Réveillez-vous plein d'EN

L’actualité se bouscule en ce moment. Mises à jours quotidiennes. Revenez souvent.

* Notation-évaluation-management : le ministère persiste et signe.

Vers des entretiens avant licenciement ?

On ne s’attendait pas à moins. La journée du 31 n’aura donc pas servi a grand chose, puisque Josette (Théophile), la DRH de l’EN, confirme à l’AFP que les entretiens d’évaluations vont commencer dès la rentrée 2012. Et dire que certains croyaient (encore) pouvoir négocier. A peine pourront-ils négocier le fait d’être à genoux ou bien assis devant le chef d’établissement.

"Le dis­po­si­tif que nous pro­po­sons com­porte un entre­tien indi­vi­duel avec le supé­rieur hié­rar­chique direct" et "cet entre­tien va bien sûr s'appuyer sur l'inspection car il n'est pas du tout ques­tion de faire dis­pa­raître l'inspection comme je l'entends de-ci de-là", a dit Josette Théophile, direc­trice géné­rale des res­sources humaines, dans une réac­tion à l'AFP. (...)

"Bien sûr, cela donne un poids au chef d'établissement, mais il faut bien voir que dans le second degré, ce n'est pas du tout un poids exclu­sif qui n'intégrerait pas le regard dis­ci­pli­naire à tra­vers le regard de l'inspection", a dit Mme Théophile. (...)

« 
L’entretien per­met d'aller plus loin: un dia­logue régu­lier entre l'enseignant et son enca­dre­ment de proxi­mité, et une fina­lité for­ma­tive avec pos­si­bi­lité de plan d'accompagnement en termes de for­ma­tion, d'organisation des ser­vices, de mode de fonc­tion­ne­ment dans l'établissement et éven­tuel­le­ment, pour­quoi pas, en termes de mobi­lité", a-t-elle poursuivi.
I
nterrogé sur la date de mise en oeuvre, Mme Théophile a répondu que c'était "un dis­po­si­tif qui va mettre trois ans pour se mettre en place. On com­men­cera les pre­miers entre­tiens si ce n'est à la ren­trée 2012 en tout cas au cours de l'année 2012/2013", a dit Mme Théophile.

« Dialogue régulier avec son encadrement » : autre façon de parler des rapports sociaux.
« Mobilité » : mise à la porte d’établissements devenus autonomes, et qui recrutent eux mêmes.



* Brisons-les tous. Brisons nos chaînes.

Alors que l’on peut s’interroger sur le salaire de Descoings à Sciences Po, il semble que certains préfèrent le harcèlement au quotidien :


AFP - Du sursis requis contre les dirigeants de Sup de Co Amiens
Des peines de 6 mois d'emprisonnement avec sur­sis et des amendes de 5.000 à 15.000 euros ont été requises mardi par le par­quet d'Amiens à l'encontre de quatre diri­geants de Sup de Co Amiens, pour­sui­vis devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel pour har­cè­le­ment moral.

Le pro­cu­reur, qui a dénoncé un "mana­ge­ment patho­gène", a réclamé des peines de 6 mois avec sur­sis et 5.000 euros d'amende contre Jean-Louis Mutte et Roger Davis, res­pec­ti­ve­ment direc­teur géné­ral de Sup de Co et direc­teur délégué.
Pour les deux autres pré­ve­nus, Isabelle Mathieu, direc­trice admi­nis­tra­tive, et Georges Pouzot, direc­teur de l'ISAM, seules des peines d'amende à hau­teur de 5.000 euros ont été requises.
Le par­quet a égale­ment réclamé une peine de 15.000 euros à l'encontre de Bernard Désérable, pré­sident de Chambre de com­merce et d'industrie d'Amiens, pré­sent sur le banc des pré­ve­nus en tant que per­sonne morale.

"Il y a là un gâchis humain ter­rible", a constaté amè­re­ment le pro­cu­reur Eric Boussuge.
"
Nous avons assisté à un défilé d'hommes et de femmes bri­sés, pâles reflets de ce qu'ils étaient autre­fois. Ils étaient pour­tant tota­le­ment inves­tis dans leurs fonc­tions pro­fes­sion­nelles", a-t-il poursuivi.
S'attardant sur le cas de cha­cun des sept plai­gnants, le minis­tère public a dénoncé "un cata­logue de com­por­te­ments patho­gènes qui, cumu­lés, vont abou­tir à des faits de har­cè­le­ment avé­rés et non seule­ment de souf­frances au travail".

"Il y a eu des manoeuvres déli­bé­ré­ment vexa­toires pour écar­ter des sala­riés qui ont cessé de plaire (...) et on en a vu les consé­quences dra­ma­tiques", a-t-il insisté en rap­pe­lant le sui­cide de Mireille Dimpre qui s'était défe­nes­trée depuis son bureau en juillet 2009.


* A l’ENS on apprend aussi à ne pas avoir d’humour.

Monique Canto-Sperber (directrice de l’ENS) envoie un élève en garde à vue pour un poisson d'avril !
L'année dernière, un mouvement social sans précédent long de 7 mois et demi a permis d'obtenir 20 CDI en faveur des travailleurs précaires de l'ENS. Non contente d'avoir dû céder devant la solidarité et la détermination des travailleurs, élèves, et étudiants de l'ENS, Monique Canto-Sperber a décidé de réprimer le mouvement social en ciblant certains de ses acteurs. Après le procès de 5 militants tenu en avril dernier, les conseils de discipline de 9 élèves tenus pendant les grandes vacances, Monique Canto-Sperber a décidé d'envoyer en garde à vue un seul élève et de le poursuivre en justice pour un poisson d’avril fait au nom de l'AG des travailleurs, étudiants et élèves de l'ENS, lui faisant encourir jusqu'à 1 an de prison, 15000 euros d'amende, et une radiation de la fonction publique.

L'an dernier, face à une direction qui refusait toute discussion,
l'AG a décidé d'utiliser la tradition du poisson d'avril. Monique Canto-Sperber a décidé de faire passer ce texte très peu crédible – intitulé « Ma démission » et annonçant qu'elle allait rejoindre le mouvement social en campant dans ses propres salons – pour une usurpation d'identité électronique.

L'AG de l'ENS dénonce l'acharnement disproportionné dont fait preuve Monique Canto-Sperber contre les acteurs d'un mouvement social victorieux.

Pour tout soutien, une pétition est en ligne :
http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-la-criminalisation-d-un-canular-et-d-un-mouvement-social/2115


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Elites éducatives en péril ?

* Stage de remise à niveau (pendant les vacances) pour les CP

Apprentissage précoce de la stagiarisation ?
Voici la brillante idée d’un inspecteur d’académie strasbourgeois.

« Pour venir en aide aux élèves en difficulté, les écoles élémentaires organiseront à nouveau pendant les congés de printemps, des stages de remise à niveau pour les élèves présentant des besoins du point de vue des apprentissages. Cette année, les élèves de CP et de CE1 seront privilégiés, sans pour autant écarter a priori les élèves de CM. On s’appuiera utilement à cet effet sur les résultats de l’évaluation de mi-CP. » Déniché là.

Fabuleux non ? Mais pourquoi ne le propose-t-il pas aux maternelles ? Pendant qu’on y est.

Bien, justement parce que
ce n’est peut-être pas si efficace que cela. Voici ce que donne en effet un relevé des appréciations du premier trimestre d’élèves qui, dans un lycée, se sont vu imposés un stage de remise à niveau à la fin de leur seconde, stage conditionnant le passage en première. Sur 38 élèves touchés par ledit stage, 21 ont des résultats qui demeurent très insuffisants, 5 ont une appréciation encourageante. Maigres résultats...

Il reste que si il n’y avait pas d’enseignant volontaire pour faire lesdits stages, il n’y aurait pas de stage.
De l’argent foutu en l’air ? non...


* Moins il y a de classes, plus efficient est le système. C’est un « choix stratégique »

C’est en substance l’argumentation d’un autre inspecteur d’académie, en Touraine cette fois, qui fait ce qu’il peut pour justifier le fait que les suppressions de postes demeurent une bonne chose. Mais ça patine un peut comme argumentation...

En effet dans une lettre adressée à toutes les écoles (donc à tous les enseignants) voilà ce qu’il dit :
« Mon objectif premier est d’amener l’Ecole à assurer la réussite de chaque élève. L’analyse des années précédentes indique que les résultats scolaires sont en progression. En effet, les élèves du département ont amélioré leur performance de manière plus importante que le niveau national et le redoublement, dont l’efficacité est dénoncée par l’ensemble des chercheur, est en très forte réduction. (...) Les choix stratégiques réalisés par le département [les suppressions de postes NDLR] étaient donc pertinents et il convient de poursuivre leur déploiement. « 

Et après quelques mesures techniques, le voilà précisant :

«  je réduirai le nombre de poste de conseillers pédagogiques départementaux, de remplacement et de réseaux d’aide. En effet, le travail de réseau d’aide évolue et il est utilement complété par d’autres dispositifs comme les stages de remise à niveau (...), l’aide personnalisée et une meilleure formation des équipes enseignantes. »


* Burnout. Enseignants très concernés

AFP -
14 % des agents de l'Education se disent en situation d'épuisement professionnel

Un agent de l'Education natio­nale sur sept (14%) se dit en situa­tion d'épuisement pro­fes­sion­nel (ou "bur­nout") et près d'un sur quatre (24 %) en état de ten­sion au tra­vail, selon une étude du Carrefour santé social, qui réunit la mutuelle MGEN et des syn­di­cats, ren­due publique lundi.

"Une pro­por­tion non négli­geable des pro­fes­sion­nels est en situa­tion de risque psycho-social avéré, en par­ti­cu­lier les conseillers prin­ci­paux dédu­ca­tion (CPE), les per­son­nels admi­nis­tra­tifs, les pro­fes­seurs des écoles élémen­taires et (ceux) exer­çant en col­lège", résume le Carrefour santé social.

Ce risque d'épuisement (ou "bur­nout" selon le terme anglo­saxon) est supé­rieur à la moyenne des agents de l'Education natio­nale pour les CPE, les ensei­gnants d'école élémen­taire et du col­lège, les hommes et les plus de 55 ans.
Une grande majo­rité des agents déclare avoir connu un pro­blème dordre mus­cu­los­que­let­tique au cours des 12 der­niers mois concer­nant la nuque ou le cou (78 %), le bas du dos (75 %), lépaule (60 %), le genou ou la jambe (54%). Selon la zone du corps, entre un tiers et plus de la moi­tié des répon­dants déclare un pro­blème au cours des sept der­niers jours.

Par rap­port à l’en­quête "Sumer" qui consti­tue la réfé­rence en France (toutes pro­fes­sions confon­dues), l’étude montre que les agents de l’Edu­ca­tion natio­nale sont sou­mis à une "demande psy­cho­lo­gique" élevée mais ils béné­fi­cient d’une "lati­tude déci­sion­nelle" impor­tante. Ce der­nier cri­tère, qui cor­res­pond à la marge de manoeuvre dont les per­son­nels dis­posent pour mener leur acti­vité, "contri­bue à réduire le niveau de risque psycho-social".

Et peut-être que le pb est justement que la latitude professionnelle est en train de se réduire considérablement...

* Comprendre les enjeux de l’entretien d’évaluation.

SUDéduc 43 en présente toutes les implications dans un bel organigramme :

orga evaluation
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Ca va fermer !

* Université sous perspectives négatives : pas de salaire.

Quand la fac de Caen refuse de payer les moniteurs étudiants au mois de février :
LEs personnels ont appris jeudi dernier que les contractuels étudiants travaillant à la BU de l'Université de Caen ne seraient pas payé au mois de Février et qu’à partir de ce mois tout serait décalé : Février en Mars, Mars en Avril. Cela fait suite à un audit financier au mois de Novembre et une menace de mise sous tutelle que le CA a réussi à éviter. Les contractuels étudiants sont ainsi les variables d'ajustement ... Sur cette situation, aucun mot de la direction, que ce soit de la direction de la BU comme de la direction générale de l'Université et ce sont les personnels de la BU qui ont dû apprendre cela aux moniteurs.
Dans un mail le directeur de la BU s'inquiète de cette situation et demande à ce que la situation soit réglée au plus vite, pour, explique-t-il "éviter tous mouvements sociaux, dont tout le monde se passerait bien". 


* Pas de rétribution pour les formateurs à Versailles ?

Les professeurs documentalistes formateurs s’inquiètent du paiement de leurs actions de formation dans l’académie de Versailles.

Si vous êtes correspondants de bassin, membres des GEP ou des TRAAM, ou encore formateur DAFPA. Sachez que depuis le 1er septembre 2011, dans l'académie de Versailles (et peut être dans d'autres) il n'y a plus de ligne budgétaire pour payer des vacations ( résultat de la transformation des fameuses HSE auxquelles les documentalistes n’ont pas droit et transformées en vacations).

Voilà on leur dit maintenant. La rentrée c’est loin tout de même...



* Formation des enseignants : loi en vue (et en force ?) pour un CAPES par compétences ?

A quelques mois de la présidentielle il faut visiblement faire passer des choses en vitesse. Une pro­po­si­tion de loi (PPL) visant à modi­fier cer­tains aspects de la for­ma­tion des ensei­gnants, dépo­sée par le député UMP Jacques Grosperrin, sus­cite un tollé dans le monde éduca­tif, plu­sieurs orga­ni­sa­tions appe­lant les par­le­men­taires à ne pas la voter.

Déposée le 10 jan­vier, cette PPL va être exa­mi­née le 8 février en séance plé­nière par l'Assemblée natio­nale, sur déci­sion du gou­ver­ne­ment et en pro­cé­dure accé­lé­rée, et avant cela mer­credi 1er février en com­mis­sion des Affaires cultu­relles et de l'Education.
Le texte ini­tial rem­place dans le code de l'éducation la for­mule "la for­ma­tion des maîtres est assu­rée par les IUFM" par "elle est assu­rée notam­ment par les uni­ver­si­tés". Et il sub­sti­tue au cahier des charges de for­ma­tion un "réfé­ren­tiel de compétences".
En gros il s’agit surtout d’assurer un marché privé de la formation des enseignants, et, redoutent les syndicats, de voir créées des prépa privées.

C’est la FCPE qui est la plus claire : il y a "deux effets inac­cep­tables: rendre pos­sible la for­ma­tion des futurs ensei­gnants de l'Ecole de la République par des établis­se­ments pri­vés au détri­ment des IUFM et des uni­ver­si­tés publiques, et sup­pri­mer tout cahier des charges natio­nal pour en fixer les contenus".
"Ainsi, de pré­ten­dues for­ma­tions de futurs ensei­gnants pour­ront être pro­po­sées sans que le contenu en soit nul­le­ment fixé ni dis­pensé — donc garanti — par l'Etat", ajoute la pre­mière fédé­ra­tion de parents d'élèves.

Interrogé par l'AFP, M. Grosperrin affirme que par souci d'apaisement il va "pro­po­ser de réin­tro­duire le terme de cahier des charges" et écrire que "la for­ma­tion est assu­rée par les établis­se­ments d'enseignement supé­rieur, et notam­ment les universités".
"
L'ouverture au privé relève du fan­tasme, il n'y a aucune crainte à avoir"

Si on vous le dit alors...

* Feuille de route avant les élections ... pour la police.

No comment.


flic
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Tir à vue


* La République contre son École

Dans le dernier bouquin de Khaldi (La République contre son École qui explique l’Expansionnisme de l’enseignement privé (catholique) aidé par la puissance publique) la citation de De Labarre du 24/01/2012 vaut le coup d'œil...

« La situation budgétaire est telle qu’il me semble impossible de rétablir ces 60 000 postes. Je pense même qu’on peut probablement continuer à en supprimer sans que la qualité de l’offre de formation s’en ressente. » Interview du 24 janvier 2012 dans La Croix, du secrétaire général de l’enseignement catholique.

Légitimité institutionnelle usurpée, seuls les établissements privés « à caractère propre » sont des entités juridiques reconnues, comment peut-il aussi prétendre parler au nom de l’enseignement public ?

Si Chatel se cherchait un remplaçant pour son ministère, De Labarre ferait parfaitement l'affaire!

Et justement voici que ce que déclare à l’AFP l’enseignement catholique :

L'enseignement catho­lique veut plus d'autonomie pour ses établis­se­ments sco­laires, selon un "mani­feste" qu'il a pré­senté mardi.
L'enseignement catho­lique entend "par­ti­ci­per, en tant qu'institution, au débat démo­cra­tique sur l'école", via un "mani­feste" sur lequel seront invi­tés à se pro­non­cer les can­di­dats à la pré­si­den­tielle, a expli­qué lors d'une confé­rence de presse son secré­taire géné­ral, Eric de Labarre.
Au coeur du "contrat d'engagements" pro­posé figure "une plus large auto­no­mie" des établissements.
"La prio­rité est d'engager des réformes struc­tu­relles, si pour ça on peut avoir quelques moyens sup­plé­men­taires, on les accep­tera bien volon­tiers, ça faci­li­tera la mise en place de ces réformes", a nuancé M. de Labarre.


* Dans le viseur :

18 enseignant-e-s concerné-e-s et "visé-e-s" par l'Inspectrice d'Académie pour non-remontée des résultats des évaluations nationales CE1 2011 viennent de recevoir une convocation pour une rencontre collective le mercredi 25 janvier 2012 à 14h, à l'Inspection Académique de Nantes, en présence des syndicats. Un rassemblement de soutien est prévu devant l'IA pendant leur audience. La FCPE s'élève cette année encore contre ces évaluations nationales en CE1 et en CM2. La LDH est opposée à la numérisation des données de Base élèves, du Livret Personnel de Compétences et des évaluations nationales CE1 et CM2. Le Haut Conseil de l'Éducation a lui-même critiqué le bien-fondé de ces évaluations dans un rapport récent.


* Désengagement « Républicain » de l’école.

Wauquiez reproche aux régions d'avoir baissé leurs subventions aux universités  alors qu'elles n'ont encore officiellement reçu de l'État aucun transfert de compétence dans ce domaine:

"
Je tiens à préciser, dit-il,  qu'il est essentiel que tout le monde concoure au financement de l'enseignement supérieur. A cet égard, je constate qu'alors que certaines régions participent à l'effort collectif, d'autres affichent un budget en baisse de 7 % à 42 % pour 2012. Or l'enseignement supérieur mérite un consensus républicain."source

C’est pas ma faute, M’sieur, c’est la faute de l’autre. C’est ça la politique.


* Désespérance :

Ladépèche.fr Des parents nus pour sauver leurs écoles
Samedi 21 janvier, les parents d'élèves des RPI Lauresses-Saint-Cirgues, Latronquière-Gorses et de l'école maternelle avaient convié la population et les élus à un grand rassemblement à Latronquière pour manifester contre la fermeture d'un poste à l'école maternelle. La pluie n'avait pas découragé les nombreux parents et élus, près de 300 personnes, qui avaient rempli les deux grands chapiteaux dressés pour l'occasion. Un buffet bien achalandé leur été offert. Tout le monde put apprécier l'organisation de ce rassemblement au cours duquel des parents et un élu se sont symboliquement déshabillés pour protester contre le recul des services publics en zone rurale…


En 2012, faut pas que Sarkommence, > Mais faut pas croire non plus Hollandemains qui chantent...
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Incompétences

* Livret scolaire ou LPC (livret personnel de compétences).

Voici ce qui a été présenté au CSE d’hier, un nouveau livret scolaire que le ministère va mettre en oeuvre dès juin, bati sur les compétences. Voici comment est introduit en lycée ce qui est désormais le quotidien (révolutionnaire, n’en doutons pas) du Collège. Pour le pire. N’oublions pas qu’il ne s’agit pas QUE de valider des compétences des élèves, mais aussi de vérifier la capacité des profs à faire intégrer lesdites compétences (du socle commun...).

Voici donc les documents fournis pas le ministère. Projet d'arrêté livret scolaire S SVT et SI


* Projets de la scientologie pour entrer à l’école

EXCLUSIF: la Scientologie veut-elle entrer à l'école ?


Selon Sciences et Avenir, l'église de scientologie  envisage de diffuser un DVD de propagande intitulé «Le chemin du bonheur» dans les écoles de la République (elle disposerait d'un fichier de 44.229 adresses)  et s'apprête à lancer une levée de fonds auprès de ses adeptes


* FCPE dégoutée ?


AFP - 2007–2012, "pire mandature depuis longtemps sur l'éducation" pour la FCPE
La man­da­ture 2007–2012 est "la pire" en matière d'éducation "depuis bien long­temps" et "on n'a pas grand-chose à défendre de la situa­tion actuelle", a déclaré jeudi Jean-Jacques Hazan, le pré­sident de la FCPE, pre­mière fédé­ra­tion de parents d'élèves.
"La man­da­ture actuelle est la pire qu'on ait connu depuis bien long­temps" en matière d'éducation, a-t-il dit en guise de bilan du quin­quen­nat Sarkozy, lors d'une confé­rence de presse consa­crée à la jour­née d'interpellation de tous les can­di­dats à la pré­si­den­tielle que la FCPE orga­ni­sera le 17 mars à Paris.
"On n'a pas grand-chose à défendre de la situa­tion actuelle, qui bafoue lar­ge­ment les droits des élèves", a-t-il ajouté.
La man­da­ture sor­tante est "la pire" pour "l'allocation des moyens" (les quelque 80.000 sup­pres­sions de postes), "le néga­tion­nisme vis-à-vis du pro­blème du pri­maire", "les rythmes sco­laires" et "le déni­gre­ment du sys­tème et du réseau sco­laires", a détaillé le pré­sident de la FCPE.
Concernant l'école pri­maire, M. Hazan a repro­ché au pou­voir "de dire que c'est une prio­rité, alors que ce n'en est pas une".
Sur les rythmes sco­laires, "on a eu droit à la géné­ra­li­sa­tion du pire calen­drier" avec le pas­sage à quatre jours dans la quasi-totalité des écoles pri­maires, ce qui fait de la France le pays euro­péen où l'année est orga­ni­sée sur le plus petit nombre de jours de classe (144 contre 180 à 190 ailleurs).
Une longue année de concer­ta­tions a été orga­ni­sée sur les rythmes mais "aucune réforme" n'en est sor­tie, a-t-il aussi regretté.



* Prestations sociales en moins pour les fonctionnaires

Suppression de certaines prestations sociales dans la fonction publique (ce n'est qu'un début)...): aujourd'hui, c'est le "prêt mobilité" à taux zéro qui est visé (prêt remboursable sur trois ans qui était accordé afin de faciliter la constitution du dépôt de garantie exigé lors de la conclusion du bail d'un logement locatif).
Les fonctionnaires étant comme chacun le sait des nantis, ils ont en effet de quoi faire face à un déménagement tous les trois ou quatre ans pour répondre au principe de mobilité de la fonction publique sans pour autant se faire accorder d'aussi scandaleuses facilités auprès des banques!


Rappel sur le salaire des enseignants:
"La dernière étude de l’OCDE nous indique que les salaires des enseignants français sont inférieurs à la moyenne : 33 359$ (les technocrates de l’OCDE ne savent pas calculer en euros) pour un enseignant français du primaire français contre 38 914 dans l’OCDE ; 38 856 en collège français contre 41 701. Et les écarts iront en s’accentuant car les salaires progressent dans tous les pays de l’OCDE sauf la France et la Hongrie."


* Chatel pas si mal ?


Au regard du ministre de l’éducation Anglais....

Médiapart. Le ministre de l'éducation veut un nouveau yacht pour la reine
Michael Gove, fossoyeur de l’enseignement au Royaume-Uni, a lancé, très sérieusement, l’idée d’une souscription populaire pour que les humbles sujets du royaume offrent, sur leurs propres deniers,  à leur bien évidemment gracieuse majesté un nouveau yacht de 60 millions de livres sterling, à l’occasion du soixantième anniversaire de son couronnement, diamond jubilee, qui aura lieu le 5 février 2012. On ignore, pour l’heure, si les Grands-Bretons qui, comme bon nombre de gens à travers la planète, se battent pour résister à la crise et pour garder leur emploi, leur maison et leur dignité, ont été transportés d’enthousiasme par cette suggestion digne d’un bouffon et d’un laquais, mais le premier ministre a immédiatement salué et soutenu l’initiative. Le vice-premier ministre, Nick Clegg, s’est déclaré étonné par cette suggestion, mais, en bon Lid-Dem, Clegg est toujours étonné avant d’avaler consciencieusement les couleuvres qu’on lui soumet.


* Et bientôt chez nous : les abandons d’enfants ?

C’est en Grèce aujourd’hui...

courrier international. - Un soir, Anna était encore à l'école. Et sa maman ne venait toujours pas venir la chercher. Les instituteurs ne savaient pas quoi faire. Puis la petite a sorti de sa poche un papier. C'était une note qu'elle ne pouvait déchiffrer à son âge. "Anna, je ne viendrai pas te chercher ce soir. Je n'ai pas d'argent, je ne peux plus m'occuper de toi. Pardon. Ta maman". La personne qui raconte cette histoire m'en parle comme d'un cas quotidien. "Dans cette situation, que pensez-vous que l'école puisse faire ? Ils ont appelé le juge pour enfants et ce dernier nous l'a envoyé", témoigne Stratos, responsable d'un centre d'accueil pour enfants en détresse. 

Tout cela n'a rien d'un livre de Dickens. Cela se passe aujourd'hui, dans une banlieue d'Athènes. La maman d'Anna n'est pas folle. C'est une jeune femme qui a perdu son travail et a paniqué. Il y en aurait des centaines comme elle aujourd'hui en Grèce. Des parents, tombés dans une impasse économique et qui ne peuvent plus s'occuper de leurs enfants. 

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Fuite (en avant ?)

* Importante fuite de données à caractère personnel dans les serveurs de l'Educ Nat

Numen et autres mots de passe ?

D'importants fichiers de données personnelles avec nom, adresse, adresse e-mail, date de naissance, nationalité, niveau d’étude, numéro de téléphone... sont en libre accès sur les serveurs de l'Education Nationale et ont pu être copiés et archivés sur la toile! Tout va donc très bien et compte tenu de la masse d'informations concernées (depuis 2006), il pourrait s'agir de bases de données nationales...

Comme le signale le site reflet.info

(NB. plusieurs centaines d'adresses d'internautes français avec mots de passe (appartenant entre autres à l'académie de Versailles et à un site étatique français) avaient déjà fait leur apparition sur la toile ces dernières semaines... souvenez-vous


* Film socialiste. 2. Le néant ou la gaffe?

Sans vouloir parodier Godard, force est de constater (déplorer) les fluctuations de la pensée socialiste quant à l’enseignement.

- Dans le supérieur déjà : sur Médiapart, Universitaires et chercheurs s’inquiètent des ambiguïtés de F. Hollande", par L. Delaporte
"si le discours socialiste est loin d’être clair, ce sera toujours moins pire que ce qu’a fait Nicolas Sarkozy"
On se console comme on peut.

- Dans le secondaire : François Hollande défend ses positions sur l'Education Nationale contre une partie de son camp :

"François Hollande a fait une sévère mise au point en disant qu'il fallait savoir si on voulait gagner", a affirmé un participant à l'AFP (source
France24). Et cela parce que Hamon et Emmanuelli demandent au candidat socialiste de s'engager à créer réellement 60.000 postes d'enseignants.
Lundi, sur France 5, Cahuzac, par ailleurs chef du pôle budget, finances et fiscalité dans la campagne, a affirmé que la réalisation de cette promesse se ferait uniquement "par redéploiement", sans nouvelles embauches.

- Et qu’en est-il vraiment du programme socialiste ? quelques pistes dans la seconde partie de cet article/réaction paru sur LePost.fr.


* Biblique / PQ.

Alors que les Espagnols cherchent à faire des économies en contingentant le PQ dans les établissements scolaires (25 mètres par enfant et par mois), (c’est là) les Anglais, quant à eux,  dépensent 400 000 € d'argent public pour faire parvenir des milliers de bibles dans les écoles... (source , et source)


* Carte de voeux encore.

Voeps
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IA : dangeureux gauchistes ?

Et toujours, en fin de post, nos carte de voeux.

*
Hasta siempre, Comandante !

(trad. : Avec toi pour toujours, Inspecteur !)

Voici la pensée violemment modérée des IA, ou plutôt du SIA (Syndicat des Inspecteurs d’académie) est en révolte ouverte contre le démantèlement de l'école. A les voir agir sur le terrain, c'est probablement de la résistance souterraine... dont chacun peut mesurer la force.

Mouchés par le fait qu’ils sont de moins en moins associés aux décision du gouvernement, les voici fer de lance d’une contestation (imaginaire) qui arrive bien tardivement. C’est à lire dans le pdf qui est là :
EDITO SIA-1


* Pas la peine d'aller en Grèce pour goûter aux fruits de la récession :

Dans le Limousin, des établissements seront tout simplement fermés à la rentrée 2012. Exemple : le lycée des métiers du Mas Jambot. Conséquences attendues : suppression d'une dizaine de postes de contractuels, mutation forcée pour les agents, les personnels administratifs et les enseignants, avec, au passage, la suppression d’une vingtaine de postes tout confondu, délocalisation des filières restantes aux quatre coins de la région, frais supplémentaires pour les élèves et leurs familles (trajets, internat, ...) ce qui entraînera des démissions, le tarissement de certaines filières, des capacités d’accueil et des conditions de travail dégradées pour les élèves... Le blog de soutien est LÀ . Des appels au secours arrivent aussi de l'EREA de Meymac (même académie). Et bientôt chez vous ?

* Programme social et scolaire.

Analyse. L’UMP envisagerait-elle de supprimer la 5 eme semaine de vacances ?
[La réponse est oui, NDLR]

Le retour à 4 semaines de congés fait-il partie du programme de l'UMP ? C'est ce qu'on est en droit de penser après les dernières déclarations de Luc Chatel sur radio J

Luc Chatel a t-il involontairement lâché une idée, que l'UMP garderait sous le coude, mais qui serait applicable en cas de victoire à la présidentielle et aux législatives ? on peut légitimement se le demander, après avoir pris connaissance de l'interview accordée à Radio J.


Lancé dans sa diatribe partisane, Luc Chatel a ensuite fustigé les erreurs des socialistes qui seraient selon lui totalement responsables des déboires du pays : la retraite à 60 ans, les 35H00 et ... la cinquième semaine de congés payé !

Les socialistes auraient : « fait payer à crédit les cinquièmes semaines de congés payés, la retraite à 60 ans, tout comme les 35 heures »

Dans la mesure où le sommet social du 18 janvier, dont on connaît les grandes lignes : Organisation du chômage partiel,
légalisation du chantage à l'emploi, TVA sociale, approche à grand pas. Et que le slogan phare de l'UMP est « travailler plus et mieux ». Nul besoin d'être grand clerc, pour comprendre qu'une fois les RTT liquidées, dans le cadre de la « négociation du temps de travail par branches et entreprises », il serait toujours temps de s'occuper de la cinquième semaine de congés ...


* Carte de voeux. Encore. On s’en lasse pas.

sarkovoeux2

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Dernière nouveauté : les prépapro

* Les prépa pro (ou l’apprentissage dès la 4e en collège)

Un avant-goût des futures propositions présidentielles du 18 janvier ?

Voici ce qui en effet pourrait bien être un avant goût de ce que le gouvernement pourrait avancer mercredi devant les syndicats. En effet, Alain Joyandet vient de remettre au président un rapport faisant différentes propositions pour s'attaquer au chômage qui touche massivement les jeunes, rapporte l’AFP.
Dans celui-ci Alain Joyandet
veut mettre l'accent sur une insertion professionnelle des individus dès le plus jeune âge en permettant aux entreprises de prendre, en tant que stagiaires, des élèves à partir de la quatrième lors des périodes de vacances scolaires.
C’est ce qui se cache derrière ce communiqué (toujours flatteur) de l’Elysée, à parti duquel on peut télécharger le rapport en question.

Dans celui-ci on apprend par exemple
- que les stages en question (p. 50) pourraient avoir lieu dès les prochaines vacances scolaires,
- que l’on pourrait aussi généraliser les modules obligatoires de préparation à la vie professionnelle,
- et bien sûr qu’il faut garantir l’adéquation des formations aux besoins des entreprises en donnant aux branches professionnelles un droit de co-construction des diplômes.

Mais il va plus loin aussi : ainsi p. 53 le rapport propose la fin du collège unique et la mise ne place de sections d'apprentissage dès la 4ème dans les collèges :

Extrait :

Proposition
Ouvrir des classes de prépa-pro dans l’ensemble des académies dès la classe de quatrième.
Si elle constitue une avancée significative, la circulaire du 26 août 2011 présente deux limites. D’une part, il ne s’agit que d’une expérimentation. D’autre part, celle-ci est limitée à la classe de troisième.
Il faut aller plus loin et assumer la fin du collège unique. Le recul donné par les 35 années de collège unique, et son échec, suffisent à justifier la mise en oeuvre de prépa-pro dans l’ensemble des académies et dès la classe de quatrième.
L’article 13 de la loi du 28 juillet 2011, qui prévoit que « des aménagements particuliers permettent, durant les deux derniers niveaux de l’enseignement des collèges et dans le cadre de dispositifs d’alternance personnalisés, une découverte approfondie des métiers et des formations ainsi qu’une première formation professionnelle. Ces aménagements comprennent notamment le suivi de stages dans les conditions définies à l’article L. 332-3 [du code de l’éducation], ainsi que des stages dans des centres de formation d’apprentis et des sections d’apprentissage » constitue en ce sens une avancée intéressante.

Cette disposition gagnerait à être systématisée dans l’ensemble des académies,
de manière à assurer une égalité d’accès aux prépa-pro sur l’ensemble du territoire. Si elles préparent naturellement vers des formations directement professionnalisantes, que ce soit en lycée ou en CFA, les classes de prépa-pro ne doivent pas pour autant constituer des aiguillages définitifs : des passerelles doivent être maintenues avec l’enseignement traditionnel, de manière à répondre aux voeux et désirs professionnels souvent changeants des jeunes collégiens.

Et en ce moment un grande prépapro Président de la République est en marche. En fait c’est une reconversion de la prépapro triple A qui n’a pas donné toute satisfaction.


* Modèle européen de la gestion des stocks d’enseignants : l’émigration scolaire


Stocks excédentaires d'enseignants ("surplus teachers") ou comment s'en débarrasser...

C'est tout simple: l'idée nous vient du Portugal où le premier ministre a récemment suggéré que les profs pouvaient émigrer pour aller se chercher un travail ailleurs...

Et pour éviter d'avoir des stocks d'enseignants dont on ne sait pas quoi faire, il faut éviter d'avoir des stocks excédentaires de bébés : en Grèce, la crise et les solutions ultralibérales proposées pour y remédier ont ainsi conduit des parents pauvres à un tel désespoir qu’ils en sont réduits à abandonner leurs enfants (
source).

Toujours plus fort. Et ce n’est qu’un début.
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Toujours et toujours

* Toujours moins.

17 000,
c'est le nombre d'enfants de 2 à 3 ans en moins dans les écoles maternelles par rapport à l'année dernière.
"La scolarisation des moins de trois ans, en chute libre sous Sarkozy, est de 11,6 % contre plus de 30 % au début des années 2000."
Source Libé


* Toujours encore moins :

Suppression de postes: sept lycées pro menacés en Basse-Normandie, selon le PS

AFP - Les sup­pres­sions de postes menacent l'existence de sept lycées pro­fes­sion­nels sur 24 en Basse-Normandie, a affirmé jeudi le pré­sident PS de la région Laurent Beauvais, accu­sant l'Etat de "fer­mer des for­ma­tions pour des filières industrielles".
"D'ici à 2014, sans réelle mobi­li­sa­tion de tous, sept lycées pro­fes­sion­nels pour­raient être en dan­ger, le lycée Guibray à Falaise (Calvados) risque même une fer­me­ture à très court terme", dit M. Beauvais dans un communiqué.
"
Je constate que l'Etat choi­sit de fer­mer des for­ma­tions pour des filières indus­trielles au moment où la réin­dus­tria­li­sa­tion des ter­ri­toires est affir­mée comme l'une des prio­ri­tés natio­nales", poursuit-il.
Pour Laurent Beauvais c'est ce à quoi revient la sup­pres­sion de plus de 220 postes d'enseignants dans le second degré (col­lèges et lycées) pour la ren­trée pro­chaine dans la région.
La réduc­tion de moyens va se tra­duire par une perte de plus de 850 places de for­ma­tions indus­trielles et ter­tiaires dans les trois pro­chaines années, affirme le conseil régio­nal. Depuis 2007, la Basse-Normandie a perdu près de 1.000 postes d'enseignants dans les col­lèges et les lycées, selon cette source
.



* Toujours pas de Pau. Vive l’autonomie...

L’Huma- «Dès la fin de l’été, il est apparu que notre établissement allait connaître des difficultés financières», explique Jean-Louis Gout, le président de l’université. En cause, l’État, qui a transféré les compétences mais pas les moyens suffisants.
[...]
"
pour faire face à son déficit, l’université de Pau ne possède que trois variables d’ajustement : les salaires, les emplois et les frais d’inscription. Trois leviers que, pour le moment, elle se refuse à actionner. Mais déjà, l’offre de formations a souffert cette année. «Les premières années en sciences n’ont plus de cours d’anglais ; en droit, il n’y a plus que trois groupes de TD contre huit auparavant…» énumère Julien Pinquet, responsable de SUD étudiant. La moitié des 450 personnels Biatoss (administratifs, technique) sont des contrats précaires. Et l’ambiance se dégrade. «On travaille plus intensément à moyens constants, souligne Antoine Meylan, du Snasub-FSU. Le nouveau management accentue la tension. On a plus de demandes de changement de service et même une tentative de suicide dans un labo.»


Quand on vous disait...


* Mais toujours plus : Aujourd’hui, les ex :

- Luc Ferry, toujours grognon, mais qui reconnaît son incompétence au gouvernement
.

Alors que l’UMP (comme le PS mais qui le dit moins fort) s’engage à faire travailler plus les enseignants (pour des clopinettes),, l’ex-ministre se lâche :

"le service des certifiés et des agrégés est de 18 heures et de 15 heures, le passer à 22 heures en échange d’une rétribution plus élevée sera une catastrophe parce que cela accentuera considérablement le problème numéro 1 qui est le recrutement des professeurs. Si on l’impose ce sera calamiteux et si on le propose je pense que ce sera largement refusé. Cela n’a pas grand sens" (source)

D’ailleurs lui-même quand la Sorbonne l’a obligé à travaillé, il est parti. Mais c’est pas tout : il rajoute :

« Dire qu'on a fait une réforme de l'école, et qu'on a fait une réforme du lycée, et qu'on va passer maintenant la réforme du collège, pardon, mais c'est quand même gonflé.

On a fait zéro réforme de l'école. Ce que l'on a prétendu faire en termes de réforme de l'école c'est : la suppression de programmes excellents que l'on a remplacés par un torchon, je peux pas dire les choses autrement ; et la suppression des heures le samedi matin qu'on a pas remplacées par le mercredi. Et tout le monde sait que en termes de rythme scolaire c'est une calamité. [...] Appeler ça "réforme de l'école" c'est quand même un peu audacieux.

Quant à parler de la réforme du lycée, il n'y a pas eu de réforme du lycée : il y a eu zéro réforme du lycée. La seule chose que l'on retient de la prétendue réforme du lycée c'est qu'on a supprimé la formation des profs, ce qui là aussi est une calamité.

Donc franchement, sur l'école la droite n'a pas été bonne. »

C’est pas comme si il avait été ministre de ladite droite.


- Allègre en route pour de nouvelles aventures.

Alors qu’il s’annonce d’accord pour participer à l’équipe de campagne de Sarko, le voilà plein d’idées :



Vroumvroum


* Et enfin dans notre série carte de voeux du Mammouth :


Voeauxmora
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Communication

Carte de voeux n° 2 en fin de post.

* Ca urge, avant les élections. Embauchez ... des contrats aidés


... pour limiter la hausse du chômage .

SUD Education Vendée a appris de source sûre que le ministère de l’Education Nationale avait demandé aux académies (rectorat et IA) de donner ordre aux chefs d’établissements des collèges et lycées (de Vendée et d’ailleurs) de procéder dès le mois de janvier au recrutement (2 contrats pour un établissement de taille moyenne) "d’emplois aidés" (contrat précaire CUI) pour une durée maximale de six mois.
Cette injonction arrivée en ce début d’année dans tous les établissements de France permettrait de recruter 30 000 chômeurs et faire baisser d’autant les chiffres du chômage avant les élections... Dans le courrier envoyé au chef d’établissement, il n’est pas fait mention du respect des règles notamment celle de demander l’accord du conseil d’administration avant de procéder au recrutement…



* Communic’action. Chatel la renforce

"François-David Cravenne fait son retour en cabinet ministériel auprès de Luc Chatel. Le ministre de l’Éducation nationale muscle sa communication, à quatre mois de la présidentielle, en faisant appel à ce conseiller expérimenté, très bon connaisseur du monde médiatique. " ...
"Le nouveau conseiller auprès du ministre, chargé de la communication et de la presse,
n’est pas un spécialiste de l’éducation, mais il apporte surtout un gros carnet d’adresses."source

Alors que :
"Un récent rap­port de la Cour des comptes fait état d'une forte hausse des dépenses de com­mu­ni­ca­tion des minis­tères de l'Education natio­nale et de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche." ("
Hausse de 41% en 4 ans des dépenses de communication") source


* Le revoilà. Franchement il tient la palme Claude.

Il ferait partie de l’équipe de Sarko pour les présidentielles. C’est pas comme si il se disait de gauche.

Il reconnaît rencontrer régulièrement Nicolas Sarkozy, avec lequel il a des relations "confiantes" et "amicales", "malgré le tour de con qu’il m’a fait". Le chef de l'Etat, après avoir proposé deux fois à M. Allègre d’être ministre – se voyant opposer un refus –, l’a proposé une troisième fois. Claude Allègre a finalement accepté, mais M. Sarkozy s’est ravisé dans la foulée des élections européennes de 2009, qui avaient vu une bon score des écologistes. C’est fini. "Je suis un homme libre qui ne vise rien. Je n’ambitionne rien du tout. Je n’occuperai plus de poste ministériel", assure M. Allègre, qui invoque son âge.
Enfin une bonne nouvelle...


*le chèque éducation ne suffit plus, il faut aussi privatiser les écoles publiques !


Jusqu’où s’arrêteront les ambitions des cathos ? Au-delà de l’autonomie...

Vive la crise!
L'autonomie des établissements scolaires, étape préalable à la privatisation ?
C'est un vieux rêve d'une partie de la droite et de l'extrême droite, ultralibéraux et catholiques traditionalistes notamment. Mais avec la crise, tous les espoirs sont permis... et certains n'hésitent plus à exprimer ouvertement cette idée, comme le fait Anne Coffinier dans les "Chroniques" de sa Fondation pour l'école:
"Il est possible, dit-elle, de transformer les écoles publiques en écoles indépendantes [NDLR: écoles privées hors contrat}, en leur accordant l’autonomie. Et il est aisé pour l’État de démocratiser l’accès aux écoles indépendantes, si convoitées, en allouant à chaque élève une somme forfaitaire couvrant les frais de scolarité. Ce serait une belle façon de sortir par le haut de cette crise nous dit la Fondation pour l’école.

Les cathos convertis au libéralisme:
«
L’école est une entreprise», les parents sont des «clients»: tel est maintenant le credo des cathos qui grenouillent autour d'A. Coffinier, et les directeurs d'écoles sont maintenant des «entrepreneurs de l’instruction», des «investisseurs de l’éducation», apprend-on encore dans les "Chroniques" d'Anne Coffinier. source

* Carte de voeux du Mammouth (n° 2) : oups !

voeux 2

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Poésie scolaire

* Carte de voeux du Mammouth (n° 1)
Il faut bien cela pour commencer l’année

cucul

* Candide et le meilleur des mondes scolaires
Source et suite

Comment Candide, rencontrant son ancien maître,
découvrit notre système scolaire
et ce qui advint de son optimisme…

 
J’ai eu peur mon cher Maître, de vous avoir perdu,

Après toutes ces années, qu’êtes-vous donc devenu ?

 
Je dirige, Candide tout un système scolaire

Le plus grand, le plus beau de notre système solaire !
Lis donc ces documents et vois notre talent
Pour prendre des mesures en à peine cinq ans.

 
(Deux heures plus tard)
 
Ayant lu avec toute l’attention qui se doit

J’avoue ne pas comprendre certains de vos exploits.
Pourquoi vous refusez l’accès en maternelle
A des petits auxquels ça eut donné des ailes ?
 

Me crois-tu devenu soudain irresponsable 

Pour les avoir privés de leurs jolis cartables ?
Je t’assure qu’ils sont plus heureux chez leur nourrice
qu’entassés et pleurant dans une classe à 36 !

 
M'en direz-vous autant pour tous ces lycéens

Dont les parents soucieux s’inquiètent au plus haut point ?
Où est donc l’intérêt, puisqu'on les ratatine,
D’appliquer un rangement réservé aux sardines ?

 
Tu penses comme au passé ignorant désormais

Que nous ne craignons plus les cohortes élevées.

Nos parcours aujourd'hui sont « personnalisés »

J'ai une formule magique : « individualisez » !

Ne nous abaissons plus à penser quantité,

Quand nous avons pour guide la noble qualité !
Suite ...

* Expérimentation
Mais pourquoi le ministère nous dit cela ?

Cours le matin, sport l'après-midi: pas d'effet sur la réussite des élèves
AFP - L’expérimentation, lan­cée à la ren­trée 2010, avait concerné plus de 7.000 élèves, dans 120 col­lèges et lycées volon­taires, qui avaient béné­fi­cié en moyenne chaque semaine de 2h30 de pra­tique spor­tive et de 2h00 de pra­tique cultu­relle sup­plé­men­taire l'après-midi.
Elle a été éten­due et concerne pen­dant l'année sco­laire 2011–2012 près de 15.000 élèves dans plus de 210 établissements.
Les élèves disent se sen­tir "mieux dans leur corps depuis la ren­trée" et les parents affirment que depuis la ren­trée sco­laire et par rap­port à l'an der­nier, "la santé de leur enfant est res­tée stable (72%) ou s'est amé­lio­rée (20%)".
Ils s'hydratent davan­tage, semblent avoir meilleur appé­tit, dorment mieux et se couchent avant 22h00. Ils sont aussi "plus sociables et parlent davan­tage de leurs acti­vi­tés spor­tives et sco­laires avec leurs parents".
En revanche, il n'y a "pas d'influence notable sur la ponc­tua­lité, les absences et les sanc­tions" et l'expérimentation "n'influe pas sur les capa­ci­tés décla­rés de concen­tra­tion, d'attention, de mémo­ri­sa­tion et d'effort", selon l'étude.
La moi­tié (50%) des parents d'élèves expé­ri­men­ta­teurs affirment que "les résul­tats sco­laires de leur enfant sont iden­tiques à ceux de l'an der­nier, tan­dis qu'un tiers (32%) pensent qu'ils sont meilleurs, et 17% qu'ils sont moins bons".

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Une bonne reprise...

* Etrennes : petits amis.


Béatrice Barraud, présidente nationale de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, qui s'était prononcée contre les grèves du 27 septembre 2011 dans l'enseignement privé catholique et qui souhaite ouvrir des négociations avec Luc Chatel pour pallier les suppressions de postes par une réduction du nombre d'heures de cours, vient d'être élevée au grade de chevalier de la légion d'honneur au titre du ministère de l'éducation nationale.

Journal officiel de la République Française, 1er janvier 2012

Et on ne lui donne pas les palmes académiques en prime ?


* Vacances à Dubaï: La vie de Chatel loin des printemps arabes...

Mammouth déchainé. — Tout en rappelant que dans le passé les vacances égyptiennes de Fillon, les libyennes de Guaino, les marocaines du Président avaient fait couler beaucoup d'encre, le Journal du Dimanche rapporte qu'après l'effet désastreux des vacances de Michèle Aliot-Marie en Tunisie en décembre 2010, Nicolas Sarkozy a donné cette année  aux ministres des consignes strictes pour les vacances de Noël 2011: "partir le moins longtemps possible, le plus près possible et être mobilisé à 100% pendant ces semaines de fêtes."[...] (source)

"Cependant, tous les ministres ne sont pas aussi bons élèves", remarque le JDD du 23/12, reprenant une info du Figaro: l'un d'entre eux serait déjà parti pour Dubaï pour passer dix jours en famille".

Mais pourquoi ne pas indiquer tout simplement que le mauvais élève qui a fait l'école buissonnière (tout en restant bien entendu mobilisé à 100 %) est en fait Luc Chatel ?

Comme si l'information pouvait longtemps passer inaperçue ... si l’on en croit des l’observations
de certains sur Twitter.

Heureusement il faut se féliciter que
Nasser bin Ghaith (professeur d’économie à l’Université Paris-Sorbonne d’Abou Dabi, à la School of Government de Dubaï et à l’École supérieure des armées des Emirats Arabes Unis) et quatre autres militants pro-démocrates aient été libérés trois semaines plus tôt (ils ont en fait été condamnés à plusieurs années de prison lors d'un procès à huis clos avant de bénéficier le lendemain d'une grâce présidentielle). Après huit mois d'incarcération pour avoir osé demander des réformes démocratiques, leur maintien en prison aurait peut-être pu gâcher les vacances du ministre en donnant des Emirats l'image d'un régime autoritaire qui ne supporte pas la moindre contestation ? (source)

Car la France, qu'on se le dise, a maintenant révisé de façon claire et déterminée sa "politique arabe": les vacances ministérielles de Luc Chatel dans un pays au régime autoritaire qui a su étouffer son début de "printemps" dans les geôles et les procès à huis clos nous le montrent bien...



* Evaluation des enseignants : repoussée d’un an.

AFP - Un décret du 29 décembre, publié ven­dredi au Journal offi­ciel, repousse d'un an, au 1er jan­vier 2013, la géné­ra­li­sa­tion de l'entretien d'évaluation annuel avec leur supé­rieur hié­rar­chique direct, à la place de la nota­tion chif­frée des fonc­tion­naires mise en place en 1946.


* C’est mieux ailleurs : loi assouplissant les conditions de transfert des établissements publics vers les institutions religieuses privées


"une loi assouplissant les conditions de transfert des établissements publics vers les institutions religieuses privées" ? Qu'on se rassure: ce n'est pas en France que cela se passe, mais en Hongrie, comme nous le rapporte le site hu-lala.org:

"Ces écoles transférées - qui jusque là étaient financées conjointement par l'État et les municipalités - fonctionnent désormais avec l’argent public des subventions octroyées aux institutions religieuses. Sauf que l'État n'a plus aucun droit de regard sur leur utilisation. Une école paroissiale reçoit aujourd'hui plus d'argent par étudiant qu’une école publique."

Même si en France le gouvernement vient d'offrir à l'enseignement privé de nouveaux cadeaux (après l'accord Kouchner France-Vatican, le "plan banlieue", la loi Carle, etc.), comme les niches fiscales récemment concédées aux tenants des écoles privées hors contrat (
souvenez-vous, et encore,) nous sommes encore loin de la situation hongroise, et c'est heureux !
Cependant les dérives françaises n'en sont pas moins préoccupantes quand la presse se fait l'écho  de possibles complaisances  entre certains milieux politiques français et le régime nationaliste hongrois dont le caractère autoritaire et réactionnaire finit même par inquiéter le gouvernement américain...

NB.
Les dernières réformes éducatives hongroises ont été grandement facilitées par la crise économique, la baisse drastique des budgets alloués aux écoles et une conception de "l'autonomie" des établissements scolaires assez proche de celle de nos ultralibéraux, comme on peut le constater sur ce site hongrois officiel:
http://www.nefmi.gov.hu/nemzetkozi-kapcsolatok/le-systeme-de-education/le-systeme-de-education

"
Le pouvoir du Ministère de l’Education est limité sur les devoirs administratifs généraux (cela représente le travail de fixer les critères et les conditions de la scolarité obligatoire, ainsi que de déterminer les exigences de l’épreuve   passée a la fin des études secondaires). Les collectivités locales dirigent l’enseignement pré-élémentaire, élémentaire et secondaire. Les différents établissements jouissent d’une autonomie dans leur prise de décision non seulement dans le domaine de l’organisation et du fonctionnement, mais aussi dans le budget."

Selon
hu-lala.org, le "contenu final [de la nouvelle loi sur l’éducation qui pourrait entrer en vigueur en 2012] n’est pas encore connu précisément mais son côté réactionnaire, autoritaire et clérical – la ministre de l’éducation Rozsa Hoffmann appartient au parti chrétien-démocrate KDNP - provoque des tensions au sein même de la majorité de droite.
Couplée à une future loi sur la centralisation, cette nouvelle législation pourrait prévoir la reprise en main de toutes les écoles publiques primaires et secondaires par l’Etat, ce qui pourrait mettre un terme à l’expansion des Eglises dans le domaine de l’éducation. Mais parallèlement, une nouvelle étape pourrait être franchie car elle donnerait le droit aux écoles paroissiales d’exiger un engagement idéologique de leur personnel et de leurs élèves ainsi que leur participation à la vie religieuse."

La liberté de conscience aura ainsi fait de grands progrès !

Pas bonne année à tous.

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