche ce sont deux gros pétards qui ont explosé le 28 novembre.

Souvenez-vous : dans la conversation menée avec des profs de SES, membres de l’APSES, il était souvent question d’attaques répétées de la part du patronat qui estime que la discipline est trop centrée sur les sciences sociales et pas assez sur l'entreprise ou le commerce.
Cette semaine, les profs ont droit à deux attaques. La première est signée Frédéric Lemaître, président d’une société de gestion de base de données sensibles (sic) et publié sur le site
Atlantico. Que reproche Lemaître aux professeurs de SES? De ne pas enseigner l’investissement en Bourse. Pourtant, "la Bourse est l’un des moyens les plus efficaces pour financer le développement des entreprises qui ont une vision à long terme de leur avenir et pour comprendre la microéconomie". Et d’oser un : "La Bourse est la vie."

 

Deuxième pétard : une tribune parue dans Les Echos, signée Jean-Michel Fourgous et Olivier Dassault (oui oui, le fils de et le petit-fils de), tous deux députés UMP et membres de la Commission des finances. Dans cette offensive co-signée par douze autres indignés, les auteurs estiment que notre sous-culture économique est gravissime, et devinez à qui la faute ? À l'enseignement et aux journalistes.


 

Morceaux choisis : "Quelle image le jeune lycéen peut-il avoir de l’économie quand son professeur lui conseille de lire « Alternatives économiques », journal qui, sous couvert d’objectivité, le dégoûte de l’entreprise et lui donne le blues à coups de titres plus pessimistes les uns que les autres (« Génération galère », « Le début de la fin »)" ?

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