Economie(s) réelle(s)

Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (
voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (
voir plus bas)

* Le point sur les propositions des candidats sur l’Ecole.

Le parisien tente de faire le point ici.


* Des stages en entreprise pour que les profs de SES se « familiarisent avec l’économie réelle »

Des fois que...
Alors que les observateurs économistes les plus sérieux commencent tous à dire que finalement l’économie on n’est incapable de savoir comment cela fonctionne réellement, les députés de l’
Assemblée nationale eux ont trouvé la solution pour que les profs (gauchistes sans doute) de SES soient capables d’inculquer les vraies valeurs de l’entreprise et l »es relations complexes qui relient un chef d’entreprise, ses salariés, ses clients et ses investisseurs ».

On ne va pas les envoyer faire un stage à l’INSEE dès fois qu’ils valideraient le fait que la richesse est mal répartie...

PROPOSITION DE LOI
visant à rendre obligatoire un
stage de trois mois en entreprise pour les professeurs de sciences économiques au lycée
présentée par Mesdames et Messieurs

Jean-Michel FOURGOUS, Olivier DASSAULT, Lionnel LUCA, Arlette GROSSKOST, Gérard LORGEOUX, Claude GATIGNOL, Bernard CARAYON, Richard MALLIÉ, Patrice CALMÉJANE, Jacques REMILLER, Jean-Michel COUVE, Bernard PERRUT et Jean-Marc ROUBAUD,

députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,
Cette proposition de loi vise à
ajouter à la formation initiale des futurs professeurs d’économie un stage de trois mois minimum en entreprise.
Il s’agit d’aider les futurs professeurs d’économie à se familiariser avec le monde économique marchand et avec l’économie réelle. Cette proposition de loi vise ainsi à leur donner une approche pratique et concrète de l’économie afin de compléter leur formation théorique.
Au cœur d’une entreprise, il s’agit d’aider les futurs professeurs d’économie à comprendre les
relations complexes qui relient un chef d’entreprise, ses salariés, ses clients et ses investisseurs. Cette proposition de loi a aussi l’objectif d’aider les futurs professeurs à inciter leurs élèves à être des acteurs de l’économie, et non plus seulement des spectateurs, et à les encourager à créer, entreprendre, et innover.
Ce stage en entreprise serait rendu obligatoire dans leur formation après l’obtention des concours du CAPES, du CAPET et du CAPLP


* Un jeu pour s’inscrire aux formations après le bac.

Une simulation, plutôt. Parce que c’est vrai, l’usine à gaz appelée Admission Post Bac, est loin d’être maîtrisable par tous.

En tout cas si vous n’avez pas de portable ni de mail, ni internet, vous ne pouvez pas vous inscrire dans une formation post-bac.

Admission post-bac", comment ça marche ? Repérez-vous plus facilement dans vos démarches d'inscription dans l'enseignement supérieur avec le jeu sérieux de l'Onisep.

Jouer à partir de cas concrets
Votre mission : "coacher" un élève de terminale. Six personnages vous sont proposés : Samia, Alex, June... incarnant chacun une filière et une voie. Vous devez prendre en compte le profil de l'élève choisi, ses résultats scolaires, ses centres d'intérêt. Vous devez trouver le meilleur équilibre possible en gérant au mieux :
les moments dédiés à l'information et à l'orientation,
l'investissement dans les études,
l'alternance entre le travail et les loisirs,
les dates-clés de la procédure APB.
 
Une fois que vous abordez la procédure, vous devez alors respecter toutes les étapes :
1. inscription
2. création du profil
3. formulation des voeux
4. hiérarchisation puis validation des voeux.
 
L'objectif est d'obtenir une admission dans l'enseignement supérieur en adéquation avec vos souhaits réels ainsi que vos capacités.
Prêt à jouer ? C'est par ici
www.onisep-mon-apb.fr !

Quant vous aurez réussi, aurez-vous le premier niveau pour devenir COP-coach ?


* Dans la série : tout le monde s’en fiche :

Un beau résumé de l’état complexe de la mobilisation contre les fermetures de postes :

NRCO - L'Indre perdra bien 80 postes
Châteauroux. Ils étaient… huit manifestants, hier matin, pour dénoncer le projet de carte scolaire 2012 qui a été confirmé lors du comité de l’Éducation nationale. Les syndicats ont voté contre.

Déçus, les parents d'élèves réunis, hier matin, devant la préfecture. L'appel à la manifestation n'a visiblement pas mobilisé et les huit mamans présentes sont amères: « J'avais compris que trente-huit écoles étaient menacées dans l'Indre. Je ne vois ce matin que deux écoles représentées », déplore Angélique, venue de Tournon-Saint-Martin avec quatre mamans. Dans cette commune, un RPI rassemble trois classes de maternelle; une classe va être supprimée à la rentrée prochaine. Au Pêchereau, les parents dénoncent la suppression d'une classe en primaire, « alors que nous avions déjà eu une suppression en maternelle, il y a deux ans, rappelle une maman. Qu'on ne s'étonne pas, après, de voir des enfants débarquer en 6e sans maîtriser la lecture! ».

Pendant ce temps-là, dans les locaux de la préfecture, le préfet, l'inspectrice d'académie et les représentants des syndicats, des parents et des élus (1), étaient réunis en Comité départemental de l'Éducation nationale (CDEN) pour fixer les orientations de la rentrée scolaire 2012. Pas de surprise: les annonces faites ces dernières semaines ont été confirmées, soit la suppression de 80 postes environ, de la maternelle au lycée, pour l'année scolaire 2012-2013. « Aucune évolution n'a été présentée depuis la dernière réunion, déplore Hassan Rezzak secrétaire départemental de l'Unsa. Nous avons évidemment voté contre le projet. Et nous avons noté l'absence des maires et conseillers généraux de la majorité départementale, qui n'avaient sans doute pas envie d'entendre le rappel des conséquences de leur soutien à la politique actuelle. » Même sentiment chez Brigitte Nicolas, de la FSU: « Cette réunion n'a servi qu'à vendre la carte scolaire aux représentants des parents d'élèves et des élus locaux ». Par ailleurs, Unsa et FSU ont tous deux interpellé le préfet sur « l'installation, dans l'agglomération castelroussine, d'un établissement privé hors contrat qui ne respecte pas le principe de laïcité ».

Comments

Ordre moral persistant

Beaucoup d’actualité en ce moment. Revenez souvent. Et le Mammouth gazouille (si, si) sur Twitter @blogMammouth

Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (
voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (
voir plus bas)

* Réformes et nouvel ordre moral. Analyse.

« Les transformations du collège en question n’ont en effet pour finalité première, ni la société, ni la démocratie, ni les élèves en difficulté, mais l’instauration d’un nouvel ordre moral sur l’éducation des jeunes »

C’est la conclusion d’une analyse produite par Nathalie Bulle sur le site Skhole.fr. c’est là. Et c’est clair.
Extraits :
les réformes successives du collège, si elles ont été réalisées au nom des élèves en grande difficulté, n’ont pas été pour autant faites pour eux. Elles ont embrassé une mission morale plus vaste qui ne s’intéresse, fondamentalement, pas à la question des difficultés scolaires, mais au regard de laquelle cette question sert d’alibi pour aller de l’avant. Ceux qui ont inspiré les transformations du collège, notamment à travers rapports et travaux de commissions successives, ont utilisé la question des problèmes scolaires pour frayer leur voie dans l’univers idéologique de l’école.

Dépiégeons les discours...


* Dangereux gauchistes ?

Rappel du billet de Rue89 sur ce jeune militant du NPA qui est harcelé par son proviseur. L’exemple n’est pas rare.

Il ne faut pas trop d’esprit critique et de conscience politique non plus... dès fois qu’on en arriverait à comprendre certaines choses. Heureusement l’Education civique est là pour tout remettre dans le droit chemin.

Rue89 - Un élève de terminale à Coulommiers (Seine-et-Marne) a été interrogé par son "proviseur, de ses deux adjoints et... de deux hommes rattachés à la Direction centrale de la sécurité publique" car distribuer des tracts sur le trottoir du lycée peut être une «source d'émeutes graves»...

Mais que font les enseignants ? Pas grand chose...


* Apprentissage « Sarkozy »

Le café péda fait le point avec un parterre de spécialistes, sur cette page.
Encore un moyen pour supprimer des postes.


* Evaluation des enseignants (dans le Supérieur).
Pas mieux que dans le secondaire...


Evaluation piège à ...Toujours et encore.

La 14e section du CNU constate avec préoccupation qu’elle est appelée à se prononcer sur les moyens et les critères d’une évaluation individuelle généralisée des enseignants-chercheurs que ceux-ci n’ont pas sollicitée et qui viendrait s’ajouter aux nombreuses formes d’évaluation, tant individuelle que collective, déjà présentes dans le cadre universitaire.
Elle
exprime sa surprise face à l’absence, à ce jour, d’un diagnostic public sérieux sur le travail des enseignants-chercheurs qui justifierait la mise en place d’une procédure d’évaluation générale qui s’annonce extrêmement lourde et coûteuse. Elle exprime sa surprise face à l’absence, également, d’une politique explicite qui oriente le projet d’évaluation et lui fournisse des critères : il serait cohérent que le sens et les critères de l’évaluation soient en première instance indiqués par l’État qui l’ordonne, et ensuite examinés par les institutions censées la mettre en oeuvre.
La 14e section du CNU jugerait extrêmement grave, dans ces conditions, la mise en place d’une procédure d’évaluation qui d’un côté viserait la
simple sanction des enseignants-chercheurs dans une logique brutale de réduction des coûts du travail universitaire, et d’un autre côté se fonderait sur une appréciation hâtive et simpliste des carrières, des compétences et du travail de chacun. Elle demande formellement que la grande complexité du processus d’évaluation soit prise en compte par l’État, et que celui-ci indique explicitement la finalité et les moyens qu’il entend lui attribuer.


* Enseignant-chercheur contractuel (Supérieur)

Ce mode de recrutement qui n’est pas neuf a une tendance à gagner du terrain alors que certaines universités n’ont peut-être pas les moyens de leurs ambitions. C’est à Strasbourg que aujourd’hui cela se passe.

On connaissait déjà les ATER, les chargés de cours, mais cette fois il s’agit de précariser définitivement du personnel hautement qualifié qu’il ne sera jamais possible d’embaucher. Et on en profite pour supprimer la recherche (sauf la recherche de travail bien sûr).

Ainsi
voyez le discours ridicule de cet appel à candidature pour des postes dans une « business school ». Mais business is business.


* Supérieur encore : Réponse à Wauquiez.

Dans une Tribune dans Libération (21/02/12), Françoise Guégot, Députée de Seine-Maritime, secrétaire nationale (UMP) en charge de l’enseignement supérieur, reprend l’ensemble de l’argumentaire de Laurent Wauquiez sur le financement de l’ESR.

Leur problème est toujours de préserver l’image de ces milliards qui tombent en pluie sur l’ESR et de présenter ce secteur comme un grand succès du Sarkozisme alors que c’est son plus grand échec pour l’avenir.

Voici donc une réponse point par point qui montre que pas une seule phrase n’est exacte dans leur discours. Sur ce pdf là .


* Carte scolaire : le blog du Sénat.

C’est là :
http://blogs.senat.fr/carte-scolaire/

AFP -
Dans le cadre de la mis­sion d'information sur la carte sco­laire créée en jan­vier au Sénat, ce blog doit per­mettre de recueillir "témoi­gnages et remarques" sur les consé­quences de l'assouplissement "au regard des objec­tifs qui étaient fixés".
"A-t-il favo­risé l'égalité des chances et la diver­sité sociale au sein des établis­se­ments? A-t-il offert plus de choix aux familles en termes de mobi­lité? Quel bilan aujourd'hui? Quelles pro­po­si­tions demain?", sont les ques­tions posées.
Après une large enquête concer­nant les col­lèges, la cher­cheuse Nathalie Mons a conclu que "
mal­gré un dis­cours à domi­nante sociale", cette réforme lan­cée en 2007 "ne vise pas la démo­cra­ti­sa­tion de l'enseignement et donc la réduc­tion des inéga­li­tés sociales à l'école".
"Cette poli­tique est à rap­pro­cher de celles des inter­nats d'excellence", a-t-elle expli­qué mardi au Café péda­go­gique, car "elle ne vise que des ultra-minorités" et "cherche à exfil­trer les élèves de leur quo­ti­dien scolaire".
"Dans les deux cas, les réformes ne visent pas à faire pro­gres­ser le contexte quo­ti­dien d'apprentissage mais à sor­tir les élèves d'établissements sco­laires qui, du coup, appa­raissent comme condam­nés par l'institution. C'est en ce sens que la réforme nuit aux élèves des milieux défa­vo­ri­sés", a-t-elle ajouté, d'autant que "les bour­siers ne (s'en) sont pas emparés".

Darcos l’avait dit : de toute façon on fermera des établissements. Toutes les justifications sont bonnes.


* (Fausse) Révolution numérique.

L’iPad en maternelle : expérimentation pédagogique à Paris

Véronique Favre, professeur à l’école Maternelle Richomme (Paris) a présenté en février 2012 lors d’un colloque académique, un bilan d’étape d’une expérimentation d’utilisation d’iPad en classe de petite section. Elle montre les avantages et les inconvénients de l’outil sous l’angle pédagogique et de l’apprendre. Véronique Favre met en avant l’usage possible des tablettes à différents moments de la journée scolaire et dans tous les domaines du programme.
Si ça vous intéresse vraiment c’est là.

Comments

Economie de la connaissance

Beaucoup d’actualité en ce moment. Revenez souvent. Et le Mammouth gazouille (si, si) sur Twitter @blogMammouth

Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (
voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (
voir plus bas)

* Menaces sur l'enseignement des lettres classiques...

sourceLes dernières mesures de Luc Chatel relatives à l'enseignement d'une deuxième langue vivante dès la 6ème devraient contribuer à faire diminuer les effectifs des sections de latin en 5ème...
A moins que les chefs d'établissements n'aient envie de beaucoup se casser la tête pour mettre au point les emplois du temps des classes! Cela tombe bien, les profs de lettres classiques pourront ainsi être utilisés de façon prioritaire pour assurer des cours de français, palliant ainsi partiellement les besoins de recrutement de cette discipline.

Et pour l'université, les perspectives ne sont pas beaucoup plus radieuses: dans une lettre du président de l'ARELA / Bretagne, Benoît JEANJEAN proteste auprès président de l'Université de Rennes 2 qui envisage de fermer la section de lettres classiques de l'Université de Rennes en raison de son "coût jugé excessif ».

"L'économie de la connaissance", sans doute...


* Vomissement de palmes (académiques).

Pour une fois, il ne s’agit pas de retraités.

ouest-France.fr. Rennes. Trois profs de Sciences Po renvoient leurs palmes [vidéo]

Ils enseignent à Rennes. Ils protestent contre les nouveaux programmes du lycée et souffrent du manque de moyens donnés à leur école. Ils redonnent leur médaille à leur ministre.
Cette décoration au ruban violet a été créée en 1808 par Napoléon Ier, en 1808, année de création du baccalauréat. Elle distingue des enseignants (proviseurs, professeurs) et des personnalités qui oeuvrent en faveur de l'enseignement. « Je suis fier de cette décoration », dit d'emblée Erik Neveu, professeur de sciences politiques et ancien directeur de Sciences Po Rennes.

Comme ses collègues Jacques Harel (professeur d'anglais) et Gilles Richard (professeur d'histoire contemporaine), il vient pourtant de renvoyer son ruban à Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
« Par solidarité avec nos collègues des écoles, collèges et lycées qui subissent de plein fouet la politique du non-remplacement d'un professeur sur deux partant en retraite. »

Puni d'avoir démocratisé

Ces trois professeurs constatent que, « depuis trois ans », quelque chose a changé au lycée. Exemples ? « Les élèves n'étudient plus la période du Front populaire, mais le souvenir du Front populaire », pointe Gilles Richard. « On étudie tous les conflits du XXe siècle en dix-sept heures de cours ! » Jacques Harel dresse le même constat : « En anglais, on voit les effets de la réduction des horaires. Les écarts sociaux se creusent entre les élèves qui ont la chance de pouvoir aller en Angleterre et les autres. Malgré leurs efforts ! »


* 500 000 euros d’économie...


... sur l’accès à l’information et l’éducation à la sexualité.

Coup de gueule du planing familial : (voir le site) Voilà qu’en 2012, l’Etat prive de 500 000 euros cette ligne alors qu’ils étaient promis, prévus et inscrits dans la loi de finances. C’est donc 20% de la ligne budgétaire qui ne sera pas affecté à l’accueil, l’information, l’orientation et l’éducation des populations sur les questions relatives à la fécondité, la contraception, la sexualité, et la prévention des IST dont le VIH !!!


*Education FN :
des "formations militaires" pour "reconquérir les collèges, les lycées, les universités"

Jean-Marie Le Pen : des "formations militaires" pour "reconquérir les collèges, les lycées, les universités" ?

source "Cette campagne (marque) le temps de la contre-attaque. Il faut reconquérir le terrain perdu dans les collèges, les lycées, les universités."

"Il faut si vous le pouvez acquérir une formation militaire."


Ce discours "guerrier" s'explique en partie par le fait que le FN et le FNJ peinent toujours à trouver des relais dans les universités (ils refusent par exemple de participer à des élections universitaires en s'alliant à Lyon avec les Jeunesses nationalistes (organisation d'Alexandre Gabriac)  et le Renouveau français qui n'ont pas fait allégeance) .
En revanche, le néo-GUD d'Assas, groupuscule étudiant de la droite musclée désormais appelé Union de Défense de la Jeunesse (UDJ), dernier cache-sexe en date du GUD, semblent avoir les faveurs du FN... (ce qui, même en cas d'alliance,  ne permettra qu'une très faible implantation dans les universités...)
droites extrèmes...


* Désorientation (politique) : Allègre entre officiellement en campagne pour Sarkozy

Nouvelle rhétorique allègriesque.

source "vous voyez bien que je suis de gauche et que mes idées n’ont pas varié. Je pense juste que nous avons besoin de Sarkozy car nous sommes dans unecrise très profonde"

"Si Dominique Strauss-Kahn avait été candidat, je l’aurais soutenu car pour moi dans cette élection la compétence prime tout."

"Je soutiens Nicolas Sarkozy à condition qu’il installe un gouvernement d’union nationale dans lequel des gens comme François Bayrou, des socialistes et beaucoup d’experts auraient leur place. Mais sans moi!"

"
Sarkozy a évolué. Aujourd’hui, il n’est ni de droite ni de gauche."

Comments

Surveillance générale

Le blog se modernise : suivez les maj de notre Complément de service
sur
Twitter @blogMammouth

Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (
voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (
voir plus bas)


* Dialogue social biaisé (euphémisme)

Mammouth déchainé. —
Alors que s’annonce l’application de la LOLF dans les collectivités territoriales (dégraissage en perspective pour garder leur triple A car elles sont aussi cotées par les agences de notation), voici une subvention qui apparaît à bon compte.

Suite aux mesures nouvelles relatives au dialogue social,
la région Poitou Charentes propose de donner aux organisations syndicales une subvention de fonctionnement non négligeable (en temps de crise) de 400 000 € (tout de même). Et comme il ne faut pas qu’il y ait de favoritisme, tous (ou presque, tiens, pas tout à fait) en reçoivent une partie.

Il s’agit de « soutenir le développement du dialogue social », ce que pourtant n’oblige pas la loi (mais ce qu’elle rend désormais possible).

Soutien non négligeable puisque les unions locales recevraient (« sur projet ») :
pour la CGT : 112 000 € ; pour la CFDT : 96 000 € ; la CFTC : 32 000 € ; la CGC 32 000 € ; FO : 80 000 € ; la FSU : 16 000 € ; l’UNSA : 32 000 €.

Le mammouth déchaîné publie ce jour le projet de délibération (avant qu’il ne disparaisse du site du Conseil régional). Le voici en pdf :
S18

Voilà pour le conseil régional de quoi s’assurer les lendemains qui chantent.

On soutient les syndicats ou on les musèle ?


* Droit de réserve - ferme ta gueule.

Nord-éclair -Peut-on faire part de ses états d'âme à son député sans crainte de sanction ?

Une prof de Gondecourt a envoyé une lettre au député Huyghe mettant en cause le président de la République. Elle conteste au tribunal administratif la sanction infligée par le rectorat.


De la « délation ». C'est la première chose à laquelle a songé Karin quand elle a compris que sa lettre, destinée en février 2011 à Sébastien Huyghe « personnellement, en tant que citoyenne à son député », a atterri sur le bureau de son employeur. C'est-à-dire la rectrice de l'académie de Lille. Un courrier dénonçant les « violences faites au quotidien aux profs » et « que j'avais écrit dans un moment d'exaspération », explique la professeure agrégée d'allemand au lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt.
Sur deux pages, elle déplore les suppressions de postes, les heures supp' « quasi obligatoires », « toute cette ambiance délétère », dans un style - il faut le dire - très enlevé, virulent voire violent. Exemples : « Votre savoir-faire de petit perroquet sarkozyste », « une destruction programmée et systématique de la fonction publique », « la m....sarkozyenne », « j'en ai assez de perdre une journée de salaire (...) pour entendre dire après coup par un trou du c.. gouvernemental quelconque que la rue ne gagnera pas ». Soit. L'affaire aurait pu s'arrêter là - « quoi que la lettre n'aurait pas dû être envoyée au rectorat », souligne Karin. Au pire la prof s'attendait-elle à un blâme.

« Un professeur efficace »
Sauf que. Convocation fissa chez le directeur des ressources humaines du rectorat. Il l'informe que l'entretien portera sur « votre situation professionnelle ». Karin dit n'avoir « rien à me reprocher » sur son travail. Ses rapports d'inspection confirment : « Un professeur confirmé », qui « dispense un enseignement efficace, bien servi par ses qualités de germaniste » . On lui annonce en fait ce 18 mars qu'il va y avoir une « procédure de discipline ». À cause dudit courrier.
D'après le rectorat, Karin serait
sortie de son droit de réserve en « critiquant la politique gouvernementale de manière très agressive » et en « mettant en cause le président de la République, le ministre de l'Éducation nationale et le recteur en des termes particulièrement grossiers et offensants ». « En tant que fonctionnaire, on ne peut pas dénigrer sa propre institution », insiste Marc Gosselin, directeur de cabinet du rectorat. Pour lui, « peu importe la manière dont le courrier est arrivé chez nous ».

Sur le droit de réserve des fonctionnaire, qui n’existe pas vraiment, on a déjà fait le point là.


* Autoflicage. Traitement automatisé de données à caractère personnel permettant la consultation des absences des élèves des établissements publics du second degré.
Sur le site de
légifrance.

autoflicage

Comments

Compétence d'avenir : "rôle moteur"

Le blog se modernise : suivez les maj de notre Complément de service
sur
Twitter @blogMammouth



* Pour ne pas « sauter », ayez le « rôle moteur »

Préfiguration d’une gestion encore plus déconcentrée des enseignants ?


C’est la perspective qu’offre le rectorat de Besançon aux enseignants de STI2D qui voient leur poste supprimé. Il n’y a plus désormais de « dernier arrivé », mais
le choix du candidat au départ se fera en fonction de l’évaluation du « rôle moteur » (ou pas) de l’enseignant. C’est celui qui sera le moins moteur qui partira.

Ainsi ledit rectorat ajoute une règle au régime général qui définit habituellement le nominé à l’obtention d’une mesure de carte scolaire. Certes, il y a appel au volontaire, puis aux règles de l’ancienneté dans le poste.
Et il en ajoute une autre, liée au fait que «  l’application de ces règles ne doit pas se faire en méconnaissance de l’intérêt du service. La prise en compte de cet intérêt du service peut parfois prendre une résonance particulière dans certaines situations, et notamment lorsque le nécessitent les conditions de fonctionnement d’une filière professionnelle donnée, ou d’une filière concernée par une rénovation pédagogique (STI2D, STL...) ou une évolution structurelle ».

Et de poursuivre dans une note annexe : » plus particulièrement dans ces voies technologiques et professionnelles, la prise en compte de l’intérêt du service peut impliquer qu’il soit fait exception à certains de ces principes Il serait en effet contraire aux nécessités du service que des enseignants jouant un rôle moteur ou appelés à jouer un tel rôle dans le fonctionnement d’une filière soient concernés par une mesure de carte scolaire. »


Puis de préciser les choses :

Rò‚le moteur


* Héroïsme scolaire dans le Lot:

l'IA protège les professeurs contre les dangereux parents...

Que des parents d'élèves manifestent tout nus, passe encore...(source). Mais qu'ils occupent les bureaux d'un collège, c'est évidemment très grave et l'inspecteur d'académie du Lot ne pouvait pas laisser passer cela, d'autant que les professeurs, assurent l'IA sans rire,  avaient très peur (que les parents se déshabillent?) et devaient donc être protégés contre les dangereux parents!

source "Ces parents, regroupés dans un collectif qui multiplie depuis quelques semaines les actions médiatiques, ont été convoqués lundi dernier chez les gendarmes à la suite d'une plainte déposée par la principale du collège de Latronquière.

Le 3 février, quelques dizaines de parents, élus et habitants, inquiets du risque de suppression d'une classe à la rentrée prochaine, ont entrepris d'occuper les bureaux du collège.
Ils ont donné une conférence de presse qui se voulait humoristique sur la neige: torses nus derrière les panneaux routiers de leurs communes, ils ont exposé leurs revendications à la manière d'une organisation clandestine, avec des cagoules d'enfants sur la tête.

"On a perdu trois classes sur sept en trois ans"

Au cours des semaines précédentes, certains de ces parents avaient déjà fait parler d'eux en allant manifester devant la préfecture et l'inspection d'académie à Cahors, nus derrière les mêmes panneaux, pour signifier le grand dénuement de l'école.

Mais, cette fois, le collectif est allé trop loin, a dit à l'AFP l'inspecteur d'Académie. Il "a envahi le collège avec des journalistes, les personnels de la communauté scolaire - professeurs, secrétaires - se sont sentis menacés, ont même pris peur", a dit Jean-Claude Fessenmeyer, "il m'a semblé qu'il fallait que je protège cette communauté scolaire comme les autres et donc j'ai demandé au chef d'établissement de porter plainte pour cette intrusion non autorisée dans un établissement pour prendre en otage le personnel".

Olivier Bonnaud, un des chefs de file de la mobilisation, a réfuté cette description de l'évènement en protestant de son caractère bon enfant.Dans ce secteur très isolé et très rural de moyenne montagne, à des dizaines de kilomètres de Figeac ou Aurillac,
"on a perdu trois classes sur sept en trois ans, et il faudrait qu'on soit content ? (...) Ben non ! On n'est pas content et on le manifeste, pacifiquement", a-t-il dit.


* Faut se faire à l’idée : perspectives grecques :

Info glanée dans des témoignages de Lemonde.fr
: « Le salaire mensuel net [d’un enseignant de l’éducation nationale grecque] en début de carrière était l'année dernière de 1 114 euros, mais sera baissé a 660 euros le mois prochain pour 21 heures d'enseignement hebdomadaire.

J'ai 32 ans et je suis enseignant de langue grecque dans une école publique. Jusqu'en septembre, je gagnais 1 200 euros par mois. Je parle six langues, j'ai un doctorat en philologie, soit douze ans d'études, et je dois désormais survivre avec 750 euros par mois. Après avoir payé les dépenses de première nécessité, il me reste soixante-dix euros pour vivre. Soixante-dix euros pour aller chez le médecin, pour acheter des vêtements ou des livres, boire un café, aller au cinéma ou affronter un imprévu. »


* Ubu, sors de ce corps !

Recomposition ou décomposition syndicale ?

Après avoir vu l’ancien dirigeant du
SNALC (B. Kuntz) partir à FO avant les dernières élections pro, après avoir vu la bérézina prise par le SNALC (jadis « deuxième syndicat » des lycées et collèges), après avoir lu, récemment, que le programme du SNALC était proche des propositions du Front de Gauche, puis après avoir lu que finalement, pour le SNALC, les propositions de Bayrou c’était mieux en fait, aujourd’hui : le bureau académique de Versailles dudit SNALC, a fait connaître à ses adhérents sa démission, et son passage avec armes et bagages à FO. FO, bien tenu par les lambertistes du POI (Schivardi, vous vous souvenez ?), auront à coeur de remettre dans le droit chemin tous ces « profs de droite », comme ils aimaient à se présenter il y a encore quelques années.

Allez comprendre... Ils doivent avoir beaucoup d’humour. Trop même, sans doute.

Comments

Evaluation de la valeur professionnelle

* Notation /évaluation des enseignants :

Après de longues (?) négociations (?) le ministère propose aujourd’hui un

Projet de dispositif d’appréciation
de la valeur professionnelle des enseignants


C’est Josette qui l’envoie. Fallait pas, vraiment.

Il est là sur ce pdf : projet AVPE 06022012 V4

Vous saurez tout sur l’auto-evaluation, le référentiel de compétences (pour les profs, bien sur), les entretiens professionnels, le rôle de l’inspection, ... Et , contrairement a ce qui a été dit : entrée en vigueur en Septembre 2012.

Et c’est ça que certains syndicats ont négocié ?


* Sarkoshow et les petits n’enfants.

La présence d'enfants pour applaudir Sarkozy fait polémique. Plusieurs parents d'élèves n'auraient pas donné leur accord à cette sortie.


Mardi 7 février : Nicolas Sarkozy est en déplacement officiel à Lavaur, dans le Tarn. Sur le parvis de l'hôtel de ville, plus d'une centaine d'enfants agitent des drapeaux tricolores et s'écrient "Sarkozy, Sarkozy !".
Un tableau qui n'a pas été du goût de tous les parents d'élèves, rapporte "La Dépêche" le 11 février. "L'ALAE (Accueil loisirs associé aux écoles) a proposé aux enfants de sortir de l'école et d'aller voir le représentant de notre pays. On leur a donné un drapeau bleu blanc rouge et on leur a demandé de dire fort 'Vive Sarkozy!'. Je n'ai pas été prévenue de cette sortie impromptue", déplore une mère citée par le journal, selon lequel les parents d'au moins 12 enfants n'auraient pas été informés la venue de Nicolas Sarkozy.

Et aussi : "Banderole des enseignants confisquée
6 des 9 enseignants de l'école du Centre ont tenté de manifester pendant que les élèves se rendaient avec les animateurs de l'ALAE sur le parvis de la mairie, place du Général Sudre. Il ne s'agissait que d'une tentative, puisque en moins d'une minute ils se sont vus confisquer leur banderole et prier de reculer jusqu'à l'hôpital soit à plus de cent mètres des barrières de sécurité.
«Nous avons déployé la banderole où était inscrit «Ecole sacrifiée, avenir en danger». Deux gendarmes se sont approchés de nous. Nous avons dialogué gentiment, puis nous avons été entourés par 4 personnes en civil, très certainement des policiers, qui ont pris notre banderole et
se sont enfuis en courant» raconte, une des institutrices. «Nous sommes étonnés de ne pas pouvoir faire connaître notre ressenti lors de la venue du Chef de l'Etat et de lui faire croire que tout est beau dans le meilleur des mondes», ajoute une de ses collègues."

Ils fuient... déjà.


* Proposition UMP = la fin du fonctionnariat.


C’est sans doute cela la revalorisation (dans la gueule) du métier d’enseignant.
LEs Echos.fr - Sarkozy envisage de revoir le statut de la fonction publique Parmi les mesures-chocs annoncées pour sa campagne, le chef de l'Etat proposerait de mettre fin au statut de la fonction publique pour les nouveaux recrutés.

Cette fois on dira pas qu’on savait pas.


* Crispations : le rectorat de Poitiers porte plainte contre les parents d’élèves

Voici qui en dit long sur la représentation qu'un recteur a de son rôle social.
Des parents d'élèves, qui avaient pris l'initiative d'envoyer en masse des SMS au standard du rectorat de Poitiers, ont été auditionnés, ainsi que des lycéens, suite à un dépôt de plainte. Comprenez : faut pas venir chatouiller le parrain, même par SMS... L'article de la NR .


* Comment faire passer une hausse des frais d’inscription à l’Université ?

Une refonte du système des bourses et de la fiscalité aiderait à faire accepter aux familles et aux étudiants une hausse des frais d’inscription. Et pour faire passer la pilule : la progressivité.


source -LOUIS VOGEL PRESIDENT DE LA CONFERENCE DES PRÉSIDENTS D'UNIVERSITE : « Il faudrait une progressivité des droits d'inscription àl'université »

Extrait:

Augmenter seuls les droits d'inscription est une vision à court terme. Il faut en même temps accroître l'équité, et pour cela refondre le système des Bourses et la fiscalité. A vrai dire, le principal facteur de discrimination sociale, c'est l'inégalité de l'accès et de la réussite aux études supérieures longues. On peut imaginer des systèmes de financement différents entre les premières et les dernières années d'études, avec une répartition différente de l'investissement de l'Etat, plus fort au départ, et de l'investissement de l'étudiant, plus fort en fin d'études. Il faudrait aussi une progressivité des droits. Il est absurde de faire des droits d'inscription fixes. Les Français n'accepteront d'augmenter leur contribution financière qu'à la condition que l'on répartisse plus équitablement la charge. Cela demande des réformes fiscales.


* Question de civilisation (russe) et de corruption. On peut pas comprendre (pb de supériorité sans doute).

Après l'achat de bibles dans les établissements scolaires britanniques (c’est là), l'achat des oeuvres de Poutine dans les écoles russes ?

source Poutine invente "la corruption civilisée" ...

"Pas de veine pour les écoliers russes. Après la décision de Vladimir d'imposer un corpus de cent livres à connaître et avoir lu, pour certifier que l'on a bien la fibre patriotique — et accessoirement culturelle - russe, voilà que dans la région de Tver, l'obligation a frappé que d'acheter les ouvrages du premier ministre...
[...]
Poutine a dernièrement été salué par son directeur de campagne, pour être parvenu à civiliser la corruption dans le pays, explique l'agence Reuters. Selon Stanislav Govoroukhine : « Dans les années 1990, ce n'était plus de la corruption, c'était un vol scandaleux, un pillage au grand jour. Des milliards ont été volés, des usines, des secteurs entiers. Ils ont détruit et volé, mis la Russie à genoux. »

Et d'ajouter : « Aujourd'hui, nous sommes revenus à une corruption 'normale', 'civilisée' qui, hélas, existe aussi en Chine - même s'ils fusillent pour cela - en Italie et en Amérique. »

Comments

Ca chauffe

* Multiplication des mouvements de protestation.

Et à vitesse grand V. Voici quelques semaines en Bretagne, puis en Aquitaine ou Normandie, désormais dans la région parisienne. Ca commence à tanguer fort d’auant plus que profs, parents, RASED, Lycée pro, ... sont de concert. Qu’en dit le système de surveillance et de veille sociale du ministère (voir plus bas) ? Atteint-il une surchauffe ?

Encore deux exemples :
AFP - Val-de-Marne: manifestation contre une baisse de dotation en heures enseignées
Trois cents élèves, ensei­gnants et parents d'élèves de trois établis­se­ments sco­laires de Vitry-sur-Seine ont mani­festé ven­dredi dans cette ville et à Créteil (Val-de-Marne) pour pro­tes­ter contre une baisse de dota­tion en heures ensei­gnées et la sup­pres­sion de postes, selon les organisateurs.
Les mani­fes­tants venaient des lycées Jean-Macé et Romain-Rolland et du col­lège Gustave-Monod.
"
On perd au départ 154 heures de cours par semaine pour l'année pro­chaine, on est très en colère, on reste très mobi­li­sés", a dit à l'AFP Sandrine Bourret, pro­fes­seur de philosophie.
Cette baisse de dota­tion en heures ensei­gnées, qui cor­res­pond à l'équivalent de sept postes et demi d'enseignants, doit se tra­duire par la fer­me­ture d'une classe de pre­mière, d'une autre de ter­mi­nale, et la fusion de classes de BTS, a pré­cisé Sandrine Bourret, décri­vant un cli­mat tendu au lycée Jean-Macé.
Ils exigent égale­ment le départ du pro­vi­seur qui, selon Mme Bourret, "est à l'origine des dys­fonc­tion­ne­ments" affec­tant cet établissement.
"Nous témoi­gnons de notre sou­tien à l'ensemble des équipes éduca­tives, il est impor­tant que, pour l'avenir de nos jeunes, des moyens soient mis à leur dis­po­si­tion, que ce soient les moyens ensei­gnants, les moyens de vie sco­laire afin qu'ils puissent accé­der au savoir dans de bonnes condi­tions", a insisté Fabienne Le Corre, adjointe au maire char­gée des affaires sociales.

AFP -
500 manifestants contre les suppressions de postes de profs à Saint-Lô
Environ 500 per­sonnes ont mani­festé ven­dredi à Saint-Lô contre les sup­pres­sions de postes d'enseignants, selon la police, alors que se tenait un conseil dépar­te­men­tal de l'Education natio­nale (CDEN) sur la carte scolaire.
"Notre dépar­te­ment est à nou­veau sévè­re­ment tou­ché. L'an der­nier un enga­ge­ment avait été pris pour ne plus pro­non­cer de fer­me­tures de postes", a déploré le syn­di­cat d'enseignant FSU dans un cour­rier aux par­le­men­taires du département.
A Caen, une cen­taine de per­sonnes ont égale­ment mani­festé en marge du CDEN du Calvados, a constaté l'AFP. La veille, ils avaient été 300 selon la police, 500 selon le SGEN-CFDT.
Le rec­to­rat a annoncé la semaine der­nière la
sup­pres­sion de 408 postes dans la région à la ren­trée 2013, ce qu'il jus­ti­fie par les res­tric­tions bud­gé­taires et des pré­vi­sions de baisse d'effectifs d'élèves.


* Discours de gauche ?

Retour sur le discours de F. Holande à Orléans sur l’Ecole. De gauche, vraiment ? Luc Ferry(re) encore une fois tout le monde en précisant qu’il était enthousiasmé par Hollande.

« Globalement, c'est le meilleur discours sur l'Éducation nationale que j'aie entendu depuis 10 ans. Ce n'est pas désespérant, sauf lorsque l'on vient plutôt de la droite ce qui est mon cas. J'ai passé 5 ans à essayer de convaincre Nicolas Sarkozy de faire ce genre de choses, sans être entendu. » source

Et il ajoute:
« Qu'il revienne sur ces imbécillités (pardon de le dire) qu'ont été la suppression des stagiaires, la suppression des RASED, la suppression des heures du samedi matin : tout cela est très bien. »


Chatel appréciera sûrement d'être considéré comme l'auteur de ces "imbécillités"...


Sinon, Le discours est là.

Et résumé très très objectif par nous :

Un programme de "redressement moral" dans lequel "Le mérite ne sera pas un héritage qui se transmet mais un effort qui sera encouragé et récompensé."

Avec à la fin un appel à Jules FERRY (coup à droite), même si le candidat dit venir ( à Orléans) pour se ressourcer à la mémoire de Jean Zay (coup à gauche)

Pour FH
l’Education a pour mission d’assurer la compétitivité du pays. Elle entend aussi inculquer des (vraies) valeurs, celles de la République (des affaires sans doute ?), et assurer la cohésion nationale (le mot figure bien).

La France n'a pas les résultats qui lui conviennent dit FH, ce qui veut donc dire qu’on s’intégrera dans le cadre des évaluations (piège à...) internationales PISA et le modèle d’école qui en découle. 

L'école est devenue une "machine à trier" pour FH, comme si la chose était neuve., et d’autant plus que selon FH un mauvais CP signifie une insertion professionnelle mauvaise. Et si c’était la société qu’il fallait changer et non l’école ? FH ne se pose pas la question...

Ainsi, "
il faut investir la ou l'action éducative est la plus efficace », oups, le mot est lancé, qui va juger de l’efficacité (on dit l’efficience désormais).

En vrac, des mesures :
- remontée taux de scolarisation des moins de 3 ans et rendre une obligation d'accueil à partir de 3 ans
- plus d'enseignants que de classe dans certains lieux
-
allongement du temps scolaire (donc réduction vacances, ça il ne le dit pas le bougre)
- suppression des évaluations qui irritent les profs et les parents (allez comprendre !)
- évolution des pédagogies (tiens on n’est pas libre ?), avec toujorus plus de travail en équipe, de nouveaux modes d’évaluation...
-
affirmation du socle commun, même si revu en collège
- une formation initiale des profs digne de ce nom (?) dans des
écoles supérieures avec Stage et prérecrutement (IPES te revoilà?)
- des formations pro qui soient reconnues par la Nation (le mot revient souvent)
-
rapprochement des lycées généraux, techno et agri, pro. vers un Lycée Unique
- plan pour l'éducation artistique ; la pratique du sport (développement d'équipements sportifs aujourd'hui en nombre très insuffisants -?-) ; grand effort pour les nouvelles technologies « qui ne doit  pas porter que sur les matériels mais sur leurs usages » (
vers des cours de Facebook ?)
-
acte III de la décentralisation scolaire (réclamé par les régions) : »je demanderai aux collectivités locales, dont je rappelle le rôle précieux, que je conforterai, aux mouvements d'éducation populaire, dont les valeurs, la présence, l'engagement et les compétences sont indispensables, de s'engager à nos côtés"
- retour de
l'Histoire en T S
- enseignement de la morale (nationale ?)
-
refonte des statuts sans les refondre. Allez comprendre !
- rétablissement des réseaux d'aide (?)


Et tout cela avec méthode, mais dans une concertation totale. Concertation de quoi , ce n’est pas dit.  
Bref, ça va chier. Mais...


* 26,5 millions supplémentaires d'annulation de crédits à l'Educ Nat

source"La dette publique de la France gonflera plus que prévu, à 89,1% du PIB en 2012 contre 88,3% attendus jusque-là, et atteindra un pic à 89,3% en 2013 avant de refluer seulement l'année suivante, selon les nouvelles prévisions officialisées par le gouvernement mercredi"

D'où quelques annulations supplémentaires de crédits :

"Les crédits annulés concernent en premier lieu le ministère de la Défense (335 millions), celui de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (220,6 millions), ainsi que les ministères de l'Economie et du Budget (237,4 millions en tout).
Viennent ensuite l'Intérieur (95 millions), l'Agriculture (70 millions),
la Culture (59,4 millions), et les Solidarités et la Cohésion sociale (41,2 millions).
La Justice (30 millions), le Travail (27,1 millions) et l'Education nationale (26,5 millions) sont moins touchés."

Petit complément de lecture sur la rigueur budgétaire où l’on voit Sarko épinglé par la presse internationale: 12 000 euros de frais de bouche par jour à l'Elysée... 121 voitures au palais présidentiel, etc... C’est sur le site de l’Huma
Comments

Prix (de la rigolade) décernés à l'EN.

* Prix du petit « plus » de l’EN : des réseaux pour assurer la veille syndicale.

Si si, vous ne rêvez pas. Ou l’on apprend comment le ministère fiche à grande échelle et comment il constitue le vivier de futurs recteurs.

weka.fr L’Education nationale, un modèle en termes de gestion des ressources humaines (sans rire)

La Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a rendu public son rapport 2010-2011 sur l'état des ressources humaines. La rue de Grenelle apparaît comme l'un des meilleurs élèves.


La gestion des postes-clés

Le premier dossier ayant retenu l’attention de la DGAFP, est la « création d'un pôle auprès de la direction générale des ressources humaines chargées de détecter les personnels pouvant occuper les postes stratégiques de l'institution (recteur, directeur, chef des services centraux et déconcentrés) » [NDLR : si vous êtes sur ce blog, c’est pas vous]. Grâce à ce dispositif, le ministère de l’Education nationale a pu constituer un vivier de futurs recteurs possibles, le « stock » actuel présentant l’inconvénient de compter parmi ses membres 80% de plus de 50 ans, dont 13 ayant entre 60 et 65 ans. Autre avantage : les besoins en formation et/ou en adaptation à l’emploi ont pu ainsi être appréhendés suffisamment en amont pour ne pas être pris de court au moment des nominations. Comment ? En mettant en œuvre des entretiens auprès de professeurs d'universités et de cadres de la haute fonction publique.

Le programme Eclair
Pour la DGAFP, les différents leviers utilisés en gestion des ressources humaines sont intéressants : « La mise en réseau des établissements Eclair d'une académie pour permettre un échange de bonnes pratiques », le « régime indemnitaire favorable », mais aussi la prise en compte des services rendus dans ces établissements via des bonifications d’avancement d’échelon ou de grade. Cependant, la DGAFP liste aussi les bémols, à savoir les difficultés à mettre en place certaines pratiques peu connues ou craintes par les enseignants (entretien, lettre de mission…). Elle précise qu'un « bilan de la première année de la mise en œuvre du programme a été réalisé conjointement par la direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) et la direction générale des ressources humaines (DGRH) », que des « points d'étapes sont d'ores et déjà prévus pour le suivi de la seconde année du dispositif ».

Le dispositif de veille sociale
Deux réseaux de veille sociale ont été créés afin « d'apporter à la DGRH les éclairages nécessaires à la compréhension du climat social et à l'appréciation des risques sociaux, et ainsi contribuer au processus de décision et de pilotage du changement ». Autre objectif : éviter les conflits sociaux en exerçant une veille sociale et syndicale. Cela consiste notamment à se tenir informé précisément des positionnements des différents syndicats et s’enquérir de leurs modalités d’action. A noter : les inspecteurs d’académie et les directeurs des ressources humaines font remonter les informations recueillies via un espace collaboratif sur l'intranet du ministère ; à ne pas confondre avec le dispositif d'alerte sociale sous la responsabilité des recteurs.

Cela confirme donc le fait qu’il y a un fichier qui contient les informations sur qui dit quoi. Et les juifs, ils sont encore fichés ?


* Prix du plus menteur.

AFP - Education/Hollande: Chatel dénonce un "plagiat", Apparu une "vision obsolète"
Le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel a accusé jeudi François Hollande de "pla­giat" concer­nant les pro­po­si­tions du can­di­dat PS à la pré­si­den­tielle sur l'éducation, tan­dis que le secré­taire d'Etat au Logement Benoist Apparu a dénoncé "une vision obsolète".
Dans un com­mu­ni­qué de trois pages, M. Chatel a "demandé des droits d'auteur à François Hollande" sur les mesures que le ministre estime déjà "mises en oeuvre": auxi­liaires de vie sco­laire pour les enfants han­di­ca­pés, confé­rence sur les rythmes sco­laires, lutte contre le décro­chage, sécu­rité, réformes dans le pri­maire, numé­rique, accom­pa­gne­ment personnalisé...

"Pour résu­mer, le pro­gramme de F. Hollande pour l'éducation se réduit à un pla­giat des mesures du gou­ver­ne­ment à deux excep­tions près": "une absence mani­feste de cou­rage", notam­ment parce que le can­di­dat "ne parle pas de sujets fon­da­men­taux tels que l'autonomie des établis­se­ments sco­laires", et "la per­pé­tuelle obses­sion des moyens: créer 60.000 postes supplémentaires".
"Une pro­po­si­tion qui n'est pas finan­çable et qui vient immé­dia­te­ment contre­dire son autre pro­messe d'augmenter les salaires des ensei­gnants.
Plus d'enseignants mieux payés? Mensonge d'Etat!", conclut le communiqué.

"Le pro­blème avec le can­di­dat Hollande c'est qu'il a une per­cep­tion de l'école qui cor­res­pond à une vision obso­lète, conser­va­trice et élec­to­ra­liste", a pour sa part estimé le secré­taire d'Etat au Logement Benoist Apparu, dans un communiqué.
Dans le dis­cours qu'il devait pro­non­cer jeudi soir dans le Loiret, et dont l'AFP a eu copie,
M. Hollande pro­pose une "réforme glo­bale" du monde éducatif.


* Prix d’honneur antirépublicain pour le Recteur de l’académie de Martinique


Ce recteur est épinglé par Serge Letchimy, député et président du conseil régional de Martinique, qui a tenu à réagir auprès de lui par écrit et a publié la lettre sur son site.

En gros les Martiniquais sont des fainéants, des incapables (par rapport aux bons blancs). Question de civilisation. On peut pas comprendre, sans doute...


* Prix de la couillue du jour : la présidente de l’Université de Montpellier.

C’est là.


Anne Fraïsse, la présidente de l'Université Montpellier-3, vient d'envoyer une lettre salée à François Hollande.
Elle y exprime «sa surprise et sa colère devant les orientations» que le candidat du Parti Socialiste a laissé paraître concernant sa politique pour la recherche et l'enseignement supérieur.

Anne Fraïsse fait partie de ces universitaires courageux qui se sont opposé avec vigueur aux actions gouvernementales lors de la grande crise de 2009. Elle était à la tribune (photo) d'une réunion ardente à la Sorbonne, le 9 février 2009.



*Après allègre, qui a le prix radioactif de l’année, Ferry brigue celui du plus Guéant du monde.

Le Figaro - Le philosophe et ancien ministre de l'Education, Luc Ferry, se moquait hier de "l'effervescence proprement stupide" autour des propos de Claude Guéant. A ses yeux, les civilisations ne se valent "évidemment pas" et il n'est nullement scandaleux de le dire. "Toutes les civilisations se valent-elles? Evidemment non. Est-il scandaleux de le dire? Pas davantage", écrit-il dans une tribune au Figaro. "Les cris d'orfraie poussés par les bien-pensants touchant les propos de Guéant sont d'autant plus ridicules que ces derniers relèvent plus de l'évidence que de la provocation".

Et Luc Ferry, lui, il le sait que le ridicule ne tue plus...

Comments

La politique et l'EN

* Vers un délit de grève ?

Après les élèves, les profs (en grève) seront fichés.

AFP - Education: plainte contre un logiciel de pointage d'enseignants non-grévistes
Le syn­di­cat d'enseignement pri­maire Snuipp/FSU de Charente-Maritime a déposé plainte auprès de la CNIL contre l'utilisation d'un logi­ciel des­tiné au poin­tage des ensei­gnants non-grévistes qu'il consi­dère comme "contraire aux liber­tés publiques", a indi­qué mardi un représentant.
Le logi­ciel, bap­tisé Agart (Aide à la ges­tion auto­ma­ti­sée de rete­nue sur trai­te­ment), doit per­mettre de faci­li­ter la ges­tion comp­table des rete­nues à effec­tuer par l'administration sur les salaires des ensei­gnants grévistes.
Selon le syn­di­cat, les ensei­gnants du pre­mier degré en Poitou-Charentes ont été
sou­mis à titre expé­ri­men­tal à luti­li­sa­tion de ce logi­ciel depuis jan­vier 2011.

Dans un pre­mier temps, les ensei­gnants des quatre dépar­te­ments de laca­dé­mie de Poitiers (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne) étaient ainsi invi­tés à sai­sir via lin­tra­net de lins­pec­tion aca­dé­mique de leur dépar­te­ment, leur posi­tion admi­nis­tra­tive le jour de la grève à savoir "pré­sent", "absent auto­risé" ou "gréviste".
"Nous sommes inter­ve­nus et le rec­to­rat s'est rendu compte qu'il était hors-la-loi. Depuis six mois, il ne recense plus que les non-grévistes, mais donc par rico­chet, il recense aussi les gré­vistes", dénonce Guy Grizet, repré­sen­tant du Snuipp/FSU dans le département.
"Nous consi­dé­rons que le fait de devoir se décla­rer non-gréviste per­met la consti­tu­tion dun fichier, qui reste actif 6 mois, de per­sonnes qui répondent à des appels syn­di­caux. On peut tout ima­gi­ner, ça laisse le temps de faire un fichage des gré­vistes au niveau natio­nal", s'indigne M. Grizet qui appelle au boy­cott du logiciel.


* L’annualisation et la globalisation, mamelles des programmes de nos politiques ?

A l’UMP en tout cas on compte bien porter cela devant les électeurs. Et cette fois l’enseignement des Langues sert de prétexte.

"Des nom­breuses pro­po­si­tions" du rap­port du Comité stra­té­gique des langues, concer­nant par exemple "la for­ma­tion ini­tiale et conti­nue des ensei­gnants, la conti­nuité péda­go­gique et la plu­ra­lité lin­guis­tique", le ministre a mis en exergue "la glo­ba­li­sa­tion des heures" de langues en col­lège et l'idée d'annualiser le temps de tra­vail des pro­fes­seurs.
Concernant la glo­ba­li­sa­tion des horaires de langue, "
la sou­plesse de cette approche ser­vi­rait, sans débour­ser un euro, à assu­rer l'enseignement d'une deuxième langue vivante en 6e. Pour autant, les élèves ne béné­fi­cie­ront pas de plus d'heures de langues au col­lège", a-t-il assuré.
"C'est donc une mesure struc­tu­relle d'affichage qui est pro­po­sée, igno­rant la com­plexité géné­rée pour les emplois du temps et les rythmes sco­laires des col­lé­giens », pour les syndicats.

Et cela doit toucher un collège sur dix. L’annualisation doit également être une réponse au manque d’enseignants pour encadrer les stages de langues durant les vacances. Mais cela nécessite une refonte du statut des enseignants. Et c'est cette question que Luc Chatel veut inscrire dans la campagne électorale.


* Oulala, ça va chauffer...

AFP - Evaluation des enseignants: pas d'accord entre le Sgen-CFDT et le ministère
Le Sgen-CFDT, qui avait levé son appel à la grève en décembre contre l'évaluation des ensei­gnants, a annoncé lundi qu'il ne signait pas la pla­te­forme d'accord avec le minis­tère, n'ayant pas réussi à dis­so­cier avan­ce­ment de car­rière et évalua­tion, selon un communiqué.
"A l'issue des dis­cus­sions, plu­sieurs points posi­tifs ont été actés (...) pour autant, nous n'avons pas pu abou­tir à un accord sur la décon­nexion entre l'avancement de car­rière et l'évaluation des per­son­nels, nos demandes n'ayant été que par­tiel­le­ment reprises", explique le syndicat.
"Même si le carac­tère inéga­li­taire du sys­tème actuel serait atté­nué, l'évaluation du supé­rieur hié­rar­chique, quel qu'il soit, conti­nue­rait de peser sur le dérou­le­ment de car­rière", ajoute-t-il.

Ben c’est quand même un peu l’objectif camarade, de « peser sur le déroulement de carrière ». Ils croyaient quoi à la CFDT ? Que Sarko et Chatel étaient des humanistes ? Hey bien non toutes les civilisations ne se valent pas, en effet.


* T’es où camarade ?

Le SNACL sait-il exactement où il est ?
Pas à droite ! nous dit-il régulièrement (ou du moins que légèrement à droite du PS). Soit.
Voici quelques semaines un de ses représentants se reconnaissait particulièrement bien dans les propositions sur l’Ecole du Front de Gauche. Tout juste allait-il être encensé par la gauchosphère (c’est là) si si, vous ne rêvez pas.
Aujourd’hui voila le SNALC qui
se félicite par un communiqué de presse des propositions de François Bayrou, propositions ‘que le syndicat « a toujours porté ».
Ni gauche ni droite, bien au contraire. Allez comprendre.


* Allègre, le prix qui tue.

L'ancien ministre de la Recherche Claude Allègre a reçu aujourd'hui à Paris le prix 2011 "Atoms for Peace" décerné par deux organisations internationales pro-nucléaires pour son rôle dans "la préservation et le développement de la filière nucléaire française". Le prix "Atoms for Peace" est remis depuis 2007 par l'Institut international pour une paix durable (IISP) basé au Japon et le Conseil mondial des travailleurs du nucléaire (Wonuc) basé en France. Le géophysicien est distingué "pour le rôle important qu'il a joué et continue de jouer grâce à ses publications, interventions, conférences pour la préservation et le développement de la filière nucléaire française, que le monde entier prend pour modèle", selon les deux organisations.
Toujours aussi radioactif celui-là.
Comments

Sale aire

* Augmentation du salaire des enseignants et augmentation des résultats scolaires.

Corrélation. Ben tiens...

source. L'éducation paie le prix fort pour les bas salaires des enseignant(e)s (11 janvier 2012)

Un des affiliés de l'IE [internationale de l’Education] aux Etats-Unis, la National Education Association (NEA) a fait état d'une analyse nationale récente des salaires des enseignant(e)s et des résultats des élèves. L'étude soutient l'idée que des salaires plus élevés pour les enseignant(e)s entrainent une meilleure qualité de l'enseignement et de meilleures performances des étudiant(e)s. (...)

L'étude intitulée If You Pay Peanuts, Do You Get Monkeys? (disponible en anglais uniquement) rassemble des données émanant des rapports annuels de l'OCDE Regards sur l'Education, ainsi que du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) et de l'Etude des tendances internationales en mathématiques et en sciences (Trends in International Mathematics and Science Study - TIMSS). Ces données ont été analysées afin de déterminer la relation qui existe entre les salaires des enseignant(e)s et les résultats scolaires.

[les auteurs] ont conclu qu'une augmentation de 10% du salaire des enseignant(e)s produirait une amélioration de 5 à 10% des performances des étudiant(e)s. De plus, ils ont identifié deux facteurs clés qui déterminent comment les salaires améliorent la qualité de l'enseignement. Premièrement, un salaire plus élevé attire davantage de candidat(e)s et de meilleur(e)s candidat(e)s vers l'enseignement. Deuxièmement, l'amélioration des salaires favorise le « statut national » de la profession, la rendant encore plus attrayante à des candidat(e)s potentiel(le)s.

What else ?


* Stages CP (suite). La pétition.


On en faisait état il y a peu (voir plus bas), certains IA proposent des stages de vacances pour les CP. Le collectif SEPT s’insurge lui aussi.

Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires sont unanimement critiqués par les spécialistes de l'enfance, par les pédagogues, par le HCE (haut conseil de l’éducation) pour leurs piètres résultats et leurs effets pervers. Ils ont été créés en 2008 par le ministre X. Darcos comme l’aide personnalisée hors temps scolaire. La suppression des cours du samedi matin, à l’origine de cette mesure, avait pour unique objectif de faire des économies en supprimant les RASED, la formation initiale et continue des enseignants.
Pour faire passer ces décisions dans l’opinion publique, on a inventé un dispositif démagogique, au moindre coût, l’aide personnalisée et les stages, qui sont une véritable escroquerie. Il s'agit de proposer à des enfants de CM en échec scolaire, repérés par des évaluations angoissantes contestées, de faire des heures supplémentaires soit le midi ou le soir, soit durant les vacances. Il s’agit de donner bonne conscience au gouvernants qui d’un côté détruisent méthodiquement l’école de la République et qui, de l’autre côté, veulent se donner une image sociale en proposant une aide aux enfants en difficulté.
Ces pratiques sont stigmatisantes, elles ont déjà fait la preuve de leur inefficacité, elles n’ont fait l’objet d’aucune réflexion et d’aucune concertation, elles sont imposées autoritairement.
Nous appelons tous les parents à s’opposer à ces mesures dans l’intérêt de leurs enfants, à exiger l’abrogation de cette mesure scandaleuse et tous les amis de l’école publique à nous apporter leur soutien
.


http://www.jesigne.fr/non-aux-stages-de-remise-a-niveau-pour-les-enfants-de-cp
Refuser un truc minable qui est basé sur le volontariat, c’est la moindre des choses. Et dire qu’il y en a qui s’y précipitent. Ah, l’argent...

*Manifeste de l’Enseignement Catholique : proximité d’idées avec l’UMP


On s’en serait un peu douté. Le doc est là.
Arguments récurrents et communs avec les propositions du gouvernement et de l’UMP sur l’éducation : l’autonomie des établissements, l’affirmation du rôle du chef d’établissement et son évaluation des enseignants, la différenciation des parcours, la personnalisation, l’évaluation régulière des acquis. Plusieurs de ces thèmes sont également présents dans les « réflexions » de FONDAPOL


* Pendant ce temps là :


Le coup de gueule de Mallaury Nataf contre le... par puremedias

Comments

Du grand art

* (Promotion des arts du) spectacle

De nouveaux débouchés pour les élèves inscrits aux options théâtre et cinéma dans les lycées : devenir figurant pour les visites d'hommes politiques (de l'UMP) dans les campagnes !

Certes il s'agit là de politique-fiction et l'UMP n'en est pas encore à vider les sections artistiques des lycées pour cette noble cause, mais avec un petit effort, cela devrait certainement pouvoir se faire, car le parti présidentiel est sur la bonne voie:

Pour mémoire, c'est lors d'une visite du ministre de l'Éducation Nationale dans une grande surface de province, à Villeneuve-le-Roi, qu'avait été inaugurée cette pratique d'utiliser des figurants (fausses ménagères faisant leurs courses, mais vraies militantes UMP ou salariées invitées pour l'occasion à faire la promotion de leur magasin), souvenez-vous fait qui avait contribué au renom planétaire de notre ministre puisqu'il s'était fait épinglé pour cela par le New York Times... On en avait déjà parlé là

C’est maintenant au  
chef de l'État lui-même d'être épinglé par Europe1 pour la présence de faux ouvriers lors d'une de ses visites provinciales. Selon une pratique qui semble désormais devenue habituelle à l'UMP... à Carcassonne par exemple, ou encore à l'usine Faurecia de Caligny dans l'Orne

Ensemble, tout devient possible...



* Passage en force et futurs retours sur investissements :
proposition de loi Grosperrin: le gouvernement compte bien la faire passer en force
Adoption le 2 février 2012 de la proposition de loi Grosperrin par la commission de l'Éducation à l'Assemblée Nationale: La rédaction de l'article 1 reste ambiguë, ambiguïté qui selon la députée de Gironde Martine Faure est "un véritable signal adressé aux instituts privés, le cas échéant catholiques".source

"Ce que cette proposition de loi ne dit pas est peut-être plus dangereux que ce qu'elle dit. Car elle est un modèle de non-dit", ajoute le député d'Ille-et-Vilaine René Couanau (sans étiquette, ex-UMP)..."
Votre proposition de loi n'est ni anodine, ni opportune, ni urgente".

Comme on peut lire dans les rapports financiers de certains instituts avec vues (pas que sur cours)
"la déconstruction du système éducatif offre un fort potentiel pour un important retour sur investissement pour les investisseurs »(source : Expresso du 2 février)

En effet, pas perdue pour tout le monde cette loi ...


* Service minimum

Selon Luc Chatel répondant à une question de Jacques Le Guen (UMP) sur l'organisation du service minimum d’accueil dans les écoles publiques pendant les grèves, l'essentiel est d'accueillir les élèves pendant les grèves, pas de leur donner à manger... source
Comments

Le débat s'élève (ouf)

* Pensée socialiste : « la modernité doit pénétrer dans l’Ecole » (V. Peillon)


Doit-on penser que l’Ecole est faite de vieilleries ?

C’est en substance ce que doit croire V. Peillon qui, après bien d’autres non-pensants de l’Education, propose de tout révolutionner avec un nouveau plan ... (attention la révolution...)... informatique (e-education, piège à con, dit-on maintenant).

Ah, le mot est lâché.
C’est dit là en vidéo.  

"La modernité doit pénétrer dans l'école, c'est un facteur de démocratie, c'est un facteur de progrès cognitif, c'est un facteur de progrès pédagogique. Nous sommes très en retard sur nos partenaires", explique-t-il. "Nous lancerons un grand plan d'e-éducation conduit par des pédagogues, avec les moyens nécessaires. Et puisque nous allons reconstruire la formation des enseignants, ce sera un élément important de leur formation, c'est indispensable".

Conduit par des pédagogues : aie ! Sinon la lutte des classes, ça en est où ?


* Chatel en forme : le retour.

AFP -
L'enseignement de l'Histoire n'est pas "devenu anecdotique", affirme Chatel
"Franchement, pré­tendre que l'enseignement de l'Histoire est devenu anec­do­tique au seul motif qu'il est désor­mais option­nel pour une seule année d'une seule série de notre lycée — la ter­mi­nale S — relève de la plus par­faite mau­vaise foi", écrit M. Chatel dans une tri­bune dif­fu­sée sur le site inter­net Newsring.
"C'est oublier d'abord que l'horaire d'Histoire a été lar­ge­ment accru en pre­mière scien­ti­fique, avec désor­mais quatre heures contre deux heures et demie pré­cé­dem­ment", pour­suit le ministre.
"C'est oublier aussi qu'une option de deux heures est pro­po­sée en classe ter­mi­nale et que ceux qui la choi­si­ront feront plus d'Histoire que pré­cé­dem­ment", ajoute M. Chatel.


Franchement, c’est oublier ! Et quelle grandeur, quelle générosité.


* Sans idéologie... aucune.

AFP - Formation: Larcher proposera des ajustements, "pas de dynamitage"
L'ex-président du Sénat, Gérard Larcher, chargé par Nicolas Sarkozy de réflé­chir à une refonte de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, a indi­qué mer­credi qu'il n'avait pas l'intention de "dyna­mi­ter" la pré­cé­dente réforme mais de pro­po­ser des "
ajus­te­ments opérationnels".
 
»
Je veux tra­vailler sans idéo­lo­gie pour abou­tir à des choses très concrètes", "il ne s'agit pas de dyna­mi­ter la loi de 2009", a expli­qué le séna­teur UMP devant une dizaine de jour­na­listes. Il a pré­cisé qu'il ferait fin mars-début avril "des pro­po­si­tions plus opé­ra­tion­nelles que légis­la­tives" sur la base des nom­breux rap­ports déjà écrits par ailleurs et ses propres consultations.

L'ex-ministre UMP du Travail entre 2005 et 2007, rompu aux négo­cia­tions avec les par­te­naires sociaux, sou­haite que sur ce dos­sier "l'on passe d'une ges­tion du chô­mage à une ges­tion de l'emploi".

Comments