Dernières nouvelles avant...

... la reprise, bien sûr (en janvier). [seul le compte twitter va rester ouvert réactif pendant les fêtes]

*CTMEN du 20/12 sur la loi de refondation : bis repetita

Rebelotte : les mêmes votes qu’au CSE. Mais cette fois la FSU prend le temps de réfléchir avant de s’abstenir.

Mais réaffirmation du ministère qu’il y aura revalorisation à la rentrée 2013, mais que avec une évolution des missions (Chatel l’a rêvé, Peillon va le faire). Il faudra parler du temps de travail des professeurs dit le représentant du ministre et précise : «  on ne sera pas forcément d'accord ». « Il n'est pas exclu que cela donne lieu à une compensation » rajoute-t-il.

En gros le ministère ne comprend pas pourquoi certaines organisations syndicales (vilaines sans doute) restent sur une position de défense en ce qui concerne le dialogue social, posture qui se justifiait sous le précédent gouvernement, mais plus maintenant [que les gentils sont au gouvernement]. C’est vrai ça, c’est tellement mieux, les réformes du gouvernement précédent ont tellement été abrogées...

Sur la loi d’orientation le SE-UNSA et le SGEN ont dit soutenir pleinement la réforme. La FSU a tergiversé, et s’est abstenue. FO, CGT et SUD en contre, toujours : FO parce que refondation veut dire changement du métier ; SUD parce que refondation se fait toujours sur des bases libérales (LCP, autonomie,...)


* Mouvement fonction publique (donc EN) le 31 janvier.

Suite à de longues discussions, CGT, FSU et SOLIDAIRES se sont accordés sur le début du mouvement social (qui va faire un malheur) de 2013.

Après avoir avancé le 30 (un mercredi, qui arrangeait bien la FSU n’ayant pas ainsi à déclarer un jour de grève), Solidaires principalement a imposé le jeudi (
c’eut été mieux le mardi car le jeudi j’ai mes cours de danse, mais ça tout le monde s’en fiche).

Mots d’ordre (voir l’appel : Appel_unitaire_pour_le_31_janvier_2013):
- les embauches ;
- la revalorisation du point d’indice
- le jour de carence.
Dans l’EN, les choses vont se mettre en ordre début janvier... et risquent d’être un peu précipitées par le début de La Grande négociation sur les statuts qui s’annonce. Ou pas. Car en effet :

* Réduction du temps de travail des instits.

Bien qu’il n’y ait rien d’officiel, et que tous les syndicats (ou presque) restent très discrets sur ce qu’ils savent pourtant, des inspecteurs annoncent déjà comment vont se jouer les rythmes scolaires pour les instits.

Les anciennes 2 h d’aide personnalisée vont devenir 1,5 h d’aide individualisée. Les enseignants ne feront plus que 25 h 30 devant les élèves (24 en classe entière + 1,5 en petit groupe) au lieu de 26 actuellement.
Les enseignants prendront en charge 2 fois 45 minutes des groupes d'enfants après la classe ou 3 fois 30 minutes si les pauses méridiennes sont allongées.
Concernant le financement par les mairies de ces activités pédagogiques, tout le monde espère que les crédits d'accompagnement éducatif (dans les zones sensibles) seront suffisamment conséquents pour les financer. (rires s’abstenir)


*Enfin, pas de chance :

L’absence (ou le report, ce n’est pas encore confirmé) de la fin du monde 2012 va vous obliger, bande de fainéants, à préparer des cours et corriger vos copies pour la rentrée.

Et bonnes fêtes à tous.
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#Refondation (encore et encore)

Beaucoup d’actu. Mises à jour quotidiennes (avant la fin du monde - mais jusque là, tout va bien).

* Manifestation spontanée

AFP . - A Auch, 200 lycéens manifestent spontanément contre l'austérité
Environ 200 lycéens sont des­cen­dus spon­ta­né­ment dans les rues d'Auch jeudi pour mani­fes­ter contre l'austérité, a constaté un cor­res­pon­dant de l'AFP.
Les élèves sont allés dépo­ser une motion contre l'austérité à la pré­fec­ture. Ils ont vai­ne­ment tenté de ral­lier à leur mou­ve­ment des lycéens d'autres établis­se­ments auscitains.
"Il faut que les jeunes se mobi­lisent parce que l'austérité frappe aussi la jeu­nesse" au quo­ti­dien et com­pro­met son ave­nir, a dit Quentin B., de l'Union natio­nale lycéenne.

Heureusement pour le gouvernement les vacances arrivent.



* Orientation : le ministre reçoit (certains) syndicats.

Suite à la déclaration commune (CGT-FSU- SUDéducation) au dernier CSE, sur l’orientation, ces syndicats ont été reçus par le ministre (en présence aussi de FO), ce mercredi 19 décembre.

Le ministre aurait « pris conscience » de l’inquiétude des COP suite à la présentation des projets du gouvernement.
Il réaffirme cependant la nécessité d’avoir l’expertise des Régions, face à un système qui ne fonctionne pas assez bien pour lui. Il faut dire aussi que les représentants de l’ARF le pressent d’aller à l’acte III de la décentralisation qui leur permettrait d’avoir véritablement la main sur la carte des formations.
Mais Peillon s’est voulu rassurant (on craint donc le pire). Sa grande annonce devant les syndicats est
d’affirmer que les COP resteront des fonctionnaires d’Etat, et que l’objectif est de renforcer leur rôle dès la sixième (ils n’avaient sans doute déjà pas assez de travail comme cela). Et pour rassurer encore (comme quoi, le doute subsiste) un conventionnement serait passé entre les Régions et les rectorats pour fixer les champs d’intervention.
Mieux encore :
c’est aux COP eux-mêmes que reviendra le choix de leur champ d’intervention (comme ça ils ne pourront pas se plaindre, ils pourront négocier le poids des chaînes). Ils pourront rester exclusivement EN (et seront affectés sur établissement scolaire) ou choisir un mix EN / région.

De quoi rassurer ? Pas sûr, car
les CIO restent transférés aux Régions, le statut des directeurs de CIO est toujours incertain et laisse planer l’hypothèse d’une double hiérarchie (Etat/Région)et de missions toutes aussi divergentes et soumises...


* Aides de l’Etat aux collectivités territoriales

Une réforme à la hussarde ?

AFP. -
Rythmes scolaires 2013: aide aux communes de 50 à 90 euros par élève (Ayrault)
Le gou­ver­ne­ment accor­dera une aide de 50 euros par élève, ou de 90 dans les zones en dif­fi­culté, afin d'inciter les com­munes à appli­quer la réforme des rythmes sco­laires dans le pri­maire dès 2013, annonce le Premier ministre dans un cour­rier aux élus locaux.
"L'effort prin­ci­pal" de l'aide finan­cière sera fait pour l'année sco­laire 2013–2014 afin de per­mettre une "entrée rapide dans la réforme du plus grand nombre pos­sible de com­munes", selon la lettre du 18 décembre.
L'aide sera com­po­sée
d'un for­fait de 50 euros par élève, attri­buée à "toutes les com­munes sans dis­tinc­tion", et d'une majo­ra­tion de 40 euros par élève réser­vée aux "com­munes urbaines ou rurales les plus en dif­fi­culté". Ces der­nières béné­fi­cie­ront donc d'une aide de 90 euros.

Les com­munes qui atten­dront 2014 pour réta­blir la semaine de 4,5 jours, aban­don­née en 2008, devront deman­der "une déro­ga­tion et ne pour­ront pas béné­fi­cier de l'aide forfaitaire".

En revanche, les com­munes situées dans les zones en dif­fi­culté béné­fi­cie­ront d'une aide de 45 euros par élève "même si elles ont déjà béné­fi­cié de l'aide l'année pré­cé­dente", pré­cise Jean-Marc Ayrault.
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Rentrée 2013 + Etat de la mobilisation

* Infos sur la mobilisation du jour :

De notre envoyé spécial. - Ce matin près d’un millier d’enseignants ont manifesté du rectorat à la mairie de la ville de Paris, ce qui est pas mal pour une manif montée en huit jours. Les mots d’ordre étaient contre la réforme Peillon et contre la réforme des rythmes scolaires. Alors que Bertrand Delanoë entend engager dès la rentrée 2013 la réforme des rythmes, les enseignants s’inquiètent d’une réforme qui se fera sans eux. Et d’autant plus que la territorialisation guette l’école à travers ce projet.

D’autres colères montent également concernant le projet de loi lui-même dans lequel, ni le LPC, ni le socle commun ne sont abrogés. La loi instaure l’école du socle et le renforcement de la liaison CM2/6e, permettant de renforcer le collège du socle.Voir en bas de ce post, notre analyse.

Depuis 15 jours des AG d’arrondissements réunissent toujours 30 à 70 personnes, profs, PE, parents, mais aussi professeurs de la Ville de Paris (musique, EPS et art visuels).

A la rentrée, multiplication des réunions dans les arrondissements ou groupes scolaires, notamment pour discuter avec les parents.
L’intersyndicale parisienne (SNUipp-FSU, le SNUDI-FO, SUD Education, SE-UNSA, CGT et CNT ) devrait se réunir le 10 janvier pour proposer de multiplier encore les AG et prévoir la suite (grève du 19).

N’hésitez pas à nous envoyer des états de mobilisation ou d’action.


* Prévisions de postes pour la rentrée 2013.

Tout le doc est là, et c’est gratuit (pas pas comme à l’AEF): CTMEN rentree 2013
On attend vos analyses.

Quelques tableaux pour les 1er et 2d degrés :

Variation PE

variation 2d dregre


* Analyse de la Loi « refondation ».

Mammouth Déchaîné.-
En fait c’est pas une analyse mais juste des extraits significatifs. Très significatifs même. Pour ceux qui doutent toujours, donc.
Voir ce document :
Analyse rapide Projet Peillon
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Références et ambiance...

Avant la manif parisienne de demain :

* Vers une grève le 19 janvier dans les Hauts de Seine.

A l’appel d’une intersyndicale et AG réunie ce jour

TOUS EN GREVE JEUDI 17 JANVIER contre la réforme des rythmes scolaires, pour une école émancipatrice !
Le tract est là


* Référentiels de compétences des ESPE.

Les voilà :
- pour les documentalistes :
Référentiel Doc - 2 12 V1 (1)
- pour les enseignants :
Ref competences enseignants_2_12 V1
- pour les CPE :
Réf compétences CPE 2 12 V1

Le MEN a autorisé les syndicats à faire des propositions de modifications. A vos stylos !

Compétences par ci, compétences par là. Qualifications nulle part.


* Ca tangue à la FSU. Les « avancées » la loi de refondation, passent mal...

Voici un courrier qu’adresse un responsable d’une des tendances de la FSU (Front Unique). Ca cartonne :

Comme je parcours ce soir le projet de loi Peillon, je m'aperçois que ce texte, outrageusement minimisé par les dirigeants syndicaux, est une véritable bombe contre l'enseignement public. (...)

D'emblée, une lecture sérieuse avec Stabylo en main pourra vous convaincre du fait que ce projet de loi anticipe sur la disparition de fractions entières du corps enseignant (arts plastiques, éducation musicale, technologie...), sans parler des Co-psy, CPE ou infirmières (en fait, c'est la spécialité disciplinaire qui disparaîtrait, en particulier dans les collèges). Il ouvre la voie à une multiplicité de dérogations aux statuts et transfère des pans entiers du budget de l'éducation aux "collectivités locales", ouvrant du même élan en grand la porte de l'enseignement public au patronat, à tous les niveaux (jusqu'à prévoir la mise à disposition des locaux et moyens des établissements d'enseignement public).

La direction du SNES pour faire bonne mesure nous jurait ses grands dieux que le maintien du "socle de compétences" serait le franchissement d'une ligne rouge, que le syndicat allait "peser" dans les discussions et que si Peillon ne le supprimait pas, on allait voir ce qu'on allait voir. Eh bien voyons voir: jetons un coup d'oeil à l'article 6 de la loi Peillon... que font le SNES et la FSU? Ils s'abstiennent au Conseil Supérieur de l'Education en soulignant longuement les "avancées" du projet de loi!

Mais il faut aller plus loin: l'essentiel de ce que le gouvernement veut mettre en oeuvre doit passer par des décrets et des "expérimentations". Or le vote de ce projet de loi donnerait au ministre tout pouvoir de décréter à sa guise: au-delà même des objectifs à court terme du gouvernement, la possibilité ensuite de "réformer" l'enseignement public sans passer par la loi serait décuplée.

Sur tout cela, pire que du silence: des babillages trompeurs de bureaucrates syndicaux visant à endormir toute crainte quant à ce qu'implique le projet Peillon. Il n'y a qu'un remède, et c'est de se coltiner ce texte, de le mettre aussi largement que possible à destination des collègues - non pas que tout le monde le lira, mais qu'on pourra leur mettre sous le nez certaines évidences.

No comment.
Et voici la teneur du projet de loi : Exposé des motifs - Prérose (1)Projet de loi - Prérose


* Management des chefs d’établissement : ferme ta gueule.

Voila un exemple : une collègue de Blois, syndicaliste reconnue, est aujourd’hui trainée devant la justice par son proviseur qui veut remettre de l’ordre. Et surtout mater tous ceux qui l’ouvrent... et osent contredire (de façon pertinente en plus) les ordres.

Voyez son réquisitoire et sa version des faits : Affaire Augustin Thierry


* Université : loi d’orientation (de force ?)

Première annonces faites vendredi, alors que le rapport qui devait servir à les bâtir est rendu ce jour. Ca c’est de la concertation.

Extraits des propos de Fioraso :

Selon la ministre, le prin­ci­pal ensei­gne­ment du rap­port des Assises est qu'il faut "mieux orien­ter" les étudiants, notam­ment les bache­liers pro­fes­sion­nels et tech­no­lo­giques. "Les bacs pro iront en prio­rité en STS pour pré­pa­rer un BTS et les bacs techno à l'IUT pour décro­cher un DUT", a indi­qué la ministre, pré­ci­sant tou­te­fois que "l'idée d'instituer ou non des quo­tas sur ces filières" n'avait pas été tran­chée. Geneviève Fioraso y voit un moyen d'enrayer "l'échec des bacs pro et techno, qui ont entre trois et six fois plus de risques d'échouer à l'université que des bacs géné­ra­listes" et de reva­lo­ri­ser les filières pro­fes­sion­nelles et tech­no­lo­giques.

La ministre de l'Enseignement supé­rieur a égale­ment annoncé la créa­tion de "licences plu­ri­dis­ci­pli­naires" pour les étudiants d'université. "Ceux qui feront 'socio' pour­ront suivre des cours de 'psy­cho' ou de sciences cog­ni­tives par exemple", a-t-elle expliqué.

Les uni­ver­si­tés "n'ayant pas de comp­ta­bi­lité ana­ly­tique, elles ont mis du temps à réa­li­ser qu'elles s'étaient fait avoir lors du pas­sage à l'autonomie. Aujourd'hui, on les accom­pagne", a-t-elle fait savoir. 790 postes ont par exemple déjà été dis­tri­bués sur les 1 000 affec­tés en 2013.
"
Aujourd'hui, 19 uni­ver­si­tés sont en dif­fi­culté, dont 9 dans une situa­tion plus dif­fi­cile que les autres. Mais aucun établis­se­ment n'est en faillite !", a-t-elle affirmé, indi­quant vou­loir "de manière géné­rale, [...]remettre en place des rela­tions contrac­tuelles avec les uni­ver­si­tés, via des contrats de sites". "Leurs dota­tions seront subor­don­nées à des objec­tifs : inno­va­tion péda­go­gique, alter­nance, ouver­ture aux entre­prises, etc", a-t-elle détaillé.
Concernant les pou­voirs des pré­si­dents d'université, la ministre a indi­qué que "
l'idée d'une pro­cé­dure de des­ti­tu­tion du pré­sident et des vice-présidents" était acquise, mais qu'elle igno­rait encore si elle "relè­vera de la loi ou du domaine régle­men­taire".

Geneviève Fioraso a égale­ment fait savoir qu'elle espé­rait que les entre­prises pour­raient par­ti­ci­per à l'élection des pré­si­dents d'université, mais qu'il fau­dra "chan­ger le mode de dési­gna­tion des repré­sen­tants exté­rieurs aux conseils d'administration pour qu'ils soient crédibles".
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Débats Refondation

* #LaGrandeNégo : acte 1 : l’Agrégation

Et voilà relancé le débat sur la nécessité de l’Agrégation. Si on peut (et encore) le comprendre, l’argumentation du ministère a de quoi surprendre et rappelle aussi une sombre histoire de couches. Avoir des agrégés, est-ce donner de la confiture aux cochons ?
Certains sont aujourd’hui suspendus pour avoir suggéré publiquement des choses proches.

Le CR que fait FO de son entrevue avec le ministère est édifiant :


«Est-ce que l’Education nationale a encore besoin de l’agrégation?»

« C’est ce que le ministère de l’Enseignement supérieur a répondu à Force Ouvrière lors de l’audience bi-latérale du 30 novembre 2012.
Le ministère confirme les propos du Président de la république: «enseigner, c’est un métier». Ce «métier» est le même de la maternelle à la terminale. Le «master enseignant» prépare au métier d’enseignant.
Le ministère a besoin d’enseignants (recrutés en M1) et pas «nécessairement» d’agrégés («enseigner l’histoire, c’est enseigner l’histoire»….).
Les discussions sur la réforme de l’agrégation vont s’ouvrir en 2013. »


Voilà, voilà. Tout se précise. d’autant plus que le boulevard syndical semble libre :



* Vers une mobilisation le 30 janvier ?

Alors que les discussions syndicales se multiplient dans la fonction publique, et ne semblent pas s’accorder sur autre chose qu’une simple journée d’action (le 30 janvier, sans grève), les fédérations de l’Education nationale doivent se voir le lundi 17 décembre pour s’accorder -ou pas- sur les modalités de la mobilisation dans l’Education nationale. Le 18 devrait se tenir une nouvelle intersyndicale fonction publique (mais pour dire quoi ?). Les mots d’ordre eux semblent clairs et partagés : arrêt des suppressions d’emploi ; fin de la journée de carence ; augmentation du point d’indice.

Dans l’EN, il est clair que les chantiers et négociations en cours ou qui s’ouvriront en janvier vont tendre les choses. On peut déjà, au regard des votes du dernier CSE sur la loi de refondation dégager les premiers clivages :
-
CFDT, et UNSA qui ont voté pour, éviteront comme à leur habitude de braver le gouvernement (qui les écoute beaucoup, il faut dire, et ce malgrè les déclarations ‘radicales’ de leurs dirigeants)
- il y a des chances pour que
FO, qui a pourtant voté contre la loi au CSE, se tienne à l’écart, car cela devient un principe d’engagement syndical.
-
SUDéduc et la CGTéduc’action sont pour la grève comme suite logique à leur vote contre au CSE.
- Reste la
FSU, écartelée entre une participation active aux réformes (le SNUIPP) et un autre courant (le SNES) bien moins favorable (d’ou le vote en abstention) et qui pense fortement à rejoindre la CGT.

La colère monte cependant dans les rangs, certaines bases reprochant à leurs directions syndicales leurs votes (SNALC), et parfois les cartes volent. Le débordement approche ? Un peu partout le collectif des Dindons (exemple ci-dessous) se structure et interpelle les organisations syndicales.
Pas certain que les décrets Enseignant, relatifs au rythmes et qui
devraient apporter une réduction du temps d’activité pédagogique des PE (contre le travail du mercredi), ne calment des personnels qui ont surtout l’impression qu’on ne les écoute pas et que l’on ne tient pas trop compte des difficultés quotidiennes de leur travail. Ni au gouvernement, ni dans certains syndicats.
Et d’autres chantiers devraient s’ouvrir sur les obligations de service comme la très bien dit Vincent Peillon.


* Dindonnerie. Un exemple.

Reçu au Mammouth.


Cher Monsieur Peillon,

L’illettrisme ? C’est ma faute. Ma méthode de lecture était sans doute trop globale. J’assume
Le décrochage scolaire ? C’est ma faute. Je ne suis pas capable d’intéresser mes élèves et rendre l’école attrayante. J’assume.
La délinquance juvénile ? C’est ma faute. Je n’insiste pas suffisamment sur l’Instruction civique et morale.J’assume.
L’obésité ? C’est ma faute. A cause du biscuit à la récré. J’assume.
Les caries ? C’est ma faute. Je devrais fournir le matériel nécessaire à mes élèves afin qu’ils puissent se brosser les dents sur le temps de classe. J’assume.
(...)
Alors vous avez raison, Monsieur le Ministre. Il est grand temps de réformer tout ça. Le changement, c’est maintenant !
Vous avez enfin dévoilé votre plan pour une grande Refondation de l’École. Grandiose ! Magnifique ! Courageux ! Audacieux !
Mes collègues et moi-même sommes enfin investis d’une véritable mission d’intérêt général : supporter et soulager tous les maux de notre société. Alors, méprisez-nous, insultez-nous, frappez-nous, instrumentalisez les familles au nom du bien être et de l’avenir de leurs enfants…
C’est tout ce que nous méritons ! En plus, une fédération de parents d’élèves se gausse et certains de nos syndicats applaudissent. Franchement, vous auriez tort de vous en priver.
(...)
Vous brandissez l’étendard des rythmes de l’enfant. Il est en effet d’une logique implacable qu’ils seront moins fatigués en travaillant une demi-journée supplémentaire. Vous êtes le Ministre de l’Éducation nationale et vous ne vous adressez qu’aux enseignants. Pourquoi n’expliqueriez-vous pas à moult parents qu’il est déraisonnable de coucher son enfant à 23h ?...

La journée d’école écourtée, bonne idée ! Expliquez à nos concitoyens que leurs impôts vont financer l’accueil périscolaire (par ailleurs totalement inégalitaire sur le territoire) et que leurs frais de garde vont augmenter. Je suis sûre qu’ils apprécieront! Les maires qui doivent supporter le coût de votre réforme aussi !
(...)
J’appelle maintenant les deux premiers syndicats enseignants de France à ne plus rester sourds aux glouglous de leur base.
J’appelle tous les enseignants dépités, découragés, résignés à rester en colère.
J’appelle tous les parents qui veulent pour leurs enfants une école publique, républicaine et laïque digne de ce nom à nous rejoindre.
J’appelle tous les maires de France qui refusent d’assumer le poids de cette réforme à faire entendre leur voix.


J’appelle tous ceux qui se considèrent comme les dindons de cette farce à la mobilisation !

Soyons la nouvelle grippe aviaire de cet hiver !


Pour lire la lettre en entier : Dindon à Peillon


* La Laïcité, ça existe encore ?

Extraits de la dernière déclaration des représentants syndicaux de l’enseignement privé catholique sous contrat au dernier CSE. Intéressant de savoir ce qui se passe dans l’enseignement privé catho et de constater que certains s’y débattent aussi pour que la laïcité y soit respectée.

L'organisation des services d'enseignement, dans les classes sous contrat d'association, fait l'objet d'un tableau de service soumis aux autorités académiques. L'instruction religieuse peut être dispensée soit aux heures non occupées par l'emploi du temps des classes, soit à la première ou à la dernière heure de l'emploi du temps de la matinée ou de l'après-midi. Les autres heures d'activités spirituelles et éducatives complémentaires ne peuvent être incluses dans le tableau des services.
Les élèves participent à des cérémonies religieuses, à des pèlerinages alors qu’ils devraient être en cours. Dans certains collèges la note de vie scolaire prend en compte la catéchèse.

Lors d’entretiens d’embauche, les collègues sont interrogés sur leurs convictions religieuses et sur leur engagement futur dans la pastorale de l’établissement.
Pour obtenir un contrat dans l’enseignement catholique les collègues doivent recevoir un accord collégial. Il est délivré par une commission, composée de chefs d'établissement et du directeur diocésain. Nous connaissons dans une académie l’existence d’une liste « noire » de tous ceux qui ont été refusés, leurs noms sont à majorité d’origine étrangère.
Cet été une rectrice, invitée par l’enseignement catholique, a participé avec l’évêque du diocèse à une journée de formation des lauréats du CAFEP.

Nous rappelons que le 20 mai 2010, les personnels de l’enseignement privé du Pas-de-Calais, 3000 personnes, ont été rassemblées « pour expliciter le concept » : « Être professeur dans l’enseignement catholique, aujourd’hui ». pendant toute une journée sans que l’administration prévenue ne s’y oppose. Cette journée était présentée comme obligatoire avec un ordre de mission d’un directeur diocésain.

Jusqu’à quand un tel non respect d’un principe fondateur de la République : la laïcité va-t-il durer ? L’enseignement privé est financé à plus de 80 % par l’Etat.


* Gérer ses propres intérêts (financiers) : les chefs d’établissement.

Cela se passerait dans l’académie de Lyon, mais on nous dit que ce serait un peu partout la même chose.
Branle-bas de combat après des signalements d’irrégularités dans l’attribution d’indemnités pour les chefs d’établissement.
En effet, selon le protocole en vigueur dans cette académie (le logiciel ASIE) il apparaît que les chefs d’établissement peuvent verser pour leur propre compte un certain nombre de (substantiels) menus émoluments.
On n’est jamais mieux servi que par soi-même !
Il en découle une enquête administrative dans l’académie, ordonnée par le ministère lui-même. Cette enquête devrait soumettre à la question un certain nombre d’établissements et de CDE qui ont procédé de la sorte.

Un tel logiciel ne pouvait que produire des chefs d’établissement débridés...


* Périscolaire : les maires réclament un encadrement « allégé »

Moins de personnel, moins qualifié, plus précaire encore ?

Dans un communiqué de l’AMF (association des maires de France) sur la réforme des rythmes, et donc la prise en charge par les collectivités locales du temps périscolaire complémentaire, les maires font la demande au gouvernement de modifier les conditions des personnels intervenants au périscolaire.
Ils veulent : « 
alléger les taux actuels d’encadrement et permettre la comptabilisation d’intervenants ponctuels. L’allègement des conditions de qualification doit être également réglé. »

Et cela en plus du fait d’être codécideurs des rythmes scolaires.

L’ensemble du communiqué :
Rythmescolairesdec2012

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Réfondation (libérale) de l'ecole

* La solution Peillon : le soutien en ligne (par des officines privées)

Présentée comme miraculeuse cette solution qui consiste à la fois à faire « 
moderne », « innovant » et nous dit-on « efficace », est aussi un moyen pour créer un nouveau marché et réduire les coûts de l’EN. Voilà « une offre numérique de soutien » à but « social » aussi, nous dit le ministre car « Il n'y a pas de rai­son que le sou­tien soit réservé aux élèves dont les parents peuvent payer des pres­ta­taires pri­vés. »dit-il.

Oui, mais c’estsurtout une externatlisation du service public, un début net qui pourrait connaitre des prolongements (et pourquoi pas ?).

Et c’est pas neuf.
On vous la présentait ici même il y a quelques temps. Les collectivités territoriales qui reçoivent la charge de l’aide éducative (et qui nous dit-on vont en avoir encore un peu plus que prévu à prendre en charge avec la réforme de rythmes) ont des solutions toutes faites, clé en mains : l’externalisation du service en passant par des organismes privés qui assurent l’aide en ligne.
Paraschool voit ainsi les beaux jours arriver et ses bénéfices substantiellement augmenter.

On en parlait déjà à propos du CG de l’Indre-et-Loire (souvenez-vous), qui s’est affilié depuis plus de deux ans avec ladite entreprise privée (CG de madame Touraine entre autres...)

Encore une bien étrange façon de concevoir et gérer le bien commun et le service au public. Et le servie rendu ? Personne n’en parle c(parce que justement , c’est pas terrible...).
Et c’est valable aussi pour toutes les boites privées qui gèrent en sous-traitance ENT et autres logiciels de notes... alors que des solutions libres et efficaces existent.
Mais que voulez-vous c’est pas « innovant ».


*EVS - Etablissements qui rechignent à payer leurs condamnations

De source syndicale - En Région Centre, des employés de vie scolaire (EVS) attendent toujours d'être payés ! 3 anciennes EVS ont gagné aux Prud'hommes de Tours le 14 juin, et un 1 EVS a gagné en appel à Orléans le 13 septembre dernier, leur contrat d'avenir a été requalifié en CDI et les établissements employeurs condamnés à leur verser des indemnités pour « licenciement sans cause réelle ni sérieuse » Pourtant leurs ex-employeurs, plusieurs lycées et collèges, n'ont toujours pas versé un centime pour exécuter les condamnations malgré la pression de leurs avocats ! Le rectorat et les établissements refusent d'admettre qu'en plus d'avoir licencié des salariés, ils doivent leur verser leurs indemnités.
Il semble que l'Education Nationale puisse prétendre s'asseoir sur des mesures exécutoires de justice!


* Le lobby libéral ifrap encore... et souligne les bienfaits de la réforme Peillon

C’est dire si elle est bonne cette refondation...
ifrap. - Ne boudons pas notre plaisir. Le texte du nouveau projet de loi d’orientation et de programmation présenté par Vincent Peillon fait les bons constats et pose les bons diagnostics.

Au delà de ce discours, ladite fondation est pour une privatisation /autonomie complète de l’EN et des établissements scolaires. Avec un fort anti-syndicalisme, bien sûr, exemple sur la même page :

En affectant la moitié des créations aux postes de stagiaires (27.000 sur 54.000, plus 7.000 postes supplémentaires dans un secondaire qui pouvait pourtant s’en passer), M. Peillon envoie en fait un message fort aux syndicats comme la FSU dont les enseignants en début de carrière sont le principal vivier du fait de l’implication de ces mêmes syndicats dans leurs procédures de mutation. On voit donc au total que la réforme de M. Peillon est en trompe-l’œil : les intentions en sont louables, mais c’est en fait son électorat que le ministre socialiste veut prioritairement satisfaire.

Et ces gens là sont invités en bons notables de la société sur de nombreux plateaux de télé sans que personne ne leur demande rien.


* La Cour des comptes est pour l’école du socle et une orientation précoce

Et incite à la développer. De quoi faire d’énormes économies, sur le dos des élèves.

AFP - La Cour des comptes recom­mande que l'orientation des élèves se fasse "en fin de sco­la­rité obli­ga­toire", qui serait située en seconde et non plus en 3e, afin de lut­ter contre "l'orientation par l'échec", lors d'une audi­tion mer­credi devant la Commission des affaires cultu­relles de l'Assemblée nationale.
Le moment de l'orientation entre les trois voies du lycée (géné­rale, tech­no­lo­gique, pro­fes­sion­nelle) doit se faire après "l'acquisition effec­tive du socle com­mun de culture, de connais­sances et de com­pé­tences", c'est-à-dire "en fin de sco­la­rité obli­ga­toire", a fait valoir Patrick Lefas, pré­sident de la troi­sième chambre de la Cour.
La sco­la­rité obli­ga­toire au cours de laquelle l'élève acquiert le "socle com­mun de connais­sances et de com­pé­tences" s'achève à 16 ans. Les élèves âgés de 16 ans sont aujourd'hui majo­ri­tai­re­ment en seconde en rai­son d'une baisse du nombre de redoublements.
Il faut donc créer "une école du socle qui va du pri­maire à la seconde", selon la Cour.

Au moins ils sont clairs ceux-là. Et dire que certains croient encore que l’école du socle c’est pour des vertus pédagogiques.


* Communication gouvernementale :

Lexpress. Salaire des enseignants : la revalorisation (virtuelle), c'est maintenant!

Sur le site de l'Education nationale, les salaires, affichés en net jusqu'à la semaine dernière, sont aujourd'hui indiqués en brut. On passe ainsi de 1666 euros en début de carrière à 2060 euros... Un hasard, selon le ministère, qui tombe bien en pleine campagne de recrutement.
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Pédagoshow

Grosse actualité ces jours-ci. Revenez souvent.

* Peillon, jusqu’où ?

Entendu sur France inter :
"Les salaires des professeurs ont été revalorisés cette année" - Dingue, on n’avait pas vu.
"
Il peut y avoir des conséquences salariales d'un changement des obligations de service" - Nous y voilà (#laGrandeNégo
)
Remplacements dans le 93 : "
Nous n'avons plus personne, nous avons été chercher les derniers admissibles" - Etonnant ?
Sur les rased : "
Nous avons commencé à les rétablir, nous allons continuer" - Triste topique.


* Suite du début de mobilisation

De source syndicale- C’est dans le 92 que cela se passe. Certains syndicats (voir là) appellent pour mardi 18 à :
-
des débrayages (à l’initiative d’écoles de Gennevilliers, de SUD et de la CGT) le mardi 18 décembre avec Assemblée Générale à 9h à l’espace des Grésillons à Gennevilliers (30 – 40 rue François Kovac, métro : Gabriel Péri, Asnières-Gennevilliers- ligne 13) pour décider et organiser la suite du mouvement
-
un rassemblement le mercredi 19 décembre à 10h de la Chancellerie de l’académie de Paris (Sorbonne) à l’Hôtel de Ville de Paris
-
proposent une grève – avec possible reconduction - et Assemblées Générales au cours du mois de janvier
- multiplient les motions, pétitions, blocages, manifestations, prises de position en conseil des maîtres, lettre ouverte aux parents d’élèves, organisation de réunions-débats etc.

En attendant bien sûr #laGrandeNégo


* Rythmes scolaires : vers une compensation pour les profs des écoles.

Le ministère annonce presque (en groupe de travail) une
compensation pour les professeurs des écoles qui vont connaître un allongement du calendrier scolaire. Sans doute pas question d’argent (on s’en douterait) mais plutôt une suppression ou allègement des 108 h, voire une diminution du temps de travail devant élève.
Mais on ne vous l’a pas dit. Le ministère l’annoncera en janvier, dans une circulaire spéciale, une fois la circulaire élève passée. Et cela pour ne pas troubler les discussions avec les parents d’élèves qui ne comprendraient pas.


* Le ministère joue la cogestion cachotière ?

C’est ce qu’il ressort de cette lettre de SUDéducation au ministère suite au groupe de travail du 5 décembre. Dans celui-ci le ministère n’a pas donné les textes étudiés aux organisations syndicales et a fait part de sujets qui doivent rester « secrets». Toutes les organisations syndicales se sont tues jusqu’à présent. Ou presque.

Lettre SUD a peillon


* Pédagogie de l’abrutissement par Auchan. On est jamais mieux servi que par soi-même.

Entreprises à l’Ecole : conditionner dès le plus jeune âge... Méthodes d’un grand groupe de distribution dénoncées par un collectif d’habitants (mais où sont les parents d’élèves et les profs ?)
   
Lettre à Vincent Peillon
Plaine de France, le 12 décembre 2012

Objet : Utilisation des classes des écoles primaires et des collèges de Gonesse-Val d’Oise pour promouvoir un projet de centre commercial du groupe Auchan.
 
   Monsieur le Ministre de l’éducation nationale,

Notre Collectif*, composé de 18 associations, souhaite porter à votre connaissance l’opération de promotion de la société Immochan, du groupe Auchan, en faveur de son projet de centre commercial « Europa City ». Du 5 décembre au 4 février, Immochan expose dans une salle municipale de Gonesse le projet architectural de quatre équipes d’architectes ayant répondu à la commande du groupe Auchan pour la réalisation d’un centre commercial et de loisir sur 80 hectares du Triangle de Gonesse.
Pour promouvoir ce projet de centre commercial, « Europa City » avec le soutien de la ville de Gonesse et de l’Etablissement Public d’Aménagement de la Plaine de France, ils ont édité un « dossier pédagogique » et invitent les enseignants des écoles primaires et des collèges à faire visiter à leurs classes cette exposition.
Le principe de neutralité de l’école est inscrit dans la constitution. L’interdiction de la publicité à l’école, en vigueur depuis 1936, a été réaffirmée à plusieurs reprises dans plusieurs circulaires. (circ. du 8/11/1953, circ. n°II-67-290 du 3/7/1967, circ. n°76-440 du 10/12/1976). Elles rappellent notamment que « en aucun cas et en aucune manière les maitres et les élèves ne doivent servir directement ou indirectement à aucune publicité commerciale. », ce qui nous semble être le cas dans cette promotion d’Europa City par le groupe Auchan.
Les enfants constituent une cible de plus en plus prisée par les publicitaires, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que les deux tiers des produits consommés par les enfants le seront encore à l’âge adulte, et que ceux-ci sont de plus en plus les prescripteurs des achats de leurs parents.

Pour nous l’école doit être un lieu de confiance et d’émancipation, et non de manipulation. En effet les « ateliers pédagogiques » ne sont là que pour vendre un projet de centre commercial et utiliser les enfants pour le promouvoir dans les familles. Nous vous demandons donc d’intervenir au plus vite pour faire cesser ces manipulations des enfants. Dans l’attente, veuillez croire, Monsieur le Ministre, en notre attachement à l’école publique.
  Bernard LOUP
* Les associations signataires mentionnées ci-dessous forment le « Collectif pour le Triangle de Gonesse » pour porter leurs exigences sur l’avenir de ce territoire :
Amis de la Terre Val d’Oise ; Environnement 93 ; MNLE 93 ; Val d’Oise Environnement ; AFCEL 95 Gonesse; Association de Défense des Habitants de l’Est du Val d’Oise ; Aulnay Environnement ; Bien Vivre au Thillay ; Bien Vivre à Vémars ; CAPADE-Sud-Aulnay ; Ecouen Environnement ; Haut Val d'Oise Ecologie-Persan ; La Vigie d’Ecouen ; Le Blanc Mesnil c’est vous; le Blanc Mesnil pour vous ; Alliance pour la Santé-Arnouville ; Toulemondilaibio-Arnouville ; Sarcelles Environnement et Nouvelles Énergies de Villiers-le-Bel.


* La fin des Centres de documentation, sur le site du ministère.

Suite des propos du post précédent sur les Centres de Connaissance et de Culture (ex CDI). On appelle cela de l’innovation pédagogique... Voici la position officielle du ministère : le learning center.

Différencier les espaces, individualiser les parcours, modularité des espaces (open space ?) croisement de flux d’usagers, learning center, détente ET travail, fusion vie sco et CDI, mutualisation des compétences et guichet unique, ingéniérie éducative... boire un café...

Vous en voulez d’autres : ben c’est en ligne sur le site du ministère avec une belle vidéo. Plus précisément ici.

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Grondements d'EN

* La méthode Peillon : dans le Luc (#laGrandeNégo)

Analyse. - Le ministre Peillon a toutes les audaces, la dernière consistant à expliquer que si les enseignants veulent des augmentations de salaires il va falloir qu'ils acceptent de changer leurs services, autrement dit, d'assurer un autre métier que celui d'enseignant... Pour le  primaire c'est assez évident : le changement de rythmes scolaires réclame du personnel pour s'occuper des élèves après 15h45 (journée raccourcie)... les enseignants devraient faire l'affaire, soit de force avec les Activités Pédagogiques Complémentaires prises sur les 108 heures annualisées de leur service (et en les soumettant au bon plaisir des collectivités territoriales), soit avec des heures supplémentaires à faire le soir après la classe pour les volontaires (ça marche en collège et lycée, il n’y a pas de raison pour les que les instits, dont la rémunération baisse ne soient pas tentés non plus).

Il ne reste plus grand chose pour officialiser une modification des obligations de service à terme.

Peillon se permet également d'envisager le passage à 38 semaines de classes au lieu de 36 actuellement, ce qui n'est pas étonnant tant il est vrai qu'il ne rencontre aucune résistance des syndicats nationaux
snuipp-fsu, se-unsa, sgen-cfdt sur ses propositions et notamment sur la réforme des rythmes scolaires avec l'imposition du travail le mercredi.


* Ca bouillonne ? Début du commencement de la contestation ?

Cà et là on nous informe que des AG ont lieu, et que la contestation s’organise. Le collectif des Dindons ne cesse de croître. A Paris on peut même constater de très grosses AG (jamais vues même pendant les retraites). Les enseignants sont furieux contre le ministre et contre les directions syndicales nationales. On dirigeons vers la grève, sur les revendications suivantes : retrait du projet Peillon sur les rythmes, restitution des RASED, diminution des effectifs par classe, pas touche au cadre national de l'école publique.

Mais c’est bientôt les vacances. Heureusement le ministre dit vouloir ouvrir #LaGrandeNego en janvier. Dhfe quoi regonfler les troupes !


* Dissolution des professeurs documentalistes dans les « Centre de Connaissance et de Culture »

Les professeurs-Documentalistes sacrifiés sur l’autel de la modernité managériale


Alors que l’on discute dans les salons de l’avenir de l’EN et des documentalistes, dans la pratique, on fait dans la restructuration. Et cela donne les CCC, synthèse des docs et des CPE, comme le dit si bien le recteur de Bordeaux (J-L-. Menbrini)

Dans un courrier adressé aux chefs d’établissement de l’Aquitaine, M. Jean-Louis NEMBRINI, Recteur de l’Académie, attire l’attention des personnels de direction sur « la nécessaire évolution des relations entre l’enseignement et les ressources »

M. le Recteur a remarqué que « toutes les connaissances ne sont plus le monopole de l’école et participent d’un système info documentaire qu’il nous convient de maîtriser ».

Ce constat, la suite du courrier le précisera, ne concerne en rien les disciplines traditionnelles !
Seuls seront concernés les Professeurs-Documentalistes, puisqu’ils ont été incapables d’anticiper et d’adapter leurs pratiques à ce nouveau et inattendu « système info documentaire » dont M. le Recteur se garde bien de définir les caractéristiques et les enjeux.

Fini donc le Centre de Documentation et d’Information (CDI) à bout de souffle, et bienvenue au rutilant, et innovant « Centre de Connaissance et de Culture » (CCC) !

Voilà la lettre du recteur :
CDI Bordeaux


Qu’on se le dise, le projet éducatif du Ministère de l’Education se limite maintenant (sans rire !) à une « 
réflexion sur la gestion des espaces et du temps mis au service de chacun des élèves, de simplifier l’accès aux ressources, de contribuer à l’acquisition d’une autonomie dans les apprentissages » !


* Mea culpa ? Les parents veulent la réintégration du prof de suicide.

AFP - Des associations de parents d'élèves de Montmoreau-Saint-Cybard, en Charente, ont réclamé mardi dans un communiqué le "retour immédiat à son poste" de l'enseignant de collège suspendu lundi, après avoir demandé à ses élèves de 3e d'écrire une rédaction en se mettant dans la peau d'un jeune suicidaire, exercice qui a suscité un fort émoi à l'échelle nationale. Dans un communiqué transmis à l'AFP, "les associations de parents d'élèves réunies", FCPE et Amicale des parents d'élèves, qui ont tenu lundi soir une réunion exceptionnelle, disent "soutenir totalement le professeur de français incriminé", déplorent un déferlement médiatique "démesuré et inadapté", et soulignent qu'élèves comme parents "sont attachés (à) et apprécient les qualités de ce professeur".

Et qui s’est répandu dans lesdits médias pour dénoncer ladite rédaction ? les parents FCPE (au moins)...
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#LaGrandeNégo

* Refondation : épisode 2 : la Grande Négo (dans la gueule)

Travailler plus pour (peut-être) gagner plus. Le changement, c’est ça.

AFP - Vincent Peillon s'est dit lundi prêt à ouvrir en jan­vier "une grande négo­cia­tion" sur le métier des ensei­gnants, incluant leur évolu­tion de car­rière, leur temps de tra­vail et leur reva­lo­ri­sa­tion salariale.

Répondant à une ques­tion sur une éven­tuelle reva­lo­ri­sa­tion sala­riale des ensei­gnants, le ministre de l'Education a répondu sur RMC/BFMTV : "Est-ce qu'il faut reva­lo­ri­ser les pro­fes­seurs fran­çais, je vous réponds oui. Est-ce que je suis prêt: oui, en chan­geant aussi la nature du métier".
"On ne peut pas le faire en 2013. On peut ouvrir les dis­cus­sions en 2013. Ma porte est ouverte. Je suis prêt à par­tir de 2013 à ouvrir la grande négo­cia­tion qui n'a jamais eu lieu dans ce pays sur la refon­da­tion du métier d'enseignant : il y aura les conte­nus (qu'est-ce qu'on fait quand on enseigne ?), le déve­lop­pe­ment de car­rière, le temps de tra­vail et bien évide­ment la ques­tion de la reva­lo­ri­sa­tion", a-t-il dit sur RMC/BFMTV.

"Il n'y aura pas de dis­cus­sions sala­riales" à pro­pre­ment par­ler, "la consé­quence d'une dis­cus­sion sur le métier est évidem­ment une ques­tion sala­riale, mais c'est d'abord une dis­cus­sion sur le métier", a-t-il ensuite pré­cisé à l'AFP.

Il a égale­ment évoqué "cette ques­tion de reva­lo­ri­sa­tion. C'est un vrai sujet, je l'ai tou­jours dit, si nous pou­vons faire mieux, nous ferons mieux".
"Mais vous ferez mieux ?", a insisté le jour­na­liste Jean-Jacques Bourdin. "Oui, nous ferons mieux et je suis prêt à ouvrir en 2013 une dis­cus­sion sur ce sujet. Vous pre­nez le modèle alle­mand: les pro­fes­seurs (alle­mands) tra­vaillent en moyenne 25 heures par semaine, 50% de plus que notre temps de tra­vail dans le secon­daire, ils enseignent sou­vent deux dis­ci­plines, les chefs d'établissement eux-mêmes enseignent, alors pour­quoi garde-t-on uni­que­ment le salaire et pas tout ce qui jus­ti­fie le salaire ?", a répondu le ministre.

Un enchantement...

* Peillon considère que la formation n’est pas du temps de travail.

Peillon, un autre Darcos ?

JDD.fr - Quand on met la question salariale sur la table, le ministre est plus gêné : "J’ai bien conscience que les enseignants ne sont pas bien rémunérés. Il serait digne de les payer mieux, nous le ferons lorsque nous aurons les moyens. Faire une année de stage revient à revaloriser matériellement le métier. Être payé à plein temps pour faire un mi-temps, c’est déjà un acquis salarial. Si les professeurs veulent entrer dans une discussion avec moi durant l’année 2013 pour voir de quelle façon nous pouvons améliorer la condition enseignante en changeant évidemment la définition du métier, j’y suis favorable."

Les stagiaires s’amusent donc pendant leur formation. Ils seront contents de l’apprendre au moins. Et ceux qui mettent des couches aux enfants de maternelle ?


* EN : souffrance au travail et censure hiérarchique.

Depuis quelques jour un forum de discussion pour les gestionnaires (http://gestionnaires.actifforum.com/) est fermé. Son administrateur stipule clairement que cette fermeture résulte de la publication sur celui-ci de message de gestionnaires liés à la souffrance au travail.

il semblerait que ces messages ne soient pas très appréciés de la hiérarchie qui a fait pression pour la fermeture. Et l’administrateur de préciser :

«Ce  forum est suspendu pour des raisons que je détaillerai ce week-end ici ou sur mon site. Les messages liés à la souffrance au travail ont conduit à une intervention directe de ma hiérarchie. La question de la fermeture définitive de ce forum est envisagée. Si il continue ce sera sans moi et avec un autre administrateur.
La fermeture éventuelle du site, qui est totalement indépendant de ce forum, est une décision qui m'appartient en propre et que je n'envisage pas dans l'immédiat. Toute mon action depuis des années a été d'apporter aide et soutien aux collègues ; je n'aurais pas envisagé un seul instant que la seule reconnaissance de l'institution serait celle-ci.
Bernard BLANC


Il reste encore aux gestionnaires qui refusent de se taire une petite zone de liberté en attendant plus amples informations : là : http://intendancezone.net/


* Emplois d’avenir.


d’après AEF. - Un docu­ment de tra­vail fixant la répar­ti­tion aca­dé­mique des emplois d'avenir pro­fes­seurs pour l'année sco­laire 2012–2013, dans les 1er et 2nd degrés, a été publié aujourd'hui par l'AEF. Il pré­cise que pour le 2nd degré, ces emplois d'avenir pro­fes­seur concer­ne­ront les lettres, les mathé­ma­tiques, l'anglais et l'allemand.
L'aca­dé­mie de Créteil est la mieux dotée. Elle obtient
761 emplois d'avenir, dont 701 dans le 1er degré et 60 dans le 2nd. Viennent ensuite les aca­dé­mies de Versailles, avec 725 emplois d'avenir (677 pour le pri­maire et 48 pour le secon­daire), et de Paris, avec 233 (93 pour le pri­maire et 140 pour le secon­daire). Lille en obtient 202 : 93 pour le pri­maire et 109 pour le secondaire.
Les aca­dé­mies les moins pour­vues sont Besançon, Caen, Clermont-Ferrand, Corse, Dijon, Guadeloupe, Limoges, Martinique, Nice, Poitiers et Reims.
Ces aca­dé­mies obtiennent toutes 40 emplois d'avenir pro­fes­seur, tous répar­tis dans le 2nd degré.
Au total, 4 000 postes seront créés "à comp­ter du 1er jan­vier 2013 et pour l'année sco­laire 2012–2013". Vincent Peillon ayant pro­mis la créa­tion de 6 000 emplois d'avenir pro­fes­seur, de nou­veaux recru­te­ments seront effec­tués à la ren­trée 2013.


* Bureaucratie parentale : la FCPE

IL n’y a pas que les syndicats ou les partis politiques qui sont touchés. A la FCPE il semble que certains s’accrochent à leur pouvoir. Nous qui croyons qu’il y avait que les conseils départementaux de la FCPE qui étaient indécrottables. Et bien non, c’est bien tout l’appareil qui est touché. Mais au profit de qui ?

AFP- Le TGI de Paris invalide l'élection de quatre dirigeants de la FCPE

Le tri­bu­nal de grande ins­tance de Paris a inva­lidé mardi l'élection de quatre admi­nis­tra­teurs natio­naux de la FCPE, prin­ci­pale fédé­ra­tion de parents d'élèves, au motif qu'ils n'étaient pas parents d'enfants fré­quen­tant des établis­se­ments publics d'éducation et de for­ma­tion initiale.
La requête en annu­la­tion avait été dépo­sée par huit mili­tants de la FCPE, membres d'un col­lec­tif appelé "ambitions.FCPE", oppo­sés à son actuel pré­sident Jean-Jacques Hazan, dont ils dénoncent notam­ment "les dérives autocratiques".
Selon le juge­ment dont l'AFP a obtenu une copie, le tri­bu­nal a annulé l'élection de ces quatre membres qui avaient été élus au conseil d'administration, lors du congrès des Sables d'Olonne en mai 2012.
L'un d'eux, notam­ment vice-président de la FCPE, a un enfant qui suit un contrat de pro­fes­sion­na­li­sa­tion dans un orga­nisme privé, et une autre, tré­so­rière natio­nale de la FCPE, a une fille qui est en BTS.
Ainsi, le TGI de Paris "déclare vacants les sièges qu'ils occupent" et "enjoint à la FCPE de prendre en conseil d'administration (...) une déli­bé­ra­tion pour convo­quer son pro­chain congrès, au plus tard en mai 2013, pour notam­ment pro­cé­der à l'élection de nou­veaux administrateurs".


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Conflirt avec le gouvernement

A vous de retrouver la loi ici

* Refondation : cacophonie syndicale.


- Le SNALC se félicite, mais dénonce une loi gauchiste (PROJET DE LOI SUR LA REFONDATION DE L’ECOLE : DE NOMBREUX POINTS POSITIFS MALGRE LA PERSISTANCE DE SCORIES IDEOLOGIQUES PARTISANES, hu, hu hu )
-
FO va faire un malheur : FO demande au ministre d’y renoncer et « il n’est pas trop tard pour éviter le conflit » (c’est là). Ca va chauffer au FNEC-FO.
-
le SE-UNSA : une « loi qui a du souffle et de l’ambition ». Le souffle coupé surtout.
-
Le SGEN-CFDT : n’a encore rien dit à ce jour, mais ne va pas tarder à se féliciter.
-
La FSU au bord de la crise de nerfs ? Le SNUIPP négocie et le SNES décline.
-
SUD éducation : a été jeté des dernières tables de négociations car dit trop haut ce qu’il pense. Consulte sa base en ce moment (mais jusqu’à quand ?)

Victoire écrasante du gouvernement donc, qui a réussi une division totale.



* Ne pas confondre : vacances scolaires et congés payés.

Le site Touteduc.fr a trouvé une décision du conseil d’Etat qui distingue les congés annuels et les période de vacances :

Les enseignants ne peuvent prendre leurs congés que pendant les périodes de vacances (Conseil d'Etat)
Une enseignante demandait le report de ses congés annuels de l'été 2010 à l'issue de son congé de maternité, d'avril à octobre 2010. Le Conseil d'État lui donne tort alors que le tribunal administratif de Besançon lui avait donné raison. Certes une directive européenne (76/207) prévoit que "les États membres prennent les mesures nécessaires pour que les travailleuses [...] bénéficient d'un congé de maternité d'au moins quatorze semaines continues (...)" et qu'une seconde directive (2003/88) précise qu'elle "s'applique à tous les secteurs d'activités, privés ou publics". De plus, selon la Cour de justice des Communautés européennes, "une travailleuse a droit au bénéfice de son congé annuel lors d'une période distincte de celle de son congé de maternité (...)". Mais au vu du code de l'éducation, "une enseignante ne peut exercer son droit à un congé annuel, d'une durée égale à cinq fois ses obligations hebdomadaires de service, que pendant les périodes de vacance des classes". Ce professeur d'espagnol pouvait prendre ses congés annuels pendant les petites vacances qui ont précédé et suivi son congé de maternité....

Le Conseil d'Etat distingue donc les congés annuels des enseignants (5 semaines), des périodes de vacances de classe (16 semaines).

La décision n° 349896 du  26 novembre 2012 est appelée à faire jurisprudence puisqu'elle est inscrite au recueil Lebon (
ici).,

* Peillon, ministre de la courtoisie. Sa suffisance.

Ou comment Vincent Peillon tourne les tallons quand l’assemblée n’est pas à la hauteur de ses espérances.

Une info
Libé.fr : Vincent Peillon: un petit tour et puis s'en va
La scène s'est déroulée vendredi dans les locaux de l'ESCP (l'Ecole supèrieure de commerce de Paris), où Libération organisait un Forum sur le thème de la confiance. Sujet du débat snobé par le ministre: "Sortir de l'école de la défiance".

Je n'ai pas vu la scène, au demeurant fort brève. Elle m'a été racontée par un témoin direct, un collègue en charge des débats qui vit, impuissant, s'éloigner
Vincent Peillon sans espoir de retour, sur le tapis rouge déroulé dans la cour.

Modératrice du débat, je l'attendais dans une salle avec les deux autres invités qui devaient apporter un regard étranger, voire interpeler le ministre sur ce qu'il pensait faire pour remettre de la confiance à l'école à tous les niveaux (des élèves, des profs, des parents, etc)

Les deux invités, plaqués par le ministre, étaient sidérés. "
Au Danemark, c'est inimaginable de faire ça !",  s'est exclamée Selma Ravn, qui expliquera dans son intervention que dans son royaume, les ministres circulent à vélo... "Je n'ai simplement jamais vu ça", renchérit Peter Gumbel, qui en a pourtant vu bien d'autres -  grand reporter 16 ans pour le Wall Street journal, puis à Fortune et à Time magazine où il travaille aujourd'hui.

Les 50 participants se sont montrés bons joueurs. Elégants, ils n'ont pas quitté la salle. Et ils ont ri souvent avec les débatteurs qui se tournaient de temps en temps vers la chaise  vide: "ce que j'aurais dit au ministre...".


* New public management : l’autre façon d'aliéner : aujourd'hui : le prix de l’impulsion et des pratiques administratives innovantes. 

Un document qui nous vient directement du ministère. No comment (mais bonne chance). Mais c’est dire comme ils n’ont plus d’idées nos dirigeants...


Madame, Monsieur,
Dans l'accomplissement quotidien de vos missions, vous pouvez être amenés à imaginer, seuls ou avec quelques collègues, d'autres formes d'organisation du travail, des améliorations d'outils qui permettraient à l'administration d'être plus efficace et donc de rendre un meilleur service à ses usagers.
Pour encourager et valoriser votre inventivité, le ministère de l'éducation nationale a créé le prix Impulsions de l'action administrative innovante.
Le prix Impulsions récompense des idées, nouvelles ou déjà proposées aux responsables de vos services, en cours de réalisation ou récemment appliquées pour améliorer le service rendu ou le fonctionnement de l'administration, ou encore celles qui facilitent votre travail et celui de vos collègues.
Ces projets doivent être transférables, adaptables à d'autres équipes ou services.

A travers une charte, le ministère s'engage à favoriser la mise en œuvre et la diffusion des idées les plus pertinentes, en liaison avec leurs auteurs.
Les prix seront décernés, au niveau des académies ou de l'administration centrale, en avril 2013.
Les idées et projets primés concourront automatiquement pour le prix national qui sera attribué en mai et remis en juin 2013.

Vous pouvez consulter la charte et le règlement de ce prix sur vos intranets et sur www.education.gouv.fr/prix-impulsions
Votre dossier de candidature doit être présenté sur www.education.gouv.fr/impulsions  à partir du 13 novembre 2012 et jusqu'au 21 mars 2013.
J'espère que vous serez nombreux à participer à ce prix et je souhaite bonne chance à tous les concurrents 

Bien cordialement 

Jean Marimbert 
Secrétaire général du ministère de l'éducation nationale

Bien cordialement, bien sûr.
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Tiraillements

* Peillon fait appel aux entreprises pour former les décrocheurs...

.. ou pour mieux permettre d’exploiter de la main d’oeuvre servile ?

AFP. - Le ministre a lancé un appel aux entre­prises. "Nos col­lec­ti­vi­tés locales inves­tissent 25% de la dépense d'éducation, l'Etat (inves­tit) consi­dé­ra­ble­ment, les familles de plus en plus. Ce qui manque à l'appel, ce sont les entre­prises", pour déve­lop­per la for­ma­tion en alter­nance, a-t-il dit.
"Il faut qu'on ajuste mieux les for­ma­tions de l'Education natio­nale avec les métiers", a dit M. Peillon, en rap­pe­lant que 700 diplômes sont dis­pen­sés et que "600.000 places dans les entre­prises ne trouvent pas de jeunes".
Le pré­cé­dent gou­ver­ne­ment avait fixé à 800.000 le nombre de for­ma­tions en alter­nance à atteindre, nous sommes à un peu plus de 400.000, a-t-il dit.
M. Peillon a annoncé qu'il ins­tal­le­rait, "c'est une pre­mière his­to­rique, un comité économie-emploi avec tous les repré­sen­tants des entreprises".
Il a déploré aussi que "la moi­tié de nos décro­cheurs (soient) des jeunes qui ont une orien­ta­tion subie".
"
Un par­cours d'orientation et d'information à par­tir de la 6e pour dire les métiers qui existent et les par­cours qui per­mettent d'y arri­ver" est prévu dans le pro­jet de loi d'orientation et de pro­gram­ma­tion, a-t-il dit.

L’armée ayant elle aussi déjà été appelée et n’ayant pu rien faire...


* Les chefs d’établissement pas contents (SPDEN-UNSA)

Et pourtant c’est bien l’UNSA qui a l’écoute du gouvernement...

Ils dénoncent en particulier la fin de l’autonomie (tant mieux) notamment dans la région Rhone Alpes dans laquelle le Conseil Régional (de gauche) impose de puiser dans les fonds de réserve des établissements pour boucler les budgets.
C’est l’esprit même de la Lolf et de la RCBC.


Et quel est le syndicat qui a poussé à la roue pour cette RCBC : ... l’UNSA !


* GREVE en perspective

Académie de Lille. le 11 décembre. Par une large intersyndicale.
C’est là. . Pour dénoncer :
- les conditions de travail et la souffrance en hausse
- les baisses de salaire (gel du point d’indice, journée de carence, majoration ..)
- l’absence de perspectives positives dans la future loi d’Orientation



* BIO (métrie) à l’école, encore : la puce ou la porte.

C’est au Texas (source) : Dans une école texane, c'est la puce ou la porte
Une école secondaire du Texas oblige ses 4200 élèves à porter une puce électronique qui permet de déterminer leur position, une nouvelle politique qui soulève les critiques des groupes de défense des libertés individuelles, rapporte notre correspondant.
La puce est minuscule, plus petite que l'ongle de l'auriculaire. Insérée dans une épinglette, elle émet un signal qui permet à la direction de l'école secondaire John Jay High, à San Antonio, au Texas, de savoir où chacun de ses 4200 élèves se trouve dans le campus.
Implanté cet automne, le système est obligatoire. Plus tôt ce mois-ci, Andrea Hernandez, une élève de l'école, a été expulsée après avoir refusé de porter la puce sur elle pour des motifs religieux.
Selon John W. Whitehead, avocat et président-fondateur de l'Institut Rutherford, qui défend les libertés civiles et religieuses, le système baptisé Student Locator Project viole le droit à la vie privée des élèves.

«Obliger les élèves à porter une puce sur eux est un concept orwellien, a-t-il dit à La Presse. Et le refus de porter la puce est puni par l'expulsion. C'est incroyable. C'est comme si on venait d'entrer dans un univers parallèle.»
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