Diffamation

*Farida Belghoul (JRE) enfin mise en examen pour diffamation.

C’est ce que l’on apprend par voie syndicale (ici).

Farida, ainsi que la représentante locale des JRE (Journée de retrait de l’Ecole) sont en effet mises en examen pour diffamation de fonctionnaire, à la suite de la publication sur internet en mars 2014 d’une vidéo diffamant publiquement une professeur des écoles de Joué-lés-Tours. Dans une mise en scène bien organisée, la représentante locale, développait en plus de 20 minutes un fatras d’arguments grotesques pour décrédibiliser l’enseignante, mais plus largement l’Education nationale.

Cerise sur le gâteau, fleur du raffinement,
ladite vidéo se terminait par « VAINCRE OU MOURIR » et se trouva vite sur les réseaux sociaux, où elle fut accompagnée d’un certain nombre de mots doux envers l’institutrice, et en particulier un certain nombre de menaces de mort.

Proches des milieux soraliens, et de Dieudonné ou encore de la Manif pour Tous, les JRE se veulent fer de lance de la dénonciation du soi-disant enseignement de la théorie du genre à l’école allant jusqu’à prôner la déscolarisation. Les JRE se sont aujourd’hui transformées en association de défense des parents d’élèves (l’APEC), toujours avec les mêmes objectifs idéologiques. Farida Belghoul, elle, semble avoir démissionné de ses fonctions d’enseignante, après avoir été longtemps en disponibilité, puis en arrêt maladie (lui permettant entre autre de faire ses courses à Moscou, souvenez-vous).

Il se trouve que même si elle n’est pas explicitement nommée, l’enseignante visée est totalement identifiable et a, par conséquent, pu porter plainte, soutenue d’ailleurs par le DASEN et un syndicat (merci au soutien des autres !).

Dans l’affaire, qui se joue autour de la manipulation grossière d’une famille ne parlant pas français, il se trouve que Farida
Belghoul était curieusement à Joué-les-Tours au moment des faits. L’enquête a conduit à la mettre également en examen pour complicité de diffamation, ladite Farida n’étant pas pour rien dans la préparation et diffusion de la vidéo, et dans « l’encadrement » de la famille concernée.

L’affaire est d’autant plus complexe
qu’elle prend localement une tournure politique. En effet, plusieurs documents diffusés par un des candidats locaux aux élections municipales diffusaient à une population bien choisie un discours relativement proche, comme le révèle la presse locale (voir sur La rotative ici et aussi là).

Le procès est donc annoncé pour le 7 janvier.


* Après Microsoft, vers un partenariat privilégié entre l’EN et Le Bon Coin ?

Les services départementaux de l’Éducation nationale de l’Aisne font passer une annonce sur le bon coin. 17 postes à pourvoir...

20minutes
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* Retour des bons points : NVB enthousiaste !

"les enfants sont très attachés à ces marques de récompense, c'est valorisant. Je suis favorable à ce type d'évaluations positives, c'est très bien".
source

Et si le prof veut un bon point aussi de la part de sa hiérarchie, les nouvelles technologies sont là pour faire du neuf avec du vieux et lui permettre de donner libre cours à son imagination en déployant des trésors d'inventivité bienveillante: les bons points avec smileys ou messages dédiés comme "Monsieur Génial" seront du dernier chic!
voir ici.


* Les intégristes cathos sont scandalisés:

Alors que le ministère se montre depuis des années fort complaisant pour les écoles privées hors contrat en ne les contrôlant que fort peu comme le rappelle ici le Figaro (allant même encore il y a peu jusqu'à faire de la pub pour certaines de ces écoles sur le site officiel de l'Educ Nat comme le Mammouth le révélait ici, ou encore ici), il aurait cette fois inspecté en peu de temps plusieurs établissements cathos hors contrat en même temps qu'une vingtaine d'écoles musulmanes principalement visées, d'où les cris d'orfraie de la blogosphère catho conservatrice comme sur le Salon beige après la parution d'un article d’Ouest France signalant cet odieux outrage.



* Ecoles primaires : la fin programmée des circonscriptions


Dans un article du Café Pédagogique, nous découvrons qu’une étude a été réalisée, à la demande du Ministère de l’Education Nationale, concernant les circonscriptions. Les conclusions de cette étude montrent que la circonscription n’est plus adaptée au bon fonctionnement des écoles.
C'est la fin d'une organisation de l'enseignement primaire vieille de près de deux siècles qu'envisage le rapport des inspectrices générales Marie-Hélène Leloup et Martine Caraglio, publié le 20 novembre. Dénonçant l'inadaptation de la circonscription du premier degré, le rapport appelle à les remplacer par les établissements publics du premier degré (EPEP) ou par des établissements publics du socle commun (EPSC). Deux perspectives qui vont plus loin que la mission des inspecteurs de l'éducation nationale. Dans les deux cas, les métiers de professeur des écoles et de directeur d'école seraient également touchés tout comme la relation entre l'école et la commune.
 

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