Offensive néo-cons sur l'Ecole

Pour en finir une bonne fois avec la théorie du genre : La lutte contre la « théorie » du genre, une foire aux intox et aux outrances (Le monde.fr)

* « Journée de retrait » : suite de l’offensive néo-cons sur l’Ecole

Huffingtonpost. —Masturbation à l'école, théorie du genre : un directeur raconte ce qu'il s'est passé dans son établissement


C'est un directeur d'école choqué par ce qu'il vient de vivre qui raconte comment se sont passés les derniers jours dans son établissement strasbourgeois. Il s'agit d'une école primaire de 240 élèves située en zone d'éducation prioritaire qui a été confrontée à une rumeur persistante, comme ce fut le cas dans plusieurs villes.
Tout est parti de la campagne baptisée "Journée de retrait de l'école". Lancée par l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d'extrême droite Alain Soral, compagnon de route de Dieudonné, elle a été abondamment relayée par SMS et sur les réseaux sociaux pour protester contre un supposé enseignement de la théorie du genre.
"Jeudi dernier, j'ai été alerté par de nombreux parents qui avaient reçu un message leur disant de ne pas mettre leur enfant à l'école le vendredi, raconte-t-il. Trois sont venus me voir et j'ai reçu une vingtaine de coups de téléphone. Ils m'ont montré le SMS qu'ils avaient reçus dans lequel il était écrit de retirer leur enfant de l'école en les renvoyant vers un site internet, celui de Farida Belghoul. Mais les parents étaient incapables de me dire d'où venait ce message." En trente ans de carrière, c'est la première fois qu'il dit être confronté à pareil phénomène.

Une des dernières rumeurs en date (à Rennes): il y aurait des cours de masturbation dans les écoles maternelles ! ... source


"Les parents parlent de peluches en forme de pénis et de vagin qui seraient présentées aux enfants pour distinguer les genres"...source

Avec internet et les sms, nous vivons une époque moderne... et de plus en plus intelligente


* Et derrière cela ? L’UNI, Coffinier, les ultracathos...

Bon c’était facile...

L’UNI grenouille avec les ultras cathos de la manif pour tous et autres agités du printemps français: c'est lui qui est à l'origine de "l'Observatoire de la Théorie du Genre" destiné à diffuser la propagande contre la prétendue "théorie" du genre qui n'a jamais existé...

http://www.theoriedugenre.fr/

Liberte-scolaire.com, le blog de la  Fondation pour l’école d'Anne Coffinier, ne se contente pas de faire de la pub pour les écoles privées hors contrat financées par la fondation (en grande partie grâce aux dons défiscalisés).
Elle fait aussi de la
propagande contre les dispositifs mis en place par le ministère de l’Éducation Nationale pour promouvoir l'égalité entre garçons et filles dans les écoles publiques: elle diffuse ainsi des vidéos enregistrées par ERTV (la "télé dissidente" d' Égalité et Réconciliation, l'association politique nazillonne d'Alain Soral) pour faire connaître les thèses  de Farida Belghoul sur la "théorie" du genre (ou du moins ce qui Farida Belghoul considère comme une "théorie"...).


Les cathos ultras émerveillés par Farida Belghoul
Selon le Figaro, Béatrice Bourges, la patronne du Printemps Français,  trouve Farida Belghoul «formidablement courageuse» et annonce qu'elle tiendra prochainement une conférence commune avec elle sur le «Gender» à Marseille.

On trouve aussi parmi les soutiens de Farida Belghoul (voir la liste des signataires de son "manifeste"
sur cette page) des groupuscules intégristes comme Civitas dirigé par A. Escada dont les connivences avec l'extrême droite antisémite sont bien connues (ce qui devrait faire plaisir à Alain Soral qui se réclame ouvertement du National-socialisme), mais aussi des associations moins marquées à droite et ayant pignon sur rue comme l'association Lire-écrire (elle-même entretenant de très bonnes relations il est vrai avec  des mouvements proches des milieux cathos traditionalistes ou du RPF de Vaneste - voir ici par exemple ), ou encore l'association des enseignants pour l'enfance proche de La Manif pour Tous...

(outre Alain Soral qui se réclame maintenant ouvertement du «national-socialisme»)


*Images pieuses pour faire fuir le démon... (Adam et Eve revisités?)

Par ses prises de position en faveur de la promotion de l'égalité fille/garçon à l'école, la FCPE a réussi à mettre l'extrême droite catho en grave surchauffe intellectuelle, et tout à son désir de lutter contre la "théorie" du genre qui n'existe pas, ces intégristes ( heureusement très minoritaire chez les cathos, voir ici) sont en train de renouveler l'art des images pieuses comme le montrent celles qu'ils diffusent en ce moment dans la cathosphère...

Enfin presque... parce que, pas gênés, ils utilisent la bande passante d'un site public créé par le conseil général de l'Essonne, les images (destinées à illustrer un article de vulgarisation scientifique) étant directement téléchargées depuis cette adresse:
http://www.savoirs.essonne.fr/uploads/RTEmagicC_intersexe02.jpg.jpg

Le Conseil général de l'Essonne se trouve ainsi contraint de financer malgré lui les délires intégristes sur l'introduction de la "théorie" du genre à l'école...

images pieuses
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Faut que cela paie !

* Des universités rentabilisables (et autonomes...)

Quand le réenchantement passe par la valeur argent...
On aurait dit cela d’un gouvernement libéral, finalement cela n’aurait choqué personne. Mais là quand même... En voilà fini une bonne fois pour toute de l’Université.

Les échos. Les universités incitées à devenir des centres de coûts et de profits
Masters simplifiés, présidents envoyés en formation : le gouvernement entend changer la culture des universités.

Les universités sont « autonomes », répète souvent la ministre de l'Enseignement supérieur. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir une vision de leur devenir. « La plupart des universités n'ont pas la culture d'un centre de coûts, confiait Geneviève Fioraso, mardi. Or, si on est autonome, si on gère son budget, on est un centre de coûts et un centre de profits. Il faut qu'elles acquièrent cette culture. » A l'heure où la réforme de la formation professionnelle offre des opportunités de recettes, la ministre précise : « Il faut savoir formater une offre et faire payer les factures. Et ne pas considérer que, lorsqu'on fait une prestation pour l'hôpital ou le CNRS, elle doit être gratuite parce qu'on fait partie du service public ! »
La ministre plaide d'autant plus pour 
« cette mentalité nouvelle » qu'elle espère voir le chiffre d'affaires des universités sur la formation passer des 640 millions d'euros par an actuellement à 1,5 milliard, voire 1,8 milliard en cinq ans. « Il faut réenchanter les universités et les ouvrir sur le monde extérieur », plaide-t-elle. Celles-ci pourraient s'emparer de la formation aux entreprises. Mais aussi participer à celle des chômeurs et à la validation des acquis d'expérience (VAE) des décrocheurs qui travaillent.
Lire la déplorable suite...


* Ca eut payé : le CESU.

Tous ceux qui touchaient des prestations CESU désormais le savent : au 31 décembre, les plafonds ont changé.

Ils sont abaissés ! Il faut bien financer le tournant libéral.

Décidément les socialistes n’auront jamais été aussi clairs.


* GREVES (et foutage de gueule) : dans le 92 (éducation prioritaire)

Cruel rappel pour Peillon et Hollande... c'est dans Libé.



"Le collège Edouard Manet de Villeneuve la Garenne, l'un des premiers à s'être  mis en grève lundi  20 janvier, classé Zep et zone violence, a perdu 56 heures, ce qui pourrait entraîner la fermeture de deux, voire trois classes. L'équipe est particulièrement amère. En 2012, sous la présidence Sarkozy,  rappelle-t-elle, elle s'était mobilisée  contre la baisse de 33 heures de sa DHG. Elle avait alors reçu le soutien de François Hollande et de Vincent Peillon qui s'étaient même déplacés le 6 mars 2012:  ils "avaient déploré cette perte et s'étaient engagés devant la presse à agir une fois au pouvoir".

Jeudi, la grève s’était propagée dans une quinzaine de collèges et de lycées du 92

Et dans les Hauts de Seine: 27 établissements prioritaires sur 31 perdraient des heures (sources)

Des promesses aux actes...

"Comment justifier qu'on enlève des moyens à des collèges en réseaux d'éducation prioritaire pour les donner à des établissements ayant un recrutement social très privilégié ?," et ce, trois jours seulement après après le lancement du plan Peillon, se demande le Café Pédagogique.

Ca va mal en effet dans les Hauts-de-Seine où l'on qualifie les paroles du ministre en faveur de l’Éducation Prioritaire de "mensonge d’État":

Grève à Villeneuve la Garenne depuis lundi, manifestations à Nanterre jeudi matin ; appel à la grève reconductible à Colombes ; le 92 est en ébullition et le mouvement risque de s'étendre avec plusieurs grèves d'ores et déjà prévues dans d'autres villes... Source

"La majorité des établissements en zone d’éducation prioritaire voient leur prévision de Dotation Horaires Globales amputées, malgré une tendance à l’augmentation de l’effectif des élèves. 350 heures d’enseignement en moins par exemple pour ceux de Colombes. Les classes seraient plus chargées, les équipes pédagogiques et éducatives devraient renoncer à des pratiques innovantes permettant d’aider les élèves en difficulté.

Pas moyens de faire autrement, prétend l’administration : les augmentations d’effectifs sont plus forts dans les établissements réputés moins difficiles, où le ratio heures/élèves est déjà très faible. Donc, des moyens affectés aux zones d’éducation prioritaires sont transférés à ces établissements afin que les horaires légaux de cours puissent y être assurés, dans des classes surchargées.

Pas question pour les personnels et les parents rassemblés de tomber dans le panneau, de jouer la concurrence entre établissements, encore moins de laisser tel bahut se faire dépouiller en y grappillant des heures pour rendre la misère moins insupportable ailleurs.  C’est la dotation du département qui doit augmenter. Les assemblées des personnels à Colombes et à Nanterre, auxquelles participaient des parents FCPE, sont en phase avec le front syndical uni."

Mais selon que vous serez au pouvoir ou dans l'opposition...


* IFRAP (dans ta gueule) : Contractuel, métier d'avenir dans l’EN

C’est le nouveau message de l'iFRAP et d’une bonne partie de la droite

Voici les propositions de l'iFRAP pour (faire des économies)  améliorer les performances de l'école  et lui faire atteindre les sommets des classements PISA... Que du profès social...

http://www.ifrap.org/Repenser-la-fonction-enseignante,13825.html

"
Pour le « stock », c’est-à-dire les professeurs déjà titulaires" : Une vingtaine d'heures de cours par semaine (annualisation de 710 à 750 h face aux élèves) avec en plus des heures de tutorat, d’orientation, de conseil et de réception des parents, interventions des profs de collège en primaire et inversement, bivalence, etc.

"
Pour le « »flux », c’est-à-dire pour les futurs professeurs" : annualisation du temps de travail aussi, mais services horaires définis par les chefs d'établissement avec généralisation de la bivalence.
Passage d’une fonction enseignante statutaire à des emplois contractuels, la règle étant celle du CDD pouvant évoluer en CDI après 6 années. Disparition du concours au profit du diplôme d'aptitude et recrutement par les chefs d'établissements dont l'autonomie serait renforcée.

Naturellement, l'iFRAP est consciente que son projet pourrait se heurter à
quelques oppositions syndicales, mais pense qu'il serait possible d'en venir à bout par des "mesures catégorielles de revalorisation par «redéploiement » d’une partie des économies réalisées".

Tous les syndicats sont des vendus c’est bien connu...


* Chatelement votre. Nos ex se déchainent.

La mode des MOOC fait des ravages.

Luc Chatel, qui s'exerce à devenir chef, va-t-il céder à la mode du MOOC en lançant un cours d'art culinaire en ligne ?

Il explique ici comment rester élégant et modérer son embonpoint tout en étant gastronome...

capture d'écran prise ici
http://www.metronews.fr/conso/l-atelier-des-chefs-luc-chatel-sur-le-grill/mnaq!OSRejSiy1WQVk/
Chatel cuisine
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Peillon, l'exploit ?

* Education prioritaire : V. Peillon réussit à satisfaire tout le monde (ou presque).

C’était pas joué, dans cette période perturbée que connait le gouvernement. On s’attendait presque à un nouveau dérapage un peu incontrôlé et cela d’autant plus que ces derniers mois rien ne s’était passé vraiment comme Vincent Peillon le voulait : mise en suspens de la réforme des statuts, puis carrément recul face au déchainement des associations corporatistes des profs de classe prépa, grogne persistante d’à peu près tout le monde sur les rythmes...
Les annonces sur l’éducation prioritaire étaient donc attendues. Même si le gros de l’affaire avait fait l’objet d’un des groupes de travail,
les arbitrages et mesures précises pouvaient encore en faire réagir certains.

Syndicats in the pocket ?

A peine les annonces faites à la suite du conseil des ministres de mercredi 15/01,
force est de constater l’avalanche de communiqués syndicaux plutôt satisfaits. Véritable tour de force pour Vincent Peillon.

On ne s’attendait pas à moins de la part du SE-UNSA, toujours à la pointe du soutien au gouvernent, véritable sousmarin du PS, et qui depuis longtemps à fait son tournant libéralo-éducatif et prône toutes les nouveautés manageriales sous couvert de crise budgétaire et d’économies nous dit-on nécessaires (c’est la crise ma bonne dame). Les annonces sont un « bond en avant » (prélude sans doute à la Révolution culturelle) qui fait de V. Peillon un futur Grand Timonier (voir la déclaration en ligne). « Effort massif pour les territoires » (du calme, c’est moins de 100 millions) « propositions pour travailler autrement », « amélioration des conditions d’exercice » (ah bon ?), « continuum de la maternelle à la fin du collège » (?) ...

Le discours n’est guère différent au SGEN CFDT, et pour les mêmes raisons (communiqué). Il s’agit de valoriser les projets pédagogiques (enseigner bien et simplement n’en est pas un au SGEN) mais le syndicat en veut un peu plus : l’autonomie et l’innovation, les deux concepts chantres du libéralisme qui ne sait plus où il va (ni pourquoi il y va, mais il y va). De quoi encore toujours affirmer le tournant libéral et le renforcer même.

Pour le SNALC (syndicat fer de lance de la contestation très corpo des profs de prépa, qui braille beaucoup mais qui au final est toujours satisfait), « l’Education prioritaire est [désormais] sur de bons rails », le syndicat allant jusqu’à dire que les mesures de Peillon reprennent ses propres propositions (faut-il se vanter d’un telle co-gestion ? voir plus bas), en particulier le recrutement d’Assistants d’éducation (cela doit bien suffire pour la populasse de ZEP). Il approuve même le volet ressources humaines du projet, qui marque, on le redira un vrai développement de l’autonomie des établissements (que pour autant ledit syndicat refuse, allez comprendre).

Pour la FSU l’éducation prioritaire est aussi « sur de bons rails », et elle salue désormais une « politique nouvelle », une « nouvelle ère », un « important effort national » (de redressement ?), « de nature à créer les conditions d’une réelle amélioration des résultats scolaires des élèves » (communiqué). On y croit donc a fond !Tout juste si les propositions ne reprennent pas intégralement le bilan l’enquête publiée fin décembre par le syndicat. V. Peillon ne pouvait pas espérer mieux de la part de la première fédération de l’Education, bien souvent immaitrisable et versatile (rappel des propos du recteur Forestier).

Bref, fortiche le gars.
Seul dans son coin, SUD éducation relativise clairement ce concert de louanges : Des miettes pour l’éducation prioritaire, le gâteau pour Dassault. Mais c’est vrai pour F. Hollande " le syndicalisme que l’on doit combattre, c’est celui de SUD" (entretien accordé à SUD OUEST le 26 novembre 2007). Les autres c’est vrai, il semble bien les avoir dans la poche...


Sur le terrain, le moins pire est-il le bien ?

Qu’en pensent les collègues sur le terrain ? Va-t-on voir un afflux d’enseignants chevronnés vers les établissements ECLAIR ?
Si globalement les enseignants ne peuvent qu’apprécier d’avoir 100 € de plus par mois, ce n’est pas pour autant l’enthousiasme généralisé. Cela va-t-il les aider a ne pas faire la police au lieu d’enseigner ? L’éducateur supplémentaire va-t-il pour autant résoudre les problèmes sociaux au coeur de la question des ZEP ?

Quant aux « avancées » salariales, il faut bien les relativiser, et les syndicats ont beau jeu de les valoriser : il faut bien le dire, un certifié expérimenté volontaire en ECLAIR travaillera toujours plus et gagnera toujours moins qu’un agrégé (même sans expérience) blotti au fond de son lycée de centre ville. Ne parlons pas du différentiel de traitement avec les professeurs de classe prépa qui ont assurément des cas sociaux à gérer et qui sont à la limite de la bordélisation permanente et du burn-out. Les profs en ECLAIR ou en ZEP ont assurément des associations professionnelles beaucoup moins » performantes »...

Peut-on de plus se satisfaire de recrutement de personnels précaires (Assistants d’Education) pour encadrer des élèves en difficulté (qui demandent donc une attention toute particulière et spécifique) ? C’est rajouter de la précarité à de la précarité (sociale, celle des ZEP) et au final faire peu de cas de la situation des élèves.

Peut-on se réjouir du nouveau « grade » annoncé qui différencie une fois de plus les enseignants entre eux, de quoi alimenter concurrence et compétition, dans un cadre scolaire qui a d’abord besoin de calme et de sérénité ?

Peut-on de la même manière penser que
l’autonomie des établissements (donc le développement de formes de concurrence) concoure à une situation sereine ? Au mieux cela conduit au renforcement des cadres de pilotage, cadres qui bien souvent ne pilotent pas grand chose. Et Peillon fait sortir là l’inspection par la porte (tant mieux !), mais fait entrer le petit chef par la fenêtre. Est-ce mieux ?

A quoi s’ajoute la
variabilité des situations (ECLAIR ou que ZEP) ...

Il faut bien le dire la vraie question est ailleurs et reste toujours la même : quels sont les moyens (et en particuliers humains) que l’on donne a ces établissements ?
Il n’est pas certain (euphémisme) qu’avec cette réforme la République finisse enfin par dépenser autant pour les élèves de ZEP que pour les autres (ne parlons pas des élèves de prépa, ou là la dépense est pharaonique). Que seront les dotations horaires ? Que sera le quotidien des enseignants alors que leur seul vrai problème qui n’est en rien évoqué, est celui du nombre d’élèves dans leur classe.

Mais ça c’est un point dont tout le monde se fiche. Salut.


* Les professionnels du sucre peuvent-ils être des partenaires éducatifs ?

C’est du mois ce que laisse entendre cet accord-cadre de coopération entre l’Education nationale et le CEDUS (centre d’études et de documentation du sucre).
Le CEDUS est la partie émergée de organisme interprofessionnel des industries du sucre en charge d’assurer l’information et la documentation sur un produit agroalimentaire essentiel, le sucre.Et à gros rapport...

Le voilà donc
aux yeux de l’Education nationale l’outil efficace pour « faire connaître l’entreprise », « améliorer la qualité des formations professionnelles » . Il devient donc - et toutes les industries du sucre avec - « un centre de ressources », pour apporter une aide à l’orientation, à l’information des familles, voire travaille à la lutte contre la discrimination des métiers (p. 3). Les CIO n’ont qu’a bien se tenir...

Et tout cela en organisation le championnat de France des desserts.
Plein de sucre, on imagine...


* La robe à l’Ecole, vêtement militant de soumission à l'ordre naturel ?

La nature première des femmes exige de porter la robe et de laisser le pantalon aux hommes !

Cette forte pensée nous vient d'une enseignante et militante de choc (ancienne figure de proue du mouvement beur dans les années 1980 et par ailleurs cinéaste et romancière), qui après un rapide passage au PC durant sa jeunesse fréquente plutôt maintenant des cercles proches de Radio courtoisie et d'Alain Soral...

C'est précisément sur Radio courtoisie que Farida Belghoul vient de lancer son opération "année de la robe" pour lutter contre la théorie du genre.

« Je m’engage maintenant en tant que mère, en tant qu’enseignante, en tant que femme, en tant que militante à m’habiller selon ma nature première et je serai donc toujours en robe, dit-elle. » source

S'inscrivant toujours dans le noble combat contre la théorie du genre (théorie qui d'ailleurs, rappelons-le, n'existe pas...), elle
vient également de lancer son opération journée mensuelle sans école, relayée par La Manif Pour Tous et le site d'extrême droite de Soral : "Une action nationale pour sauver nos enfants", "Journée de retrait de l’école pour l’interdiction de la théorie du genre dans tous les établissements scolaires" ...

"À partir de janvier 2014, retirons nos enfants de l’école un jour par mois : choisissez ce jour en concertation avec le comité local dont vous dépendez sans prévenir les enseignants. Vous justifierez l’absence de votre enfant le lendemain par le motif suivant : journée de retrait de l’école pour l’interdiction de la théorie du genre dans tous les établissements scolaires."

stéréotypes
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Petits, petits, petits...

* GREVE dans les landes : pas de lycée en plus !

France bleu Manifestation des lycéens landais ce vendredi matin, à Dax, Parentis, Tyrosse et Mont-de-marsan, à l'appel de l'Union nationale des lycéens. Il y a également un préavis de grève des enseignants.
L'objectif du mouvement est de réclamer un 8e lycée dans les Landes, afin de pallier l'arrivée de 1 000 nouveaux élèves d'ici dix ans, et résoudre des conditions de travail de plus en plus compliquées.
Ce jeudi, Alain Rousset, le président de la région Aquitaine, a chiffré la création de 1 000 places d'ici 2017 à Tyrosse, Saint-Paul-lès-Dax et Peyrehorade mais pas question de créer ce 8e
lycée qui n'est selon lui "pas nécessaire".


* COMME PAR HASARD :

AFP - Les opérations de carte scolaire pour la rentrée 2014 reportées après les municipales (syndicat)

Le minis­tère de l'Education natio­nale a reporté l'annonce des ouver­tures et fer­me­tures de classes pour le pri­maire au mois d'avril, soit après les élec­tions muni­ci­pales, selon le SNUipp-FSU, syn­di­cat majo­ri­taire dans le pre­mier degré.
"C'est presque devenu une habi­tude, mal­heu­reu­se­ment : à chaque échéance élec­to­rale, les opé­ra­tions de carte sco­laire sont repor­tées", a regretté ven­dredi le secré­taire géné­ral du SNUipp-FSU, Sébastien Fihr.
Lors des muni­ci­pales de 2008, le minis­tère avait reporté l'annonce, vou­lant éviter les mécon­ten­te­ments dus aux 11.200 sup­pres­sions de postes annoncées.


* Ode aux syndicats réformateurs, par Christian Forestier (recteur).

Et appelle le gouvernement à « ne pas les négliger ». Certains syndicalistes peuvent espérer des postes...

Voici
un recteur qui se répand dans la presse pour dire non seulement que les Prépas sont un modèle "malthusien, élitiste, infantilisant », mais aussi (surtout) qu’il y a tout plein de vilains syndicats qui ne veulent que du mal à ce gouvernement (de gauche ?) . C’est pas comme les gentil réformistes. Les autres (dont le SNES, rigolade), sont des affreux corporatistes. Mon Dieu...

L’express.com - Dans une interview à L'Express, le recteur Christian Forestier, ex-membre du Haut Conseil de l'Education, porte un regard sévère et lucide sur notre système éducatif, des prépas aux syndicats. "Gouverner c'est choisir", rappelle-t-il. 
Communiquer aussi !

Comment, selon vous, sortir de la confrontation syndicats/ministère à l'Education nationale? Et quel dialogue instaurer avec le Snes pour parvenir à une réforme, en profondeur, de l'école?
Il faut d'abord rappeler qu'il existe des syndicats vraiment réformateurs qui prennent autant en compte la réussite des élèves que les intérêts de leurs mandants. Il faut aussi se souvenir qu'il existe des mouvements pédagogiques qui font un travail remarquable et à qui on ne donne pas suffisamment la parole  
S'agissant de certains syndicats, il est inutile de chercher à les associer à un quelconque projet éducatif, figés qu'ils sont dans leur corporatisme, mais bien évidemment reste, c'est le sens de votre question, l'attitude à avoir vis à vis de la principale fédération, la FSU.  
Depuis plus de vingt ans tous
les ministres sont confrontés à ce problème, en négligeant trop me semble t-il ceux qui sont ouvertement du côté du mouvement. Il faut d'abord ne pas être dupe du double langage souvent pratiqué, ouvert en privé, fermé en public, et surtout savoir que cette fédération, majoritaire, n'est pas aussi unifiée qu'on le croit. Jusqu'à la période récente il existait des différences intéressantes et visibles entre le monde du premier degré et celui du secondaire, il serait dommage que cela disparaisse. Il faut aussi savoir qu'en allant sur le terrain on rencontre souvent des enseignants de base, syndiqués, ayant une véritable volonté de changement. Enfin quand on a compris que le Snes défend toujours, systématiquement, tout ce qui est acquis, même lorsqu'il s'y était opposé au départ, par exemple les travaux personnels encadrés, on comprend l'utilité d'une plus grande détermination puisque toute bonne réforme imposée sera ensuite défendue. 

SGEN-CFDT et SE-UNSA, jaunes et célébrés comme tels,
SNALC satisfait des groupes de travail (à la fin de l’envoi, il signe)
SNES, versatile et corpo,
FO pendant ce temps là soutient Gaudin (et prépare l’alternance ?)
Mais que reste-t-il ?
Ah oui, le SNUipp...

* Constructions de collèges, matériaux bon marché, élus intelligents et PPP...

Après la tempête qui, fin 2013, a arraché près de 1000 m2 de toiture du collège de Sennecey-le-grand dans le Jura, la presse locale ironise sur la qualité de la construction...

Source Le progrès "À voir ce qui ressemblait beaucoup à de grosses agrafes dépassant des plaques, il y avait de quoi douter de la solidité du système d’ancrage de la couverture du toit… "

Les élus locaux ont du soucis à se faire !!

Car pour les entreprises qui ont construit l'édifice, il est douteux qu'on pense à leur demander des comptes.

D'ailleurs les bons comptes faisant les bons amis, la tendance actuelle en matière de construction de collèges est plutôt de s'en remettre avec enthousiasme à des Partenariats Public Privé au nom de prétendues économies pour les collectivités locales, comme on nous en montre l'exemple dans certains départements, la palme revenant peut-être au Conseil Général du Loiret dirigé par le très droitier sénateur UMP Doligé, par ailleurs grand pourfendeur de gaspis et de dépenses publiques inutiles (C'est lui qui récemment s'est illustré en affirmant avoir des instincts meurtriers envers Hollande et sa bande... et qui, localement, s'était illustré aussi en voulant supprimer les ballotins de chocolat offerts aux personnes âgées à Noël...).

Ainsi,
en recourant à des PPP,  le Conseil général du Loiret a ouvert trois nouveaux collèges pour la rentrée 2013 et s'apprête à en ouvrir encore cinq autres en 2014 - 2015 grâce à Bouygues, au contribuable et à des élus très conciliants..., ce qui permet au sénateur Doligé d'ironiser sur les conseillers généraux de gauche: « ils sont devenus intelligents »...

Explications sur
cette soudaine intelligence ici et souvenir de l'époque où les élus de gauche au Conseil Général du Loiret se montraient critiques, ici:


* Quenelle: le conseil de discipline (du FN) exclut toute exclusion.

Non seulement les enfants peuvent être une source de souci pour leurs parents  en faisant des quenelles à l'école, mais parfois ce sont les parents qui risquent de nuire à l'image de leurs enfants...

Ainsi, sans préciser s'il se considère davantage antisémite ou antisystème (l'un étant d'ailleurs au passage un quasi anagramme de l'autre et inversement), Le Pen père a décidé de faire de la pub pour la quenelle: il déclare ne pas regretter de s'être laissé photographier en train d'en faire une avec Gollnisch, ajoute qu'il fait ce qu'il veut, et que fi-fille "ne [lui] donne pas de consignes dans ce domaine-là". (source)


Le Conseil de discipline du FN n'envisage pas son exclusion !
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Le niveau baisse

* Le niveau baisse au Collège (de France)

L’enseignement, un métier de gonzesse (syndiquée), voila pourquoi ça ne paie plus.

C’est en substance la haute et lucide analyse de Antoine Compagnon, prÔfesseur de littérÂture françÂise au CÔl­lège de France.

On avait plus eu ce genre de discours depuis le (très) regretté Claude Allègre. Les élites en péril... ou pulsions fascistes ?

C’est dans Lefigaro (étonnant non ?)

« La féminisation massive de ce métier a achevé de le déclasser, c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer pour la magistrature. C'est inéluctable. Un métier ­féminin reste encore souvent un emploi d'appoint dans un couple. L'enseignement est choisi par les femmes en raison de la souplesse de l'emploi du temps et des nombreuses vacances qui leur permettent de bien s'occuper de leurs enfants. »

ou encore : « Les seules promotions possibles [des enseignants], c'est le syndicalisme ou l'inspection. »

Il manque juste un couplet sur la Franc-maçonnerie...


* Con-sidération de nos Con-citoyens. Pas élevée.

D’après Vousnousils. Les profs devraient être moins payés, selon les Français (enquête)

Selon les Français, les ensei­gnants devraient être moins payés, indique le "Global Teacher Status Index" 2013. Cette enquête, publiée en octobre par la fon­da­tion Varkey Gems, vise à déter­mi­ner la per­cep­tion du métier d'enseignant dans 21 pays en attri­buant à cha­cun un "Teacher Status Index", qui évalue le sta­tut social des ensei­gnants et le niveau de res­pect à leur égard dans chaque pays concerné.
Les profs trop payés ?
La fon­da­tion pré­sente sur un gra­phique le déca­lage entre le salaire réel des ensei­gnants dans le pays et le salaire qu'ils devraient per­ce­voir selon les habi­tants. Et si, dans la plu­part des pays étudiés, le salaire estimé juste est supé­rieur au salaire réel­le­ment perçu, en France, l'inverse se pro­duit : les habi­tants jugent que les pro­fes­seurs devraient gagner moins.
Globalement, la France obtient un "Teacher Status Index" de 32,3, ce qui la place en posi­tion médiane du clas­se­ment. L'enquête sou­ligne que les habi­tants montrent davan­tage de res­pect pour les pro­fes­seurs des écoles que pour les pro­fes­seurs du secon­daire, contrai­re­ment à la plu­part des autres pays.

Les ensei­gnants assi­mi­lés à des bibliothécaires
Invités à choi­sir la pro­fes­sion qu'ils jugeaient la plus simi­laire à celle d'ensei­gnant (entre méde­cin, biblio­thé­caire, tra­vailleur social, infir­mier ou cadre de la fonc­tion publique), les Français ont majo­ri­tai­re­ment répondu "biblio­thé­caire." Cela indi­que­rait que les ensei­gnants sont "consi­dé­rés comme de simples admi­nis­tra­tifs qui rem­plissent leur tâche de façon for­melle", explique la fon­da­tion Varkey Gems, citée par le Figaro. "Travailleur social" est la seconde réponse plé­bis­ci­tée par les Français.


* Marchandisons un peu plus l’éducation...

Comment doper le chiffre d’affaire des universités ? Vive la réforme de la formation pro...

Educpro.fr. -
Le nouveau compte personnel de formation, une aubaine pour les universités ?
Le projet de loi sur la formation professionnelle a été adressé au Conseil d’Etat le 6 janvier 2014. La réforme donnera-t-elle aux universités l’occasion de doper leur chiffre d’affaires en formation continue? C’est l’espoir que porte la CPU, qui pose des jalons offensifs dans ce sens.
C’est la magie du compte personnel de formation. Lire la suite...

AGCS je te vois.. #démarchandisons


* L'extrême droite a très peur des écoles musulmanes ...

L'extrême droite aime beaucoup les écoles privées, mais à condition qu'elles ne soient pas musulmanes , ce qui représente selon elle un très grave danger puisqu'un premier établissement d'enseignement secondaire privé musulman a ouvert ses portes à Toulouse, le groupe scolaire privé Alif...

Un nom bien anodin (dans la mesure où Alif est la première lettre de l’alphabet arabe) , mais un nom devenu diabolique pour une bonne partie de l'extrême droite...

Aussi n'en fallait-il pas plus pour voir apparaître les pires soupçons face à une petite association de Royan, Alif 17, qui propose des cours d'arabe aux enfants et de cuisine ou de calligraphie aux adultes.

Comme le rapporte Sudouest, la blogosphère d’extrême-droite et identitaire, qui a beaucoup de mal à s'en remettre, diffuse cet étrange scoop:

"« Le groupe scolaire musulman Ali débarque à Royan. » De sites Internet en tweets et autres pages Facebook, un seul et même « article » rebondit de manière virale. L’auteur dudit « article » tente de faire la démonstration que « l’idéologie djihadiste se répand en France jusque dans les stations balnéaires les plus paisibles et préservées ». " Oulala...

Et l'extrême droite qui a très peur des écoles musulmanes est la même extrême droite qui s'imagine que laïcité est synonyme d'islamophobie.
C'est cette extrême droite qui appelait il y a peu à manifester à Paris "pour la laïcité et les autres traditions" et pour la défense des fêtes chrétiennes (avec ces slogans : « Pas touche à Noël ! Pas touche à nos fêtes chrétiennes. »).
C'est ce que l'on
peut lire sur Rue89 qui reproduit la grotesque affiche de "la marche pour la laïcité", initiative du groupuscule Résistance républicaine, une organisation «fière d’être islamophobe»
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Et encore bonne année

* Bonne reprise ! Et la santé surtout...

Rappel des chiffres de suicide chez les enseignants.Et de la logique du Burn out.

Une vidéo qui date un peu, mais qui est toujours d’actualité. D’ailleurs ont en est ou ? Va-t-on vers une hécatombe comme le montrent certaines réactions syndicales. Voir ici (16 décembre, Dreux) ou encore là (syndicats Orléans Tours)


SUD contre la souffrance au travail par sudeduclor

Ecoutons aussi Dominique CAU-BAREILLE , ergonome et Maître de conférences à l’IETL / Université Lyon 2, sur la santé au travail des enseignants.

Epuisement professionnel des enseignants par santetravail


* Tout va bien au pays des libéro-compétitifs.

Augmentation de salaires des présidents d’universités Anglaises. Et pas qu’un peu...
C’est Vousnousils qui les rapporte.

Royaume-Uni : hausse de salaire de 8% pour les présidents d'universités renommées
Selon une enquête du maga­zine Times Higher Education, les pré­si­dents de 19 uni­ver­si­tés du Russell Group (qui regroupe les plus pres­ti­gieuses uni­ver­si­tés de recherche bri­tan­niques) ont vu leur salaire aug­men­ter de 8% en un an, pas­sant de 312.500 livres ster­ling en moyenne en 2012 (375.500 euros) à 318.500 livres en 2013 (382.800 euros).



* [dérouillons-nous les écoutilles] Que du bonheur ?

Une réforme de l’Enseignement Supérieur qui consisterait à dé-marchandiser le système et à construire le bien commun du savoir. Ca vous dit ?

Rassurez-vous c’est pas chez nous.
Mais en Equateur nous dit-on.
A Lire sur le site de Contretemps.

Extraits :

L'essentiel de la réforme consiste à renouer avec le sens des services publics dans l’Enseignement Supérieur. En Équateur, il y a un malentendu dans le débat politique qui consiste à croire qu’il existe une lutte entre l’État et le secteur privé. En réalité, il s’agit d’une lutte pour renouer avec le sens des services publics et contre la marchandisation. Toute la réforme de l’Enseignement Supérieur consiste donc à dé-marchandiser le système et à construire le bien commun du savoir, de façon générale et dans l’Enseignement Supérieur en particulier.
Ce processus a été mis en place, de manière plus large, par la loi et à travers la constitution de 2008. En 2008, nous avons proposé des articles de loi, qui allaient déjà dans la direction de la dé-marchandisation du public. Une des questions essentielles de ce processus est celle de la gratuité dans l’Enseignement Supérieur. Cette question est centrale, car si nos universités relevaient déjà de l’État cela ne signifiait pas qu’elles étaient publiques. Au contraire, il s’agissait d’universités avec une forte présence du privé. Le but de la réforme consistait à dé-privatiser l’Enseignement Supérieur. Ces universités, bien que dépendantes de l’État, avaient par exemple des frais d'admission qui constituaient un obstacle pour l’accès des étudiant.e.s pauvres. Nous avons donc proposé que l’Enseignement Supérieur soit gratuit.
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