Dans l'ombre, on tue les diplômes

Aujourd'hui, petite information pour expliquer comment dans l'ombre certains tuent les diplômes. Attention suivez bien...


* D'abord la dévalorisation des diplômes :

Il apparaît en effet que dans le cadre d'un
projet Européen Léonardo sur le cadre européen des certifications - cadre normalement destiné à être un traducteur des cadres nationaux - certains, dont, semble-t-il le président de la CNCP (commission nationale de la certification professionnelle), portent l'idée de pouvoir traduire les diplômes de l'éducation nationale à des niveaux différents selon que l'on est dans un descripteur de savoirs, d'aptitudes ou de compétences (il s'agit des trois descripteurs inscrits dans le cadre européen). La mise en oeuvre de cette possibilité se traduirait par un aléa de reconnaissance des diplômes dans les grilles de classification.

Exemple: un BAC pro est aujourd'hui classé en niveau IV de la grille de l'éducation nationale en France. Les promoteurs d'une modification substantielle envisagent de pouvoir le classer soit en niveau 3, 4, voir 5 du cadre européen des certifications (8 niveaux contre 5 pour le cadre français) ce qui dénaturerait sa valeur d'échange en France.


*Ensuite, retour sur le Bac Pro en 3 ans et le BEP : Pendant ce temps là on le sait, le ministre de l'éducation nationale prépare les textes de décret ou arrêtés concernant la généralisation du BAC pro en 3 ans. De plus, sur ce bac pro 3 ans les textes en préparation prévoient de faire sauter le verrou du dédoublement, laissant au seul chef d'établissement la possibilité de décider du seuil de dédoublement mais aussi lui laissant gérer selon son gré 40% des heures.

Le ministre
Darcos se pose la question de savoir s'il va proposer la lecture des textes à l'ensemble des organisations syndicales ou seulement aux signataires du protocole . Au passage le BEP disparaît du cursus de formation initiale pour ne devenir qu'une certification donnée à la volée.


* Cet été sera celui de tous les dangers.

L'attaque est d'ampleur avec la Fédération de la formation professionnelle qui réclame la possibilité de produire des diplômes en concurrence (libre et non faussée bien entendu) avec l'éducation nationale. Le conseil de la concurrence a répondu positivement à ladite fédération, à un moment où l'Europe impose la mise en concurrence ouverte sur le marché de la formation.

Tout va se jouer au cours de l'été alors que tout le monde s'endort.Bravo, cela confirme que le gouvernement sait bien développer sa politique.
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Droit de remplacement

*Droit d'accueil et (im)possibilité de remplacement. Un point sombre que la FCPE dénonce. De là à dire qu'ils se sont faits piéger par le gouvernement, eux qui voulaient absolument que les écoles soient ouvertes, il n'y a qu'un pas. Moralité, tout le monde y perd...

France 2 - La FCPE s'inquiète de la rédaction proposée par le gouvernement sur la rédaction du projet de loi sur l'école
La fédération de parents FCPE met en cause l'article deux sur "le droit d'accueil des élèves du primaire". Elle craint que la rédaction proposée par le gouvernement permette en fait de ne plus remplacer les enseignants absents par un autre enseignant
L'article 2 fait craindre à la FCPE, première fédération de parents  d'élèves, qu'un enseignant absent pour une autre raison qu'une grève puisse être  remplacé par un non enseignant. Il "remet en cause le remplacement systématique  des enseignants absents par des enseignants", estime dans un communiqué cette  fédération classée à gauche. L'article 2 du projet de loi sur  le droit d'accueil des élèves du primaire stipule en effet que ce droit est valable "pendant le  temps scolaire obligatoire" et pas uniquement en cas de grève. "Dans le primaire, la situation, jusqu'ici assez préservée deviendrait pire  que dans les collèges et lycées. Il est bien rare, en effet, qu'un enseignant du  primaire absent 15 jours ne soit pas remplacé", précise la fédération.     Pour le ministère de l'Education, il s'agit de créer "un droit nouveau,  celui d'être accueilli à l'école, pendant les grèves mais aussi en cas d'absence  quelle qu'en soit la raison, notamment les absences non prévues (maladie,  accident...)". "Au lieu de gérer les petits remplacements, on nous propose de ne plus les  assurer et de faire garderie", affirme le président de la FCPE, Jean-Jacques  Hazan. Pour le syndicat d'enseignants SE-Unsa, "l'Education nationale n'aurait donc  plus qu'à accueillir et non à affecter un enseignant remplaçant". "L'article 2  porte en germe un recul potentiel du droit à l'éducation. Le gouvernement  pourrait faire ainsi une économie de moyens non négligeable, mais on a peur  d'une dégradation des conditions de scolarité des jeunes", estime Guy Barbier,  du SE-Unsa.

* Le film du jour. Du bon.

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Tiraillements

* Ca coince en philo. Déclaration des profs de Philo de Créteil. Ce n'est qu'un début...

"Les correcteurs de philosophie rassemblés au lycée Jean Jaurès de Montreuil en réunion d’entente des épreuves écrites de philosophie du baccalauréat protestent contre la réduction inadmissible du temps de correction des copies, préjudiciable à la qualité de la correction à laquelle ont droit les candidats, notamment pour les séries technologiques où le nombre de copies par correc- teur atteint fréquemment les 170.
Nous dénonçons la politique dite de "
reconquête du mois de juin", ses conséquences catastrophiques sur la qualités des corrections, et, plus généralement, la dégradation de nos conditions de travail dont participe la suppression de postes massive prévue dés la rentrée prochaine. Celle-ci ne manquera pas d’alourdir, pendant l’année, le nombre de classes par enseignant, et donc le nombre de copies par correcteur, quelles que soient les disciplines.
Nous exigeons donc, pour le bac 2009, que l’épreuve de philosophie soit anticipée d’une semaine, comme cela se pratiquait auparavant. Si tel n’était pas le cas, nous ne garantissons rien concernant la correction des copies en 2009.
En tout état de cause,
nous appelons tous les correcteurs du baccalauréat à se mettre en grève le 30 juin, jour de la remise des notes, afin de pouvoir consacrer aux candidats le temps de correction auquel ils ont droit. Nous les invitons à remettre leurs copies dans les centres d’examen le lendemain avant 17H00. Des préavis de grève pour le 30 seront déposés en ce sens."

*L'ambiance se pourrit tous les jours un peu plus. Voici ce qui arrive à un représentant syndical de SUD.

Après 23 ans de carrière sans incident, [...] Christine Jousset, professeur des écoles (Ecole Saint Savournin, MARSEILLE), responsable de Sud Education pour le "Réseau Education Sans Frontières (RESF)" est clairement menacée par la hiérarchie.
Après une inspection où lors de l’entretien l’inspecteur a fait mention de son engagement à SUD et à RESF, Christine a refusé les conclusions du rapport qu’elle considérait comme tendancieux à cause de l’évocation de son engagement syndical, mais aussi parce que sa pédagogie a été jugée à partir d’éléments qu’elle conteste (reproche lui a été fait de l’absence de dispositifs non obligatoires comme les PPRE (Parcours Personnalisé de Réussite Educative) et les évaluations départementales demandées par l’Inspecteur de l’Education Nationale, reproche du taux bas de pourcentage de réussite des élèves aux évaluations départementales -plusieurs de ses élèves étant suivis depuis deux ans par le Réseau D’aide aux Elèves en Difficulté, le RASED).
(...)
Christine a alors choisi le refus d’inspection comme la loi l’y autorise. Malgré cela, plus tard, l’inspecteur a profité d’une journée où Christine était légalement absente pour activités syndicales, pour faire une deuxième inspection. Alors que ses élèves étaient en classe avec la remplaçante, il a testé lui-même le niveau des élèves par une séance impromptue de dictée sur ardoise !!
Le rapport qui s’en est suivi parle "
d’insuffisance professionnelle" et envisage d’autres "mesures". Sa note a été rabaissée de 16,5 à 10 /20.

* Ministère
versus Mairie. C'est à Paris, autour des stages de remise à niveau pendant les vacances. Une info Cafépédagogique.
Accompagnement éducatif : La Ville de Paris suspend sa convention avec l'Académie

La Ville de Paris a décidé le 20 juin de suspendre à titre conservatoire la convention organisant les stages de remise à niveau à destination des élèves en difficulté dans les écoles élémentaires pendant les vacances scolaires. La convention prévoyait la mise à disposition de locaux scolaires parisiens pour la tenue de ces stages.
 
"
Je veux connaître le contenu de ces stages" a précisé au Café Pascal Cherki, maire adjoint chargé de la vie scolaire et de la réussite éducative. "La Ville fait de la remédiation, avec par exemple le dispositif Coup de pouce. Nous avons une charte pédagogique qui précise ce qui est fait. Dans le cas des stages académiques, je sais juste qu'ils sont encadrés par des enseignants volontaires. Je veux connaître le contenu, savoir quelles activités sont prévues, si c'est un complément à nos dispositifs ou si ça se substitue à eux."
 
Pour Pascal Cherki,
c'est aussi l'occasion de réunir un Conseil départemental de l'éducation nationale pour procéder à l'évaluation des stages mais aussi "faire discuter des acteurs qui pour le moment s'opposent". "Si ces stages n'ont pas de contenu pédagogique précis, alors c'est un simple affichage. Et nous ne sommes pas là pour jouer les agents de propagande du gouvernement" a-t-il ajouté."

Mais dites-moi si les municipalités font de la remédiation, à quoi ça sert que l'EN en propose ? On voit bien que finalement le démantèlement de l'E.N. finit par intéresser tout le monde...

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Temps (trop) fort

* Vous UNSAvez quoi ? Un temps fort le 7 octobre. Il est jauni le syndicalisme...
(sur le site de l'UNSA)

"Les instances de l’UNSA Education, réunies le 16 juin, ont décidé de proposer à l’ensemble des fédérations, syndicats et associations qui défendent le service public d’éducation l’organisation d’une journée nationale d’action, courant octobre 2008, sous forme d’une manifestation nationale pour exiger une autre ambition pour l’Ecole. L’UNSA Education souhaite que cette proposition rallie l’ensemble des acteurs qui luttent contre des budgets de régression et des mesures qui affaiblissent le service public d’éducation.

L'UNSA Education propose une initiative en octobre

Les instances de l’UNSA Education, réunies le 16 juin, ont décidé de proposer à l’ensemble des fédérations, syndicats et associations qui défendent le service public d’éducation l’organisation d’une journée nationale d’action, courant octobre 2008, sous forme d’une manifestation nationale pour exiger une autre ambition pour l’Ecole.

L’UNSA Education souhaite que cette proposition rallie l’ensemble des acteurs qui luttent contre des budgets de régression et des mesures qui affaiblissent le service public d’éducation. Elle souhaite que les soutiens les plus nombreux se manifestent autour de cette initiative et que, dès la rentrée, des mobilisations l’accompagnent ainsi qu’une large campagne d’information, par divers moyens, soit mise en oeuvre. L’UNSA Education s’adressera à tous les partenaires qui souhaitent défendre et moderniser le service public d’éducation afin qu’il puisse assurer égalité et cohésion sociale."

* Les enseignants à l'hôtel pour les corrections du bac ? Déjà des tensions dans la future organisation de l'an prochain. C'est le Figaro qui le dit. On se demande comment en effet cette réforme peut amener des économies, alors que les correcteurs toucheront plus d'argent par copie (mais en auront moitié moins à corriger) et qu'il faudra leur payer des frais de déplacement supplémentaires. A moins que les économies ne soient ailleurs...

Le figaro - "Le nouveau système de correction de copies du baccalauréat, qui regroupe les enseignants dans les centres d'examen, vise à gagner du temps.
Dans plusieurs académies, des enseignants ne décolèrent pas et vont jusqu'à dénoncer un «flicage inutile». Pour gagner du temps, en raison de la reconquête du mois de juin et donc du recul des dates du bac d'une semaine, ils doivent désormais corriger les copies au sein même des lycées centres d'examen. Dans l'académie de Besançon, par exemple, ils enchaînent commission d'entente, corrections puis commission d'harmonisation des notes au même endroit pendant trois à quatre jours. Le rectorat leur paie donc des nuits d'hôtel sur place ou leur rembourse des frais de déplacement, car beaucoup viennent d'autres villes de l'académie.
«En quoi le fait de réunir les professeurs permet-il d'aller plus vite ? Allons-nous corriger plus efficacement ? Rien n'est moins sûr», explique Jean-Luc, un enseignant d'anglais qui a une cinquantaine de copies à corriger. Un professeur d'histoire-géographie explique quant à lui qu'il est «incapable de corriger pendant huit heures d'affilée. Quand on a devant soi des écritures illisibles, je peux vous dire que ça fait mal à la tête . Mais je n'ai pas le choix.» Il s'interroge sur les frais de nuits d'hôtel et sur les 500 % d'augmentation accordés aux enseignants cette année par copie. (...)

«Infantilisant»

Au rectorat, on fait valoir que la présence des inspecteurs d'académie par discipline devrait faciliter l'harmonisation des notes. Et le remboursement des frais d'hébergement ne devrait pas dépasser les frais de transport versés jusqu'à présent. À Rouen, un système de correction semblable a été évoqué un temps, avant d'être rejeté en raison du manque de souplesse invoqué par les enseignants. Dans l'académie d'Amiens, le rectorat profite de l'expérimentation pour tester «des formes plus dynamiques de correction» dans certaines matières. Les enseignants sont regroupés en ateliers placés sous l'autorité d'un inspecteur pendant un à deux jours. «Nous tentons l'expérience depuis trois ans. Au début, les professeurs, méfiants, considéraient qu'on ne leur faisait pas confiance. Mais maintenant, ça se passe bien», affirme une inspectrice régionale d'anglais.
Au Snes, syndicat d'enseignants, on juge néanmoins ce nouveau système «inutile» et «infantilisant». David Roou, professeur d'histoire-géographie à Mende (Lozère), craint une correction de moindre qualité même si elle permet de gagner un peu de temps. «Corriger entre 35 et 40 copies en deux jours et demi, alors qu'on en corrigeait auparavant environ 80 en une dizaine de jours, la correction risque d'être quelque peu bâclée !»

[pour info, au Brevet des collèges, en Histoire géo, les correcteurs ont souvent entre quarante et cinquante copies à corriger en 2 jours, copies qui n'ont rien à voir avec celles du bac (mais pour le brevet on est quasiment pas payé en plus). Il s'agit clairement d'améliorer la "performance" des correcteurs du Bac...]

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Les réformes, ça déconne ?

On le dirait.

* La fin de la carte scolaire aggrave la ségrégation. C'est un rapport de l'E.N. que Le Monde publie aujourd'hui. C'est là. Mais pour Darcos, c'est de la daube ce rapport. Voici ce qu'il dit à l'AFP :

Rapport sur carte scolaire et ghettos: "double ânerie" (Darcos)

Xavier Darcos a parlé mercredi de "double ânerie" après la publication la veille dans la presse d'un rapport de deux inspecteurs généraux de l'Education évoquant une ghettoïsation aggravée du fait de l'assouplissement de la carte scolaire.
Au cours de l'émission "Questions d'info/France Info/LCP", le ministre a noé que "ce rapport a été écrit au moment où nous commencions tout juste, dans les quelques jours qui ont suivi la rentrée".
"Evidemment", ce qui a été perçu, c'est que "les élèves ont cherché à quitter les établissements les plus difficiles". "En conséquence, on avait le sentiment que ces établissements allaient devenir un peu plus des ghettos", a observé M. Darcos.
Mais "ce n'est pas en une semaine que ça se fait, la carte scolaire, c'est un très vaste projet" qui, "petit à petit, va répartir les aides différemment", s'est exclamé le ministre.
"C'est une double ânerie", a-t-il tranché. Premièrement, "parce qu'on ne me persuadera jamais, même pas mes inspecteurs généraux, que c'est une liberté plus grande que d'être assigné à résidence dans un établissement, au lieu de choisir l'établissement qu'on veut".
Deuxièmement, "ce rapport ne tient pas compte d'un phénomène central: lorsque des établissements ont commencé à perdre des élèves, nous avons décidé de leur maintenir les moyens", a expliqué le ministre.
"On ne peut pas décider au mois de septembre 2007 qu'une décision prise quelques jours avant est de nature à favoriser des ghettos. Il faut voir sur une longue échelle ces établissements qui vont conserver des moyens en perdant des élèves". "Evidemment, ils vont renverser la vapeur".
Donc "ce rapport que j'avais moi-même commandé, il ne me paraît pas présenté de bonne manière", a dit M. Darcos.

Donc, les rapports, on s'en fiche. C'est marrant, ça ne marche pas à tous les coups ça...

* On n'a plus le Shoah en CM2, c'est Libé qui nous le dit ici. Le parrainage de la mémoire d'un petit déporté, c'est fini.

Un projet de circulaire de Xavier Darcos enterre, avec des baguettes, l'idée de Nicolas Sarkozy de «confier la mémoire des enfants français déportés» à «tous les élèves de CM2».


* Le mois de juin, par contre, il l'a dans l'os (avant que cela change, là aussi tout est possible).

Darcos: en 2009, le mois de juin "reconquis" pour le travail scolaire

Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, a assuré mercredi que l'an prochain, le mois de juin serait "reconquis" pour le travail des lycéens, au lieu d'être perturbé par l'accueil des épreuves du baccalauréat.
Au cours de l'émisson Questions d'info (LCP/France Info/AFP), M. Darcos a observé qu'en 2008, la situation s'était normalisée déjà "dans quatre académies et deux départements" où est expérimentée "la reconquête du mois de juin". "Nous allons le généraliser l'an prochain".
C'est à dire que "les épreuves se passeront plus tard, les examens ne se passeront pas dans les établissements scolaires et seront surveillés par des personnes qui ne sont pas des enseignants", a précisé le ministre.
"
Et donc les enseignants continueront à faire cours et corriger les copies du bac en même temps et nous les paierons beaucoup mieux - 5 euros par copie - et les conseils d'orientation et les conseils de classe seront repoussés aussi", a-t-il poursuivi.
"L'an prochain, on peut considérer que le mois de juin aura été reconquis", a-t-il promis.
"Ce n'est pas rien", a lancé M. Darcos. "Un mois d'école de plus, pour des élèves qui sont dans des établissements qui sont centres d'examen depuis la classe de 6ème, c'est six à sept mois de plus".
"Un mois de classe au lycée, ça coûte un milliard d'euros ou 250 millions par semaine", a-t-il noté.

Ben alors, pour faire des économies il faut le supprimer ce mois de juin...
Ou alors supprimer le bac comme


* T'es handicapé ? Bien passe ton bac d'abord, et si t'as de la chance, t'auras ton ordi.

Xavier Darcos offre un ordinateur à 200 bacheliers handicapés.
Communiqué de presse - Xavier Darcos
19/06/2008
"Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, souhaite encourager la poursuite d'études des lycéens handicapés et leur éviter des démarches administratives très lourdes lorsqu'ils accèdent à l'enseignement supérieur.
A cet effet, le ministre vient de décider la cession pure et simple du matériel informatique prêté par l'état aux lycéens handicapés.
Au niveau national, chaque année, environ 200 élèves de terminale perdent leur matériel en quittant le lycée. Constatant les nombreuses démarches administratives qu'un élève en situation de handicap est amené à faire pour renouveler son matériel après son baccalauréat (il lui faut des mois pour attester de ses besoins, solliciter des devis, attendre les divers accords),
Xavier Darcos a décidé de ne plus réclamer le matériel adapté dès lors que l'élève a été reçu à son baccalauréat.
Ce transfert, très attendu par les familles, permettra d'améliorer la continuité du parcours scolaire des lycéens handicapés."

Et si il n'a pas le bac, on lui retire tout ! Non mais ce n'est pas l'armée du salut notre nouvelle France qu'on a. Déjà qu'on aide ces salauds de chômeurs qui ne veulent pas travailler... c'est encore Libé qui le dit.
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Récapitulons : qui a signé ?

Dans la grande liste des signataires si on veut faire le point aujourd'hui, qui a donc signé et qui a donc refusé de signer ?

* Ont signés :

La FSU (tendance Unité et Action & Ecole Emancipée)
l'
UNSA
le
SGEN-CFDT
Le
SNALC

* Ont refusé de signer :

SUD (voir là)
FO (voir là)
La CGT (ce matin)

Avec un extrait de la déclaration de la CGT, la plus claire :

"Ce texte n’est qu’un concentré du rapport Pochard, à peine édulcoré pour le rendre un peu plus présentable. Cette "réforme" du lycée a, comme la destruction des BEP, une logique purement comptable : le gouvernement cherche à trouver les dispositifs lui permettant de supprimer 20.000 postes par an pendant 4 ans ! La réforme nécessaire des lycées ne peut se faire dans le cadre fixé par la RGPP de suppressions massives d’emploi."

Ces derniers vont-ils faire un front uni ? Sans doute que non car, SUD, le petit nouveau qui monte est dénigré par les deux autres, FO ne peut s'entendre avec la CGT car se sont des énemis jurés et c'est vrai Thibault a eu tendance à tout singer ces derniers temps, la CGT elle ne veut pas perdre sa place de leader et de partenaire syndical (partenaire, c'est bien le problème).

Bref, victoire totale pour le gouvernment.

* Ca c'est de la réforme. Vous le savez certainement, on va donner des places de cinéma aux élèves qui restent en cours en juin. Retour en musique sur ce point :

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Lycée en juin

* La reconquête du mois de juin aura bien lieu. C'est un des grands chantiers de Darcos, qui plaît on ne peut plus aux parents (et en particuliers à ceux de la FCPE). C'est Le Figaro qui montre à merveille quels en seront les principes dans cet article là, et comment cela se passe à Besançon. En filigrane l'évolution de toute la structure lycée.

En gros, une évolution en plusieurs temps :
- externalisation du bac dans un premier temps, dans l'espace (vers les lycées privés) comme pour les profs (on prendra bien des retraités pour surveiller).
- le poids du nouveau système reposera sur les profs : moins de temps pour corriger, et avec en plus les classes de seconde a assurer. Mais ils seront mieux payés.
- puis évolution (nécessaire) du bac en lui même : comme tout va être très lourd (largement autant qu'aujourd'hui mais en moins de temps) on ira vers le contrôle continu.

Tiens ils n'ont pas encore pensé aux vigiles. Se serait une idée non ?


*Pendant ce temps là dans l'US (mensuel du SNES-FSU) on découvre que le gouvernement veut que le bien du système et oeuvre à l'amélioration du lycée. C'est d'ailleurs pour cela que ledit syndicat a signé les points de convergence et les principes directeurs de la réformes du lycée.
C'esy l'US 668, en pdf ici (page 4-5)

En effet, dit le journal, les réformes
- ne "sont pas conditionnées ou pilotées par la volonté gouvernementale de réduction de l'emploi public" (ah bon, c'est pour quoi alors ?)
- "n'imposent pas des solutions préétablies" (et le rapport Pochard, c'est quoi ?)
- "n'induisent pas de transformations non débattues" (id., et c'est sur une fois à la tables de négociation elles seront débattues et ce sera trop tard).

Alors, bêtes, naïfs ou cons au SNES ?
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Culture du résultat

* A l'université tout d'abord, et ce sera Sympa. «la culture du résultat, de la performance est tout-à-fait dans la direction que nous souhaitons prendre», dixit le ministère en réaction au rapport du Sénat qui préconise de voir l'Université financée en fonction de ses résultats (c'est à dire fournir un métier). C'est la fin de nombreuses sections en sciences humaines et en lettres.

Selon 20 minutes.fr —
«Sympa», ou les facs financées en fonction de leurs performances
Et si les facs devaient prouver qu'elles ne forment pas que des chômeurs pour être convenablement financées par l'Etat? C'est un peu l'idée du rapport rendu public mercredi au Sénat.
«Sympa»

Dans le cadre d'une révision du système actuel de financement des facs, dit «San Remo», souhaitée par le ministère de l'Enseignement supérieur,
six sénateurs proposent un nouveau système de répartition des moyens à la performance et à l'activité, dit «Sympa».
L'objectif est de répartir avec plus d'équité qu'aujourd'hui le gâteau - 8,5 milliards d'euros - entre les universités. Comment? En
augmentant notamment l'enveloppe des facs dont la formation est «performante».
Comprendre, celles qui garantissent à leurs étudiants le meilleur taux d'insertion professionnelle, à 6 mois et à 3 ans, la plus forte poursuite d'études après la licence, mais aussi le niveau de salaire le plus élevé ou la plus forte proportion de diplômés ayant le statut cadre. Le tout «tenant compte de l'origine socio-économique des étudiants», précise Jean-Léonce Dupont, sénateur centriste.
Filières compromises
Il n'empêche : c'est une sacrée révolution.
Le sort des filières aux débouchés «limités» - sociologie, ethnologie, archéologie - est dès lors clairement compromis. Un sénateur précise qu'à terme, «il n'y aura plus qu'un pôle d'excellence de grec ancien, à la Rochelle, au lieu de plusieurs répartis sur tout le territoire aujourd'hui». Le rapport suggère que 13,5% des crédits de fonctionnement soient alloués dès l'an prochain en fonction du critère de performance, contre 3% aujourd'hui, et que le pourcentage grimpe au fil des ans. Même si la «mise en ¦uvre effective» du critère se ferait en 2012.
Par ailleurs, l'activité de l'université rentrera aussi dans le calcul.
Le rapport soutient l'idée d'un «forfait étudiant», versé non plus au prorata du nombre d'inscrits, mais au vu du nombre réel d'étudiants présents aux partiels.
Ce qui inciterait la fac à lutter contre le décrochage en cours d'année. Et l'empêcherait du même coup de faire grimper artificiellement sa dotation grâce aux 10 à 30% d'étudiants fantômes qui disparaissent chaque année aussitôt inscrits. «La bonne direction» du ministère De quoi faire bondir George Molinié, président de Paris-IV Sorbonne, qui nous confiait récemment : «On forme des esprits, pas des professionnels. Les entreprises le font très bien en six mois». Le ministère, contacté mercredi par 20Minutes.fr, a dit étudier le rapport mais confirme déjà que «la culture du résultat, de la performance est tout-à-fait dans la direction que nous souhaitons prendre». Laure de Charette

Tiens on dirait que cela fait plus réagir les gens de droite que de gauche ? On ne sait plus bien ou est l'opposition de nos jours.

* Dans le secondaire ensuite : Vous vous sentez l'âme servile et, comme tout fiche le camp, pensez sauver la terre enseignante des futures réformes en travaillant à éviter le pire (en bref, l'esprit offensif du SNES (1) vous habite) ? Pourquoi ne pas pendant vos vances rejoindre l'un des 200 lycées expérimentaux pour préparer la mise en place de la réforme des lycées. Il faut juste être libre la seconde quinzaine d'août (mais que ne feriez-vous pas...)

C'est paru au BO :
ici
Stages d’été 2008 dans les 200 établissements inscrits dans le dispositif expérimental de réussite scolaire au lycée
NOR : MENB0800500C
RLR : 520-1
CIRCULAIRE N°2008-074 DU 5-6-2008

(1) Notez qu'autrefois on aurait parlé de l'esprit CFDT. Tout fiche le camp je vous dis.
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Réformes du Bac et des lycées, encore des propositions

* Propositions du Sénat, qui a lancé depuis un an (au moins) une grande réflexion sur "à quoi sert le bac ?". Réponse aujourd'hui. Le rapport vient d'être publié (précisément à cette adresse là). Voici ce qu'en retient l'AFP. Encore tout plein de solutions pour que le gouvernement puisse faire des écnomies.

Un rapport du Sénat sur le bac prône un étalement des épreuves sur deux ans

Un rapport du Sénat sur le baccalauréat, rendu public jeudi, prône un étalement des épreuves sur deux ans, un tronc commun en 1ère et terminale, et une garantie de formation ultérieure pour les bacheliers qui souhaiteraient travailler sitôt leur diplôme obtenu et les non-bacheliers.
Tournant le dos à la remise en cause du bac, ce rapport du groupe de travail "A quoi sert le baccalauréat?", présidé par le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), évoque d'emblée un "diplôme irremplaçable", "encore organisé selon les principes de l'équité républicaine".
Il faut donc "garantir sa valeur" mais en "élargir l'accès", car en France la proportion de bacheliers dans une génération, qui a atteint un palier de 64%, est inférieure à la moyenne européenne.
Au rang des propositions, les sénateurs plaident d'abord pour
un étalement des épreuves sur deux ans: acquisition des connaissances générales en première, capacités de réflexion, d'argumentation et travail personnel en terminale.
Et ce dans plusieurs buts: dissocier clairement les deux missions assignées au bac (fin de scolarité secondaire; préparation à l'enseignement supérieur), permettre aux élèves ayant échoué aux épreuves organisées en première de les repasser en terminale, faciliter et rendre plus personnalisée l'orientation en début de terminale en pouvant se fonder sur les notes obtenues en première.
Généralement, "l'orientation" doit devenir "une grande cause nationale".
Ensuite, pour réduire autant que possible la "forte hiérarchisation" des trois filières actuelles du bac général (L, S et ES), le rapport prône la création d'un tronc commun, duquel les lycéens se différencieraient en choisissant trois options de spécialisation dans les domaines littéraire, scientifique ou économique.
Ce tronc commun pourrait s'appliquer aussi aux autres bacs, technologique et professionnel."


*"Pourquoi continuer d'envisager le lycée en classes et en niveaux ?" Pardi. Les parents proposent... les modules. Plus forts que le ministre ? Second épisode, après celui d'hier avec la FCPE. Là, c'est la PEEP qui fait des propositions tout à fait dans le vent.

Elles sont
téléchargeables ici.

Pour comprendre aussi ce qu'est un lycée déconstruit, allez faire un tour sur cet article du Figaro. On y apprend, que ce n'est pas la panacée. Et que ça marche surtout pour... les bons élèves. Extraits des conclusions :

Un lycée préfigure la réforme Darcos

"Et les élèves sont enthousiastes. «J'étais totalement démotivé avant de venir ici, explique Hugo qui passe son bac ES lundi. On nous fait confiance, c'est une autre manière de travailler.» Zoé, en seconde, qui a choisi de suivre les ateliers photo et théâtre, renchérit : «C'est génial ! Ici, on se sent bien, on fait plein de choses différentes, on apprend à mener des projets autres que scolaires, c'est important aussi.» Mais ces plages de liberté sont parfois bien tentantes. «Les après-midi où j'ai mis “maison” sur mon emploi du temps, je vais souvent au café avec les copains», admet Louise. Si le système offre une grande liberté à ces ados, il prévoit toutefois des garde-fous : à l'issue du premier conseil de classe, ceux qui obtiennent des résultats moyens sont consignés en étude plusieurs après-midi par semaine, tandis que l'assiduité au cours et aux ateliers est soigneusement contrôlée.
Et les résultats ? Force est de constater que le Mirail affiche un modeste 76 % de réussite au bac… «Ce n'est pas dû au système très particulier mais plutôt au fait que je donne sa chance à chacun», explique Gérard Coucharrière. «Ici, on n'a pas la culture du résultat et l'établissement a sauvé des élèves qui sont arrivés en grande difficulté, parfois avec des phobies scolaires», se félicite une enseignante. Avec des limites. «Ce système ne convient pas à tous, prévient Corinne Curcuru, professeur de français. Certains passent à travers les mailles du filet et s'en sortent très bien sans en faire beaucoup.»
Quant aux parents, si certains jouent le jeu à fond, d'autres peuvent être peu pointilleux avec ces ados au parcours scolaire très particulier."
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Big bang

* Les parents d'élèves soutiennent le "moins de cours " au lycée. Dans le brouillage de l'écoute (bien entretenu) que l'on a en ce moment, on en arrive à perdre les repères. Revenons aux fondamentaux. La FCPE est à la pointe de l'opération "La nuit des écoles", mais soutient en douce la réforme Darcos des lycées. Rappel des propos du Président de la FCPE. Là aussi un beau discours où tout est dans tout (et réciproquement), mais qui aujourd'hui est éclairant. Cela date déjà (14/09/2007) et c'était sur le site du Nouvel Obs (précisément là). Il fallait à l'époque savoir lire entre les lignes..

Extraits
" Comment accueillez-vous la nouvelle d’une réforme des enseignements au lycée  ?

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a fait beaucoup d’annonces en quelques semaines, pour ne pas dire en quelques jours. Ce qui intéresse la FCPE, c’est de savoir quels vont être les objectifs du ministre. En créant un bac général commun, le ministre prend le risque de désintéresser les lycéens. A 17, 18 ans, les jeunes savent ce qu’ils veulent étudier ou pas. La réforme que propose Xavier Darcos ne devra pas forcer un jeune dégoûté des mathématiques à en faire pendant trois ans. Cela ne sert à rien. Cela n’est pas l’objectif. La solution est de mieux diversifier les filières générales et leur donner un profil qui leur permet de mieux s’orienter. Si le gouvernement veut s’attaquer à la réforme du baccalauréat, il faudrait plutôt qu’il réfléchisse à l’élargissement du champ des filières générales. Par exemple, la filière scientifique draine beaucoup d’élèves qui ne veulent pas, une fois le bac obtenu, s’investir dans une formation supérieure scientifique. Il faut donc revoir le profil de la filière et l’enrichir d’autres matières. De même la filière littéraire voit ses effectifs baisser depuis quelques années, car elle manque de lisibilité. La filière économique et sociale, par contre, attire de plus en plus, parce qu’elle prépare beaucoup mieux l’orientation post-bac. Le bac doit être le reflet de ce que les jeunes veulent apprendre et comprendre." (Faride Hamana)

Avec un peu de recul, maintenant on peut même se demander si ce n'est pas la FCPE qui a fixé la feuille de route du ministre.


*Une recomposition syndicale à grande échelle s'annonce. La semaine dernière on a vu le SNES et la FSU louvoyer auprès de l'Elysée. Aujourd'hui c'est au tour de FO de voyager en eaux troubles. C'est en interne, mais ça tangue sérieux. Mailly serait presque accusé de félonie (le bougre).



Encore un qui fait semblant de ne pas savoir que les syndicats ne sont qu'une force d'intégration à la société capitaliste ? Pas sûr.
Nouvelle lutte organisée par le Parti des Travailleurs au discours si caractéristique ? Certainement...


En tout cas, c'est certain la recomposition syndicale va être féroce...


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Tout fou le camp

*Ca négocie dur sur notre dos.
Voici ce que l'on apprend ce matin dans Le Figaro :

Aschieri-Sarkozy, la rencontre secrète

Le président de la FSU, Gérard Aschieri, qui fait figure de principal opposant du gouvernement aux réformes dans l'Éducation nationale, a rendu une visite discrète à l'Elysée. Alors que les syndicats d'enseignants continuent à batailler contre Xavier Darcos sur les réductions d'effectifs, Gérard Aschieri a été invité à discuter en début de semaine dernière. L'entrevue a duré une heure. Les deux hommes se connaissent depuis 2003, lorsque Nicolas Sarkozy avait été appélé à régler un conflit qui opposait Luc Ferry aux principaux syndicats d'enseignants.



* Encore et toujours ouvrir les portes aux entreprises. Plus de culture d'entreprise, moins de culture générale. Trouvé ça sur le site de Challenge:

Plus de stages en 5e et en 3e

"L’école est un lieu sacré. Mais elle doit s’ouvrir sur le monde des professions. Il ne faut pas la fermer aux entreprises. Xavier Darcos et moi proposons dès la rentrée prochaine
non pas de marchandiser l’école, mais de permettre à l’ensemble des établissements, à tous les professeurs, à leurs élèves de vivre en prise constante, directe, avec la réalité des entreprises, des métiers qui seront les leurs demain", a notamment déclaré le chef de l’Etat, applaudi par les cadres de l’Education réunis.
Concrètement, cela signifie notamment que
l’institution augmentera le nombre de stages en entreprise en 5e et en 3e. Pour y parvenir, outre les accords locaux entre les cadres des établissements -dont l’autonomie sera renforcée comme pour l’Université- et les chefs d’entreprises, soutenus par leurs fédérations, l’Etat va instituer l’obligation des dits stages. Dès juillet, les fédérations patronales donneront les réponses qu’elles jugent adaptées à ce "signe d’ouverture fort". Reste à savoir comment les syndicats d’enseignants réagiront à cette initiative"

Oh, les syndicats, vu l'état dans lequel ils sont ...


* Revalorisation : les inspecteurs aussi :

"Revalorisation du métier d'inspecteur: le SI.EN-Unsa signera le 10 juin un protocole de négociation avec le ministère Le SI.EN-Unsa devrait signer mardi 10 juin 2008 un protocole de négociation sur la revalorisation du métier des inspecteurs avec le ministère de l'Éducation nationale, indique à l'AEF Patrick Roumagnac, secrétaire général du syndicat ce mardi 3 juin 2008.
Reçu hier au ministère, le syndicat a l'espoir d'ici le mois de septembre d'associer le SNPI à la signature du protocole d'accord (L'AEF n°95980). "Il serait préférable d'associer toute la profession", poursuit Patrick Roumagnac. Cette première réunion de lundi marque "l'amorce officielle d'un processus susceptible de déboucher" sur un accord de revalorisation des carrières des inspecteurs, à une amélioration de leurs conditions de travail et, à terme, une redéfinition de leurs missions. Le texte finalisé devrait être proposé au syndicat "fin juin-mi juillet". Après consultation de ses adhérents, le SI-EN-Unsa signerait le protocole d'accord en septembre.

"Si ces objectifs semblent partagés (...) l'ordre des priorités diffère", estime le SIEN, qui évoque un "premier document de travail beaucoup trop flou". Dans une note interne, le syndicat se félicite cependant d'avoir convaincu le ministère de prendre en compte l'ensemble des inspecteurs, et pas seulement ceux du premier degré.
Le texte du protocole devrait aussi "évoquer avec précision" l'implication des inspecteurs de toutes spécialités dans l'accompagnement des réformes du système éducatif."

Comme c'est curieux, cette dernière phrase...

* Enfin, pour les nationalistes fouteux un peu de gauche, voici peut-être ce que l'on va entendre ce soir au moment des hymnes (non je déconne):


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les 16 points (dans la gueule) de Darcos et du SNES

* Les 16 points de la future réforme des lycées sont là : sur le site du SNES

* "Signature offensive" du SNES.
Où va se nicher "l'inventivité" du SNES tout de même... Il est également pour la réforme des statuts. C'est dit dans ce communiqué là.
Si ce n'est pas ce que l'on appelle faire une rupture syndicale ...
On apprend sur la même page que
le SNES ou la FSU ont participé à l'élaboration desdits 16 points en proposant même des améliorations au texte original. Il y aurait eu (d'après le SNES) deux réunions préparatoires...
Désormais le SNES se dit prêt à tout revoir, avec des conditions que Darcos a déjà accepté (c'est dire si elles sont contraignantes) :

"Le SNES assortit sa décision de trois exigences précisées dans une lettre adressée au ministre :
-ouverture de discussions sur la revalorisation de nos métiers en matière de conditions de travail, de rémunération, de statuts qui ne soit pas limitée à quelques catégories ou groupes de personnels mais qui, au contraire, concerne tous les personnels quel que soit leur lieu d’exercice (collège, lycée ou CIO).

- une méthode et un calendrier de discussions garantissant transparence et possibilité de consulter la profession. Le SNES s’engage à ce que, à toutes les étapes, les personnels soient informés, consultés et à ce que leur expression soit entendue.
- le refus de voir la volonté gouvernementale de réduire l’emploi public piloter les discussions. Le SNES sera, à ce titre très attentif aux arbitrages budgétaires de cet été et restera mobilisé pour peser sur ces choix."

Mais dites-moi, cela fait une sérieuse concurrence à la CFDT tout cela.

* Et tout se tient.
Dans ces 16 points on trouve sur le statut des profs, un paragraphe sur la possibilité des temps partagés avec le supérieur. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais justement on l'avait annoncé sur cette page il y a quelques mois (sur cette page) alors qu'on évoquait la réforme des université. La boucle est bouclée.


Maintenant il reste à acheter tout le monde :


1/ les profs de lycée : 5 € la copie C'est le prix de la reconquête du mois de juin dans la paix sociale. On et tombé bien bas. Extrait du Monde d'hier :


M. Darcos veut que les lycéens travaillent jusqu'à fin juin
LE MONDE | 04.06.08 | 11h23

"e ministre de l'éducation, Xavier Darcos, a précisé, mardi 3 juin, les modalités pratiques de la "reconquête du mois de juin". Annoncée en décembre 2007, et actuellement testée dans 15 départements (académies de Rouen, Dijon, Amiens, Besançon ainsi que les départements de la Lozère et du Vaucluse), cette réorganisation du temps scolaire doit permettre aux lycéens dont les établissements sont centres d'examen du baccalauréat de poursuivre effectivement leurs cours jusqu'à fin juin.
"C'est une perte d'un mois d'enseignement [pour les lycéens], a souligné M. Darcos. Pour les enseignants, cette situation entraîne une contrainte intenable pour achever les programmes scolaires dans les temps. Et pour le système éducatif, c'est près d'1 milliard d'euros de dépenses qui ne sont pas directement utiles aux élèves." Dans les départements pilotes, la rémunération des copies passera de 1,06 euro ou 1,32 euro après abattement, à 5 euros. "Cette majoration permet de prendre en compte le fait que la correction de copies se cumule avec la poursuite de l'activité d'enseignement et constitue donc une activité supplémentaire", a précisé le ministre de l'éducation nationale. Selon la rue de Grenelle, à ce tarif, la correction de 7 copies équivaudra, pour un professeur certifié, au paiement d'une heure supplémentaire. Les indemnités versées aux personnels de direction et aux gestionnaires d'établissements seront, quant à elles, majorées de 100 %.
La surveillance des épreuves du baccalauréat sera assurée "chaque fois que possible" par des personnels non enseignants ou des vacataires."
Le tout est d'arriver à corriger 7 copies de bac en 1 heure...

2/ Les profs du supérieur, eux, n'auront pas le choix : on fait tout ce que l'on peut pour rentabiliser. Lisez le témoignage d'un "jeune" chercheur à propos de l'Agence nationale de la Recherche. La pratique manageriale avant tout. C'est sur Fabula.

3/ Puis séduire les parents : stages de soutien aux lycées en difficultés (d'après AFP et Les échos)

Dans deux circulaires adressées mercredi aux recteurs, inspecteurs et proviseurs entre autres, dont une copie a été transmise à l'AFP, le ministre de l'Education, Xavier Darcos apporte des précisions sur le "dispositif de réussite scolaire", promis le 9 mai dernier, dans 200 lycées en difficulté.
Les stages de soutien auront lieu cet été durant "la deuxième quinzaine d'août", pendant deux semaines, à raison de quatre heures par jour. Ils s'adressent "aux lycéens ayant réussi leur baccalauréat à la session 2008 et poursuivant des études supérieures", et "aux élèves entrant en terminale générale, technologique ou professionnelle".
Le dispositif s'appliquera également pendant l'année 2008-2009. Il s'organisera selon deux modalités : "un accompagnement
" et "des sessions de stages d'une semaine durant les vacances de Toussaint, d'hiver et de printemps".
Le ministre liste ensuite les 200 établissements concernés. La plupart se situent dans les académies de Créteil, Versailles, Lille et Aix-Marseille."

4/ Enfin flatter les plus réacs via les programmes: Cherchez l'intrus : Droits de l'homme - éducation civique - clandestin. vous avez trouvé ? Une déclaration de la Ligue des droits de l'homme va vous éclairer :

Programmes du collège : la LDH saisit la Commission des droits de l'Homme

La Ligue des droits de l'Homme a saisi mercredi la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) pour faire revenir le gouvernement sur une formulation de futurs programmes d'éducation civique au collège, qui est selon elle contraire à l'état du droit actuel.

Dans le projet de nouveaux programmes d'éducation civique pour le collège, actuellement soumis à consultation, il est écrit que le programme de troisième, au chapitre "citoyenneté et nationalité", abordera notamment "la nature des
droits civils, économiques et sociaux accordés à tous les habitants régulièrement installés sur le territoire national".

Pour la Ligue des droits de l'Homme, "le gouvernement envisage" ainsi "de faire enseigner à tous les collégiens de France que
les droits fondamentaux sont réservés aux étrangers en situation régulière, ce qui est non seulement inacceptable mais contraire à l'état du droit en vigueur". En particulier à la Déclaration universelle des droits de l'Homme qui affirme que "les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits".
La saisine de la CNCDH vise à attirer l'attention du gouvernement pour "
revenir au plus vite au respect du droit et des droits dans la définition des programmes scolaires" car "la transmission des valeurs d'égalité et d'universalité des droits est une mission fondamentale de l'école de la République", écrit la Ligue.


Et toujours, administrativement en venir au but final : triturage des chiffres de passage et incitation au non redoublement (II). Après le doc d'avant hier en voici un autre qui dans l'académie d'Orléans-Tours, cette fois montre bien toutes les pressions de l'administration pour éviter les redoublement (ici fin de 3e). HJe bous laisse consulter le doc pdf, mais en voici la conclusion éloquente.

"
La décision d'orientation vous appartenant en dernier ressort, je compte sur votre engagement pour inscrire votre établissement dans les perspectives tracées au niveau départemental et académique"

lettre IA orientation

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Darcos menteur ... et nouveaux concours

* Si Darcos ne donne pas d'ordre pour réduire le nombre de redoublements, son administration, elle ne s'en prive pas. En voici la preuve. Document de l'administration rectorale.



Ca, c'est fait.

* Protocole de discussion (II, le lycée). Après le discours du Grand Timonier hier, en voici un peu plus pour comprendre ce qui va se passer. D'après AFP.

Réforme du lycée: Darcos soumet un document aux syndicats enseignants

Xavier Darcos a envoyé aux syndicats enseignants une "position commune sur les objectifs et les principes directeurs de la réforme du lycée", dont l'AFP a obtenu copie mardi, un texte amendable destiné à trouver un accord commun avant de discuter du contenu de la réforme.
Soulignant la nécessité de "rechercher le consensus le plus fort du corps social autour du concept d'un nouveau lycée", le ministre de l'Education énumère quinze "positions communes" à partir desquelles les discussions pourraient être engagées.
Il fixe
quatre objectifs. Le premier est de "garantir la poursuite d'études dans l'enseignement supérieur" en diminuant "par trois en cinq ans le taux d'échec" en début d'université.
Ensuite il faudra
diminuer les redoublements (15% des élèves actuellement en seconde) et "réduire le poids des déterminismes sociaux" dans l'échec au lycée. Le troisième objectif est "une réelle liberté de choix des lycéens en évitant l'enfermement trop précoce dans des filières", et le quatrième une plus grande autonomie aux établissements.
Les
"principes directeurs" reposent sur le développement du "travail personnel autonome", pour mieux préparer les lycéens à l'université, "la personnalisation des parcours scolaires", des modalités "plus souples" pour "la remise à niveau des élèves", des "possibilités de passerelles et de réorientation" afin que "les changements de parcours soient plus faciles à organiser" qu'actuellement.
Le ministre propose encore de mieux tenir compte de ce que sont les lycéens aujourd'hui, à la fois plus autonomes et en demande d'accompagnement.
Enfin, la "nouvelle conception du métier d'enseignant" recherchée devrait passer par une relation avec les lycéens dépassant les seuls cours pour s'étendre au "soutien" et à la "remise à niveau", au conseil pour l'orientation et à "la préparation méthodologique aux études supérieures".
Il s'agit aussi de favoriser "le travail en équipes", y compris interdisciplinaires, "la liberté pédagogique" et les échanges avec les enseignants d'université.
Enfin, Xavier Darcos propose une meilleure répartition sur le territoire des offres d'options et de soutien scolaire, et de "nouvelles conditions pour l'autonomie" des lycées.

Et puis on trouve ça sur le site d'un certain syndicat :

"Les propositions reprises par le Président Sarkozy sur l’évolution du lycée constituent pour le Sgen-CFDT une base de discussion."
Bon, ça, c'est fait. Il y en a qui vont se prendre une base de discussion dans la gueule...


*C'est FO dans un communiqué qui nous en dit plus ce soir sur le recrutement des enseignants d'après le doc fourni aux syndicats (merci Laurent)


Concours de recrutement et formation des enseignants :
Réforme ou destruction des concours et du statut ?

  
Le président de la République et son  ministre annoncent un nouveau recrutement des futurs enseignants au niveau du master 2 : un « concours » - d’un nouveau type – serait organisé pour sélectionner un certain nombre d’étudiants en master. .
Les sélectionnés devraient effectuer des stages (non rémunérés) soit en école, soit en établissement secondaire, suivis par  un tuteur.
Ils seraient « titularisés » à l’issue d’une évaluation positive de ces stages et à condition d’être titulaires d’un master. Aucune garantie n’est donnée quant au maintien de la valeur nationale de ce diplôme puisque  ce master serait préparé dans le cadre d’universités elles- mêmes autonomes ne dispensant plus le même enseignement sur l’ensemble du territoire.
Il ne s’agirait plus de concours de recrutement dans un corps de fonctionnaires de l’Etat comme le sont les actuels concours (CAPES, Agrégation, Professeur des écoles…).
Ce dispositif signifierait la fin de l’année de formation initiale rémunérée dans le cadre d’un statut de fonctionnaire stagiaire de l’Etat ; «la deuxième année de formation à l’IUFM, celle qui correspond actuellement, pour le futur enseignant, à une année rémunérée par l’Etat en tant que stagiaire, va certainement disparaître » a pour sa part déclaré à l’AFP le président de la conférence des directeurs d’IUFM suite aux annonces ministérielles. Or cette année d’IUFM qui est l’année de formation professionnelle représente 20 000 emplois dans la fonction publique, ce qui signifie que l’Etat fait l’économie de 20 000 traitements de fonctionnaires stagiaires en proposant la « mastérisation  » de la formation des maîtres.

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La position du missionnaire

* C'est le Figaro qui relate avec le plus grand soin la visite de Fillon, Dati et Darcos dans un lycée. Ils s'y sont (presque) faits virer. C'est là. Extraits :
Visite ministérielle mouvementée dans un lycée
C.M. (lefigaro.fr) avec AFP 02/06/2008

"François Fillon, Xavier Darcos et Rachida Dati sont repartis sous les huées des manifestants, à l'issue d'une visite émaillée de violences. Un gendarme est «sérieusement» blessé à la main.
«Tout le lycée est mobilisé pour les empêcher d'entrer» avaient prévenu, hier soir, les élèves du lycée Paul-Bert, dans le 14e arrondissement de Paris. Les parias ne sont autres que le premier ministre, François Fillon, la ministre de la Justice Rachida Dati et celui de l'Education, Xavier Darcos, venus évoquer le nouveau plan gouvernemental de prévention contre l'usage des drogues, dans ce lycée.
La contestation s'est faite de manière plutôt violente : des heurts ont opposé les lycéens aux forces de l'ordre. Les gendarmes mobiles ont violemment repoussé les manifestants. Parmi eux, trois personnes ont été interpellées et un gendarme a été «sérieusement» blessé à la main. Selon les policiers, un lycéen avait sur lui une «arme blanche». Malgré tout, les membres du gouvernement ont poursuivi leur visite de l'établissement, avec notamment un débat d'une trentaine de minutes avec des élèves, des représentants de parents et un psychiatre.

«Bling-bling médiatique»
Xavier Darcos a justifié l'intervention des forces de l'ordre. «Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois une certaine confusion dans les établissements, c'est comique», a-t-il dit à propos des manifestants. «Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant». Avant de repartir sous les huées des manifestants, François Fillon a renchéri : «La police est là pour faire régner l'ordre. Les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets».

Voui, mais n'est pas comique qui veut...


* Sarkozy rédige la lettre de mission de celui chargé de réformer le bac et le lycée. En gros il lui demande ce qu'il faut faire pour réussir à faire passer sans concertation et manifestations ces réformes économiques. Tout est dit dans les propos de Sarko qui s'étalent dans vos journaux

En gros :

moins de cours au lycée ; plus de travail en autonomie ; fin des IUFM ; recrutement à MASTER. Intérêt de tout cela : faire baisser les coûts. C'est tout.
Si il y en a un qui me sort qu'il y a du pédagogique la dedans...

Un bon papier sur la méthode Darcos-Sarkozy dans Le Monde de ce jour. La méthode du contre pied. Une bonne analyse politique. C'est là .

Notre missionaire, lui, il y croît et sa position est nette (c'est encore Le Figaro qui le rapporte, décidément):

"Flatté de cette confiance, Jean-Paul de Gaudemar explique pour la première fois pourquoi il relève le challenge. «Le moment est historique, l'enjeu noble et magnifique. Il faut mettre toute notre énergie pour créer le lycée de demain, celui qui préparera à la réussite des jeunes, assure-t-il. Et, il n'y a plus de temps à perdre. «Dans notre pays, poursuit-il, nous avons ces dernières années réussi à accueillir dans nos lycées un nombre croissant d'élèves, nous savons à peu près les amener au bac, mais dès qu'ils obtiennent ce diplôme qui sanctionne la fin des années lycées, qui est aussi un passeport pour l'université, ils échouent en très grand nombre dans l'enseignement supérieur. À l'heure où la France veut conduire une classe d'âge au baccalauréat, nous avons le devoir de lutter contre cet échec.»
Pour limiter le gâchis, l'une des pistes qu'il envisage consisterait à rendre plus autonome des élèves qui ont un peu trop pour habitude d'ingurgiter des cours magistraux de façon passive. Les yeux rivés sur les pays d'Europe du Nord où les élèves ont moins d'heures de cours mais des résultats bien meilleurs dans les palmarès internationaux, il suggère : «On peut imaginer de diminuer le nombre d'heures de cours, de multiplier les travaux de recherche, de travailler en groupe», suggère le recteur pour qui il sera aussi très important de développer le soutien scolaire dès qu'un lycéen commence à perdre pied. Pas question, jure-t-il, de se laisser enfermer par des tabous. «Les délais sont assez brefs, reconnaît-il, puisque le ministre veut que la réforme entre en vigueur en classe de seconde dès la rentrée 2009, mais je n'ai pas d'a priori.» Y compris celui de toucher au baccalauréat «Je sais que notre pays est très attaché au bac. Ce n'est pas une raison pour ne pas réfléchir à son évolution, ça fait aussi partie de ma mission.»

Même assurance tranquille à l'égard
des filières (L, ES, S…), qui, à l'en croire, pourraient aussi connaître des changements. Sa méthode pour éviter grèves et manifestations, il l'a déjà arrêtée. «Je vais entendre les lycéens, les associer à la réforme, confronter les hypothèses. Je ferai de même avec les enseignants, il y a dans cette profession des gens qui font des choses extra­ordinaires. Il faut faire fructifier toutes les expériences.» Pour son directeur de cabinet au rectorat, il a toutes les chances de réussir. «C'est un travailleur acharné. Il saura prendre le temps d'écouter.» Pour rester proche du terrain, il a d'ail­leurs décidé de garder son poste pendant la réalisation de sa mission."

Et tout cela avant le 10 juillet. C'est sûr à cette date, les profs de lycée qui sortent à peine du bac pourront se mobiliser...
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La galère

* Comment économiser 800 millions d'Euros ? facile : en supprimant l'année de stage après la réussite des concours. C'est vous l'avez tous compris l'objet de la réforme de la formation des maîtres, réforme qui va en gros officialiser la disparition des IUFM. Tant mieux ? Pas sûr, car être jeté dans le métier 18 heures sans aide cela risque d'être dur. Entre l'IUFM et rien, mieux vaut l'IUFM, au moins on se soutien entre collègues.
Un seul avantage (peut-être) : les débuts de carrière seraient mieux payés (les autres on s'en fiche).

En tout cas c'est la fin de la formation initiale, les Universités récupèrent le travail (ce qui en soit n'est pas scandaleux non plus, mais permet à certains de nos chers universitaires d'enfler un peu plus..).

Reste que à mon avis, on a pas encore tout vu de cette réforme... pour mémoire on en parlait déjà dans ces colonnes il y a quelque temps, plus particulièrement là (c'était en janvier !).

*L'armateur, l'amateur ou l'armature ? Darcos fait parti du socle commun du prochain gouvernement de Sarkozy. Il fait parti du gouvernement croupion (ça sent mauvais) qui se réunit régulièrement sans Fillon (Le Monde).

Ceux qui n'en font pas partie jalousent le clan des sept que Nicolas Sarkozy réunit le jeudi matin à l'Elysée, en l'absence de François Fillon. "Vous êtes les plus proches, je vous veux près de moi", a d'emblée lancé le chef de l'Etat aux ministres Xavier Bertrand (travail et relations sociales), Brice Hortefeux (immigration, intégration), Xavier Darcos (éducation nationale), Eric Woerth (budget) et aux secrétaires d'Etat Laurent Wauquiez (emploi), Luc Chatel (industrie et consommation) et Nadine Morano (famille) lorsqu'il les a réunis, pour la première fois, le 15 mai. "Vous êtes l'armature de mon prochain gouvernement".

*Enfin avec eux, les messages ne sont pas téléphonés. si vous en l'avez pas encore vu, voici la dernière chanson du dimanche :

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