Retours de manif

Franc succès non ? Maintenant...

* Un seul message des manifestants à Sarko : en direct de Rouen.

Message au gouvernement

* Poursuites. La CGT-Educ'ation au moins, elle, elle est claire :

Le Conseil National de l’Union Cgt Educ’Action réuni à Dourdan du 26 au 28 janvier 2009 se prononce pour [que les confédérations] décident dans l’unité la plus large possible, une reconduction de l’action les jours suivants. Vu la situation dans l’Education nationale, le Conseil National de l’Union CGT Educ’action appelle tous les personnels à la grève dès la semaine du 2 février.

Toute la déclaration du 28/01 là :
CGT

On attend des messages aussi clairs des autres organisations...

* Indigeste provocation. Darcos déjeunait aujourd'hui aux frais du syndicat des vins. A moins que, désespéré, il ne sombre dans l'alcool. C'est dit autrement (on n'est pas dans le même monde), mais cela peut vouloir dire la même chose.

Les échos - Le déjeuner presque "ordinaire" de Xavier Darcos
[ 29/01/09  - 17H36   - actualisé à 18:00:00  ]

A l'heure où les manifestants parisiens se rassemblaient dans le froid Place de la Bastille, le ministre de l'Education nationale savourait, dans un salon du Pavillon Ledoyen, un repas donné par le Syndicat des vins d'appellation Bordeaux et Bordeaux supérieur.      


Aujourd'hui, la moitié des enseignants du primaire et un bon tiers de ceux du secondaire étaient en grève, mais il en fallait plus pour impressionner le ministre de l'Education nationale, rompu aux mouvements sociaux dans son administration. A l'heure où les manifestants parisiens se rassemblaient dans le froid Place de la Bastille, Xavier Darcos, après un court passage sur le plateau de LCI, savourait, dans un salon du Pavillon Ledoyen, un trois étoiles de la capitale idéalement situé dans la verdure du bas des Champs-Elysées, un repas donné par le Syndicat des vins d'appellation Bordeaux et Bordeaux supérieur. Au menu : soufflé d'oeuf fermier et crème de tartuffon, selle d'agneau en croûte de feuilletage à la graine de lin, millefeuille à l'ananas."

"Crème de Tartuffon". voilà le surnom qui lui manquait.

* Un préfet, sinon rien. Viré sur ordre après le fiasco de Saint-Lo. Les réactions les plus vives sont à droite...



Ouest-France -
C'est ce qui s'appelle un passage express. Un peu plus de six mois après sa nomination, en juillet 2008, Jean Charbonniaud, préfet de la Manche, est déjà muté. Une « mise au placard » qui se murmurait dans les couloirs depuis la visite présidentielle très chahutée à Saint-Lô du 12 janvier dernier. Une visite qui a déçu les partisans du président qui n’ont pu l’approcher et qui a été qualifiée de « ratée » par les syndicats.

« Ce sera perçu comme le fait du prince »


Si au ministère de l’Intérieur, la position officielle est « aucune communication sur cette mutation », dans la Manche, à droite comme à gauche, les réactions tombent. Le maire UMP de Saint-Lô François Digard trouve cette décision « très sévère et plutôt injuste ». Le député UMP de Saint-Lô, Philippe Gosselin, dit ne pas être étonné car il a vu le président « très énervé », le jour de la visite. Mais il regrette que le préfet paye les pots cassés. « Ce sera perçu comme le fait du prince », souligne-t-il. Le président du Conseil général de la Manche et sénateur UMP Jean-François Le Grand, parle de « décision disproportionnée » et estime que c’est « très contre-productif sur le plan politique ».

* Vidéo de la fin. Super-instit remet ça. Encore une fois du bon. Allez sur son site il en a fait d'autres cartes de voeux. C'est là

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Spam gouvernemental...

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... ou la nouvelle forme de propagande d'Etat.

* Corruption d'Etat.Pour ceux qui n'auraient pas encore compris, Libé fait le point de la situation des associations éducatives et de la méthode Darcos. Encore une fois il s'agit de soigner la communication et de diviser pour mieux régner. Mais cette fois, la pression est financière. Cela s'appelle du chantage... mais on va dire que l'on ment ou on désinforme.


Libé (
ici) -Autre exemple de la com' du ministre : la fronde des associations d'éducation populaire dont les subventions ont été réduites. En octobre dernier, le ministère annonce la suppression de 25% des subventions aux associations. Suit une polémique, une pétition. Interrogé sur le sujet par Bernard Cazeneuve, député socialiste de la Manche, lors de l'émission, Darcos évacue le sujet: «Monsieur Cazeneuve devrait se renseigner : entre temps, nous avons rencontré les représentants de ces grandes associations, qui sont entrés dans notre démarche et l'ont comprise.» Bref, affaire réglée.

Ces propos ont parfois fait sourire (jaune) dans les associations concernées. Si celles-ci ont bien été reçues en décembre (collectivement par le directeur de cabinet du ministre puis individuellement), certaines en ont profité pour exprimer leur profond désaccord avec cette mise sous condition des subventions, qui revient selon une responsable associative à une «instrumentalisation des associations»... et toutes ont demandé à récupérer les 25% supprimés en 2008. Au moment où Darcos évacuait le sujet sur Europe 1, la crise n'était d'ailleurs pas encore dénouée. Les associations ont reçu un courrier du cabinet ministériel le lendemain, avant une nouvelle rencontre, mardi.

Au final, un accord a été trouvé pour 2009 et 2010. Quant à la part des subventions sucrée en 2008, Darcos a beau assurer qu'elle pourra «revenir si les associations présentent des projets concrets», il semble qu'il n'en est rien. Le ministère a répondu aux associations que l'exercice 2008 était bouclé. Les associations ont déposé un recours gracieux afin de laisser le temps au ministre de trouver une solution. Et «avant un recours en contentieux si les choses n'évoluent pas», précise à toutes fins utiles Jean-Marc Roirant, secrétaire général de la Ligue de l'enseignement, qui coordonne l'action des huit associations concernées.
Dans la bouche de Darcos, cela donne : «
Les associations sont entrées dans notre démarche et l'ont comprise.»"

Voilà donc dans quel contexte elles ont donc vu la nécessité de manifester avec quelques autres organisations (dont le SGEN, l'UNL et la  FCPE) un soutien déguisé au ministre sous l'appellation "de l’ambition pour la réforme du lycée" et ont fait 12 propositions pour un lycée modulaire.


* Sarko blague sur la filière ES. Et c'est marrant, mais marrant, à un point rare. Je cite :

Le Monde - "Il y a une filière économique pour vos enfants. C'est une blague", s'est exclamé le président de la République en déplacement, mardi 27 janvier, à Châteauroux (Indre). "Parce que la filière économique ES, mettez vos enfants dedans, et ils ne peuvent pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques. Qu'est-ce que cela veut dire ? On dit à ton gosse, fais la filière économique, tu pourras faire de l'économie et à l'arrivée ils ne peuvent pas se présenter [aux concours]. Ce n'est pas admissible".

Le Monde de corriger : En réalité, les bacheliers ES représentent 42 % des élèves des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce. Ils suivent l'option dite économique. Mais les élèves de cette filière ont moins de chance d'intégrer les écoles les plus prestigieuses. En 2008, les bacheliers ES représentaient 30 % des admis à HEC, 23 % à l'Essec (66,3 % pour les S) et 31 % à l'ESCP-EAP.

Ca, c'est fait.

* Euphémisme : "Nouvel élan pour l'école maternelle". C'est le titre d'un des paragraphes que l'on peut lire dans la lettre Flash de l'Education nationale balancée aujourd'hui (tiens, comme par hasard) sur toutes les boites aux lettres professionnelles des enseignants. Veuillez comprendre bien sûr : "par ici la sortie". Copie (partie)



Quelqu'un aurait un anti-spam efficace contre ce genre de pollution ?


* Ambitions de carrière de l'ex-futur premier ministrable, Xavier D. : «Je vais rester cinq ans ministre, confiait-il la semaine dernière en privé. Mais peut-être pas à l'Éducation. L'idée du président est que j'aille ailleurs. Où ? Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, l'Élysée souhaite que je tienne encore un peu ici». Et c'est le Figaro qui le dit (et pas le Canard alors on ne pourra pas dire que c'est du n'importe quoi).

Et de poursuivre : "
De fait, Xavier Darcos semble désormais un peu coincé dans son portefeuille. «S'il parvient à remettre la réforme de la classe de seconde sur les rails, on dira que c'est grâce à Richard Descoings et à Martin Hirsch. S'il n'y parvient pas, on dira que c'est de sa faute», décrypte un conseiller ministériel. Xavier Darcos vise un ministère régalien. Ce que confirme son entourage. «Xavier Darcos estime que le ministère de la Justice est intéressant parce qu'il est au cœur des préoccupations immédiates des Français», explique un de ses conseillers qui, lucide, admet que quitter l'Éducation «ne serait pas une solution de repli puisque la Chancellerie n'est pas un ministère calme»."


* Modèle suédois, tu parles ! Entraide, participation, solidarité, ... vous croyez ? lisez ces déclarations du ministre de l'EN suèdois.

De sources syndicale - Le ministre de l'éducation suédois, Jan Björklund, a récemment déclaré, à propos de la création de classes d’élite dans 10 lycées sélectionnés  par l’Agence nationale suédoise pour l'éducation : « Nous devons en finir avec l'anti-élitisme propre à la social-démocratie. Les bons élèves doivent avoir la possibilité de développer leurs compétences et de fonctionner selon leur propre rythme. Ils ne sont pas censés s'asseoir et se tourner les pouces en attendant leurs camarades ».

Retour à l'élitisme des démocraties bourgeoises qui se lâchent... Et élitaire pour tous, ils ne connaissent pas ?

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De qui se moque-t-on ?

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* La réforme, en douce.
Malgré son abandon, l'EN recherche des lycées qui voudraient expérimenter la réforme Darcos. 500 postes trouvés miraculeusement pour cela.

De source syndicale-- Tout en annonçant, sous la pression du mouvement social, « repartir de zéro » sur la réforme du lycée, le ministre déclare lancer un processus d'expérimentation « de nouvelles organisations du lycée ». Il recherche donc 100 lycées et débloque 500 postes d'enseignants. En outre, cet « appel d'offre » à l'expérimentation a été lancé sans aucune discussion ou information préalable.
Cette annonce particulièrement indécente dans le contexte de suppression massive de postes – soulève des questions de fond :
Où le ministre trouve-t-il ces 500 postes alors que le gouvernement s'enferre dans sa volonté de supprimer 13.500 postes dans l'Education nationale pour la rentrée 2009 ? Que va-t-on expérimenter ? Sur quelles bases ? Dans plusieurs académies, les expérimentations se feraient exclusivement à partir du projet de réforme rejeté en décembre 2008.

Nouveau slogan pour le 29 : Darcos à Lourdes !

* L'EN, en manque de personnel, (re)commence à recruter des vacataires sur les liste, des recalés aux concours des Prof des écoles. C'est ce qui se passe en Poitou Charentes comme l'a stipulé une inspectrice d'académie le 13 janvier. Il n'est même plus question de recruter sur les listes complémentaires. Raisons budgétaires obligent...


* S'il fallait encore le démontrer, la maternelle est bien sacrifiée et ce depuis longtemps. Voici les onze points trouvés par les enseignants de la région lyonnaise et qui montrent que depuis longtemps tout va dans le même sens. C'est là.



* Le Maine-et-Loire en pointe. Après les retraités, les étudiants en IUFM, voici l'appel de l'IA en direction des "élèves majeurs (en formation de BEP sanitaire et sociale et d'aide soignant)".



Bon bien il y a tout : mail, tel, adresse, vous pouvez les insulter en direct.


* Un préfet victime du SMA ? Il devra aller surveiller lui-même. Bonne initiative de ce maire qui a demandé à des personnalités de son département de venir faire ce qu'ils demandent (aux autres) d'appliquer. Un préfet, donc, mais aussi un IA, des élus de droite, des élus battus, et différentes personnes qui trouvent le SMA bien. Bravo.


Le Parisien — Rodez veut faire garder les élèves par le préfet


Arodez (Aveyron), le maire va tenter de prendre l’Etat à son propre jeu. Puisque la loi l’oblige à mettre en place le service minimum d’accueil (SMA) dans les écoles en cas de grève des enseignants, Christian Teyssèdre (PS) a invité par courrier 145 personnalités locales à venir garder jeudi les 2 000 élèves scolarisés dans sa commune.

Parmi ceux qui ont été sollicités pour assurer ce SMA figurent le préfet de l’Aveyron et l’inspecteur d’académie ! Aucun des deux n’a souhaité pour l’instant commenter cette initiative… « Je montrerai que la loi est inapplicable » « Comment pourrai-je réquisitionner des agents communaux s’ils sont en grève eux aussi ? » fait notamment valoir Christian Teyssèdre. Et d’ajouter avec malice : « Après tout, ces personnalités sont des citoyens comme les autres. S’ils sont cohérents, ils ne peuvent pas me demander quelque chose et refuser de l’appliquer. » Parmi les personnes invitées à participer au dispositif d’accueil figurent également les élus de la majorité municipale, le maire en tête, un député UMP, des conseillers généraux, ainsi que les candidats battus aux dernières élections municipales. A la suite de l’envoi de ces courriers, la municipalité dit avoir reçu une quinzaine de réponses, positives et négatives. « S’ils ne viennent pas, je les mettrai en contradiction avec ce qu’ils me demandent d’appliquer, et je montrerai que la loi est inapplicable », prévient le premier magistrat de Rodez. En novembre dernier, lors d’une précédente grève des enseignants, le préfet de l’Aveyron avait saisi le tribunal administratif pour imposer à des communes du département de mettre en place le service minimum à l’école. La demande étant arrivée hors délai, la justice n’avait pas donné suite.


*Darcos et Sarkozy en grève jeudi ? Il faut le croire. Allez voir leurs agenda respectifs, et . Curieusement ils n'ont rien prévu, seraient-ils dans les cortèges ? Non, ne me dites pas... comme ces irresponsables de Sud et tous ceux qui "feraient mieux de se remonter les manches", comme a dit ce matin E. Woerth ?


* Le 29 janvier j'arrête : de quoi afficher (voir doc en pdf).


Tout plein d'autres là : affichage nuisances

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Syndicalement vôtre

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* Tangage à la FSU ?
En effet, alors que la direction prépare son retour à la table des négociations de multiples voix à l'intérieur de la FSU commencent à râler.

Pour preuve : une motion sur le retrait de la discussion déboutée et un extrait d'une déclaration de Front Unique, tendance très minoritaire, qui relate la situation au CFDN de la FSU alors que Aschiéri, Moindrot et Rollet étaient reçus par Sarko mardi dernier.

L'Ecole Emancipée, minorité plus influente en fait autant. Plus que des remous, du tangage très sérieux. Par aileurs des voix s'élèvent depuis le Supérieur pour savoir pourquoi le SNES n'a pas encore relayé auprès des enseignants des premier et second degrés l’analyse sur la mastérisation, sur la précarisation et le “dumping” qu’elle insinue à très court terme dans les établissements d’enseignement. Une seule question en sort : à quoi sert la FSU ?


C.-R. (Front Unique) : Etrange déroulement du CDFN de la FSU en vérité. Alors que le CDFN était réuni, Sarkozy convoquait la direction de la FSU à l’Elysée. Gérard Aschiéri « après avoir consulté quelques copains » -citation exacte – décidait de s’y rendre avec Gilles Moindrot (secrétaire général du SNUIPP) et Frédérique Rollet (secrétaire général du SNES).Le CDFN de la FSU pourtant réuni au moment de la réception de la convocation ne l’apprendra que le lendemain. Le secrétaire général de la FSU craignait- il que le CDFN de la FSU se prononce contre le fait de se rendre à une telle convocation ? Il n’aura pas eu l’heur de donner son avis. Quant aux propos de Sarkozy, d’après Aschiéri lui-même, il s’en est tenu à réaffirmer l’intégralité de ses objectifs, à commencer par les 13500 suppressions de postes.

Ainsi va le « dialogue social », dont, la veille, Sarkozy s’était félicité dans ses vœux aux « partenaires sociaux ». Evidemment, accourir à la convocation de Sarkozy et combattre pour défaire le gouvernement sur l’ensemble de ses contre- réformes sont incompatibles. La motion « action » du CDFN en témoigne. Pas une seule fois n’est formulée l’exigence du retrait des réformes. Mieux même, sur certaines questions, telle la réforme des concours, le secrétariat national de la FSU l’approuve assez ouvertement, et c’est au nom de l’efficacité de sa mise en œuvre qu’elle en demande le report d’un an. Quant à la réforme des lycées, la direction du SNES a annoncé son intention de se précipiter à la commission Descoings, qui après l’échec de la commission Gaudemar, essaie de la remettre en selle sur la base des seize points de convergences signés en Juin par le quasi- totalité des directions syndicales dont celle du SNES.


Motion (Front Unique) pour le retrait définitif de la réforme Darcos des lycées, contre toute participation à la commission Descoings, et aux journées banalisées

Le CDFN de la FSU considère qu’alors que le gouvernement a dû reporter la « réforme » des lycées à la suite au départ du SNES de la commission Gaudemar, nourrissant ainsi la mobilisation de la jeunesse lycéenne en particulier, le même gouvernement annonce sa volonté de faire passer la réforme par la concertation en mettant en place la commission Descoings.
Le CDFN de la FSU constate que Descoings entend faire des « seize points de convergence » de Juin dernier la base de la nouvelle concertation. En conséquence :
Le CDFN de la FSU se prononce pour le retrait définitif de la réforme des lycées
Il se prononce contre toute participation à la commission Descoings et invite les syndicats nationaux concernés à dénoncer les seize points de convergence
Il appelle au boycott des journées banalisées visant, sur le modèle du « grand débat sur l’Ecole » qui a conduit à la réforme Fillon, à tenter d’associer les enseignants à cette réforme


Pour : 9 Contre : 60 Abstentions : 23 nppv : 15

Texte Ecole émancipée :
L’information tombée lors de notre réunion de tendance, par une dépêche AFP, de cette entrevue « off » pose de sérieux problèmes externes et internes, qui touche tant le fond que la forme.

Externes 
:

Qu’après le 20 novembre et les mobilisations continues tout au long de décembre et notamment celles des lycéens et du premier degré avec les parents d’élèves, après la baffe reçue à Saint Lô, après le 17 et avant le 29 janvier que le président de la république craignant le pire juge utile et urgent de recevoir la FSU n’est pas un problème, c’est même plutôt un élément du rapport de forces et nul n’aurait songé à nous le reprocher.
Que cela se passe sous une forme qui apparaît « secrète », « off » et donc non préparée par la première fédération de la FP devient un problème majeur. Alors que c’est lui qui était demandeur, c’est nous qui apparaissons « nous rendre au château » .
Est-il vraiment opportun, alors que nos camarades sont poursuivis à Saint Lô ; alors que le même jour les personnels de la recherche mobilisés ne sont, eux, pas reçus, d’être « écoutés par le président » ?
Nous ne le pensons pas.
Alors que la FSU et ses syndicats – tous ses syndicats – sont au cœur des mobilisations, dans l’éducation, la recherche, mais aussi à jeunesse et sports, à la PJJ, au MEEDDAT, au pôle emploi…contre les suppressions de postes et la RGPP, donner le signal que la FSU ce n’est bien que les enseignants (et encore pas tous) est un véritable problème et une erreur.
Qu’alors que le combat doit continuer et s’amplifier pour obtenir le retrait des suppressions de poste, la FSU accepte de faire ce qu’elle a, à juste titre refusé à Saint Lô, c'est-à-dire entendre le président et non entamer des négociations sur la base d’un rapport de forces ne peut que dérouter les personnels et les usagers qui poursuivent dans des conditions difficiles la lutte pour obtenir satisfaction.

A l’interne :


Qu’une délégation fédérale (puisque c’est bien la FSU qui était invitée) se résume au SG + SNES et SNUipp – choisis par le président – (avec comme condition de ne pas donner l’information au-delà d’un cercle très restreint) a renforcé les dysfonctionnements internes qui maintenant font système.
Ce genre d’entrevue aurait dû au moins passer par une information du BDFN, cela renvoie aux questions de direction, et de direction pluraliste de la FSU.
A la veille d’un congrès fédéral où toutes ces questions seront posées, il ne faudrait pas que le congrès du SNES qui se tient avant tranche de fait toutes les questions, avant même que l’ensemble des composantes de la fédération en ait même été saisi de façon collective.


* Relevé de conclusions
de la réunion de négociation préalable à la grève du 29 entre syndicats et ministère. C'est désormais la règle pour le premier degré. Fait par l'administration.

Chaque syndicat expose ses revendications. Instructif (surtout sur les positionnements syndicaux et leur relative clarté, parfois).

en pdf : releveĢ de conclusions pour le 29


*Dégueulasse :
L'Inspectrice d'Académie du Maine-et-Loire a proposé aux PE1 et aux PLC1 de prendre part au Service Minimum.

Bravo, Madame.



* Le CG de l'Oise voit grand. Il n'y a pas que Darcos qui prépare le lycée numérique, la gauche aussi anticipe en donnant aux collègiens des ordinateurs (pour la bagatelle de 28 millions d'€). Gratos. Il arrose au passage le privé aussi. La propagande est en ligne sur le site du CG60 : .


itmanager.com - Toshiba et Econocom réduisent la fracture numérique
dimanche 25 janvier 2009

« Ordi 60 », c'est le nom de l'opération menée par le Conseil Général de l'Oise avec Toshiba et Econocom comme partenaires. L'objectif : équiper en matériels et logiciels tous les collégiens du département.
 
C'est une opération de grande envergure qu'a mise sur pied le Conseil Général de l'Oise, en concertation avec l'Education Nationale, les établissements scolaires et les enseignants du département, mais aussi les représentants des parents d'élèves. Avec pour ambition, la réduction rapide de la fracture numérique et la favorisation de l'égalité des chances. Car les ordinateurs fournis dans le cadre d'Ordi 60 ne seront pas installés dans les collèges,
mais au domicile de chaque collégien. Aussi, ce sont près de 200 000 personnes qui bénéficieront de ce programme.
 
(...) Chaque ordinateur, équipé de ses logiciels et de ses accessoires,
affiche une valeur marchande de 1 350 euros. En offrant un exemplaire à chaque collégien du département, le Conseil Général de l'Oise lutte à sa manière contre la baisse du pouvoir d'achat.
 
L'opération démarrera en février avec l'équipement des élèves de
5ème et de 4ème des collèges publics et privés. (...) Enfin, notez que le collégien conservera l'ordinateur de la 6ème à la 3ème et qu'il lui sera laissé gracieusement après 6 ans.
 
Coût de l'opération pour le Conseil Général de l'Oise : 28 millions d'euros sur trois ans
. "

Sacrées étrennes...

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Alchimie éducative : ça prend ?

* La hiérarchie désobéit aussi. Comme quoi tout n'est pas désespéré. Le SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs du primaire, appelle tous les acteurs du système scolaire à reconsidérer l'actuel dispositif des évaluations CM2 comme ce qu'il est en l'état : une gigantesque maldonne.


Déclaration du SNPI : "Personne, ni au sommet de l'État, ni dans le monde enseignant, ni dans les familles, n'a plus intérêt à prêter à ce dispositif engagé dans la confusion et l'erreur d'appréciation le caractère significatif qui devait être le sien sur l'état des connaissances scolaires des élèves de CM2 et sur la qualité du système. Imposer cette signification dans la conjoncture que nous connaissons conduirait à déchirer de manière gravissime le tissu humain d'un secteur incontestablement au bord de la crise de nerfs. Chacun s'accordera à redouter que les plus grandes victimes soient les élèves que toute la dispute engagée depuis des mois ne peut que dépasser. (...)

Les inspecteurs assurent actuellement leurs missions statutaires au milieu de cette tempête institutionnelle d'une gravité sans précédent. Le ministère les a résolument engagés dans un système d'obligation de résultats et de contrôle de qualité aux effets évidemment stressants. Certains d'entre eux, assimilés spontanément par les familles ou par les enseignants au bras armé du ministère, se sont vus personnellement mis en cause dans leur dignité humaine de manière inacceptable. Désormais, le seuil d'alerte est atteint. Tout le monde fonce droit dans le mur."

Ca sentirait le brûlé ? Bon mais faut pas qu'ils s'arrêtent là ceux-là.

* La pierre philosophale pédagogique
. En voici encore un qui réinvente la poudre.

AFP-Des élèves-professeurs formés à la "tenue de classe" face à la violence

Vingt-cinq élèves-professeurs ont reçu vendredi à Créteil une journée de formation à la "tenue de classe", qui propose des solutions concrètes pour faire face à la violence dans les classes difficiles, formation qui sera étendue à tous les nouveaux enseignants en 2010.
La formation est assurée par un professeur de français âgé de 33 ans, Sébastien Clerc, qui enseigne depuis huit ans dans un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis: "Mon but est de faire partager les méthodes découvertes sur le tas pour tenir une classe, des choses concrètes pas enseignées dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)".
"Les conseils que je donne sont le fruit de ma propre expérience et de 30 entretiens réalisés avec des collègues confrontés comme moi à des classes difficiles, ce sont des outils mis à disposition des professeurs, ce ne sont pas des recettes miracles", explique ce pragmatique.
Selon lui, il ne faut négliger aucun détail: "il faut être en bonne forme physique, avoir une tenue vestimentaire stricte, ne pas s'habiller comme les élèves".
Il est adepte de cours de politesse, car "des élèves ignorent qu'il est impoli de cracher n'importe où".
"L'instant capital dans un cours, c'est le début. Il faut créer un courant chaleureux, on dit +bonjour comment allez vous?+ et à la fin des cours, on souhaite +une bonne journée+".
Avant le premier cours de l'année, il conseille d'apprendre le trombinoscope afin de d'identifier immédiatement les élèves en prononçant leur prénom.
Comme dans une classe, selon lui, il y a 10% d'élèves travailleurs, 10% de chahuteurs et 80% de "ventres mous" qui peuvent basculer d'un côté à l'autre, il préconise
d'imposer un plan de classe, c'est-à-dire de placer les élèves de manière autoritaire en intercalant les bavards et les plus calmes, mais il faut que cette mesure soit adoptée par l'équipe pédagogique pour tous les cours.
Sébastien Clerc passe en revue les "répliques cul-de-sac qui ne servent à rien comme +il y a trop de bruit+ ou +vous avez le bac en fin d'année+ ou +moi, j'ai mon salaire à la fin du mois+ ou celles qui peuvent braquer l'élève comme +je ne sais pas comment vous avez été éduqué+".
Il recommande à la place: "je sais que vos parents vous ont éduqués, alors faites-leur honneur". Il conseille de déclarer aux porteurs de casquette récalcitrants: "par respect pour vous, je suis tête découverte" et, à un élève énervé d'être interrogé qui demande "pourquoi toujours moi?", il suggère de répondre "parce que je vous aime bien".
Dans les classes difficiles, il déconseille de sourire
."

Vous avez entendu ? Maintenant vous n'avez plus aucune excuse si les 38 élèves de TSI vous crachent dans la gueule. Du moins vous savez quoi leur répondre (s'il vous reste des dents...).

* Et si on surendettait les étudiants ? Si c'est eux qui le proposent alors ...

AFP- La Confédération étudiante pour une allocation universelle remboursable

La Confédération étudiante (Cé), reçue vendredi par le nouveau haut Commissaire à la jeunesse Martin Hirsch, préconise la mise en place d'une "allocation universelle pour les étudiants, remboursable à la fin des études avancée par l'Etat", a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Pour le débat à venir sur l'autonomie des jeunes, la Cé préconise "la mise en place, en plus des bourses, d'une allocation universelle pour les étudiants, remboursable à la fin des études avancée par l'Etat".
"Les remboursements se feraient en période d'emploi, sur une période suffisamment longue pour ne pas grever les revenus du travail. Ils seraient suspendus en cas de chômage", explique-t-elle.
Elle propose aussi d'"expérimenter des financements du parcours à l'université par des bourses d'entreprises".

Quand le progrès social est en marche on ne sait vraiment pas ou il peut s'arrêter...

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Mobilisation supérieur(e)

Beaucoup d'infos cette semaine - MAJ quotidiennes

* Grève à Paris VII à partir de lundi. Mais pas de cours à bloquer puisque les profs ont voté eux aussi la grève. Mais alors que va-t'on faire ?

Dernière minute : l'U.F.R. Littérature et Linguistique françaises et latines appelle Paris 3 à se mettre en grève à partir de lundi, 8 h.

Mammouth Déchaîné - Ce jeudi, dans une assemblée assez bordélique de 250 personnes (profs, étudiants et personnels de sciences humaines) la grève à partir de lundi a été votée, certains UFR ayant déjà pris cette position dans leur coin. Quelques uns se réuniront encore lundi ou mardi.
Ont été voté aussi :
- Retrait des decrets recents (statut prof, IUFM, Doctorants...)
- Abrogation de la LRU
- Grève + appel à la grève dans chaque UFR
- Piquet filtrant lundi matin 8H + intervention dans tous les cours
- AG lundi midi
Pour une fois les enseignants sont en grève et il n'y aura donc pas de cours à bloquer à Paris 7. ils apprennent aussi ce que sont des AG car beaucoup ne semblent pas avoir souvent fréquenté ces dernières années et montrent beaucoup moins d'expérience sur ce point que leurs étudiants.

Cette grève, finalement, c'est un échange de services et de compétences...


* Université : grève générale à partir du 2 février. La coordination nationale des universités a réuni le 22 janvier 2009 des délégués provenant de quarante six universités. Elle a voté les motions suivantes :


Motion n°1 :
La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.

Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :
1)      le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
2)
      la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré
l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.
Unanimité moins 3 voix contre

Motion  n°2 :

La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.

* Etudiants en boite. Des containers pour expérimenter les logements étudiants modulaires. C'est la dernière de Pécresse. C'était d'ailleurs une proposition de l'UNI, syndicat étudiant de la droite (extrême).

Mammouth Déchaîné - A la suite d'une proposition de l’UNI, Valérie Pécresse a décidé d’expérimenter « les logements modulaires » pour les étudiants (ça, c'est le jargon politiquement correct de l'étudiant de l'UNI).

Le prix, tel qu'il est rapporté par la presse, est d'ores et déjà annoncé à environ 30 000 euros par appartement-container. Le seuil de déclenchement des appels d'offres étant désormais fixé à 5 millions d'euros, cela permet quand même de faire construire quelques logements à l'heureuse entreprise à laquelle le ministère voudra bien confier les travaux.

Et le bon peuple est évidemment prié de trouver la solution bon marché, puisqu'on lui annonce qu'elle est particulièrement économique!

Ce devrait être en tout cas une bonne opération pour l'entreprise retenue.
En effet, alors que le marché de l'immobilier est à la baisse, le marché du container pour étudiant semble paradoxalement en forte hausse.
Le coût moyen de l'appartement-container était encore il y a peu d'environ 19 000 euros, comme le mentionne un article d'
Ouest-France du 20/11/2007.
Le bruit et le froid l'hiver, principales plaintes des étudiants, sont toutefois des points négatifs.



Pas de précipitation : à ce prix là, on ne sait pas encore si l’ouvre boîte est offert.


* Encore du Darcos ?
Entre les murs : Une équipe éducative cynophile dans chaque école (et pourquoi pas ?)

Xavier Darcos, selon un sondage Opinion Way/Le Figaro, a une idée géniale toutes les cinq minutes. Dernière en date, créer une brigade de répression de l’école buissonnière. On avait déjà eu le port obligatoire du t-shirt floqué d’un logo tout moche, ou encore l’inscription sur Edvige dès l’age de 3 ans, mais là il s’est surpassé. On attend le bracelet électronique pour la semaine prochaine et pour celle d’après, en mémoire des victimes des crimes communistes, la lecture de la lettre de Papa Schultz, prisonnier allemand sur le front de l’est en 1943.

Pour que ce soit aussi proche de la réalité, cela ne peut être que du Brave Patrie... Allez donc y faire un tour, c'est du drôle.


* Petits chefs. Tout est dit ci-dessous.

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On est jamais trop jurisprudent...

Beaucoup d'infos cette semaine - MAJ quotidiennes

* Darcos virtualise l'Education nationale et met ses services en concurrence (sous prétexte de progrès technologiques et d'aider les pays pauvres). Lisez plutôt ses projets numériques

localtis.info- Les projets de Xavier Darcos : du cahier de texte électronique à l'académie virtuelle

publié le 22 janvier 2009
Xavier Darcos a livré les cinq priorités du ministère de l'Education nationale en matière de développement numérique à l'école à l'occasion de sa conférence de presse du 22 janvier. Pour développer les usages des TIC par les élèves et éviter "la fracture entre les familles, l'école et l'inégalité entre les écoles", un "volet numérique" sera inclus dans les projets d'école et les projets d'établissement. Dans tous les établissements scolaires, un cahier de texte électronique permettra de mieux informer les familles.

Pour que les enseignants puissent "mutualiser leurs expériences", une plate-forme d'identification et de présentation des ressources, des usages et des bonnes pratiques sera créée. Il sera également créé un observatoire national des technologies de l'information et de la communication "pour mener une réflexion de très haut niveau sur la place des TIC dans l'enseignement". Enfin, les personnels d'encadrement et de direction seront formés aux TIC et projets numériques. L'utilisation du cahier de texte électronique sera effective dans tous les collèges et lycées en 2010. Les trois autres projets seront mis en oeuvre durant cette année scolaire 2008-2009.

"Nous avons décidé de créer une 31e académie, en ligne, qui permettra à tous de télécharger gratuitement les enseignements du cours préparatoire à la terminale", a également annoncé Xavier Darcos. Cette académie virtuelle sera mise "à disposition des adultes voulant aider leurs enfants ou souhaitant préparer seuls des examens" a-t-il expliqué. Le Centre national d'enseignement à distance (Cned) en sera le maitre d'oeuvre. L'académie en ligne dispensera également des cours de soutien scolaire, depuis la plate-forme téléphonique ou sur internet. "Ce sera aussi un puissant instrument de la coopération éducative avec les pays en développement, notamment francophones", a poursuivi le ministre.

Coopération éducative : voici le vocabulaire du nouveau capitalisme qu'on a. Il manque juste 'durable'.

* Les TRMD deviennent officiels et immuables. Les TRMD (tableau de répartition des moyens par disciplines) votés en CA devient des actes officiels qui ne peuvent être détournés (refait en douce) par le chef d'établissement ou le rectorat. Intéressant, surtout quand on vote contre ou pour une autre proposition que celle du chef d'établissement. C'est arrivé à Lile, où les profs d'un lycée ont porté plainte devant le tribunal administratif qui a répondu en leur faveur et annulé le TRMD en question.
Le vote n'est donc plus consultatif. Pour le meilleur et pour le pire. Mais si ça peut perturber le bon dysfonctionnement orchestré de l'Etat.


De source syndicale - Dans notre Lycée en février 2005, la proposition de TRMD de Mr Le Proviseur a été refusée par le CA (vote contre) et la proposition des représentants élus enseignants a été acceptée par le CA (vote pour). Pour nous les choses étaient réglées jusqu’à ce que l’on apprenne que le TRMD remonté par le chef d’établissement et « validé » par le Rectorat ne correspondait en rien à celui voté par le CA : Il y avait 3 suppressions de poste en plus, suppressions compensées par la création de blocs de moyens provisoires (BMP).
Après des discussions avec M. Le Proviseur, les services du Rectorat de Lille, une demande de recours gracieux : rien n’y a fait. Le Rectorat n’a eu de cesse d’avoir une attitude rigide et hautaine.
Toujours la même phrase : « Les textes sont clairs : le vote du CA est consultatif ! »
Avec les conseils et l’aide du service juridique du SNES le 14 juin 2005, le collègue du SGEN-CFDT et moi avons donc été contraints de déposer deux recours sur le fond au Tribunal Administratif de Lille, l’un contre la décision de M ; Le Proviseur, l’autre contre la décision de M. Le Recteur.
Après toute une série de mémoires, trois ans et demi plus tard, le vendredi 05 septembre 2008 l’audience sur le fond a eu lieu et le jugement a été mis en délibéré.
Lors de l’audience, M. Le Commissaire du Gouvernement (Procureur en droit administratif) termina ses conclusions par : « M. Le Président, nous vous invitons à juger – et c’est inédit dans la jurisprudence, à notre connaissance – que la répartition des moyens par discipline, qui correspondait à l’emploi de la dotation horaire globale fixée par l’autorité académique, relevait de la compétence exclusive du conseil d’administration du lycée Colbert de Tourcoing et qu’en fixant un TRMD étranger à la répartition décidée par ce conseil le 22 février 2005, le chef d’établissement a méconnu l’étendue de sa propre compétence. Ce TRMD est illégal et doit être annulé »
Le 10 octobre 2008, Mr.Le Président du Tribunal Administratif de Lille a rendu son jugement :
« AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS …Considérant … que la répartition des moyens par discipline, qui correspondait à l’emploi de la DHG fixée par l’autorité académique, relevait de la compétence exclusive du conseil d’administration du lycée Colbert de Tourcoing ; qu’en fixant un TRMD distinct de la répartition décidée par le conseil le 22 février 2005, le chef d’établissement, incompétent en la matière, a méconnu les prérogatives de ce dernier …
…Messieurs D. J.M. et W. A. sont fondés à soutenir que la décision en date du 3 mars par laquelle le chef d’établissement du lycée Colbert a établi le TRMD est illégale et à en demander l’annulation ;
DECIDE : Article 1° : La décision en date du 3 mars 2005 par laquelle le proviseur du lycée Colbert a établi le TRMD de l’établissement pour l’année scolaire 2005-2006 est annulée…
… La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne … de pourvoir à l’exécution du présent jugement. »
M. Le Recteur de l’académie de Lille n’ayant pas usé de son droit de recours en appel, le jugement est donc définitif et chacun est donc libre d’en faire référence.
Les conclusions de M. Le Commissaire du Gouvernement et l’ordonnance du jugement clarifie le décret n°85-924 et plus particulièrement les articles 2, 8 et 16-1 et répondent à plusieurs questions :
Des enseignants, membres élus du CA, ont-ils le droit de saisir le Tribunal Administratif pour demander l’annulation du TRMD ? Oui. D’où l’intérêt d’avoir des représentants du personnel au CA et de siéger.
L’autonomie des établissements (article 8 du décret n°85-924), c’est quoi ? Ce n’est pas l’autonomie du Chef d’établissement mais du Conseil d’Administration, nuance.
Le vote du CA pour le TRMD, est-il consultatif comme aiment le dire les services des rectorats pour les lycées, les Inspections académiques pour les collèges et les chefs d’établissement ou est-il décisionnel ? Le vote du CA concernant le TRMD est décisionnel, c’est donc le CA qui décide de supprimer tel ou tel poste ou de créer tel ou tel poste.
Une fois voté, Le TRMD peut-il être modifié par le Chef d’établissement, les services du Rectorat ou l’Inspection Académique ? Non, si le TRMD voté respecte la DHG, les structures (P1R) et les référentiels des classes, nul ne peut le modifier c’est cela l’autonomie des EPLE.
Tous les votes du CA concernant les attributions décisionnelles figurant dans l’article 16 du décret n°85-924 ne peuvent être modifiés par qui que se soit.
Que doit faire le chef d’établissement une fois que le CA a voté ? Il exécute purement et simplement la décision du CA (article 2 du décret n°85-924).
Maintenant que le Rectorat de l’académie de Lille a obligé un Tribunal Administratif à se prononcer sur le sujet, les membres des Conseils d’Administration (notamment les élus enseignants) des lycées et collèges de France peuvent opposer cette ordonnance de jugement à qui de droit.



* Les préfets manquent de discernement. C'est ce que l'on apprend depuis le Sénat, au sujet des poursuites engagées contre les maires qui ont refusé de mettre en place le service minimum. Les préfets refuseraient donc d'exécuter les ordres du ministre qui disait de laisser couler.

Site du Sénat - "Approuvant la nécessité d'apaiser les conflits, mais aussi pour des raisons de bon sens, il [le président de la République] a recommandé le retrait des recours à l'endroit de tous les maires qui n'avaient pas réussi à mettre en oeuvre le service d'accueil pour des raisons pratiques.
Une instruction commune de M. Xavier Darcos et de Mme Michèle Alliot-Marie a été adressée en ce sens à tous les préfets, le 22 décembre dernier. Ces derniers n'ayant pas toujours fait preuve de tout le discernement nécessaire, cette première décision était indispensable et a recueilli le soutien de l'AMF."

Ils n'arriveraient plus à distinguer les bons maires des mauvais ?
Les veilleurs, vous direz à Darcos de penser à réformer l'ENA
.


* 800.000 euros. C’est la somme déboursée cette année par le ministère pour payer la société privée Cambridge Esol (http://www.cambridgeesol.org), qui délivre les certifications de langues vivantes (minis-exams en parallèle du cursus, qu’on essaie de plus en plus de nous imposer, nous incitant ‘fortement’ à inscrire des élèves). Dans le même temps, il refuse de rémunérer les collègues de langues pour les nouvelles épreuves de STG


* Plus prudent que juris certains syndicats : il faut croire qu'ils ont un bureau au ministère. Voyez plutôt cette brève Des Echos sur les annonces de Darcos faites jeudi (brève publiée mercredi)


Les Echos (ici)- Xavier Darcos annoncera demain jeudi sa volonté d'ouvrir une négociation sur la revalorisation de la condition enseignante, ont affirmé à l'AFP plusieurs sources syndicales. Le ministre de l'Education fera cette annonce lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il prévoit de faire un bilan de son action et dresser un "programme de travail". Le SNUIpp-FSU, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT ont indiqué que l'information leur a été communiquée lors d'une réunion mardi soir au ministère.

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Feuille de déroute

Faut-il recruter moins d'enseignants ? (article du 19/01) : c'est là.

*Ce soir l'enfumage continue : Darcos ouvre de nouveaux fronts (tant mieux pour nous). Voir le Figaro.fr

* Descoings explique sa feuille de route aux chefs d'établissement tout émoustillés
.

C'est bien sûr au cas ou ils ne sauraient pas lire on présume. Non ? c'est pas ça ?
Toute la réforme consiste en de la communication, il le dit lui-même, il veut se faire entendre. Pas besoin de baratin, la feuille de choux de route est publiée là.


AFP - Mission sur le lycée: Richard Descoings dévoile sa feuille de route

"Ma mission est d'abord d'écouter", a déclaré mardi Richard Descoings qui devra rendre un rapport d'étape en mai et son rapport final en octobre. Le directeur de Science Po-Paris compte proposer au ministre de l'Education une feuille de route basée sur trois axes de communication.
Il prévoit d'abord de se rendre dans "au moins cent lycées d'ici le mois de mai, un lycée par département". "Je pense passer au moins trois heures dans les lycées qui accepteront de me recevoir", a-t-il ajouté.
"
C'est en partant du terrain que l'on peut faire remonter les idées", a-t-il déclaré. Lors de ces visites, M. Descoings rencontrera les chefs d'établissement, les enseignants, le personnel Atoss (agents administratifs et techniques) ainsi que les familles.
Deuxième axe, la création d'une plate-forme internet. "L'outil technologique va permettre à tous de se faire entendre", a estimé M. Descoings.
Enfin, le directeur de Sciences-Po Paris "demandera audience à toutes les organisations syndicales et parties institutionnelles de l'Education nationale".
Après avoir développé ses méthodes de travail, le directeur de Sciences-Po Paris a écouté pendant près d'une heure les chefs d'établissements du rectorat de Versailles.


En deux mots, encore un grand débat sur l'école...

* Sarkozy et Darcos créent "un internat d'excellence".
Nouvelle lubie pédago éducative. Version militaire il faut croire. Un million d'Euros. Une débauche de moyens pour un bidule.


AEF - Nicolas Sarkozy, accompagné notamment de Xavier Darcos et de Jean-Michel Blanquer, recteur de Créteil, lance un internat d'excellence, à l'occasion d'un déplacement à Sourdun (Seine-et-Marne) sur le thème de la restructuration de la Défense, mardi 20 janvier 2009. Cet établissement ouvrira ses portes à la rentrée 2009 sur le site du deuxième régiment de hussards de Sourdun, touché par la restructuration de la carte militaire. "L'internat doit être une chance donnée à ceux qui se donnent du mal, qui veulent s'en sortir et ne veulent pas l'école de la rue", assure le chef de l'État, évoquant les élèves qui "n'ont pas assez à manger chez eux, qui n'ont pas de chambre ou de bureau pour travailler". "Le temps est venu d'aider ceux qui veulent s'en sortir plutôt que ceux qui brûlent des voitures ou cassent des cabines téléphoniques."

Les internats d'excellence sont l'une des huit mesures du "Plan espoir banlieue". À travers cet internat, "iI s'agit de faire une 'public school' à la française", résume le recteur de Créteil, Jean-Michel Blanquer: "Jusqu'ici, nous nous étions contentés de réserver des places à des élèves méritants dans des internats existants, là toutes les places leur seront réservées" (L'AEF n°101495).

L'internat d'excellence accueillera gratuitement dès la rentrée 150 élèves de 4ème, 3ème et seconde, avant de recevoir en 2010, "entre 500 et 700 élèves de la sixième au BTS et à la classe préparatoire". Ces élèves, repérés avec l'aide des assistantes sociales et des chefs d'établissements de l'académie de Créteil, seront recrutés en priorité parmi les élèves méritants issus de milieux défavorisés. "Mais on pourrait s'étendre à un recrutement national", indique le recteur à l'AEF. Jean-Michel Bourdon, proviseur du lycée Feyder à Épinay-sur-Seine, en assurera la direction.

UN MILLION D'EUROS

Le budget de fonctionnement est évalué à environ "un million d'euros".
Il devrait mobiliser entre "120 et 150 ETP", soit une "centaine de personnels à terme", dont 50 enseignants fournis par le rectorat sous forme de "redéploiement académique". Les personnels seront volontaires. "Nous commençons cette année avec 20 enseignants", précise le recteur.

L'internat sera associé à une
fondation cofinancée par des entreprises privées, parmi lesquelles Veolia, "chef de fil des mécènes", Schneider Electric et Coca-Cola France. Une dizaine d'entreprises seraient déjà pressenties. La vocation de la fondation est de "soutenir les talents et les mérites individuels, et de promouvoir la diversité par différents moyens, tutorat et parrainage, développement de l'alternance et découverte du monde économique pour les élèves et personnels de l'Éducation nationale". Les entreprises financeront des projets pour les élèves (voyages scolaires, cours de piano…) et mettront aussi leurs compétences en matière de formation au service de l'établissement: Veolia sur l'environnement, Coca-Cola sur la diversité...

C'est exactement ce que propose Descoings avec les classes expérimentales de Sciences Po (mais sans internat. voir en Une du Mammouth.


*L'UNL est-elle plus proche du ministère que des lycéens? Voici la lettre de démission adressée par Benoît Bricout (élu UNL au CSE) à Xavier Darcos, dans laquelle il déplore l'attitude de son syndicat lycéen dans la gestion de cette contestation...

Monsieur le Ministre,

En 2006, je me présentais et je me faisais élire sur les listes de l'UNL au CSE. Aujourd'hui, je peux affirmer que je déplore ce geste.
L'UNL qui s'était engagé auprès des élus à les inclure dans le processus de décision au CSE ne tient pas ses promesses. Les décisions sont prises de manière autoritaire sans consultation préalable. L'UNL organise des "mascarades" de discussions avec les élus lycéens.

La démocratie lycéenne mérite d'être respectée, ce n'est pas un simple droit dont les lycéens peuvent profiter, c'est toute une vision de la citoyenneté qui est en jeu. En cette période de mobilisation lycéenne et de campagne au CSE, je m'étonne de constater que l'UNL se glorifie d'être le premier syndicat lycéen. Cette posture dont profite l'UNL n'est que tromperie envers les lycéens.

L'UNL profite de ce « leadership » qu'à de simples fins médiatiques
. Elle décide seule aux détriments de la voix des lycéens. La parole syndicale portée par cette organisation semble plus importante que la voix des élus, des représentants désignés par tous les lycéens. Il semble qu'aux yeux de l'UNL, les médias et le ministère semble plus important que la base qui est pourtant la raison d'être des organisations.

C'est pourquoi je souhaite par la présente, démissionner de mon poste au CSE. Je souhaite avertir les lycéens : informez vous, discutez entre élus aux CAVL, prenez le temps de la réflexion avant de vous prononcer ! Votez pour ceux qui sont à votre écoute et qui sont joignables ! Vous avez un outil formidable qu'est la démocratie lycéenne : faites-en sorte que vous en soyez des acteurs informés !

Bricout Benoit



* Déroute toujours (toujours pour les enseignants).
A Lille, de source syndicale, on apprend que les suppléances en mathématiques sont effectuées par des TZR de Physique Appliquée avec mise en demeure et menaces de retrait sur salaire pour effectuer l’enseignement hors discipline. Autres constats similaires de la STI vers la technologie, des lettres modernes vers lettres classiques, ou de toutes les disciplines vers la documentation. Situation que le tribunal administratif a déjà condamné, mais l'Etat s'en fiche.



* Hypocrisie gouvernementale de l'autonomie des universités : Pécresse donne ordre à des universités devenues autonomes de céder leur patrimoine. C'est ça l'autonomie en Sarkozie. Encore une fois le discours gouvernemental n'est qu'un rideau de fumée...

AFP - Pécresse veut que les universités parisiennes cèdent leurs biens immobiliers non universitaires

Valérie Pécresse souhaite que les biens immobiliers des universités parisiennes sans rapport avec l'enseignement et la recherche soient regroupés en fondation pour être cédés afin de financer des projets de vie étudiante, a-t-on appris lundi auprès du ministère de l'Enseignement supérieur.
Mme Pécresse "considère qu'un certains nombres de biens immobiliers que possèdent les universités parisiennes n'ont rien à voir avec le coeur de métier de l'université", a affirmé à l'AFP le ministère.
Il a cité "des appartements parisiens, la villa Finaly à Florence, le domaine Richelieu en Indre-et-Loire, le domaine de Bréhat, sur l'île de Bréhat (Côtes-d'Armor), ou encore une forêt dans les Landes", qui appartiennent aux universités parisiennes mais sont utilisés à d'autres fins que l'enseignement ou la recherche.
"Elle souhaite que ces biens soient regroupés en fondation pour ensuite les céder, ce afin de financer des projets de vie étudiante: logement, restauration, équipements sportifs", a-t-on ajouté.
Ces biens, indivis, sont actuellement gérés par la Chancellerie des universités.
C'est
Bernard Larrouturou, ancien directeur général du CNRS, récemment chargé par la ministre d'une mission sur l'évolution des établissements universitaires parisiens, qui s'occupera, "dans le cadre de sa mission, du modus operandi", a précisé le ministère.



* Sarko peut-il échanger de façon informelle avec les syndicats enseignants ? Il reçoit la FSU avant la grève du 29. Curieuse démarche.

AFP -
Nicolas Sarkozy reçoit les principaux syndicats d'enseignants

Nicolas Sarkozy a reçu mardi soir à l'Elysée les représentants de trois syndicats d'enseignants afin de faire un tour d'horizon de la situation dans l'éducation à la veille de la grande grève interprofessionnelle prévue le 29 janvier prochain.
"Cet entretien a donné lieu à un échange informel sur la situation à l'éducation nationale et sur les dossiers actuels", a sobrement précisé l'Elysée à l'issue de cette rencontre, qui n'apparaissait pas à l'agenda officiel du chef de l'Etat.
"C'était une réunion
à la demande du président, qui a souhaité avoir une rencontre informelle avec nous pour faire le point sur la situation dans l'éducation et sur l'état d'esprit de la profession", a déclaré à la presse l'un des participants, le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.
"
Ce n'était pas une négociation, il nous a écouté (...) il a réaffirmé sa volonté que la réforme des lycées se fasse, on lui a dit qu'on n'était pas opposé au principe d'une réforme mais que tout dépendait de son contenu", a poursuivi M. Aschieri, précisant que la journée d'action du 29 janvier n'avait pas été évoquée pendant la rencontre.
Outre M. Aschieri, la co-secrétaire générale du SNES Frédérique Rolet et le secrétaire général du SNUipp Gilles Moindrot participaient à cette réunion.

Tiens donc...
Il va moins se marrer avec les mecs de FO ou du SNACL (s'il les convoque).



* Vidéo de la fin (le retour). Dans la ligne droite de la feuille de déroute de Descoings, il faut gérer la communication. Exemple donné au petit nouveau par le ministre lui-même. Une vidéo de super-instit, allez visiter son site.

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Les nouveaux stagiaires ...

La Une du Mammouth est mise à jour. C'est par là .


*Réforme CAPES, des précisions
: extrait du communiqué des ministères. L'année de stage perdue est bien remplacée par 108 heures de pratique payées 3000 €.


3. La formation des enseignants comprendra désormais un volet à caractère professionnalisant offrant aux étudiants une première connaissance concrète du métier avant de passer les concours.

Le volume et la nature des stages indispensables à une véritable formation professionnelle ont été précisés. Au cours de la 1ère année de Master, des stages d'observation pourront être offerts aux étudiants dans le cadre d'une convention avec le ministère de l'Education nationale. Au cours de la seconde année de Master, les candidats aux concours pourront effectuer deux types de stage dans tous les types d'établissement scolaire par convention avec le ministère de l'Education nationale :
-
des stages d'observation et de pratique accompagnée non rémunérés, « filés » (3 heures par semaine pendant tout le semestre) ou « groupés » (2 à 3 semaines au cours du semestre).
- des stages en responsabilité proposés aux candidats admissibles ou non. D'une durée maximale de 108 heures, ces stages donneront lieu à une gratification. Un étudiant effectuant un stage d'une centaine d'heures se verra ainsi indemnisé à hauteur de 3000 euros environ.
50 000 lieux de stages d'observation et de pratique accompagnée seront offerts aux étudiants. 40 000 stages en responsabilité seront offerts aux étudiants.


* Faut-il recruter moins de professeurs ? Voici une petite étude qui à l'aide de données statistiques montre radicalement le contraire... En effet contrairement à ce qu’affirme le discours officiel, la baisse des effectifs n’apparaît nullement justifiée. Une des conclusions est aussi la suivante face à ce qui va être une augmentation des effectifs : "On peut également compter sur un développement de l’enseignement privé pour absorber l’excédent d’élèves"



Toute l'étude en pdf ici :
Faut-il recruter plus d'enseignants
Merci Frédéric C.


* Financements privés : Darcos en remet une couche
(et on le sait au Mammouth, il est spécialiste de la couche celui-ci). Cela prouve bien que tout est possible...

AFP - Financements privés au lycée: pas de "sujet tabou", selon Xavier Darcos

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a affirmé lundi que l'idée de financer, en partie, les lycées par des fonds privés n'était pas une idée qui venait de lui mais a estimé qu'il fallait aborder, dans la concertation sur la réforme du lycée, "tous les sujets sans tabou".
Le directeur de Sciences Po-Paris, Richard Descoings, auquel Nicolas Sarkozy a confié la semaine dernière une mission sur les lycées, a évoqué vendredi la possibilité d'un financement privé des lycées "de façon extrêmement marginale" pour "ce qui ne relève pas du service public de l'éducation".
A la question de savoir si c'était une "bonne idée", le ministre de l'Education a répondu lundi sur France 2: "c'est une idée que je n'ai pas examinée, je ne sais pas exactement ce que l'on met derrière cette idée de public/privé,
mais a priori ce n'est pas une idée qui vient de moi, pour l'instant, il faut que nous avancions sur la réflexion, mais il n'y a pas de sujet tabou".
"Si nous avons choisi Richard Descoings, c'est parce que nous voulions quelqu'un qui avait une pensée qui lui était propre et qui pouvait aborder tous les sujets sans tabou. Il n'y a pas de tabou, on peut évoquer les sujets", a-t-il aussi affirmé



* A Nantes, pour la prochaine grève on recherche des retraités pour assurer le service minimum. Voici la lettre avec talon réponse adressée auxdits retraités.





* Intimidations policières.
Plusieurs enseignants passent du temps en garde à vue, après le passage de Sarko à Saint-Lô.

AFP -
Visite de Sarkozy à Saint-Lô: un syndicaliste gardé à vue une journée
Un militant de la FSU a passé une journée en garde à vue lundi à Saint-Lô pour "violence sur agent de la force publique", après les incidents entre manifestants et forces de l'ordre en marge de la visite du président Sarkozy dans cette ville le 12 janvier, selon la préfecture.
"Mon client était convoqué au commissariat de Cherbourg, où il réside, pour une 'affaire le concernant'. Il s'y est rendu à 10H00 et a été à son grand étonnement placé en garde à vue et transféré à Saint-Lô", a expliqué son avocat Me Patrick Martin.
Selon la préfecture, le militant a été relâché vers 17H30.
"Outre qu'il s'agit d'un nouveau dévoiement de la procédure de garde à vue car mon client se serait rendu à Saint-Lô si on lui avait demandé, mon client dénie absolument avoir exercé la moindre violence à l'égard des forces de l'ordre", a ajouté l'avocat.
"Il a été placé en garde à vue pour qu'il puisse avoir un avocat. C'est un des deux syndicalistes qui ont frappé un agent de police. L'agent n'a pas eu d'ITT mais il a reçu des coups sur la tête", a déclaré de son côté la directrice de cabinet de préfet Khalida Sellali à l'AFP.
L'autre syndicaliste, militant CGT avait été placé en garde à vue (pendant 23H00 selon la FSU) le 12 dans l'après-midi avant d'être relâché le lendemain. Il dément aussi toute agressivité, selon la CGT.
Le militant FSU gardé à vue lundi, professeur d'histoire, connu à Cherbourg comme militant des droits de l'homme, faisait partie du service d'ordre des syndicats, d'ailleurs "félicités ensuite par le maire de Saint-Lô et les RG qui ont affirmé que grâce à eux, des violences avaient été évitées", a poursuivi Me Martin.
La garde à vue serait liée à un moment où "les syndicalistes ont voulu s'interposer entre des jeunes et les forces de l'ordre" pour éviter des affrontements, a ajouté Lionel Lerogeron, secrétaire départemental de la CGT qui s'est dit "choqué".
"Il y a peut-être eu une bousculade mais alors cela n'a rien à voir avec une violence à l'encontre d'un agent de la force publique", a complété Me Martin.
Au total trois syndicalistes ont été gardés à vue puis relâchés dans l'enquête sur les incidents du 12 janvier. Il n'y a jusqu'alors pas eu de suite judiciaire.
Les près de 430 élèves du collèges où enseigne le militant FSU, également membre de RESF, ont été renvoyés chez eux, car les professeurs ont débrayé pour marquer "leur mécontentement", a indiqué un de ces professeurs à l'AFP.

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La connerie n'est pas sélective, elle...

* No comment : EVALUATIONS CM2 : le SE-UNSA, le Sgen-CFDT, le SNUipp-FSU appellent au tri sélectif des exercices
Voir tout le communiqué là.


* Privatisation de lycées. On en reparle...

Le Fig- Lycée: financement privé évoqué

Le directeur de Sciences Po-Paris, Richard Descoings, auquel Nicolas Sarkozy a confié une mission sur les lycées, a évoqué aujourd'hui sur France 2 la possibilité d'un financement privé des lycées "de façon extrêmement marginale" pour "ce qui ne relève pas du service public de l'éducation". "Les entreprises ont besoin des lycées et on peut effectivement, de façon extrêmement marginale et pour ce qui ne relève pas du service public de l'éducation, solliciter un peu d'argent du côté des entreprises", a t-il dit. Ce financement irait "pour des choses qui se font en plus des programmes" a-t-il ajouté sans plus de précisions, en se disant hostile aux tabous. Interrogé sur l'hypothèse d'une suppression du concours d'entrée à Sciences Po-Paris, M. Descoings a déclaré par ailleurs qu'"il y aura un concours d'entrée en 2010". Mais il a ajouté: "La question que je pose depuis plusieurs années, c'est est-ce que le concours est la façon la plus intelligente de recruter les meilleurs étudiants qu'on peut avoir dans une école ? Donc il y a une interrogation".


* Que veulent les associations dite pour la défense de l'Education* pour la réforme du lycée ?
* Association des régions de France - Éducation et Devenir - Ceméa- Confédération Étudiante- CRAP-Cahiers pédagogiques- EEDF- FCPE- FESPI- FOEVEN- Francas- GFEN - Icem-pédagogie Freinet - JPA - Ligue de l’enseignement - OCCE - PEP - SE-Unsa - Sgen-CFDT - Unef - UNL.

Elles font 9 propositions qui valent le détour... :
1. L’organisation du lycée est modulaire : modules communs et modules d’exploration en seconde ; modules communs et modules de spécialisation progressive en cycle terminal.
2. Les voies générale et technologique sont fusionnées.
3. Les modalités de la certification terminale (baccalauréat tiennent compte de cette nouvelle organisation: les modules sont capitalisés après validation en cours de formation. En plus de cette capitalisation, le baccalauréat fait l’objet d’un nombre réduit d’épreuves terminales et d’une épreuve intégrée représentative du parcours de l’élève.
4. Les modules sont définis par des connaissances et des compétences à acquérir. Le mode d’évaluation est précisé à l’avance. Les modules peuvent être pluri-disciplinaires ,  inter-disciplinaires ou disciplinaires,  ; un ou plusieurs modules sont élaborés  par les équipes.
5. Un temps d’accompagnement doit être prévu de façon spécifique dans les emplois du temps, encadré par des professeurs référents, avec deux objectifs distincts à moduler tout au long de l’année scolaire : un travail d’élaboration du parcours personnel et le suivi des apprentissages réalisés, dans le cadre de petits groupes d’élèves.
6. L’accompagnement des élèves, le travail en équipe et la participation au pilotage de l’établissement font partie des missions des enseignants et sont intégrés dans leurs services.
7. L’accompagnement, le travail personnel, la vie associative, les relations entre pairs, entre jeunes et adultes, l’apprentissage  démocratique  sont des dimensions importantes pour la formation et l’insertion du futur citoyen. Leur donner du temps implique de limiter l’horaire de cours des élèves.
8. Les instances collectives  doivent être redéfinies pour permettre la participation de tous, élèves et adultes.
9. L’autonomie des établissements va de pair avec leur mise en réseau  sur un  territoire donné dans une logique de complémentarité pour éviter toute concurrence.

C'était bien la paine de manifester contre la réforme Darcos...


* Retour de l'uniforme, pour raison de lutte des classes, nous dit-on. Sans blague ? Une info TF1 (ça vous étonne ?). Ou Darcos chez les GiBis.

Déjà en 2003, alors co-ministre de l'EduEducation suggérait que le sujet méritait d'être débattu. En 2008, il en remet une couche. Jeudi, à l'occasion d'une visite à Londres, le ministre de l'Education Xavier Darcos s'est dit favorable à ce que les élèves d'un même établissement portent une tenue identique.   Son argument : l'uniforme comme facteur d'intégration. "Si on n'appelle pas l'uniforme le retour à la blouse grise et que l'uniforme est sous forme d'un tee-shirt siglé qui signale l'appartenance à l'établissement, je pense que ça a beaucoup d'avantages, ne serait-ce que parce que ça supprime les différences visibles de niveau social ou de fortune, et que ça met tous les élèves dans une situation d'égalité les uns par rapport aux autres", a déclaré Xavier Darcos en visitant une école londonienne.   "Ça n'aurait rien de scandaleux"   Remarquant que ce dispositif existe déjà dans les DOM-TOM, le ministre a rappelé avoir suggéré il y a quelques années qu'il soit généralisé. "Mais on y a tout de suite vu évidemment un côté réactionnaire et vieillot, en disant: 'Ca y est, il veut mettre tout le monde en blouse grise'", a-t-il regretté. "Il n'en était rien évidemment, mais je trouvais que dans certains établissements où il y a une très grande mixité sociale, de très grandes disparités d'origine, on pourrait expérimenter en effet que les élèves aient tous les mêmes tee-shirts ou une tenue comparable", a-t-il repris. "Ça n'aurait, me semble-t-il, rien de scandaleux", a-t-il ajouté. "Au contraire je pense, ça serait un facteur d'intégration supplémentaire".  

Mammouth : pour rappel, Eric  Raoult  et 57 autres députés avaient déposé en décembre 2006 une proposition  de  loi  (sous  le  numéro loi 3327) pour imposer le port obligatoire d'un uniforme, mais la droite n'était pas assez décomplexée à l'époque et cette proposition n'avait même pas été retenue à l'ordre du jour de l'assemblée.

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Master en force ?

*Master, du nouveau sur les réformes et les prévisions de postes... Le gouvernement veut précipiter les choses face à un certain nombre de blocages. De sources syndicales et par un collègue bien introduit (ça c'est sûr). Le document officiel est aussi paru ce jour. Il est là (comme quoi on ne dit pas que des conneries).

Le Ministère de l'Enseignement Supérieur nous préparerait non plus un décret sur la mastérisation, mais d'un arrêté. Le texte n'aurait ainsi pas à passer devant différentes instances, notamment devant la CPU, et passerait plus vite.

Quelques modifications ou précisions sur les contenus du "Master enseignement":

- un stage de 3 semaines, dit stage passif ou stage d'observation en M1. Ce stage donnera certainement lieu à un rapport de stage qui pourra compter dans l'évaluation.

- un stage actif, de 12 semaines, qui correspondra au 2e semestre de M2, sur le modèle de tous les masters professionnels.
Ce stage de l'étudiant serait rémunéré par l'éducation nationale, mais le  maître de stage, c'est-à-dire l'enseignant-tuteur du stagiaire, sera lui payé sur les fonds propres de l'université (qui bien sûr n'aura pas reçu de crédits pour cela).
Ce stage donnera bien sûr lieu à
un rapport de stage qui sera le mémoire de master. Il n'y aura donc pas de cours au deuxième semestre du M2, autres que ceux concernant la préparation de l'oral du concours pour les admissibles (la vitesse de correction des copies semble être une variable qui n'intéresse pas nos technocrates...).

-
Les admissibles au capes 2009 et n'ayant qu'un niveau licence pourraient bénéficier d'une équivalence d'année de M1. Ils pourraient donc passer directement en 2e année de Master enseignement pour la rentrée 2009-2010 et ainsi présenter le concours nouvelle version en 2010.

- V. Pécresse a parlé
d'augmenter le nombre de bourses pour aider  les étudiants à suivre ce master.

- Les
programmes des concours seraient déterminés par une commission propre à chaque CAPES, composée de 2 représentants du ministère, d'un représentant de l'inspection générale et d'un enseignant.

Les prévisions de réduction des postes : d'ici 3 ans, divisés par 2 pour le CAPES, par 3 pour l'agrégation dans l'esprit de  l'inspection académique.

Le principe serait de réserver les enseignants agrégés pour les postes de PRAG et les classes prépas. Le concours reste pour l'instant national...
pour l'instant.


Pendant ce temps là les universitaires lancent un appel depuis Strasbourg : ""Nous lançons un APPEL à toutes les universités françaises et à toutes les  institutions  de recherche afin qu’elles unissent leurs voix pour une  coordination nationale des actions à même de défendre les valeurs républicaines  de liberté et de laïcité du monde de l’éducation, de la science et de la recherche." C'est là.


* Décidément le gouvernement est dans l'impasse. Pour s'en sortir il fait appel aux parents d'élèves, responsables, eux, pas comme tous les profs gauchistes bien sûr... Chronique de Davidenkoff, sur France info.

Lycées : les parents à la rescousse de l’Education nationale ?
EMMANUEL DAVIDENKOFF - 09:03

La nomination d’un « monsieur lycée » - Richard Descoings – et d’un « monsieur jeunesse » - Martin Hirsch – n’y a pour l’heure rien changé : les organisations lycéennes appellent à une nouvelle journée d’action, demain. Certains proviseurs cherchent donc d’autres alliés pour éviter les blocages. Ainsi la proviseure d’un lycée parisien a pensé aux… parents d’élèves.Ecouter la chronique Education du 14 janvier  (1'59")

Elle leur a écrit pour les informer des effets néfastes de ces blocages. Le premier d’entre eux, c’est quand il entraîne la fermeture de l’établissement…
Une décision prise de plus en plus fréquemment pour des raisons de sécurité. Le souvenir du mouvement anti CPE est très vivace à Paris et les proviseurs ont la hantise de devoir gérer des occupations incontrôlables.

D’autres arguments sont développés pour inviter les parents à faire la morale à leurs enfants…
Exemple donc dans ce collège-lycée parisien de bonne réputation. La proviseure avance essentiellement trois raisons :
  les blocages entament la réputation du lycée ce qui a des conséquences en termes d’attractivité – en l’espèce une diminution du nombre d’élèves en collège qui aura des conséquences sur les moyens alloués à l’établissement.
Sous-entendu : le blocage n’est pas la meilleure manière, pour les élèves, de lutter contre la diminution des moyens.
Deuxième argument : les résultats au bac s’en ressentent ; dans ce lycée où le taux de réussite flirtait avec les 100%, 24 élèves de terminale S ont échoué l’an passé. Et là – troisième argument – on fait vibrer la corde de la solidarité sociale dont se réclament aussi les lycéens ; on précise que ce sont les plus fragiles qui font les frais de la situation. Puisqu’ « Ils ne peuvent pas avoir recours à des cours particuliers » précise le courrier.

Cet exemple est-il isolé ?
Il n’est pas unique mais il n’est pas non plus généralisé loin s’en faut. Dans d’autres académies comme à Créteil cela ne passe pas par des courriers mais par une information des parents quand un élève se livre à des actes que les responsables des établissements jugent répréhensibles.

De tels contre-feux peuvent-ils affaiblir le mouvement ?
Non, cela reste marginal.
Mais c’est significatif d’un état d’esprit – d’ailleurs l’entourage de Xavier Darcos juge l’initiative pertinente. Et puis surtout on voit ressurgir cette éternelle menace du risque d’échec au bac - argument qui est systématiquement brandi lors des mouvements lycéens. Ce n’est pas un hasard si le ministère communique aujourd’hui, veille de mobilisation, sur les dates du bac 2009. Des dates qui ne sont guère décalées que de deux jours par rapport à l’an passé – la philo aura lieu le 18 au lieu du 16 juin. C’est tout sauf un scoop mais ça permet de rappeler l’existence du bac aux jeunes et aux familles…

Encore un proviseur qui va gagner du galon...


* Stage de bilinguisme. C'est dégueulasse ? même pas... ce sera pour le lycée et pour le collège.

AFP - Précisions sur les stages d'anglais au lycée pendant les vacances

Les stages d'anglais gratuits, proposés aux lycéens volontaires pendant les vacances, à partir de février, se dérouleront sur une semaine à raison de trois heures par jour et seront axés sur la pratique orale, selon une circulaire de Xavier Darcos publiée jeudi.
Le 1er septembre, le ministre de l'Education avait annoncé que de tels stages seraient proposés aux vacances de février, de Pâques et d'été, souhaitant que les Français soient "bilingues" à la fin de la scolarité obligatoire.
Dans une lettre envoyée à la hiérarchie de l'Education nationale et transmise à l'AFP, M. Darcos précise que ces stages "se dérouleront sur une semaine à raison de trois heures par jour, pendant cinq jours". "Les élèves sont répartis dans des groupes après une évaluation de leurs besoins faite en début de stage", ajoute-t-il.
En outre, les collégiens qui le souhaitent se verront proposer des ateliers "de pratique de l'anglais", dans le cadre de l'accompagnement éducatif (les activités proposées après la classe dans tous les collèges depuis la rentrée 2008), en plus du soutien et des activités sportives et culturelles.
Ateliers en collège et stages en lycée sont organisés "par groupes dont la taille permettra une pratique intensive de l'anglais oral", affirme la circulaire.
Dans les deux cas,
il s'agira "d'améliorer la compréhension de l'oral et la pratique orale", par l'entraînement à "la compréhension", la "prononciation", l"'intonation". Les outils multimédia pourront être utilisés.
Les élèves seront encadrés par "des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires", des "assistants d'anglais" ou des "locuteurs natifs".
Les stages en lycées commenceront le 9 février pour la zone A. Ces vacances s'étalent jusqu'au 9 mars.
Les chefs d'établissement sont chargés de l'information auprès des élèves et des familles.
Une évaluation doit être réalisée à l'issue de l'année scolaire.

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Bac 2009, promotion De Gaulle ?

* Bac repoussé au 18 juin (philo) : une façon du subventionner le privé ? C'est la date que devrait annoncer demain le ministre afin de travailler à la reconquête du mois de juin, avant d'entamer celle du mois de juillet, certainement.

On apprend aussi que le bac se passera aussi dans les établissements privés pour faciliter les choses. Vraiment ? ou pour "mieux distribuer" les 250 millions d'euros que coûte une semaine de classe comme on le dit au ministère ?

Beaucoup de raccourcis dans cet article du Parisien, car on voit pas bien quel lien il y a entre les conseils de classes de 6e et le bac Philo. Que d'embrouilles, mais c'est l'époque que voulez-vous...


Le Parisien - Le bac repoussé au 18 juin

Cette année, les candidats au baccalauréat devront patienter jusqu’au lundi 18 juin pour plancher sur leur copie de philosophie. Soit une semaine de stress ou de révisions si l’on préfère de plus qu’il y a deux ans. Les conseils de classe, eux, seront repoussés au 15 juin. Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, adressera demain une circulaire en ce sens à tous les collèges et les lycées.

Objectif : éviter que les élèves de 6 e , de 4 e ou de seconde (qu’aucun examen n’attend en fin d’année) ne se retrouvent à buller juste après les derniers conseils, qui se déroulaient traditionnellement fin mai pour laisser le temps aux établissements de se transformer en centres d’examen.

Epreuves « déconcentrées »

« Il faut reconquérir le mois de juin », avait martelé dès l’année dernière Xavier Darcos, pestant contre un troisième trimestre rogné qui ne permettait pas de boucler les programmes. Il était accessoirement sensible à un autre argument, financier. « Une semaine de lycée coûte 250 millions d’euros à l’Etat », rappelle volontiers son entourage. L’an dernier, quatre académies (Rouen, Amiens, Besançon et Dijon) et deux départements (Vaucluse et Ardèche), soit un vivier de 55 000 élèves, ont été choisis pour tester la formule, avec des conseils de classe repoussés et des épreuves du bac organisées de façon « déconcentrée ». Au lieu de monopoliser un gros collège ou lycée transformé en centre d’examen et, du coup, fermé aux autres élèves, ces académies ont organisé les épreuves sur un plus grand nombre d’établissements, notamment privés. Une réussite, estime le ministère : selon les classes, les élèves y ont gagné entre quinze jours et trois semaines de cours. Cette année, toutes les académies seront soumises à cette organisation.

Repousser le bac est une chose. Mais il faudra lui dire que les dates des conseils de classe sont avant tout fixées par les dates des procédures d'appel et d'affectation qui n'ont rien à voir avec le Bac et que les rectorats fixent eux-mêmes arbitrairement depuis des années...


* Les étudiants de Dauphine sont pervers et disent des contre vérités.
Excellente interpellation du ministre par un étudiant de l'association Dauphine Discussion Débat. Darcos est encore d'une mauvaise foi rare. Encore une fois... Et dire qu'il y en a qui réclament plus de discussion avec le ministre... Est-ce vraiment la peine ?



Quelques petits points de précision sur ce que dit le ministre : sur les faux chiffres du ministère sur le taux d'encadrement, c'est là. Sur la volonté de montrer qu'il y a des profs en trop, le Figaro a déjà tracé la voie, c'est là.


* Bilan du Sarkozysme en matière scolaire. Par Claude Lelièvre sur Médiapart. En effet, il a du boulôt... C'est ici.

Si je suis élu, je m’engage à ce qu’on débatte de nouveau des programmes scolaires et du projet éducatif devant le Parlement et devant le pays ".
Cela n’a pas eu lieu. Les ‘’nouveaux programmes’’ de l’enseignement primaire eux-mêmes n’ont été l’objet que d’une consultation vite faite auprès des professeurs des écoles.
 
Je m’engage, si je suis élu, à rendre aux enseignants la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle. Je m’engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié. Je m'engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus ".
Chacun sait ce qu’il en est advenu. No comment.
 
"
 Je m’engage à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies ".
On n’a toujours rien vu.
 
La modulation des moyens […] c’est la condition nécessaire de l’égalité des chances. Elle doit se faire en fonction des handicaps des élèves et des projets d’établissements. Si je suis élu, je m’engage à ce que ceux qui ont besoin de plus de moyens en aient plus et que ceux qui sont confrontés à moins de difficultés aient moins de moyens ".
Là encore, on cherche, mais on a du mal à trouver quoi que ce soit…
 
Je prends l’engagement, si je suis élu, de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements et de développer dans toutes les disciplines des cursus qui permettent d’accéder à l’enseignement supérieur sans le bac, comme c’est déjà le cas avec la capacité en droit ou avec le Conservatoire National des Arts et Métiers ".
Pas la moindre piste de réalisation en cours…
 
Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études ".
On n’a rien vu non plus. Au contraire, la disparition des IUFM a pour effet d’aller dans le sens contraire.
 
 
On le voit, après un an et demi d’exercice très personnel du pouvoir présidentiel, le bilan des engagements ( dont certains sont très précis ) de Nicolas Sarkozy est sans appel : il est quasi nul. Quel crédit peut-on accorder à sa parole ?
 
Une seule promesse précise est en voie d’être effectivement tenue, mais elle ne figure pas dans le discours-programme sur l’Ecole prononcé par Nicolas Sarkozy le 2 février 2007 à Maisons-Alfort. Il s’agit d’une promesse typiquement ‘’clientéliste’’ adressée en mars 2007 – et pour cause ! – directement par courrier spécial aux ‘’intéressés’’( les parents d’élèves français inscrits dans des lycées français à l’étranger), à savoir la gratuité des frais de scolarité ( sans aucune condition de ressources pour les familles, et alors que certaines d’entre elles n’acquittent plus leurs impôts en France ). Selon les estimations du Quai d’Orsay, cela devrait coûter à terme 265 millions d’euros aux contribuables.


*Sarkozy illégal ? Peut-être après tout, comme les heures de soutien en primaire. Voyez plupot :
source : http://sauvons-lecole.over-blog.com/
Les heures de soutien sont-elles légales ?
 

L’article 10-1 du décret n°90-788 du 6 septembre 1990 (non modifié sur ce point par le décret n°2008-463 du 15 mai 2008) relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires indique que les aménagements de la semaine scolaire ne peuvent avoir pour effet « d’organiser des journées scolaires dont les horaires d’enseignement dépassent 6 h »


Les 2 heures de soutien (1/2 h par jour) sont des heures d’enseignement : cette évidence pour tous les parents et pour tous les enseignants est confirmée par :

o   le relevé de conclusions signé le 5 février 2008 par le Ministre de l’Education nationale qui commence par « La durée de l’enseignement scolaire dans le premier degré est fixée à 24 heures hebdomadaires dispensée à tous les élèves auxquelles s’ajoutent deux heures d’enseignement au maximum pour les élèves rencontrant des difficultés dans les apprentissages »

o    la circulaire ministérielle n°2008-042 du 4 avril 2008 relative à la préparation de la rentrée 2008 qui indique clairement que «  la modification des horaires de l’école primaire à 24 heures d’enseignement pour tous les élèves permet dès la rentrée scolaire de disposer de deux heures d’enseignement par semaine pour aider les enfants qui en ont le plus besoin »

o   la circulaire ministérielle n°2008-082 du 5 juin 2008 relative à l’organisation du temps d’enseignement scolaire et de l’aide personnalisée dans le premier degré ne dit pas autre chose puisque la qualification des 24 heures comme « temps d’enseignement obligatoire » implique que les deux heures correspondent à du temps d’enseignement facultatif. enseignement. ce que confirme le décret qui maintient que les aménagements retenus par le conseil d’école ne peuvent avoir pour effet d'organiser des journées scolaires dont les horaires d'enseignement dépassent six heures. 



  Conclusion : les 2 heures d’ « aide personnalisée » font dépasser, de façon illégale,  les 6 heures par jour.


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Donc, les réformes continuent

On change de personnes et on recommence...

* Mensonges d'Etat. Il n'y aura pas de suppressions de postes en 2010 (mais en 2009 on va pas se priver...).

Le Fig. -La mission de concertation devra faire des «propositions» concrètes concernant ces modalités. Pour cela elle associera «tous les lycéens de France» et les «enseignants», mais pas seulement : la concertation doit être « élargie, peut-être aux familles» [ben ils vont être contents ceux-là]. Une concertation «sans aucun tabou» a souligné le chef de l'Etat, qui a tenu aussi à rassurer. Il s'est ainsi engagé à faire la réforme du lycée «sans enlever un centime » et «sans supprimer un poste au niveau du lycée », outre les 13 500 suppressions prévues dans l'Education nationale pour 2009.

Et ils croient qu'on va gober l'affaire ?


* Le lycée de nos cauchemards ?
Les annonces de Sarko ont placé un certain Descoings à la tête de la réforme du lycée. Il est déjà connu comme le roi de Sciences Po. Au mieux il va réinventer le PAE.

C'est Cédelle sur son blog qui a sorti le premier l'info. Richard Descoings, le directeur de l’institut d’études politiques de Paris (IEP), établissement plus connu sous le nom de Sciences-Po Paris, se voit confier par le chef de l’Etat, en accord avec le ministre de l’éducation, Xavier Darcos, une mission « d’analyse, d’écoute et de proposition » sur le thème de la réforme du lycée.

Que va-t-il nous pondre ?

On en sait rien, mais certains ont peut-être lu l'ouvrage de
Cyril Delhay et de Thomas Reverdy, « Le Lycée de nos rêves » (Hachette Littératures), qui fait état d'une des grandes idées du nouveau Monsieur Lycée, à savoir les expériences de « classes expérimentales Sciences Po» dans plusieurs lycées  de banlieue. Descoings est leur maître vénéré. Il s'agit de classes dites option Sceinces po, qui n'ont rien à voir avec celles que vous avez peut-être dans vos bahuts, car là une convention est signée avec l'institution, de gros moyens sont fournis, Sciences Po intervient directement (+/-). Petit bilan de la lecture de l'ouvrage que la rédaction du Mammouth a reçu. La 4e de couverture laisse perspicace, à la lecture on craint le pire.

Un curieux modèle de positivité

D'une lecture assez pénible car marquée par tout un tas de clichés sur les établissements scolaires (de banlieue en particulier)
la thèse des auteurs est de dire que la seule façon de sortir les pauvres banlieusards (en voie de crétinisation, il faut croire) de leur voie de garage c'est de leur offrir des perspectives ambitieuses en travaillant par projet, en faisant des séquences non plus vraiment d'enseignement mais de mobilisation éducative autour d'un thème et en concrétisant celles-ci par une extériorisation du travail. Et pour cela, pas besoin d'augmenter la budget de l'E.N. Très vite on s'aperçoit que de là à dire que le lycée est une prison, il n'y a pas loin. Mais eux sauront nous en sortir...

Finalement on se demande surtout si ce n'est pas pour les profs en question (ceux qui s'investissent dans ces classes dites "spécialisées" en Sciences Po) que le lycée n'est pas avant tout une prison... Tout montre qu'ils cherchent avant tout à fuir dans le travail... Au passage on sera surpris de constater que peu de choses sont dites (si ce n'est assez péjoratives) sur les profs ordinaires qui eux s'atèlent à ce que les élèves les plus faibles aient le bac.

A la fin du livre on comprend que finalement
les auteurs arrivent à démontrer le contraire de ce qu'ils voulaient dire. En effet à les lire on s'aperçoit que les (valeureux, bien sûr) profs qui s'y investissent travaillent 70 heures par semaine (j'exagère à peine) se disent sous payés (du coup on les comprend) et que pour financer les projets des élèves (d'aller en Chine, à New York avec des ados qui n'ont jamais franchi le périph) cela coûte un max.

Des limites vites atteintes, tout de même

Air France pourra-t-elle financer les voyages de tous les lycées de France ? Pas certain, mais c'est bien sur la bonne volonté de mécènes généreux que comptent la plupart de ces projets. Tout le monde pourra-t-il emmener ses élèves à la comédie Francaise ? Ou devront-ils plutôt se contenter du théâtre du coin (comme on le fait déjà, mais cela semble ignoré... la Comédie Française, c'est bien plus prestigieux pour nos deux auteurs). Bref, on réinvente le PAE, version bling bling.

Tout en saluant ici l'enthousiasme et la détermination des enseignants de ces quelques classes, qui s'affranchissent allègrement des statuts, l'énergie dépensée est sans mesure avec le résultat.
Quelle rentabilité à tout cela ? Mystère. Une fois encore dans l'EN ce qui manque est l'évaluation, et ils en profitent. Sans doute "on" dit que cela marche, qu'a science Po ceux qui viennent de ces expérimentations et des banlieues s'en sortent aussi bien. Tant mieux. Mais à quel prix ? Pas de réponse ...

Vers des Néo-pédagogues ?

On avait déjà Meirieux, après Freynet et autres papes de la pédagogie. On risque bien d'en avoir de nouveaux,
les Néo, mais modernes, un tantinet frimeurs d'excellence, profondément modemo-socialistes (d'ailleurs Descoings est débauché de la gauche nous dit-on) et sûrs d'eux. Chez ceux-là on ne parlera pas de méthodes pédago (ils n'en n'ont pas, et ils en sont fiers) mais leur devise est claire bien que déjà employée : tout est possible. Tout et n'importe quoi, pourquoi pas, pourvu qu'on ait l'ivresse ... (et qu'on fasse parler de soi).

Avec une analyse socio-politique d'une huître asthmatique ils poussent les réacs comme les modernes vers la sortie au profit de pas grand chose. Mais c'est l'air du temps.


* Evaluations CM2 publiées sur le net (avec les réponses, ouf).
Alors ça c'est pas bien du tout.

DNA - Les nouvelles évaluations en français et en mathématiques que le ministre de l’Éducation nationale veut instituer au CM 2, du 19 au 23 janvier, et dont l’idée est combattue par de nombreux enseignants, ont-elles encore une raison d’être ? La publication, sur le site darcos-demission.org, des énoncés téléchargeables, mais aussi des corrigés à l’intention des professeurs, justifie la question. Outre ce « sabotage », de nature à enlever toute fiabilité à l’exercice, les animateurs du site ont relancé la pétition demandant le départ de Xavier Darcos qui, après la réforme du lycée, voit là se profiler la perspective d’une nouvelle bataille. L’opposition aux évaluations provient notamment du fait que leurs résultats devraient être publiés école par école, contribuant ainsi, estiment les opposants, à mettre celles-ci en concurrence. Le SGEN-CFDT, sur la même ligne que le SNUipp-FSU et le SE-UNSA, estime ainsi que, « par les contenus qu’elles prétendent évaluer, par le moment où elles sont programmées dans le cycle, ces évaluations seront inopérantes au plan pédagogique et s’apparentent davantage à une restauration de l’examen d’entrée en 6e ! ».

Petit rappel sur ces évaluations : la dépêche de l'AEF du 15 décembre,
consultable ici. Elle fait assez bien le point.
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Et Dieu dans tout cela ?

* L'Orientation retrouve le credo des réformes. Pour eux aussi cela se prépare. Le ministre pense à l'amélioration du système. On peut craindre le pire.

La Tribune.fr - L'orientation scolaire prépare sa mue

Le système actuel d'orientation scolaire est très critiqué autant par les élèves que les parents. Du coup, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, réfléchit à une amélioration du système.
Après la formation professionnelle, l'orientation scolaire et professionnelle sera-t-elle réformée ? Certains le souhaitent. Pour l'heure, l'orientation fait l'objet de travaux du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) qui devrait rendre un avis sur le sujet lors d'une séance plénière le 20 janvier.

Le COE, qui s'était autosaisi sur la question, a finalement piloté la réflexion que Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi, souhaitait au départ confier à un groupe de travail, en parallèle de la négociation sur la formation professionnelle. Pour alimenter ses réflexions, le COE avait lancé pour la première fois une consultation nationale Internet dont les résultats viennent tout juste d'être connus. Le constat n'est pas très flatteur.
Désemparés, les parents doutent des informations ; démunis, collégiens et lycéens estiment l'orientation trop dépendante des résultats scolaires et vivent mal le « tri » qui en découle entre filières générale et professionnelle.
Les conseillers d'orientation en prennent pour leur grade, les « copsys » (conseillers d'orientation-psyschologues) étant soupçonnés de ménager les intérêts locaux aux dépens des élèves.
« L'information n'est pas toujours distribuée au bon moment, convient Philippe Daubignard, directeur de projets Onisep (dont le salon Infosup sur l'enseignement supérieur ouvre ses portes vendredi 16 jusqu'au dimanche 18 janvier à Paris). Les acteurs se renvoient la balle mais c'est une question de responsabilité collective. »
Liée à la réforme du lycée, l'orientation est d'ailleurs l'un des prochains chantiers de Xavier Darcos, qui a engagé une réflexion pour améliorer le système tout au long de la scolarité. Le nouveau directeur de l'Onisep, Pascal Charvet, a aussi pour mission de rénover l'office national.


* Les cathos regrettent-ils l'école sous contrat ? Certains commencent déjà à remettre en cause ce qu'ils jugent être un carcan. C'est le cas de l'évêque d'Avignon par exemple qui manie le paradoxe avec une habileté diabolique... Voyez plutôt :


Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon, déclare dans Monde & Vie:

« Au collège Saint-Gabriel de Valréas, par exemple, j’ai demandé qu’il y ait, une fois par semaine, une heure de transmission de la foi par classe. La première année, nous avons commencé avec les sixièmes cette première évangélisation, dont j’ai moi-même établi le programme avec un professeur. Au terme de cette première année, plusieurs professeurs sont venus me dire «Nous sommes prêts à y participer». Nous avons donc lancé un programme identique en cinquième.

Quelles ont été les réactions ?

En interne, excellentes. Les professeurs m’ont dit : « L’ambiance dans le collège a changé. Les élèves se sentent écoutés et accueillis». [...] À l’extérieur, cela n’a pas toujours été compris. Je me suis fait taxer de communautariste, notamment par le Figaro… Accuser Jésus de communautarisme, c’est une aberration ! Car la bonne nouvelle est proposée à tout le monde. L’évangélisation, ça ne veut pas dire convertir tout le monde à coups de sabre et de goupillon, mais proposer à tout le monde le trésor que j’ai reçu. [...] Les familles musulmanes qui mettent leurs enfants dans nos écoles savent qu’elles ont un caractère propre, qui est catholique.
A Saint-Gabriel, il n’y a eu aucune plainte de parents. Et les jeunes, quand “l’heure de première” annonce prend fin, disent : « C’est déjà fini, dommage, ça nous intéresse ». [...] Ce que je sais, c’est qu’autrefois, l’aumônerie de Saint-Gabriel était déserte, et qu’aujourd’hui elle se remplit à vue d’oeil [...] J’ai dit dans ma charte: ce n’est pas l’enfant qui doit être au centre de nos écoles, mais le Christ. [...]


Moins de subventions, plus de libertés ?

«
 Comme c’est l’État qui paie, nous n’avons plus le choix des professeurs. Le jour où nous l’avons accepté, nous avons vendu notre âme ! En revanche, je crois que nous devons avoir l’audace de renégocier d’autres types de contrat, qui permettraient de recevoir moins d’argent qu’aujourd’hui, mais en retrouvant la liberté de choix de nos professeurs. Si ça coûte moins cher, l’État ne devrait pas y être insensible ! Mais le secrétariat général de l’enseignement catholique ne veut pas en entendre parler. »

Le secrétariat général de l'enseignement catholique est nommé par la Conférence des évêques de France. Il est un des « services » nationaux de la Conférence des évêques de France.

ouf, heureusement qu'il y a encore des évêques laïcs dans ce pays...


* Bon c'est vrai les curés, ce n'est plus que ce c'était. Allez, une fois n'est pas coutume, une page de pub.



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Darcos ministre de la valse (-hésitation)

* Recul sur les RASED. Il y en a ecnore 1500 supprimés, ne l'oublions pas !
Et dire que certains crient victoire...


* Résistance syndicale (non, vous ne rêvez pas !). Certains décident de boycotter les voeux de sarko (oh, les vilains). Mais alors pourquoi ont-ils si longtemps négociés avec Darcos (qui vient de les recevoir de nouveau nous dit-on) ?

AP & nouvel obs - Education: les syndicats boycottent les voeux de Sarkozy
AP | 09.01.2009 | 11:55

"Les syndicats de l'Education ont annoncé vendredi qu'ils boycotteraient les voeux de Nicolas Sarkozy aux personnels enseignants prévus lundi à Saint-Lô (Manche). Ils dénoncent une "opération de communication" en plein conflit contre la politique du gouvernement dans le secteur éducatif, notamment les "réformes à marche forcée" et les suppressions de postes au nombre de 13.500 cette année après 11.200 en 2008.

Dans un communiqué commun, les organisations syndicales (FAEN, FERC-CGT, FNEC-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education) justifient leur décision par leur soutien aux "personnels qui manifesteront (...) à l'initiative de leurs sections locales, pour s'opposer à la politique menée par le gouvernement dans tous les domaines de l'Education", lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô. Ces fédérations présenteront ensemble le même jour leurs voeux pour l'éducation lors d'une conférence de presse commune à Paris.

"On avait reçu l'invitation dès lundi dernier pour assister au discours de Nicolas Sarkozy le 12 janvier à partir de 12h15 dans un centre culturel. Mais tout ça fait très 'opération de communication', comme pour la visite dans un hôpital à Strasbourg" ce vendredi, a confié à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Gérard Aschieri.

"Comme il y a un conflit en cours, nos collègues sont invités à manifester sur place au moment du déplacement du président et ça ne serait pas très bien venu de notre part d'aller assister à une cérémonie alors que nos collègues sont en train de manifester", a-t-il souligné."

Boycotter une conf de presse, quel bel acte de résistance. Arriveront-ils à se mettre d'accord pour mener un vrai front contre les réformes, ça c'est autre chose...
On me dit que cela pourrait se gâter à Saint-Lo (en tout cas la mobilisation s'organise). Les rats quitteraient-ils le bateau ?



* C'est la saison des DHG. Les postes sont comme la neige, ils fondent au soleil. Exemple pour un lycée de 1300 élèves : - 4,5 postes pour 14 élèves en moins l'année prochaine. On attend dans les comm' pour voir si vous avez mieux.


* Supérieur. Appels à la désobéissance et à la grève de plus en plus nombreux ...


Paris I en AG (160 personnes) vote le principe d'une grève à partir de la rentrée du second semestre a été adopté si le projet de décret (sur les enseignants chercheurs) n'est pas abandonné par le gouvernement.

Sur une liste de diffusion, un collègue écrit :

Il faut aussi savoir commencer une grève… Pour information, une quarantaine d’enseignants chercheurs de la faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l’université de Lille 2 ont adopté à l’unanimité moins trois abstentions le principe de la rétention des notes et de la non participation aux jury qui se tiendront chez nous dans une quinzaine de jours. Pour commencer.

De là à dire qu'ils tiendront leurs promesses c'est autre chose...

* Salut les COPains.
Petite vidéo pour rappeler que les COP aussi dégustent. Allez voir un de leur site, c'est là.


ACOPF
envoyé par acopf

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Les réformes continuent

"Tout groupe humain, quel qu’il soit, a besoin d’être dirigé.
Les équipes enseignantes n’échappent pas à la règle",
Sarkozy, février 2008, discours de Périgueux

*Réforme de l'histoire, soutenue par les IPR d'HG parisiens. Voyez plutôt la présentation éloquente d'un docu-fiction sur "L'évasion de Louis XVI" (au bas du doc), qu'ils soutiennent dans une information à destination des enseignants parisiens.



Une lettre ouverte leur est adressée pour qu'on arrête ce genre de plaisanteries people et l'histoire bling bling, et explique au passage qui est ce Jean-Christian Petitfils (pour les non spécialistes de la nouvelle histoire qu'on a)
lettre ouverte aux IPR de Paris

* Tout va bien pour l'enseignement privé professionnel. C'est le ministère qui le dit, et une lettre des familles laïques de France qui s'en inquiète. C'est là. Extrait, et c'est éloquent :

"[D'après] les chiffres du Ministère de l'Education nationale - Repères et Références statistiques, édition 2008 - dans l'enseignement professionnel, 56 lycées professionnels publics ont été fermés par la droite depuis 2002 dont 16 rien qu'en 2007-2008 et 80 classes ont été fermées dans le public. Pendant ce temps, 244 classes ont été ouvertes dans les lycées professionnels privés et 7 ouvertures de lycées professionnels privés ont été autorisées par le gouvernement rien qu'en 2007-2008.
Dans ce contexte, nous pensons que l'enseignement public laïque républicain est en train d’être démantelé et qu’il est de votre devoir de vous opposer à cette loi."

C'est le moins qu'on puisse dire...


* Contre la LRU et le projet de réforme du statut des enseignants chercheurs. Une tribune dans le Monde qui fait le point rapidement et efficacement sur les problèmes de fond qui sont posés. C'est là. Extraits :

"Ce projet est d'abord inacceptable parce qu'il repose sur une logique de défiance à l'égard des universitaires, suspectés de ne pas accomplir correctement leur double tâche d'enseignement et de recherche. Faire dépendre le service d'enseignement de critères d'évaluation de la recherche - pour l'instant incertains -, c'est risquer d'assimiler l'activité noble qu'est l'enseignement à une sanction. Cela revient en tout cas à introduire entre les deux missions des enseignants-chercheurs une hiérarchie : ou bien un bon enseignant n'a nul besoin de s'adonner à des recherches, ou bien un chercheur peu productif suffit à faire un enseignant performant.

Ce projet est ensuite inacceptable parce que, à supposer qu'on admette le principe d'une modulation des services liée à une évaluation permanente de l'activité de recherche,
les modalités proposées pour cette modulation ne garantissent nullement contre l'arbitraire. Le pouvoir de décision serait en effet aux mains du président d'université (ou du directeur d'établissement) et du conseil d'administration, le second étant conçu par la loi LRU comme un instrument du premier."



* La Macuniversité en perspective. C'est ce que dénonce Chris Lorenz dans " L'économie de la connaissance ". Non ce n'est pas que le gouvernement aurait décidé d'équiper toutes les universités en Macintosh (faut pas rêver non plus), mais il s'agit bien de la transformation de l'Université en Mac Do géant, gestion libérale oblige. C'est ça le  nouveau  management  public  et  les  politiques de l'enseignement supérieur dans l'Union européenne. Cela sort tout droit de l'OMC et du GATS. Une conséquence sont les récent accords de Bologne dont on a déjà parlé sur ces pages.
Un chapitre est lisible ici. Extraits :

"Le nouveau management public transforme les universités en  "fast-foods" qui vendent uniquement les idées que les gestionnaires pensent  profitables,  qui traitent leurs employés comme s'ils étaient trop  pervers  ou  trop  stupides pour être dignes de confiance et qui privilégient  la  rationalité  formelle  du  processus  plutôt  que la rationalité qualitative de l'objectif poursuivi

Tous  les  citoyens  de l'Union européenne seront à l'avenir concernés directement  ou  indirectement  par cette privatisation silencieuse et par  
la  "marchandisation"  actuelle  de l'enseignement supérieur dans l'Union   européenne,   quels   que   soient   leurs  effets  sur  les universitaires.  Ce  qui  constituait  autrefois un droit des citoyens garanti par la loi - l'enseignement supérieur - est transformé en bien marchand  sans qu'aucun débat politique n'ait lieu au niveau national.
Toute discussion politique sur le futur de l'enseignement supérieur et sur les universités est étouffée dans l'œuf par le credo néolibéral de la  "globalisation" et de "l'économie de la connaissance". Il est donc temps,  pour  ceux  qui préfèrent la conception du savoir formulée par les  Lumières et la vision humboldtienne de l'université à celle d'une "MacUniversité" néolibérale, d'en appeler à la résistance."



* Les syndicats déçoivent (déjà) les lycéens. Du coup, ils s'organisent par eux-mêmes et tentent le débordement. Tant mieux.

AFP - Rassemblement lycéen indépendant mardi à Paris

"Un rassemblement de lycéens venant d'une dizaine d'établissements de l'Est parisien, indépendant des organisations lycéennes, aura lieu mardi à Paris à la Concorde, ont indiqué lundi à l'AFP deux leaders lycéens des établissements Voltaire et Maurice Ravel.
"On va bloquer notre lycée puis aller à Concorde et
manifester contre les suppressions de postes dans l'Education", a déclaré Mohamed Gareche, élève de terminale à Voltaire.
Cette action a été
décidée par une coordination de lycéens d'une dizaine d'établissements de l'Est parisien dont Racine, Saint-Michel-de-Picpus, Voltaire, Paul-Valéry, Maurice-Ravel, Victor-Hugo, Hélène-Boucher ainsi que Berlioz (Vincennes) et Jean-Jaurès (Montreuil), a-t-il détaillé..
La coordination veut organiser un "sit-in" et entend protester contre plusieurs des mesures gouvernementales dans l'éducation, dont celles en primaire, a ajouté Tristan Sadeghy, élève de première à Maurice Ravel.
L'initiative pourrait rassembler "100 à 200" lycéens, selon Mohamed Gareche, mais au-delà du nombre, son indépendance par rapport aux organisations lycéennes UNL et Fidl est révélatrice du mouvement en cours.
Interrogés sur cet aspect, les lycéens indiquent qu'ils veulent montrer leur motivation "dès la rentrée" et que les syndicats les déçoivent."



* Enfin, le syndicats des boules. Ca se confirme, on le savait, mais désormais c'est clair (trouvé sur le site dudit syndicat des boules):

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Ambiance de rentrée

*Un concerté vaut-il mieux que deux ? pas sûr. Darcos s'y (re)colle. C'est encore officieux. Tiens, pourquoi ?

Le Fig. - "Le ministre de l'Education Xavier Darcos a débuté une "vaste concertation" sur la réforme du lycée qui prendra plusieurs semaines et aura lieu tant au niveau national que local, a-t-on assuré au ministère de l'Education nationale. M. Darcos "a commencé à recevoir de manière informelle des leaders syndicaux" et ceci "va se poursuivre toute la semaine et la semaine prochaine", dans le but de "poser un constat indiscutable sur les améliorations qu'il est nécessaire d'apporter au lycée général et technologique". "La plupart des rendez-vous des semaines à venir" concernera la réforme du lycée, le ministre rencontrant aussi dès mardi le recteur chargé de piloter cette réforme, Jean-Paul de Gaudemar, précise-t-on au ministère. La consultation concernera aussi les acteurs de la société civile et la base de départ "demeure les points de convergences, d'objectifs et les principes directeurs de la réforme signés avec les syndicats et les organisations lycéennes en juin et juillet dernier"."


* Les élèves eux ne négocient pas. Ceux de la FIDL au moins.

AFP -
Fidl: le retrait des suppressions de postes, un préalable aux discussions

"L'organisation lycéenne Fidl a annoncé lundi dans un communiqué qu'elle faisait désormais du "retrait des suppressions de postes" (13.500 dans le budget 2009) "le préalable à l'ouverture de discussions" avec le ministère de l'Education sur la réforme du lycée.
"Tant que le ministre ne reviendra pas sur les suppressions de postes, les lycéens se mobiliseront", a déclaré la présidente de la Fidl, Alix Nicolet, dans ce communiqué, appelant les lycéens à la mobilisation jeudi.
"En effet, il ne peut y avoir de réforme au service de l'éducation dans un climat de coupes budgétaires permanentes. Les suppressions de postes et les atteintes répétées au service public d'éducation sont autant d'éléments qui ne permettent pas d'élaborer une réforme qui puisse pallier les failles du lycée d'aujourd'hui (orientation, échec scolaire, meilleur encadrement...)", ajoute la Fidl.
Selon l'organisation, des assemblées générales et des réunions d'informations ont déjà eu lieu lundi matin dans une dizaine de lycées à Paris et une cinquantaine en banlieue parisienne.
La Fidl prévoit d'organiser ses propres Etats généraux des lycéens les 24 et 25 janvier, afin d'élaborer une plate-forme de propositions pour le lycée."


Enfin pour l'instant...

* Nos facultés se raidissent. Tant qu'il s'agit des facultés...
AFP - "Très grand état de tension" dans les universités, selon leurs présidents

La Conférence des présidents d'universités (CPU) a écrit au président Nicolas Sarkozy pour lui faire part du "très grand état de tension et d'inquiétude" dans lequel se trouvent les universités en ce début 2009, selon cette "lettre ouverte" disponible lundi sur le site de la CPU.
Alors que le chef de l'Etat a érigé l'Université et la Recherche "au rang de priorités nationales", les universités connaissent un "
malaise grandissant" et des "mécontentements accumulés", selon la CPU.
En cause, des "interrogations persistantes" sur "la proportion des moyens nouveaux qui parviennent réellement aux universités", "la qualité de l'accueil des étudiants", "la réalité des dotations de l'Etat" pour les projets retenus par le plan Campus et "le devenir des statuts des personnels".
"Trois dossiers" sont "particulièrement sensibles" et "risquent de mettre le feu aux poudres", selon la lettre:
la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l'accord France/Vatican du 18 décembre sur la reconnaissance des diplômes nationaux.
La réforme du statut des enseignants-chercheurs entend, notamment, inciter davantage de chercheurs à enseigner.
Selon la CPU, le "malaise" vient de la conception de la "modulation des services" (entre recherche et enseignement) qui consiste "à alourdir le temps d'enseignement de ceux que le Conseil national des Universités aura jugé moins performants en recherche".
"Une modulation des services qui transformerait l'augmentation du temps d'enseignement en sanction pour recherche insuffisante,
voire en compensation pour des suppressions de postes constatées et annoncées, et qui cristalliserait par ailleurs les inégalités (...), créerait des dommages irréparables (...) sans pour autant augmenter significativement la capacité de recherche du système d'enseignement supérieur français", écrit la CPU.


* Bonne ambiance dans ce lycée de Nanterre ou la proviseure a porté plainte contre des élèves qui se sont retrouvé en examen pendant les vacances. Les profs demandent aujourd'hui à ladite proviseure de retirer sa plainte. Voici leur lettre qui présente toute l'histoire (de source syndicale):

Madame la Proviseure, l’équipe d’enseignants du lycée souhaite, par ce courrier exprimer sa position sur les évènements qui ont mené à la mise en garde à vue de deux élèves du lycée et à ses suites judiciaires.

Un conseil de discipline pour absentéisme a été fixé la veille du jour des vacances scolaires. Sa convocation répond au fonctionnement du règlement intérieur actuel de notre lycée, et il est vrai que les paliers intermédiaires avaient bien été respectés. Nous ne remettons pas en cause la légitimité des décisions de ce conseil.

Néanmoins, le contexte particulier dans lequel a été décidé ce CD soulève de nombreuses questions. On ne peut faire fi de la situation de mobilisation contre le projet de réforme du lycée dont les élèves sont partie prenante et que beaucoup d’enseignants soutiennent sur le fond. Il y a donc eu un brouillage des motifs du CD. Ajouté à la présence en tant que délégués de Gaëlle et Sarah, elles-mêmes deux des leader du blocage, on est là dans une accumulation de maladresses qui auraient justifié une discussion collective avec l’équipe éducative (ou au moins ses représentants) sur l’opportunité de tenir le CD le vendredi 19 décembre ou celle d’attendre et de réfléchir aux possibilités d’un déroulement plus serein.

Il est clair également que ces tensions ont trouvé dans le cadre de ce conseil une expression qui a dépassé toutes les parties en présence. Nous condamnons la violence des dérapages verbaux des trois élèves, mais aussi celle de la réponse apportée par la direction, sans aucune concertation, et dans un tel contexte de tension, qui a mené deux des trois adolescents à passer une nuit en cellule.

En effet, vous sentant objectivement menacée, vous avez préféré porter plainte au pénal, prenant au pied de la lettre les incontestables dérapages verbaux des élèves. Les trois élèves ont été convoqués au commissariat, Sarah et Christophe (mineurs tous deux) ont subi le lundi 29 décembre, et la nuit qui a suivi, une garde à vue. Le mardi matin, ils ont été déférés au parquet pour passer devant le juge des enfants, avec prise en compte des "menaces sur des édifices pouvant mettre en danger la vie d’autrui et menaces de mort" sans mise sous contrôle judiciaire, mais une mise en examen avec jugement dans un an. Gaëlle, majeure, avait été libérée le lundi après-midi et passera en jugement dans un mois.

L’affaire a pris aujourd’hui une dimension dramatique et médiatique que nous aurions sans doute pu éviter. Les élus de la mairie, le délégué de la Ligue des Droits de l’Homme, le Snes, la FSU, les mouvements lycéens, se sont interrogés légitimement sur le traitement lapidaire et judiciaire de cet évènement. Nous voulons réaffirmer ici que notre rôle est celui de l’apprentissage de la citoyenneté, et que cela passe par la nécessité de rendre possibles les formes démocratiques du débat, capable de résoudre les conflits sans recours aux extrêmes qui affaiblissent la confiance des élèves dans notre système éducatif public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Madame la Proviseure, de retirer la plainte contre les élèves et d’accepter la mise en place d’une commission médiatrice chargée d’œuvrer au rétablissement du dialogue avec l’ensemble des élèves, de mettre par écrit les engagements des uns et des autres et d’en informer l’ensemble des personnels de l’établissement, préalable à l’instauration de conditions plus sereines de travail.
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Reprise

* Postes aux concours : ils sont parus : suivre ces liens : CRPE (- 2500) et CAPES AGREG. Pour suivre l'évolution des postes du secondaire, allez là .

* Record communicationel ! En un peu moins de 10 minutes, vous avez dans la vidéo suivante tous les poncifs, fausses évidences, chiffres (soi-disant) scandaleux, propos de comptoir, affirmation de (vrai faux) bon sens, raccourcis intellectuels, ... qui existent et que l'on peut entendre sur l'école. C'est ça du Finkielkraut. Je propose d'en faire une épreuve olympique.



Le tout pour entendre dire après 8 minutes : " la sélection a été inventée pour éviter la cooptation des bourgeois par eux-mêmes". Diantre. La sélection n'a pas plutôt été inventée pour faciliter la cooptation des bourgeois par eux-mêmes ?
Une belle rigueur intellectuelle résultat de notre grande école d'autrefois (que c'était bien) mais qui confond en gros causalité et correlation.


hé, si c'était pas l'école qui allait mal (elle a toujours été mal), mais plutôt la société ? heim ?
Mais dire cela c'est sans doute travailler à la défaite de la pensée (ça aussi c'est son truc depuis le milieu des années 80). Il rabâcherait ?



* On est (vraiment) dans la merde (et il y en aura peut-être pas pour tout le monde). Il faut le croire à la vision des voeux de l'UMP. Pour un message de bonne année, cela donne de l'enthousiasme : ils font tous la gueule, c'est comme ça à l'UMP.



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