Clarifier les choses ?

* C’est ce que veut Châtel sur les Rased. Pas gagné...


D’autant plus qu’il répond pédagogie différenciée et adaptée pour les élèves en grande difficulté. Mauvaise foi ou incompétence ? Les deux sont possibles avec celui-là.





* Perle ministérielle : Pécresse

La journaliste : "N'y a-t-il pas aussi une certaine appréhension chez les enseignants à dispenser leurs cours en ligne?" La ministre : "Quand vous êtes issus du grec ou des lettres anciennes, il est vrai que ça ne va pas de soi."



* Grâce à la grippe on aura des cours à la télé. Quelle chance !

Lexpress.fr -
En prévision de la rentrée scolaire, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, a annoncé des mesures spécifiques à l'école, lieu à haut risque de contagion. Une "communication, une promotion des gestes barrières (lavage des mains, utilisation de mouchoirs en tissus, mains devant la bouche pour éternuer ou tousser etc.) et nouvelle campagne télévisée" seront mis en place pour les élèves, parents et professeurs, a d'ores et déjà annoncé Luc Chatel.
Les infirmières et directeurs d'établissements seront mobilisés "afin que l'information circule bien sur les cas groupés, les fermetures et réouvertures de classes".
Enfin, le ministère de l'Education va profiter des vacances pour "
finaliser le plan de continuité administrative en cas de fermeture des classes" grâce auquel les enfants pourront suivre leurs cours à distance.

Diffuser des cours pré-enregistrés à la télé et à la radio
En cas d'"alerte pandémique", la fermeture d'établissements scolaires pourra être décidée par le ministre de la Santé. Si beaucoup sont fermés, la "continuité pédagogique" serait assurée "grâce à la radio et la télévision".
Pour l'enseignement scolaire,
le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) a préparé 264 heures d'émissions télévisées et 288 heures d'émissions radiophoniques qui sont d'ores et déjà dans les studios de France Culture et France 5, les médias choisis pour leur éventuelle diffusion.
A titre d'exemple, le CNDP indique que
France Culture diffuserait lors d'une journée les programmes suivants: à 9h00 des mathématiques de primaire, à 10h00 "Les fées" de Charles Perrault pour le collège, à 11h30 de l'anglais niveau collège. L'après-midi serait consacrée aux lycéens: "L'ingénu" de Voltaire à 14h00, des mathématiques à 14h30, les origines du christianisme en histoire à 15h00, l'Irlande à 15h30, l'embyron en sciences de la vie et de la terre (SVT) à 16h00 et la lumière en physique-chimie à 16h30.
Au CNDP, on précise qu'internet n'a pas été choisi, délibérément, "parce que tous les ménages ne l'ont pas".


* LE buzz du moment. Lisez la requête placée dans google... et voyez le résultat.


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Bond en avant

* Education / Recherche : sortie de crise par le chômage ? Une solution américaine que les dernières lois françaises rendent aussi possible.

Retour sur les lois relatives à la mobilité des fonctionnaires. Tout nouveau, pas tout beau.


CNRS, EPST, universités... bientôt des « furloughs » pour tous ?

Le 18 juillet, un inquiétant article à la une du
Monde, intitulé « La Californie en état d'urgence budgétaire », annonce notamment une escalade de furloughs (congés non rémunérés) imposés d'office aux employés de l'Etat californien, placé dans une situation de quasi-faillite jusqu'aux factures non payées. Triste bilan de quatre décennies de reaganisme. Les fonctionnaires du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), des autres établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), de l'enseignement supérieur public, de l'éducation nationale, de la santé... se verront-ils bientôt infliger en France le même traitement, voire pire ? Telle risque d'être le contenu réel de la dynamique dite de « sortie de crise rapide » que l'on voit se dessiner un peu partout, dans un contexte de prétendue « réforme » de la recherche, de la santé et de l'éducation publiques françaises et de démantèlement du CNRS et des autres EPST. A fortiori, vu la nouvelle machine à liciencier appelée pudiquement « réorientation professionnelle » que prévoit la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » en cours d'adoption définitive par les deux Chambres du Parlement.

Le
projet de loi dit « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » devrait être adopté très rapidement, ouvrant la voie à des mises en disponiblité de fonctionnaires sans aucun traitement à l'issue de la période appelée de « réorientation professionnelle ». Il s'agira de véritables licenciements de facto sans procédure préalable, ni indemnités de licenciement, ni allocations de chômage.

Si Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne suivent point le « modèle américain » lorsqu'il s'agirait de renforcer le rôle et les moyens des institutions de la recherche publique, il en va très différemment de la casse sociale et de la démolition du patrimoine public préconisées et appliquées par les administrations du Parti Républicain (Reagan, Bush, Schwarzenegger...). Avec une redoutable efficacité, dans le cas de la Californie. Quelles seront les conséquences de la
« sortie de crise rapide » à laquelle semble se rallier l'administration Obama ?

* Pécresse pour le grand « bond en avant » (numérique).

Encore une façon de réduire l’encadrement...

Afp - Valérie Pécresse annonce 16 millions d'euros pour le numérique

Un an et demi après la remise du premier rapport sur l'intégration du numérique à l'université, Valérie Pécresse a annoncé lundi sur France Info que 16 millions d'euros du plan de relance y seraient consacrés, permettant un "bond en avant".
"La progression de
l'espace numérique de travail" est l'un des objectifs de ce projet, a dit la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
La mise en place du "
wifi dans toutes les universités (réseaux sans fils, Ndlr), des podcasts c'est-à-dire de cours filmés passant de 2% à 10%", sont les objectifs affichés par Mme Pécresse.
Podcast des cours d'amphi, vote électronique pour les élections étudiantes, lutte contre le plagiat, programmes de recherche sur les jeux vidéo pédagogiques, développement des équipements: les universités doivent passer à l'heure du numérique, selon le rapport remis il y a un an et demi par Henri Isaac, maître de conférence en sciences de gestion à Paris IX-Dauphine.
Le document dressait un constat sévère sur le retard des universités françaises en la matière.
L'objectif global d'une intensification du recours au numérique, préconisé dans le rapport, était double: "
améliorer la qualité de service aux étudiants pour faciliter leur réussite dans le parcours universitaire" et "mettre l'université française au niveau des meilleures universités étrangères".
Répondant sur le dossier sensible des frais d'inscription universitaire, la ministre a par ailleurs assuré "être très vigilante depuis deux ans et vérifier que les universités n'imposent pas des frais supplémentaires" à ceux fixés par décret.




* Politique de subventionnement des services de l’Etat par l’Etat. Avant on appelait cela un budget de fonctionnement.

En se subventionnant tout seul, l’Etat change aussi ces modes de gouvernance.
(Trouvé sur un site d’un élu - Modem-)

Fonds d’expérimentation Jeunesse : ou comment l’Etat s’auto-subventionne

Aucun doute, l’État est généreux quant il s’agit d’attribuer des subventions… à ses propres ministères. C’est apparemment la parade trouvée par Martin Hirsch pour donner l’illusion de lancer une véritable politique Jeunesse. Sur 165 projets financés par son Fonds d’expérimentation pour la Jeunesse, plus du tiers sont portés par des services décentralisés des ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur ou de la Jeunesse.

Késako le Fonds d’expérimentation ? L’article 25 de la loi généralisant le RSA a prévu la création d’un « fonds d’expérimentation pour la jeunesse». Celui-ci est doté de 150 millions d’euros sur deux ans, dont 60M d’euros affectés dès 2009. Il permet de « définir, financer et piloter » des programmes expérimentaux qui visent à « améliorer l’insertion sociale et professionnelle des jeunes de seize à vingt-cinq ans ».

Un premier appel à projets a permis de recenser 500 candidatures. Celles-ci ont été examinées par dix jurys d’experts et d’acteurs de terrain. Parmi les principaux critères de sélection : la capacité à produire des données de nature à fonder de futures politiques publiques, la qualité du dispositif d’évaluation et les perspectives de généralisation.

Des lauréats très institutionnels. A l’arrivée, 165 projets ont été retenus. L’accent a été mis sur la prévention du décrochage, la réduction de l’échec scolaire et l’amélioration de l’orientation. Et là, surprise, nous nous apercevons qu’une soixantaine de ces projets sont portés directement par les services décentralisés des ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Jeunesse. Soit 40 % des lauréats !

A eux trois, ils cumulent sans mal la plus grosse enveloppe de subventions. Les collectivités territoriales, conseils régionaux en tête, viennent en seconde position. Les associations sont reléguées en queue de peloton. Un palmarès pour le moins surprenant…

Le serpent qui se mord la queue. Mais pourquoi les services décentralisés de l’Etat ont-ils tant besoin du Fonds d’expérimentation pour la Jeunesse ? Pourquoi ne fonctionnent-ils pas sur les fonds de leurs propres ministères ? Tout simplement parce que, depuis deux ans, ces mêmes ministères démantèlent de nombreux dispositifs Jeunesse pour atteindre leurs objectifs de rationalisation des dépenses.

Pendant ce temps, l’Education nationale réaffecte dans les classes, les enseignants qu’elle mettait autrefois à disposition des associations d’éducation populaire. De nombreuses initiatives locales se retrouvent sans porteur de projet et disparaissent. Un sévère coup de couteau dans le dos de l’innovation éducative et des initiatives Jeunesse.

N’ayant plus aucune marge de manœuvre pour « expérimenter », ni même parfois d’ailleurs pour fonctionner, nous comprenons mieux pourquoi tous se précipitent aujourd’hui à la porte du Haut Commissaire Martin Hirsch.
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L'ivre vert

*Recalés : confirmation de jour en jour . C’est à Lille cette fois :

Titularisation des stagiaires : 11.5 % de recalés !

322 certifiés stagiaires ont été soumis à l’examen de qualification professionnelle. Le 3 juillet, le jury académique a rendu son verdict : 8 absences d’évaluation (maladie, maternité), 21 renouvellements et 16 refus définitifs, dont 5 en première année !

Pour certains refusés définitifs, y compris en première année, le jury n’a même pas jugé bon de les convoquer à l’entretien afin d’avoir leur éclairage sur les pièces de leur dossier. Ils sont donc licenciés par leur employeur sans être entendus, sans possibilité de recours !

11,5 % des stagiaires IUFM certifiés sont donc recalés. La « palme » revient cette année encore aux mathématiques avec 8 refus définitifs (dont 3 dès la première année) et 3 renouvellements, presque 21 % des effectifs, suivi de l’anglais (11 renouvellements, 17 %)


* Vers la fin des services d’orientation ? Vive le SPOT.


Voici donc le livre vert de l’orientation que vient de publier Hirsh.

info
Agoravox.
Ne dites plus Service public de l’orientation, dites SPOT
Le livre vert de la commission de Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse et aux Solidarités actives, est enfin publié. Il confirme la tendance de certains rapports précédents et va même plus loin sur certains aspects. La cohérence globale est loin d’être évidente, le texte étant un assemblage de la réflexion des divers groupes de travail.
Si le terme « fusion » n’est exprimé qu’une seule fois dans le texte, la volonté de faire agir ensemble les organismes qui s’occupent de l’information-orientation des jeunes est patente. Mais fait marquant, qui tranche avec les précédents rapports, aucune structure en charge de l’information-orientation n’est ici stigmatisée.
Au niveau des acteurs de proximité, le rapport cite systématiquement les trois réseaux principaux : les centres d’information et d’orientation, les missions locales et le réseau Information Jeunesse. 

La volonté de confier aux établissements, et donc aux enseignants, la mission d’accompagner l’orientation des élèves est réaffirmée. Chaque élève devrait notamment se voir désigner un référent pour accompagner son parcours. La commission Hirsch affirme la nécessité d’inclure dans la formation initiale et continue des enseignants la « culture de l’orientation. » Les parents, quant à eux, pourraient être sollicités pour faire découvrir le monde de leur entreprise aux élèves, l’employeur des dits parents étant tenu de leur laisser le temps nécessaire pour assurer cette découverte.

Le rôle important des Centres de documentation et d’information dans l’apprentissage du « savoir s’informer » est rappelé. La commission est « consensuelle » quant à la nécessité « de faire évoluer les conditions de recrutement et de formation des conseillers d’orientation psychologues. » C’est bien évidemment la dimension « psychologie » qui est visée, ce mot n’étant pourtant jamais prononcé dans le rapport.

Le livre vert définit un Service public de l’orientation territorialisé (SPOT). L’Etat ne déciderait plus seul. On parle d’un travail en commun entre « l’Etat, les Régions et les partenaires sociaux autour d’un cahier des charges partagé. » Ce service public ne serait pas une « sous-partie » de l’Education nationale.
La commission Hirsch rappelle que « les supports d’information des jeunes doivent profondément se moderniser pour développer des outils interactifs et accessibles. »
Le SPOT devra lutter aussi contre la fracture numérique.



* Viticulteurs avinés se trompent de ministre ou on nous aurait menti ?

Qui disait déjà qu’a l’EN il y avait beaucoup d’alcooliques ... ah oui, Allègre.

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Victoire contre l'Etat


* Désobéisseurs : 1 point, Education nationale : 0.

Répondant à la plainte déposée par B Cazals devant le tribunal administratif de Montpellier, celui-ci,nous dit le comité de soutien de B Cazals, "a estimé que la mesure de 24 jours de retrait de salaire dont devait écoper Bastien Cazals apparaissait comme illégale. La décision est fondée sur le fait que l’administration ne peut reprocher à un fonctionnaire un service non fait, tant qu’elle n’a pas précisé elle-même les modalités de ce service. En somme, l’Inspection Académique ne peut reprocher à Bastien Cazals d’avoir mal effectué l’Aide Personnalisée, puisqu’elle ne lui a pas expliqué comment la mettre en place. Aussi, la mesure concernant le retrait de 24/30ème de salaire prise à l’encontre de Bastien Cazals est suspendue". Une décision qui risque de faire jurisprudence pour d'autres désobéisseurs.


* Sa carte à l’UMP obligatoire pour rentrer en seconde ? Bientôt peut-être...

On est quand même proche du délit d’opinion dans le refus d’inscrire des élèves manifestants.

AFP - Lycéen "bloqueur": Luc Chatel juge "légitime" la démarche du proviseur

Le ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a jugé "légitime" jeudi la "démarche" du proviseur d'un lycée parisien qui a conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages.
"Je trouve que la démarche du proviseur est tout à fait légitime", a déclaré M. Chatel lors d'un déplacement à Poitiers, où il a visité le rectorat, un collège qui organise des cours pendant les vacances et l'Esen, qui forme les cadres de l'Education nationale.
"Le proviseur est responsable de l'organisation de son établissement. Il a été victime pendant plusieurs semaines de blocages, qui ont pénalisé non seulement l'ensemble des élèves, mais l'ensemble des personnels de l'établissement", a-t-il dit.
"
Il est légitime qu'il sensibilise un élève qui manifestement a été fortement impliqué (dans les blocages), en lui disant: +tu es le bienvenu au lycée, (...) mais si tu reviens au lycée, le lycée de la République, ce n'est pas un lieu de blocage, de fermeture, d'exclusion. C'est un lieu d'apprentissage du savoir, d'égalité d'accès pour tous", a-t-il poursuivi.
Le proviseur du lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris, conditionne l'admission en terminale de Tristan Sadeghi, élève de première ES, à un engagement écrit qu'il ne bloquera plus le lycée l'an prochain, ce que le lycéen refuse.
Le Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) a apporté mercredi son soutien au proviseur, et appelé les organisations lycéennes à renoncer aux blocages, "forme d'action stérile et dévastatrice".

Tiens, parce qu’on leur demande leur avis à ceux là ?

* La police des polices de l’EN : l’avis d’expertise autour du scandale du rattrapage en bac pro. Les coupables sont déjà désignés.


AFP - Rattrapage du bac professionnel: un avis d'expertise demandé à l'inspection générale

Un "avis d'expertise" a été demandé jeudi à l'inspection générale de l'Education nationale après une épreuve de rattrapage au baccalauréat professionnel en comptabilité à Coulommiers (Seine-et-Marne), où seulement six candidats ont été admis, a-t-on appris jeudi auprès d'un parent d'élève.
"Il y a un souci car sur un total de 106 candidats, six seulement ont été admis mercredi à l'épreuve de rattrapage du bac professionnel, section comptabilité, au lycée professionnel Cormier à Coulommiers et la plupart ont eu 8", a expliqué à l'AFP Jean-Marc Judith, parent d'une élève concernée, confirmant une information de France 3 Ile-de-France.
Les élèves "veulent repasser l'épreuve" dans des conditions "normales", avec un "véritable oral concernant leur rapport de stage comme cela est prévu et non pas avec des questions en mathématiques ou en histoire-géographie comme cela s'est produit mercredi", a-t-il ajouté.
De son côté, le rectorat de Créteil, contacté par l'AFP, a confirmé qu'un "avis d'expertise a été demandé à l'inspection générale de l'Education nationale" afin d'obtenir des "éléments clairs sur ce qui s'est passé".
"Les inspecteurs, les membres du jury et les organisateurs du centre d'examens ont été entendus jeudi matin" et un "avis sera donné rapidement", a-t-on précisé au rectorat de Créteil.
L'épreuve de rattrapage a été créée cette année pour les candidats du bac professionnel.


* Que des gens de bonne société dans le cabinet du ministre.

Exemple d’un ancien prof qui s’est reconverti :


Gustin suit Chatel à l’Éducation

Le directeur de cabinet du nouveau ministre de l’Éducation nationale travaillait déjà pour lui à Bercy avant le remaniement.

Philippe Gustin, 49 ans, a été nommé directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Philippe Gustin occupait auparavant les fonctions de directeur adjoint au cabinet du secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation. C’est donc un retour aux sources pour cet ancien enseignant.
Titulaire d’un doctorat d’histoire sociale, Philippe Gustin a débuté sa carrière comme
instituteur en Haute-Saône entre 1979 et 1980 avant de devenir professeur à l’Office franco-allemand, de 1980 à 1982, puis directeur d’école en Allemagne jusqu’en 1988. Directeur adjoint des cours à l’Institut français de Budapest (1988-1994), puis directeur du bureau de coopération linguistique à l’ambassade de France en Autriche (1995-1997), il intègre alors l’ENA. En 2001, au terme de sa scolarité, il est nommé sous-préfet de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). Il quitte l’Hexagone en 2003 et rejoint la préfecture de Mayotte où il occupe les fonctions de secrétaire général jusqu’en 2004. À son retour dans la métropole, il prend la tête du bureau du droit et des procédures d’éloignement au ministère de l’Intérieur. Directeur du cabinet du préfet de l’Isère entre 2006 et 2007, Philippe Gustin est alors appelé au cabinet de la ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Christine Lagarde, en qualité de conseiller "restructurations, mutations économiques et outre-mer". Depuis mai 2008, il occupait conjointement les fonctions de directeur adjoint de cabinet au secrétariat d’État à l’Industrie et à la Consommation
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Remise au pas

* Fonctionnaires, fonctionnez (disait Pétain). Cela reste d’actualité...

Il semblerait qu’en cette fin d’année un certain nombre de stagiaires IUFM (qui ont franchi le CAPES) soient en proie à des soucis de titularisation. Il y en a toujours eu qui ont été débouté à la fin de cette première années, des gens sans aucun doute pas faits pour enseigner, mais il semblerait d’après nos informations que cette année il y au vraiment beaucoup de recalés (en maths notamment). Les inspecteurs auraient reçu l’ordre de mieux surveiller les titularisations, certains parlent même d’un quota de non titularisations possible.

Trop de vraiment nuls ? Pas certain ... Volonté de l’Etat d’embaucher toujours moins en éliminant des lauréats du concours en toute discrétion ? Plutôt. Exemple à Toulouse où l’on élimine pour cause de réflexion politique sur les réformes en attente...


Libétoulouse - 30 stagiaires enseignants de l'IUFM punis pour faits de contestation

ÉDUCATION. La correction politique, ça s’apprend. En tout cas, le ministère de l’Éducation nationale s’emploie déjà à l’enseigner à Toulouse.
Trente stagiaires de l’IUFM de Haute-Garonne ne seront ainsi pas titularisés cette année pour avoir contesté les réformes Darcos en cours d’année. Le compte rendu de formation politiquement incorrect qu’ils ont pu commettre au mois d’avril se retrouvant dans leur dossier de validation, les voilà retoqués.
C’est une inspectrice générale, membre du cabinet des ministres Darcos puis Châtel qui n’a pas supporté que, même dans le strict cadre de l’IUFM, de futurs fonctionnaires contestent les dernières réformes gouvernementales. Ces affreux trublions ont eu à en répondre devant le jury académique de qualification professionnelle devant lequel ils ont été convoqués ce vendredi 3 et lundi 6 juillet.
La charge a été «sauvage», jugent-ils aujourd’hui.
Le jury leur auraient reproché un manquement au droit de réserve.
Réaction gouvernementale «inédite et exceptionnelle», commentent le Syndicat national de l’enseignement secondaire et le syndicat de l’enseignement primaire. «Le SNES et le SNUIpp ne pourraient accepter que ces collègues ne soient pas titularisés dès cette année».
«C’est fini la rigolade. Il a dû y avoir des instructions de sévérité», analyse un formateur de l’IUFM. Le ministre Luc Châtel ne semble en tout cas pas disposé à desserrer la vis que son prédécesseur Xavier Darcos a bloquée.
Une audience au rectorat et au ministère de la rue de Grenelle est demandée. Où le pari semble être fait que les vacances d’été étoufferont le bruit de ce coup de bazooka sur les rangs de la contestation.
Un tir à blanc, toutefois. La titularisation des trente stagiaires est tout simplement «ajournée». Autrement dit : soyez sages, les enfants, et si vous ne contestez pas plus avant, cette titularisation pourrait intervenir plus tard.
Une question taraude les stagiaires:
quelle idée a traversé les formateurs de l’IUFM de glisser les compte rendus de leurs élèves contestant les réformes dans le dossier de validation? 
GLv.

Vers une nouvelle matière enseignée à l’IUFM : la conformité validante.


* Bac, on arrête pas le progrès : 20,92 de moyenne ...

Si vous en comprenez rien aux options délirantes du BAc vous en comprendrez pas pourquoi cet élève à eu plus de 20 de moyenne...

AFP -
Un élève réunionnais obtient 20,92 de moyenne au bac

Un Réunionnais de 17 ans, élève du lycée Louis Payen de Saint-Paul (ouest de l'île) a obtenu une moyenne de 20,92 au baccalauréat, la plus forte de France selon le ministère de l'Education nationale, grâce au jeu des options.
En voyage en Allemagne pour un séjour linguistique, Julien Cravero, élève de terminale S, était absent mardi lorsque les résultats du bac ont été publiés. Selon sa mère qui lui a appris la nouvelle par téléphone, il était "très content" de son résultat et a "remercié ses professeurs".
Il fallait 761 points pour avoir une moyenne de 20 sur 20 au bac. Julien en a obtenu 791, par le jeu des options, a expliqué Roland Lallemand, le proviseur du lycée Louis Payen.
Le jeune homme a obtenu une note de 20 en allemand, maths, physique et SVT, 19 en français, philo et anglais, 18 en histoire et 15 en sport. A ces résultats se sont ajoutées, pour deux options facultatives, une note 20 en latin et une autre de 20 en discipline non linguistique (cours d'histoire en allemand), soit au final un total de 791 points par le jeu des coefficients et ainsi une moyenne de 20,92 sur 20.


* Êtes-vous affectés ? A Paris, ce n’est pas certain malgré cette déclaration du rectorat. Tout va bien... paraît-il.

AFP - Tous les élèves de Paris sont affectés en lycée, assure le rectorat

Tous les élèves de Paris entrant en lycée général et technologique à la rentrée prochaine sont désormais affectés, a assuré le rectorat mercredi soir à l'issue du deuxième tour d'affectations, alors que plusieurs centaines d'élèves ont été pendant quelques jours sans affectation.
"100% des élèves sont affectés. 83,52% des élèves des collèges publics sont affectés sur leur 1er voeu de lycée général et technologique, 88,01% sur leur voeu 1 ou 2 et plus de 98% sur l'un des 6 lycées qu'ils avaient demandés", a annoncé le rectorat dans un communiqué.
L'an passé, 800 élèves étaient en cours d'affectation à la même date, a-t-il rappelé.
"Les élèves boursiers ont bénéficié du nouveau système de bonifications. Ils ont été en effet affectés à 93.24% sur le lycée qu'ils avaient demandé en 1er voeu. Et 100% des élèves souffrant d'un handicap ont obtenu leur 1er voeu", a poursuivi le rectorat.
"L'ensemble des décisions d'affectation conduit ainsi à répartir de façon plus harmonieuse les élèves boursiers sur l'ensemble des lycées parisiens. Ce système contribue donc à renforcer l'égalité des chances", juge-t-il.
Selon le rectorat, après le premier tour le 1er juillet, ce sont "572 élèves qui avaient formulé 6 voeux de lycées très demandés avec un nombre de points insuffisants pour obtenir satisfaction" qui "restaient à affecter: il est impossible de pousser les murs de ces lycées très demandés !"

Suffisait de ne pas faire sauter la carte scolaire...

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Première semaine

* Bourdes de Chatel. Episode 1 : le CSE du 1er juillet.

Morceau choisi de la brève intervention du ministre devant le CSE :

Le ministre : notre ambition est de porter « 50 % d’une classe d’âge au niveau bac ».
Les syndicats : euh, vous voulez dire 80 % ?
Le ministre : « ah oui, cela doit être cela ».



* Tours de force. Ils sont forts ces Tourangeaux...

L’année universitaire se finit assez mal pour un certain nombre de nos collègues qui vont se voir retirer un petit paquet d’argent pour fait de grève. Rien de scandaleux en soit, mais voici qu’à l’Université François-Rabelais (Tours), les retraits s’annoncent.

Le président de cette université a indiqué que 131 collègues sont visés par des retenues. Les décomptes réalisés conduiraient à des prélèvements pouvant aller jusqu'à 24 journées de grève. Après intervention des forces de l’ordre syndicales, le nombre de jours retiré sera largement réduit (une dizaine au maximum), mais se font en plus des retenues sur salaires pour cause de rétention des notes.

D’après nos informations deux petites choses font sensation ces jours-ci : la première est que figurent sur cette liste des enseignants qui n’ont jamais été grévistes (bien fait pour eux, ils n’avaient qu’à y être), et surtout, que les responsables SGEN-CFDT de l’université ont demandé des retenues sur salaires plus importantes que celles prévues.

Syndicalisme ?




* CSE toujours : petit résumé des positions de chacun :


-
SGEN souhaite qu’il faut avancer encore sur la mise en place du socle commun et la réforme du lycée.

- le
SNUIPP veut rediscuter le pb des évaluations et du livret de compétences (mais ne s’y oppose pas (?)).

-
UNSA, FSU et FCPE, critiquent mais placent tous leurs espoirs dans le nouveau ministre. Veulent négocier.

- Pour le
SNESSUP concertation piège à cons.

- Le
SNALC se déclare favorable à la masterisation mais veut des garanties.

-
FO, SUD, CGT : contre la poursuite de la politique de Darcos par Chatel.



* L’argent de la formation professionnelle utilisée pour payer les préretraites en entreprise ?

On en est pas loin avec ce nouveau « tutorat » que veut mettre en place dans le privé le gouvernement. Sans subvention d’Etat ou presque puisqu’il s’agit de le financer avec les fonds de la formation professionnelle. Et là il y a un pactole... que gère le MEDEF et qui entend bien en profiter. Une sorte de retour sur investissement ?

afp - Exit les préretraites, vive le tutorat

Le gouvernement est en train de d'entrouvrir les vannes du tutorat en entreprise, sans financement public pour l'instant, les syndicats FO, CGT et CFDT y voyant un moyen d'aménager les fins de carrière, sans prononcer le mot désormais tabou de "préretraites".
Mercredi, un amendement à la réforme de la formation professionnelle a été adopté en commission à l'Assemblée nationale "qui va permettre de financer les tuteurs, donc les seniors qui forment des jeunes, avec l'argent de la formation professionnelle", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez.
L'amendement prévoit d'autoriser les entreprises jusqu'au 31 décembre 2011 à imputer une part de la rémunération de leurs salariés tuteurs sur leur obligation légale de financement de la formation professionnelle.
Ces fonds sont aujourd'hui plafonnés à environ 1.380 euros par an.
"Si l'objectif de l'amendement c'est juste de dire c'est super, mais que l'Etat ne paye rien, on ira pas loin", a commenté Stéphane Lardy (
FO).
Ce rapport, commandé à un dirigeant de Veolia, Bernard Masingue, montre aussi que le tutorat n'est pas l'apanage des salariés de plus de 50 ans.
L'idée de
FO est "de motiver davantage les seniors par un aménagement du temps de travail, ou financièrement", selon M. Lardy.
Le salarié de plus de 58 ans bénéficierait d'une dispense d'activité de 20% de son temps de travail sans changer sa rémunération. Sur les 80% restants, il serait occupé pour 16% à sa fonction "valorisante" de tuteur.
L'employeur percevrait de l'Etat une "Allocation de solidarité intergénérationnelle" et une aide des fonds de la formation professionnelle.
La
CGT souhaite aussi "un dispositif qui permettrait aux anciens de partir plus vite avec du tutorat et le remplacement obligatoire par un jeune", chiffrant son coût à 250-400 millions d'euros pour 70.000 à 100.000 seniors.
Hostile au retour des préretraites, la
CFDT a finalement mis de l'eau dans son vin, son dirigeant François Chérèque évoquant désormais "des préretraites progressives" ou "l'accompagnement de jeunes par des seniors en chômage partiel par exemple".
Le tutorat, par certains aspects, ressemble à la Préretraite progressive (PRP, 1992-2005), financée par l'Etat, l'employeur et l'assurance chômage.



* Les absents ont toujours tord.

De sources syndicales - Selon une étude de l’Agence nationale du remplacement, opportunément relayée par RTL, un professeur du primaire sur deux (45%) aurait posé au moins un jour de congé en 2007-2008, un pourcentage double des salariés du secteur privé.
La durée des congés serait plus importante également. Ces chiffres ont fait le tour des médias avant d’être commentés par Luc Chatel. « On a plus de chance d’être malade lorsqu’on travaille en contact du public, des enfants, que lorsqu’on est seul dans son bureau. On n’attrape pas la grippe quand on travaille sur un ordinateur tout seul dans son coin ».
Ces chiffres sont pour le moins curieux et nécessiteraient d’avoir accès à l’ensemble de l’étude ce qui n’est pas possible actuellement pour le primaire…
Cependant, certaines précisions ont déjà permis de relativiser :

  • France 2 précise qu’avec 11 jours de congé-maladie par an pour les instituteurs contre 9 pour les salariés du privé, l’écart sensationnel s’est réduit d’autant que les policiers sont malades 19 jours par an, et les agents de la défense, de la Justice ou de l’équipement, au moins 15 jours.

  • par ailleurs, ces statistiques intègrent les congés maternité, alors que la profession est ultra-féminisée (90% dans le 1er degré privé) !

  • … ainsi que la formation

Des données existent pour le secondaire dans le Rapport annuel de performances. « On peut constater une amélioration de l’indicateur concernant les heures d’enseignement non assurées » estime le rapporteur ministériel. Le rapport montre qu’il y a plus d’absences du fait de l’éducation nationale (convocations …) que du fait des absences pour maladie.

Pour un bilan des différentes études sur l’absentéisme des profs voir les liens qui suivent : voici
l’étude de 1998 et les chiffres de la DGESCO de 2009.


* EVS (à ne pas confondre avec AVS comme le fait d’ailleurs Chatel).
Un nouvel amendement leur sauve la mise ... ou presque.
Lexpress.fr - Amendement surprise en faveur des emplois de vie scolaire

[ 03/07/09  ]

La méthode a été jugée « inélégante » par bon nombre de députés, mais elle a permis de résoudre une partie du problème soulevé, depuis le 30 juin, par le non-renouvellement de 16.000 emplois de vie scolaire (EVS). Quelques instants avant la fin du débat sur la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », à l'Assemblée nationale, le gouvernement a fait voter hier soir un amendement surprise visant à instaurer la continuité de l'accompagnement individuel des élèves handicapés. Une réponse à la bronca de la gauche et à l'inquiétude des familles concernées. Préparé par le nouveau ministre de l'Education, Luc Chatel, le texte permet au monde associatif, sous réserve de la signature d'une convention, de prendre le relais de l'Education nationale pour maintenir en poste les accompagnants. L'intervention de ces derniers devra néanmoins s'opérer « hors temps scolaire », précise la Rue de Grenelle. L'Etat assurera le financement du dispositif, dont les modalités précises de mise en oeuvre seront fixées par décret.

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Virus des ouacances

Non, ce n’est pas encore les vacances. Le Mammouth se met en quatre pour vous tenir en haleine et vous informer sur toutes les réformes qui vont passer en douce pendant la trêve estivale. Bientôt une mise à jour de la Une. Et le blog fera la veille.


* 2009-2010 : 10 semaines de repos supplémentaires ?

C’est le risque qu’encourent tous les enseignants (et les élèves) si le virus de la grippe cochonne mute (en grippe sanglier ?). Un certain nombre d’établissements scolaires (des lycées pour l’instant, à notre connaissance) sont potentiellement réquisitionnés pour les deux mois de vacances non pas pour mettre au frais les morts prévus pour la prochaine épidémie, mais pour accueillir du matériel médical (masques, vaccins) et le personnel chargé de leur distribution.

Pour la rentrée le gouvernement voit grand car si le virus mute dans ces périodes de retour de la froidure, les vaccins seront inefficaces. On annonce déjà le chiffre de 40 000 décès. Et pas question de se la rejouer en Tshirt à Courchevel en disant que tout va bien. Ca chauffe déjà à la morgue et dans les cimetières un état des places aurait été fait.

Ainsi,
en début de semaine les consignes ont été diffusées auprès des Universités (entre autres) d’une possible fermeture pendant 10 semaines de leurs bâtiments pour éviter que tous ces lieux microbiens n’assurent une parfaite diffusion du sinistre. On peut raisonnablement penser que le secondaire et le primaire vont recevoir (ou ont déjà reçu) les mêmes consignes.

De quoi éradiquer aussi le virus de la grève. Surtout si il mute en virus de la révolte. Non je déconne...



* Paroles de ministres . A retrouver sur cette page de l’Express qui fait un tour d’horizon. Morceaux choisis...

Xavier Darcos :"L'unique activité de la plupart des associations, c'est de contester en permanence l'action du ministre. En somme, on paie des gens pour qu'ils défilent contre soi ! Désormais, nous négocions les subventions sur la base de projets. Les syndicats, eux, sont prêts aux réformes, à condition qu'on ne le clame pas trop fort ! Mais il est possible de travailler à la loyale. Je ne cogère pas, ils le savent. On met des textes sur la table et on trouve un protocole d'accord. Le problème, ensuite, c'est de transmettre à la base. Elle est plus rétive qu'avant. Et il existe de fortes disparités de pensée à l'intérieur des syndicats eux-mêmes..."

De quoi méditer pendant les vacances. Les profs de philo ont de quoi préparer de nouveaux sujets du Bac...


*Chatel. No Comment. Canard Enchaîné




* Crucifix. Vade retro...


Bac: deux examinatrices se plaignent de la présence de croix dans des salles d'examen

Deux examinatrices à l'oral du baccalauréat de français se sont plaintes jeudi et vendredi de la présence de croix dans des salles d'examen du lycée privé Saint-André de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), a-t-on appris lundi de sources concordantes.
"
Deux professeurs ont demandé à retirer les croix mais c'est chose impossible car il n'y a pas de raison de le faire, comme me l'a indiqué le directeur de la maison des examens d'Arcueil (SIEC)", a déclaré à l'AFP Gérard Meunier, le proviseur de ce lycée catholique.
"Je comprends, je suis d'une grande tolérance mais il est difficile de retirer tous les signes religieux d'une école catholique", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait du "premier" incident de ce type dans son établissement, qui est un centre d'examen depuis une dizaine d'années.
Les deux examinatrices, qui enseignent dans d'autres lycées, ont été remplacées pour cette épreuve, selon le SNES-FSU de Créteil.
Dans un communiqué, le syndicat déplore "
l'attitude de la direction du SIEC qui préfère le remplacement des enseignants à l'application de la loi républicaine et de ses principes laïcs". Il appelle à "une mise au point officielle" de la part du SIEC.
"Tous les candidats doivent avoir les mêmes conditions d'examen et la consigne de bon sens est de tout retirer des murs d'une salle d'examen pour ne pas influencer les candidats", a souligné Dominique Chauvin, secrétaire général adjoint du syndicat.
Stéphane Kessler, le directeur du SIEC, a précisé à l'AFP que les deux enseignantes avaient été remplacées l'une vendredi et l'autre lundi car "elles ne s'étaient pas présentées" au lycée Saint-André.
Concernant la présence de croix dans les salles d'examen, M. Kessler a dit "ne pas connaître de texte très précis là-dessus".
"La direction des affaires juridiques va être saisie dans les tout prochains jours car ce point de droit doit être éclairci mais j'ai de vrais doutes sur la gêne occasionnée pour les candidats", a ajouté le directeur du SIEC.
"C'est peut-être bien que cette question soit évoquée mais ce n'est pas à chacun de dire +j'y vais, j'y vais pas, ça me choque+. Le droit de retrait s'applique quand il y a un danger pour les personnes", a-t-il fustigé.

encore un qui doit reconnaître le droit de grève... Tiens, justement :



* Retour de la vidéo de la fin : La grève des vacances ?

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