De l'intérêt (économique) des tests PISA

Toujours beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) d’actualité en ce moment, revenez (très) souvent.

Fausses alertes sur l’agrégation (voir plus bas)
Préférence au privé (voir plus bas)

Refus d’inscription à des élèves de nationalité étrangère (voir plus bas)
Maths et sciences : mieux que la bivalence (voir plus bas)



* Pisa : organisation pour trouver des profits sur le dos des élèves et des Etats.

Ou le commerce florissant des réformes...
Petit retour sur l’origine du test PISA, signalé par Dieter Sprock sur le site Horizons et débats


Qu’arrive-t-il à notre école ? - «Les premiers à profiter de l’inflation internationale de tests d’évaluation des acquis scolaires des élèves sont ceux qui développent, vendent, font passer et interprètent les tests. L’enquête mentionne un consortium d’‹organismes de recherches internationaux› qui a été chargé de préparer et de coordonner l’étude. Elisabeth ­Flitner a découvert que ces ‹organismes de recherche› n’en sont pas, que ce sont des entreprises privées, les plus importants acteurs planétaires dans le domaine des services éducatifs dont l’un d’eux se définit comme une ‹multimillion dollar corporation›.

Ce consortium a développé les tests PISA et les a vendus jusqu’ici à 58 Etats et cela grâce à l’aimable entremise de l’OCDE afin que le consortium n’apparaisse pas au grand jour.

Dès le début, on a habilement conçu PISA comme une étude en plusieurs étapes afin de proposer un abonnement aux Etats participants. Comme l’application de ces tests permet en même temps d’orienter l’enseignement sur les résultats aux tests, on a crée un marché dont la croissance est gigantesque. En 2005, une de ces entreprises avait 72 projets de tests scolaires en cours dans le monde.

‹La réussite économique au sens strict de PISA consiste à créer auprès des Etats une demande de tests d’acquis scolaires. Il s’agit là d’un marché mondial jouissant d’une expansion impressionnante.›»

Extrait de Jochen Krautz, Ware Bildung, Schule und Universität unter dem Diktat der Ökonomie, ISBN 978-3-7205-3015-6, p. 92 (Traduction Horizons et débats)


* Pauvre rectrice, sans états d’âme (‘cest justement ce qu’on lui demande)

Voici les propos de la rectrice de Poitiers à propos de la prime que va lui donner le ministère.

Interrogée par la NR, Martine Daoust indique simplement qu'elle agit dans « un cadre budgétaire contraint. L'Éducation nationale participe à l'effort national de réduction de la dette ».

Questionnée sur la prime accordée aux recteurs les plus méritants aux yeux d'un gouvernement très désireux de réduire les dépenses, la rectrice a asséné :
« Je n'ai pas à rougir de cette prime. Je n'ai pas d'états d'âme ! D'ailleurs, je ne suis pas la mieux payée de l'Académie. J'ai le quarantième salaire de l'Académie ».

C’est sûr, cela justifie tout...

* Egypte ? Tunisie ? Etudiants gauchistes ?


violences des forces de l'ordre gratuites
envoyé par zimprod. - L'info video en direct.

Les forces de l’ordre vont-elles longtemps restées fières d’elles ?

Explications :

De : Faure Philippe, Maire de Malarce sur la Thines
Date : 28 janvier 2011 11:58

Vendredi 21/01/2011, une manifestation pacifique de citoyens et d'élus venus soutenir leur communauté de communes (CdC Autour d'Anduze) menacée d'éclatement par la volonté d'expansion de l'agglomération d'Alès, a été réprimé avec une violence inouïe par les force de l'ordre. Gazage et matraquage sans aucune sommation alors qu'il n'y aucune violence ni dégradation. Une vidéo amateur montre clairement les faits : des manifestants pacifiques, des élus (en écharpe) gazés, des personnes âgées gazées et matraqués, des manifestants blessés et des enfants qui courent.
Si c'est ainsi que les préfets entendent mener la réforme territoriale, ça promet.
Tout cela est lamentable. Nous avons besoins de tous les citoyens pour dénoncer ce qui s'est passé ce jour là à Anduze.

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Quadrivalence en collège, c'est possible. Bientôt.

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Fausses alertes sur l’agrégation (voir plus bas)
Préférence au privé (voir plus bas)

Refus d’inscription à des élèves de nationalité étrangère (voir plus bas)



* Pour relever le niveau en maths et en sciences, Chatel veut :

- « s’attaquer à « l’innumérisme », c'est-à-dire l'incapacité à réa­li­ser les cal­culs de la vie cou­rante »
- signer un accord avec la fédération française de jeu d’échecs.
- faire réciter les tables.
- et développer la quadrivalence en collège (SVT, Physique, Techno, Chimie)

Faut-il en rire ?
C’est vrai que certains ministres en savent pas faire une règle de 3 alors...


AFP-
Le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel annonce des mesures des­ti­nées à amé­lio­rer le niveau des écoliers et col­lé­giens en sciences et en mathé­ma­tiques, dans un entre­tien au Journal du Dimanche publié samedi.
Le ministre doit pré­sen­ter offi­ciel­le­ment lundi son "plan sciences", dont la pré­pa­ra­tion avait été annon­cée le 7 décembre suite à la publi­ca­tion du clas­se­ment "Pisa" de l'OCDE, où la France se clas­sait 27ème sur 65 pour la culture scien­ti­fique, et 22ème pour les mathématiques.

En pri­maire, "je vais m'attaquer à +l'innumérisme+, c'est-à-dire l'incapacité à réa­li­ser les cal­culs de la vie cou­rante", déclare M. Chatel.
"Il faut s'assurer que tous les auto­ma­tismes sont bien en place par un entraî­ne­ment quo­ti­dien aux cal­culs élémen­taires: réci­ta­tion des tables de cal­cul et pra­tique quo­ti­dienne du cal­cul men­tal en classe", dit-il, pré­co­ni­sant "15 à 20 minutes de cal­cul men­tal par jour".

"Pour les sciences, j'encourage le déploie­ment d'un ensei­gne­ment basé sur l'expérimentation et l'investigation, qui motive les élèves", ajoute-t-il.

"Pour faire avan­cer toutes ces mesures, je vais mis­sion­ner dans chaque dépar­te­ment un ins­pec­teur de l'Education natio­nale pour les mathé­ma­tiques et un autre chargé des sciences", dit-il.
"Nous allons mettre en place des
modules de for­ma­tion aux sciences pour les pro­fes­seurs sta­giaires dans tous les dépar­te­ments" à la ren­trée pro­chaine, précise-t-il.

Il sou­ligne avoir signé "un accord avec la fédé­ra­tion fran­çaise du jeu d'échecs pour ren­for­cer la pré­sence de l'échiquier dans les écoles", pra­tique ludique qui "déve­loppe le rai­son­ne­ment logique".

Au col­lège, M. Chatel pro­pose "qu'il y ait un seul ensei­gnant pour les sciences phy­siques, la chi­mie, les SVT et la tech­no­lo­gie", pour que les élèves "com­prennent la flui­dité de la démarche scientifique".
"Tout cela s'appuie sur l'investigation, l'expérimentation", dit-il,
pro­po­sant "le pro­lon­ge­ment de la phi­lo­so­phie de +La main à la pâte+ au niveau du collège".

Quadrivalence ? Voilà de quoi « fluidifier » la gestion des personnels et recycler les profs de matières technologiques en lycée qui se trouvent sans postes suite à la réforme des STI.
Tout est dans tout, et réciproquement...



*
Chatel agacé, Chatel crispé, et Chatel vexé!



Questions au Gouvernement sur l'Education
envoyé par martinefaure. - L'actualité du moment en vidéo.

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Fermeture de certaines agrégations pour 2012

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Retour sur la préférence nationale pour les inscriptions dans les formations du supérieur (ce que nous annoncions hier, voir plus bas). Aujourd’hui plusieurs déclarations de la LDH, et sur certains blogs.


* Frayeur générale : le BO suggère des (fausses) fermetures des sessions d’agrégation pour 2012 :
Mathématiques, Lettres modernes et classiques, physique, philo, italien, musique...

Voici le lien vers le BO du jour qui fixe les sections et options d’agrégation externes susceptibles d'être ouvertes à la session 2012. Et il en manque...

Plus de peur que mal, car en fait tous les programmes d’agreg n’ont pas été donné à temps. Ils seront publiés dans les jours qui viennent, mais la phrase (définitive) du BO a donné des sueurs froides à beaucoup dans le milieu universitaire (et au Mammouth, il faut le dire.

Pareil pour l’interne
. C’est là

Il n’empéche que les craintes sont grandes de voir des concours fermés. Aà l'heure actuelle, la majeure partie des candidats de cette année n'ont pas prévu de se représenter l'an prochain. L’investissement personnel est lourd, et pour la prochaine session, le niveau B2 de langue sera beaucoup trop difficile à avoir. En fait exiger ce niveau (CLES, TOEFL, TOEC, ...) est le meilleur moyen de fermer les concours internes avant même 2015.


* Préférence au privé.


Mammouth déchainé  - Voici la lettre d’un député UMP du Cantal qui s’adresse au ministre pour lui demander de revoir sa copie quant à la suppression des postes d’enseignants... dans les établissements catholiques de son département.

Est-ce vraiment une surprise ?


* Comment aider les établissements privés à régler un certain nombre de problèmes qui limitent leur développement ?

En créant à l’assemblée un groupe d’étude. Voyez plutôt :




* Autorisation de conférer des grades universitaires pour des instituts privés.

Suite et pas fin.
C’est au BO du jour.




* Réforme de l’éducation by Luc Chatel : a fucking good idea !

Le site Brave Patrie est d’une lecture à conseiller. Ses auteurs ont toujours eu de l’humour, mais là, ils se surpassent.


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Hortefeux je te vois

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* Quand l’EN refuse l’inscription à des élèves de nationalité étrangère.

Mammouth Déchaîné.— Dans un lycée de Seine-Saint-Denis certains élèves de Terminale qui commencent à remplir leurs voeux d’orientation post-bac (par internet) ont eu la désagréable surprise de se voir refuser certains choix d’orientation.
En effet, lorsque
des élèves d’origine étrangère (et pour certains d’origine européenne - des auvergnats ?) ont voulu s’inscrire dans une formation en IUT , l’application Admission Post Bac (APB) a renvoyé l’alerte suivante :

« Seuls les élèves de nationalité française peuvent s’inscrire »

Il devient alors impossible de poursuivre la procédure d’inscription. Un CPE plus tenace que les autres a décroché son téléphone pour appeler les services de l’IUT en question qui lui ont dit qu’ils étaient bien au courant , et que ce
bloquage venait du ministère. En raison de voie choisie (par apprentissage), le choix de réserver la formation à des élèves de nationalité française à pour but « de lutter contre le travail des sans papiers ».

Outre l’amalgame nauséabond entre « étranger » et « sans papier », on peut être surpris par le fait que l’application en question (APB) connaisse avec précision la nationalité des élèves.

Il s’avère que le logiciel en question utilise l’identifiant INE des élèves, tant dénoncé, qui marque la constitution d’un répertoire national d’identification couvrant l’ensemble du système éducatif de la maternelle à l’enseignement supérieur : l’INE est un “Identifiant national élève-étudiant”, dont les données seront conservées 35 ans… La constitution de ce répertoire national, qui vise à « améliorer la gestion du système éducatif », aura des conséquences importantes, notamment en rendant possible l’interconnexion avec d’autres domaines (services sociaux... ), selon le site de la LDH.
.

Il faut bien que BASE-Eleve et son équivalent dans le secondaire (SCONET), servent à quelque chose.


Les opposants à Base élève avaient bien raison de s’opposer.
Les opposants à APB avaient eux aussi bien raison de l’être. L’année passée, ils avaient été sanctionnés pour avoir refusé de remplir ce fichier.



* Inquiétudes pour les Documentalistes alors que leurs statuts sont dans le collimateur.

Mammouth déchainé -
Un projet de circulaire de mission est à l’étude au ministère pour redéfinir les fonctions de documentalistes.
Ce projet est sorti le 18 janvier et laisse la profession devant un grand nombre de doutes en particulier sur l’évolution des missions pédagogiques des enseignants documentalistes. Il fait suite à un document (le PACIFI), qui se présente comme un texte officiel de recommandations pour structurer les formations info-documentaires du collège au lycée.
Une somme de différentes analyses et inquiétudes est présente sur ce site là.

Dans l’orientation qui se dessine non seulement la fonction enseignante est gommée, mais ce qui se profile aussi c'est une présence maximale dans l'établissent pouvant aller jusqu'à 39 heures par semaine. Cette amplitude horaire permettrait de réaliser les innombrables tâches de gestion qui incomberaient désormais aux docs.
Ce qu’ils redoutent aussi c’est l’ouverture maximale des
CDI qui deviendraient alors de learning centres. De plus la du projet de circulaire, du texte sur la fonction de chef de travaux et la référence aux ECDI en lien avec les learning centres il y a quelques mois, laisse bien apparaître le centrage des tâches sur la gestion, la logistique et la satisfaction de l'usager. Mais là il n’est plus question de "professeur" documentaliste.



* "Primes" pour l'enseignement catho

Mammouth déchaîné- Le Conseil Général des Côtes-d'Armor reconnaît avoir favorisé l'enseignement privé en allant au-delà de ce que permet la loi Falloux (qui autorise sans y obliger un financement de l'immobilier de l'enseignement secondaire sans toutefois dépasser 10% des dépenses annuelles d’investissement).

Alors que les frais de personnel (enseignants, documentalistes et chefs d'établissements) sont déjà versés par l'Etat, qu'une dotation calculée sur la base du coût salarial par élève inscrit dans l'enseignement public est également versée pour le personnel administratif et que les autres salaires sont à la charge des établissements,
l'enseignement privé des côtes-d'Armor a reçu l'an dernier une rallonge de 300.000 € pour la dotation personnel sans rendre compte de l'utilisation de ces fonds comme il s'y était engagé...

Un vrai sac de noeud que nous rapporte le Télégramme.


Tant que personne ne saisit la justice...

* Image de fin. La Recherche a du mal à se trouver .
Plein d’autres dans le même genre : là : Bruegel

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En avant marche... [MAJ]

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Prime des proviseurs (suite) : Chérèque se félicite de la modernisation.
C’est là. no comment.

[MAJ, 21 h : La prime de 6000 € aux chefs d’établissement supprimée ?]

Les syndicats de la CFDT et de l’UNSA font savoir ce soir par communiqué (AFP) qu’aucun accord n'a été signé avec le ministère par les orga­ni­sa­tions repré­sen­ta­tives sur le sujet des primes.

Les trois orga­ni­sa­tions syn­di­cales repré­sen­ta­tives des per­son­nels de direc­tion sont enga­gées dans un cycle de négo­cia­tions avec le minis­tère de l'Education natio­nale por­tant notam­ment sur la mise en place de la PFR (Prime de Fonction et de Résultat) pro­gres­si­ve­ment ins­tau­rée par­tout dans la Fonction publique de l'Etat depuis 2007 ».

Lundi, "le minis­tère a fait des pro­po­si­tions finan­cières concer­nant la PFR qui prennent place dans ce cycle de négo­cia­tions qui doit se conclure en mai 2011. A ce stade, aucune pro­po­si­tion défi­ni­tive n'a été for­mu­lée et aucun accord n'a donc été signé par aucune des orga­ni­sa­tions repré­sen­ta­tives à ce sujet ».

"En l'état, les pro­po­si­tions faites n'obtiendraient pas notre accord", a écrit pour sa part le Sgen-CFDT dans un communiqué.




* Pour Chatel, la réforme de la masterisation : « c’est de la merde » ?

Aujourd’hui, le site ToutEduc affirme (et dénonce) que le rapport sur le démarrage désastreux de la masterisation n'est pas arrivé par hasard au Café pédagogique (ici).

« 
La fuite, dit-il, a été organisée à très haut niveau au ministère. Luc Chatel ne cache d'ailleurs pas à ses interlocuteurs, en "off" mais à voix suffisamment haute pour que cela arrive jusqu'à nous, ce qu'il pense de cette réforme voulue par son prédécesseur pour satisfaire la partie de l'opinion qui n'a jamais accepté les IUFM. "C'est de la merde."

Il faut donc voir dans cette accumulation de "mea culpa" et de "non-évènements" les
prémices du discours du candidat de la droite pour 2012: déminer le terrain avec un aggiornamento sur toutes les mesures qui font polémique, et la réaffirmation d'un modèle dont l'idéal reste la réussite au concours de Polytechnique. »


* Démagogie : Chatel parle aux jeunes (ump ?)

Propos de Luc Chatel pendant le conseil national de la vie lycéenne (le C.N.V.L) qui s'est réuni les 19 et 20 janvier 2011:

« Les élèves doivent être associé aux réflexions qui existent dans chaque lycée sur le contenu de l’accompagnement personnalisé. »

« Il faut réfuter le retour au disciplinaire ».

C’est là. (seconde vidéo de la page).


*La mystérieuse ''suppression'' du HCE

Signalé par CL. Lelièvre sur Médiapart. - Le très sarkoziste député UMP Lionel Tardy vient de réussir à faire adopter un amendement supprimant le Haut conseil à l’éducation qui avait été créé par la loi d’orientation de 2005, dite loi «Fillon».

Lionel Tardy se vante longuement sur son blog de son récent ‘’exploit’’ au sein de la Commission des lois de l’Assemblée nationale: "Sur l’article 33, j’avais obtenu en première lecture à l’Assemblée la suppression du HCE ( contre l’avis du gouvernement ), l’un des nombreux comités Théodule dont on se demande ce qu’ils apportent, mais dont on sait qu’ils coûtent chers. Certes il produit des rapports, mais en matière d’éducation ce ne sont pas les rapports qui manquent, à commencer par ceux de l’Inspection générale de l’Education […]. J’ai donc déposé [ en seconde lecture ] un amendement CL7 rétablissant la suppression du Haut Conseil à l’éducation. Lui aussi a été adopté par la commission des lois".


* Armée et éducation nationale (suite)

Certaines académies ont de la chance.
Après celle de Bordeaux qui fait organiser des colloques de formation par les forces (farces ?) de la défense nationale, voici celle d’Orléans-Tours qui active à tout va les liens EN-Armée. Exemple d’une nouvelle journée de formation à l’éducation à la défense :

[D’un inspecteur, aux chefs d’établissement]

« Je vous serais fort obligé de bien vouloir faire savoir à tous vos personnels enseignants et non enseignants que le Trinôme académique organise le mercredi 16 mars une visite du centre de transmissions de la marine nationale à ROSNAY ( Indre) le matin et une visite du site de la Gendarmerie nationale de Le Blanc ( 36) où nous pourrons découvrir les archives nombreuses de notre gendarmerie autrefois maréchaussée.
Les candidats devront s'inscrire avant le 10 février 2011 par la seule voie électronique .

ATTENTION pour le site de Rosnay , il n'y a que 35 places .

Et il faut envoyer les renseignements suivants en même temps car l'entrée est très sévèrement contrôlée .
Nom, prénom, lieu et date de naissance, n° de carte d'identité ou de passeport  avec le lieu et la date de délivrance (VALIDE). Pas de permis de conduire. Nom de jeune fille pour les femmes mariées.


Les personnels recevront un ordre de mission sans frais et il est demandé aux personnels intéressés de trouver un accord préalable avec leur chef d’établissement . »

Rompez !

* Quand je serai grand (et élu) je serai IGEN, comme Jean.

Emplois (presque) fictifs pour un ex-ministre UMP et un maire PS

Quatre parlementaires et le secrétaire général du gouvernement ont reçu cette semaine une petite bombe : un courrier du premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, leur transmettant un référé envoyé fin octobre au Premier ministre François Fillon.

Dans ce texte de trois pages, le patron de la juridiction suprême de contrôle des finances publiques pointe une dérive que l'on peut qualifier de système institutionnalisé d'emplois fictifs, ou partiellement fictifs.
Ou comment certaines personnes, choisies à la discrétion du pouvoir exécutif, touchent entre 4 000 et 6 000 euros net mensuel. Sans rien faire, pour certaines d'entre elles. Aux frais
des Français.

« Activités […] sans commune mesure avec les rémunérations versées »
Deux personnalités sont citées nommément dans ce document, dont Rue89 a eu la copie : l'ex-ministre du Tourisme (UMP) Léon Bertrand et le maire socialiste de Tours Jean Germain.
Membres depuis plusieurs années de
l'Inspection générale de l'éducation nationale (IGEN), ils n'y ont jamais mis les pieds, ou si peu. Tout en percevant leur généreux traitement :
« […] Il n'a été possible de retrouver
que des traces matérielles minimes attestant de leur activité effective au sein de l'IGEN : dix courtes notes manuscrites et un rapport daté de novembre 2009 pour M. Jean Germain, alors même que sa nomination remonte à dix-huit années, et un état de service attestant de la participation de M. Léon Bertrand, nommé en février 2008, à une dizaine de réunions entre octobre 2009 et juillet 2010.
Ces activités ne se situent pas à la hauteur du plan de charge normal d'un inspecteur général de l'Education nationale et apparaissent sans commune mesure avec les rémunérations versées. »
D'autant moins « à la hauteur » que, selon nos informations, les investigations de la Cour des comptes ont débuté en septembre 2009… Soit juste avant que ces deux inspecteurs nommés depuis longtemps ne se décident subitement à travailler un peu.
Environ un million d'euros perçus par le maire de Tours

Selon son ancienneté dans ce corps, un IGEN touche entre 4 000 euros et 6 000 euros net mensuel, primes comprises.
Pour Jean Germain, le calcul est vertigineux : le maire de Tours a donc perçu entre 864 000 euros (fourchette basse sur douze mois à ses débuts) et 1 296 000 euros (fourchette haute en fin de carrière), généreusement versés par l'Etat français pour « dix courtes notes manuscrites et un rapport » réalisés en dix-huit ans de travail pour l'Education nationale.
Mais Jean Germain n'est plus IGEN : « à sa demande »,
il a fait valoir ses droits à la retraite à compter du 11 septembre dernier. Il était entré dans ce corps par décret de François Mitterrand.


Moi aussi je veux un emploi fictif à l’Education nationale. Pasque un emploi réel à l’EN j’en ai un et c’est pas terrible...


* La désorientation méthodique des élèves par l’Éducation nationale


Une intéressante analyse sur les bienfaits de certains programmes civiques.

Veut-on un exemple de la désorientation programmée des élèves qu’organise méthodiquement l’Éducation nationale pour les rendre incapables de comprendre le fonctionnement de « la relation d’information » et donc vulnérables aux stratégies diverses qui visent à les faire adhérer à une idée, une personne ou un produit ? Le thème de la « 22ème Semaine de la presse et des médias dans l’École » du 21 au 26 mars 2011 en est un particulièrement démonstratif.

à lire là .


* Heureusement il y a le PS.

Le rapport du groupe de travail du PS sur "Education et territoires"
Il est là

Le groupe de travail « Education et territoires » s’est constitué au début de l’année 2010 dans le cadre du Laboratoire des idées du Parti socialiste. Animé par André Chambon et par Baptiste Bondu, le groupe livre ici son rapport intitulé « Une politique éducative territoriale pour l’égalité réelle ».

Les 10 propositions :
 1 Généraliser la mise en place des projets éducatifs locaux (PEL) [...]
 2 Mettre fin au désengagement de l’Etat qui doit être l’accompagnateur de la décentralisation, notamment par ses services déconcentrés, et non un obstacle son bon fonctionnement [...]
 3 Redéfinir le rôle des acteurs dans les instances territoriales de discussion des projets d’éducation et de formation [...]
 4 Réformer le fonctionnement de l’établissement public d’enseignement (EPLE) [...]
 5 Généraliser la mise en place de véritables projets d’établissement [...]
 6 Passer à une dotation financière réellement différenciée, qui s’appuiera sur les réalités sociales et éducatives de chaque établissement et qui prendra aussi en compte comme indicateur la masse salariale des personnels [...]
 7 Donner des primes et des décharges horaires conséquentes aux personnels des établissements les plus difficiles [...]
 8 Renouveler la carte scolaire en ayant pour objectif la mixité sociale [...] La politique zep, pensée comme élément partiel et spécifique du bassin, sera reciblée sur le coeur des difficultés sociales et scolaires : 100 sites semblent devoir être retenus au sein des différents bassins. Les options, les projets et les moyens renforcés contribueront à améliorer l’image des établissements. A l’intérieur de chaque établissement, il s’agira de veiller à ce que certaines options ne recréent pas des discriminations. Enfin on sera particulièrement attentif à créer des résonances entre la politique ZEP et toutes les autres visant à améliorer la vie sociale. Le bassin d’éducation aura aussi la possibilité de fermer certains établissements. [...]
 9 Créer à l’échelle du territoire pertinent, des bassins d’éducation [...]
 10 Donner à l’éducation un vrai rôle d’aménagement du territoire [...]

Toute ressemblance avec un programme déjà en oeuvre n’est que pure coïncidence.


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Prime à la casse

* Le gouvernement maintient son dispositif d’aide (à la destruction).

Les recteurs avaient déjà la leur. Les chefs d’établissement l’ont désormais aussi. Leur lettre de mission tiendra-t-elle compte du nombre de postes supprimés ?

Avec une petite relavorisation de 10 à 20 % au passage.


Une prime à part variable en fonction de résultats pour chefs d'établissement


Principaux de collèges et proviseurs de lycées pourront se voir accorder une prime de résultat allant
jusqu'à 6.000 euros tous les trois ans, a annoncé mardi sur France Info le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, information confirmée par le premier syndicat des intéressés.

"Nous avons conclu un accord" en ce sens avec les syndicats représentant les chefs d'établissements, après "plusieurs mois" de discussions, a expliqué le ministre.

Ces syndicats sont le SNPDEN-Unsa, majoritaire chez les chefs d'établissements, I&D (Indépendance et Direction) et le Sgen-CFDT, a précisé à l'AFP le SNPDENUnsa.

Les résultats à partir desquels principaux et proviseurs seront évalués pour obtenir, ou non, cette prime, seront par exemple le "projet pédagogique d'un établissement", les "résultats scolaires", la "capacité d'intégrer des élèves en grande difficulté", a détaillé le ministre.

Il s'agira de "mettre en place des contrats d'objectifs et de performance, et ensuite d'évaluer à partir des résultats de ces contrats".

Selon le SNPDENUnsa, "la nouveauté est le fait qu'il y ait une part variable dans la prime". Jusqu'ici les chefs d'établissements touchaient une prime mais dont le montant était fixe. Evalués à partir d'une lettre de mission fixée préalablement, ils touchaient la prime "même si leur évaluation administrative était négative", a-t-il expliqué.

"Là, comme par le passé,
les chefs d'établissements vont être évalués à partir de leur lettre de mission. Mais il y aura ensuite un entretien d'évaluation, qui servira de base à la définition de la part variable" du régime de prime, a précisé l'un de ses responsables, Philippe Vincent.

Selon lui, la prime ira "de 0 à 6.000 euros tous les trois ans, avec une moyenne à 2.000 euros. Une moyenne de 2.000 euros, ça
représente une amélioration du volet indemnitaire de 10 à 20%", a-t-il précisé.

"C'est un système éducatif qui cherche à améliorer ses performances et donc qui est capable, pour une part faible, 6.000 euros tous les trois ans, de valoriser l'engagement personnel des acteurs de l'Education nationale", a estimé M. Chatel.

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement consistant à développer des rémunérations variables liées aux performances pour les personnels, notamment d'encadrement.


What else ?
Ah oui : quant-est-ce qu’on se révolte ?

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Chatel : la méthode Dora ?

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Mettez Chatel sur Europe1 : vous obtenez un festival...


*"MY ENGLISH TEACHER IS A COMPUTER, ISN'T HE ?" ou DORA for ever ?

Plus c’est gros plus ça passe ?

AFP et Le Monde- Le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel a déclaré dimanche qu'il enten­dait "réin­ven­ter l'apprentissage de l'anglais" à l'école, pro­po­sant que cette langue soit apprise dès trois ans, grâce notam­ment à l'usage des nou­velles technologies.

"D'abord,
il nous faut tirer toutes les consé­quences de l'apport des nou­velles tech­no­lo­gies dans l'enseignement des langues, et donc revoir en pro­fon­deur les pra­tiques péda­go­giques", a jugé le ministre.

"J'installerai dans les pro­chains jours un comité stra­té­gique sur l'enseignement des langues, avec des membres de l'Education natio­nale (...) mais aussi des per­son­na­li­tés exté­rieures, pour que nous réflé­chis­sions par exemple sur un appren­tis­sage géné­ra­lisé pré­coce de l'anglais (...) dès trois ans", a-t-il ajouté.

Autre "levier" dans cet appren­tis­sage: "la mobi­lité" dans les col­lèges et les lycées. Le ministre a sou­haité que "dans chaque lycée et chaque col­lège il y ait une autre lycée, col­lège par­te­naire, en Allemagne, en Angleterre, aux Etats-Unis" pour qu'
à 18 ans "tout enfant ait fait au moins une fois dans sa vie un séjour à l'étranger".

Troisième volet: M. Chatel entend que le Cned (ensei­gne­ment à dis­tance) mette en place un "outil pour per­mettre un appren­tis­sage à dis­tance de l'anglais".


* "Les suppressions de postes dans l'Education nationale ne nuisent en rien au système éducatif"

Encore une bonne blague de L. Chatel., qui dit sur Europe 1 :

"La quantité n'est pas la réponse aux problèmes du système éducatif"
Luc Chatel a souligné que le budget de l'Education nationale de 2011 était en hausse de 1,6% "alors que le budget de la Nation n'évolue pas" et que la plupart des budgets ministériels sont en baisse.
"Nous aurons, à la rentrée 2011, environ 35.000 professeurs de plus qu'au début des années 90 alors qu'il y a moins d'élèves, 540.000 élèves de moins", a-t-il ajouté.

D'ailleurs les classes surchargées et les profs malades non remplacés pendant plusieurs semaines (et parfois plusieurs mois), cela fait beaucoup de bien au système éducatif... C'est bien connu!


* Examen d’entrée en 6e : des lapsus qui en disent long :

Lapsus du sénateur ump Legendre à propos des tests de CM2. C’est là. "la mise en ligne des sujets d'examen"

Ce n’est, bien sûr surtout pas à mettre en rapport avec les souhaits (à peine cachés) de la droite et les déclarations de Copé rappelées par Cl. Lelièvre :
"l’entrée au collège ne doit se faire que pour l’enfant qui maîtrise totalement les savoirs fondamentaux : mon idée est de créer un examen de fin de CM2, d’évaluation des enfants; ce serait un examen de passage en sixième"


* Pétition contre la réforme du lycée : c’est là :http://pascettereformedulycee.org/


* Rapports et solutions pour les systèmes d’éducation.

« Les clés de l’amélioration des systèmes scolaires »

Voici un nouveau rapport publié par par McKinsey & Company (1) qui compare les systèmes scolaires qui ont progressé à travers le monde et enquête sur de près de 600 réformes, pour tenter de répondre à la question : « Comment fait-on pour progresser ? Comment un système scolaire peu performant devient-il « bon » ? Puis comment passer de « bon » à « très bon »,puis à « excellent » ? ».

(1) McKinsey is a management consulting firm advising leading companies on issues of strategy, organization, technology, and operations (d’après son site)

Le rapport fait l’apologie de quelques exemples qui en quelques années ont réussi à avoir d’excellents résultats aux tests internationaux (PISA).

Du beau langage technocratique dont on ne va pas tarder à voir l’application « sur le terrain » (mot souvent utilisé).

Pour la France et  pour des systèmes ayant une bonne performance, comme celui de la France, et qui veulent progresser, la première priorité serait donc de
renforcer les approches et les pratiques pédagogiques, à travers en particulier : l’accompagnement des jeunes enseignants sur le terrain par leurs collègues expérimentés, une préparation plus systématique des cours en commun, le partage des bonnes pratiques au sein de l’établissement et au-delà, sous l’égide du chef d’établissement.

Bref, le chef d’établissement comme sauveur... Mais c’est pas tout.

Pour passer de « bon » à « très bon », le rapport nous dit qu’il faut renforcer le développement professionnel des enseignants ; accroître les marges de manoeuvre au niveau des rectorats, des établissements ou groupes d’établissements, notamment en termes de capacité d’innovation et de prise d’initiatives pédagogiques.

* Au rapport : « La Prévention de la Délinquance » : obsession du gouvernement ? Six rapports successifs demandés en deux ans...

Une info du site :
http://antidelation.lautre.net/

En 2010, 3 rapports sur la Prévention de la Délinquance, ont été demandés par le Président de la République ou le Gouvernement :

1. le Rapport RUESTCH sur « Prévenir la délinquance des jeunes » - Février 2010.

2. le Rapport BOCKEL sur « La prévention de la délinquance des jeunes » - Octobre 2010.

3. le Rapport REYNES sur « L’application de la loi prévention de la délinquance » - Décembre 2010. Avec 5 pages consacrées à l’étude des votes Front National depuis 2007, sur la petite ville dont ce député UMP est maire.  

>
Début 2011, 3 autres rapports sont à nouveau en cours, sur la Prévention de la Délinquance :

4. - un Nouveau « Rapport BENISTI » (le retour...). BENISTI, célèbre pour son rapport de 2006 qui avait défrayé la chronique. .

5. - un Nouveau « Rapport BOCKEL » (le retour...) qui vient d’être chargé par le Premier ministre, François Fillon, d’une mission de six mois visant à apporter « une impulsion nouvelle » à la prévention de la délinquance en France. Aujourd’hui président du mouvement politique La Gauche moderne, Jean-Marie Bockel devra ainsi soumettre au Chef du gouvernement, ainsi qu’au Président de la République, « les initiatives de nature à donner une meilleure visibilité aux actions entreprises et surtout aux réussites locales de la prévention en vue de leur diffusion et de la stimulation des échanges d’expériences », selon sa lettre de mission. » [Extrait d’une brève des Actualités Sociales Hebdomadaires - 18 janvier 2011.] 

6. - un « Rapport LACHAUD », député (Nouveau Centre) du Gard. Il s’agit d’une mission destinée à identifier « de nouvelles réponses »pour faire reculer la délinquance juvénile et « remodeler le système actuel, notamment les centres fermés », a révélé le parlementaire dans un entretien accordé le 9 janvier au quotidien régional Midi libre. 
Le député du Gard s’est fait remarquer du chef de l’Etat en déposant à l’Assemblée nationale, en novembre dernier, une proposition de loi visant à créer des « établissements d’éducation, de discipline et de réinsertion », nouvelles structures imaginées comme une alternative aux traditionnels placements en foyers ou en établissements pénitentiaires pour mineurs. » L’objet de cette proposition de loi, a expliqué le Nouveau Centre le 19 novembre dans un communiqué, est de « trouver un mode d’éducation, de sanction et de réinsertion adapté aux élèves les plus difficiles, en permettant l’éducation, la formation professionnelle et la réinsertion des délinquants mineurs par le biais d’un encadrement rigoureux et d’une discipline d’une grande fermeté ».  
[Extrait d’un article des Actualités Sociales Hebdomadaires – 14 janvier 2011]

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Stages pendant les vacances

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* LA solution pédagogique (d’après le ministère) pour assurer le renforcement des compétences orales des élèves :

Stages d'anglais gratuits au lycée pendant les vacances scolaires (et leurs pratiques innovantes...)

C’est au BO du 20 janvier, BO qui fixe les modalités des stages :

Ces stages d'anglais peuvent être étendus à toutes les vacances scolaires. Ils se déroulent sur une semaine, à raison de trois heures par jour, pendant cinq jours.
Les stages seront organisés par groupes après une évaluation des besoins des stagiaires effectuée en début de stage. La taille réduite des groupes permettra (normalement) une pratique intensive de l'anglais oral.

À l'issue des stages,
l'intervenant délivrera un relevé des compétences acquises à destination des professeurs d'anglais des lycéens concernés et une attestation sera délivrée à chaque stagiaire.

Afin de
renforcer l'attractivité de ces stages et d'apporter une approche pédagogique originale, les pratiques innovantes sont encouragées, notamment :

-
doublage de films, débats après la projection d'un film en VO, facilitée grâce à la mise en place de ciné-lycée ;
- pièces de théâtre ou ateliers chant en anglais, écriture d'une chanson, jeux de rôles ;
- réalisation de pages en anglais pour le site internet du lycée ;
- réalisation d'une exposition photographique ou d'un petit film pour promouvoir le tourisme local ou mettre en valeur le patrimoine culturel de la ville ou de la région ;
- expérimentations scientifiques ;
- ateliers de cuisine et repas partagés en langue anglaise ;
- etc.

Ainsi, les établissements veulent proposer des stages à contenu diversifié destinés à permettre un apprentissage dans un cadre différent de celui des cours traditionnels. En outre, l'usage des médias et du numérique sera à encourager.
Les actions proposées dans le cadre des accords de coopération éducative veulent venir en complément de ces dispositifs.

Ces stages sont encadrés prioritairement par :

- des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires effectives ;
- des assistants d'anglais ;
- des locuteurs natifs.

Ces deux dernières catégories de personnels sont
rémunérées en vacations, si elles n'interviennent pas pendant le temps de service ou si elles sont vacataires. Le recrutement des intervenants s'effectue soit localement par les services académiques et les chefs d'établissement, soit par l'intermédiaire de la plate-forme nationale, accessible toute l'année sur le site http://www.recrutlangues.education.fr

Cela passera aussi par la
mise en place d'établissements « mutualisateurs » ayant vocation à accueillir les élèves de lycées n'organisant pas de stages. Bref, personne ne pourra y échapper...



* Rythmes scolaires... pour satisfaire les demandes du secteur du tourisme.

Voici ce que retient RTL du rapport sur les rythmes scolaires, que la radio a pu se procurer alors qu’il n’est pas encore sorti.

La commission préconise d'inscrire les devoirs dans le temps scolaire. Les heures d'enseignement dans la journée doivent varier selon les niveau : 5 heures par jour maximum à l'école, 6 heures au collège et 7 heures au lycée. La pause déjeuner à l'école devrait être au minimum d'une heure et demi.

Pas question de revenir sur le samedi non travaillé à l'école, mais il serait possible de réintroduire des cours le mercredi matin.

En revanche, la commission n'a pas trouvé de vrai consensus pour raccourcir les vacances d'été. Mais elle serait prête à concéder deux semaines en moins pendant les grandes vacances si cela améliore les conditions de travail des enfants en respectant le rythme sept semaines de cours et deux semaines de vacances pendant l'année. Dans ce cas, les dates des grandes vacances seraient différentes en fonction de deux grandes zones pour satisfaire le secteur du tourisme. "La question de réduire ou d'augmenter le nombre de zones est posée", dit le rapport "dans un pays où le tourisme engendre 41 milliards d'euros de chiffre d'affaire et emploie un million et demi de personnes".


* Le CNRS a-t-il encore une utilité ?

C’est la question que posent certains syndicats à la direction de l’organisme de recherche alors que le Grand Emprunt se profile.

En effet sa direction se coule dans le moule de la RGPP dont les objectifs sont de objectifs affichés sont de « rationaliser et de faire des économies d'échelle, rechercher l'efficacité en se concentrant sur le cœur de métier (la recherche), diminuer les dépenses publiques ». Les syndicats craignent une extension de ces économies aux fonctions de documentation, formation et valorisation.

Mais désormais
la direction du CNRS va plus loin. Dans le prochain séminaire de direction du 25 janvier 2011, elle se propose de mettre en place la « deuxième  phase d’action du nouveau CNRS, de ses nouveaux modes d’organisation et de l’évolution du modèle UMR ». Cinq points seront traités :

1- Comment raccourcir les chaînes hiérarchiques et renforcer le sentiment d'appartenance des agents au CNRS ?
Comment avoir une vraie autorité sur les agents du CNRS ?

2- Le CNRS entre dans les FCS porteuses d''IDEX, comment co-piloter nos UMR ? Comment les insérer dans d'éventuels collégiums, OSU ou autres morceaux des futures universités de recherche ?

3- Comment être capable de rénover, de remettre à plat régulièrement (tous les 7 à 10 ans) nos UMR ?

4- Quelle méthode adopter pour mener en douceur le comité national vers ses vraies missions d'évaluation et non pas de cogestion ?

5- Le CNRS post IDEX : quelle valeur a t il pour le pays, à quoi sert-il ?


Ainsi la Direction prépare l’organisme au post Grand Emprunt, avec de nouvelles attaques contre le comité national et les UMR,
en organisant la mise au pas autoritaire des agents.

Ca au moins elle ne s’en cache pas...


* Brèves de comptoir de l’EN :

- Lutte contre le gaspillage et développement du sens civique:

Voici l’article de Libé sur le PQ dans les établissements scolaires aux USA.
On n'en est pas encore là en France, mais certains collèges montrent l'exemple (si, si! il en existe au moins un dans l'Académie d'Orléans-Tours!) où la tradition veut que les élèves demandent au surveillant les feuilles de PQ dont ils pensent avoir besoin avant d'entrer dans les toilettes...


-
Épidémie dans les lycées militaires? Après le Lycée Naval de Brest, le Prytanée de La Flèche?

Voir le site du nouvel obs. On en parlait il y a peu (voir ci-dessous)
Rejetant le terme de bizutage et préférant parler de "
Ce qui au départ pouvait être un jeu, une espèce de rite" , le procureur a mis en examen 3 élèves pour viol en réunion.
Et chaque année ou presque, l'école défraie la chronique... comme le rappelle ce reportage d'Envoyé spécial consacré au bizutage:

http://www.youtube.com/watch?v=U_6FFM9pNCU
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Au pas

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* Un pas de plus vers Big Brother : la gestion informatisée des retenues sur salaire (ou sale air).


Gestion automatisée des absences avec retenue sur le traitement. AGART de rein.

Ils ont de la chance en Poitou-Charentes. Voici qu’on informe les enseignants du premier degré qu’à compter de janvier 2011, une application automatisée complémentaire au logiciel Mosart ((air de rien celui-ci) sera mise en service par le biais de l’intranet académique.
Cette application académique dénommée
AGART (Aide à la Gestion Automatisée de Retenue sur Traitement) est destinée aux enseignants du 1er degré des quatre départements de l’académie. Chaque enseignant devra saisir via l’intranet et le module « Mes Applications » sa position administrative correspondant au jour de la grève soit : présent, absent autorisé ou gréviste.
Il a pour ce faire , un délai de quatre jours (jour de grève + trois jours ouvrés)
. Si un enseignant omet de se connecter à l’application AGART durant ce délai, il prendra contact avec la secrétaire de la circonscription. Cette dernière à la possibilté de renseigner sa position administrative pendant un délai supplémentaire de huit jours ouvrés.

Même si cette application a été déclarée à la CNIL et que les fichiers renseignés sont sensés être automatiquement effacés après un délai de six mois, voici encore une manière de
garder des traces de l’activité syndicale d’un enseignants, voire de la croiser avec d’autres informations.
Alors que des postes à profil se profilent (justement), encore un truc qui est bien sûr totalement anodin, alors que selon la loi,
c’est à l’employeur de déterminer qui est gréviste.



* De plus en plus loin dans l’évaluation (des professeurs).

Si certains item de cette fiche d’évaluation trouvée dans un collège sont très conventionnels, d’autres le sont moins, mais traduisent bien l’ambiance générale de la gestion du personnel dans l’EN.

du genre :
Respecter la hiérarchie
Collaborer aux actions de partenariat engagées entre l’établissement et son environnement économique
Travailler en adéquation avec l’équipe de direction


No comment



* Surveiller, punir, acheter : l’indemnité pour Fonctions d’intérêt collectif : de 400 à 2400 €


Une paille.

La circulaire précisant les modalités d'attribution d'une indemnité "pour fonctions d'intérêt collectif", ou IFIC, d'un montant de 400 euros à 2 400 euros, modulable, est publiée au BO de l'Education nationale. 
Sont concernés (et peuvent la toucher) les « préfets de études » et autres « référents culturels » des établissements, prévus dans la réforme du lycée.

Encore un moyen pour faire passer les réformes : acheter les petits fonctionnaires. C’est de l’auto-corruption...

* Acte héroïque d’un proviseur qui...

...renvoie ses palmes académiques à Luc chatel en guise de protestation.
Le point.fr/ SOURCE AFP
Un proviseur du Nord à la retraite a renvoyé ses palmes académiques à Luc Chatel pour protester contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale et l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs en la matière, a annoncé jeudi l'intéressé. Il a expliqué avoir renvoyé ses palmes académiques le 22 décembre au ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, par courrier recommandé avec accusé de réception, lors d'une conférence de presse au siège régional du PCF à Lille, en présence de la sénatrice communiste Michelle Demessine.
Michel Ascher se dit "scandalisé" par un
décret du 12 novembre 2010 qui institue une part variable dans les primes versées aux recteurs "en fonction des objectifs atteints", parmi lesquels figurent les suppressions de postes. À la faveur d'un décret et d'un arrêté publiés en novembre, leur prime comporte, à partir de cette année scolaire, deux volets : une part fixe de 15.200 euros et une "part variable" dont le montant pourra aller jusqu'à 45 % de la part fixe, soit de 0 à 6.840 euros. Au total, un recteur pourra avoir jusqu'à 22.000 euros de prime.
"
Qu'est-ce que ça veut dire d'agiter 7.500 euros au nez des recteurs s'ils arrivent à supprimer un maximum de postes dans les académies ?" s'est interrogé Michel Ascher. "Ceci m'a paru tellement scandaleux que la coupe est pleine, il fallait que, symboliquement, je fasse un geste fort", a ajouté Michel Ascher, selon qui "le ministre semble considérer de manière particulièrement méprisante ses recteurs".
... comme une bonne partie de la fonction publique.
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UMP : Supprimons 80 % de fonctionnaires

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* Projet de loi déposé par l’UMP pour enlever le statut de la fonction publique à 80% des personnels !

Le projet est là. et date du 13 janvier.

De source syndicale : Afin de « rationaliser les dépenses de l’Etat », des députés UMP (dont Jean-François MANCEL) ont déposé ces jours-ci une proposition de loi visant à réserver le statut de fonctionnaire aux agents assurant une fonction régalienne de l’Etat. Les autres relèveraient du code du travail, c’est-à-dire seraient versés dans le secteur privé.

La loi voudrait ne s’appliquer qu’aux nouveaux entrants dans la fonction publique. Cependant il serait proposé aux anciens fonctionnaires de prendre le nouveau statut ainsi créé. Il faut croire que ce nouveau statut devra appâter sérieusement...



F. Chéreque dans une tribune de Libé, lui aussi veut ouvrir le débat, et dit :

"Le débat doit aussi porter sur la nature de ces services : il y a des fonctions régaliennes à maintenir sous l’autorité directe de l’Etat (parmi elles, le triptyque police – armée – justice) qui doivent être assurées par des fonctionnaires avec des obligations d’impartialité, de continuité, d’égalité de traitement, qui justifient les garanties protectrices de leur statut. Ces obligations ne peuvent pas se permettre de varier au gré des changements politiques.
Pour l’ensemble des autres missions, qu’elles soient conduites par le public ou par des opérateurs privés, l’Etat doit assurer contrôle, évaluation et péréquation afin de garantir la cohésion, la solidarité et l’objectif de réduire les déséquilibres territoriaux et sociaux.
Une mission de service public ne se résume pas à la forme juridique de l’entreprise ou au statut du personnel. Un salarié du privé qui assure une mission de service public n’est pas moins républicain qu’un fonctionnaire qui effectue la même tâche. Dans tous les cas, toute réforme du service public doit viser à assurer sa pérennité, sa qualité et sa démocratisation. La question européenne est au cœur des réponses à apporter. Il est grand temps de la poser. »
Ah, la CFDT...


* Fermeture de 5 collèges dans un département : qui dit mieux ? (le retour)

On avait évoqué il y a quelques mois cette fabuleuse tentative du CG 37 de fermer 5 à 6 collèges en Indre-et-Liure pour faire des « économies d’échelle ».
Suite (et pas fin) de l’aventure sur notre page Du Fond de la Trompe.

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Désordre

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* Fermeture de 5 collèges dans un département : qui dit mieux ? (le retour)

On avait évoqué il y a quelques mois cette fabuleuse tentative du CG 37 de fermer 5 à 6 collèges en Indre-et-Liure pour faire des « économies d’échelle ».
Suite (et pas fin) de l’aventure sur notre page Du Fond de la Trompe.


* De qui se moque-t-on ?

Entre 2011 et 2013, "100 000 emplois ne seront pas remplacés au sein des administrations et des opérateurs", a indiqué le ministre. Cette politique "n'en est pas moins tout à fait équilibrée, elle permet de reverser la moitié des économies réalisées aux fonctionnaires, sous la forme de bonifications", a-t-il rappelé.
 
On vous rappelle que nos salaires sont gelés (l'inflation non, donc déduisez la résultante sur notre pouvoir d'achat ou, plus important, sur la dignité qu'on accorde à notre travail).

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/17/fonction-publique-100-000-postes-supprimes-d-ici-a-2013_1466908_3224.html
 
Quand est-ce qu'on se révolte ?


* Lycées militaires hors la loi ?

Certains lycées militaires (désormais appelés "lycées de la défense"), dont l'une des missions est la préparation au recrutement des officiers de carrière,  s'illustrent par l'indiscipline de leurs élèves; c'est ce que rapporte LibéRennes à propos du lycée Naval de Brest:

Extrait;
"Le bizutage a beau être interdit, la pratique perdure. Et manifestement pas toujours sous ses formes les plus potaches..."
Une plainte contre X a ainsi été déposée par le père d'un élève de seconde du lycée naval de Brest qui en a été victime et la préfecture maritime de l'Atlantique a indiqué qu'un conseil de discipline se réunirait vendredi.
Il s'agit d'une plainte pour bizutages, mais aussi pour violences volontaires en réunion", a indiqué Me Thierry Fillion, avocat du père du lycéen âgé de 17 ans.
L'avocat évoque notamment "des réveils la nuit pour faire des séries de pompes, des brimades, des humiliations, des SMS menaçants, et des références récurrentes aux SS et au Troisième Reich", précisant que les faits duraient depuis plusieurs semaines.

D'autres informations, plus complètes,
ici: (on y apprend notamment qu'une partie des élèves affectionne les déguisements de SS...).
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Revalorisation... et sabotage !!! [MAJ]

* Prof en LP pour 573 € (2 semaines de 22 h), ça vous dit ?

Créteil l’a fait.
Voici l’annonce que l’on trouve sur le site de l’agence de promotion du FLE (Français langue étrangère).



Le sens de l’organisation et de la charité est en effet requis... Pas sur que cela aide à la promotion du FLE (à moins que par promotion il soit question ici de soldes ?).


* Evaluations CM2 : en ligne pour que tout le monde puisse réviser.

Alors que le SNUIpp dans un grand mouvement de révolte demande la « remise à plat » de ces évaluation alors que d’autres (dont la FCPE, SUDeduc...) veulent les voir ébrogée, certains parents ont carrément mis en ligne lesdites évaluations.
AFP- Les évalua­tions contro­ver­sées que les écoliers de CM2 doivent pas­ser cette semaine sont dis­po­nibles sur inter­net, sur au moins deux sites, et ont été dis­tri­buées aux parents et aux élèves de CM2 de l'école de Lancry à Paris (10ème arron­dis­se­ment) par des adhé­rents de la FCPE.
Le cahier d'évaluation com­pre­nant les 100 ques­tions de fran­çais et de mathé­ma­tiques aux­quelles doivent répondre les élèves est télé­char­geable sur le site "Evaluator" (http://evalsnats.eklablog.fr) et, plus dif­fi­ci­le­ment, sur celui du syn­di­cat d'enseignants SNUipp-FSU de la Meuse (http://55.snuipp.fr).
Ayant appris que ces évalua­tions étaient en ligne, des parents d'élèves de l'école pari­sienne de Lancry ont décidé dimanche de les envoyer par mail aux parents d'élèves de CM2 ayant une adresse inter­net et d'en dis­tri­buer lundi matin des ver­sions papier devant l'école, ont expli­qué à l'AFP deux membres de l'association de parents FCPE locale, Cécile Espérou-Kenig et Luc Vachez.
"
Nous avons même dis­tri­bué six exem­plaires cor­ri­gés par nos soins", a affirmé Mme Espérou-Kenig, expli­quant qu'il s'agissait ainsi de contes­ter les évalua­tions et de "mettre tous les élèves sur un même pied d'égalité".

[MAJ, 18 h] Chatel crie au SABOTAGE :
"Il s'agit à mon sens d'un com­por­te­ment inad­mis­sible et irres­pon­sable. Nous avons depuis deux ans des ten­ta­tives de sabo­tage du dis­po­si­tif d'évaluation. Ces ten­ta­tives sont le fruit d'une infime mino­rité. Elles n'en demeurent pas moins indignes de l'Ecole de la République", a déclaré M. Chatel.
"
Parce que, à mon sens, cette ini­tia­tive est contraire à l'éthique et à la déon­to­lo­gie que par­tage l'immense majo­rité de nos ensei­gnants. Appeler les élèves à tri­cher, je pense que c'est l'opposé des valeurs de l'Ecole de la République", a-t-il ajouté.
"
J'ai saisi la direc­tion des affaires juri­diques (du minis­tère) et je me réserve le droit d'engager les pour­suites qui s'imposent", a-t-il assuré.
Les évalua­tions que les écoliers de CM2 doivent pas­ser cette semaine ont été mises en ligne. Sur l'un des sites, "Evaluator", il est écrit: "Nos enfants ne tra­vaillent pas assez. Il faut les aider. Nous publions les évalua­tions natio­nales CM2 pour qu'ils puissent apprendre à tri­cher et à gagner".


* Comment éviter de passer l’épreuve d’histoire géo en Terminale L ou ES ?

Simple : la passer de façon anticipé en Première. Des décrets relatifs aux épreuves anticipés du bac et à leur dispense, sortis ce jour, laisse en effet la possibilité aux « candidats ayant subi par anticipation l'épreuve d'histoire-géographie de la série scientifique du baccalauréat général, des séries sciences et technologies de laboratoire, sciences et technologies industrielles du baccalauréat technologique de conserver la note qu'ils y ont obtenue s'ils se présentent l'année suivante aux épreuves terminales des séries économique et sociale et littéraire du baccalauréat général »
Le décret est là.
En gros : prenez tous l’option S, passez les épreuves anticipées, revenez en term ES ou L et vous aurez une épreuve de moins l’année de term.


* Grandes manoeuvres syndicales: c’est parti en vue des prochaines élections (octobre)

Le SNETAA, syndicat des enseignants de lycée professionnel - et qui a signé la réforme des Bac pro - , après avoir quitté la FSU et tenté de créer une fédération devient finalement le syndicat FO pour cette catégorie de personnels. 
Mais, du
SNETAA sortent certains syndicats (Action et démocratie) qui demandent à rejoindre SUD.
Le
SNALC (syndicat national des lycées et collèges) et la fédération qu'il a créée, le CSEN, iront seuls aux élections, annonce-t-il dans son dernier bulletin, après avoir hésité un temps pour faire une alliance avec les sections FO de l’éducation.
La
FSU dialogue avec la CGT, mais constate que "bien des questions restent en suspens, voire sont porteuses de désaccords ». Bref, la CGT ballotte la FSU qui a bien peur de perdre gros.
Pas de nouvelle des autres...


* Commission au Sénat (encore une).

Dont le rapporteur est JC Carle (celui de la loi du même nom). On connait donc déjà la conclusion.

Le Sénat lance une réflexion sur l'organisation territoriale du système scolaire et sur l'évaluation des expérimentations locales en matière d'éducation

La mission commune d'information sur l'organisation territoriale du système scolaire et sur l'évaluation des expérimentations locales en matière d'éducation, créée par le Sénat à l’initiative du groupe UMP, a désigné son bureau au cours de sa réunion constitutive tenue le mardi 14 décembre 2010.
Sous la présidence de M. Serge LAGAUCHE (Soc.-Val-de-Marne), son rapporteur étant M. Jean-Claude CARLE (UMP-Haute-Savoie), la mission a arrêté le 11 janvier 2011 son calendrier et son programme de travail.
Pour M. Carle :
« Avec l’enquête PISA, l’OCDE a identifié que les systèmes produisant les meilleurs résultats associent une autonomie au plan local et une responsabilisation effective, facteurs qui sont au cœur de notre mission. Avec cette dernière, le Sénat montre toute l’importance qu’il attache à l’efficience du système scolaire et à la réussite de tous les élèves. » M. Serge Lagauche souligne que « ces enjeux engageant l’avenir de notre pays, une prise de conscience collective doit nous permettre d’identifier les conditions de diffusion des bonnes pratiques qui existent sur le terrain en matière d’organisation du système scolaire et éducatif ».
Voir le site de ladite commission.


* Rapport sur les centres éducatifs fermés. Pas brillant.


Centres éducatifs fermés: le rapport "accablant" du contrôleur (Journal du Droit des jeunes)
Le Journal du Droit des jeunes publie les recommandations du "contrôleur général des lieux de privation de liberté" relatives à quatre centres éducatifs fermés. L'éditorial évoque des "constats accablants". Voici des extraits du document officiel, chacun jugera: "Au sein de ces centres, une part du personnel est notamment constituée d’éducateurs 'faisant fonction', parfois sans compétences particulières, peu ou pas formés à l’encadrement des mineurs."
"Certains centres éducatifs fermés sont dépourvus de projet de service. Il est paradoxal de demander à des adultes privés d’objectifs communs d’être cohérents à l’égard de mineurs dont l’histoire souvent chaotique les prive de tout repère utile."
"Le recours abusif, voire usuel,
aux moyens de contrainte physique, (...) est parfois érigée, dans les équipes les moins qualifiées, au rang de pratique éducative. De manière générale, de grandes incertitudes existent dans la manière de définir la discipline et les moyens de la faire respecter."


* Lobbying des fédérations de chasseurs : l'Éducation Nationale est un bon terrain de chasse!

Mammouth déchaîné - Certains hauts représentants des fédérations de chasse sont bien placés dans l'administration pour y promouvoir leur passe-temps préféré, la chasse: c'est le cas de Paul-Joseph Ettori, inspecteur de l'Éducation nationale, et accessoirement président de la Fédération Régionale des Chasseurs de Corse, et président de la Mission Éducation Sensibilisation à l'Environnement de la Fédération Nationale des Chasseurs...

C'est à ce titre qu'il participait en mars 2009 à une réunion avec le ministre de l'Écologie (JL Borloo) et le ministre de l'Éducation Nationale (X Darcos) pour préparer une
convention de partenariat entre fédérations de chasseurs et Éducation Nationale... convention finalement signée en mars 2010 sous l'autorité de Luc Chatel.

Et pour ceux qui s'interrogent sur la "légitimité pédagogique" des chasseurs, le
favoritisme dont ils jouissent et l'impact de leurs activités de lobbying en milieu scolaire, voici plus d'informations sur cette page.
Dans une
chronique publiée dans Le Monde du 14 octobre 2010, intitulée "Des cartables et des fusils de chasse", David Chauvet commentait la convention de mars 2010 entre Luc Chatel et la Fédération Nationale des Chasseurs.
Il concluait "Et tant pis si des enfants y laissent leur peau. » »

C'est hélas ce qui vient de se passer ce dimanche 9 janvier, près du village de Zuani en Corse, où un garçon de 11 ans a été tué d'une décharge de chevrotine en pleine tête.

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La fin de l'heure de cours

* Les cartes scolaires repoussées après les élections cantonales...

Des fois qu’on obligerait certains politiques à prendre partie...

Mammouth Déchaîné - L’information bruissait dans les couloirs des IA ou rectorats, l’affaire est dénoncée désormais par Guy Chambeford, un député de l’Allier, département dans lequel on prévoit 36 suppressions.
Si les chiffres globaux sont connus (et depuis longtemps) dans le détail
ordre semble donné de ne pas créer trop de révoltes, du moins avant les élections. Ainsi le député, déplore sur son site que sur décision rectorale, les chiffres soient communiqués après lesdites élections.


* Un pas de plus vers la fin des statuts : la fin de l’heure de cours

Multiplication des (petits) cours, augmentation des tâches des enseignants, le tout dans la plus grande illégalité ? C’est possible avec la fin de l’heure de cours.

Mammouth Déchaîné - En utilisant les possibilités offertes par l'expérimentation (pour les établissements publics ou privés sous contrat), il est possible de faire varier la durée de "l'heure de cours", comme on aime à le rappeler sur le site de l’académie de Nantes ou une Mission à la valorisation des innovations pédagogiques érige en modèle la dérèglementation mise en place, notamment par les écoles privées (c’est précisément ici : « L’heure de cours a parfois fait son… temps), mais qui n’est pas sans rappeler le projet Clisthène (voir en fin de post, les propositions de l’UNSA).

Le système, qui pourrait connaître un certain succès dans les années à venir, est pratique, par exemple,  pour dégager (sur le temps global d'enseignement) des temps d'aide au travail personnel, d'approfondissement, etc... Dans les faits,
se profile déjà une augmentation du temps de travail des enseignants (préparation, concertation, correction), ainsi que du temps et des frais de déplacement en plus, mais aussi et surtout le remplacement discrêt des heures disciplinaires dues aux élèves par des activités annexes utiles à la promotion de l’image, à la vitrine de l’établissement.

On ne voit guère cependant la dedans la
révolution des pratiques pédagogiques tant promise pour faire avaler la pilule : ainsi nous dit-on toujours à Nantes que «Le dispositif mis en place permet aux élèves à la fois de bénéficier de cours magistraux (avec possibilité, donc, de prendre des notes) et de conseils, et de profiter par la suite de conseils de méthodologie dans  l'utilisation des manuels et documents. L'idée de faire évoluer les groupes de TD en fonction des besoins a été retenue et appliquée. »
Des groupes de besoins, par niveau, comme partout...

Si on y regarde de plus prêt il s’avère également un
outil très intéressant pour préparer, notamment en lycée, l’arrivée du livret de compétences ainsi que d’assurer une flexibilité maximale, dont on pointe déjà l’intérêt : standardiser toutes les pratiques pédagogiques, globaliser les horaires, faire disparaitre totalement le besoin de remplaçant, au profit d’une surcharge de travail des enseignants présents.
« Les enseignants doivent donc, pour chaque cours de 45 minutes, restituer devant les  élèves 10 minutes dans le cadre de ce qui est intitulé SCM (Séance à Choix Multiple). Ces SCM ont une durée de 45 minutes. Le temps à restituer par chaque enseignant est capitalisé sur l'ensemble de l'année scolaire puis divisé en séances de 45 minutes. » 
Et selon certains syndicats (du privé surtout ou le système est très développé comme indiqué ici) « les textes sont très clairs : tout élève doit avoir son temps annuel d’enseignement dans chacune des disciplines de sa classe. Par conséquent, tout enseignant est en droit de refuser de faire les séances supplémentaires hors du cadre prévu par sa fiche de service, ou avec des élèves qui n’appartiennent pas aux classes dénommées sur cette fameuse fiche. Et Si un aménagement de la durée de cours est légalement possible, il est strictement réglementé : ce n’est réalisable que dans le cadre d’une expérimentation pédagogique dûment encadrée, validée et évaluée par les services rectoraux ». Et justement à Nantes, lesdits services déplorent discrètement que "peu d’indicateurs ont été réellement mis en place afin d’évaluer son efficacité ». Une expérimentation qui relève donc du braconnage ?

En revanche pour le public... tout est possible ?


* L’EN parie sur l’intelligence et la culture ? 4 ou 5 heures de sport en plus pour les lycéens.


AFP -
Cours le matin, sport l'après-midi: 4 à 5 heures de sport en plus en moyenne
Les élèves des 80 col­lèges et 40 lycées qui expé­ri­mentent, depuis sep­tembre, le rythme "cours le matin, sport l'après-midi" ont en moyenne 4 à 5 heures par semaine de pra­tiques spor­tives de plus que les autres élèves, selon une enquête du minis­tère de l'Education nationale.
Les 7.000 élèves concer­nés par ce dis­po­si­tif ont aussi en moyenne deux heures de pra­tiques cultu­relles en plus, ce qui fait dire au minis­tère qu'"on observe donc une réelle aug­men­ta­tion sen­sible des pratiques".
Dans 90% des cas, les per­son­nels de santé ont été asso­ciés au suivi.
Hors heures d'enseignement, les inter­ve­nants sont à 41,5% des pro­fes­seurs d'EPS (éduca­tion phy­sique et spor­tive), à 29% des éduca­teurs de fédé­ra­tions spor­tives et à 29,5% d'autres adultes (volon­taires du ser­vice civique, assis­tants d'éducation, etc.).

Les lycéens n’ont que 3 heures d’histoire + géo dans la semaine... Serait-ce largement suffisant pour leur culture ?


* Triple avantage (collatéral) du sport l’après midi :

Le dispositif présente en effet l'avantage d'atténuer un peu les effets délétères de la diminution du nombre de profs. Les syndicats font d'ailleurs remarquer que dans ce dispositif, 60% des intervenants ne sont pas des professeurs d'EPS, possédant un diplôme (la licence "Staps") et qu'au moins "2.800 postes ont été supprimés depuis deux ans, soit 9% du corps" de profs d'EPS.
http://www.20minutes.fr/article/652626/societe-cours-matin-sport-apres-midi-chatel-reflechit-etendre-offre#xtor=RSS-148


Pour le ministère  
il s’agit aussi à faire financer les dépenses par les collectivités locales en permettant à l'État de se désengager un peu plus.


* Les écolos-(ultra)libéraux pour sauver l’école ?

Mais que veulent-ils ? Voyez ce que certains (
Jean-Philippe Magnen, Philippe Meirieu, Philippe Meirieu) publient ce jeudi sur le site de Médiapart. Toute ressemblance avec des réformes en cours ne serait que fortuit...

« Dans l'enseignement, nous restons tributaires d'une organisation taylorienne obsolète: une classe / une matière / un professeur / un cours / un travail / une note. Résultat: la scolarité, dans nos collèges et nos lycées, est complètement atomisée, le plaisir de la découverte écarté au profit de la comparaison entre l'investissement consenti et les résultats escomptés. Au quotidien, la dispersion est de mise et l'individualisme triomphant... Dans la formation des adultes, la logique des marchés l'emporte partout, inféodant les dispositifs à la demande à court terme, écartant toute dimension culturelle, privilégiant ceux qui ont déjà profité de la formation initiale. Résultat: des jeunes avec ou sans qualification qui errent des mois, voire des années, avant de trouver –quand ils la trouvent– une perspective qui redonne sens à leur vie. Mais aussi des chômeurs en fin de droit, des femmes qui voudraient retravailler, des salariés en quête d'une reconversion, découragés par un système opaque, sans véritable interlocution constructive. Et, plus globalement, une société où la multiplication des offres culturelles ne parvient pas à casser les ghettos culturels des spectateurs professionnels, où les médias, obnubilés par leur quête de l'audience, ne songent qu'à «scotcher» les individus aux écrans par la surenchère des effets, où l'immédiateté obligée du «tout, tout de suite» fonctionne massivement comme un empêchement, voire un interdit, de penser.
C'est pourquoi il nous faut changer de modèle. Notre vision de l'éducation est globale sans être étatique. Nous voulons encourager tous les acteurs –parents, enseignants, éducateurs, responsables associatifs, hommes et femmes de culture et de médias– à travailler ensemble, à tous les niveaux, en se mettant à l'écoute de l'exigence fondatrice de toute véritable démocratie: comment former des sujets capables de construire du bien commun? Pour cela, nous voulons que l'État définisse clairement un système qui garantisse véritablement, pour tous, le droit à l'éducation et à la formation... mais que, partout, les équipes pédagogiques puissent construire et mener à bien leurs propres projets, que les territoires puissent définir leurs dispositifs de formation, que les associations et les médias alternatifs puissent faire exister une information libérée du pouvoir des groupes financiers.
C'est ainsi qu'on pourra changer l'école, la structurer en unités pédagogiques à taille humaine ouvertes sur leur environnement, avec des équipes pédagogiques cohérentes et une évaluation rigoureuse des acquis. C'est ainsi qu'on pourra former des enfants et des adolescents qui regardent la télévision ou utilisent Internet sans renoncer à l'exercice de la pensée. C'est ainsi qu'on pourra accompagner les parents afin qu'ils puissent échanger sur leurs difficultés éducatives et inventer des solutions nouvelles à des problèmes inédits. C'est ainsi qu'on pourra donner corps, aussi, au beau projet de la formation tout au long de la vie: non pour assujettir les salariés aux exigences immédiates des entreprises en les faisant passer systématiquement sous la toise de «l'employabilité», mais en permettant à chacune et à chacun d'apprendre sans cesse, de découvrir de nouveaux horizons et de s'engager dans un avenir différent librement choisi.
Le projet écologiste pour l'éducation est profondément lié à notre projet global de transformation de la société. Quand nous promouvons l'introduction de l'agriculture biologique dans les restaurants scolaires, c'est pour transformer l'agriculture, mais aussi pour offrir à tous les jeunes l'accès à une alimentation de qualité. Quand nous accélérons la rénovation énergétique des lycées ou des collèges, c'est pour lutter contre le changement climatique, mais aussi pour mieux financer la pédagogie plutôt que des factures d'énergie toujours plus élevées. Quand nous militons pour des modes de transports doux, c'est, à la fois, pour apprendre la sobriété énergétique et pour permettre à chacun et à chacune de retrouver le goût du temps et le plaisir de se déplacer autrement et à moindre coût. Quand nous promouvons l'éducation à l'environnement et au développement durable, ce n'est pas pour rajouter un «supplément d'âme» aux disciplines traditionnelles, c'est parce que nous pensons que la découverte de l'altérité sous toutes ses formes, la capacité d'agrandir son champ de vision au-delà de l'immédiat doivent être au cœur de l'éducation...
Voilà aujourd'hui ce que font les élus écologistes quand ils accèdent aux responsabilités. Voilà ce qu'ils veulent promouvoir plus largement au niveau national: substituer à un modèle individualiste inefficace, basé sur la compétition, une vision coopérative de l'éducation fondée sur le partage de la culture et des expériences. Une vision où des professionnels reconnus puissent se mobiliser avec des citoyens solidaires pour préparer enfin un avenir  à hauteur d'homme.

Il y a différentes interprétations possibles à ces paroles... et certaines ne s’éloignent pas franchement de certaines réformes actuelles préparées par ... les pédagogistes des années 80 ou 90.

* Les idées du SE-Unsa pour le collège.

Voilà ce que l‘on trouve sur le café péda quant au dernier « colloque » de l’Unsa sur le collège.
« Si le collège de demain existe c'est peut-être Clisthène, un établissement expérimental situé à Bordeaux. Pierre-Jean Marty a décrit son fonctionnement. Il s'appuie sur deux idées : faire évoluer la représentation figée du temps scolaire et décloisonner les niveaux. A Clisthène le temps scolaire tient compte à la fois des besoins biologiques des élèves et des demandes des enseignants. Ainsi la journée commence par un petit-déjeuner qui sert de "sas anxiolytique". Les cours durent parfois 45 minutes, parfois 1h30 selon les besoins. L'après-midi est réservé aux ateliers. Parmi eux un atelier où sont mélangés les niveaux sur un objectif de connaissances précis. Ce décloisonnement permet de dépasser la question du redoublement. »

En quelques formules brillantes, Jean-Michel Zakhartchouk a expliqué ce qui sépare un enseignement par compétences de l'enseignement traditionnel. "Avec le socle on essaie de ne pas être dans l'hypocrisie scolaire" affirme-t-il, "de réfléchir aux priorités, aux connaissances que les élèves doivent avoir pour le monde de demain". Parmi celles-ci il met l'utilisation efficace des outils de recherche sur Internet, l'apprentissage de la prise de parole. "Les compétences c'est le savoir en action".


* SUPER leçon de politique. Attention, par Didier Super pour Rue89.


Didier Super "La droite et la gauche"
envoyé par rue89. - L'actualité du moment en vidéo.

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C'est clair.

Aujourd’hui, deux mises à jour pour le prix d’une. Attention donc à lire les deux posts.

* Le ministre "demande (...) aux ensei­gnants de com­bler la pénu­rie en per­son­nels de sur­veillance"

AFP -
Des ensei­gnants du lycée Chérioux de Vitry (Val-de-Marne) qui s'étaient mobi­li­sés en 2010 après l'agression d'un élève ont accusé mer­credi le ministre de l'Education Luc Chatel de faire preuve de "mau­vaise foi" en mécon­nais­sant la réa­lité de leur action contre l'insécurité.
Evoquant la situa­tion de Chérioux dans un entre­tien à Libération lundi, le ministre avait estimé qu'il n'appartenait pas "seule­ment aux sur­veillants et aux pro­vi­seurs de s'occuper de sécu­rité" et que cette tâche incom­bait à l'ensemble de la "com­mu­nauté d'adultes", dont les enseignants.
"
Méconnaître à ce point la réa­lité du tra­vail des ensei­gnants dans les établis­se­ments tels que le lycée Adolphe-Chérioux quand on est ministre de l'Education natio­nale, relève de la mau­vaise foi et du cynisme", écrivent les ensei­gnants dans un com­mu­ni­qué trans­mis à l'AFP.
Ils rap­pellent que ce sont des ensei­gnants qui "se sont por­tés au secours" des élèves agres­sés à Chérioux, en février 2010 et le 4 jan­vier der­nier, et qu'ils inter­viennent déjà régu­liè­re­ment "dans les cou­loirs et espaces col­lec­tifs" pour rame­ner l'ordre, "quitte à sus­pendre leur cours".
Le ministre "demande (...) aux ensei­gnants de com­bler la pénu­rie en per­son­nels de sur­veillance", estiment ces pro­fes­seurs en rap­pe­lant que 16.000 postes doivent être sup­pri­més dans l'Education natio­nale cette année.


* Coup de rabot (ou arnaque ? ) sur les rémunérations des stagiaires.
Masterisation : des étudiants bloquent l'IUFM de Créteil et exigent une rémunération de 3 000 euros pour les stages en responsabilité (comme prévu)

AEF (extraits) -
« Les étudiants se sentent lésés, dupés. Il se sont engagés dans une voie en pensant bénéficier d'une rémunération lors de leurs stages obligatoires et au total, certains n'auront rien et d'autres n'auront pas la somme promise de 3 000 euros », indique à AEF Didier Frydman, professeur formateur à l'IUFM de Créteil, mardi 11 janvier 2011. 150 étudiants et formateurs se sont réunis en assemblée générale, décidant du blocage de l'antenne de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) de l'IUFM de Créteil ce mardi. « Nous avons appris quelques jours avant Noël que les étudiants non-admissibles ne seront pas rémunérés et que les étudiants admissibles ne le seront qu'à hauteur de 1 900 euros au lieu des 3 000 euros prévus », explique Didier Frydman.
(...) « Certains étudiants, comptant sur ce pécule, sont allés jusqu'à démissionner de leur emploi. D'autres, les étudiants salariés non admissibles, devront demander, sans garantie de l'obtenir auprès de leur employeur, un congé sans solde pour effectuer un stage obligatoire ? gratuit », déplore Didier Frydman. Le collectif d'étudiants et formateurs exige « le respect des engagements pris » : « un cursus identique pour tous (quels que soient les projets professionnels de chacun) et donc un stage identique pour tous rémunéré pour tous à hauteur des promesses faites par l'administration ».

Didier Geiger, directeur de l'IUFM de Créteil, indique avoir reçu des étudiants ce mardi après-midi. « Il y a une ambiguïté par rapport aux textes », relève-t-il car « seule la circulaire du 13 juillet 2010 parue au BO du 22 juillet 2010 est désormais valable », affirme-t-il. Celle-ci « modifie les conditions de stages en responsabilité et le montant de la rémunération ». Ainsi, « les stages en responsabilité sont destinés aux étudiants inscrits en M2 et sont prioritairement ouverts aux candidats admissibles aux concours » et « les stages sont rémunérés à hauteur de 617,40 euros par semaine soit 2 400 euros pour quatre semaines », détaille Didier Geiger.


* C’est CLAIR pour tous !

Le programme Clair étendu aux écoles primaires et élargi aux RAR à la rentrée 2011

Donc postes à profils et autres joyeusetés pour tous...

Voici les propos de Christian NIQUE (cela ne s’invente pas) recteur chargé de mission d’évaluation du programme clair qui détaille les évolutions dudit programme. Extraits :


« Plusieurs décisions ont été prises par le ministre, Luc Chatel. Le dispositif va premièrement être élargi et approfondi. Il sera élargi aux écoles primaires situées dans le secteur des établissements Clair. Les difficultés des élèves commencent aux débuts de la scolarité et il est nécessaire de concevoir des actions école-collège en liaison. C'est une demande forte du terrain. Deuxièmement, le programme Clair sera également significativement étendu. En 2011, le principe retenu est que les établissements RAR ont naturellement vocation à entrer dans le programme. Les actions menées dans ces établissements sont convergentes et complémentaires. Les recteurs sont ainsi chargés d'examiner la situation de tous ces établissements et de proposer une liste qui comportera la très grande majorité des RAR, même si il pourra y avoir des exceptions en fonction de l'évolution de la situation de l'établissement. J'insiste : il n'y a pas disparition des RAR mais addition avec ce qui se passe dans les établissements Clair. Nous avons enfin en chantier la préparation d'un document qui proposera des indicateurs et des suggestions pour accompagner les établissements en leur apportant de la matière. Ce document sera destiné à l'ensemble de l'équipe pédagogique.

Du même sur la question du fait que certains établissements veulent sortir du dispositif CLAIR :
« La sortie du dispositif n'a pas de signification dans la mesure où l'inscription se fait à partir d'un constat. Ces établissements concentrent les plus grandes difficultés et il est nécessaire d'y agir par la mise en place de projets innovants, voire expérimentaux, en veillant à la stabilité des équipes, ce qui passe par les postes à profil et par le développement de l'action transversale de certains enseignants comme le prévoit la fonction de préfet des études. Je n'imagine pas une seconde que les équipes puissent être contre l'idée d'aider les élèves en difficulté. »

« 
Les postes à profil sont le seul moyen de favoriser les projets cohérents. Mais cela nécessite une information sur l'établissement et le projet mis en oeuvre dans le cadre du programme Clair. Les postes vacants dans les établissements Clair sont désormais considérés comme des postes à profils. Lors des mouvements intra-académiques, chaque recteur proposera les postes en expliquant clairement leurs spécificités. Ces postes feront l'objet d'une indemnité spécifique. Actuellement, il existe l'indemnité RRS mais nous conduisons une réflexion avec la DGRH du ministère et la dgesco sur la création de cette nouvelle indemnité. Nous communiquerons rapidement nos conclusions. En outre, une autre indemnité existe déjà pour les préfets des études, les rectorats ayant reçu une dotation pour la répartir. »

Acheter la paix sociale dans l’EN suffira-t-il ?


* Evaluations CM2. Refus de la FCPE.


Après une certain nombre de syndicats (SUD, FSU) la FCPE demande le blocage des évaluations de CM2.

AFP -
La FCPE appelle les parents d'élèves au blocage des évaluations de CM2
La FCPE, pre­mière fédé­ra­tion de parents d'élèves, appelle "au blo­cage" des évalua­tions de CM2, pré­vues entre lundi 17 et ven­dredi 21 jan­vier, au motif que le minis­tère de l'Education natio­nale n'a pas pris en compte les cri­tiques sur leur calen­drier et leur notation.
"
La FCPE appelle les parents d'élèves à blo­quer ces évalua­tions en refu­sant la trans­mis­sion des résul­tats de leur enfant hors de la classe", écrit la fédé­ra­tion mer­credi dans un communiqué.
Pour cela, elle invite les parents à mani­fes­ter leur refus par cour­rier auprès de l'enseignant, du direc­teur de l'école et de l'inspecteur d'académie.
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Droite dans ses bottes


* Alors que les expulsions reprennent, petites nouvelles du front :


- Haute-Loire : trois policiers arrêtent un garçon de six ans à l'école : voir là, ou là.

- Indre-et-Loire (suite de notre annonce de vendredi dernier, voir ci-dessous) :

Agé de 35 ans, Nasco Agovic est arrivé en France en 2002, en compagnie de ses parents, de son frère Saki et de son neveu Almir. La famille a fui le Kosovo, victime des persécutions en raison de leur qualité de Roms. Aujourd'hui encore, un retour dans cette région, où le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU reconnait que la sécurité des Roms n’est pas assurée, le mettrait en danger.
 
Il n’a plus d’attache familiale au Kosovo. Avec son frère Saki, il assume la responsabilité de l’éducation de son neveu, qui a perdu sa mère au cours des tragiques événements qui ont secoué le Kosovo entre 1999 et 2002. Sa demande d'asile, comme celles de ses proches, a été rejetée. Une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) lui a été signifiée en juillet 2010, mais son avocat a formé un recours contre cette décision auprès du Tribunal Administratif d'Orléans, qui n'a pas encore statué.
 
Le vendredi 7 janvier 2011, à 16 h 30, alors que, comme à son habitude, il venait chercher Almir, son neveu orphelin âgé de 8 ans, à la sortie des classes de l'école Paul Bert de Tours, il a été emmené par la police au commissariat central de Tours, il est placé quelques heures plus tard au local de rétention administrative (LRA). Le lundi 10 janvier, à 15 heures, il comparaissait devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD), qui ordonnait son maintien en rétention. Depuis mardi matin 11 janvier, il est au Centre de rétention administrative (CRA) de Rennes.

Vous pouvez adresser votre mécontentement à la préfecture d’Indre et Loire :  joel.fily@indre-et-loire.pref.gouv.fr (Préfet) ou edgar.perez@indre-et-loire.pref.gouv.fr (Directeur de Cabinet).

- Sarkozy : Faites pas ce que je dis (d’ailleurs, je n’ai rien dit)

"Il convient, pour des raisons évidentes, d éviter que cela conduise à des démarches dans l’enceinte scolaire, ou dans ses abords. Je vous demande en tout état de cause de conduire ce type d’opération particulièrement délicate avec humanité et discernement.

Vous veillerez en outre à ne pas mettre avant la fin de l’année scolaire l’éloignement des familles dont un enfant est scolarisé depuis plusieurs mois. "

Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur, circulaire du 31/10/2005, et c’est rappelé là.


* Pas de complexe. A droite...

La droite décomplexée revient à la charge pour tenter d'abaisser l'âge de la majorité pénale (pour que les mineurs de 16 à 18 ans encourent les mêmes peines que les adultes): Christian Estrosi vient de déposer le 10 janvier une proposition de loi en ce sens.

source La Croix - Christian Estrosi a déposé lundi 10 janvier à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à réduire la majorité pénale de 18 à 16 ans


En matière de justice, il est des projets régulièrement débattus, et régulièrement remisés au placard. C’est le cas de l’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans. Il suffit d’une affaire choquante, impliquant de jeunes mineurs, pour que l’idée refasse surface.
À la suite de l’agression de plusieurs pompiers par une dizaine de jeunes Niçois le 29 décembre dernier, le député UMP Christian Estrosi s’est décidé à présenter une proposition de loi en ce sens.
Rappelant que la délinquance des mineurs avait triplé en trente ans, l’édile niçois a déposé lundi 10 janvier un texte à l’Assemblée nationale pour permettre au juge « de renvoyer le mineur devant une juridiction de droit commun ou, s’il n’est pas suffisamment mature, statuer lui-même sur la mesure à prendre. Dans ce second cas, il devra motiver sa décision. »
Le renvoi des délinquants âgés de 16 à 18 ans devant un tribunal de droit commun ne serait plus une exception,
mais bel et bien le principe.
Lire la suite...


Le Modèle Suisse ?

La droite décomplexée n'a pas encore décidé comme elle l'envisage ouvertement en Suisse d'obliger les profs à dénoncer les enfants de sans-papiers (ce qui ne veut pas dire qu'elle n'y songe pas; d'ailleurs certains soupçonnaient fortement les premiers fichiers Base-élèves de pouvoir servir au repérage des familles de sans-papiers...).
http://veilleur.blog.lemonde.fr/2011/01/10/suisse-un-projet-pour-obliger-les-profs-a-denoncer-les-enfants-de-sans-papiers/
http://www.lematin.ch/actu/suisse/denoncer-enfants-effrayant-retour-arriere-370622


* MEDEF et sa révolution culturelle (ça faisait longtemps...)

Quand le medef s'invite dans les facs (voir là ou encore là)

"Les accointances avec le milieu économique sont désormais ouvertement encouragées. Le Medef vient de signer un partenariat avec les présidents d’université (ci-contre). À Tours, les étudiants de licence sont invités à suivre une unité d’enseignement baptisée « approche de l’entreprise humaine et responsable », en partenariat avec le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise. Partout, le vocabulaire managérial fleurit.
Une « révolution culturelle » – dixit Valérie Pécresse ..."


* Syndrome de Saint-Lo

Le président atteint du syndrome de Saint-Lô ?

Alors que la CGT a choisi de boycotter la cérémonie des vœux de Nicolas Sarkozy, la FSU n'a pas eu cette possibilité et se plaint pour sa part de ne pas avoir été invitée... comme le rapporte le JDD.

De Robien, lui,  garde un bon souvenir des syndicats d'enseignants :

« Je garde un sou­ve­nir plai­sant et posi­tif des dis­cus­sions avec eux. Leur expres­sion publique, au sor­tir de ces séances, était en revanche beau­coup plus désa­gréable. Il y avait une vraie contra­dic­tion entre la qua­lité du dis­cours tenu pen­dant les négo­cia­tions et la pos­ture de prin­cipe, sou­vent hos­tile, affi­chée ensuite, qui m'apparaissait par­fois comme un acte de déloyauté vis à vis de notre ambi­tion com­mune. »
http://www.vousnousils.fr/2011/01/07/gilles-de-robien-%C2%AB%C2%A0il-ne-me-deplairait-pas-de-revenir-%C2%A0%C2%BB-468160

En effet, ne pas être invité, c’est vexant...


* Avenir universitaire : les pôles de compétitivité.


"Un pôle de compétitivité est sur un territoire donné, l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d’un (ou de) marché(s) donné(s). " (source)


* Photo de la fin : retraites.

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Surveillance (MAJ)

En attendant les DHG (pour le secondaire), tout va bien. La preuve :

* MAJ, 18 h : une information comme une autre arrivée sur le mail du Mammouth déchaîné :

Aujourd'hui vendredi 7 janvier, la police nationale est venue chercher notre ami Nasko, devant les grilles de l'école élémentaire Paul Bert (Tours 37), à 16H30.
Nasko venait comme tous les jours chercher Almir à l'école.
Des parents ont tenté de s'opposer à son arrestation pendant une demi heure, sans succès.
La police a attendu que les parents d'élèves s'en aillent au compte goutte, et a embarqué Nasko vers 17H00. Celui ci a été emmené au commissariat central, rue Marceau.

RENDEZ VOUS à 18H30 AUJOURD'HUI en soutien à Nasko, Almir et toute  la famille.
Des Papiers pour Tous et Toutes!


no comment. [pour info Nasko est Rom]

*Enseigner, c’est mortel :

AFP : Un professeur de Seine-Saint-Denis menacé de mort
Un ensei­gnant d'un lycée pro­fes­sion­nel d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été menacé de mort dans un cour­rier reçu à son domi­cile, a-t-on appris auprès d'un de ses col­lègues repré­sen­tant syndical.
Interrogé par l'AFP, le rec­to­rat de l'académie de Créteil a indi­qué que ce dos­sier était "en cours d'instruction".
"T'es mort, mort, mort", ont écrit le, ou les, auteurs de ce cour­rier ano­nyme qui mena­çaient par ailleurs de "s'occuper" de la femme de l'enseignant et de la vio­ler, a affirmé à l'AFP Philippe Branche, pro­fes­seur d'anglais au lycée Voillaume et secré­taire de la CGT Educ'Action.
Agé de 29 ans, l'enseignant visé aurait porté plainte après avoir décou­vert ce cour­rier à son retour de vacances à son domi­cile en Seine-et-Marne, selon la même source. Il est actuel­le­ment en arrêt maladie.
Peu avant les vacances, l'ordinateur por­table de cet ensei­gnant en sciences indus­trielles avait été sub­ti­lisé dans l'enceinte de l'établissement avant d'être res­ti­tué le soir même après inter­ven­tion du proviseur.


* Généralisation du fonctionnaire précaire. La nouveauté de l’UMP.

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, s'interroge sur «la pertinence» de «l'embauche à vie des fonctionnaires», dans un entretien au mensuel Acteurs publics, daté de janvier.

«Ne pourrait-on pas envisager, à l’avenir, des contrats d’objectifs sur cinq ou dix ans, qui permettraient à des gens de passer du secteur privé au secteur public et vice versa?», s'interroge-t-il encore. Le chef de file des députés UMP «sait que c’est compliqué pour les ministères régaliens, mais c’est peut-être possible, par exemple, dans l’équipement ou la recherche». «On doit pouvoir poser ce débat sans crainte.»

Pour la recherche, tiens, tiens, alors que le CNRS va connaître (encore) de grandes mutations...

*Les principaux et proviseurs bientôt promus auxiliaires de police?
Toujours les bonnes idées de l’UMP ...

AFP + Mammouth - Ils pourraient en effet être chargés de lutter contre la petite délinquance au sein de « cellules de citoyenneté et de tranquillité publique » (CCTP) où leur présence serait fort utile pour s'occuper efficacement des « bruits ou tapages injurieux ou nocturnes », de la « divagation d'animaux dangereux », et de l'« abandon d'ordures » sur la voie publique...
C'est en tout cas l'idée de Bernard Reynès, député UMP des Bouches-du-Rhône, qui vient de remettre un rapport en ce sens au Premier Ministre.



* Odeurs d'encens et de bénitier à l'Éducation Nationale

Sous couvert de protection de l'enfance, l'Éducation Nationale a-t-elle ouvert ses portes à l'Opus Dei pour filtrer les contenus internet dans les établissements scolaires?

C'est ce que suggère un article du Canard Enchaîné du 15/12/2010 sous le titre « La "Sainte Mafia" à l'assaut d'internet ».
Selon le Canard Enchaîné, la société Optenet, spécialisée dans le filtrage des contenus internet et qui a fourni à l'Éducation Nationale des solutions de filtrage pour l'accès au web de ses établissements scolaires, dégage une forte odeur d'encens et de bénitier, plusieurs de ses dirigeants entretenant avec l'Opus Dei des relations plus qu'amicales, comme l'avait déjà relevé le journal
Libération le 15/05/2007 dans son article « Optenet, chapelle de l'Opus Dei ». http://www.ecrans.fr/Optenet-chapelle-de-l-Opus-Dei.html

Les parents d'élèves ayant un abonnement à Orange et utilisant le logiciel de contrôle parental
securitoo conçu par Optenet peuvent d'ailleurs tester eux-mêmes l'efficacité du système et ses curieux critères de filtrage, puisque selon le Canard le logiciel interdit par exemple aux adolescents d'accéder au site du planning familial ou encore de s'informer sur l'IVG s'ils le souhaitent...

Quant aux dirigeants d'Optenet, ( société autrefois appelée Edunet qui émanait directement d'une fac privée espagnole tenue par l'Opus Dei
http://investigation.blog.lemonde.fr/2005/01/17/2005_01_lordre_moral_la/ ) ,  ils peuvent être légitimement fiers de leur pieuse influence sur l'Éducation Nationale et arborer le logo officiel du ministère sur leur site...





* Voeux toujours. Les vrais cette fois (enfin...).




Merci Bruno. visitez son site.
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Voeux et promesses...

Aujourd’hui : voeux, suppressions de postes, contrats aidés et CDI.

* Souvenez-vous : voeux de 2010. Souvenirs et annotations...


Merci Sud éduc Lorraine.





* Ca va saigner (encore et encore) : prochaine cible : les EPST (CNRS, INRA...)

Les grands organismes de la recherche française vont encore en prendre un coup. d’abord le petit personnel, le reste suivra...

De source syndicale- L’audit lancé par le gouvernement sur les EPST en vue d'appliquer la RGPP va avoir d'importantes conséquences pour les personnels.
Le but est de liquider les EPST et la première vague de restructuration va toucher les services centraux. Les labos suivront en Juin.
Cet audit doit recenser les postes dans les organismes
en vue de réorganisation, de transferts d'agents à d'autres ministères ou aux facs et de suppressions d'emplois.
En effet, le 22 octobre 2010, le premier ministre, François Fillon, a demandé à Pascal Aimé, inspecteur général de l'administration d'examiner «
l'efficacité et l'efficience des fonctions support des organismes suivants : l'INRA, le CNRS, l'INSERM, l'INRIA et le CIRAD». Nous entrons dans la première phase de déploiement de la RGPP (révision générale des politiques publiques) dans les organismes. L'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche vient de lancer un audit afin de :
de rationaliser et de faire des économies d'échelle ,
de rechercher l'efficacité en se concentrant sur le cœur de métier (la recherche) ,
de diminuer les dépenses publiques

Nous assistons, à
la préparation d’une restructuration au sein des établissements, qui conjuguera mutualisation, externalisation et suppressions des postes, tant en délégations que dans les laboratoires. Elle concernera dans un premier temps les :

gestionnaires financiers et comptables, des Ressources Humaines
informaticiens
agents des services techniques & logistiques

Cette réduction des emplois administratifs va accompagner l réduction de périmètre scientifique amorcée par le grand emprunt. Ces restructurations entraîneront des suppressions d’emplois et des mobilités forcées.


* Des contrats aidés qui deviennent des CDI grâce aux prud’hommes...

Les principaux de collèges serrent les fesses :


source - Un collège de l'Allier est condamné à verser 11.300 euros à un contrat aidé qui travaillait dans une école d'à côté. Or, l'Éducation nationale a fait signer des centaines de contrats similaires à ses chefs d'établissement.
Elle peut donc craindre l'effet boule de neige du jugement que vient de rendre le conseil de prud'hommes de Montluçon. Un contrat aidé, après deux années scolaires, obtient 11.300 euros de réparations. Et, comble de l'embarras, la juridiction du travail n'a pas épinglé l'administration, mais directement le principal du collège de Domérat qui n'a pourtant fait que « prêter » sa signature.
À l'instar de ses collègues, le principal de Domérat a paraphé plusieurs contrats aidés ces dernières années. Des CAE, des CAV, des CUI, etc. Ces personnels sont souvent embauchés pour l'année scolaire, vingt-six heures par semaine en moyenne annuelle. Ils sont affectés à des emplois administratifs ou para-éducatifs, par exemple pour aider les élèves handicapés en tant qu'AVS (auxiliaires de vie scolaire) ou EVS (employé de vie scolaire).
Celui qui a saisi les prud'hommes avait, comme la plupart d'entre eux, enchaîné les « contrats d'accompagnement dans l'emploi » (CAE), censés leur permettre de s'intégrer ou de se réinsérer sur le marché du travail. « Mais on les renvoie à la case départ comme des malpropres », résume Françoise Lambert, à l'Union départementale FO de l'Allier.
Le conseil des prud'hommes le dit avec d'autres mots, reprenant le code du travail : « Le CAE prévoit des actions de formation et d'accompagnement au profit de son titulaire [...]. Il ouvre droit à une attestation de compétences délivrée par l'employeur et il est pris en compte au titre de l'expérience requise pour la validation des acquis de l'expérience. Or, il n'a bénéficié d'aucune mesure d'accompagnement, ni action de formation, et encore moins de mise en oeuvre de validation des acquis ».
Conséquence, la juridiction requalifie ses CAE en contrats à durée déterminée (CDD) classiques. Et ces CDD cumulés dépassant les dix-huit mois de travail, il aurait dû bénéficier d'un CDI. Du coup, les prud'hommes considèrent que son départ à la fin du deuxième CAE s'apparente à un licenciement abusif.
Une première en Auvergne. Mais les nuages s'amoncellent. Deux procédures similaires sont en attente de décision dans l'Allier. La première du même plaignant, pour deux contrats postérieurs, signés par le principal de Jean-Jacques-Soulier, à Montluçon ; la seconde à Saint-Germain-des-Fossés. Et FO prépare une dizaine de recours supplémentaires dans l'Allier.
À chaque fois, cet aspect de la formation obligatoire est le principal argument. Mais
d'autres procédures de requalification ont abouti au même résultat ailleurs en France, sur d'autres argumentaires encore, notamment l'annualisation des heures.
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