Discours et décalage

* Sarko et les enseignants. Le vrai discours ? Pas loin de la vérité ce montage de la Voix off.

C'est là

* Discours d'économies. Plus de PRAG, moins de Maitres de conf.

AFP -
Des enseignants du secondaire dans les universités, piste du gouvernement

Le gouvernement réfléchit à l'idée de "récupérer" des postes d'enseignants des collèges et lycées pour les affecter dans les universités, afin d'avoir davantage d'encadrement, a rappelé mardi l'entourage de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur.
"C'est une piste que nous avions déjà évoquée en 2007, qui est explorée avec Xavier Darcos", ministre de l'Education, a-t-on ajouté, sans préciser s'il s'agit de recruter plus de ces postes qu'aujourd'hui. Car actuellement, des professeurs du secondaire, dits "Prag" (acronyme de professeur agrégé) enseignent déjà à l'université.
La question des emplois et de l'encadrement à l'université est l'un des sujets du conflit actuel dans les universités: tous les acteurs, y compris les présidents d'université, ont protesté contre la suppression de 900 postes au budget 2009 de l'enseignement supérieur.
"Dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants, les professeurs agrégés auront vocation à enseigner en priorité en classes de première, terminale et dans l'enseignement supérieur", a-t-on rappelé au ministère de l'Education nationale.
Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, les "Prag" sont aujourd'hui "15.000 (contre près de 60.000 enseignant-chercheurs), ce qui représente une part notable (25%) des forces d'enseignement à l'université".
Ne faisant pas de recherche, leur service d'enseignement est de 384 heures par an, soit 12 heures d'enseignement par semaine.
Ils sont recrutés par les universités (publication des postes au journal officiel comme pour les enseignants-chercheurs).
"Leur intervention est particulièrement pertinente dans le cycle de licence où ils font valoir une expérience des publics scolaires et peuvent ainsi contribuer à améliorer le lien entre enseignement secondaire et enseignement supérieur", note le ministère.




* Discours de bourses. no comment.

AFP -Pécresse: primes supérieures à 20.000 euros/an pour les présidents d'université

Valérie Pécresse a affirmé que les primes annuelles que recevront les présidents d'université dans le cadre de la revalorisation des carrières des personnels universitaires seront supérieures à "20.000 euros", lors d'une conférence de presse mardi.
"Dans le cadre de l'autonomie des universités, il est évident que les présidents ne vont pas fixer eux-mêmes leur prime", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, interrogée sur le montant de celle-ci, en marge d'une réunion de présentation de l'opération "Campus" (rénovation universitaire).
"
Cette prime sera fixée par un décret", et son montant "sera fixé en accord avec la Conférence des présidents d'université qui va me faire des propositions", a-t-elle ajouté.
"Pour l'instant le montant n'est pas fixé", a-t-elle dit, ajoutant : "Je n'accepte(rai) pas des primes pour les présidents d'université qui soient inférieures à ce que touche aujourd'hui le secrétaire général d'université, qui touche des primes (d'un montant allant) au-delà de 20.000 euros, en fonction de la taille de l'université".
"Je souhaite que les présidents d'université soient récompensés à hauteur de leurs responsabilités", a déclaré Mme Pécresse, faisant remarquer qu'"il y a des primes pour toute personne qui a des responsabilités", citant aussi celles des vice-présidents, des directeurs d'UFR, les primes d'excellence scientifique ou de responsabilité pédagogique pour les enseignants-chercheurs.
Le 20 octobre 2008, en présentant son plan de revalorisation des carrières, Mme Pécresse avait annoncé que l'indemnité de charges administratives des présidents serait relevée p
our atteindre 25.000 à 40.000 euros.
Cette mesure doit entrer en vigueur à la rentrée 2009.
Un président d'université gagne environ, selon son grade et son ancienneté, de 2.500 à 4.800 euros net par mois (hors primes).

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Devoirs de vacances

* Un site de préparatifs pour la grève du 19 mars. Comme elle est loin, autant ne pas la louper.


http://www.19mars2009.fr/

* Un autre pour la non-reconduction immédiate et de façon illimitée de la grève générale.


Idée plus qu'originale et décalée (et au Mammouth on aime le décalé) c'est le Syndicat-Pouet-Pouet (SPP), l’original.

http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/

Vous n’y comprenez pas grand chose ? Nous non plus. Par exemple, saurez-vous nous expliquer quel est l’intérêt pour des syndicats, de déclencher des grèves sans lendemain ? Au moins au SPP nous sommes francs, la grève non-reconductible (de façon illimitée) est la solution pour ne pas avoir satisfaction sur nos revendications. Regardez les universitaires, ils risquent de mettre très en difficulté le gouverne-ment avec leur grève illimitée ! Regardez les citoyens d’Outre-mer, notamment en Guadeloupe, Martinique, bientôt Réunion et Guyane, certains griefs sont désormais satisfaits mais ils gardent de la détermination pour aller plus loin !
Pour pousser les syndicats et les travailleurs à la reconduction de la grève, prenons le parti d’en rire ! Le
19 mars prochain, lors de la nouvelle journée de grève générale, défilons sous les bannières du “Syndicat Pouet-Pouet”, pour demander avec ironie la non-reconduction immédiate de la grève. Peut-être que l’humour sera plus efficace que le sérieux, auprès des manifestants comme des médias. Nous n’avons rien à perdre et tout à y gagner, faisons-le dans la bonne humeur, montrons que nous ne sommes pas abattus mais debout dans la rue !





* Déjà dans l'EN : la Prime de fonctions et de résultats


 

À l’automne 2008, le gouvernement a annoncé la création d’une nouvelle indemnité, la prime de fonction et de résultats (PFR). Remplaçant les dispositifs indemnitaires existants, la prime se décompose en deux parts. La part liée à la fonction est modulée de 1 à 6 en relation avec les responsabilités, le niveau d’expertise et les sujétions de l’emploi occupé. Cela suppose que chaque emploi fasse l’objet d’une cotation communiquée à la publication de sa vacance. La partie « résultats « comporte 7 tranches (de 0 à 6 fois une valeur de référence). Le niveau de versement est révisable chaque année en fonction de la manière de servir de l’agent et de son atteinte des objectifs individuels qui lui sont fixés lors de l’entretien annuel avec son supérieur hiérarchique.
La PFR devra s’appliquer à tous les cadres administratifs d’ici à 2012, mais les ministères annoncent déjà sa généralisation aux autres catégories administratives. Par exemple, au ministère de l’éducation nationale, la PFR s’applique depuis janvier 2009 aux cadres, l’extension aux agents de catégorie B est prévue dès 2010.


* Jean-Robert, vous vous souvenez ?
Les lecteurs les plus fidèles auront placé dans leur favoris les pages de notre blog ou l'on a déjà parlé de Jean Robert (Pitte) ex-president de ParisIV (dit Jean-Robert le Pieux). Cette semain a marqué son retour dans les pages du figaro. Réaction immédiate de ses ex-collègues.

Lettre ouverte à Jean-Robert Pitte, ancien Président de l’Université Paris-Sorbonne

Vous avez tenu à plusieurs reprises, ces dernières semaines, des propos désastreux sur l’état de la recherche dans les universités en sciences humaines. Dans le journal Challenges du 3 février, vous soutenez qu’« en lettres par exemple, la moitié des maîtres de conférences et le tiers des professeurs ne publient plus rien et ne font qu’assurer leurs 192 heures d’enseignement sur l’année ». Le Figaro du 13 février confirme ces propos et rappelle qu’en sciences humaines et sociales, vous « estimez à 40 % le nombre d’enseignants du supérieur qui ne publient pas ». Et le journal de citer vos dires : « C’est l’omerta, car personne ne veut l’avouer ! Aucune sanction n’est possible. Personne ne peut les obliger à faire de la recherche et certains s’en donnent à coeur joie. »

Si vos propos sont bien rapportés – on peut encore espérer que ce ne soit pas le cas –, ils sont insultants pour l’ensemble de l’Université française, et en particulier pour ceux qui travaillent à vos côtés à l’Université Paris-Sorbonne. Le lecteur peut supposer en effet que les chiffres que vous évoquez sans en donner les sources et que vous seriez donc le seul à posséder seraient le fruit de votre longue expérience à Paris IV et de la fréquentation quotidienne de vos collègues, géographes et historiens, linguistes ou littéraires. Il suffit pourtant de consulter les rapports remis récemment à l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) pour prouver le contraire. En substituant aux réalités et aux faits que vous connaissez parfaitement des pseudo-statistiques qui ne reposent sur aucune étude, vous accréditez et cautionnez, du fait de vos qualités éminentes d’ancien Président de l’Université Paris IV et de Membre de l’Institut, un discours idéologique anti-intellectualiste qui rejoint la pire tradition populiste. Vous n’honorez assurément pas ainsi les sciences humaines et leurs méthodes. Vous jetez surtout un grave discrédit sur une université que vous disiez pourtant, il n’y a pas si longtemps, vouloir faire rayonner.

Nous ne voulons pas nous interroger sur les raisons qui vous poussent à de telles allégations, mais nous vous demandons de prendre toute la mesure de l’insulte que vos propos font à l’ensemble de la communauté universitaire, et tout spécialement à l’établissement auquel vous appartenez. Dans votre article paru dans Le Monde du 5 février, vous concluez que les universités devraient se réjouir de ce que les nouveaux projets de réforme leur permettent « de se gérer elles-mêmes sous la houlette de leur président ». L’image est saisissante. A lire vos accusations, on frémit d’imaginer le sort d’une université tombée « sous la houlette » d’un président qui n’aurait pas la moindre considération pour ses pairs et qui refuserait de les évaluer sur la réalité de leur recherche et de leur engagement.

Denis Labouret (Vice-président du Conseil d’administration)
Barthélémy Jobert (Vice-président du Conseil scientifique)
Michel Fichant (Président du Comité stratégique)
Jean-François Courtine (Professeur délégué à la Recherche)

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Règlement de comptes et aspirations...

* Apparu flingue Darcos ? Le député UMP en charge d'une mission parlementaire sur l'EN parle dans les pages du JDD. Il critique mais en remet une couche pour pouvoir entrer au gouvernement (il le dit clairement) . Extraits :

JDD— Il est hors de question de revenir sur la loi LRU (libertés et responsabilités des universités, adoptée en 2007, ndlr). Pour le reste, tout est négociable.
Le coeur de la loi LRU est et reste l'autonomie des universités. Dans leurs nouvelles compétences, les universités ont la main sur les ressources humaines. Or, si on fait une croix sur la gestion des ressources humaines, on tue l'autonomie. Sans décret, on tue l'autonomie.

Mais c'est bien de la faute aux syndicats : On voit bien qu'actuellement, les syndicats de l'enseignement s'emparent de tous les sujets pour créer l'étincelle. Il existe, en ces temps de crise, un terreau qui est beaucoup plus fertile pour que poussent de belles manifestations... Sinon pourquoi les syndicats qui, à l'époque, n'avaient rien dit au sujet de la loi LRU, et notamment de son article 19 qui traite justement de cette modulation du temps de travail des enseignants chercheurs, s'insurgent aujourd'hui contre le décret.

JDD : A titre personnel, vous vous faites connaître sur ces questions d'éducation. Outre le groupe de travail auquel vous participez, vous pilotez également une mission d'information parlementaire au sujet de la réforme du lycée. Visez-vous certaines responsabilités, ministérielles notamment?
Evidemment oui... Je connais le ministère de l'Education (de 2002 à 2004, il a été chef de Cabinet de Xavier Darcos, alors ministre délégué à l'enseignement scolaire, ndlr) et il n'y a pas beaucoup de spécialistes de ces questions à l'Assemblée nationale. En outre, j'assume parfaitement mes ambitions et entrer au gouvernement m'intéresse. Maintenant, est-ce dans six mois, dans un an ou dans cinq ans, je n'en sais fichtrement rien. On verra bien, mais, évidemment, mon activité à l'Assemblée nationale n'est pas totalement dénuée d'arrière-pensées politiques. Je me montre.


* Motion CVL (conseil de la vie lycéenne).
Voilà ce que des lycéens réunionnais on déposé au recteur venu à une de leur réunion. Visiblement ils en ont assez d'être pris pour des buses (ou autres volatile stupides).

Clicanoo.com -“Nous souhaitons désormais que les Conseils de vie lycéenne (CVL) soient utilisés dans le but de débattre des questions d’actualité et non pas sur les simples ordres du jour des conseils d’administration... Nous demandons la tenue de CVL dans tous les lycées autour d’une réflexion démocratique sur les réformes en cours dans l’éducation... Nous dénonçons la répression de la part des chefs d’établissements vis-à-vis des élèves qui participent aux divers mouvements lycéens... Nous contestons la casse généralisée des services publics et particulièrement de l’éducation nationale... "


* Grand ménage ou
purge soviétique ? En Isère. Lisez plutôt les missions de cet appel de candidatures. No comment.



* Université le grand soir.

Dans ce film chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent démonter les pièges d'une réforme rétrograde et rappeler quelles sont les conditions de production et de transmission d'un savoir universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme réellement progressiste de l'Université.
LEs épisodes suivants sur la page de Dailymotion.


Pour soutenir cette initiative et les futurs opus de la série "Réfutations" vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) paiement en ligne www.lautrecampagne.org ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.


*Les murs ont des affiches. Appel à contribution. Première image. Si vous en avez repéré de belles n'hésitez pas à les envoyer.



* Petite sociologie des syndiqués au SNES. Recul du nombre de syndiqué chez les actifs, progression chez les retraités.
Par le SNES lui même.

Résumé : Une syndicalisation en décrue. La diminution des recrutements, la suppression des Mi-Se, les importants départs à la retraite de générations fortement syndiquées, autant de facteurs qui éclairent cette évolution mais n’expliquent pas tout. L’état d’organisation du syndicat dans les établissements joue également un rôle.
La part des syndiqués en activité est en constante diminution, et même si tous les adhérents partant à la retraite ne continuent pas à cotiser, la part des retraités parmi les syndiqués ne cesse d’augmenter.


Intéressant. C'est là .
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Dérèglement climatique ?

Dernière minute : report des concours de recrutement des profsde lycée pro :
Les épreuves écrites des concours de recrutement des professeurs de lycées professionnels, prévues en France jeudi et vendredi, ont toutes été reportées aux 24 et 25 mars, en raison de la situation en Guadeloupe, a annoncé mercredi le ministère de l'Education nationale.

* Darcos dans le brouillard recule encore ?


AFP - Lycée: Darcos reconnaît avoir eu tort d'impulser la réforme d'en "haut"

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos,
a esquissé un mea culpa mardi, estimant que l'impulsion d'en "haut" de la réforme du lycée était un "tort" alors que les enjeux se situent au niveau de chaque établissement.
"Peut-être (...) nous avons tort de vouloir à tout prix faire partir du haut des systèmes et des réformes alors qu'il faudrait accompagner ce qui se passe dans (les) établissements", a déclaré le ministre lors d'un déplacement à Corbeil-Essonnes (Essonne) sur le thème des stages d'anglais pendant les vacances.
Pour autant, s'agissant du report de la réforme du lycée, il a affirmé
qu'il n'était aujourd'hui question que d'"une interruption momentanée".
"A la rentrée prochaine, on pourra remettre les choses en place, le travail continue", a-t-il ajouté, en s'adressant à la proviseure du lycée qui avait déploré le report de la réforme.


* Darcos dans le brouillard rajoute de la buée. Retour sur la masterisation que tout le monde souhaterait si on l'écoute bien...

AFP - Le ministre a par ailleurs réaffirmé que la réforme de la formation des enseignants ne serait pas repoussée. "Il n'y a pas pour l'instant de raison objective pour (la) repousser. Ce n'est l'intérêt de personne", a-t-il insisté.
"La mastérisation ne me paraît pas en soi poser un problème", a-t-il poursuivi, expliquant que les discussions avec les étudiants "se passent bien". "On n'est pas d'accord sur tout. C'est un peu chaud, mais ça se passe", a-t-il précisé.
Il a évoqué, "d'ici la mise en application complète de la réforme", une "année de transition" pour tenter de régler les difficultés des étudiants en cours de formation.
"Ce n'est pas une guerre, cette affaire (...). Je répète que c'est un projet, ancien, pour lequel nous avons eu l'accord de tout le monde", a-t-il ajouté, en affirmant que le réforme permettrait une formation "plus complète que naguère".
"Le climat n'est pas exactement ce que je lis dans la presse", a-t-il dit.


*Des vacataires dans le primaire. C'est parti. De source syndicale.

Le rectorat de Poitiers vient de décider dans le département des Deux-Sèvres, de faire appel à des vacataires pour pallier le manque d’enseignants dans les écoles élémentaires et maternelles.

Ce recours est inadmissible. En effet, le nombre d’enseignants est fixé par le budget voté par l’Assemblée Nationale. Si l’Académie de Poitiers manque d’enseignants, le recteur d’Académie peut recruter des enseignants titulaires venant d’autres départements par ineat, ou des candidats inscrits sur la liste complémentaire au concours de recrutement des professeurs des écoles. Ceux-ci se sont préparés au concours et bénéficieront d’une formation professionnelle d’un an en 2009/2010 à l’IUFM.

En réactivant un dispositif dont le principe a été abandonné à la fin des années 70, le rectorat préfère faire l’économie d’une année de formation professionnelle et diminuer la qualité de l’enseignement pour des raisons budgétaires.


* Message à caractère informatif du SGEN CFDT. Une proposition sur le statut des enseignants-chercheur qui en dit long. Trouvé sur le web. No comment.

"L'heure est à la négociation sur notre statut. Je vous communique une proposition d'amélioration du décret que je viens d'envoyer sur le forum du SGEN qui devrait *entrer en discussion avec le ministère*.
A suivre et restons mobilisés pour obtenir un bon texte qui va nous gérer pendant 20 ans
Bien cordialement

Dans la perspective de la négociation le SGEN reprendra bien sur les différentes propositions d'amélioration déjà formulées Un des sujets importants sera il me semble *l'encadrement dans le statut et dans la charte de la modulation* des services à partir d'une référence pour les enseignants "correctement évalués". Pourquoi ne pas en profiter pour proposer une réduction du *service de référence à 150HTD *avec une limite basse à 50HTD et une limite haute à 250HTD. Les réductions ou augmentations de service seraient proposés pour une période de 4 ans sur une base volontaire et collective au président par l'enseignant-chercheur avec à l'appui de la demande des évaluations de toutes les missions ( faites par le CNU ou d'autres instances ) Des collègues accepteraient de se concentrer sur l'enseignement et ses tâches annexes avec un service équivalent à celui d'un enseignant de classe préparatoire (9h semaine). Ce système créerait de la sécurité et pourrait être réversible au bout de 4 ans à la demande de l'enseignant chercheur.
Les CA pourraient alors dans ce cadre appliquer et adapter au niveau local une charte de correspondance négociée au niveau national. Dans ces conditions un certain nombre d'objectifs seraient réalisés: Personne ne pourrait faire seulement son service de référence (sans recherche et sans autres tâches...).
Les dérives autoritaires seraient fortement encadrées. Le volontariat serait à la base du dispositif les spécificités locales seraient respectées.
N'y a t-il pas de quoi avancer sur ce terrain ?"

La réponse est non.
Si le SGEN n'existait pas il faudrait l'inventer...
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Les formes de la mobilisation

Les chercheurs qui cherchent, visiblement, trouvent beaucoup d'idées pour mener la mobilisation autrement. Petit tour d'horizon des cérémonies annoncées.


* Sortez vos manettes : le Jeu.

Le classement de Sandales. Que le meilleur gagne.

Le principe du jeu est simple. Après avoir choisi l'université que vous souhaitez défendre, il vous suffit de cliquer sur les silhouettes pour déclencher le jet d'objets divers en direction de nos élus en mouvement.
Le choix de l'une des trois rangées permet de projeter les objets plus ou moins loin afin d'atteindre la cible mouvante.
Après deux minutes, le jeu s'arrête et votre score est cumulé aux résultats nationaux. Vos contestations répétées permettront à votre université de se hisser plus haut dans le Classement de Sandales afin qu'elle bénéficie d'une reconnaissance accrue. Vous participerez de plus à l'expression nationale de désapprobation symbolisée par le cumul des scores de toutes les universités françaises, augmentant au fil des jours.


Bien au delà des bienfaits défoulatoires que vous procurera ce jeu, les points que vous marquerez s'ajouteront au score de l'université que vous défendrez.

Les scores de toutes les universités françaises seront agrégés en un classement global que nous avons nommé le "Classement de Sandales" en écho au "Classement de Shangaï" tant invoqué pour justifier les réformes en cours.

L'esprit de mise en concurrence des universités instillé par les réformes sera ici mis à profit pour stimuler notre combattivité !

Exprimez-vous de façon ludique autant que nécessaire sur le site :

http://www.classement-de-sandales.net/


Compte tenu de l'aspect national de ce jeu et par soucis d'équité envers toutes les universités françaises, un compte à rebours a été enclenché et prendra fin ce lundi 16 février à 11h00. À partir de cette heure précise le jeu sera accessible à tous, nationalement !



*Au panthéon il y aura lecture-marathon

"LECTURE MARATHON DE LA PRINCESSE DE CLEVES DEVANT LE PANTHEON A L'INITIATIVE D'ETUDIANTS et D'ENSEIGNANTS-CHERCHEURS de PARIS3 ET D'AILLEURS.

« L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

Nicolas Sarkozy, 23 Février 2007, Lyon


Parce que nous désirons un monde possible où nous pourrions, aussi, parler de La Princesse de Clèves, de quelques autres textes, et pourquoi pas d'art et de cinéma avec nos concitoyens quelle que soit la fonction qu'ils exercent,

Parce que nous sommes persuadés que la lecture d'un texte littéraire prépare à affronter le monde, professionnel ou personnel,

Parce que nous croyons que sans la complexité, la réflexion et la culture la démocratie est morte,

Parce que nous croyons que l'Université est et doit être le lieu de la beauté et non de la performance, de la pensée et non de la rentabilité, de la rencontre avec la différence – culturelle ou historique, et non de la répétition du même,

Parce que nous voulons témoigner de ce que notre métier d'étudiants et d'enseignants n'est pas seulement de professionnaliser et d'être professionnalisés mais aussi de lire et de donner à lire,

Parce que nous sommes en grève pour en témoigner,


Nous nous relaierons le lundi 16 février, à partir de 15h, devant le Panthéon, place du Panthéon à Paris, pour une lecture marathon de La Princesse de Clèves.



* A Tours, les voici à l'attaque du château :

"Exposition d'universitaires au Château de Tours"

Les universitaires, en lutte depuis le mois d'octobre contre les réformes du gouvernement (mastérisation, plan Licence, statuts, L.R.U.), investiront mardi 17 février à 15 h les salles du château de Tours, où se tient l'exposition Alexandra Exter.

Dans la mesure où le Château de Tours est un lieu de culture géré par la Ville de Tours, il s'agit de demander avec force à l'équipe municipale de se prononcer enfin pour le retrait inconditionnel des réformes avant toute négociation.

Plus symboliquement, il s'agit de rappeler que, si la France fut une grande monarchie, elle est désormais une grande République, où doit continuer de souffler l'esprit de démocratie. Tant les pratiques politiques que les discours récents de M. Sarkozy indiquent qu'il se prend pour un monarque totalement coupé du monde, et notamment du monde de l'enseignement et de la recherche. Quant aux propos scandaleux tenus depuis le début du mois de février par M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, ils tiennent moins de Jules Ferry que du cardinal de Richelieu. Assez d'obscurantisme et de désinformation !

Les enseignants-chercheurs et étudiants réunis au château de Tours occuperont les différentes pièces  sans déranger les visiteurs, avant de se rendre en cortège jusqu'à la Mairie.



Dites moi, cela fait un peu bisounours tous cela... mais c'est mieux que rien il est vrai.
Où il est le bon vieux temps des pavés ?
Tout fout le camp...

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Pas de deux ?

Beaucoup d'infos cette semaine - MAJ quotidiennes

* Retrait, recul, report ? Flou en tout cas. Comme toujours.

Sarko dit donc vouloir de nouvelles pistes pour le statut des enseignants chercheurs. Aurait-il encore peur de voir des émeutes ? Voyez toute la complexité sybilline du propos gouvernemental, rapporté par cette dépêche AFP

AFP - Evaluation des enseignants-chercheurs: Sarkozy veut de "nouvelles pistes"

Le président Nicolas
Sarkozy a demandé vendredi que soient "rapidement explorées de nouvelles pistes pour l'évaluation des enseignants chercheurs et l'organisation de leurs services", selon un communiqué de l'Elysée.
Le chef de l'Etat "s'est entretenu" vendredi à l'Elysée avec Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Claire Bazy-Malaurie, médiatrice désignée par la ministre, "afin de faire un point sur les discussions en cours concernant la réforme du décret statutaire sur les enseignants-chercheurs", indique le communiqué.
Mme Bazy-Malaurie, présidente de chambre à la Cour des comptes et spécialiste des questions universitaires, avait été nommée lundi "médiatrice" par Mme Pécresse afin de "prolonger la concertation" sur la réforme controversée du statut des enseignants-chercheurs.
La présidence n'a donné aucune précision sur les intentions ou souhaits du chef de l'Etat en la matière.
Mme Bazy-Malaurie avait assuré mercredi
vouloir "un texte nouveau" sur le statut des enseignants-chercheurs, au lendemain d'une journée de forte mobilisation contre le texte de Mme Pécresse.
La médiatrice avait souligné que sa mission n'était "pas de retirer" le texte mais de "l'améliorer", après deux mois de concertation.


* Lycée. La consultation s'organise pour la future réforme, mais pas à partir de rien.

Comme quoi, l'ancienne réforme n'est pas abandonnée. Voici la lettre de Darcos envoyée aux différents réctorat . Elle est là en pdf.

C'est d'abord une opération de communication puisque le ministre stipule bien que la consultation doit être répercutée dans la presse.
Autre curiosité, les résultats devront être transmis à la DEGESCO en juin alors que Descoings doit faire de premières propositions en mai.

Comme quoi ...


* La masterisation fait bien elle l'unanimité. On n'en veut pas.

L'ironie c'est que finalement c'est la LRU qui permet cette opposition frontale des universités. On leur disait bien que l'autonomie c'était pas bien. Bien fait pour eux.

Lutte toujours, voici un site qui tente de faire le lien de la maternelle à l'université :
http://sauverlaformationdesprofs.over-blog.org/


* Sous-chef d'entreprise (de démolition).

Suite aux propos de Darcos chef-recruteur (voir et écouter sur le post précédent, plus bas), les condamnations se multiplient. En voici une qui est claire.

Des universitaires (de Paris I), scandalisés par les propos que Darcos a tenus hier sur RMC, au sujet de la formation des enseignants (suite à la demande de la CPU de repousser d'un an la mastérisation des concours), lancent une pétition "réponse républicaine à Darcos", demandant notamment sa démission.

Lettre à Xavier Darcos, Citoyen, futur ancien Ministre de la République

La totalité est là , mais en voici des extraits :


Monsieur, ces propos sont ceux d’un chef d’entreprise. Ils relèvent d’une logique qui est celle du privé. Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, l’école n’est pas une société par actions dont vous seriez le président-directeur général.
Vous êtes vous-même au service du recruteur et de l’employeur, qui ne coïncide pas avec votre personne, aussi remarquable puisse-t-elle être : le recruteur et l’employeur, c’est l’Éducation Nationale, c’est l’école de la République, c’est l’école de tous les citoyens, de tous les contribuables, de tous les électeurs, de tous les parents d’élèves, de tous les habitants de ce pays. Vous n’êtes pas doté des pleins pouvoirs. Vous êtes au service des citoyens de ce pays, vous êtes au service de la France. (...)

Vous ne teniez votre légitimité de Ministre, Monsieur, que de l’expression de la volonté populaire.
La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république.

Nous vous accusons, Monsieur, d’indignité républicaine. L’école n’est pas votre propriété. Par vos propos, vous vous êtes montré inapte à assumer vos responsabilités républicaines et le mandat qui vous a été confié par le peuple français. Vous avez révélé que vous méprisiez et ne compreniez pas l’essence même de votre fonction de Ministre.

En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.

Nous exigeons votre démission.

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Les guignols ne sont peut-être pas que au gouvernement...

Beaucoup d'infos cette semaine - MAJ quotidiennes

* Darcos met le feu ? Propos de Darcos sur la masterisation (notamment). A écouter en podcast (RMC). première partie du podcast.

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"Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas."


* Le SNES (-FSU) ne s'oppose pas à la réforme des concours
(donc à la masterisation).

Voici les propos de Daniel Robin au nom du secrétariat général dudit syndicat, à ce sujet, devant le bureau national du SNES du 10 février :

« Notre position est claire. Nous sommes pour une élévation du niveau de recrutement des enseignants. Le projet est inacceptable en supprimant l’année de stage, sur les 108 heures de remplacement et l’absence de pré recrutement. Mais on ne dira pas non à cette reforme. Parmi ceux qui sont pour le retrait il y en a certains qui sont contre l’élévation du niveau de recrutement, des forces réactionnaires ».

no comment.


* Et si les chercheurs étaient génétiquement nuls (et biodégradables) ?

C'est en gros l'argument (sympa, au passage) qui pousse à dire qu'ils feraient mieux de faire des cours au lieu de chercher, qui en gros ressort de la lecture de la presse (comme dans cet article du Figaro). C'est pourquoi Pierre Jourde s'insurge.
C'est sur son blog Confitures de culture, ou il démonte le parti pris des journalistes (qu'on appellera désormais répétiteurs de dépêches).

Extraits :

Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d'être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l'université. Au travail, fainéants!

L'ignorance et les préjugés sont tels que c'est à peu près l'image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au
Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l'antenne de France Info, défendait l'idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d'intéressant après quarante ans («c'est génétique»!), on pourrait lui coller beaucoup plus d'heures d'enseignement, histoire qu'il se rende utile.

Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants
, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon! Darwin a publié L'Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd'hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d'heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n'y a pas de petits profits.
Lire la suite sur le blog dudit Jourde.
Des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent ... on en cherche.


* Soutenance de Thèse de V. Pécresse.

Marrant. Bon maintenant les gars faut passer à des choses plus sérieuses...

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Biblique

* La multiplication des postes. Dans l'enseignement supérieur décidément il ne faut pas désespérer. Voici que Rue89 nous explique comment un poste de Prag devient miraculeusement un poste de maître de conférence (attribué à l'avance). Un miracle présidentiel ?

Rue89- L'histoire se passe à Paris-IV, où l'on enseigne l'histoire, la géographie, les lettres ou les langues. Une fac dont on dit souvent qu'elle n'est pas connue pour son activisme frénétique. Pourtant, avant même de signer l'appel contre la réforme Pécresse, Paris-IV s'est distinguée par un courrier signé de la direction de l'UFR d'histoire.
L'enjeu: un poste de maître de conférences attribué à une jeune universitaire
Cette lettre, qui date de début décembre, tranche avec le ton consensuel d'usage: Jean-Noël Luc, Alain Tallon et François-Xavier Romanacce, à la tête du département, dénoncent entre les lignes l'intervention du gouvernement sur un poste. En l'occurence celui qu'occupe Laurence Saint-Gilles, jeune universitaire, titulaire de l'agrégation du secondaire.

Les responsables de son département n'avaient rien demandé
Luc, Tallon et Romanacce précisent même, histoire d'enfoncer le clou, que c'est par voie administrative qu'ils ont eu vent de ce qu'ils appellent une "initiative du ministère". Autant dire qu'ils n'étaient pas franchement pour.
Pourquoi? Parce qu'il est rarissime qu'on transforme un poste pour en faire un emploi sur mesure pour quelqu'un qui vient d'arriver. Et "parce que son arrivée à la fac d'Amiens où elle a démarré comme Prag en début de carrière était déjà largement entachée d'une intervention en haut lieu: l'université d'Amiens n'avait rien demandé non plus", ajoute un maître de conférences de Paris-IV qui a accepté de parler à Rue89 sous couvert d'anonymat.

Car il faut savoir que Laurence, épouse Saint-Gilles, est née Marleix. Qu'elle est la fille de son père, Alain (actuellement secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales), et la soeur de son frère, Olivier (conseiller technique à l'Elysée après un passage auprès de Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux).
La suite là.

D'ou l'intérêt d'avoir un concours, national, anonyme...

* Exégèse scolaire : alors le niveau ça monte ou ça baisse ? Un grand bravo à ce site produit par des enseignants de Clermont qui point par point reviennent sur les vérités qu'on nous assène et montrent -s'il le fallait encore- que tout est discours politique. Leur site est très riche et se trouve là.

Il font le point dans une de leur page (précisément ici) sur les différentes évaluations des systèmes scolaires européens. Le bilan n'est pas aussi assuré que cela. Tout au contraire.

Mais quand on veut tuer son chien...


* Tu n'obéiras point. 11e commandement ? Pourquoi pas. Après les profs des écoles qui ont le courage de refuser d'obéir à la demande de la hiérarchie, c'est au tour des enseignants du secondaire de s'associer à ce type de démarche. Voici la lettre que certains adressent au recteur. Depuis Marseille.

Les personnels du lycée V. Hugo de Marseille soussignés

Le 11 décembre 2008

Monsieur le Recteur,


Nous vous écrivons cette lettre car aujourd’hui, en conscience, nous ne pouvons plus nous taire !

Le démantèlement des fondements de l’Education Nationale est un processus que nous ne pouvons accepter sans réagir.

L’objet de notre lettre est de vous informer que nous ne participerons pas à ce démantèlement. En conscience, nous refusons de nous prêter par notre collaboration active ou notre silence complice à la déconstruction du système éducatif de notre pays, à sa privatisation interne (emplois précaires) et externe (ouverture de structures privées d'accueil des élèves et étudiants).

C’est pourquoi en toute responsabilité :

* Nous refusons de gérer la pénurie d'effectifs, de moyens et d'en assumer le poids alors qu'année aprés année, les dotations en personnel et en matériel et les offres de formation continue pour les personnels se réduisent (à titre d'exemple, le non renouvellement des contrats d'assistants d'éducation, les non remplacements des personnels malades, la réduction de près de 70% cette année du budget des fonds sociaux, les locaux vétustes et dangereux).

Cela se traduit en particulier par :

- le refus de faire passer le B2I dans notre lycée, sachant que le parc des ordinateurs est géré par des emplois précaires qui se renouvellent beaucoup trop vite pour un véritable entretien, sachant qu'aucune réelle formation ne nous a été proposée pour faire passer ce brevet.

- le refus de prendre la place des conseillers d'orientation en faisant passer des entretiens d'orientation en fin de première et de terminale à nos élèves, alors qu'en parallèle le maintien des postes de COPSY est chaque année remis en cause.

- le refus de subir des pressions de la part de l'administration (pour nous faire accepter des heures supplémentaires, pour abréger un congé maladie, ...).

- le refus de remplacer en interne un collègue absent.

* Nous refusons une vision rétrograde de la pédagogie qui se traduit par un recentrage sur des connaissances dites « de socle commun », véritable cache-misère d'une éducation dévalorisée. En particulier, dans le projet de réforme du lycée qui est en discussion, la remise en cause de savoirs fondamentaux (qu'ils soient théoriques ou techniques) au profit de modules fourre-tout comme celui qui s'appellerait indûment « technologies » et qui mélangerait sciences de l'ingénieur, hotellerie et pratique sportive! Nous réaffirmons en particulier notre attachement aux enseignements de la classe de seconde que sont les SES, MPI, IGC, ISI, Arts, EPS, etc. Nous continuerons d'enseigner dans le respect des programmes actuels qui ont été élaborés à l'issue d'une véritable discussion entre les acteurs pédagogiques de l'éducation nationale. Nous continuerons d'exercer, en équipe ou individuellement, notre liberté pédagogique.

* Nous constatons l'apparition de plus en plus fréquente de la publicité à l'école : nous ne distribuerons plus aucun document pédagogique reprenant un logo ou sigle d'une entreprise privée. Nous refuserons le financement ou le mécénat venant d'entreprises privées.

* Nous sommes opposés aux primes et heures supplémentaires qui divisent les enseignants au lieu de favoriser le travail en équipe ou rémunèrent des actions en dehors du temps scolaire alors même que les moyens manquent pour assurer l’essentiel sur le temps scolaire. Nous ne nous porterons donc pas volontaires pour les stages de remise à niveau pendant les vacances et nous ne participerons pas à la mise en place de ce dispositif. Nous continuerons à travailler solidairement et en équipe avec nos collègues.

* Nous demandons l'arrêt de la surveillance des mouvements syndicaux et des discussions entre collègues, surveillance qui a fait l'objet d'un appel d'offre de la part du ministère le 15 octobre dernier. Nous refusons d'étre surveillés et que nos impôts servent à du contrôle social plutôt qu'à des moyens pour l'éducation.

Nous faisons ce choix pour affirmer notre volonté de construire une école du respect, de la coopération, de la solidarité et de la réussite pour tous et pas une école dont le seul but est de faire du tri social.

Nous prenons la liberté de faire connaître cette lettre et de l’associer à d’autres courriers similaires car elle s’inscrit dans une prise de conscience et une action collectives de défense du service public d’éducation et des valeurs qui fondent notre école républicaine et laïque.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Recteur, l’assurance de nos sentiments déterminés et respectueux.


On me dit que d'autres actions toutes aussi répréhensibles se profilent... Bientôt plus sur le Blog du Mammouth.


* Tu convoiteras ton dû. 12e commandement.
Culottés, ces précaires qui ont occupé le rectorat de Versailles et à 10 obtenus en un journée ce qu'ils réclamaient depuis 6 mois. Toute leur histoire est là (deuxième parie de la page)

Comme quoi le dialogue social, ne passe plus par la négociation, mais par l'action...


* Fin d'un temps. L'appareil idéologique d'Etat serait-il en train d'imploser dans un mai 68 à l'envers ? Médiapart vient sans doute de capter ce qui sera un moment historique de la sociologie française. Amphi de la Sorbonne, lundi 9 février, rébellion des présidents des universités qui dirigent l'AG et poussent à un ton encore plus dur. On croit rêver...



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Pécresse, what else ?

Fin annoncée du statut de fonctionnaire, c'est ici.
Vers là Une c'est là.

*La lettre ou le néant. Réaction à la perte du statut des fonctionnaires des enseignants-chercheurs. Pécresse se fendra d'une nouvelle lettre aux présidents d'université. Mais pour dire quoi ? On l'attend...

Le monde .fr- Les enseignants-chercheurs s'alarment pour leur statut de fonctionnaire public d'Etat

Alors que la communauté universitaire prépare sa mobilisation, mardi 10 février, contre le nouveau décret statutaire des enseignants-chercheurs, une
rumeur persistante [ça c'est du journalisme, la rumeur persistante est publiée là] fait trembler les universitaires. Les 19 281 enseignants-chercheurs des vingt universités devenues autonomes le 1er janvier 2009 auraient perdu, à cette date, leur statut de fonctionnaire public d'Etat. (...)
Datée du 27 janvier, cette lettre a bien été envoyée par la direction générale des ressources humaines du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'ensemble des "présidents des universités bénéficiant des responsabilités et compétences élargies".

"TENTATION DE CRÉER UNE FONCTION PUBLIQUE UNIVERSITAIRE"

Face à cette inquiétude suscitée par cette circulaire, le ministère de l'enseignement supérieur annonce l'envoi imminent d'"
une nouvelle lettre aux présidents d'université. Dans cette nouvelle circulaire, nous annonçons que les prestations sociales seront finalement toujours gérées par le ministère de la fonction publique pendant trois ans, et ce, de manière dérogatoire", explique l'entourage de Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.


* Précresse : circulez il n'y a rien à voir. Ou, comment confondre voie de passage avec voie de garage. Elle a dit beaucoup de choses aujourd'hui. Morceaux choisis.

AFP - Statut des enseignants-chercheurs: il y a "des voies de passage" (Pécresse)

Alors que la ministre doit recevoir mercredi la communauté universitaire pour discuter du décret, elle a assuré vouloir "dialoguer".
"Il y a des voies de passage", a-t-elle dit.
"Je veux rassurer, je veux rassurer surtout chaque discipline", a-t-elle ajouté. "Il n'y a pas de gagnants, il n'y a pas de perdants", selon elle.

A la question de savoir sur quelle "partie du texte" des "voies de passage sont possibles", elle a répondu:
"Je ne préempte pas le dialogue (...), je vais d'abord écouter, et je répondrai".(...)
"Ce décret, c'est une étape supplémentaire de l'autonomie. Il modernise le statut des enseignants-chercheurs pour permettre aux universités qui deviennent autonomes de pouvoir gérer leur richesse humaine au plus près des besoins de l'université", a-t-elle défendu.
Interrogée sur la position du généticien Axel Kahn, président de Paris V, Mme Pécresse a estimé qu'il n'avait "pas changé d'avis sur le fait que cette réforme était bonne (...). Ce qu'il pense c'est que compte tenu des malentendus qui s'expriment aujourd'hui, il vaut mieux baisser les bras".
"Moi je lui réponds: je vois les malentendus (...) et je passe toute ma semaine sous le signe du dialogue, car je crois que ces malentendus peuvent être levés", a-t-elle dit.



* Votre future lettre de mission. Voici une demande de vacation passée par l'ANPE. Cela vient de l'ANPE de l'Indre (Issoudun). Trouvé dans le hall administratif d'un grand centre de recherche de l'Université Française-CNRS. Donc: du français, du latin, voire du grec, du soutien, en collège, en lycée. 1600 €. Un service de certifié à temps complet. Bonne chance à celui qui acceptera.



"Offre", pourquoi "offre" ?

* Grand prix de la meilleure affiche de la grève du 29 janvier. A l'unanimité du jury.



* Grand prix du mensonge organisé. A l'unanimité du Jury. Mention spéciale "en bande organisée". Montage, assez définitif...

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Fin annoncée du fonctionnariat pour les enseignants [MAJ]

Visitez la Une du Mammouth, elle vient d'être mise à jour.

* Fin annoncée du fonctionnariat pour les enseignants. On croyait à un canular. Ben non c'est un vrai. L'autonomie des universités pourrait entraîner la perte du statut de fonctionnaire pour les enseignants du supérieur. Préfiguration de ce qui pourrait s'étendre à tous les profs, avec la diffusion de l'autonomie des établissements.

Mammouth— Voici la lettre de la ministre qui précise toutes ces choses. La lecture montre que après passage aux responsabilités de compétences élargies (RCE- l'autonomie complête NDLR) le ministère considère que TOUS les personnels anciennement payés sur budget de l'Etat relèvent désormais du statut actuel des postes gagés ! Outre la multiplication potentielle des conflits, ceci montre que le statut des personnels ITARF, ASU et tous les enseignants-chercheurs actuellement fonctionnaires est amené à changer par le biais du passage aux RCE. Le passage aux RCE s'accompagne donc bien d'une perte du statut de fonctionnaire, sans compter les multiples inégalités qui pourront se développer en matière sociale, suivant que les universités voudront ou pourront mettre en oeuvre en interne une politique sociale digne de ce nom.



Toute la note de la ministre en pdf ici : Note du 27 janvier 2009 Action Sociale

* Confidentiel : le gouvernement préparerait un texte découplant la réussite aux concours et l'obtention d'un poste.

Mammouth - Les lauréats sont inscrits sur une "liste d'aptitude" et se présentent ensuite devant une "Commission rectorale" (formée essentiellement d'IPR) Et ils sont - ou non - recrutés après cet entretien d'embauche selon le nombre de postes disponibles et le profil souhaité pour chaque poste. Il y aura donc forcément des lauréats qui n'auront pas de poste, parfois pendant plusieurs années de suite. Surtout s'ils commettent l'erreur de demander une "bonne académie" au lieu de porter leur choix sur une académie déficitaire. Avec des effets pervers probables puisque si tout le monde fait le même raisonnement, il y aura afflux de candidatures dans les Académies déficitaires et, par suite, moins de chances d'obtenir un poste. Une belle pagaille en perspective...

Il s'agit officiellement de se rapprocher d'un "modèle européen" et il me semble que le système est en effet en vigueur en Italie.

Sortie prévue le 15 août certainement...
Bref, on veut faire des futurs profs au mieux des fonctionnaires territoriaux au pire de vrais vacataires. Allez , au pire...


* Le cheval de Troie pour mieux atteindre le talon d'Achille. Même la presse s'en rend compte (alors que certains de nos collègues toujours pas).

educpros.fr- Réforme du lycée : Xavier Darcos et la stratégie du cheval de Troie
Changement de stratégie au ministère de l’Education nationale. Pour réformer le lycée, Xavier Darcos a décidé de passer en douceur. A la demande du ministre, les recteurs d’académie sont actuellement en train de relancer le processus de concertation en organisant, dans les établissements, des discussions entre élèves, enseignants et autres membres de la communauté éducative. Et ceci alors que Richard Descoings, le directeur de Sciences po nommé chargé de mission lycée par Nicolas Sarkozy, a lui-même entamé, de son côté, une large concertation sur le terrain…  

Contournement de l’obstacle  
En parallèle,
les rectorats incitent les lycées volontaires à mettre en place des expérimentations, dès septembre 2009, sur des points de la réforme repoussée…
Dans l’académie de Bordeaux, par exemple, les établissements qui désirent mettre en place « un accompagnement individualisé », « une semaine de bilan et d’orientation en milieu d’année », « des groupes de compétences » en langues et « des séquences de préparation à l’enseignement supérieur en fin d’année et pendant les vacances d’été » doivent se manifester avant le 20 février 2009.

Cent lycées expérimenteront la réforme Darcos
Au total, une centaine d’établissements qui auront répondu à cet « appel d’offre » seront sélectionnés. « Probablement des établissements qui fonctionnent déjà très bien et n’en ont pas besoin », avance le SNES-FSU (syndicat majoritaire dans le second degré). « Nous avons très peur que cette expérimentation serve ensuite à une généralisation », avouent les représentants des professeurs, qui estiment que le ministère « veut les contourner ». En riposte, les professeurs appellent donc leurs collègues « à ne pas mener une expérimentation qui ressemble à une mise en place anticipée de la réforme ».  

Une stratégie payante ?  
Cette stratégie sera-t-elle la bonne ? Possible, si on la compare à celle employée pour réformer le lycée professionnel. Expérimenté en 2008, le bac pro en trois ans sera généralisé en 2009, alors que les textes officiels ne sont pas encore publiés...

Les yeux, pour pleurer...



* Le SNESup n'ira pas discuter avec Précresse. Coitus interruptus ou rien.

AP - Universités: le SNESUP refuse d'aller "discuter d'une charte" avec Valérie Pécresse


Le secrétaire général du SNESUP-FSU, premier syndicat des enseignants du supérieur, Jean Fabbri, a annoncé vendredi à l'Associated Press que son organisation
ne se rendrait pas à la rencontre prévue le 11 février avec Valérie Pécresse "s'il s'agit uniquement de discuter d'une charte qu'on a déjà rejetée à plusieurs reprises".

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a annoncé jeudi qu'elle recevrait les représentants du secteur universitaire mercredi prochain au sujet de la charte de "bonne utilisation" du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs. Jeudi soir lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a confirmé que le gouvernement était prêt à discuter des "modalités" de la réforme, mais pas de son principe.

"Sur cet ordre du jour, nous n'irons pas et nous invitons les autres organisations à faire de même", a précisé le secrétaire général du Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESUP-FSU), organisation à la tête de la mobilisation des enseignants-chercheurs avec la coordination nationale des universités.

"Nous estimons que la mobilisation exceptionnelle appelle complètement autre chose puisque ce n'est évidemment pas de ça dont il est question.
Nos revendications sont parfaitement claires et on ne va pas aller accompagner une charte qu'on a déjà rejetée à plusieurs reprises. Il faut changer la donne, retirer les textes et ensuite on discutera", a-t-il poursuivi.

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Ambiance...

Prochaine AG nationale des universités en lutte le 7 février à Paris (toute les infos sur http://www.agnationale.org/)


* Un soutien de choix pour les universitaires : Polo la science, Jean-Paul Huchon. Avec ça c'est sur ils se sentent pousser des ailes ... 3

AFP- Réformes éducation: "il est temps d'écouter le monde universitaire" (Huchon)

Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, a interpellé jeudi la ministre Valérie Pécresse sur ses réformes controversées dans l'enseignement supérieur et la recherche, en lui disant qu'il était "temps d'écouter le monde universitaire".
M. Huchon et Marc Lipinski, vice-président de la région IDF (enseignement supérieur, recherche et innovation), s'inquiètent dans un communiqué de "l'absence criante de concertation qui préside à la mise en oeuvre des réformes successives dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche".
M. Huchon fait valoir que "les collectivités locales, au premier rang desquelles la Région Ile-de-France, investissent massivement pour l'amélioration des conditions de vie et de travail" des étudiants, des professionnels de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Pourtant, poursuit-il, "le gouvernement répond suppressions de postes, baisse des budgets et mépris des étudiants et des enseignants-chercheurs".
Critiquant "l'avalanche de mesures partielles imposées d'en haut" qui "a rompu le climat de confiance", M. Huchon estime qu'"on ne peut se payer le luxe de l'incohérence et de la défiance".
"Madame la Ministre, il est temps d'écouter le monde universitaire et de vous donner les moyens de la négociation", conlut-il.

Ouais, et si vous continuez on va appeler les syndicalistes du SNES...


* Bonne ambiance dans les universités. Petits tiraillements entre amis à l'Université de Saint-Etienne :

Hier, le doyen de la fac de sciences a reuni les directeurs de départements et les élus enseignants du Conseil de l'université sur la question de la rétention des notes et la non tenue des jurys: le doyen a annoncé que la rétention des notes depuis le 22 janvier constituait une absence des enseignants de leur fonction qui étaient de ce fait grévistes et seraient déclarés comme tels à compter du 22 janvier pour les retenues de salaires. Il a même demandé aux directeurs de département de faire de la délation en rendant les listes des grévistes.

Ca c'est de la bonne ambiance...

* Darcos droit dans ses bottes (pendant qu'il en a encore). Il ne recule pas, on n'avance pas. Si ça continue on va en arriver aux mains...
De source syndicale. Certains syndicats ont rencontré le 3 février le ministre. Voilà ce qu'il en ressort.


Sur l'expérimentation de sa réforme pour laquelle on repart à 0 :

Le ministre s'est voulu clair sur plusieurs points et affirme qu'il avait donné des instructions très précises aux Recteurs. L'expérimentation doit se faire prioritairement dans les établissements sensibles. Les 500 postes prévus au budget pour ces établissements n'ont donc pas vocation à être « détournés » mais doivent permettre des expérimentations dans ces établissements. Dans les autres établissements, l'expérimentation doit se faire à moyens constants. Les éléments d'expérimentation ne sont pas nécessaires liés aux contenus de la réforme qui a été reportée. Nous avons demandé que le ministre s'exprime clairement en direction des personnels sur ce sujet, d'autant que ces déclarations apparaissent en complet décalage avec les éléments que vous nous avez fait remonter. Il convient d'interroger les recteurs sans délais sur ce qu'ils ont prévus et de nous tenir informé des contradictions entre le discours ministériel et la réalité des politiques menées par les recteurs. Par ailleurs faites nous connaître les expérimentations qui seraient d'ores et déjà prévues et qui ne correspondraient pas aux principes énoncés par le Ministre.

Sur la réforme du lycée,

Il a confirmé que R. Descoings avait mandat de remettre un rapport d'étape mi-mai (texte d'orientation générale) et une copie définitive en octobre. Mais la période de mai à octobre serait une période active au ministère sur la réforme sans attendre l'échéance d'octobre.
Il a redit avec insistance que s'agissant de la rentrée 2009 aucun lycée ne perdrait des moyens « humains » si il n'avait pas de baisse d'effectif, ce qui signifie pas de transformation d'emploi en HS payées sur des suppressions d'emplois.


« Mastérisation »
Le ministre a réaffirmé qu'il maintenait le calendrier du dispositif. Le report de la réforme ne parait donc pas être d'actualité au ministère. Sur l'année de stage, il a indiqué que les discussions allaient commencer (sic) sur le contenu de cette année et les conditions d'exercice des enseignants stagiaires.

Mais il n'y a pas chez le ministre la volonté de la remise en cause d'un service de 18 heures chez les stagiaires même s'il a laissé entendre que certaines hypothèses (classe(s) commune(s) avec le tuteur) seraient étudiées. Sur le service de 108 heures hebdo d'enseignement en responsabilité durant l'année de M2, le ministre ne semble pas vouloir bouger sur cette question (négociée avec l'UNEF) mais on sent une totale impréparation sur la mise en place d'un tel dispositif.

Bref, il n'y a plus qu'un protocole de désaccord maintenant.

* Les pros de la comm. Bon il y a encore du boulot à droite. Ils ont du mal a imiter le chef.

marianne2.fr/ - Petit raté chez les Jeunes pop

Intégrée par tous les ministres, la consigne de ne pas évoquer la grève autrement a donné lieu à un petit raté de communication chez les Jeunes populaires, parti « jeune » de l'UMP. Voulant protester contre la décision de ne pas communiquer les notes des étudiants aux examens prises par certaines universités, le président de la formation, Benjamin Lancar, s'est ainsi fendu d'un communiqué pour demander aux professeurs de ne pas faire «
faire subir aux étudiants les conséquences de leurs inquiétudes » par la rétention de notes !

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Profilé MEDEF

* Définitif. Le discours de Sarko sur la recherche et les universités.



*Nouveau « Contrat doctoral » : Le Medef l'a rêvé, Pécresse l'a fait ! Avec la masterisation, les décrets sur le statut des enseignants chercheurs, maintenant la réforme du doctorat et du statut du doctorant.

Toute une analyse sur ces pdf.

Danger Contrat Doctoral - ContexteProjet_contrat_doctoral_V7

* Que se passe-t-il à France 2 ? Un village gaulois... ? Parfois on dirait (pas toujours, je vous l'accorde). Peut-être pas pour longtemps, voyez plutôt :

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Fallait oser

Aujourd'hui cela vient d'un peu partout...

* De l'huile sur le feu :
voici le document reçu ce lundi dans les universités de Tours et d'Orléans (en grève) et alors que la réforme des concours s'approche... Appel urgent aux universités pour faciliter le recrutement d'enseignants contractuels...



Réaction immédiate des enseignants de l'Université de Tours, tous en grève. Lettre ouverte au rectorat :

Madame, Monsieur
 
Les  responsables pédagogiques des diverses U.F.R. de l'Université François-Rabelais ont reçu vendredi 30 janvier une « note interne » émanant du Rectorat et concernant « le recrutement d'enseignants contractuels dans les établissements du second degré » afin de pallier le manque d'enseignants titulaires dans les matières suivantes : documentation, allemand, anglais, histoire-géographie, lettres, lettres classiques, mathématiques, SES, technologie.
On nous demande, apparemment, d'informer des étudiants titulaires d'une Licence de la possibilité d'aller assurer des heures d'enseignement dans des collèges ou des lycées, sans que ces étudiants aient les diplômes requis, ni l'expérience nécessaire, ni surtout l'espoir d'une quelconque titularisation.
Dans le contexte des 21.000 suppressions de postes en deux ans dans l'Education nationale, et dans le contexte de la lutte des enseignants-chercheurs contre la réforme des concours d'enseignement, cette « note interne » est une triste confirmation que :
1)     Les suppressions de postes dans l'enseignement secondaire ont créé d'importants manques dans les établissements
2)     Le Ministère de l'Education nationale cherche à faire des économies par tous les moyens, quitte à employer des centaines de vacataires temporaires dont les compétences d'enseignement n'ont jamais été vérifiées
3)     La réforme des concours vise à dénuer de toute compétence disciplinaire l'enseignement primaire et secondaire
 
Devant la mise en place d'une politique systématique de démantèlement du service public d'enseignement, nous soussignés, enseignants-chercheurs et formateurs de l'Université François-Rabelais, vous demandons une entrevue le plus rapidement possible pour discuter de ces questions et attendons que vous transmettiez au Ministère nos revendications concernant le retrait sans préalable de la réforme des concours d'enseignants, que nous demandons depuis fin octobre 2008, et la création de postes d'enseignants titulaires dans l'enseignement primaire et secondaire.

* Un nouveau maroquin pour Darcos ? Darcos au salon de la maroquinerie. Si si, c'est vrai, à ce point là ce n'est même plus subliminal ... Après son déjeuné du 29 chez le syndicat des vins de Bordeaux, il se permet tout en ce moment. Prochain épisode ?

Blog de Luc Cédelle (Le monde.fr)
Xavier Darcos visitait, lundi 2 février dans l’après-midi, le Salon de la maroquinerie. « Assez insolite », a-t-il reconnu, « même si la vie d’un ministre de l’éducation est pleine d’imprévus ». Maroquinerie, maroquin, changer de maroquin… Mais qu’allons-nous chercher là ? Les associations d’idées, forcément perverses, vont vite lorsqu’un ministre éprouvé dans son ministère aspire, comme chacun le ferait à sa place, à d’autres terrains d’action.
Il s’agissait seulement pour Xavier Darcos, ce lundi, de se concentrer sur « un sujet récurrent évoqué à chaque rentrée » mais non moins « important pour les familles » : le poids du cartable, et comment le réduire. Le ministre était venu remettre aux lauréats les prix du concours « Un cartable léger et solide », lancé au début de 2008 à son initiative.


On constate que Xavier reprend les choses en mains.




* Aschiéri (et les autres) en grande forme
(mais de quoi ?). Libé rapporte ses propos à la sortie de l'intersyndicale confédérale d'hier soir :

Gérard Aschieri (FSU) a mis en garde contre «des manoeuvres dilatoires» du gouvernement. «Que l’on ne nous balade pas!», a-t-il lancé.

On peut se demander si les autres c'est mieux (libé toujours) :

Avant leurs retrouvailles, plusieurs syndicats - CFDT, FO, Unsa, CFE-CGC, CFTC - avaient déjà jugé peu réaliste de multiplier les appels à la grève et à manifester.
Voudraient-ils nous dire que finalement, il n'y avait pas tant de monde que ça aux manifs ?

* Rappel sur le droit de grève des chefs d'établissement. Il existe tout à fait, comme pour tout le monde, contrairement à ce qui se dit parfois. Et d'ailleurs certains syndicats l'ont rappelé à la veille du 29 janvier. Ce communiqué était passé à l'as. On le donne donc.


Communiqué du snUpden-FSU (syndicat FSU des chefs d'établissement)
27 janvier 2009

Les personnels de direction se mobilisent le 29 janvier


Le snU.pden-FSU appelle ses adhérents et sympathisants à participer à la journée d’action interprofessionnelle du jeudi 29 janvier 2009.
Le snUpden-FSU rappelle que tous les personnels de l’education Nationale Direction ont le droit de grève y compris les personnels de direction.
Les chefs d’établissement sont tenus d’assurer la sécurité des élèves, des personnels et des biens et dans la mesure du possible d’assurer la continuité du service public. Ils peuvent donc s’organiser en interne le 29 janvier pour assurer cette mission et seulement celle là.

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Par ici la sortie ?

...et c'est à cela qu'on les reconnaît. Encore une fois aujourd'hui, les preuves :


* Après la manif du dimanche Darcos annonce aux syndicats une lettre.

C'est bien, mais on préférerait des mots, voire des phrases.


* "Manuel pour bien préparer son entrée dans un gouvernement de droite quand on s'est dit un jour de gauche", par Claude Allègre, sortie imminente. Chapitre 278 : sachez être d'accord avec votre futur maître. Exemple (sur le site d'Europe 1, bien sûr) :

Allègre veut dégraisser les syndicats d’enseignants
Créé le 17/05/08

L’ancien ministre de l’Education a affirmé sur Europe 1 samedi matin qu’il était en faveur du projet de loi sur le service minimum d’accueil dans les écoles proposé par Nicolas Sarkozy jeudi après une journée de mobilisation des enseignants. "Il ne faut pas espérer des propositions des syndicats, il n’en ont pas", a assuré Claude Allègre.
Je pense qu’à terme, ça arrêtera les grèves parce qu’à partir du moment où on verra qu’on ne gêne pas d’une manière terrible les citoyens, on verra l’inefficacité de la grève qui est à mon avis un moyen archaïque de négociations" : Claude Allègre, invité d’Europe 1 samedi matin, a salué la proposition faite par Nicolas Sarkozy jeudi soir d’imposer un service minimum d’accueil dans les écoles les jours de grève. "Moi je suis pour le service maximum", a expliqué l’ancien ministre de l’Education nationale.

Claude Allègre a attaqué au passage les syndicats d’enseignants dans leur ensemble. "Il ne faut pas espérer des propositions des syndicats, ils n’en ont pas", a jugé l’ancien ministre.
Celui qui en son temps avait créé une vaste polémique en affirmant qu’il voulait "dégraisser le mammouth" a par ailleurs à nouveau réaffirmé son opposition à tout maintien ou augmentation des effectifs dans l’Education nationale. "Depuis 20 ans, depuis 30 ans, pas un projet, de n’importe quel ministre de droite ou de gauche, a recueilli l’accord des syndicats d’enseignants. La seule chose qui recueille un accord c’est l’augmentation des postes", a lancé Claude Allègre.


* Grève et complot médiatique ? C'est ce que croit ce grand site ou l'objectivité règne en maître, S.O.S. Education. La preuve.

La grève du 15 mai a échoué
 
La majorité des grands médias se félicite à sons de trompe du succès qu’aurait prétendument connu le mouvement de protestation du 15 mai au sein de l’Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a au contraire essuyé un échec.
• La manifestation nationale organisée à Paris n’a pas rassemblé plus de 18 000 personnes selon la préfecture de police, dont les chiffres sont généralement fiables. Encore ce cortège ne réunissait-il pas seulement les lycéens en goguette et les enseignants en grève, mais surtout des fonctionnaires n’ayant rien à voir avec l’Education nationale. Pour mémoire, on recense en France 884 000 enseignants (dont 739 000 dans le public) et près de 5,5 millions de collégiens et lycéens (filières générales et professionnelles confondues). Moins de 2 % d'entre eux participaient au défilé.
• Selon le ministère, le pourcentage d’enseignants grévistes a atteint en moyenne 46,16 % pour les professeurs des écoles et 33,55 % pour les enseignants des collèges et lycées : « près d’un instit sur deux étaient (sic !) en grève, un tiers des profs des collèges et lycées », triomphe dans un français approximatif le quotidien Le Parisien, qui parle d’ « un mouvement de grève particulièrement suivi dans l’Education nationale ». Inversons le rapport : plus d’un instituteur sur deux et près des deux tiers des enseignants des collèges et lycées n’ont pas jugé nécessaire de suivre le mouvement. On peut en conclure que la majorité du corps enseignant s’accommode du projet de réforme de Xavier Darcos.
Les réactions de certains médias qui jugent nécessaire de travestir la réalité, soulignent l’enjeu de la bataille qui se livre. En prétendant notamment réformer les programmes, Xavier Darcos porte atteinte à l’idéologie égalitariste dominant à la fois au sein de l’Education nationale et de la petite classe médiatique.
Un article publié dans le Monde le 14 mai, veille de la journée de débrayage, est particulièrement révélateur de cette collusion idéologique. Revenant sur le faible taux de grévistes enregistré parmi les enseignants lors de la précédente « journée d’action », les journalistes Luc Cédelle et Catherine Rollot tentent de l’expliquer en reprenant à leur compte les arguments des syndicats.
Selon eux, certains enseignants seraient favorables au mouvement sans y participer formellement : « Dans le secondaire, écrivent-ils, les professeurs qui ne sont pas de service le jour de la grève évitent, sauf zèle militant, de perdre une journée de salaire. » L’argument ne tenant pas pour le primaire, où les instituteurs travaillent tous les jours, d’autres raisons sont avancées : « Même le plus militant des syndiqués ne fera pas grève s’il accompagne une classe de neige. » Au mois de mai ???
La mauvaise foi médiatique ne parvient pas à masquer l’échec global des syndicats opposés aux réformes de Xavier Darcos. Le ministre est en passe de gagner le bras de fer parce qu’il a jusqu'à présent tenu bon, avec notre soutien. Il doit continuer.

Un seul truc à retenir : mauvaise foi, en effet...


* Vive la réforme. Retour de la vidéo de la fin. Merci encore à la Chanson du Dimanche.

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