Le pet sur eux et euhnaineuté

* Ca chauffe à Créteil. Mobilisation en vue pour l’ouverture de classes, face à des moyennes (P/E) qui restent tope élevées :

De source syndicale Au total sont prévues 124 fermetures de classe pour 76 ouvertures, soit une suppression de 48 postes. (...) Un an après la réforme de l’éducation prioritaire qui devait, paraît-il, mieux redistribuer les moyens, ce que nous contestions déjà, en REP, REP+ et CAPE, 19 fermetures sont annoncées en maternelle et 16 en élémentaire.

Pas de fermeture lorsque les effectifs restent élevés ! Prise en compte des demandes des équipes !


Mobilisation le 9 février pour le CTSD et le 18 pour le CDEN.


* Pendant ce temps là, l’intersyndicale quitte les salons du ministère ou ne se discute plus le bilan de la réforme du lycée. Etonnant non ?

* Territorialisation de l’école et retour des EPEP : Structure et gestion des écoles en question dans les salons du ministère

Depuis des décennies, les gouvernements successifs tentent de restructurer l’école primaire à travers diverses tentatives toutes inscrites dans le cadre des différentes lois de décentralisation qui se sont succédées. A chaque fois, c'est la même recette qui est envisagée : en finir avec les petites écoles pour aboutir à de grosse structure. Même qu'il y aurait un chef pour chaque structure. Faut être sérieux !

C'est dans cette droite ligne que s'inscrivent les propositions faites. Le rapport de l’IGEN sur le « pilotage et fonctionnement de la circonscription du premier degré », publié en novembre 2015 et la mission confiée au sénateur Duran sur « les conventions de ruralité et l’avenir des écoles en milieu rural » qui a pour but de travailler « pour amplifier la démarche de contractualisation avec les élus locaux en faveur de l’école rurale et de montagne » s'inscrivent dans cette lignée. Voir ici EPEP : le retour.

Pendant ce temps, dans les salons de la direction académique, les services de l'administration réfléchissent à la meilleure façon de « mutualiser les moyens ». Concrètement cela veut dire toujours plus de fusions d'écoles, surcharge des petites écoles, fermetures de classes… dans l'intérêt des élèves.


* Sécuritarisme :

bunker

* Nouveaux cadeaux pour les managers de l’EN:

Alors que les salaires des enseignant-e-s sont congelés depuis 5 ans et qu’ils ont même baissé avec la hausse des prélèvements - alors que les réformes du ministère sont largement rejetées par les personnels - ses choix sont très clairs : renforcer la hiérarchie en l’achetant à coup de primes au rendement et au mérite. Et que le petit personne ne se plaigne pas, hein !

En fin d'année dernière, les recteurs et les rectrices ont eu droit à une augmentation de 68 % de la part fixe de leur prime annuelle qui est ainsi passée de 15 200 € à 25 620 €.
En atteignant tous ses objectifs de 2015, un recteur ou une rectrice d’académie pourra donc toucher « une prime globale », en plus de son salaire, pouvant aller jusqu’à plus de 37.000 euros
Cette année, ce sont les DASEN et les IEN qui se voient attribuer de nouvelles primes dont les montants sont proportionnels aux pressions que subiront les personnels sur le terrain.
Les IEN (inspecteurs-trice-s de l’Éducation nationale) vont bénéficier d'une revalorisation indiciaire avec la création d'un nouvel échelon à la fin de la hors-classe. Cela correspond a environ 4 500 euros bruts et c'est 11 fois plus que l'ISAE !

Une paille !


* Bons à tout faire :

La Poste donne l'exemple: les facteurs de Roubaix devront se transformer en gardes champêtres et policiers municipaux pour signaler les dépôts d'ordure sauvages. Ils devront aussi se transformer en aide-soignants pour distribuer des médicaments (source)

Étonnant que l'on n'ait pas encore demandé aux profs de suivre cet exemple: chacun sait qu'ils sont sous-employés, qu'ils n'ont jamais rien à faire en dehors de leurs heures de cours (tout juste quelques corrections et préparations très insignifiantes) et qu'ils ont beaucoup trop de vacances alors qu'ils sont déjà grassement payés pour le peu qu'ils font !


* Menard fait des listes d’ élèves par tolérance :

source « Il se fait que, comme je suis tolérant, je ne veux pas imposer, par exemple, du porc à tous les gosses. Je comprends fort bien qu'un enfant musulman ou qu'un enfant juif ne veuille pas manger du porc et que leurs parents ne le souhaitent pas. Donc on a tous les jours des listes avec ceux qui mangent du porc et ceux qui n'en mangent pas. Mais comme tous les maires. La différence entre le maire que je suis et tous les maires, c'est que je vous le dis. »

Mais pas du tout par islamophobie. Du tout.

*Les jeux vidéo, marché d'avenir dans l'Educ Nat ?

Favoriser le développement commercial des jeux vidéo en en faisant acheter à l'Educ Nat est une idée qui devrait séduire les industriels du secteur, mais les temps sont durs, et comme le fait remarquer Alexia Robert, chef de projet recherche et développement au pôle numérique de l’académie de Créteil, on a « le devoir de respecter les valeurs de la République, et donc d’éliminer les contenus violents. L’Education nationale doit pouvoir être sûre que les jeux sont appropriés, avant de les acheter avec l’argent qu’elle n’a pas, pour les utiliser sur des équipements que les écoles ne possèdent pas »

Pour l'instant donc,  le Ministère de l’éducation nationale se contente de plancher "sur un portail dédié aux jeux numériques dans l’apprentissage, à destination des professeurs".

Plus de détails ici:
http://www.20minutes.fr/culture/1752663-20160123-quand-minecraft-sert-eduquer

Heureusement que, nous dit-on par ailleurs dans la très sérieuse Lettre de l’Education du Monde, « Le plan numérique ne s’accompagne d’aucune transformation de l’école ».
Décidément on se fiche de notre gueule de plus en plus manifestement. Et ce n’est pas fini, voyez la suite:



*Vive l’école du futur : l’euhaineté est avec nous…


Une vidéo détonante pour nous prouver par A + B que l’avenir de l’école, et de la société, est dans les tablettes. Où l’on voit comment Microsoft et l’Education Nationale marchent main dans la main.


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