Et, bonne année...

* Surtout aux recteurs, qui reçoivent une petite augmentation de + de 10 000 €.

Leur prime annuelle atteint désormais 25620 € soit un an de salaire de certifié en milieu de carrière. C’est au JO.
Elle était depuis le 12 novembre 2010 à 15200 €. (Source)

Une belle augmentation,
légèrement indécente !

Comment ça le point d’indice est gelé ?

* Conte de Noël moderne

Tandis que toute une partie de la population se boutinise et tombe en extase devant bébé Christ (pas encore tué par son père pour sauver l'humanité) et ses crèches cuculturelles et pas cultuelles pour un sou (dixit le TA de Montpellier à propos de la crèche installée à la mairie de Béziers), un des pays les plus riches de la planète met à la rue des enfants qui voudraient bien crécher quelque part.

"Lui a dix ans, sa petite sœur cinq. Tous deux dormaient avec leurs parents roms dans une voiture garée près de leur école... Jusqu'à ce que la police leur confisque. Récit.
«Voilà mon école, j'ai envie de jamais la laisser. J'aime beaucoup y aller, j'apprends des nouveaux mots». Nicola (le prénom a été changé) fait sa troisième année à l'école Marie Curie de Bobigny. Il est en CE2
."

Il était en CE2. Suite du diaporama ici



* La fachosphère antisémite s'en prend à l'Educ Nat

Des antisémites issus du Fn s'en prennent à l'éducation nationale devenue selon eux "un égout à ciel ouvert" du fait de la place accordée à la Shoah dans l'enseignement.

Et François-Xavier Rochette,
pseudo derrière lequel se cache en réalité Jean-Michel Perruchot, ex-assistant du groupe FN à la région Lorraine, ne donne pas dans la finesse...
Tout y passe: enseignement de la Shoah et de la supposée théorie du genre, lecture d’œuvres de "propagande" comme le journal d'Anne Frank et droit à l'avortement participeraient d'
un vaste complot destiné à conforter un "vrai génocide du peuple blanc"...

Et de se désoler car la jeune mère qui avorte "
se lamentera toujours pour Anne Frank, même après avoir fait mixer son enfant avant qu’il soit jeté dans un sac-poubelle"...

source: site complotiste aux forts relents antisémites et racistes proposant aussi des "
stages de soins énergétiques" (pour ceux qui auraient besoin de se remettre après des lectures nauséeuses ?). source

Élucubrations qui viennent d'être reprises aussi par le site de Soral et qui le seront donc bientôt également par une bonne partie de la fachosphère.

Le collectif Racine en embuscade ?


* Elections pro et faschocompatibilité, encore :

Marine Le Pen se félicite de la percée du SNALC et de FO chez les enseignants

Dans une vidéo mise en ligne par le collectif Racine, pas peu fier que son idole l'associe à ce "succès :
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On en est où ?

* Des débats qui servent à rien : les notes.

Tout le monde sait très bien que cela ne sert à rien, que de toute façon il est nécessaire d’évaluer (avec ou sans notes, peu de différences), mais cela déchaine les passions.
Les ré-aco-publicains d’un coté (de plus en plus nombreux chez des enseignants en pleine régression…), les pédagogistes de l’autre (qui croient toujours réinventer l’eau tiède).

Ca les occupe ! Malheureusement. Ca occupe surtout les journalistes qui pour une fois ont l’impression de comprendre quelque chose. Bon c’est encore raté, car le sujet n’est pas aussi simple que cela. Mais cela fait vendre du papier.

Pendant ce temps là : les coupes budgétaires se poursuivent (REP + , université et recherche, …), les formes de marchandisation de l’Ecole s’affirment, la fascisation rampante s’installe.

Mais ça tout le monde s’en fiche (et certains en profitent d’ailleurs).


* Le marché lucratif du soutien scolaire fait saliver les compagnies d'assurance ?

La réponse est OUI, avec un bel exemple.
Comment en un seul coup créer un marché, dénigrer ouvertement l’Education nationale, supprimer la formation continue (toujours au profit de ce marché), pomper les recettes fiscales au profit des classes les plus aisées et d’entreprises privées.
Le tout en entretenant un discours faussement progressiste qui tente bien difficilement de nous prendre pour des bacs de douche.
Comment croire deux secondes (et si vous nous donnez deux neurones) à une « complémentarité » [EN-Compagnie d’assurance], à la démocratisation du soutien scolaire.
Le tout avec un discours méritocratique qui fait fureur dans des salles des profs en pleine régression (sociale) et chez certains syndicats aussi…


Une complémentaire éducation pour pallier l’incurie de l’Education nationale

Source - « De nombreuses familles expriment le besoin d’avoir recours à des services éducatifs en complément de l’école, que ce soit pour pallier les lacunes d’un enfant ou que ce soit pour compléter sa formation dans une démarche de recherche d’excellence.
Elles montrent ainsi leur investissement dans le suivi scolaire des élèves et sont généralement en recherche d’une prise en charge individualisée pour leurs enfants.

Notre proposition est de permettre aux familles qui souhaitent faire bénéficier leurs enfants d’un soutien scolaire d’être aidées :
nous voulons démocratiser le soutien scolaire, par un mécanisme de solidarité. Il pourra s’agir de pérenniser le dispositif fiscal actuel (une famille peut réduire 50 % des dépenses de soutien scolaire de son impôt sur le revenu) mais en le stabilisant, parce que c’est peu dire qu’il a été maltraité ces dernières années. Pour les familles les plus défavorisées, les collectivités locales pourront prendre en charge 100 % du coût des cours de soutien. On peut imaginer également que les entreprises pourront offrir des cours aux enfants de leurs salariés, en négociant des prix attractifs avec les spécialistes du soutien scolaire. »

« 
Il est dommage d’organiser des polémiques sur la nature juridique des prestataires (savoir si celui qui fournit le service est public ou privé) alors que ce qui importe, c’est le résultat du service fourni (que les enfants réussissent) et son accès garanti à tous, par la solidarité nationale. »

Bien voyons… une étrange définition de la solidarité nationale …



* 274 millions pour les potes à Fioraso ; 489 millions € de moins pour la recherche

Pour 489 millions de moins

source - A l'occasion d'un dîner offert ce vendredi soir au groupe Marc Bloch, M. Hollande devrait annoncer officiellement ce que l'ensemble des médias a propagé avec une journée d'avance: le "rétablissement du budget des universités". La CPU de M. Salzmann ne manquera pas, dès le lendemain, de s'auto-congratuler au travers d'un communiqué dont elle a le secret et de saluer ce retour à un budget sanctuarisé.


Il s'agit là d'une opération de triangulation dont il convient de dénoncer le mensonge grossier.

La réalité est la suivante:

• Le projet de loi de finances rectificative, p.79 et 81, mentionne que 560 M€ ont été supprimés en 2014 du budget ESR. En particulier, la "réserve de précaution" des Universités a été purement et simplement annulée (230 M€)
• Le plan d'économie
prévoit une suppression budgétaire de 123 M€ au travers du modèle SYMPA, au titre de la réorganisation du mode d’allocation des moyens des universités. p 125
• Le "
coup de rabot", passé par amendement surprise, s'élève à 136 M€. M. Hollande devrait annoncer l'aumône de 70 M€ faite aux Universités, 70 M€ pris... sur le budget de l'éducation et de la recherche.
• Les contrats de plan état-région ont vu
l'enveloppe dévolue à l'ESR baisser de 25% à 50%, ce qui correspond à une baisse de 350 M€ pour les cinq ans qui viennent.

Par un calcul élémentaire, on obtient donc que l'enfumage consiste à faire passer une baisse de (230+123+136+350/5-70) = 489 M€ pour une "sanctuarisation" retrouvée. Le budget de deux universités omnidisciplinaires disparait et nous sommes supposés applaudir. L'équivalent de 8150 postes se volatilisent et nous sommes supposés remercier les complices.

489 M€ c'est à peu de chose près la somme de deux cadeaux somptuaires décidés récemment au Ministère:

172 M€ prélevés à la source sur les budgets universitaires pour les offrir à l'éditeur Elsevier en échange de son bouquet de médiocres revues.
274 M€ crédités par pipeline budgétaire spécial (p 116) à la direction de la recherche technologique du CEA dont le compagnon de Geneviève Fioraso était directeur délégué, pour un programme hébergé par Minatec Entreprise, une SEM que Mme Fioraso dirigeait avant d'être ministre.


*Nos ex : il sort de sa réserve,Vincent Peillon, confidences sur sa vie d’après

Avec un peu le melon aussi…

http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Confidences-sur-sa-vie-d-apres-667842

extrait:

« Tous les cabinets des directions d’administration centrale, très liés à moi, sont restés en place. Alors, même si je voulais ne pas m’en mêler... » Il ajoute, pas peu fier : « Mes successeurs poursuivent mon travail, mais c’est compliqué. Il faut au moins dix ans pour réformer en profondeur. » Il se dit persuadé que la formation des maîtres, les rythmes scolaires ou son plan de lutte contre le décrochage scolaire ne seront pas remis en cause. « Juppé et Le Maire font de l’éducation une priorité. A droite, personne n’avait jamais dit ça », explique-t-il en confiant qu’en privé les responsables de l’opposition le soutenaient lorsqu’il était ministre.

[...]
Peillon s’est relevé. Ses réseaux au PS sont réactivés. Samedi, une trentaine de ses amis se réuniront (sans lui) à l’Assemblée nationale[...] Il n’a pas renoncé [...] à la vie politique. Alors, silencieux jusqu’à quand ? « Jusqu’en 2017 », veulent croire ses fidèles. L’intéressé, qui se targue de compter « Manuel, Ségolène, Arnaud, Pierre » parmi ses proches, se contente d’évoquer « un grand rendez-vous avec les Français , après l’exercice gouvernemental ». Ce pourrait être au congrès du PS de 2017.

Bon, on est tranquille encore trois ans…

* Retour sur les élections pro (encore). Prime du meilleur tweet, avec mention gros beauf.

FOint

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Primes à Gogos...

Petits, petits, petits…

* A la prime !

Suite à la loi de refondation, et à la réforme des statuts des enseignants, TOUS les syndicats ont reçu ce jour, du ministère, les prochains documents relatifs aux projets de décrets indemnitaires second degré. En d’autres termes : les primes.

Elles avaient été promises, elles sont bien là et
voilà de quoi appâter sérieusement (ou pas, chacun jugera) le petit fonctionnaire sous payé qu’est l’enseignant, et qui ferait mieux de bouger son cul pour demander une vraie augmentation de salaire.
Mais, merci l’UNSA et le SGEN, heureusement que vous êtes là les gars (avec la FSU en embuscade), vous avez encore une fois sauvé le monde et sans doute aussi pérennisé pour un bout de temps la servilité ambiante. Bref,
de quoi laisser de beaux jours aux chefs qui se marrent sans doute déjà de voir défiler dans (sous ?) leur bureau tous les quémandeurs d’oboles.

Alors que tout le monde n’en peut plus des classes surchargées, des réunions institutionnelles, des bulletins (et 10 classes à 35 élèves, ça en fait du bulletin…), des HS (
ah non pas des HS ?), il y a la une goutte qui pourrait faire déborder un vase bien plein. Reste à savoir si nos nouveaux Zélus sonneront le tocsin (rien de moins sûr étant donné que c’est ce qu’ils ont DEJA négocié en décembre-janvier dernier et aucun d’entre eux ne remet en cause les HSA ou les primes).

Un certain nombre d’entre eux vont s’autosatisfaire de cette politique de prime qu’ils ont, de haute lutte, gagnée ? (Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré…). Pari gagné en tout cas pour eux. Moins sur le terrain où certains sont déjà Vingt mille lieues sous les mers.

Donc quelques éléments. Vous toucherez des primes pour :

Desprimes

On notera que certaines de ces charges pouvaient correspondre jusque là à des heures de décharges.

Et pour quel prix ?

300 à 3750 €/an (mais le projet d’arrêté ne flèche pas exactement les attributions et les missions).

Et les PLP toucheront 300 € (pour ceux qui font cours en 1ere et term).

Le PE, rien, ils ont déjà leur prime de 400 balles (brut) faut pas déconner non plus.


* Cerise sur le gâteau : 1250 € pour effectifs pléthoriques.

6 h avec une classe à + de 36, ça vous dit ? Vous en redemanderez !

Soyez content, vous aurez sur l’année la modeste carotte de 1250 € pour vous faire taire et compenser votre fatigue.
Pas sûr que cela compense la fatigue nerveuse et la chute de l’espérance de vie…

A ce rythme là, on peut penser qu’il y aura une prime de 2500 € pour 6 h à 70 élèves ?


Mais que fait le SE-UNSA ?


* Réforme de l’allocation des moyens des établissements scolaires

Comme elle l'annonce sur son site, la ministre souhaite " mieux doter les territoires cumulant les difficultés sociales, pour empêcher qu’elles ne se transforment en difficultés scolaires ».
L'intention semble certes généreuse, mais ce serait bien aussi dans un gouvernement de gauche de s'attaquer directement et avec énergie aux "difficultés sociales"...

C'est d'ailleurs ce que
rappelle Le Monde se fondant sur un récent rapport de l'OCDE:
"Jamais en 30 ans le fossé entre riches et pauvres n’a été aussi prononcé qu’actuellement dans les économies avancées. Aujourd’hui, dans les 34 pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), le revenu des 10 % de la population les plus riches est 9,5 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Dans les années 1980, ce rapport était de 7 à 1 », souligne, dans un document de travail rendu public mardi 9 décembre, l’économiste Federico Cingano - il travaille au sein de la direction de l’emploi de l’OCDE.

Les inégalités de revenus, on le sait notamment depuis les travaux de l’économiste français Thomas Piketty, se sont creusées fortement depuis le milieu des années 1980 du fait d’une double dynamique : les riches se sont enrichis davantage et les pauvres se sont appauvris encore plus, le revenu des 10 % les plus modestes ayant augmenté plus lentement dans les années de croissance et ayant reculé en période de crise.
[...]

Des effets sur l’instruction et la formation :

En outre, ce n’est pas seulement la pauvreté ou le revenu des 10 % de la population au bas de l’échelle qui freine la croissance, mais plus globalement le sort réservé aux quatre premiers déciles de revenu, les 40 % les plus défavorisés, parmi lesquels on retrouve les classes moyennes inférieures.

Pourquoi ? Parce que les inégalités de revenus compromettent les possibilités de s’instruire ou de se former et limitent la mobilité sociale et professionnelle." (Le monde)

Faute d'être accompagnée d'une politique sociale énergique, la réforme du ministère pourrait donc bien n'avoir qu'un impact limité, d'autant que cette réforme pourrait aussi susciter beaucoup de mécontentement...

Comme le signalent Les Echos, (qui indiquent que "la nouvelle réforme de l’allocation des moyens sera adoptée dès janvier"), "Sur le papier, cette réforme est « une bombe ».
[...]
Reste à savoir si la réforme sera réellement appliquée, et à quel rythme. Car, politiquement, c’est une colère d’une autre nature qui risque alors de surgir.
Si on prend aux uns pour donner aux autres en fonction de critères établis plus finement qu’aujourd’hui, il faudra que tel ou tel établissement accepte, par exemple, de fermer une classe, s’il voit ses moyens réduits au profit d’autres."...
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Lendemain de fête

* Elections pro (I) : qui monte, qui descend, qui perd ? 

Première analyse des scrutins. 

- ceux qui «  montent » :

Incontestablement FO qui passe de 35 245 voix en 2011 à 52 579 voix en 2014, soit plus de 17 000 voix. Un siège de plus au CTM
L'Unsa, qui gagne 12 000 voix (passe de 72 397 à 84 751 voix)
Aussi le SNALC, qui gagne 4670 voix et passe de 16 485 à 21 152 voix. Ce syndicat ne fait que retrouver son niveau de 2008 après la lourde défaite de 2011, et regagne un siège au CTM. On peut dire que le mouvement corporatiste des CPGE (qui ont bien voté, eux) leur a bien servi. 
SUD, petitement, gagne aussi quelques voix (61), mais perd tout de même son siège, du fait de l’augmentation du nombre de votants. 

- ceux qui descendent : 
Incontestablement la FSU (- 5000 voix) qui paie ses indécisions (ou sa politique chacun appréciera). Un lourd recul, la centrale perdant la majorité au CTM.
Mais aussi la CGT qui passe de 22 598 à 21 300 voix, sans perdre de siège. 
Et aussi le Sgen-Cfdt qui passe de 34 907 à 34 342 voix. 

Pour un tableau des résultats et décompte des sièges, voir là. 


- mais qui perd vraiment ? 

Incontestablement le sous prolétariat de l’Education nationale, mieux encore le sous-prolétariat féminin : moins de 5 % de votants chez les AED-AESH, alors que les IEN, chefs d’établissement, votent eux à plus de 85 %. Eux, sans aucun doute, il savent pourquoi ils votent. Idem on remarque un taux de participation qui est plus élevé chez les agrégés et chez tous les corps qui croient représenter une élite (en péril ?). 


- enfin, cachez ces votes blancs, que l’on ne saurait voir. 

Plus de 26 110 électeurs auraient créé un compte électeur pour voter blanc au CTM (ou pourtant le panel syndical est le plus large possible). 
Voilà de quoi surprendre, surtout lorsque l’on connait la difficulté que certains ont pu avoir pour créer un compte.

A La Poste, nous dit-on, certains votes pourtant exprimés en faveur d’une liste sont arrivés comme « blanc ». 


* Elections pro (II) : notre analyse : droitisation ou corporatisation ?  

On ne peut que remarquer le succès dans l’EN des votes de contestation conservatrice (FO-SNALC) qui marquent la montée des Ré-aco-publicains face aux pédagogistes. Combat bien inutile tant les enjeux du moment (la marchandisation de l’école et la création d’une économie de la connaissance) vont bien au-delà de ces courtes vues (mais me direz-vous, ça les occupe).

Il faut croire que les décret de 50, la pédagogie du coup de pied au cul et du rabâchage sont un Nirvana pédagogique qui séduit et qui monte, qui monte…

A moins que, à moins que,
tout simplement les profs décomplexés affirment leur vote de droite (« prof de droite ? », disait l’ancien président du SNALC aujourd’hui passé avec femmes et bagages à FO), avec leur non-idéologie (qui en est déjà une) éclairée (comme toujours) qu’ils portent désormais en bandoulière, voire en étendard, leur permettant à la fois de brailler un pseudo désaccord institutionnel et de prendre, dans le même temps et à bon, compte, HSA, prime, petits pouvoirs


Peut-on aller plus loin encore ?

Le soutien public et clairement affiché du Front national (via le collectif Racine) à FO et au SNALC, si il n’a pas forcément rapporté des tonnes de voix a ces deux syndicats, laisse tout de même perplexe sur certaines compatibilités…

Le SNALC, qui a vu récemment de nombreux militants (dont son ancien président) partir à FO, montre une certaine complaisance (voire une complaisance certaine) pour le Front National qui le lui rend bien.

FO qui en publiant un communiqué de presse laconique en fin de semaine dernière, s’affichant dans une pudique « indépendance » vis-à-vis des partis (sauf le P.O.I. ?) , laisse encore plus planer les doutes et les ambiguïtés.
Et quand on sait que
certains fondateurs des collectifs Racine départementaux viennent directement de ce syndicat (voire y sont encore) cela ne laisse plus guère de doutes…

Tout cela n’a rien de réjouissant, et ouvre toujours une peu plus grande la porte des temps bruns qui s’annoncent.
Un bonne corpodératisation reste à faire.
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The winner is...

* Scrutin CTM, répartition des sièges :



FSU : 6 sièges (137 425 voix)
UNSA : 4 sièges (84751 voix)
FO : 2 sièges (52579 voix)
SGEN : 1 siège (34343 voix) 
CGT : 1 siège (21300 voix)
SNALC : 1 siège (21152 voix)

Belle progression des syndicats soutenus par le collectif Racine (Front national).

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Les oeufs sont frais

* Elections professionnelles : le FN annonce ses préférences syndicales

Du jamais vu dans grande confusion politico-syndicale.

Le Collectif Racine, émanation du mouvement Bleu-Marine dans le monde de l’éducation, fait savoir par le voix de son secrétaire général, ses choix en matière de syndicats. On aurait pu les croire anti-syndicats, et bien non certains ont l’honneur d’avoir des places de choix si ce n’est un traitement de favori.

Ce sera donc un vote pour le SNALC ou FO, dont les propositions sont donc Fascho-compatibles. Cela a le mérite d’être clair.

Extraits :

« Collectif Racine, association professionnelle assumant (hors des établissements) son engagement politique (…) entend en premier lieu rappeler le principe d’indépendance du syndicalisme à l’égard de tout mouvement politique. Ce pourquoi il appelle à faire barrage à toutes ces organisations qui sans cesse le détournent à des fins politiques, le plus souvent antinationales, bafouant de facto la neutralité qui devrait pourtant faire norme à tous les niveaux de l’administration. Et il voit tout particulièrement en SUD-Education le parangon de ce détournement : aucune voix ne doit se porter sur cette organisation d’extrême-gauche mondialiste !
Il appelle en outre à ce qu’aucune voix ne se porte non plus sur ces prétendus syndicats, largement politisés eux aussi (…) le SE-UNSA et le SGEN-CFDT qui ont promu cette régression doivent-ils être résolument sanctionnés, et tout autant le SNES-FSU, qui en est également coupable du fait de son abstention complice.
Le Collectif Racine n’en reconnaissant pas moins la légitimité du syndicalisme, pour autant qu’il soit en conformité avec sa nature et remplisse ses fonctions,
il apporte en revanche son soutien à FO et au SNALC, syndicats dont l’indépendance politique, l’attachement à la République et l’engagement pour la défense du Service public ne sont plus à démontrer. »

Fermez le ban !
Donc ce collectif politique refuse aux syndicats le droit de faire de la politique c’est à dire du syndicalisme.
On devine vite qui seront les premiers fusillés…


* Propagande et sondages ifop sur les enseignants

Le directeur des études de l'Ifop, Damien Philippot, qui selon VSD et Arrêt sur images (source) jouerait un rôle important auprès de son frère vice-président du Front national et pourrait être un "conseiller occulte" de Marine le Pen, s'enthousiasme sur la « révolution culturelle » du milieu enseignant (Les Echos)

D'après lui, les enseignants ont
une attitude très positive face au monde de l'industrie, et 61 % d'entre eux estimeraient même souhaitable "pour rapprocher école et industrie, [de] former les enseignants"...

Ah, un bon petit formatage... à moins que l’Ifop ne fasse des sondages que chez les sympathisants de certains syndicats…



* Distribution de fonds parlementaires à l’Université…

Une autre façon d’entretenir une clientèle.

Fac ruinée : dame Pécresse fait la charité avec notre argent
La députée des Yvelines fait don de 20 000 euros à l’université de Versailles-Saint-Quentin. De quoi faire marrer les adversaires de la loi LRU, portée par l’ex-ministre et accusée d’avoir ruiné les facs françaises.
On a d’abord cru à une plaisanterie. Puis à une homonymie. Mais non, Valérie Pécresse est bien donatrice « platine » de l’université de Versailles-Saint-Quentin (UVSQ). Or, cette dernière est devenue le symbole des difficultés financières des universités, dont beaucoup estiment qu’elles sont nées de la loi LRU, portée par l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur.
Jointe par Rue89, l’administratrice de la fondation, Véronique Raoult, précise qu’il s’agit de 20 000 euros puisés sur la réserve parlementaire de la députée des Yvelines.

Lire la suite sur RUE89.


* Encore un tour des gauchistes mondialistes sans doute ?

Précaires en grève : occupation de la DGRH de l’Education Nationale
C’était mardi 25, suite à un appel national à la grève pour les AVS.

Source - Dans le cadre de la journée nationale de grève des personnels précaires de l’Education Nationale ( AVS/EVS/AESH), des salariéEs soutenus par AC ! Ile de France et SUD Education sont allés rendre une visite collective à la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education Nationale, porte d’Ivry.
« Comme nous nous y attendions, on a commencé par nous dire que nous n’étions pas " au bon endroit". C’est tout simple, à l’Education Nationale, il n’y a pas de "bon endroit " pour faire valoir ses droits quand on est précaire. »
Un retard de salaire pour la troisième fois depuis le début du contrat ? Le collège employeur vous renvoie vers le lycée payeur qui vous informe que c’est l’Etat qui n’a pas versé l’argent.
Des conditions de travail dégradées, des emplois du temps tordus qui changent une fois par mois, un
travail à effectuer sur plusieurs établissements éloignés les uns des autres ? C’est "normal", il n’y a pas assez de moyens, les budgets sont restreints, alors aux précaires de s’épuiser à combler les manques.


Et plus aussi : une autre lettre d’AESH en colère :


Madame la Ministre, travailleriez-vous 20 h par semaine pour un salaire de 591 euros ?
C’est aujourd’hui ce que vous nous proposez, dans un cadre que le Code du travail refuse pour tout salarié du privé (article L.3123-14-1 qui stipule que la durée minimum de temps de travail pour un salarié à temps partiel est désormais de 24h/semaine). Nous revendiquons un temps de travail et un salaire horaire qui nous donne les moyens d’une existence matérielle digne de ce nom !
Madame la Ministre, accepteriez-vous d’être intégrée dans une classe sans aucune préparation ?

Lire la suite…

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