Emmerdements passagers

*"Je n'ai quand même pas mis 60 000 postes sur la table pour être emmerdé après" V. Peillon.

C’est ce qu’aurait dit en substance et en privé, le ministre, face à la grogne montante des PE, notamment à Paris face à ses (autres) réformes.
C’est l’Express qui le dévoilait la semaine dernière (
dans cet article) pour dénoncer le « corporatisme » des enseignants (on ne se refait pas) discours repris aussi par une partie de la gauche (enfin celle qui fait semblant de ne pas comprendre) et qui se cache derrière une concertation nationale qui a plutôt été une déconcertation nationale.

Comme quoi l’adage se vérifie encore une fois : réforme vite faite, réforme mal faite.


* GREVE le 12 février.

Suite à l'interfédérale de ce lundi, un mouvement se dessine pour le 12 février. Ce sdera sans doute un appel commun CGT-CNT-FO-SUD.

Mots d’ordre :
- Abandon du projet de loi
- Abrogation du décret rythmes
- Refus territorialisation pour les personnels d’orientation notamment.
- Amélioration conditions travail
- Refus école du socle

L'appel contiendra aussi un soutien aux mobilisations en cours et a provoquer des AG.

Depuis la grève du 22 janvier, l’AG parisienne demandait un mouvement national dans la première semaine du mois de février. Il faut croire que ses représentants n’ont pas pu déborder les appareils syndicaux, mais il y aura bien tout de même quelque chose.

La FSU est la grande absente (ce qui ne manquera pas de plaire au SNUIPP de Paris). Au mieux il y aura des appels de la FSU par département (mais à quoi, un rassemblement à 18 h avec des bougies ?).

Le SNUIPP pourra-t-il rejoindre une mobilisation qui appelle à l’abrogation du projet de loi qui, pour lui, apporte des avancées ?


* Le 31 janvier pour les salaires. Ça urge :

Attractivité et performance qu’ils disent...

Salaires enseignants : seuls les agents de catégorie C ont un revenu global inférieur
Selon le rap­port annuel sur l'état de la Fonction publique, seuls les agents de caté­go­rie C touchent un revenu glo­bal annuel infé­rieur à celui des pro­fes­seurs des écoles, agents de caté­go­rie A.
La Tribune indique en effet cette semaine que les per­son­nels de niveau hié­rar­chique infé­rieur, comme les agents de la paix, per­çoivent une rému­né­ra­tion glo­bale annuelle supé­rieure à celle des ensei­gnants du pre­mier degré.

Heureusement il y a les heures supp, et la balle dans le pied.


* Peillon , à la lettre.

Le ministère fait connaître sur son site la lettre du ministre aux maires de France, dans laquelle il confirme :

1/ le relèvement du taux d’encadrement pour les activités périscolaires.
2/ un décalage de calendrier, : les maires auront jusqu’au 31 mars pour se décider.

De quoi rassurer les plus réticents des élus (socialistes).
Le site du ministère présente depuis quelque temps déjà plusieurs modalités de mise en application de la réforme (voir le site). Un guide pratique sera diffusé dans les prochaines semaines à l'ensemble des collectivités territoriales.


* Entre maire et DASEN.

On nous rapporte certaines réunions entre les DASEN et les élus locaux pour mettre en place la réforme des rythmes.
La présentation des emplois du temps « modèles » suscite des interrogations et réactions houleuses chez les élus, notamment lorsque le DASEN illustre ses propos par la formule d’un mercredi matin avec 2 h de cours et 1 heures d’APC.
La raison invoquée pour mettre 1 heures d’APC le mercredi : il serait plus facile ainsi d’organiser le travail des enseignants à temps partiel !

Après avoir vu que les transports scolaires allaient régenter l’organisation, voila qu’il s’agit de mettre sur le dos des enseignants les méfaits d’une organisation qu’ils ne demandent pas.

Curieuse façon aussi de tenir compte de l’intérêt des élèves (si jamais on en tient encore compte).
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Peillon, les activités

* Activités périscolaires : payantes

Voici qui charge un peu plus la réforme des rythmes. L’AMF prévient que les activités périscolaires risquent d’être facturées (aux parents).

Source - Le caractère gratuit ou payant des activités périscolaires issues de la réforme des rythmes "dépendra des collectivités locales" et elles ne seront pas obligatoires, a annoncé vendredi à l'AFP André Laignel, premier vice-président délégué de l'Association des Maires de France (AMF).
"Cela existe déjà, beaucoup de collectivités ont des activités périscolaires, certaines étant totalement gratuites, d'autres assorties d'une très faible participation, qui n'est pas du tout à la hauteur des coûts pour les collectivités", a affirmé M. Laignel (PS), se disant "convaincu que pour l'immense majorité des collectivités les activités périscolaires, comme aujourd'hui, seront gratuites", même si "tout dépend du type d'activités".
Le ministère de l'Education nationale a confirmé à l'AFP que "juridiquement le temps périscolaire n'est pas obligatoire. Les communes auront donc le choix de faire payer, même si elles sont encouragées à ne pas le faire, avec l'aide du fonds" de 250 millions d'euros annoncé par le Premier ministre pour aider celles qui mettront en place la réforme des rythmes scolaires dès septembre 2013.


* Concours (I) : les admissibles aux CAPES sont moins nombreux que les postes ouverts.

Alors que le ministère se réjouit de l’augmentation du nombre de candidats (comme en lettres classiques, "
où nous avons augmenté de 30 % le nombre de postes, nous avons eu  une augmentation de 15 % des candidats présents aux épreuves du CAPES", dit le ministère) d’autres s’inquiètent des résultats de l’admissibilité.
C’état dans Le monde :
en lettres classiques 108 admissibles pour 200 postes, en lettres modernes, 1 155 admissibles pour 1 000 postes, en mathématiques, 1 329 pour 1210 postes, et en musique, 116 admissibles pour 130 postes.


* Concours (II) : inquiétudes sur les nouvelles épreuves :

Le cadrage des nouveaux concours accorde une très faible place à la formation disciplinaire, certains s’en inquiètent et pour plusieurs raisons.

- La maquette des futurs CAPES est ici (sauvezl’université).
En gros un écrit disciplinaire et épistémologique (et peu didactique). Un oral entièrement sur la didactique (et peu disciplinaire), de deux épreuves relatives à une activité professionnelle et un « projet professionnel ».

- Une réaction d’historiens-géographes : C’est ici.
Réforme du Capes d’Histoire et Géographie : "La professionnalisation incantatoire comme panacée pour la formation des enseignants ?" Lettre ouverte à M. Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, par Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia, historiens


* Répression syndicale.


8 militants du syndicat CGT Energie Paris, ainsi qu’un 8ème Camarade ont été mis en examen le 27 décembre 2012 par le juge Roger LELOIRE, dans le cadre d’une procédure correctionnelle.
Leur action : avoir refusé le licenciement de Nacima, mère célibataire d’un enfant de 4 ans, salariée handicapée, et témoin d’un accident de travail que la direction voulait dissimuler, avoir dénoncé la falsification de son dossier, permettant ainsi de justifier son licenciement, et avoir raccompagné Nacima le 14 février 2008, jour de son licenciement, à son poste de travail, exigé sa réintégration et dénoncé les pratiques honteuses de la direction locale.
Hormis de lourdes amendes, ces 8 militants risquent aujourd’hui une peine de prison en regard de l’article 431-1 du Code Pénal ainsi que la déchéance de leurs droits civiques.
En fait ce que ne supporte pas la direction ErDF Paris, c’est que la CGT Energie Paris se mettent en travers de sa politique de privatisation et de recul social en défendant les intérêts des agents et des usagers au quotidien.
Petition en ligne.

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Tensions et fermetures

* Fermeture d’établissements : Darcos l’avait promis, la gauche le fait.

Exemple en pleine ville de Tours. Fermeture annoncée hier par le Conseil général (présidé par un prof d’histoire-géo et ou siège Marisol Touraine). [Pour mémoire les propos de Darcos en 2007 rapportés dans nos pages. ]

Source + un article dans libé- C’est officiel depuis cet après-midi, 14h. Le collège Pasteur de Tours, quartier du Sanitas, fermera ses portes définitivement fin juin. La centaine d'élèves qui y est encore présente devra, en septembre, se répartir sur les sept collèges existants les plus proches. L'annonce de cette fermeture a été fait par le président PS du conseil général et le directeur académique. Il ferme non pas pour des raisons économiques mais pour cause de mixité sociale qui n'est plus respectée, selon eux.

Cela veut donc dire que tous les établissements scolaires du 93 devraient fermer ? Ainsi que ceux de Neuilly (enfin une mesure de gauche).


* Face à la grève parisienne la gauche tangue ?

Début de règlements de comptes ?

AFP .
Peillon "n'a pas toujours le doigté nécessaire", juge Cambadélis
Le député PS Jean-Christophe Cambadélis, inter­rogé mardi sur la grève dans les écoles pari­siennes contre la réforme des rythmes sco­laires, a jugé que le ministre Vincent Peillon n'avait "pas tou­jours le doigté nécessaire".
"Il faut poser avec force l'intérêt de l'école" qui "doit être réfor­mée", a assuré l'élu pari­sien sur Radio Classique et Public Sénat.
"Vincent Peillon est pas­sionné par l'Education Nationale, il n'a pas tou­jours le doigté néces­saire pour faire abou­tir ce qui est néces­saire", a cri­ti­qué l'ex-candidat au poste de Premier secrétaire.
Qu'aurait dû faire le ministre de l'Education? "C'est la concer­ta­tion avec les orga­ni­sa­tions syn­di­cales", a répondu M. Cambadélis.
Ah ?

« Mais je ren­ver­rais dos à dos l'un et l'autre parce qu'aujourd'hui, les orga­ni­sa­tions syn­di­cales s'arc-boutent sur des prin­cipes d'un autre temps et d'un autre âge".
Ah, on a eu peur qu’il soit vraiment à gauche celui-là.

"Il fal­lait lier le nombre de postes, la reva­lo­ri­sa­tion à la réforme, et pas la réforme avant le nombre de postes et la reva­lo­ri­sa­tion", selon lui.
Ca c’est le programme Sarkozy.


* Pour se rattraper Peillon paye. Ou va payer. Une prime ? des HS ?

#laGrandeNégo c’est parti...

AFP -
Vincent Peillon a évoqué ce mardi un rééqui­li­brage des salaires entre ensei­gnants du secon­daire et ensei­gnants du pri­maire. Ces der­niers per­çoivent en effet, après 15 ans d'ancienneté, "600 euros nets de moins que les ensei­gnants du secon­daire", d'après le Snuipp-FSU.
En revanche, le ministre a écarté toute idée de reva­lo­ri­sa­tion finan­cière des ensei­gnants du pre­mier degré liée à la réforme des rythmes sco­laires. "Je n'y crois pas, dès lors que je ne demande pas qu'ils tra­vaillent davan­tage. Ce que je crois, c'est que les pro­fes­seurs des écoles ont des condi­tions de rému­né­ra­tion du tra­vail qui par­fois ne sont pas l'équivalent de leurs col­lègues, par exemple, du secon­daire", a-t-il indi­qué. "Nous devons rééqui­li­brer" les salaires entre pro­fes­seurs du pri­maire et du secon­daire, lors de dis­cus­sions "dans le temps", a-t-il indiqué, rappelant qu'il ne s'agira pas d'"une com­pen­sa­tion par rap­port à une dis­cus­sion qui est d'abord l'intérêt des élèves à temps de tra­vail constant".

Et une augmentation du point d’indice ? on peut se gratter. #cen’estpasunerevalorisation

* Rythmes : enseignements = variable d’ajustement (face aux transports scolaires).

Multiplication des petites sauteries dans les départements entre IA, DASEN, élus, sous préfets, ... pour régler la question des rythmes. Ca chauffe peut-être parfois pour préparer le temps de travail des enseignants à la rentrée prochaine, sans consulter les enseignants comme de bien entendu. Tout pousse à ce que la rentrée 2013 soit la bonne.

Mais voilà ce qu’apparaît dans certains cas, comme en Deux-Sèvres : ce sont les contraintes des transporteurs scolaires qui vont avoir le dernier mot. Voyez plutôt :

Deux sèvres
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Encore des réformes, toujours des réformes...

* Greve du 22 à Paris: les % :
-
55 % des écoles de la capi­tale seront fer­mées d’après la mairie.
-
82,45 % d'enseignants en grève contre la réforme des rythmes selon les prévisions du rectorat

Qu’en pense la police ?


* Loi relative à l’enseignement supérieur. Etat au 15 janvier.

Le Mammouth vous offre aujourd’hui le projet d’étape au 15 janvier. Il est là : 20130115 - projet de loi

Tout plein de choses pour une nouvelle université :
- Élection du président également faite par les personnalités extérieures
- Un "conseil académique" remplaçant les CS et CEVU, aux pouvoirs disciplinaires.
- Professeurs de rang A y ont une place de choix.
- Rattachement des établissements privés aux communautés d’universités.


Et d’autres certainement...


* Fausses idées neuves pour l’évaluation des profs.

De fac pour l’instant, mais bientôt on va s’intéresser aux autres. Et en plus c’est pas neuf.

AFP -
Un député PS sug­gère d'associer les étudiants à l’éva­lua­tion des ensei­gnants pour per­mettre notam­ment d'améliorer la qua­lité des pro­fes­seurs, dans un rap­port sur la réforme de l'enseignement supérieur,annonce Le Figaro lundi.
Le député PS de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut a fait figu­rer cette pro­po­si­tion dans son rap­port "Refonder l'université, dyna­mi­ser la recherche", remis le 14 jan­vier au Premier ministre.
"Cette pro­po­si­tion avait été for­mu­lée durant les assises de l'enseignement supé­rieurs les 26 et 27 novembre 2012", indique le quo­ti­dien qui y voit un double avan­tage: "amé­lio­rer la qua­lité de l'enseignement et aug­men­ter leur poids dans les évolu­tions de carrière".

Au moins l’objectif est clair et le député a le mérite de le dire. Evaluer pour améliorer la qualité... #oncroitrêver.
Le PS c’est franchement différent de l’UMP. Performance d’un côté, compétitivité de l’autre. #nepasoublier.

"
C'est un outil for­mi­dable, qui a été très bien accueilli par les pro­fes­seurs. Il nous per­met d'aider avant tout les ensei­gnants en dif­fi­culté à amé­lio­rer leurs cours", explique le pro­fes­seur Cuny, res­pon­sable de ce dis­po­si­tif à l'université de Bordeaux Segalen, l'un des rares établis­se­ments à l'avoir mis en place.

Personne n’est obligé de le croire non plus.


*Paris et la réforme : à quoi joue la mairie ?

C’est la question que pose en substance certains syndicats décidément bien offensifs. Et ils adressent un lettre à +Bruno Juliard suite à ces propos sur le syndicats (et il s’y connaît en syndicat...).
Elle est là.

Pourquoi s’acharne-t-elle à attiser le conflit avec l’ensemble des enseignant-es et une majorité de parents d’élèves parisien-nes ? Y-a-t-il un objectif caché que nous ignorons ?
Lire la suite.


* Le gouvernement réfléchit encore à comment supprimer/recaser les RASED

Il réfléchit en effet pour savoir comment les rendre complémentaires du dispositif « plus de maître que de classes ». Autant dire qu’il ne s’agira plus de RASED.

C’est une des réponse du ministère à une des question posée par un sénateur (André Vairetto (Savoie - SOC))

« [le dispositif « plus de maîtres que de classes »] s’articulera avec une réflexion majeure sur l'évolution du rôle et des missions des RASED en explicitant les complémentarités possibles des différents dispositifs. Un groupe de travail avec les organisations représentatives des personnels a été mis en place au sein de la direction générale de l'enseignement scolaire. Il doit proposer les évolutions nécessaires dans le fonctionnement des RASED pour leur redonner toute leur place dans le système éducatif. Cette réflexion essentielle se poursuivra par un dialogue social avec les représentants syndicaux. »
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Mobilisation

* 22, 23, ... 31 janvier. Mobilisations.

A Paris, le mardi 22 janvier, les enseignants du premier degré seront en grève contre la réforme des rythmes scolaires et la loi de refondation Peillon.

Déjà 265 écoles sur les 665 écoles parisiennes sont annoncées fermées sans compter une majorité d'enseignants grévistes dans des écoles restant ouvertes.


* Vers une loi Université et recherche

Rapport Ledault :

« Il s’agit de passer d’un modèle d’excellence par la compétition à un modèle de performance par la coopération. »
Le vrai changement. On ne sait pas toujours l’apprécier. Bref toujours le même champ lexical, pour toujours la même politique. Mais différemment. Ou presque.

Une analyse/présentation sur le site de
Sauvons l’université.
On trouverait dans ce rapport aussi (selon sources syndicales) :
-
Recherche pour tous (surtout pour les enseignants de CPGE qui n’en font pas)
-
Regroupement d’établissements universitaires (passer de 100 à 30).
-
Retour des TPE en Term (belle avancée !)
-
multiplication des PRAG.
-
transformation d’un certain nombre de PRAG et PRCE en MCF.
-
baisse volontaire du nombre de places aux concours des CPGE.


* Gratuité des prépa : Fioraso veut rassurer la bourgeoisie...

... qui n’a pas 180 € à dépenser
(hey, ho, il y a les vacances au ski a payer !)

Le Figaro. - La ministre de l’Enseignement supérieur indique que le paiement des droits d’inscription à l’université pour les classes préparatoires sera laissé « à l’initiative des partenaires » et non plus obligatoire comme annoncé en début de semaine.
Les responsables des classes préparatoires peuvent souffler. Le paiement de droits d’inscription à l’université pour les élèves de prépas ne sera pas obligatoire. Geneviève Fioraso a tenu à se démarquer des propositions du député PS Jean-Yves Le Déaut, qui présentait ses propositions pour la réforme du Supérieur au premier ministre lundi.
Dans son rapport, le député souhaitait faire figurer l’obligation pour les étudiants en classes préparatoires de s’inscrire parallèlement à l’université. Pour ce faire, il optait pour un rattachement juridique aux universités. Ce qui n’avait pas manqué d’inquiéter les responsables de prépas et les parents.



* Juliard ou du cochion :

est "frappé par le conser­va­tisme et le cor­po­ra­tisme des prin­ci­paux syn­di­cats d'enseignants" (AFP).

L’Association des Maires de France (AMF) appréciera.

Et rajoute :
"Rappelons qu'au départ, Vincent Peillon sou­hai­tait allon­ger l'année sco­laire. Il n'en est rien fina­le­ment. La réforme est donc accep­table pour les ensei­gnants ».

Il reconnait qu’elle ne l’était donc pas auparavant.
Ne serait-ce pas aussi du corporatisme cela ?
Comme quoi...


* 12 millions d’€ en moins et en plus

C’est ce que ne versera plus l’Etat pour payer les frais de scolarité des enfants 776 familles françaises (expatriées aux States). Et cela depuis que Hélène Conway-Mouret, la ministre déléguée aux Français de l'étranger, a supprimé la prise en charge des frais de scolarité pour les lycéens (PEC) de 2007, mesure critiquée même à droite comme onéreuse et injuste, avant de s'attaquer à la refonte des conditions d'accès aux bourses.
D’autant plus que bien souvent ces familles ne payaient pas leurs impôts en France et que les versements se faisaient sans prise en compte des revenus des parents (source).


* Pas de petits profits : et si on sous-traitait les copies et autres préparations de cours ?

... ça nous donnerait plus de temps pour encadrer les élèves, non ? Voilà l’exemple d’un ingénieur américain qui a mis toute son intelligence au service de son repos.

Source. - Il sous-traitait son travail en Chine pour glander au boulot
«Bob» est un génie. Presque. Cet ingénieur américain a, pendant plusieurs années, sous-traité son travail en Chine pendant qu'il passait ses journées au boulot sur YouTube, Reddit et Facebook. Il ne payait qu'environ 20% de son salaire à six chiffres à une agence chinoise. Le plus beau: chaque année, sa direction était dithyrambique sur sa performance, louant «son code propre et efficace». Il était même, selon les ressources humaines, «le meilleur employé» de sa division.

Remarquez, bientôt ce sont les élèves qui vont sous-traiter leur travail...
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MASTER MEEF [MAJ : compétences]

[Mise à jour du 16/01] Les référentiels de compétences liés aux nouveaux concours
(et plus si affinités ?)

PE : compétences PE
Enseignants :
competences Enseignant

Epoustouflant tout ce que l’on sait faire quant on est prof.
De là à voir sur quoi va porter l’évaluation des enseignants...


* Pas dans le rythme, l’élève Peillon est recalé.

Le blocage des élus grandit face à une réforme précipitée ?

Une commission composée d'élus et de représentants de l'État reporte le décret sur les rythmes.
Le ministre de l'Éducation promettait la parution du fameux décret cette semaine. Mais c'était compter sans la commission consultative d'évaluation des normes (CCEN), instance faite d'élus et de représentants de l'État, appelée à se prononcer sur l'impact financier des mesures réglementaires créant ou modifiant des normes. Celle-ci a refusé le 10 janvier d'émettre un avis sur le projet de décret, rendant, de fait, son passage devant le Conseil d'État impossible. «Le ministère avait pourtant été alerté de cette possibilité», glisse un élu évoquant une «volonté de passer en force», là où un autre déplore «une méconnaissance des rouages».

C’est ça , les mauvais élèves, ils n’écoutent jamais ce qu’on leur dit et croient savoir.


* Concours (en saignant) et ESPE. Précisions.

Après les classes MAIF les concours MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation)

Etape 2 de la discussion (après celles du mois de décembre) :
- cahier des charges pour l’accréditation des ESPE pour leur mise en place.
- Cadrage national des formations liées aux métiers de l’enseignement (nouveauté)

Ce dernier document fixe concrètement
l’organisation des MASTER éducation (MASTER MEEF) et des concours, définit la formation initiale et les procédures de « l’acquisition des compétences nécessaires à l’exercice du métier » (le coup de pied au cul ?).
Il est là : Cadre national de formation-01-2013

Les commentaires restent ouverts.
Il ne manque plus désormais que le référentiel de compétences.


* Classes prépa : début des grandes manoeuvres

Vers un rattachement aux Universités de nos filières dites d’élite.

Europe 1 . - La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a affirmé lundi vouloir "rattacher juridiquement les classes préparatoires aux universités", rapporte Les Echos. La recherche doit être "présente dans les classes préparatoires, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", a expliqué Geneviève Fioraso. "Si on a si peu de docteurs ingénieurs, contrairement à l'Allemagne, c'est aussi parce que les étudiants n'ont pas cette culture de la recherche dès le départ. ", a-t-elle ajouté.

Cela signifie que, si les classes prépa resteront dans les lycées, tous les élèves devront en parallèle s'inscrire à la fac. Ils devront donc débourser 180 euros par an, alors que les classes prépa étaient jusqu'à présent entièrement gratuites.

L'autre intérêt est de permettre aux étudiants de classes préparatoires de poursuivre leur étude à l'université s'ils n'intègrent pas d'école à la fin de leur cursus.

Geneviève Fioraso a annoncé qu'elle souhaitait créer une trentaine de grands ensembles universitaires, sous une forme que les facs choisiront, auxquels les classes préparatoires seront rattachées.

On connaît l’appétence de V. Peillon pour les prépa. Tiens, là , pour une fois, il pourrait bien y avoir du changement...


* Sexisme et mathématiques.

Sur la supposée neutralité des mathématiques... Les représentation sexuées dans les manuels de mathématiques. L’étude est là.

Un CR de l’Est-Républicain. - Une étude souligne la sous-représentation des femmes dans cette discipline. Et des stéréotypes de fort mauvais goût
Les mathématiques relèvent du genre féminin. Mais restent incroyablement machistes. Le fait que prix Henri-Poincaré ait été décerné pour la première fois à deux jeunes Françaises, Nalini Anatharaman et Sylvia Serfaty, en août dernier, ne doit pas faire illusion. Comme l’attestent les recherches que vient de mener le centre francilien de ressources pour l’égalité homme-femme sur les représentations sexuées dans les manuels de mathématiques de terminale.
Les deux chargées d’études du centre Hubertine-Auclert ont pu mesurer le poids des stéréotypes, et
leur influence sur l’orientation : « Même si les filles sont aussi nombreuses que les garçons en terminale S, le rapport est de 70/30 en écoles d’ingénieurs en faveur des garçons », souligne Amandine Berton-Schmitt.
En 2011, le centre Auclert avait travaillé sur les manuels d’histoire en seconde, à l’occasion du changement de programme. Où la sous-représentation des femmes avait été particulièrement flagrante.

« On a alors décidé de s’attaquer aux maths,
discipline réputée neutre », raconte Amandine Berton-Schmitt. « Il ne fallait pas nous faire ce coup-là. » Un corpus de 29 manuels, 15 de terminale Bac pro et 14 de terminale S, parus entre 2010 et 2012, dans neuf maisons d’édition différentes, a été passé au crible. Verdict : « sous-représentation des femmes, persistance des stéréotypes, qui ne permettent pas de combler le déséquilibre colossal entre la présence des femmes et des hommes dans les manuels scolaires ». Soit « une femme pour cinq hommes mentionnés, 3,2 % de femmes parmi les personnages célèbres dans l’histoire des maths ».

Amandine Berton-Schmitt cite volontiers deux clichés particulièrement édifiants : « Quand les figures féminines scientifiques sont évoquées, l
leur rôle tend à être minimisé, c’est le cas de Marie Curie, surtout associée aux travaux de son mari. ». Le summum du mauvais goût, la chercheuse l’a déniché dans un manuel de Terminale S : « Pour expliquer les nombres complexes, on publie une illustration montrant une jeune fille faisant des complexes de poids devant sa glace. Est-ce vraiment de l’humour ? »

Humour de matheux sans doute...
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Carotte et radis

* Augmentation de salaire pour les PE en vue.

Les autres peuvent se gratter.

A la limite de la charité. Et faut pas compter non plus sur une augmentation du point d’indice.
Regardez bien les justifications à cette (probable future) augmentation. Confirmation, ceux qui font des heures sup. chient dans les bottes des autres.

AFP -
Salaires enseignants : "un effort" pourrait être fait pour les professeurs du primaire
Le Monde publiait samedi le témoi­gnage d'un proche de Vincent Peillon, selon lequel le minis­tère de l'Education natio­nale pour­rait "faire un effort" pour la reva­lo­ri­sa­tion sala­riale des ensei­gnants du primaire.

Alors que 
son pro­jet de décret sur les rythmes sco­laires vient d'essuyer les rejets consé­cu­tifs du CSE et du CTM, Vincent Peillon a fait un geste en direc­tion des ensei­gnants en inté­grant dans leur temps de tra­vail annuel les heures de pré­pa­ra­tion et de concer­ta­tion. Ce geste a été salué par les syn­di­cats, pour qui la recon­nais­sance du temps de tra­vail invi­sible des ensei­gnants était une reven­di­ca­tion de longue date.

Selon Le Monde, une autre exi­gence syn­di­cale pour­rait bien­tôt être satis­faite, celle de la reva­lo­ri­sa­tion sala­riale. "L'entourage de M. Peillon" a en effet indi­qué au quo­ti­dien que le minis­tère pour­rait "faire un effort" pour les pro­fes­seurs des écoles, qui "font très peu d'heures sup­plé­men­taires et n'ont pas autant d'indemnités que ceux du second degré".
Le Monde pré­cise tou­te­fois que le minis­tère refuse de lier cet "effort" à la réforme des rythmes sco­laires à l'école pri­maire, pré­vue pour la ren­trée 2013.

1/Une bonne façon de faire passer une réforme et de satisfaire certains syndicats.
2/ Ben alors cela est donc possible.
3/ Une bonne façon aussi de dire aux autres que faire des HSA, c’est creuser son trou. Et si on les refusaient tous ces HSA ?


* Réforme des Licences : une réforme des lycées bis ?

Projet de loi de réforme générale qui va abolir la LRU ? (non je déconne).
Volonté affichée de spécialisation progressive (L 1 : sciences humaines ; L 2 : Sciences historiques ; L 3 : L : histoire ?), de tutorat de parcours individualisés, ... Cela ne vous rappelle rien ?
Toujours plus de généralités et de saupoudrage.

AFP . Des licences avec spécialisation progressive à la rentrée 2014 (Fioraso)
La ministre de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche Geneviève Fioraso a annoncé lundi que les nou­velles licences, avec une spé­cia­li­sa­tion plus pro­gres­sive, seraient mises en place à la ren­trée 2014, lors d'une ren­contre avec des journalistes.
"Pour la ren­trée 2013–2014, c'est un peu juste. Le chan­ge­ment se fera pour la ren­trée d'après", a-t-elle pré­cisé, pré­sen­tant les grandes lignes du pro­jet de loi sur l'enseignement supé­rieur et la recherche, qui
devrait pas­ser fin février-début mars en Conseil des ministres.

"On veut qu'au moins les deux pre­mières années soient davan­tage plu­ri­dis­ci­pli­naires", a expli­qué Mme Fioraso, évoquant "la consti­tu­tion d'un pro­jet per­son­nel et pro­fes­sion­nel sur la base d'une spé­cia­li­sa­tion pro­gres­sive des études". Les étudiants auront un inter­lo­cu­teur dédié.
Cette réforme devrait per­mettre aux étudiants de se
réorien­ter en cours de licence sans perdre une année. Actuellement, "trop peu d'étudiants obtiennent une licence en trois ans".

Ou comment la réforme du lycée (au moins) est aussi appliquée dans le supérieur.


* Surveiller et punir (épisode 256) : dès la crèche.


Autant aliéner le plus tôt possible. On s’en rend moins compte.

Sources. La puce RFID s'invite dans une crèche française
Pucer les enfants en couche-culotte, c'est parti, du moins une expérimentation est lancée dans une crèche parisienne pour l'année soclaire 2012-2013. Si vous désirez pucer votre enfant comme un chien, rendez-vous à la capitale, si vous êtes convaincus que votre bambin est une marchandise, rendez-vous à la capitale, si vous pensez qu'un salafiste super dangereux se cache derière les yeux de votre progéniture rebelle, n'hésitez plus, rendez-vous à la capitale.
Si certains parents sont ravis (voir la vidéo) à l'idée d'une puce dans un vêtement (ou dans la couche) pour que son gosse ne puisse pas s'échapper de
l'éducation pénitentière, la majorité est réticente, et on peut les comprendre. Ce qui est certain, c'est que cela commence toujours par un test... puis vient un attentat... (dans ce cas un enlèvement)... puis ce qui n'était qu'un essai devient obligatoire.
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Tout va bien (et mieux même)

* Tout va bien : heureux, les syndicats (enfin certains...)

A la suite de la présentation des obligations de services des PE, le SNUIPP et le SE-UNSA affichent leur satisfaction. Sans blague ? Si, si.

AFP -
Les deux prin­ci­paux syn­di­cats d'enseignants SNUipp-FSU et SE-Unsa se sont féli­ci­tés ven­dredi du temps dégagé pour le tra­vail en équipe dans le cadre du pas­sage de l'actuelle aide per­son­na­li­sée au nou­veau dis­po­si­tif d'"activités péda­go­giques complémentaires".
Une cir­cu­laire a été pré­sen­tée ven­dredi aux syn­di­cats lors d'une réunion du Comité tech­nique minis­té­riel (CTM) sur l'organisation du ser­vice des ensei­gnants du pri­maire : 24 heures d'enseignement heb­do­ma­daire à tous les élèves, et trois heures heb­do­ma­daires en moyenne annuelle, soit 108 heures annuelles.
C'est le
contenu des 108 heures qui res­tait à défi­nir, et en par­ti­cu­lier le sort des 60 heures dédiées à l'aide per­son­na­li­sée ima­gi­née par le pré­cé­dent gou­ver­ne­ment et qui est rem­pla­cée par des "acti­vi­tés péda­go­giques com­plé­men­taires" (APC).
La cir­cu­laire "per­met de prendre en compte les évolu­tions du métier liées aux dis­po­si­tifs mis en place dans le cadre de la loi et plus par­ti­cu­liè­re­ment la prio­rité au pre­mier degré", précise-t-on au ministère.
Il s'agit des APC, du tra­vail en équipe pour la mise en place de la sco­la­ri­sa­tion des moins de trois ans, du dis­po­si­tif +plus de maîtres que de classes+ , de la liai­son école-collège ou encore du temps consa­cré aux actions de for­ma­tion continue.
"On a enfin eu des éclair­cis­se­ments sur le volume horaire des APC", a dit à l'AFP Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU.

Et cela justifie tout le reste ?
l’analyse du SNUIPP.
L’analyse des «  avancées » par le SE UNSA qui a finalement ce qu’il faisait semblant de demander.


* Tout va bien : des manifs partout ?

La base ne serait-elle pas en accord avec certaines bureaucraties syndicales ?
En effet, un peut partout RIS et manifs, voire grèves, se multiplient.

- Paris : grève et manif le 22, à l’appel de l’intersyndicale FO-FSU-SUD-CGT-CTN- et SE-UNA (tiens ?)
voir ici. Agenda des AG d’arrondissement, voir ici.
- Dans le 45 : CGT-FO-SUD se mobilisent le 23 (AG à 15 h , Bourse du travail, Orléans)
- Dans le 92 : appel à la grève pour le 17 par la CGT et SUdéduc (
voir là)

Plus d’info sur le
site des DINDONS qui tient une liste assez complète (à partir des infos des sites du SNUIPP).


* Recherche universitaire et humanisme (cherchez l’erreur)

De sources syndicale. Sujet de thèse : une balle à faible létalité fait seulement mal au thorax ou provoque un trou ?
C’est en gros la problématique de recherche que va développer l’université d’Orléans, via l’IUT de Bourges, qui vient de signer un "partenariat" avec Nexter Munitions soustraitant de la DGA qui, en Berry, teste notamment des armes à l’uranium appauvri. C’est même leur deuxième convention en cinq ans.
Ainsi des universitaires-enseignants étudient avec leurs étudiants le fait de savoir si une balle à faible létalité fait seulement mal au thorax ou provoque un trou.

Question il est vrai essentielle au Mali.


* Silence dans les rangs : surveiller et punir.

Quand un DASEN donne l’injonction aux cadres de l’EN de se taire.

L’Union-L’Ardenais. Le patron de l'éducation nationale dans les Ardennes veut museler ses cadres
ARDENNES. Les proviseurs et principaux doivent désormais passer par Patrice Dutot avant de répondre aux questions des journalistes. Un « muselage » classique en période de restructuration.

Le courriel a été adressé à l'ensemble des proviseurs et principaux des lycées et collèges ardennais quelques jours avant les vacances de Noël. Avec comme « objet » la mention très précise : « Communication médias ». Long de quelques lignes, le message est signé Patrice Dutot, directeur académique des services de l'éducation nationale dans les Ardennes (Dasen). Et il n'y va pas par quatre chemins. Il rappelle d'abord que toute « opération de communication » avec les médias doit impérativement passer par « son cabinet ». Et le mode d'emploi suit : « Lorsque vous êtes sollicité par un journaliste, vous lui demandez de vous adresser sa requête (sic) par mail. A réception de celui-ci, vous transférer ce mail sur la boîte mail de mon cabinet… »
Mais c'est bien d'autres
sujets de discussion et des polémiques plus cruciales qui intéressent le Dasen : tout ce qui touche de près ou de loin la carte scolaire et la restructuration du réseau des collèges et lycées. C'est pourquoi, réflexe classique en de telles circonstances, l'ordre a été donné aux cadres de ne pas s'exprimer sans en référer en haut-lieu. « J'ai une lettre de mission », avait-il expliqué sans ambages lors de sa tournée des popotes (pardon, des salles des profs), lors de la pré-rentrée : « Il y a dans les Ardennes une baisse de la démographie. Je dois optimiser le réseau des établissements », avait-il ainsi répondu aux enseignants du lycée Vauban de Givet, inquiets de voir partir (vers Revin) certaines filières. Il avait alors précisé, toujours par rapport à la philosophie de sa lettre de mission : « Question incidente : y a-t-il une taille idéale, pour les établissements, les collèges notamment ? Dans ce territoire, c'est évident, il y a un vaisseau amiral, le nouveau lycée de Revin. »

Bref, il y a un sale boulot à faire, autant qu’il n’y ait pas de témoins.

* Mention spéciale pour cette affiche de SUDéducation / SUDversion.

Au Mammouth cela nous rappelle des souvenirs... et ne nous rajeunit pas.

Allègre-Peillon
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Obligation de service des PE

Après le CSE de lundi et avant le CTM de vendredi...

* 108 h : Obligations de service des instituteurs et professeurs des écoles : la circulaire

La circulaire fixant les obligations de service des PE a été envoyée aux syndicats. Ils en discutent ce jeudi avec le ministère.
en pdf ici : circulaire_ORS_1er_degré

Les 60h d'AP deviennent 36h d'APC. Reste à savoir ce que l’on va faire pendant cet APC (et si il s’agit de faire du travail de RASED, comme l’ont déjà indiqué certains inspecteurs).
On y parle aussi de
formation à distance sur support numérique... (déjà expérimentée en lycée pour reformer les profs de STI : une vraie rigolade).
A vous de juger (les commentaires-grognements restent ouverts, en fin de post).



* Grève le 31 pour la FSU, la CGT et SUD/Solidaires

Suite à l’intersyndicale d’hier, les trois organisations ont déclaré clairement leur penchant pour la grève (ce qui n’était pas le cas jusqu’alors). Les autres (FO, CFTC) réfléchissent pour savoir si ils vont hésiter. La CFDT et l’UNSA, au gouvernement, ne participeront pas, ce qui a au moins le mérite d’être clair.

La déclaration commune :
31 janv


* Votes au CSE (et au CTM). Manque de rythme :

5 pour, 23 contre, 30 abst, 14 nppv

Officiellement, plus aucun syndicat ne soutient les propositions de loi du ministère sur les Rythmes, tous ont voté contre ou se sont abstenus (CFDT) au dernier CSE et le feront sans doute de la même manière au CTM de vendredi.
Toutefois, certains n’en approuvent pas mois l’action gouvernementale. Ainsi au SE-UNSA le vote contre se justifie car le gouvernement ne va pas assez loin notamment en ce qui concerne la place du conseil d’école qui n’est pas assez importante.
Quant au SNUIPP son silence sur les PET, montre que là aussi il y a une certaine approbation et que de fortes divergences secouent le syndicat en interne.
On vote contre pour ne pas a avoir à voter pour et/ou pour ne pas que cela se voit ?


* Arrestation à la cantine (pour 170 €).

AFP -
Une policière municipale sort de la cantine une fillette de cinq ans pour impayé
"Il y a eu un pro­blème au niveau de la can­tine. La petite a été prise par la police muni­ci­pale à la can­tine, qui est gérée par la muni­ci­pa­lité et se trouve en dehors de l'établissement, à 200 mètres", a indi­qué à l'AFP le direc­teur de l'école Saint Vincent, Laurent Aguergaray, confir­mant une infor­ma­tion du jour­nal Sud Ouest.
"C'est un pro­cédé irres­pon­sable", a-t-il ajouté, pré­ci­sant que Léa et ses cama­rades avaient été trau­ma­ti­sés: "Quand Léa est reve­nue dans l'après-midi ils étaient éton­nés. Ils pen­saient qu'elle était en pri­son. La maî­tresse a dis­cuté avec toute la classe pour ten­ter de dédramatiser".
"On ne prend pas les enfants en otage de cette manière", a-t-il ajouté.
Le maire d'Ustaritz, qui gère la can­tine sco­laire, n'était pas immé­dia­te­ment joi­gnable. Selon le quo­ti­dien Sud Ouest,
les parents de l'enfant, en pleine sépa­ra­tion, devaient 170 euros à la cantine.
Le père de Léa a raconté au jour­nal que celle-ci avait été très cho­quée lorsque la poli­cière muni­ci­pale était venue la cher­cher, pen­sant que ses parents étaient morts.

Elle avait ses papiers au moins ?


* Peillon:  «  il ne faut pas importer dans l'école les débats de société »

... et ne pas parler d’homosexualité non plus pendant qu’on y est ?

On ne fera donc plus non plus d’education civique. tout juste de l’animation scolaire sur des sujets sans importance (ah, non, c’était déjà ça ?)
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L’école des PET : ça sent mauvais

2013 : Année de la BRAISE. Ce que la droite a rêvé, la gauche va l’imposer. Bonne chance à tous.

* Décrets rythmes scolaires [élèves] ont été envoyés aux syndicats

Vous les trouverez sur tous les sites. Analyses de divers points :

- PET à tous les étages.
Le projet Peillon marque la généralisation des projets éducatifs territoriaux (PET), à l’élaboration desquels pourraient être associées, en sus des collectivités territoriales, « des associations et des fondations ». Ce sont ces PET qui organiseront les heures « éducatives ».
En fonction de quels intérêts ? Certains y voient
une manière de plus pour pour s’en prendre au cadre national de l’enseignement public et au statut national des enseignants.
Et voilà qui n’est pas sans rappeler aussi ce qui est connu dans le secondaire : contractualisation ; projet d’établissement ; nouveau cadre budgétaire (RCBC) ; ...

- Heures de service des enseignants :
L’obligation sera faite aux enseignants d’effectuer une partie de leur service (l’aide pédagogique complémentaire) sous la tutelle des communes.
Globalement il en va de l’alourdissement des heures des enseignants, et même par rapport à ce que l’on connaissait avant avant la réforme DARCOS, car tous les samedis n’étaient pas travaillés.

- Certains réclament ce que le gouvernement a promis, pour mieux s’en féliciter ensuite.
C’est le cas de Chevalier de l’UNSA qui prêche par twitte, la bonne parole :
Twitt UNA

Et comme par hasard, c’est ce qui a été promis par le ministère en secret à l’occasion de différents groupes de travail et qui devrait venir avec le volet PROF du décret sur les rythmes. Souvenez-vous (voir : le ministère joue la cogestion cachotière).

- Certains groupes d’intérêts ne renoncent pas : les professionnels du tourisme, qui veulent toujours (c’est là):
« Le raccourcissement des vacances estivales à 6 semaines avec la mise en place de deux zones avec un décalage d'une semaine ; rétablir les vacances d'hiver en février et les vacances de printemps au mois d'avril en avançant les dates de départ pour ces périodes. »


* RASED, toujours rasés.

Mais on s’inquiète pour eux. Du moins les parlementaires qui multiplient leurs questions au gouvernement :
- par Cécile Cukierman (Loire - CRC) , c’est là.
- par André Vairetto (Savoie - SOC),
c’est là.
- Par Jean-Luc Fichet (Finistère - SOC). C’est là.


* Le latin des curés : parisyllabique, et pas neutre.

Après l’envoi à la veille des vacances par la direction de l’enseignement catho d’une lettre aux directeurs d’établissement catho sous contrat de mobiliser contre le mariage pour tous, Peillon réplique (et se dit soutenu par Hollande) :

AFP - Mariage homo: Peillon demande la vigilance dans l'enseignement catholique
"Il vous appar­tient en effet de veiller à ce que les débats qui tra­versent la société fran­çaise ne se tra­duisent pas, dans les écoles et les établis­se­ments, par des phé­no­mènes de rejet et de stig­ma­ti­sa­tion homo­phobes", écrit le ministre dans un cour­rier dont il a annoncé l'envoi au monde.fr et dont l'AFP a eu connaissance.
"Je vous appelle à la plus grande vigi­lance à l'égard des condi­tions du débat légi­time qui entoure le mariage pour tous (...) notam­ment dans les établis­se­ments pri­vés sous contrat", ajoute-t-il.
Il faut "appe­ler à la rete­nue et à la neu­tra­lité au sein de tous les établis­se­ments afin que l'école ne fasse l'objet d'aucune ins­tru­men­ta­li­sa­tion", indique le ministre, deman­dant aux rec­teurs de l'informer "au plus vite des inci­dents éven­tuels et de toute ini­tia­tive contraire à ces prin­cipes" dans les établis­se­ments publics comme privés.
Cet appel inter­vient avant la mani­fes­ta­tion du 13 jan­vier contre le pro­jet de loi sur le mariage homo­sexuel et un peu moins d'un mois après une lettre du secré­taire de l'enseignement catho­lique, Eric de Labarre, aux chefs d'établissement, sug­gé­rant d'y orga­ni­ser des débats.
"Il ne me semble pas oppor­tun d'importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous. Je consi­dère même qu'en adres­sant une lettre aux chefs d'établissement,
le secré­taire de l'enseignement catho­lique a com­mis une faute", a déclaré le ministre au Monde.

Le SUNDEP-SOLIDAIRES avait déjà protesté contre la démarche de la direction de l’enseignement catho
(c’est ici)


* Université en grande forme : Angers au bord de la fermeture :

Source

Ce 19 décembre, le président de l’Université d’Angers, qu’on ne peut pas soupçonner de gauchisme, a adressé un courrier des plus ferme aux personnels de l’Université et a rendu publique une lettre ouverte à Mme la Ministre de l’ESR qui ne s’embarrasse guère de diplomatie. La menace d’une fermeture administrative de l’université en janvier 2013 est implicitement avancée.
C’est que l’équipe aux commandes de l’université d’Angers (UA) a le sentiment de s’être fait rouler dans la farine par le MESR... Celui-ci reconnaît depuis longtemps à l’UA des conditions d’existence plus défavorables que la moyenne (avec notamment un déficit d’au moins 300 postes). Cependant, la situation de plus en plus déficitaire de l’établissement ne l’a conduit jusqu’à présent qu’à exiger de l’UA des plans successifs d’économie. Les budgets des facultés ont été réduits d’au moins 10%. Des TD ont été surchargés. Des options ou filières n’ont pas ouvert au prétexte d’effectifs “insuffisants”. L’été dernier, un plan social de 45 contractuels non renouvelés (finalement ramené à 22 après mobilisation de l’intersyndicale et des personnels) a défrayé la chronique. À la rentrée 2012, un mouvement étudiant a émergé en Faculté de Lettres contre les conditions de la rentrée (notamment contre un numerus clausus imposé de fait aux étudiants de 1ère année de psycho, mais aussi devant la dégradation des locaux qui a conduit à la fermeture de salles et même du grand amphi de Lettres).

Suite.


* Certains en tiennent une COUCHE et veulent carrément fermer les écoles maternelles

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L’auteur, présenté comme Inspecteur de l’éducation nationale, est à la fois un ALLEGRE et un DARCOS. Les deux réunis.
Et les profs s’en prennent plein la vue : ils ne font rien quand ils enseignent en maternelle : « En réalité, on occupe beaucoup les élèves. Et les enseignants enseignent très peu. »
Et pour les parents, c’est d’abord une garderie : « Tous [les parents] exigent le droit de mettre à l’école leur enfant le plus tôt possible (à deux ans), le plus vite possible et quelquefois le plus longtemps possible. » Et de se poser la question : « Pour l’immense majorité des familles, l’école maternelle n’est-elle pas avant tout un dispositif de garde gratuit ? » Les portraits qu’il brosse sont hélas d’une actualité quotidienne sous les préaux. Cela va d’un extrême à l’autre : « Parmi eux [les parents d’élèves], on trouve une petite proportion d’individus particulièrement désagréables qui considèrent l’école comme une garderie à laquelle on n’a pas de compte à rendre. (…) Ces parents en réalité ne respectent pas l’institution. Elle doit être à leur service, un point c’est tout. » Ou alors : « Il y a ces familles qui veulent tout savoir et qui harcèlent littéralement les enseignants matin, midi et soir pour que la journée et les exploits de leurs enfants leur soient racontés dans les moindres détails. »
Bref voilà pour cet inspecteur (?) un peu aigri une institution inadaptée. Faut donc la fermer. Et tirer sur l’ambulance.
Encore une courageux qui écrit sous un pseudo, car Julien Dazay n’existe pas. Et qui nous dit qu’il est inspecteur et qu’il est ancien instit. En tout cas il n’a pas du faire beaucoup de stages en maternelle pour dire la chose suivante :
« 
finalement, on pourrait peut-être apprendre des choses à ces enfants ? Si on leur apprenait à apprendre plutôt qu’à jouer ? Et si l’école maternelle constituait enfin un véritable temps de transition entre la famille et l’école élémentaire, un espace plus exigeant, plus normatif. Pourquoi l’école maternelle ne serait-elle pas plus rigoureuse, plus normative ? Comme une vraie école ? » 

Mais plus c’est gros plus ça passe. Ca sert à quoi de payer des inspecteurs aussi cher pour penser aussi mal ?

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