Diversions

Rythmes, vacances, bac, un café, évaluation, refondation, 2 semaines en plus mais en moins... et deux croissants.
Peillon en surchauffe aurait-il besoin de vacances ?

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* Mobilisation contre la refondation : sans débordement on va vers pas grand chose.

Il n’y avait déjà pas de front syndical contre la réforme des rythmes et la refondation, on peut dire aujourd’hui qu’il n’y en a encore moins.

A l’occasion de l’intersyndicale d’hier (FO, CGT, CNT, SUD, FSU), rien ne s’est dégagé. La FSU propose tout juste un appel pour manifester le samedi 6 avril (avec des bougies ?). La FSU ira toute seule.
FO n’est plus bien clair sur les moyens d’action.

Seuls
SUDéducation, la CNT et la CGT demandent une vraie grève à la rentrée, comme l’on notamment demandé les AG parisiennes.


* D’ou viennent les réformes du moment ?

Peut-être en bonne partie de là : l’Institut Montaigne, de Claude Bébéar, président d’AXA. (voir sa page wikipédia)
Voici en tout cas une note de cet institut en date de juillet 2012 qui propose des éléments proches des annonces formulées depuis quelques mois. Primaire-Montaigne-2012

Et il y a bien d’autres choses aussi dans cette note. A venir ?


* Où l’EN va trouver les 95 millions qu’elle doit rendre ?

C’est la suite du gel supplémentaire des dépenses de l’Etat. L’EN est certes moins touchée que d’autres ministères, mais quand même devra économiser 95 millions d’après Les Echos. Une paille.


* Universités-Entreprises, toujours plus proches :

LRU2 prévoit l'entrée des entreprises privées dans les comités de sélection

La chose est très bien expliquée sur ce blog Le Sup en maintenance

« Il faut un certain temps, et laisser passer l'effet de surprise, pour réaliser que les articles 45 et 46 du projet LRU2 sont destinés à permettre aux entreprises privées d'intervenir dans le recrutement, l'affectation et la carrière des enseignants-chercheurs dans les universités. »


Rien d’étonnant finalement quant on sait qu’il s’agit de refonder l’Université-entreprise. Allez voir toute l’analyse de laLoi LRU publiée aux édutions de la Grand Cour, sur cette page.


* Enseignement des langues et école à plusieurs vitesses:

C’est dans le Cantal, autrefois département pilote pour l'enseignement des langues, que cela se passe...
Bilan dressé par La Montagne.

"Plus de la moitié des établissements du Cantal n’ont pas d’horaires conformes au programme" et "l’enseignement des langues à l’école est devenu un facteur d’inéquité ...Un choix inexistant. Entre l'anglais et… l'anglais. Une exception : l'école des Alouettes, à Aurillac, où les élèves de cycle 3 ont la chance de suivre une double initiation anglais-allemand. « Lorsqu'on parle d'équité pour les élèves, sur un même territoire académique, il existe d'énormes disparités quant aux possibilités de choix. À Clermont-Ferrand, par exemple, on peut faire du chinois, du russe, de l'italien, du portugais, de l'espagnol… »


* Mésorientation laissée aux (mauvais) choix des parents.

Annonce au  comité interministériel de la jeunesse du jeudi 21 février (rapportée par le monde) d'une "nouvelle possibilité laissée aux parents d'avoir le dernier mot sur l'orientation de leur enfant en fin de classe de troisième - une expérimentation sera lancée dès la rentrée de septembre."

Voir aussi ici pour de plus amples informations:
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/02/22022013Article634971123189873056.aspx

extrait:
Le gouvernement veut expérimenter la possibilité de laisser aux parents le choix de la décision d’orientation en fin de 3ème. "L’objectif est de promouvoir une orientation choisie et non subie en fin de 3ème et de mieux reconnaître la place des parents dans les processus d’orientation". Le choix de la voie d’orientation "donnera lieu à un dialogue renforcé avec l’équipe pédagogique afin d’accompagner au mieux l’élève et sa famille dans son choix... Ce dialogue se poursuivra jusqu’à l’entretien avec le chef d’établissement lorsque la proposition du conseil de classe diffère du choix de la famille. Mais le choix final reviendra à la famille". Cette possibilité sera expérimentée dès la rentrée 2013 "dans différents territoires".
Aujourd'hui, "en cas de désaccord, un entretien est proposé à la famille par le chef d'établissement. Le chef d'établissement peut assortir sa décision de faire droit à la demande d'orientation de l'élève de la condition que celui-ci s'engage à suivre un dispositif de remise à niveau..
Si le désaccord persiste, le chef d'établissement doit motiver sa décision et la famille dispose de trois jours pour faire connaître son choix de recourir à une commission d'appel. La décision de celle-ci est définitive".
Les taux de désaccord tournent autour de 2% des élèves de troisième, si l'on en croit les chiffres officiels du ministère. Cela concerne surtout des garçons. L'écart entre les demandes des familles et les décisions tend à se réduire au vu de ces chiffres. Mais d'autres études ont montré un profond ressentiment d'élèves des filières professionnelles pour leur orientation en fin de 3ème. On sait d'ailleurs que c'est là que se créent la majorité des situations de décrochage.
Le gouvernement se rallie donc à une demande de la FCPE de laisser le dernier mot aux familles.

Clap de fin pour les commissions d’appel.


* Ouvrir l'école au vin, une proposition sérieuse de V. Peillon.
(mais pendant les vacances alors...)

Venu écouter le ministre débattre de sa réforme des rythmes scolaires avec les élus de l'agglomération de Narbonne, le journaliste mandaté par La Dépêche du Midi (La dépêche) a tout de suite su reconnaître en "cet éminent membre du gouvernement" qu'est Vincent Peillon un "homme d’État", "un homme qui réfléchit, qui décide, et qui agit", tant "l'exposé ministériel fut, en effet, une belle démonstration"... Stop ! N'en jetez plus ! La coupe est pleine !

Se présentant lui-même comme "spécialisé dans l'information à caractère agricole et viticole", ce journaliste qui dit avoir "une passion pour l'écriture et la communication" n'aurait-il pas aussi un petit penchant pour la boisson?


Si tel est le cas,  nous sommes alors heureux de lui révéler que son héros s'apprête peut-être à réactualiser la circulaire de son lointain prédécesseur Marius Roustan qui en 1931 incitait à ouvrir l'école au vin; c'est en effet ce que suggèrent les folles rumeurs nées du côté de l'Université François Rabelais de Tours où s'est réuni, l’année dernière, un très œcuménique aréopage d'adorateurs de la Dive Bouteille (Jean Germain, sénateur socialiste et maire de Tours, Jean-Robert Pitte, ancien président de l'Université Paris-Sorbonne, amateur de bon vin et néanmoins grand sarkozyste devant l’Éternel, le cancérologue David Khayat, Erik Orsenna, Bernard Pivot, le rabbin Khorsia, le père Alain de La Morandais…) à l'occasion d'un colloque organisé sous l’égide de la Société de géographie et de l’Académie du vin de France sur le thème «Pourquoi aimer le vin?»." source



* Arrosages pour tous.

Quoique l'alcool ne fasse pas partie des fournitures scolaires, il peut parfois trouver sa place dans les cartables pour fêter le début des vacances, comme ce fut le cas cette année Place des lices à Rennes où quelques centaines de lycéens s'étaient réunis pour célébrer l'événement en s'alcoolisant un peu. Ambiance bon enfant, dégueulis autorisés, mais débordements interdits :! La police et la gendarmerie, qui étaient de la fête, veillaient au bon déroulement des opérations et fouillaient les cartables afin d'empêcher les lycéens d'en introduire dans les bus en rentrant à la maison.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rennes.-Notre-video-au-c%C5%93ur-de-la-soiree-lyceenne-tres-alcoolisee_39382-2166986_actu.Htm


*Palmes académiques de la bêtise scolaire.

Décernées à l’unanimité (et avec félicitations du Jury) à l'adjointe aux affaires sociales du village de Feneu (Maine-et-Loire) qui a chassé de la cantine une petite fille de 3 ans, devant des enseignants médusés, comme le rapporte Ouest France

Elle n'avait même pas l'excuse d'être saoule. Elle est simplement très très conne.

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Le changement, ça s'arrête quand ?

Non, parce que là, allocations familiales, retraites, ... ça commence à bien faire.
On nous prend pour des Migaud !

* Pendant ce temps là, les institutions catholiques (les plus intégristes) prospèrent et entendent créer des « ilots de chrétienté ». C’est notre billet spécial de la rubrique Du Fond de la Trompe. Sur cette page.
Détrompez-vous !


* Impact financier de la réforme : double peine pour les collectivités locales

En effet, les charges supplémentaires pour les collectivités locales (comme la réforme Peillon des rythmes scolaires) s'accompagneront d'une baisse des dotations de l'Etat:

source "Le gouvernement a confirmé ce 12 février au Comité des finances locales une baisse des dotations aux collectivités deux fois plus forte que prévu sur 2014-2015 (...).
Pas moins de trois membres du gouvernement - le ministre délégué au Budget, la ministre de la Réforme de l'Etat, de la Fonction publique et de la Décentralisation et la ministre déléguée à la Décentralisation - ont annoncé devant le Comité des finances locales (CFL) que les
concours de l'Etat au secteur public local baisseront de 1,5 milliard en 2014 par rapport à 2013 et subiront un nouveau coup de rabot en 2015, de 1,5 milliard d'euros supplémentaires. Au total, le gouvernement compte donc réduire les dotations de 3 milliards d'euros en deux ans. André Laignel, le président du CFL, parle pour sa part d'un manque à gagner de 4,5 milliards pour les collectivités entre 2013 et 2015 dans la mesure où la baisse de 2015 sera calculée sur une enveloppe déjà amputée de 1,5 milliard en 2014.(...)

A cette baisse des dotations,
il faut ajouter, pour un total de 2 milliards d'euros en 2014, l'impact des charges supplémentaires mises sur le compte des collectivités, que ce soit la réforme des rythmes scolaires, la hausse des cotisations des employeurs ou les normes en tous genres, rappelle André Laignel. En prenant en compte le poids de ces charges ainsi que l'inflation, les ressources des collectivités vont être impactées pour une somme comprise entre 6,5 et 7 milliards d'euros entre 2013 et 2015, estime le maire d'Issoudun."

- et la mise en rythme n’enthouisiasme guère...
"Sur l'organisation des activités péri éducatives que la réforme Peillon ne rendrait plus obligatoire aux communes, 36 % des élus disent pouvoir la mettre en place et 34 % opteraient pour la garderie. 88 % d'entre eux affirment ne pas disposer d'un encadrement qualifié suffisant. Mieux, 55 % des communes n'ont pas évalué ce coût. «Il se monte en moyenne à 200 € par enfant et par an», a indiqué le président de l'ADM12. Enfin, 17 % des élus envisagent de faire payer la facture du temps périscolaire aux familles."source


* Peillon: "Je me suis toujours prononcé pour que nous passions à 37 ou 38 semaines."

"Je ne cesse de dire que lorsque nous aurons fait le début de la réforme, il faudra continuer. C'est d'ailleurs dans le rapport d'orientation de la loi et dans le livre que je publie. Je me suis toujours prononcé pour que nous passions à 37 ou 38 semaines." source

Et l’ensemble des propos de V. Peillon à l’émission CPolitique : sur cette page..
De même une analyse des références hasardeuses de V. Peillon sur la morale Laïque, sur Rue89.


* RASED : vers une « une réflexion majeure sur l'évolution du rôle et des missions »

C’est la réponse emberlificotée faite par le ministère à la question d’un député sur les RASED.
C’est là.
Une autre façon de ne pas dire qu’on va faire disparaître ces postes...

* Sport et réforme des rythmes : cherchez l’intrus.

Source - La réforme des rythmes scolaires met le sport à rude épreuve
Le passage d'une semaine de quatre jours à une semaine de quatre jours et demi dans les écoles primaires ne va pas bouleverser le seul secteur de l'éducation. Ainsi, toute l'organisation du sport territorial va en ressentir les conséquences en profondeur. Deux enquêtes récentes recensent inquiétudes et interrogations sur le sujet.

Le secteur du sport ne sera pas le moins impacté par la réforme des rythmes scolaires. Loin s'en faut. Créneaux horaires des équipements, encadrement des activités et même transport des enfants sont quelques-unes des équations que les élus et responsables des sports des collectivités auront à résoudre dans les prochains mois. Mais leur préoccupation la plus forte reste pour l'heure celle de l'information. Au même moment, l'Association nationale des élus en charge du sport (Andes) et l'Association nationale des directeurs et des intervenants d'installations et des services des sports (Andiiss) tirent en effet la sonnette d'alarme dans deux enquêtes dont les premières conclusions viennent d'être dévoilées.
Lire la suite...


* Tout fout le camp ! Même l’école finlandaise.

Toutéduc.fr (abonnés) analyse le dernière note PISA. Extraits :

« Le déclin du modèle finlandais ? (PISA)

Certains systèmes scolaires "modèles" seraient en déclin depuis dix ans. C'est ce que révèle l'un des graphiques publiés avec la dernière note "PISA à la loupe" (PDF). L'école finlandaise est en recul tant au niveau de l'équité entre les élèves qu'en termes de performances globales. La Finlande figure parmi les 7 pays de l'OCDE où les élèves ont le plus régressé en compréhension de l'écrit entre 2000 et 2009. Souvent cité pour son "modèle social", le pays nordique fait aussi partie des quatre pays où le niveau d'équité s'est le plus détérioré, avec la Suède, la Romanie et la Corée.

Alors que la Finlande et la Corée occupent régulièrement la tête des classements PISA,
les élèves finlandais et coréens sont aussi ceux qui trouvent le moins d'intérêt à leur scolarité, selon les chiffres d'une étude PISA (PDF) publiée en janvier dernier (à lire sur ToutEduc, "Les systèmes scolaires les plus performants font-ils perdre leur temps aux élèves ?").

Redoublement "systématique" des inégalités dans les pays développés

Dans ses notes de synthèse, PISA ne commente pas ces résultats étonnants. L'étude de février préfère mettre l'accent sur la relation entre le niveau socio-économique des élèves et leurs performances scolaires à l'échelle de l'OCDE. "Les résultats PISA montrent de façon systématique l’existence d’une corrélation entre désavantage socio-économique et faible performance scolaire", souligne l'étude. Un élève défavorisé a en moyenne deux fois plus de risques qu'un élève favorisé d'appartenir au groupe des élèves les moins performants en compréhension de l’écrit, quel que soit le pays observé. »

On les paye cher les types de PISA pour trouver cela ?

Et PISA a la solution : le soutien et le périscolaire (ça vous rappelle rien ?) :

« PISA propose plusieurs pistes pour réduire les inégalités entre les élèves. L'organisation conseille notamment d'offrir "davantage de soutien" aux établissements présentant un effectif important d’élèves défavorisés. Elle insiste aussi sur l'importance des activités périscolaires des élèves, qui ne devraient pas "avoir des vécus trop différents, aussi bien à la maison qu’à l’école".
L'étude PISA souligne l'efficacité des réformes menées entre 2000 et 2009 en Albanie, en Allemagne, au Chili et en Lettonie. Les systèmes scolaires de ces pays sont devenus nettement plus équitables. En Albanie et au Chili, tous les élèves ont progressé, mais les progrès des élèves défavorisés ont été plus marqués. En Allemagne et en Lettonie, en revanche, seuls les élèves défavorisés se sont améliorés. »

De quoi donner du travail (et légitimer la présence) aux boites privés de soutien scolaire. Une autre façon d’externaliser l’éducation et de la faire entrer dans l’Economie de la connaissance.
A ce propos ne manquez pas de lire l’analyse parue là : L’Economie de la Connaissance et stratégie néolibérale.
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Remèdes de cheval

* Peillon compte sur la paupérisation du corps enseignant pour réussir sa réforme.

Travailler plus pour gagner plus : voilà la solution pour Vincent Peillon qui ouvre les vannes des heures supplémentaires dans le primaire pour réussir la réforme. Le changement c’était pour quand déjà ?

C’est en substance ce que dit Vincent Peillon qui multiplie en urgence les visites auprès des élus locaux. A Tours, ce vendredi, ses propos sont clairs :

NRCO . - Devant l'inquiétude des maires de l'agglomération tourangelle à devoir recruter un grand nombre d'animateurs pendant le temps extrascolaire, le ministre de l'Éducation nationale les incite à solliciter les enseignants de leur commune. « Pour des raisons de revenus, certains accepteront de participer à ces activités, assure Vincent Peillon. Sur le plan éducatif, ils ont aussi des idées… »
Et toujours un peu méprisant aussi...


* Les programmes de 2008 sont «  mauvais », d’après Vincent Peillon.

Il fait quoi dans le vie ce Vincent Peillon ?
Ah oui, j’oubliais, il refonde.



* Cantines scolaires : on y sert bien des déchets !

- C’est aux USA tout d’abord que l’on sert depuis longtemps des déchets aux enfants des écoles
Pour son programme de cantine scolaire, le ministère US de l'agriculture achète depuis longtemps une substance surnommée " pâte gluante rose ", des déchets pudiquement appelés "bas morceaux de bœuf sans os"  ou encore "bœuf finement haché" (3000 tonnes en 2012) et 70% de tous les produits à base de steak haché en contiendraient... Dans les cantines scolaires, "ceux qui croient manger 100% de steak haché mangent en fait jusqu'à 15% de cette pâte"... source RTBF

- En France aussi, ce serait dommage de laisser perdre les déchets et d'en priver les cantines scolaires...
"En France aussi, on pratique le « VSM », pour « viande séparée mécaniquement ». Même objectif : récupérer toute la substance « comestible » possible. La VSM est produite en forçant les os à travers un tamis, sous haute pression. Ce qui provoque la destruction de la structure fibreuse des muscles. Le produit obtenu n’est donc plus vraiment de la viande. La Commission européenne a statué en 2001 qu’un étiquetage différencié était nécessaire, car la viande mécaniquement séparée « ne correspond pas à la perception de la viande par le consommateur et ne permet pas de l’informer de la nature réelle du produit »... Les petits morceaux d’os contenus dans la VSM ont aussi une taille réglementée. source Bastamag

- Où trouver cette appétissante substance ? Notamment dans les saucisses.
700 000 tonnes de VSM sont produites par an en Europe. Un marché de 400 à 900 millions d’euros. En France, le volailler Doux, avec sa marque Père Dodu, a été accusé par la répression des fraudes de tromperie sur l’étiquetage : entre 2009 et 2011, il a écoulé 1 282 colis de saucisses de « poulet séparée mécaniquement » en les présentant comme « viande »... Destination : des cantines scolaires et des maisons de retraite.
Côté traçabilité, ce n’est pas gagné." source Bastamag

- Mieux encore, dans les crèches parisienne, c’est carrément de la nourriture avariée qui a été servie :
"Viande périmée, fromage moisi... Plusieurs crèches parisiennes ont reçu de la nourriture plus que douteuse depuis le début de l'année. En cause : la nouvelle société de restauration qui livre toutes les crèches de Paris. »(France info)


* Le sport meilleur que les sciences pour le cerveau ?

Encore de quoi alimenter les prochaines réformes pédagogiques...

Toutéduc.fr. - Et si les sportifs professionnels avaient un cerveau plus réactif que les sportifs amateurs, eux-mêmes plus véloces intellectuellement que des étudiants ? L'étude a été menée par un enseignant de l'université de Montréal, et elle porte sur 102 footballeurs anglais, rugbymen français et hockeyeurs nord-américains, tous dans les meilleurs clubs, 173 amateurs, et 33 étudiants, tous soumis aux mêmes tests requérant une analyse rapide de la situation afin d’opter pour la meilleure attitude. "Les athlètes professionnels [sont] en mesure de traiter les scènes visuelles beaucoup mieux que les athlètes amateurs, qui à leur tour ont mieux réussi que les étudiants", et les sportifs soumis à un entraînement intensif ont un cortex plus épais...

1/ La solution pédagogique : faire des cours de Maths, Français, Histoire en courant, lançant le javelot, nageant, ...
2/ Le footballeur professionnel français est-il vraiment un sportif de haut niveau (vu sa difficulté à aligner deux idées) ?
3/ L’étude ne nous dit pas si ils mangeaient du boeuf, de la VSM, ou du cheval...
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Après le 12... ?

* le 12 un mouvement paradoxal ?

Exaspération maximale ; grève conséquente ; mobilisation en retrait.


Mammouth Déchaîné - Le bilan du 12 est à bien des égards étrange :
- grève importante dans le premier degrés, nulle ou quasi dans le second degré, décidément pas réveillé.
-
grève massive mais manifs en demi teinte, avec petits cortèges.
-
agitation depuis plus d’un mois en région Parisienne mais pas de débordement en province...
-
effervescence sur les réseaux sociaux mais pas grand monde dans les diverses AG.

Il faut dire que l’on manifeste pour des choses différentes : FO le retrait et rien d’autre ; le SNUIpp, la réécriture et rien d’autre ; le SE (parfois), pour dire qu’on fera mieux la prochaine fois (si il y a) ; le SNES (en Lorraine) pour les postes ; SUDéducation enfin pour le retrait mais pas le statut quo.
Quant aux dindons, il faut les croire invisibles ou parisiens.
La FSU, grande absente, ou plutôt en congrès. Quant à la CGT, pas nombreux dans les cortèges, faute de présence dans le 1er degré.

Pas sûr que l’enseignant de base, si il décide de ne pas être mouton de son syndicat (ce qui n’est pas dit), ou si il est simple Dindon, saisisse toutes les nuances et s’y retrouve. L’affaire est d’autant plus compliquée que certains ont freiné des deux mains (le SNUIpp) et que la situation satisfait le Landernau syndical.

Cependant, plusieurs nouvelles :

- dans le 92, appel d’une AG de grévistes, avec appel à une grève régionale pour le 28 février et appel à une grève nationale en mars (source).
- En région parisienne : lundi 18/02 : réunion organisée dans le 12ème arrondissement par la mairie sur la réforme des rythmes scolaires, RDV pour se faire entendre à partir de 18h30 à l’Espace Reuilly, 21, rue Hénard (M° Montgallet) ;  lundi 25/02 : réunion organisée dans le 14ème arrondissement par la mairie sur la réforme des rythmes scolaires, RDV pour se faire entendre à partir de 18h30 au Gymnase Alice Milliat, 11ter, rue d’Alésia (M° Alésia).
- on apprend ce jour qu’une nouvelle intersyndicale semble programmée pour lundi (17 h30)


* Manif parisienne dispersée à coup de gaz lacrymos.

Une seule dénonciation trouvée ici.


* Rythmes et réussite scolaire : le non-dit : la famille.

On ne touche pas aux choses sacrées, dont la famille. Parlons donc de l’Ecole qu’on peut toujours changer.

A travers la question des rythmes en effet on tripatouille l’école, on réduit la question à celle des rythmes de l’enfant à l’école, mais pas en général.

Rue89 fait un petit écart et recentre le débat sur la sainte famille (ici) ou finalement tout ce joue. Indépendamment de la question des classes sociales (tiens, encore une autre trucs dont on parle pas), coucher son enfant à heure fixe et raisonnable, assure une réussite scolaire indéniable.

Mieux encore, comment faire gagner 3 points de moyenne, même à son ado boutonneux ? Simple: lui parler, l’accompagner (même si il grogne). Dingue non ? Le Mammouth Déchaîné présentait il y a déjà plus d’un an les conclusions d’une enquête qui balaie tous les réformistes de l’école et autres pédagogistes bien pensants. C’est un Focus de l’enquête internationale PISA qui le précisait :
les enfants qui ont été accompagnés par leurs parents dans les apprentissages réussissent mieux que tous les autres, quelque soit le niveau social et culturel des parents (Lire la suite...)

Alors les rythmes pour la réussite, qu’est-ce qu’on s’en...


* [rappel pour la réforme des rythmes: info publiée le 12/11/2011] Lutte des classes :

AFP . - Inégalités "très criantes" entre écoles riches et écoles pauvres (enquête)



Les inéga­li­tés entre écoles riches et écoles pauvres sont deve­nues "très criantes", s'alarment des orga­ni­sa­tions qui ont réclamé, mer­credi, un débat public pour redé­fi­nir les res­pon­sa­bi­li­tés entre l'Etat et les communes.
Les écarts en matière de cré­dits de fonc­tion­ne­ment entre les écoles peuvent varier de 1 à 10, "à savoir de 13 euros jusqu'à 130 euros par an et par élève" pour finan­cer le maté­riel sco­laire, les four­ni­tures, les sor­ties, les acti­vi­tés péda­go­giques ou l'équipement infor­ma­tique, a dit Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU (prin­ci­pal syn­di­cat du pri­maire) lors de la pré­sen­ta­tion d'une enquête à la presse.
Cette enquête "
l'argent de l'école: en quête d'égalité", égale­ment pré­sen­tée par Vanik Berberian de l'Association des maires ruraux de France (AMRF) et Philippe Seferian de l'Association natio­nale des direc­teurs de l'éducation des villes (Andev), a été réa­li­sée au pre­mier semestre 2011 et a porté sur 1.422 réponses pro­ve­nant de 95 dépar­te­ments et de 791 communes.
Les dif­fé­rences entre écoles riches et écoles pauvres sont dues aux capa­ci­tés de finan­ce­ment des villes et "du bon vou­loir des poli­tiques muni­ci­pales", a dit M. Sihr.
"
Il faut chan­ger la donne puisque nous sommes aujourd'hui dans un point de rup­ture entre le prin­cipe de gra­tuité et celui d'égalité", a-t-il ajouté.
"La régle­men­ta­tion n'a pas évolué, elle date du début du XXe siècle alors que les mis­sions deman­dées à l'école ont évolué sans pour autant remettre à plat les res­pon­sa­bi­li­tés et les moyens que cha­cun devait assu­mer", a dit le res­pon­sable du syn­di­cat d'enseignants.
Aussi, "
nous vou­lons, avec l'AMRF et l'Andev, ouvrir un débat public sur les ques­tions de redé­fi­ni­tion des res­pon­sa­bi­li­tés et d'accompagnement des moyens", a-t-il ajouté.


* Document : Loi ESR. ici : LoiESR_Expose_des_motifs

* Insolite : à vendre salle de classe, sur LeBoncoin.


RTL - En colère, des parents d'élèves mettent en vente une salle de classe sur Leboncoin
En voilà une drôle d'annonce postée sur Leboncoin ! Pour contester la fermeture d'une classe, des parents d'élèves ont mis en ligne, le 11 février dernier, une offre pour le moins insolite : "à saisir salle de classe ayant beaucoup servi".
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Bouillant

12/02 : gros. Très gros.

* [Analyse] La gouvernance de l’Ecole en France : l’Etat dans l’incapacité de comprendre

Ah, bien voilà pourquoi Peillon se prend les pieds dans les enseignants . Une analyse assez argumentée que propose J.-P. Veran, un IA.

Médiapart. Qui décide dans l’éducation nationale ?

Extraits : « Si l’Etat est loin d’être maître des évolutions de l’institution scolaire, cela s’explique d’abord par l’ignorance frappante du détail des organisations scolaires par ceux qui, pour les réformer, sont obnubilés par un aspect du système scolaire à transformer et sous-estiment les réactions en chaîne provoquées par une seule modification sur le système entier et sur ses acteurs. (...)

Une note de synthèse des inspections générales sur le suivi de la réforme de l’enseignement primaire remise en juillet 2011 fait le point, dès l’introduction, sur l’aide individualisée. « Les observations sur le terrain confirment à ce sujet l’importance des contraintes externes (transport, restauration) sur l’organisation et le contenu de ce dispositif. Elles redisent aussi la difficulté que rencontrent les autorités académiques pour cerner avec précision les contenus, les méthodes et l’articulation de l’aide personnalisée avec le temps de la classe et pour bien faire la distinction entre « le formel et le réel », selon l’expression d’un IEN-A ». En termes élégamment choisis, c’est dire que l’autorité académique, et, a fortiori, ministérielle, ne sait pas ce qui se passe ni si se passe effectivement ce qui est officiellement prescrit.

On touche là au fond de la question. L’Etat peut-il être encore un état régulateur, qui décide et impose des règles de fonctionnement et d’organisation à toutes les unités d’enseignement du territoire, ou doit –il plutôt être stratège et fixer le cap, en donnant aux unités d’enseignement toute latitude pour atteindre les objectifs fixés par la représentation nationale ? »

L’auteur qui conclu ainsi n’ouvre cependant pas un autre point corollaire de ce dernier : qui va juger de la réalisation de ces objectifs ? Qui va fixer les règles d’évaluation ? et surtout seront-elles celles qui prévalent à l’instauration des compétences et de cet enseignement néo-libéral qu’on nous impose ?

A propos de ce changement paradigmatique de l’Ecole (et de la société), voir les analyses approfondies de la finalité de l’Evaluation et de la mise en place d’une « Economie de la connaissance », dans les publications gratuites des Editions de la Grand Cour. A diffuser largement.


* L’Ecole pour la droite: on allait l’oublier...

un entretien avec B. Apparu sur Toutéduc.fr

Pour la droite il faut : « restructurer tout le système éducatif autour de trois nouveaux cycles :
Le premier cycle correspondrait au socle commun de connaissances et de compétences c'est-à-dire au savoir minimum que la société souhaite pour sa jeunesse. Il serait composé de l’actuel primaire et du collège. Le deuxième cycle, destiné à former les employés et les cadres moyens dont notre société a besoin, comprendrait le lycée et l’enseignement supérieur court (niveau licence). L’enseignement professionnel (sous statut scolaire et apprentissage) trouverait une toute nouvelle dimension et reconnaissance dans ce nouveau cadre. Enfin l’enseignement supérieur long parachèverait cette nouvelle organisation pour les cadres supérieurs, les enseignants et les chercheurs. 
Mais l’autonomie n’est pas suffisante si elle n’a pas pour corollaire indispensable, une refonte profonde de l’acte d’enseigner et donc du métier d’enseignant. La frontière traditionnelle entre enseigner, à la charge des professeurs, et éduquer, à la charge des familles, est trop poreuse pour ne pas générer des modifications profondes de ce métier.
La mission et le temps de travail d’un enseignant et son temps de présence dans l'établissement ne peuvent plus être exclusivement organisés autour de la transmission de savoirs centrés sur la ou des matières et autour d’un groupe classe»

Tiens, à droite les valeurs foutent le camp. Cela ne nous fait rien regretter, non rien de rien.


* 3e degré : projet de loi au 8/02.

Il est là .


* Université gagnée par la mobilisation.

AG de Nanterre pas satisfaite des mesures gouvernementales et qui attendait mieux et plus. Elle a réuni 300 personnes, appelées d’ailleurs pas la présidence de l’Université désormais opposée au projet de nouvelle loi cadre de l'Enseignement supérieur.

Les personnels et étudiants de l’université attendaient une abrogation de la loi LRU et du Pacte de la recherche. Force est de constater qu’au regard de l’avant-projet de loi, le gouvernement reste pleinement inscrit dans la logique de déréglementation, de mise en concurrence et de pénurie budgétaire des réformes précédentes.

La situation des établissements de l’ESR s’est dégradée depuis des années. En témoignent encore :
les récentes difficultés budgétaires de nombreuses universités (dont Nanterre) et organismes, amenant suppressions et gels d’emplois, suppressions d’enseignements ou dégradation des conditions de travail et d’études ;
l’augmentation de la précarité due principalement à la généralisation des financements propres (appels à projets ANR ou IDEX, formation continue, apprentissage…).

L’AG s’inquiète du décalage entre les conclusions des assises de l’ESR, elles-mêmes très insatisfaisantes, et cet avant-projet.

Le projet, dans sa version connue du 15 janvier renvoie souvent aux textes d’application et n’est accompagné d’aucun exposé des motifs, ni d’aucun texte d’engagement gouvernemental.
Cette loi qui ne s’accompagnera d’aucune programmation budgétaire n’apporte pas les réponses à nos exigences de rupture.

L’ AG exige une véritable rupture avec les politiques précédentes. Elle appelle les personnels et les étudiants à organiser des AG dans les établissements et à débattre du projet de loi sur l’ESR, et notamment des exigences suivantes:
- Abrogation de la loi LRU (RCE) et retour de la gestion de la masse salariale par l’Etat.
- Plan pluriannuel de création d’emploi scientifique permettant en particulier de résorber la précarité.
- Moyens de l’Etat (dotations) pour revenir sur les gels d’emploi, pour répondre aux besoins des formations et des laboratoires, pour améliorer l’encadrement, pour augmenter les soutiens de base des laboratoires au lieu de financements sur projets  (ANR, IDEX).
- Régulation nationale pour assurer l’égalité sur le territoire.
- Cadrage national des diplômes et reconnaissance collective des qualifications, pour garantir l’accès à un emploi et un salaire correspondant à la qualification.  
L’implication totale des personnels enseignants (université et IUFM) dans l’élaboration d’une véritable formation des maîtres.  

L’AG appelle à se joindre à la manifestation de l'Education du mardi 12 février à 14h30 (RER Luxembourg).


* On ferme (un collège) pour « absence de mixité sociale ».

Déclaration des parents d’élèves dans un CA d’une collège que le CG 37 décide de fermer pour cause de manque de « mixité sociale ». Dingue : autant dire qu’on va fermer tous les collèges du 93 comme aussi de Neuilly !
D’autant moins contents les parents, que l’affaire semble bouclée depuis de longues années et qu’une ministre actuelle a tenté de la dissimuler en lançant une grande concertation.
Comble de l’ironie, à deux pas s’ouvre l’année prochaine un lycée-collège... privé.


Nous n’acceptons pas la décision du conseil général de fermer le collège Pasteur. Nous avons compris que cette volonté n’a jamais été abandonnée depuis 2010 malgré le retrait du 1er projet de fermeture de Mme Roiron. Nous en voulons pour preuves les éléments suivants :
- A la rentrée 2011 le collège n’a pas intégré le dispositif ECLAIR pourtant créé pour prendre le relai du dispositif RAR (c’est un cas quasiment unique en France), il est donc sorti des dispositifs de l’EP (Education Prioritaire…) cette année là.

- Toutes les demandes de dérogation pour éviter Pasteur ont été acceptées (40 en 2012). Plus grave, des personnels de l’éducation en responsabilité dans des écoles ont incité les parents à l’évitement. De plus les demandes de dérogation vers Pasteur ont été refusées !

Tout cela montre que les services de l’état ont organisé la fermeture de longue date.

Concernant le conseil général :
- Aucun travaux n’ont été réalisés depuis au moins 3 ans

- Lors de sa venue le 11 décembre M. Landré, le Vice-président en charge des collèges a avoué publiquement n’avoir travaillé que sur des scénarios de fermeture.
- La méthode, avec une annonce précipitée ne laissant place à aucune concertation ni projet alternatif démontre la volonté ferme d’en finir, même si, pendant plusieurs semaines on nous a laissé croire que le président du CG n’avait pas pris sa décision, « se laissant ouvert à toutes les possibilités ».
- Mme Roiron a déclaré dans la NR le 24/10/12 : " Je découvre avec stupéfaction que Frédéric Thomas, qui a été à l'origine d'une fronde dans la majorité que j'animais à l'époque pour s'opposer, " en son âme et conscience " et la main sur le cœur, à la fermeture du collège Pasteur, l'envisage
tranquillement aujourd'hui
- Enfin le maire de Tours M.Germain nous a déclaré sans détour la semaine dernière lors de ses vœux au Sanitas qu’il était pour la fermeture de Pasteur depuis 3 ans ! Lorsqu’on connaît le poids du Sénateur Maire de Tours dans les décisions politiques locales, on a compris.

Tout cela montre que le CG n’a jamais renoncé à son projet de fermeture depuis 3ans.

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Réchauffement climatique

* Vaguelettes sur la Seine ?

Vidéo de la Mairie de Paris réalisée le 6 février 2013 au Gymnase Japy dans le cadre d'une réunion publique consacrée la réforme des rythmes scolaires (plus de 2 heures).
Ambiance... Après les informations officielles, visez les réactions à partir de 34 ‘. Intervention d’une directrice vers 38’ ; et surtout JP FONTANA - très applaudi et qui met les pieds dans le plat - à partir 1 h 07’

[MAJ à 17 h 40 : la mairie de Paris ayant rendu privées les vidéos en question - mais pourquoi donc ? -, on vous en propose filmées depuis la salle ]


Jean-François Fontana 2e réunion publique... par agencepresse


Rythmes scolaires à Paris Interrogations d'une... par agencepresse


Jean-François Fontana 1e réunion publique... par agencepresse


La réforme des rythmes scolaires à Paris - 2/4 par reunionspubliques

Elus gênés. Les élites gestionnaires et méprisantes - de droite ou de gauche - devraient commencer à serrer les fesses.


* Le vent qui vient.

SUD, FO, la CGT et la CNT ont ouvert la porte entre-baillée par la base (et les Dindons). Un peu partout d’autres suivent.

Le SNES en grève le 12 février. C’est possible, c’est en Lorraine. Voir le site du SNES-FSU Lorraine. « Pour les postes et les moyens ». Ou comment ne pas s’associer à un mouvement tout en s’y associant tout de même.

Certains syndicats du SNUipp-FSU franchissent carrément la ligne jaune en demandant l’abandon des projets Peillon, comme on peut le voir là, ou voir là.

Et on apprend aussi que par-ci ou par-là le
SE-UNSA appelle à la grève (comme par ici).

Ah, si les furieux gauchistes du SE-Unsa se mettent en grève alors... Ça sent bon le débordement général.


* Enseignement supérieur : avis de grand frais :

- Concours : les tensions montent :
La 9e section du CNU (Langue et littérature françaises) fait part de sa très vive inquiétude devant les projets de réforme des concours de recrutement des enseignants du secondaire. Lire ici.

- Le bilan des propositions de loi par Olivier Rollot
Loi sur l’enseignement supérieur : l’heure des tensions
Après la concertation l’heure est venue des décisions et, fatalement, ce sont les non-dits et les malentendus qui se font entendre et donnent quelque peu l’impression que le gouvernement navigue à vue. Les semaines à venir risquent en tout cas d’être fertiles en rebondissement et le jeune (45 ans) rapporteur du futur projet de loi relatif à l’Enseignement supérieur et la Recherche, Vincent Feltesse, député de la Gironde et Président de la Communauté urbaine de Bordeaux, aura à faire preuve de l’habileté qu’on lui reconnaît généralement – lorsqu’il était professeur à l’IEP de Bordeaux il y enseignait la communication publique et politique – pour faire adopter un texte qui ne mécontente pas (trop) tout le monde.
Lire la suite...


* Larme(s) de fond : de Darcos à Peillon, la ligne droite ?

Ancien de la direction du Budget, Alexandre Sine, le nouveau directeur de cabinet de Vincent Peillon, a tenté dès 2007 de convaincre l'entourage de Nicolas Sarkozy d'un projet iconoclaste de réforme de l'école. Sans succès.

C’est Lexpress.com qui nous livre le parcours un sombre conseiller semble-t-il insubmersible, aux idées lumineuses...

Alexandre Sine, directeur de cabinet de Vincent Peillon, est un homme plein d'idées. Brillant inspecteur des Finances, il a travaillé de 2006 à 2008 à la direction du Budget, comme chef du bureau de l'Education nationale. Avec son adjoint de l'époque, Laurent Cros, aujourd'hui délégué général d'"Agir pour l'école", il planche alors sur un projet de réforme de l'école, intégrant la règle budgétaire de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Leur PowerPoint sous le bras, les deux hommes font alors le tour des popottes, de l'Inspection générale à la rue de Grenelle. "Une démarche iconoclaste au ministère du Budget", souligne-t-on aujourd'hui rue de Grenelle. 

Affecter les 20% de bons professeurs dans les écoles en difficulté
Alexandre Sine en est convaincu, pour réduire l'échec scolaire, il faut s'attaquer à la racine, à l'école primaire, et travailler sur les pratiques pédagogiques. Son projet repose sur trois constats: il y a 20 % de bons professeurs en France, or l'effet "enseignant" est décisif pour la réussite des élèves, à plus forte raison dans les zones défavorisées. En affectant ces bons enseignants dans les écoles en difficulté, on réduirait de 15 à 5% le taux d'échec à l'entrée en sixième. Mais comment identifier ce ratio de bons profs? La solution consiste à évaluer la performance des professeurs des écoles, sur la base du volontariat
Le projet "Sine" est resté lettre morte. Cinq ans plus tard, devenu directeur de cabinet de
Vincent Peillon, l'ex inspecteur des finances a les coudées franches. L'occasion de ressortir ses PowerPoints des cartons? 
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Mobilisation montante

Dindons de tous pays... parlez nous. Une vingtaine de témoignages sont venus nourrir les commentaires du Mammouth, sur cette page qui est désormais dédiée. Poursuivez, ça nous intéresse.


* « 
Le mardi 12 février 2013 : je serai en grève, et vous ? »

Lettre ouverte à mes collègues.
« PE à la ville du Mée sur Seine et je me suis levée ce matin révoltée. J'ai cherché un mot d'ordre syndical pour le diffuser mais aucun ne disait tout ce que j'avais sur le cœur »

Lire la lettre.

What else ?
[grève du 12 : un exemple : situation à Trappes]


* Accompagnement personnalisé en lycée :"la révolution de la personnalisation" n’a pas eu lieu.

Tant mieux. Mais...

Il est là, le rapport sur l’Accompagnement personnalisé, il date de novembre 2012. Sans y être défavorable il montre que l’AP ne donne pas satisfaction en Lycée car l’organisation prévue pour n’est pas fonctionnelle. Et ça dure depuis 2010...

Il devait s’articuler avec le livret de compétences pour arriver à la personnalisation des parcours. Mais, entre organisations délirantes et usines à gaz d’un côté et AP en classe entière sur des bases disciplinaires de l’autres, la formule n’a satisfait personne.

Selon l’institut de sondages du Mammouth Déchaîné, pour plus de 62 % des élèves de seconde l’AP s’avère finalement totalement inutile voire négatif. 30 % affirment que cela ne les a en aucun cas aidé (et encore moins aidé personnellement), et plus de 70 % se sont même sentis dépassés par l’organisation des groupes et la logique de fonctionnent.

On peut s’interroger sur la ressortie ces jours-ci de ce rapport témoignant de l’inefficacité du
dispositif qui, rappelons-le, a été construit en « prenant » des heures aux enseignements disciplinaires qu’il n’est sans doute pas question de redonner. Et ce d’autant plus que les DGH sont au plus serrées dans les lycées (priorité au primaire on a dit), et que les premiers dispositifs à sauter seront ceux dont l’utilité est la moins flagrante.

Et pourtant, comme le signale le
Cafépédagogique, on avait été prévenu. Un premier rapport de mars 2011 soulignait déjà que « L’expérience de plus de dix ans des modules et de l’aide individualisée ne semble pas avoir eu d’effets significatifs sur les pratiques des professeurs, démunis sur les stratégies et démarches d’aide aux élèves... ».

Bref, faudrait peut-être arrêter de croire qu’on est capable de tout révolutionner avec des méthodes miracles.
Et ce n’est sans doute pas l’école qu’il faut changer...


* Les parents attaquent aussi, sur les rythmes.

Mais là aussi doivent faire face à de très gros poids lourds (la FCPE, totalement favorable et qui a appeler la réforme de ses voeux).

Un collectif parisien lance aujourd’hui une petition en ligne. Elle est là.

"Nous sommes opposés à l'allongement de la pause méridienne qui semble la position privilégiée sur Paris, indiquent les parents, qui revendiquaient mardi matin plus d'une centaine de signatures. Il faut que la réforme des rythmes scolaires allège vraiment le temps en collectivité des enfants, qu'elle permette de proposer des activités de qualité, pas qu'elle aboutisse à une garderie où les enfants ne sont que surveillés par des personnels ultra précaires ne pouvant prétendre à aucune formation."

Voilà de résumé une bonne partie du problème.


* Lyon et la réforme un exemple ou rien est prêt

Lyoncapitale.fr - Réforme des rythmes scolaires : la majorité des communes du Grand Lyon ne sont pas prêtes
Plus de 50% des communes du Grand Lyon ont décidé ne pas appliquer la semaine des 4.5 jours dans leurs écoles à la rentrée prochaine. En cause, le financement des activités péri-scolaires et l'organisation de la pause-déjeuner. Explications.

On retiendra une argumentation, peu évoquée jusque là :

Les agents de la ville ne veulent pas de contrats précaires supplémentaires


Enfin, les agents de la ville de Lyon, 1200 concerné par la réforme en ce qu'ils interviennent dans les écoles aux postes d'ATSEM, (les personnels qui travaillent auprès des instituteurs), les ASEP (agents de ménage), les cuisiniers, les aides cuisiniers, etc. Selon, Richard Delauzun, secrétaire général CGT à la Ville de Lyon, "
les agents ont la crainte du changement" car "ils vont travailler 4,5 jours alors qu'ils travaillent 4 jours par semaine et ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être bouffés, alors qu'il y a déjà pas mal de problèmes d'organisation dans les écoles". Il y a une inquiétude surtout sur la pause méridienne. "Il y a déjà une difficulté parce que les enfants mangent très vite dans les selfs, et après ils se retrouvent dehors. Donc les personnels s'inquiètent de l'allongement de la pause méridienne" précise le syndicaliste. D'autre part, les agents de la Ville craignent une précarisation supplémentaire, "on est à bout de souffle à ce niveau-là. On fonctionne déjà avec assez de vacataires entre midi et deux, on n'en veut plus de ce fonctionnement".  

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Parole aux Dindons

* Qui et où sont les Dindons ?

De gauche ? de droite ? Manipulation ? Partout ? nulle part ? Nombreux ou pas ? gueulards mais surtout pas syndiqués ?

On ne saurait trop quoi répondre pour caractériser ce collectif hétéroclite qui s’active beaucoup sur internet et les réseaux sociaux, plus informel et communautaire qu’organisé et cohérent, mais qui fait ses effets.
Quelques uns apparaissent dans les médias, d’autres écrivent aux syndicats.
Mais finalement on les voit peu dans les AG et les manifs.

Alors si vous en connaissez, ou si vous en êtes (de la dindonnerie), avant de les plumer ou de vous faire plumer, laissez une trace dans les poils du Mammouth (le commentaires restent ouverts).


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Droit dans ses bottes

* Peillon maintient les rythmes devant les lycéens de l’UNL.

... et est à deux doigts de dénoncer les corporatismes, les syndicalismes, l’électoralisme (ah, non pas l’électoralisme). En revanche la démagogie...

AFP - Peillon veut la réforme des rythmes scolaires, au collège et au lycée aussi

"Nous devons avoir le cou­rage de faire pas­ser l'intérêt de l'élève devant tous les autres inté­rêts", a ajouté le ministre, très applaudi par les lycéens réunis dans un amphi­théâtre de l'université pari­sienne Pierre et Marie Curie (Jussieu).
"Nous ne sommes qu'au début", a conti­nué Vincent Peillon, esti­mant qu'"il doit y avoir aussi pour le col­lège et le lycée, un chan­ge­ment". "La réforme des rythmes com­mence, comme le reste, par le pri­maire, mais elle va se pour­suivre", parce que des col­lé­giens aussi "ont des jour­nées surchargées".
"Il fau­dra qu'au col­lège aussi il y ait des emplois du temps équi­li­brés et une pause méri­dienne res­pec­tée", a-t-il expli­qué. Et pour lui, "il en va de même au lycée, qui doit res­pec­ter les rythmes d'apprentissage".

Lycée - Collège - Primaire, mêmes combats.


* RASED, toujours rasés !

Alors que les groupes de travail sur les réseaux d’aides ne sont toujours pas en place, nouvel appel du collectif national RASED.

Ça ne peut plus attendre !

Il est là.


* LOLF, LRU, évaluation, école, économie de la connaissance, et ... libéralisme

Tout plein d’analyses qui paraissent dans cette nouvelle maison d’édition.
En gratuit en ligne (seules les impressions à la demande sont payantes).

Les
Editions de la Grand Cour :  http://www.editions-grandcour.eu

Premiers titres :
Tous évalués, tous compétents !  
L’économie de la connaissance et stratégie néolibérale
La Loi LRU ou
l’université-entreprise
LOLF et  
réforme de l’Etat

Infos supplémentaires sur ces titre : dans cette lettre : Lettre_parutions_fevrier2013



* Sauvons l’Ecole : le retour

Il n’aura tenu que 6 mois le gars Michel, mais le voilà de retour. Le site Sauvons l’Ecole reprend du service pour sa veille quotidienne du web et de la presse.

Au plus grand plaisir de tous.
C’est par là.
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Le primeur est arrivé (déjà ?)

* Prime à la classe : 400 € pour les PE (et pour rentrer dans le rang ?)

On ne peut s’empêcher de le penser alors que le ministre lui même déclare qu’il en a assez d’être «emmerdé » (voir post précédent).

- des précisions après les informations données par Lesechos.fr, hier dans la soirée :

Une prime sur le modèle de l'ISOE
Si le minis­tère ne sou­haite pas confir­mer cette infor­ma­tion, c'est qu'elle ne serait ren­due offi­cielle que vers la mi-février, après le congrès du syn­di­cat FSU, indique le quo­ti­dien. Mais selon une source citée par les Echos, "les arbi­trages sur cette indem­nité sont très bien enga­gés". Cette prime serait cal­quée sur le modèle de l'ISOE (indem­nité de suivi et d'orientation des élèves) per­çue par les ensei­gnants du second degré, mais ne s'élèverait pour le moment qu'à 400 euros annuels, contre 1 200 pour l'ISOE.
Le ministre se pen­che­rait égale­ment sur l'amélioration de l'accès à la "hors-classe" des pro­fes­seurs des écoles, ouverte à moins de 2 % des ensei­gnants du pri­maire contre 7 % des ensei­gnants du secon­daire. Cependant, pré­cise le quo­ti­dien, "l'alignement du pri­maire sur le secon­daire n'est [...] pas acquis".

- Une prime déjà financée ?

Ces dis­po­si­tions pour­raient être finan­cées grâce à des mesures ins­crites au bud­get et non recon­duites par le gou­ver­ne­ment, comme la prime ver­sée aux ensei­gnants lors du pas­sage des évalua­tions de CE1/CM2, sup­pri­mées cette année, ou des heures sup­plé­men­taires pour les stages de remise à niveau, égale­ment suspendus.



* 12 février : circonvolutions du SNUIPP-FSU

Coincé entre les aspirations de la base (comme dans le 67 par exemple), les prises de positions contre la loi de refondation dans certains départements, et vexé comme des poux de l’accord CGT-FO-CNT-SUD sur le 12, l’appareil du SNUIPP tente de sortir la tête pas trop basse et appelle désormais (mais pas trop fort non plus) à manifester le 12.

Mais comme la FSU refuse le mot d’ordre de refus de la loi de refondation, la fédération nationale use de tout son vocabulaire pour dire que oui, mais que bon, faudrait pas non plus, mais enfin le terrain, bref, faut quand même dire quelque chose, pour se satisfaire de ne pas être totalement satisfait, mais un peu quand même.

La preuve : la déclaration du SNUIPP.
... qui se termine ainsi :
« Reporter pour une vraie réforme réussie en 2014
Face à ce bricolage insatisfaisant qui se dessine pour les enfants comme pour les enseignants, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014. Le décret d’aménagement du temps scolaire doit être revu, les conseils d’école consultés. Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et de construire les conditions de sa réussite dans les écoles en s’appuyant sur les enseignants. »

Bref, faut annuler la réforme et en refaire une autre. Pourquoi ne pas le dire franchement ?


* Futurs CAPES pédagogiques ?

Encore une fois la méthode Peillon ne paie pas. Les acteurs de la formation initiale demandent (eux aussi, après d’autres...) qu’on les concerte sur les évolutions de ladite formation initiale (CAPES).

Et cela alors que les responsables des MASTERS formation s’inquiète sur les rythmes, quantités de travail, et philosophie même de la didactique (
site de SLU)

Les textes ministériels concernant la réforme de la formation des enseignants viennent d’être publiés, et notamment le document de travail pour la « rénovation des maquettes des concours de recrutement ». Ce document prévoit pour le CAPES – placé en fin de M1 - la mise en place de nouvelles épreuves se voulant presqu’exclusivement une vérification de compétences dites « pédagogiques » et « professionnelles » (présenter une situation professionnelle, une « argumentation pédagogique », des « procédés didactiques », passer un « entretien professionnel »…). Il s’agit visiblement, pour les concepteurs du projet, de verrouiller les épreuves dans le périmètre d’une professionnalisation précoce.

Or ces compétences attendues des candidats ne s’ancreront pas dans une véritable expérience professionnelle et ce ne sont certainement pas les stages prévus qui pourront y suppléer ; elles ne pourront dès lors que résulter d’une acquisition bâclée de « procédés » (l’utilisation de ce terme par les rédacteurs du projet est en soi très révélatrice !) transmis « hors-sol », et ne générant que des récitations superficielles.

« Il est grand temps de sortir de cette opposition apparente et stérile entre les tenants des savoirs disciplinaires et les hérauts de la pédagogie !
 L’expérience des jurys de concours et notamment celle concernant les diverses modalités de l’épreuve sur dossier, peut utilement être mobilisée pour redéfinir les épreuves du concours » demandent les formateurs alors que les concours se redéfinissent sans eux.

C’est pourquoi se met en place une pétition publique : sur ce lien.


* Référentiels de compétences

Dernières réunions au ministère pour établir les référentiels de compétences professionnelles qui devraient structurer les futurs MEEF.

Quelques infos : les COP redeviennent dans ces textes des membres de l’éducation nationale (et non plus « des partenaires »), les CPE ont réintégrés la communauté éducative (et ne font plus partie des personnels de direction comme prévu initialement) et toutes ces catégories, avec les enseignants, sont regroupées dans un même texte qui mentionne bien les statuts.

Si il y a du mieux,
si le ministère affirme bien que ces textes ont pour objet la formation et non la certification, si certains syndicats y sont très favorables (cherchez lesquels), le pas est proche cependant et restent globalement inacceptables : confusion missions et compétences, le socle, toujours le socle, et où sont les RASED ?


* Etat des troupes. Des chiffres sur le premier degré.

Toutéduc.fr publie un certain nombre de données quant au premier degré et à l’utilisation des moyens enseignants .

Extraits :

Au total, avec 349 983 titulaires et 3 743 stagiaires, l'Education nationale disposait en décembre 2011 de 310 406 ETP [dans le premier degré]. En effet, 106 enseignants sont "mis à disposition" d'autres administrations de l'Etat (55), d'organismes d'intérêt général (30) ou d'associations (19), quelque 3 000 sont en congé de longue maladie ou en congé de longue durée, 5 833 sont en détachement (pour les deux tiers à l'étranger, pour 9 % dans le privé, pour 3,5 % dans des collectivités territoriales), 7 126 sont en disponibilité (dont 43 % pour convenances personnelles, 2% pour faire des études, 1 % pour création d'entreprise), près de 3 000 sont en congé parental.

Un certain nombre d'enseignants, 33 200, bénéficient de décharges, dont 27 800 pour exercer des fonctions de directeur d'école, et 1 600 pour raisons syndicales. Et pour 600 d'entre eux, il s'agit de raisons médicales. Enfin, 12,2 % des enseignants sont à temps partiel, ce sont le plus souvent des femmes qui ont entre 30 et 40 ans, et qui travaillent à trois quarts de temps ou à mi temps.

En ETP, 254 787 enseignants sont devant leurs élèves, 9 487 dirigent une école, 25 898 assurent des remplacements, 1 % des ETP disponibles est affecté à des tâches d'animation (informatique, CASNAV, soutien), 4 % pour des "besoins éducatifs", notamment les RASED, et 1 % pour l'animation pédagogique auprès des IEN.

A noter qu'en 2006-2007, 11 800 enseignants du premier degré public ont pris leur retraite, 275 sont partis vers d'autres corps, 305 sont décédés, 152 ont démissionné, 125 ont été radiés. E, 2010-2011, 10 600 ont pris leur retraite, près de 400 sont partis vers d'autres corps et un peu plus de 400 ont démissionné, 211 ont été radiés, 275 sont décédés.

Moralité : la mortalité baisse. Tant mieux, enfin une donnée positive.
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