Dans la ligne droite

En fin de post les premières images de Luc Chatel en action au ministère de l’Education nationale.
Un reportage photos Mammouth (ou presque)



*Tu t’en vas...

Darcos a dit sur le péron du ministère avant de partir: "Je suis arrivé ici pour la première fois en 1993 [comme directeur de cabinet de François Bayrou], j'y suis retourné plusieurs fois depuis, mais là, vraisemblablement, je ne reviendrai plus".

Saura-t- il tenir sa promesse ?



* Une adresse qui en dit long

Tandis  que  les derniers tirs d'artillerie se poursuivent et que l'on évalue  déjà  les  prochaines victimes à 16 000, l'officier de réserve Luc Chatel (fils de l'amiral Chatel) est envoyé sur le front de l'Educ Nat  pour  y  prendre son commandement; la stratégie, guerre éclair et frappes tout azimut, ne devrait pas être remise en cause.




* Sujet du Bac. Vous l’avez tous lu dans Libé, mais le revoici :

«Nathalie Cerisier est commerciale chez un fabricant de matériel de caisse. Elle prospecte donc les grande surfaces afin de leur proposer des postes de caisses ergonomiques. Mais cette salariée n’atteint plus les objectifs de vente fixés par son manager.» L’énoncé précise que l’employée a alors suivi deux formations spécifiques, pour rebooster ses performances, sans résultat selon l’employeur. Quelques mois après, la salariée reçoit cette lettre: «Nous avons le regret de vous notifier votre licenciement pour raison d’insuffisance professionnelle: incapacité d’atteindre les objectifs de vente fixés sur 2 ans, baisse constante des ventes, manque de motivation au travail.» (Voir le sujet en intégralité ici) Parmi les questions posées aux candidats: «Formulez le raisonnement juridique que devra conduire l’employeur si l’affaire devait être portée devant le tribunal».



* Appâter le goujon et favoriser la libéralisation :

AFP - Quartiers: une prime pour attirer les enseignants (Institut Montaigne)

L'Institut Montaigne, cercle de réflexion libéral réunissant universitaires et dirigeants d'entreprise, préconise dans un rapport de verser aux enseignants une prime équivalant à 100% de leur salaire de base, afin de les inciter à venir travailler dans les quartiers.
Intitulé "Des initiatives locales pour déghettoïser les quartiers", ce rapport publié mercredi est le fruit de "plusieurs mois d'enquêtes sur le terrain", dans le quartier des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis).
Ce quartier de 7.000 habitants, dont la moitié de moins de 20 ans, est celui qui "concentre le plus de difficultés" en banlieue parisienne, d'après l'étude: le taux de chômage y est supérieur à 25%, contre 8,7% au plan national.
Coécrit notamment par Maurad Cheurf, ancien habitant du quartier devenu entrepreneur, et Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du monde, le document fait 14 propositions allant de l'école aux transports en passant par la formation, l'emploi et la santé.
Sur l'école, il prône de confier le recrutement de l'ensemble des personnels, y compris les enseignants titulaires, aux directeurs. Les enseignants devraient également percevoir une prime équivalente à 100% de leur salaire de base.
Sur l'emploi,
l'Institut prône l'implantation d'un centre d'orientation et de formation pour permettre aux entreprises de recruter localement.
Quant à la santé, l'étude propose la création d'une maison de santé pluridisciplinaire, financée par une mutuelle de santé.
"Il s'agit de démontrer que sur le terrain, par des initiatives locales, il est possible de faire évoluer les choses dans le bon sens", écrit l'Institut, dont le rapport est consultable sur son site www.institutmontaigne.org.



* Après le parents d’élèves, les profs refusent les crucifix.

Le jeudi 25 juin 2009, Claire Bottineau-Sicard, agrégée de Lettres, aurait dû faire passer les épreuves anticipées de français (EAF) au lycée Saint-André de Choisy-le-Roi, établissement privé catholique sous contrat. Comme le bac est un examen national, et que la France est un pays laïque, elle avait demandé très justement qu'on retire une croix de bois près du tableau, afin que les candidats (qui provenaient tous d'établissements laïques) ne soient pas gênés par cette marque trop ostentatoire. C'est une demande très courante des examinateurs, qu'ils obtiennent d'ordinaire sans aucune difficulté.
Toutefois, cette fois-ci, le directeur de l'établissement opposa un refus catégorique à la demande de Mme Bottineau-Sicard : on lui assura que depuis des années, nul ne s'était plaint de cette croix (!), et que l'établissement accueillait en son sein des élèves et des personnels de confessions diverses. Une discussion hors sujet sembla donc débuter, et Mme Bottineau-Sicard préféra l'écourter afin de ne pas mettre les candidats en retard. Elle commença donc les oraux du bac.
À 11 h du matin, la directrice fit irruption dans la salle d'examen : elle confirma à Mme Bottineau-Sicard que la croix ne serait pas enlevée, et qu'elle avait obtenu l'accord du SIEC (Service interacadémique des examens et concours.) Très surprise de cela (car c'est une chose qu'un établissement catholique reste sur sa position, et une autre qu'un organisme publique et laïque accepte cette position), Mme Bottineau-Sicard profita de sa pause au milieu de la journée pour contacter le SNES, auquel elle n'était pas syndiquée. Évidemment, on lui répondit qu'elle était dans son droit le plus strict, le plus absolu, et peut-être même, dans son devoir de fonctionnaire. Rassurée d'entendre cela, Mme Bottineau-Sicard revint au lycée Saint-André en réitérant sa demande ; expliquant que si elle ne lui était pas accordée, elle se voyait dans l'impossibilité de faire passer convenablement cette épreuve nationale. Qu'à cela ne tienne : il était 13 h 40 et les premiers candidats étaient convoqués à 14 heures. On interrompit par conséquent les épreuves de français, et l'on fit attendre cette examinatrice jusqu'à 15 h, heure à laquelle on lui expliqua qu'elle pouvait rentrer chez elle : le chef du centre du SIEC avait donné raison à l'établissement (!), et on avait organisé le remplacement de l'examinatrice.
Voilà un extrait du témoignage de cette enseignante : «On m'a alors demandé d'écrire une lettre à faxer au chef de centre expliquant ma défection. J'ai été conduite dans une salle où j'ai composé un courrier à la va-vite, courrier relu par la directrice qui m'a assuré que l'établissement donnerait “sa propre version” (ce dont je ne doute pas une seconde). J'ai rendu les descriptifs en ma possession (je n'avais pris que les deux qui m'étaient nécessaires pour la journée) et mes bordereaux d'interrogation. La directrice m'a demandé si j'avais également mon paquet de copies. J'ai manifesté ma surprise – corriger des copies ne me posait en effet pas le même type de problème. J'ai compris qu'elle supposait que j'avais trouvé un moyen procédurier d'échapper à mes obligations de service, ce qui n'était nullement le cas. Il devait lui sembler incongru qu'un professeur de la République tienne autant au respect de la laïcité que le directoire de l'établissement à la présence constante d'une croix dans chaque salle. »

* Les reportages presque imaginaires. Les images d’un ministre au travail...

- Luc Chatel reçoit les représentants syndicaux, mais se trompe (de mammouth) et parle du ministère de l’élevage.



-L’homme qui parle aux oreilles d’une vache saura-t-il parler aux enseignants ?



Allez, grand concours de légendes. Balancez on publiera (nous aussi dans la ligne droite de ce qu’on a fait sur Darcos).

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Les ministres passent...


L’Education nationale va bien. Va mieux même. Aujourd’hui, de la grande cacophonie à tous les niveaux (et surtout aux plus hauts*)
* je dis cela pour ceux qui voient les choses d’en bas et qui trouvent que ce n’est déjà pas terrible. Ne vous inquiétez pas, en haut s’est encore pire...

* Le bac tout d’abord : l’histoire géo à des fuites.

Non ce n’est pas un problème de robinet qui relèverait de l’épreuve de maths, mais les deux compo de la série ES et une de la série S auraient été fuitées sur Facebook, ce qui a demandé des changements en début d’épreuve. Sauf que partout ces changements n’ont pas été faits, et que certains candidats en n’ont pas tenu compte.


* le Brevet ensuite. 15426e épisode de la réforme pour l’année prochaine.

L’histoire de l’art devient obligatoire sans l’être... Allez comprendre.

En commission spécialisée des collèges le 24 juin, le ministère propose un amendement au texte qui sera examiné le 1er juillet en Conseil supérieur de l’Education : l’histoire des arts ne serait plus expérimentée en 2009-2010 mais imposée à tous les collèges à la rentrée 2009.
L’épreuve ne serait pas obligatoire, mais tous les élèves qui le souhaitent pourraient s’y présenter.
Seraient pris en compte les points au-dessus de 10. En revanche pour la session 2011, l’épreuve d’histoire des arts serait coefficient 2 au brevet.


* Principe de base de la gestion des flux d’orientation : la conformité.

Voici une lettre d’un proviseur à ses enseignants qui en dit long sur la façon de gérer l’orientation, et ce que doivent être les performances d’un établissement.



What else ?

* Laïcité (dans la gueule).

Lettre d’un parent d’élève qui trouve un peu gros que son fils, scolarisé dans un lycée public, soit convoqué à passer la bac dans une institution privée
.
Monsieur ****

à Monsieur le Recteur de I'Académie d'Orléans-Tours

Objet: convocation d'examen de mon fils dans un établissement privé confessionnel

le 24 juin 2009

Monsieur le Recteur,

J'ai découvert avec stupéfaction il y a quelques jours que mon fils *****, élève de 1ère du lycée public ****** était convoqué pour le passage de son épreuve de Français du baccalauréat au lycée privé confessionnel St Ursule ***. Je tiens par ce courrier à vous faire connaître mon indignation de parent devant un tel fait qui bafoue totalement de façon générale la laïcité, et en particulier mes convictions personnelles athées.

Comment est-il possible 104 ans après l'adoption dans notre pays de la grande loi de séparation de l'église et de l'état, portée par le combat commun de Ferdinand Buisson, d'Aristide Briand et de Jaurès, aboutissement du combat des philosophes du siècle des Lumières, de la grande Révolution de 1789, des demandes répétées de tous les progressistes: Paul Louis Courrier, Paul Bert, Michelet, Anatole France, etc....(autant de noms donnés à nos écoles collèges et lycées publics...) au premier rang desquels se tient Victor Hugo et son combat contre la très réactionnaire loi Falloux, comment est-il possible que I'on bafoue aussi ouvertement la liberté de conscience des jeunes scolarisés dans les établissements publics et de leurs familles ?

Monsieur le Recteur, les règlements intérieurs des établissements publics laïques ne font-ils pas mention de I'interdiction du port de signes religieux distinctifs afin d'éviter tout dérapage communautariste ?,.. alors pourquoi convoquer les élèves de I'enseignement public dans des établissements privés confessionnels à dénomination religieuse ostentatoire, contenant , tant dans la cour de l'établissement, que dans différents couloirs ou salles de classe, statues, crucifix ou représentations de personnages religieux ?

Monsieur le Recteur, est-il normal que des jeunes soient obligés, par leurs conditions d'examen, d'être contraints de passer sous les symboles et les idoles d'une religion dont les plus hautes autorités se répandent en déclarations contre le port du préservatif en Afrique < qui aggraverait l'épidémie du sida >, émettent ou laissent émettre en leur nom des doutes sur I'existence des chambres à gaz, ou se portent caution morale des commandos anti-lVG comme le fit un évêque de Tours (devenu depuis une sommité de la hiérarchie de sa religion) il y a quelques années... Est-il normal que les convictions lalques des familles de l'enseignement public soient ainsi méprisées ?

Monsieur le Recteur, la loi de 1905 de séparation de l'église et de l'état, est une loi d'apaisement et de concorde qui, en établissant que la religion est une affaire privée, permet la cohabitation à égalité de droits des citoyens dans le cadre républicain. Propulser et missionner délibérément et volontairement, les établissements privés confessionnels comme centres d'examen c'est y porter atteinte ouvertement et laisser se développer le risque des graves conséquences civiles qui pourraient en découler .

Au témoignage de mon indignation devant mes convictions personnelles laïques et athées bafouées je vous rajoute I'expression de ma volonté de citoyen libre d'oeuvrer sans relâche, avec tous ceux qui partagent cette exigence démocratique, pour que la loi de 1905 soit intégralement respectée.

Je vous prie d'agréer Monsieur le Recteur I'expression de ma parfaite considération.


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Au revoir...

Encore un aveu du gouvernement : Darcos nommé ministre du Travail, parce que jusque-là il ne faisait rien.

Il va là aussi pouvoir en supprimer des postes...

* Chatel, un L’Oréal évident.

Le nouveau ministre a-t-il des idées en matière d’éducation ? Pas certain. Voici en tout cas ce qu’il écrivait sur son blog en 2007.

Réformer l'université : une urgence
« Va-t-on encore longtemps accepter le taux d’échec en premier cycle universitaire très élevé qui conduit 90.000 jeunes à quitter l’enseignement supérieur sans obtenir de diplôme, et pour 19% d’entre eux, de connaître le chômage de longue durée ?

Sous couvert d’une soit-disant impossibilité de réformer l’université, la France entame un retard considérable dans ce domaine. Or, dans un monde où l’innovation et la compétitivité sont incontournables, et pour permettre à la France de construire une véritable attractivité au niveau mondial, nous devons être conscient de l’enjeu fondamental que représente un enseignement supérieur d’excellence.

Etant moi-même issu de l’Université, je ne me résigne pas. Je préfère mettre sur la table un programme ambitieux, qui couple une augmentation des moyens alloués à nos universités et une profonde réforme qui se déclinerait en quatre axes majeurs :

D’abord, faire de l’Université la clef de voûte de l’enseignement supérieur et de la Recherche, en intégrant les unités de recherches aux établissements universitaires, mais également aux Grandes Ecoles. Ces « campus de recherche » bénéficieraient de zones franches pour simplifier l’installation d’entreprises à proximité.

Ensuite, réformer la gouvernance des universités, en changeant la composition des Conseils d’Administration, qui devront comprendre un quart de personnes extérieures cooptées dans le monde scientifique ou économique, et en renforçant ses compétences. Proposons également aux Universités qui le souhaitent (et elles sont nombreuses) d’expérimenter un statut d’autonomie.

Pour palier l’inadéquation entre les formations des jeunes diplômés et les besoins du marché du travail, il faut faire connaître aux étudiants (et à leurs parents) les débouchés des filières dans lesquelles ils s’engagent, au travers de la création d’un véritable service public de l’orientation, plus personnalisé et mieux connecté au monde du travail. Pourquoi ne pas envisager aussi l’orientation sélective à l’entrée des Universités (après tout, cela existe pour les facs de médecine depuis 1971), et la mise en place de dispositifs de réorientation des étudiants dès la première année.

Enfin, je pense qu’on étudie d’autant mieux que l’on se sent considéré et que l’on a les moyens de ses ambitions. Cela passe par l’engagement d’un plan massif en faveur du logement étudiant, équipement des campus, création d’emplois réservés aux étudiants au sein de l’université, développement de l’offre de bourse et rénovation des conditions d’attribution, créations de prêts à taux zéro garantis par l’Etat pour faciliter l’accès de tous aux études supérieures…

Alors, prêt pour une réforme d’avenir ? »

Mais est-ce une pensée cela ?


* Bilan de Darcos au ministère.

Un article du Monde fait le point sur ses trois vies à la tête de l’Education nationale.
C’est ici.



* Darcos, une dernière pour partir en beauté :

AFP - Darcos annonce 16.000 suppressions de postes à l'Education en 2010 (presse)

Le ministre sortant de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l'Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.
"J'ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", a déclaré M. Darcos.
"Il s'agit de 600 postes d'agents administratifs et de 14.000 postes d'enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l'enseignement privé (à hauteur de 1.400)", a-t-il ajouté.
Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.
La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau "master 2" (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d'application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d'enseignants ne seront plus affectés en IUFM,
mais directement en classe, ce qui permettra d'économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.




*Retour de la directive sur la libéralisation des services.

On ne parle désormais plus du plombier polonais, ni même de Bolkestein... Et pourtant tous les ervices pourraient y passer dans une indifférence générele orchestrée. Un article de Politis.

Extrait : Ceux  qui  étaient  persuadés  qu’un  certain  nombre  de services (au hasard, les services publics et les soins de santé) resteraient exclus en seront pour leurs frais. « Il n’est pas inenvisageable que certains secteurs  aujourd’hui  exclus  du  champ  de  la  directive  y  soient réintégrés  à  l’avenir,  à la demande des professionnels eux-mêmes », souligne le rapport Bizet.

Cela finira bien par toucher l’Ecole (si ce n’est déjà fait). Alors autant être au courant.



* Une école de 28 classes, ça n’existe pas, ça n’existe pas ! et pourquoi pas ?

Bientôt sous vos préaux !


AFP - Projet de fusion d'écoles: parents et enseignants demandent le respect de la loi

La fédération des parents d'élèves FCPE du Val-de-Marne et deux syndicats d'enseignants du primaire se sont élevés vendredi contre un possible non-respect de la loi concernant la nomination d'un directeur dans une école concernée par un projet de fusion.
La FCPE-94 et les syndicats d'enseignants Snudi-FO 94 et SNUipp-94 ont été reçus mercredi au ministère de l'Education pour évoquer le cas de deux écoles voisines de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) qui
pourraient fusionner à la rentrée 2010, donnant naissance à une école de 28 classes, la plus grosse de France selon les parents d'élèves.
En attendant l'éventuelle concrétisation de ce projet, l'Inspection d'académie a indiqué que les deux écoles seraient dirigées par un même directeur, aidé d'un enseignant déchargé à plein temps.
Dans un communiqué transmis vendredi, la FCPE et les deux syndicats expliquent avoir attiré l'attention du ministère sur le fait qu'"administrativement la fusion des écoles Paul-Bert et Guy-Môquet n'a pas été prononcée".
"Le refus d'affecter un directeur à l'école Paul-bert est donc contraire au droit, en particulier à l'article 1 du décret 89-122 du 24/02/1989 qui oblige à nommer un directeur d'école par école constituée", écrivent-ils.
"
Personne ne pourrait admettre que les autorités de l'Education nationale refusent d'appliquer la loi", ajoutent-ils, en rappelant la mobilisation des parents, qui avaient occupé l'école fin mars, et des enseignants contre ce projet de fusion.

Une école Guy Môquet qui va fusionner avec une Paul Bert, pour donner une Ecole ... Xavier Darcos ?


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En attendant le nouveau ministre...

Pour ceux qui viennent directement sur le blog,
la
Une du Mammouth a été mise à jour.
C’est là.


* Mais qui se soucie de nous ? Pas vous ?

Vous non, mais l’OCDE oui. Fallait pas. Je ne sais pas si c’est bon signe...


Lexpress.fr - L'indiscipline des élèves et la modestie des salaires contribuent fortement à la démotivation des enseignants, indique l'OCDE dans une étude publiée mardi et concernant 23 pays appartenant à l'Organisation.
"Trois enseignants sur quatre ont le sentiment qu'ils manquent d'incitation pour améliorer la qualité de leur enseignement", indique ce rapport, le premier du genre effectué par l'OCDE.
En Australie, dans les Flandres belges, comme en Irlande ou en Norvège,
90% des enseignants interrogés disent n'attendre aucune récompense de l'amélioration de leur enseignement.
Les professeurs mettent aussi l'accent sur la difficulté grandissante d'enseigner dans des classes de plus en plus turbulentes.
Le mauvais comportement des élèves perturbe le fonctionnement de trois classes sur cinq dans les pays concernés par cette étude, conduite avec l'aide de la Commission européenne.
"
En moyenne, les enseignants passent 13% de leur temps en classe à maintenir l'ordre", note l'OCDE.



* Darcos fait de la concurrence illégale ? Se rêve-t-il en Zorro de l’antilibéralisme ?

Les Echos.fr - Après les stages d'été, Xavier Darcos lance les cours gratuits en ligne
[ 19/06/09  ]

Xavier Darcos poursuit sa reconquête du très lucratif marché du soutien scolaire. A quelques semaines de la fin de l'année, le ministre de l'Education nationale dévoilera aujourd'hui sa nouvelle initiative destinée aux jeunes vacanciers : la mise en ligne gratuite par le CNED (Centre national d'enseignement à distance) de « cours d'été » (leçons, exercices, corrigés...) destinés à l'ensemble des élèves, du primaire à la terminale.
Dans un premier temps, toutes les disciplines ne seront pas concernées, mais ces « cours d'été », qui couvriront l'ensemble du programme, donneront un avant-goût des ambitions plus vastes que nourrit le ministère : la mise en ligne, d'ici à quelques mois, de l'ensemble de ses cours. Une « bibliothèque numérique » dont la vocation dépassera largement les seuls jeunes écoliers français, pour s'adresser à un public adulte ou étranger.

Le prolongement de l'école

Ce coup d'essai estival risque surtout, dans un premier temps, de concurrencer les initiatives des maisons d'édition (fabricants de manuels, de « passeports » d'été...) et des organismes privés. Le ministre de l'Education n'a jamais caché sa volonté de réinvestir le domaine du soutien scolaire, qu'il considère comme le prolongement de l'école et une mission de service public. Il a, depuis un an, multiplié les initiatives pendant les vacances scolaires : 287.000 écoliers de CM1 et CM2 ont déjà reçu des cours de rattrapage (maths et français) et 44.000 lycéens ont pu bénéficier de stages de langues et de soutien. Il a aussi mis en place un « accompagnement éducatif » de deux heures quatre soirs par semaine à destination des « orphelins de 16 heures ». Selon un premier bilan dévoilé mercredi, 725.400 collégiens de l'enseignement public - soit un élève sur trois - et 147.000 écoliers auraient bénéficié cette année de cours de soutien (65 % du temps), d'activités culturelles (20 % du temps) ou de sport (10 %). L'opération a coûté 323 millions d'euros : 110.000 intervenants, pour la plupart des professeurs payés en heures supplémentaires, ont accepté de jouer le jeu.
L'initiative est également populaire chez les parents d'élèves et dans l'opinion publique. »
Ah, bien voilà...


* ... ou n’est-il en fait que populiste ?
Voici ce que justement révèle un sondage BVA pour la PEEP (fédération de parents de droite). Tiens donc...

Actualités.com - Education nationale : un service qui se détériore pour 25 % des parents interrogés


Alors que l’Education nationale fait face à des réformes d’importance, la Fédération des parents d’élèves de l’Enseignement public (Peep) vient de rendre publics les résultats d’un sondage réalisé auprès de plus de cinq cents parents par BVA.


Selon cette enquête, 37 % des parents interrogés estiment qu'en 2008 le remplacement des professeurs a été moins satisfaisant que l’année précédente. Pour 47 %, la situation est identique et 10 % pensent qu’il y a eu une amélioration.

Un quart des parents juge que l’enseignement délivré s’est dégradé sur l’année 2008, 56 % ne voient pas de différence et 15 % trouvent qu’il y a du mieux. Là où une note positive se dégage, c’est au niveau du soutien et de l’aide apportée face aux difficultés scolaires : pour 31 % des parents, l’amélioration est claire, 16 % voient une dégradation tandis que 45 % n’ont rien remarqué de neuf.

Les parents sont en attente d’un plus en termes d’aide personnalisée. Concernant le primaire, la moitié des parents interrogés pense que les nouvelles évaluations en CE1 et CM2 vont permettre de mieux connaître le niveau de chaque élève. Toutefois, 29 % restent sur l’idée que ces évaluations ne servent à rien…



* Et pendant ce temps là : 30 000 emplois supprimés dans l’EN : feu les EVS.

C’était au cas où vous avez cru l’espace d’un instant que Darcos avait rompu avec le libéralisme...

MEDIAPART-. Depuis 2005, le nombre d'enfants handicapés fréquentant l'école de la République a augmenté de 30%. Mais derrière cette politique volontariste affichée par le gouvernement, l'aide aux enfants handicapés est assurée par des contrats précaires, souvent sans formation, ni avenir. 30.000 emplois de vie scolaire (EVS) verront ainsi leur contrat sarrêter le 30 juin prochain.
Le cas des EVS nest que la dernière illustration en date dun «immense gâchis humain» dénoncé depuis trente ans par les associations de parents qui demandent sans relâche «une professionnalisation et une pérennisation des métiers de laccompagnement». «Ça fait 27 ans, que nos enfants handicapés servent de réponse à une politique de lemploi», soupire Marie-Christine Philbert, présidente de la Fnaseph, enseignante et mère d'une jeune fille handicapée.
Car depuis leur apparition en 1982, les auxiliaires de vie scolaire, pour la plupart des femmes, nont échappé à aucun des dispositifs de contrats aidés publics: dabord employés en TUC (travail d'utilité collective), puis en CES (contrat emploi-solidarité), puis en CEC (contrat emploi consolidé), en emplois jeunes, en CAE (contrat d'accompagnement dans l'emploi)...



* Du fun pour finir. Où va l’école catholique en France ?

Philippine vous répond. deux heures de bonheur déjanté. KTO...
Sur ce lien là .
oui, ben en fait ce n’est pas marrant du tout. Une analyse d’une profondeur rare : le « péché contre l’esprit », les maths modernes, la commission Boulloche, et la pensée de Claude Allègre...

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Formation, performances et 37

*Performances scolaires : mythes et réalités ? ou manière de présenter les choses ?

Un nouveau rapport sort sur la performance notamment dans le domaine éducatif. Il est là.

Il en sort par exemple les éléments qui suivent :

- 87% des élèves de fin de primaire "maîtrisent les compétences de base "en français, 90% en maths. A la fin du collège les taux sont de 78 et 88%
- Alors que la violence scolaire est utilisée pour mobiliser l'opinion, les chiffres officiels montrent qu'elle a nettement baissé. La proportion d'actes graves signalés est passée de 29 pour 1 000 élèves au collège à 13, de 33 à 15 en L.P.



* Formation professionnelle : si t’es pas promouvable tu ne seras pas formé ?


AFP -La formation continue n'est pas forcément synonyme de promotion

Le système de formation professionnelle, en passe d'être réformé, est en partie bâti sur un idéal de promotion sociale mais une étude publiée mercredi par l'Insee conclut que "
les personnes promues l'auraient sans doute été même sans formation".
"Cela ne signifie bien sûr pas qu'aucune formation ne peut entraîner une promotion: une étude plus poussée devrait par exemple examiner si un type de formation, notamment les formations diplômantes et de longue durée supérieure à un mois, ne pourrait pas engendrer un effet plus significatif", selon l'étude.
Mais l'étude tend à confirmer "l'idée que les entreprise ont tendance à former les individus dont les caractéristiques (...) favorisent d'avance la promotion sociale".
L'étude s'appuie sur la dernière enquête Insee "Formation et qualification professionnelle". Entre 1998 et 2003, environ 3,3 millions de salariés du privé ont suivi une formation d'au moins 30 heures dans les cinq ans précédents.
Rarement diplômantes (seulement 15%), ces formations concernaient d'abord l'informatique et les langues vivantes.
"La formation a longtemps été considérée comme une possibilité d'accéder à un statut social supérieur pour ceux qui n'avaient pas pu aller au bout de leurs études initiales", rappellent les auteurs.
En apparence cela semble vrai:
ainsi, "entre 1998 et 2009, près de 25% des salariés ayant suivi une formation dans le cadre d'un emploi ont connu une promotion, contre 12,5% de ceux qui n'ont pas été formés", selon l'étude.
Mais ce résultat ne tient plus dès qu'on mesure "toutes choses égales par ailleurs": en fait, les personnes envoyées en formation par leur entreprise ont des caractéristiques favorisant un parcours professionnel ascendant.
La probabilité d'accès à la formation augmente si l'on est un homme, âgé de 25 à 34 ans, déjà qualifié et pas immigré, rappelle en effet l'étude.
L'accès à la formation dépend encore davantage des caractéristiques de l'entreprise, du type de contrat et du bassin local d'emploi.
Il vaut mieux travailler dans une entreprise de 50 salariés ou plus, soumise à certaines obligations et où il est facile de s'organiser pendant l'absence d'un salarié en formation.




* Agricole : blocage


AFP - Les syndicats de l'enseignement agricole menacent de bloquer les corrections d'examens


Deux syndicats de l'enseignement agricole ont menacé vendredi, dans un communiqué, de bloquer les centres de correction d'examens au lendemain d'une entrevue au ministère de l'Agriculture à propos des dotations de postes pour la rentrée 2009.
Les revendications du Snetap-FSU, principal syndicat de l'enseignement agricole et du Syac-CGT portent sur "le rétablissement des 45 emplois de contractuels indûment supprimés", "le rétablissement de 88 emplois d'enseignants et 64 administratifs au budget 2009".
Ils demandent également un "moratoire sur les suppressions d'emploi dans le cadre de la préparation au budget 2010".

Reçus jeudi au ministère de l'Agriculture, les syndicats ont estimé qu'il n'avait pas été répondu à leurs demandes.
Dans un communiqué publié vendredi, le ministère met en avant "les moyens supplémentaires qui ont été attribués aux établissements publics d'enseignement agricole, en complément des dotations actuelles".
Il s'agit de "132 postes en équivalent temps plein", soit "environ 180 enseignants", et un volant de 90.000 heures supplémentaires", soit "une augmentation de 25%" des moyens disponibles, selon le ministère, qui "souligne l'importance du redéploiement budgétaire accompli (...) dans un contexte de nécessaire maîtrise des dépenses publiques".
Le Snetap-FSU et le Syac-CGT appellent à "organiser des actions à l'occasion des examens dans l'enseignement agricole: grève, blocus des centres de correction ou autre moyen pacifique
".


* Spécial 37 pour finir. Ils sont forts dans l’Indre-et-Loire, et battent même record sur record.

De notre envoyé spécial :

- au top de la privatisation rampante : le lycée Descartes (Tours, établissement public d’élite et qui ne s’en cache pas) qui s’affiche sur le web comme pratiquant le soutien scolaire avec une boite de formation privée, le tout aidé par le Conseil régional (de gauche non dit-on...) on en a déjà parlé là. Voyez ce que cela donne sur Google :




et voilà ce que cela donne sur le site de ladite institution privée :





- Un enchantement même le 37, surtout dans le primaire, ou ils sont un inspecteur académique à l’envoûtant nom de MERLIN (pin pin) qui ne passe pas son temps dans de vieux grimoires à jeter de la poudre aux yeux. Voyez plutôt :



... en fait il a trouvé la formule magique pour faire disparaître les sous. Et hop !

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brouiller l'écoute

* Le Figaro travaille à la fin de l’école républicaine en vantant les mérites de lycées « prépa à la prépa ».

Sur cette page. Des bacs prestigieux pour lycéens modèles

Les sections internationales ou les combinaisons sciences-humanités attirent de plus en plus d'élèves prêts à la compétition.

Indifférents à la litanie habituelle sur la baisse de leur niveau, les lycéens sont de plus en plus nombreux à présenter des bacs prestigieux. En seconde, première et terminale, ils étaient au total près de 100 000 l'an dernier (contre 45 000 en 2002) inscrits dans des classes à forte dominante internationale préparant à une dizaine de bacs différents : l'abibac (franco-allemand), le bac «section européenne» ou «langue orientale» ou encore le bac «option internationale», voire le bachibac (franco-espagnol), etc. Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, a récemment signé un accord pour un futur «EsaBac», franco-italien. Des négociations sont engagées avec Israël et le Royaume-Uni pour en créer d'autres.
Les familles se battent pour accéder à ces formations très prisées, accessibles dans une poignée de lycées, dits «internationaux» (à Strasbourg, Saint-Germain-en-Laye, Ferney-Voltaire à la frontière suisse, etc.) qui recrutent hors carte scolaire, mais aussi dans de nombreux établissements publics et privés : aujourd'hui, près de 40 % des lycées d'enseignement général possèdent au moins une classe «européenne».

Scolarité en anglais

Au lycée des Pontonniers, à Strasbourg, Martine Queluen, la proviseure, a reçu cette année 700 dossiers de jeunes de troisième désireux d'effectuer une partie de leur scolarité en anglais pour 350 places. Les plus doués en langues sont retenus. Ils bénéficieront d'heures supplémentaires par rapport à leurs camarades pour approfondir leurs connaissances sur une langue et un pays étranger.
«Ils sont tous à 36, voire 38 heures de cours par semaine et en redemandent. On est loin du discours ambiant sur les semaines trop chargées des lycéens 


* A l’Américaine.


Est-ce vraiment utile ?

AFP -
Première à Paris-VI: de jeunes docteurs en toge dans une cérémonie solennelle

L'université Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) a, pour la première fois de son histoire, décerné samedi à Paris, des diplômes de doctorat à 300 de ses 700 docteurs annuels, tous en toge, au cours d'une cérémonie solennelle, a constaté un journaliste de l'AFP.
Devant plus d'un millier de personnes, les 300 nouveaux docteurs en toge et toque noire se sont installés dans l'amphithéâtre Farabeuf comble, face à leurs professeurs également en toge, vers 14H30, afin de recevoir jusqu'à 17H30 leurs parchemins et leurs écharpes de docteur.
La cérémonie haute en couleurs a été présidée par le Pr Jean Chambaz, vice-président de l'UPMC.
Se justifiant contre "l'américanisation" de l'événement, il a rappelé que "c'est une vieille tradition européenne au départ qui remonte au Moyen Age au moment de la création des universités". Un film a ensuite été projeté sur l'insertion professionnelle des anciens de l'UPMC, "très recherchés" pour "la qualité de leur formation, leurs performances et leurs compétences", selon M. Chambaz.

L’ émancipation n’est-ce pas se libérer des traditions ?


* Retour du Livret ouvrier (mais étendu à tous) ?

C’est ce que pourrait être ce passeport d'orientation que Darcos vient de mettre en place.


Dans la jungle de l'orientation, les solutions 'net' de Darcos

Jeune, la question de vos parents était : « Tu veux faire quoi plus tard ? » Et vous aviez toute latitude de proposer les métiers les plus extravagants : chasseur d'étoiles de mer, nettoyeur de la Lune et d'autres. Après le bac, étonnamment, la question revient. Mais là, plus de place à l'humour et la rêverie.

C'est à cette intention que Darcos vient de mettre en place plusieurs outils permettant de débroussailler la jungle de l'orientation et des diverses formations possibles.

Du tchat, mais pour son avenir

La plateforme
Mon orientation en ligne passera ainsi entre novembre et janvier 2010 de l'expérimentation à Amiens, à un service national. Par simple tchat, on obtiendra des réponses claires aux questions et en temps réel.

En plus, un numéro Azur, le 0810 012 025 est accessible pour d'autres conseils, au prix d'un appel en local. Depuis mai qu'Amiens teste ces solutions, elles semblent avec pas mal conquis les coeurs : 25.000 visites sur le site, 11.000 appels téléphoniques : au ministère, on est satisfait.

Orientation scolaire option moteur de recherche

En parallèle, notons la présence de
Onisep, toujours dans le cadre de l'orientation scolaire, et qui permet « à chacun d'avoir instantanément accès à l'ensemble de l'offre de formation de l'Éducation nationale » explique Xavier. Il suffit d'effectuer des recherches par mots-clefs pour disposer des informations sur les établissements proposant les options que l'on souhaite découvrir.

Pascal Charvet, directeur d'Onisep : «
Il est très difficile de circuler dans la jungle des formations. L'idée est de débroussailler ce maquis, de donner une information personnalisée. » Diplôme, métiers, formation, mais également établissement et autres sont disponibles dans la base de données du site.

La passeport numérique, virtuel

Le dernier point évoqué durant la conférence tourne autour d'un «
passeport d'orientation » numérique ou virtuel, qui se destinerait aux collégiens, dès la 5e et permettrait de réunir toutes les interrogations auxquelles il fait face sur son avenir, les métiers qu'il envisage et les études qu'il souhaiterait poursuivre. Ces éléments, outre la nostalgie de leur consultation quelques années plus tard, simplifierait le suivi pédagogique estime le ministre.
*

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Libéral on vous dit...

* 97 % de réussite au Bac pro 2009 : fastoche.

Nouvelles modalités pour l’oral de rattrapage des Bac Pro 3 ans : suivez bien.

Désormais pour passer l’oral de rattrapage il faudra remplir deux conditions : obtenir 8/20 de moyenne générale et au moins 10 en épreuve prof (EPP).
Le nouvel oral qui sera le rattrapage portera désormais sur la description d’une tâche professionnelle « réalisée en entreprise ». La note obtenue à cet oral sera additionnée à la moyenne générale et le total divisé par deux sera la note finale.

La moitié de l’examen repose donc sur une tache professionnelle réalisée en entreprise. L’enseignement général a donc disparu de cet oral. Mais un seul jury, un seul oral, voici des économies en perspectives... de quoi donner des idées pour les autres sections ou il y a encore trois oraux à passer.



* Plus libéral tu meurs : Martin Hirsch veut-il faire travailler les moins de 16 ans.




Extrait du livret vert que M. Hirsch va présenter (rapporté par Marianne2):

«  Il  convient de se demander pourquoi il est interdit d'employer des jeunes travailleurs âgés de moins de seize ans aux étalages extérieurs des  commerces  de  détail  (...)  »  ou  encore,  « (pourquoi) il est interdit  d'employer les jeunes travailleurs âgés de moins de dix-huit ans aux travaux d’abattage des animaux dans les abattoirs »

Martin Hirsch a demandé aux services du secrétariat général du gouvernement
d’établir une liste des « limites juridiques en fonction de l’âge dont la justification n’est pas évidente ».

Et  pourquoi il est interdit que les surdoués deviennent directeurs de banques à six ans ?


* Darcos-Villiers, les deux font le pire...

Vous avez tous lu cet article de Rue89 qui fait le point sur le nouveau collège de Vendée. Extraits des principes de bases :

  • le tutorat permanent des profs avec passage "de la notion d'enseignement à la notion de présence"
  • l'internat pour six cents élèves pour "changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie" avec "deux soirées de culture générale" par semaine en vertu d'une "logique d'éducation humaniste"
  • pas de section "sport-études" mais une section "humanités classiques, art, culture" et la priorité aux options latin et grec
  • "l'engagement social personnel" et "l'apprentissage de la générosité" inscrits dans le règlement intérieur, à raison de "une demie-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, par exemple la visite de personnes âgées"


* "Ils ne devraient pas être payés en juin, mais poursuivent leur mouvement"

Le POOLP - Douze enseignants-chercheurs de la fac de droit de Lille 2 refusent toujours de délivrer leurs notes du premier semestre, empêchant les jurys de se réunir. "Ils ne devraient pas être payés en juin, mais poursuivent leur mouvement. Faut-il le voir comme le baroud d'honneur après des mois de grève ? À la fac de droit de Lille 2, douze d'entre eux refusent toujours de donner à l'administration les notes du premier semestre. Tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. « Nous voulons que le président s'engage devant le conseil d'administration à ne pas mettre en oeuvre la modulation des services d'enseignement des enseignants-chercheurs, que soit mis en place un plan de résorption de la précarité au sein de l'université. 35 % des personnels de l'université sont contractuels ou vacataires » , souligne Philippe Enclos pour le collectif des enseignants mobilisés. Depuis le 20 avril, le président de Lille 2 menace de pratiquer des retenues sur salaire. Christian Sergheraert a affirmé mercredi dans un communiqué que « les premières mesures réglementaires de retenue sur salaire seront exécutées en juin. » La retenue, c'est, selon Philippe Enclos 1/30 e du salaire brut par jour de retard et la notification date du 20 avril. Le mois de juin devrait donc ne pas être versé aux réfractaires. Pas de quoi les décourager. « Nous avons une caisse de grève ». À Christian Sergheraert qui les accuse de prendre les étudiants « en otages », Philippe Enclos répond : « nous avons fait des remises de notes officieuses aux étudiants et des attestations de notes à ceux qui veulent candidater pour un master 2. » Sans note, l'administration ne pourra toutefois pas délivrer de diplôme. Il faut donc sortir de l'impasse au plus vite".
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Ordre et désordre

Darcos, Sarkozy, adjudant et adjudant chef d’Empire.
Aujourd’hui un festival...



* Valse (hésitation) ministérielle. Sarko ne sait plus quoi faire : Borloo remplacerait Dacros.
Le feuilleton continue... On redoute le Grenelle du Préau.

* Mépris ministériel (suite et pas fin).


AEF - Masterisation : « J'aime beaucoup la CPU mais je pense surtout aux étudiants » (Xavier Darcos)


« C'est un petit épisode sur une période longue, de 7 à 8 mois [de travail] qui a eu ses hauts et ses bas », déclare Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale mercredi 10 juin 2009, commentant la décision de la CPU de suspendre sa participation à la commission Marois-Filâtre (L'AEF n°115327). Cette décision intervient alors que «
le ministère de l'Éducation nationale refuse de revenir sur les dispositions permanentes des décrets relatifs au recrutement des enseignants » (L'AEF n°114946), qui « anticipent le résultat des travaux de la commission Marois-Filâtre », explique la CPU.

« Ça s'est tendu, mais pas beaucoup non plus ! Il ne faut pas exagérer », nuance Xavier Darcos, « Nous allons continuer à travailler de la bonne manière. Je pense que l'on peut considérer que les choses avancent », ajoute le ministre.
« J'aime beaucoup la CPU (?) mais je pense surtout aux étudiants », se destinant aux carrières de l'enseignement, et qui ne peuvent pas attendre « octobre » pour savoir comment se déroulera leur année.

Le ministre affirme « travailler beaucoup » sur le dossier de
la masterisation, qui fait l'objet d'un « consensus », estime-t-il. Les décrets statutaires validant la masterisation font l'objet d'un examen devant plusieurs « instances », explique Xavier Darcos, avant un passage en Conseil d'État.

« À ma grande surprise », ironise le ministre, le CTPM du 28 mai a d'ailleurs adopté ces projets de décrets. La FSU s'est abstenue, rappelle-t-il, ce qui « revient à ne pas voter contre».

Ou comment refermer la porte...


* Stage d’autoritarisme et autres placebos

Le Parisien - Des stages pour apprendre à exercer ou affermir son autorité : c'est l'une des pistes annoncées hier matin par le ministre de l'éducation nationale pour contribuer à sanctuariser les établissements scolaires, alors que les violences, découvertes d'armes et agressions dans et autour des collèges et lycées semblent sinon se multiplier, du moins gagner en gravité depuis deux mois.

Les enseignants formés, pas les surveillants

Première injonction de Xavier Darcos : les personnels de direction, principaux, proviseurs et adjoints, mais aussi les conseillers principaux d'éducation recevront désormais une formation à l'exercice de l'autorité [cela veut donc dire qu’il ne savent pas exercer leur autorité, je le savais bien...]. Les surveillants ne semblent pas pris en compte, alors qu'ils sont le plus souvent en première ligne. En témoigne cette jeune assistante d'éducation en poste depuis plusieurs années dans un collège sensible d'Aulnay sous Bois : « Combien de fois nous retrouvons-nous à deux à la grille, avec une bande dedans, une bande dehors, qui attendent d'en découdre ?»

A partir de la rentrée, leurs supérieurs hiérarchiques au moins, devront désormais être préparés à la gestion de conflits à partir d'exercices concrets, éventuellement sous forme de stages, qui pourront être montés en partenariat avec la police ou la gendarmerie. Côté profs, c'est en option : quotidiennement en butte aux incivilités, voire aux gestes violents de certains élèves, ils pourront demander à bénéficier de stages de «tenue de classe», comme il en existe depuis cette année dans l'académie de Créteil, sous la houlette de Sébastien Clerc.

Un même réglement intérieur pour tous les établissements

Deuxième axe: le respect d'un code de la paix scolaire. L'initiative avait déjà été annoncée par le ministre... l'an dernier. Il existe déjà dans tous les établissements un réglement intérieur qui pose noir sur blanc tous les interdits (jusqu'à l'usage du téléphone portable). L'idée est maintenant de rassembler et d'unifier les régles de vie collectives à l'école, dans un même ouvrage qui vaudra pour tous les établissements de France. Avec la même échelle de punitions pour tous (du travail d'intérêt général au conseil de discipline). Le fameux code, dont l'impression était il y a peu carrément en pourparlers avec l'éditeur Dalloz, a été rédigé par un magistrat, puis remis en forme par le recteur de l'académie de Montpellier, professeur de droit.

Tous les établissements doivent également
terminer leurs diagnostics de sécurité d'ici la fin de la prochaine année scolaire : en clair passer au crible toutes les faiblesses (mur d'enceinte passoire, fourrés proches du portail...) propices aux planques en tous genres.

Enfin, Xavier Darcos généralise l'initiative lancée depuis quelques années dans l'académie de Versailles puis récemment dans celle de Créteil : chaque académie devra désormais constituer une «équipe mobile d'intervention» (EMA). Pas de gros bras en vue : l'EMA constituée de 20 à 50 personnes, profs, psychologue, chefs d'établissements, placés sous la houlette des recteurs, doit pouvoir intervenir comme une sorte de Samu en renfort jusqu'à plusieurs semaines dans les collèges et lycées où l'ambiance est à la surchauffe. Si possible avant que les tensions n'explosent.




* Sarko pour l’autogestion : des lycées ouverts 24 h sur 24.

Sarkozy veut ouvrir les lycées pendant les week-ends et les vacances scolaires
AP | 10.06.2009 | 18:43

nicolas Sarkozy a proposé mercredi après-midi de laisser ouverts les lycées pendant les week-ends et les vacances scolaires, afin d'en faire des "lieux de vie" et de responsabiliser les élèves en leur confiant la gestion de certaines activités.
Le président a fait cette proposition lors d'un déplacement au lycée Galilée de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) qui n'avait pas été officiellement annoncé, mais auquel des journalistes de RTL et du "Monde" avaient été conviés par l'Elysée. Il était accompagné du ministre de l'Education Xavier Darcos et du directeur de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris Richard Descoings, en charge de la mission de concertation sur la réforme du lycée. Des extraits du débat ont été mis en ligne par le site lyceepourtous.fr.
"Il faut qu'on accepte cette idée que le lycée doit être ouvert en dehors des strictes heures de cours", a déclaré M. Sarkozy lors d'un débat en présence d'élèves de l'établissement. "C'est un lieu de vie, et ce n'est pas normal que, quatre mois ou cinq mois de l'année en comptant les vacances, ça soit fermé. Ce n'est pas normal que pendant le week-end, ça soit fermé".

Le chef de l'Etat a justifié sa démarche par la nécessité pour les lycéens de se responsabiliser en gérant par eux-mêmes les activités extra-scolaires proposées dans les lycées. "Si, par exemple, le samedi des jeunes lycées se disent 'tiens, si on allait au lycée faire tourner le ciné-club ou la salle de spectacles ou les équipements sportifs?'", a-t-il déclaré.
"Que ce soit des lycéens qui gèrent les équipements sportifs qu'on va faire, ça leur apprendra un peu à devenir des adultes et à respecter les équipements dont ils auront la gestion. Ce n'est pas forcément aux adultes de tout faire dans le lycée", a-t-il estimé.



Les élèves pourraient même se dire « Tiens, si on allait faire des exercices de math ou un croquis de géo ? »
Il en a d’autres des comme celle-là ? La réponse est oui...



* Retenues sur sale air ?

Difficile  de savoir ce qui se trame exactement en ce qui concerne les retenues sur salaire pour faits de grève dans les universités.
De  prime  abord, les enseignants du supérieur semblent en tout cas un peu mieux armés que les autres à ce sujet.


Mais  dans  le  contexte  de  reflux des mobilisations et de début des vacances  scolaires,  et  une  fois  le  bac et la plupart des examens universitaires  passés,  il  faudrait  néanmoins  être  bien naïf pour croire  que  le gouvernement ne fera pas suivre ces grèves de retenues sur salaires.
La période y est propice.

Si  certains journalistes pensent que l'on ne s'orientera pas vers des prélèvements-matraques   aussi  massifs  que  ceux  de  2003  dans  le secondaire, les enseignants du supérieur auraient cependant tord de se croire à l'abri:

-  des  premières  retenues, encore modestes, ont déjà été opérées dès avril.  Comment  croire  que  les  grévistes  concernés ne fassent pas l'objet de nouveaux prélèvements s'ils ont encore fait grève après?


- La consigne du
Snesup-FSU, qui demande à ses adhérents, sur son site Internet, de ne pas remplir les formulaires de déclaration envoyés par les   établissements   n'offre   qu'une  protection  assez  illusoire, "d’autant   plus   que   la   jurisprudence   considère   que  lorsque l’administration  demande  aux personnels de remplir des états faisant apparaître  s’ils  ont ou non participé à une grève, et qu’elle répute grévistes  ceux  qui  ne les ont pas remplis, il appartient aux agents concernés  de  prouver  leur  non-participation  à  la  grève (Conseil d’Etat, 31 mai 1974, Arcangeli)".


-  La
jurisprudence omont (voir aussi là) prévoit même que "dans le cas où l’agent n’a pas  d’obligation  de  présence  (lorsqu’il  est en congé de cycle par exemple),  sa  volonté de reprendre ses fonctions, qui correspond à sa volonté  de  ne  plus faire grève, ne peut évidemment être transmise à l’administration   puisqu’il   est   absent.   Dès   lors,  l’autorité administrative  est  fondée  de considérer que l’agent est toujours en grève  et  peut  prévoir  une  retenue  sur  rémunération pour fait de grève."  C'est donc aux enseignants de prouver qu'ils n'étaient pas en grève!


-  Enfin,  les  enseignants  n'étaient pas les seuls grévistes, et les personnels  administratifs  sont  bien  moins  armés  qu'eux  face aux retenues sur salaire...

Des    prélèvements   pour   faits   de   grève   seront   donc   très vraisemblablement  opérés  sur  les feuilles de salaire début juillet, début  août  et début septembre, leur ampleur exacte (sans doute assez variable   suivant   le   statut   des   personnels,   les  situations particulières  de  chaque  université,  et  les décisions de la chaîne administrative) restant encore inconnue.

FL

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Politique éducative

* Cohn-Bendit prochain ministre de l’EN sous Sarko ?

Ce n’est pas impossible. Pour en finir une fois pour toute avec Génération Ecologie ... A propos du livre de Cohn-Bendit, Une envie de politique.

Une analyse trouvée sur un blog qui veut une écologie plus verte et un socialisme plus rouge. C’est plus précisément ici.

Extrait:
Et  en matière d’enseignement, où en est l’ancien leader étudiant ? Il écrit  dans  le  même  opus qu’il n’est pas opposé à l’appel aux fonds privés pour les établissements scolaires afin de créer de « véritables joint-ventures  avec  les entreprises » et ajoute que « naturellement, l’industrie  participerait  aussi  à  la  définition  des  contenus de l’enseignement,  contrairement  à  ce  que nous disions en 1968 ». Ici encore, cela ne « tire pas vraiment à gauche »

Ca, c’est fait.

* 17 000 suppressions de postes dans l’enseignement en 2010 ? Pourquoi pas ?


D’après Le figaro.fr — L'Éducation nationale, qui rassemble 46 % des effectifs de l'État, est un des plus grands enjeux de la réduction de nombre de fonctionnaires. L'application de la règle du «un sur deux» y conduirait à la suppression de quelque 17 000 postes, explique-t-on dans l'entourage de Xavier Darcos, tout en précisant que «rien ne dit que cette règle s'appliquera. L'arbitrage n'est pas encore fait». Pour 2009, le taux de non-remplacement est de 35 %, avec 13 500 postes en moins. On sait de plus que cet objectif à non seulement été atteint mais même dépassé ...

Rien ne dit non plus que cette règle ne s’appliquera pas... What else ?


* Vraiment trop SYMPA.

Le nouveau système "d'allocation des moyens" aux universités (ou plutôt de gestion de la pénurie) SYMPA le mal-nommé est basé sur des "indicateurs", parmi lesquels le nombre d'"étudiants présents aux examens". Pour gonfler les chiffres, le président de Paris 1 a trouvé la solution. Voir la circulaire ci-jointe, en particulier le dernier paragraphe :

"Enfin, il conviendra de tenir compte du fait qu'un étudiant, présent physiquement à une épreuve et dont la copie serait nulle ou blanche, serait considéré comme non présent à l'épreuve si sa note était un 0 sec, ce qui incline à lui mettre un quart ou un demi-point."

On peut aller plus loin : en donnant 10/20 aux copies blanches, on devrait réussir à en attirer plus.



Toute la circulaire : présence aux examens


* Darcos Plébiscité ! A Moscou ...

Heureusement Valeurs Actuelles reprend ce grand moment (sur cette page).

Bienvenue à M. le ministre de l’Éducation nationale, lit-on sur le grand écran de la salle de spectacles. Sur scène, garçons et filles vêtus de costumes évoquant le Grand Siècle esquissent quelques pas de menuet, avant qu’une enfant de 12 ans, souriante, entame la chanson finale, reprise avec entrain par ses camarades sous l’oeil attendri de leurs parents. Xavier Darcos aussi apprécie ce spectacle parfaitement chorégraphié.

Xavier Darcos est venu signer avec son homologue russe, Andreï Foursenko, une déclaration d’intention sur la création de sections internationales de russe dans les lycées français.

Comme tous leurs camarades, ceux qui accueillent Xavier Darcos étaient en vacances la veille. Ils sont revenus pour l’occasion et récitent en souriant un petit compliment en français.Tous se lèvent à l’entrée du ministre, comme de leurs professeurs. Ils ne portent pas un uniforme mais une tenue assortie : chemise ou chemisier blanc, jupe ou pantalon bleu marine, chaussures noires.Le gymnase 1531 est un établissement public. Il a été entièrement rénové grâce à l’argent de l’État et de la municipalité moscovite : tableau blanc interactif, ordinateurs portables, salle de danse, auditorium. Ni tags ni graffitis. À l’entrée veille un agent de sécurité. On ne pénètre dans le bâtiment qu’après avoir franchi un sas : des mesures de sécurité qui paraissent naturelles aux enseignants comme à leurs élèves.


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Sécuritarisme universitaire

Le titre fait allusion à un fait rapporté longuement à la fin de ce post. Spécial université aujourd’hui.


* Quand les universitaires votent... pour ou contre Valérie Pécresse

C’est là et par le tableau de synthèse là.

On  peut y lire que plus de 87% des universitaires et chercheurs sont opposés  aux projets de réforme de la formation des enseignants, à 79% à la LRU, et qu'ils estiment à 96% que le gouvernement n'a pas répondu aux  demandes  faites  lors  du  mouvement  de protestation.



* Mise en place de la Masterisation avant même le résultat des consultations et la publication des décrets.

Ou, comment le vote de certains fait des ravages...

Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche vient de faire parvenir aux universités une circulaire sur les "modalités d'inscription et de validation de l'année universitaire 2009-2010 des étudiants préparant la session 2010 des concours d'enseignement". Cette circulaire parvient alors que les projets de décrets ne sont pas encore passés au CSFPE, et donc pas publiés.

La communauté universitaire s’inquiète des points suivants :

Tous les candidats à tous les concours d'enseignant (primaire et secondaire), s'ils n'ont qu'une licence, devront être inscrits dans un Master "approprié" en début d'année. Ce Master leur sera validé au bon vouloir de chaque université, sur la base des résultats au concours, ou aux concours blancs, ou à la rédaction d'un mémoire (pendant l'année de préparation ?), ou même de "tout autre élément de nature à permettre l'appréciation des connaissances et des compétences acquises". Bref : on donnera le Master aux lauréats des concours, et pour les autres on verra...

Pour les candidats qui sont déjà titulaires d'un M1 et qui seront "présents aux épreuves du concours" (!), une validation de leur M2 sera "appréciée au cas par cas", selon des critères tout aussi variés et ineptes, qui vont des concours blancs à "la participation à des stages".

Voici la circulaire en question :







*Logique des heures sup. Toujours à l’Université : du Pécresse dans le texte.

« Je me place dans une logique d'heures supplémentaires, d'optimisation des moyens, de mobilisation des ressources plutôt que dans une logique de création d'emplois. » (V. Pécresse, Metro, 3 juin, tout le texte là)


Humm, comment prendre les universitaires à leur propre piège... Combien refusaient les heures complémentaires jusque là ?


* Création d’un Haut conseil aux sciences sociales et aux humanités, pour mieux surveiller les universitaires gauchistes ?

C’est le dernier truc de V. Pécresse qui dit-elle doit mettre un terme à l'incompréhension et à la méfiance" entre le gouvernement et les enseignants-chercheurs de ces matières.

"De plus, j'ai créé une filière sciences humaines au sein de l'Agence nationale de la recherche,
pour que soient financés des projets. Je travaille aussi avec le CNRS afin de structurer un institut national en sciences humaines et sociales, et de lui donner plus de moyens", a-t-elle ajouté.

"
L'idée est qu'il faut mettre des sciences humaines partout et ne pas les +bunkeriser+", a poursuivi la ministre.

Plus tard, devant la commission des Affaires culturelles du Sénat, Mme Pécresse a précisé que le "
Haut conseil des humanités et des sciences sociales devra (lui) faire des propositions concrètes d'ici la fin de l'année", selon une copie de son discours.

Ces propositions auront à la fois pour but de "renforcer notre potentiel scientifique dans ces domaines" et de "
clarifier les enjeux de formation et d'insertion des diplômés de ces filières de sciences humaines et sociales", a-t-elle ajouté.

Au Sénat, Mme Pécresse a expliqué que le mouvement de contestation universitaire de ces quatre derniers mois avait notamment révélé "un malaise particulier des filières de sciences humaines et sociales".



Clarifier les enjeux de formation et d’insertion, qu’elle dit. La LOLF dans toute sa splendeur. Bref, un bidule soit disant pour mieux se comprendre ou pour mieux encadrer des chercheurs qui se sont montrés assez peu conciliants ?



* Harcèlement sécuritaire dans les instituts de recherche d’Etat.


Voici ce qui arrive à un chercheur qui voit sa recherche être mise au pas d’une façon assez extraordinaire.

Vous ne saviez pas ce qu’est le Fonctionnaire de défense ? Et bien lisez. Faites attention à ne pas en croiser un... Nous sommes entre 1984 et Farenheit 451.

C’est long mais il y a toute l’histoire...

Affaire Vincent GEISSER /
Fonctionnaire sécurité de défense du
CNRS :
5 ans
de harcèlement sécuritaire



Je me nomme Vincent Geisser. Je suis chargé de recherche au CNRS (CR 1) et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI). J’ai été recruté au CNRS en octobre 1999, affecté à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM), localisé à Aix-en-Provence. Avant cette nomination, j’étais chargé de mission au Ministère des affaires étrangères (MAE : 1995-1999), en tant que chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) de Tunis. Dans ce cadre, je dirigeais un programme scientifique euro-maghrébin sur les migrations étudiantes et intellectuelles dans le bassin méditerranéen, dont les résultats ont été publiés en 2000 aux éditions du CNRS. C’est donc tout naturellement que j’ai sollicité en 2003-2004, auprès des instances du CNRS, une « Aide à projet nouveau », en vue de poursuivre mes recherches sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, en m’intéressant cette fois-ci aux chercheurs maghrébins ou d’origine maghrébine travaillant pour les institutions publiques françaises (université, CNRS et INSERM…). Il s’agissait pour mon équipe de faire une évaluation scientifique rigoureuse de la contribution des « chercheurs et des universitaires maghrébins » au rayonnement de la recherche française dans le monde, en privilégiant les sciences fondamentales. Ce projet a particulièrement intéressé les instances du CNRS, puisqu’elles ont décidé de financer mon programme de recherche APN à hauteur d’environ 20 000 euros. C’est précisément dans ce cadre « APN » labellisé « CNRS » que nous avons lancé officiellement en avril 2005 notre enquête quantitative sur « les enseignants-chercheurs issus des migrations maghrébines ».

Je tiens à préciser, toutefois, que nous avons débuté cette enquête dans un climat assez lourd et passionnel. En tant qu’auteur de l’ouvrage, La Nouvelle islamophobie, paru en septembre 2003 aux éditions La Découverte et qui a connu une certaine médiatisation (10 000 exemplaires vendus), j’ai fait l’objet de nombreuses attaques provenant de différents milieux, notamment de l’extrême droite. Ce rappel permettra de comprendre beaucoup de choses et, en particulier, la surveillance étroite dont j’ai fait l’objet de la part du Fonctionnaire défense du CNRS.

En effet, c’est en septembre 2004 que se manifeste pour la première fois le Fonctionnaire sécurité de défense (FD) du CNRS. Avant cette date, je ne connaissais même pas son existence. Le FD adresse un email au directeur de mon unité de recherche (IREMAM), lui faisant part d’un certain nombre de problèmes inhérents à mon enquête. Il s’agit officiellement de régulariser l’enquête auprès de la CNIL [Commission nationale informatique et liberté]. Au départ, nous pensons que son intervention dans le dossier est de nature purement technique, voire juridique. En réalité, nous allons très rapidement nous rendre compte des soubassements sécuritaires de l’affaire. Dans le même email, le Fonctionnaire défense annonce que l’IREMAM va être prochainement classé en « établissement sensible » et qu’il appartient au directeur de l’Unité de lui fournir mensuellement la liste des stagiaires étrangers hors-Union européenne. C’est devenu une pratique routinière des directeurs de laboratoires du CNRS que de transmettre chaque mois la liste des « étrangers » travaillant dans leurs murs.

En somme, l’email du Fonctionnaire défense tend à accréditer l’idée que notre enquête sociologique - pourtant banale - constitue une enquête « sensible » dans un établissement « sensible », touchant une population « sensible », sur une zone géographique « sensible » (le Maghreb et le monde arabe en général). Mais, il est vrai, qu’au départ, nous ne faisions aucun lien entre l’objet de notre enquête - strictement scientifique - et le « climat sécuritaire » qui commençait à gagner certaines institutions. C’est la lecture a posteriori des correspondances email qui fait apparaître ce « climat de suspicion » qui entoure notre laboratoire, en général, et certains chercheurs, en particulier, notamment ceux qui, comme moi, ont le « malheur » de travailler sur les questions d’islam, d’islamisme et d’autoritarisme dans le monde arabe.

Dès lors, le Fonctionnaire défense ne me lâchera plus. A partir de septembre 2004, il ne cessera de faire pression sur les instances locales, régionales et nationales du CNRS afin de me limiter dans mes activités scientifiques et intellectuelles, allant jusqu’à exiger des sanctions à mon égard. Il se déplacera même à Aix-en-Provence, le 2 février 2006, pour m’inspecter, en présence du Directeur de mon unité de recherche et du Délégué régional du CNRS «  Provence ». Officiellement, la visite du FD a un but purement technique, afin de finaliser la mise en conformité de mon enquête avec les exigences de la CNIL. Ce que je conçois tout à fait. Mais après deux heures d’examen, le FD commence à me poser des questions précises sur le contenu d’un certain nombre de mes écrits, conférences ou déclarations de presse. A ma grande stupéfaction, je me rends compte alors que le Fonctionnaire défense dispose d’un dossier complet sur mes activités publiques, y compris des prises de parole à l’étranger dans le cadre du Conseil de l’Europe. Il me demande de me justifier sur un certain nombre de prises de positions, notamment mes critiques sur l’association « Ni Putes, Ni Soumises ». L’examen technique du questionnaire (objet officiel de la rencontre) se transforme en interrogatoire sur mes activités scientifiques, philosophiques et politiques. De même, il met en garde notre directeur d’unité sur les chercheurs signataires de certaines pétitions et lui demande de les rappeler à l’ordre afin qu’ils ne signent plus avec la mention « CNRS ». Je ressens personnellement un profond malaise dans une situation où un simple entretien professionnel se transforme rapidement en « interrogatoire politique ». A ma grande stupéfaction, je découvre qu’un véritable système de fiches de renseignements sur les chercheurs – ou, du moins, sur certains d’entre eux - a été mis en place par le Fonctionnaire défense au sein même du CNRS.

Alors que nous avions constitué un dossier de régularisation de mon enquête auprès de la CNIL, celui-ci ne sera jamais transmis. Le 15 mars 2007, nous recevons un courrier officiel du secrétaire général du CNRS nous demandant de « procéder à la destruction de tous les éléments collectés dans le cadre de cette enquête ». Le secrétaire général du CNRS se réfère à une jurisprudence de la CNIL et non à une décision motivée par ladite commission. En somme, il semblerait que le dossier n’est jamais été transmis à la CNIL, alors que tous les éléments de « mise en conformité » avaient été envoyés et que le CNRS avait même rédigé un projet de lettre à son président. Ni le directeur de l’IREMAM, ni le responsable de l’enquête, n’ont été informés de cette « mise en sommeil » unilatéral du dossier. Nous pensions sincèrement qu’il était en cours d’examen à la CNIL. Cela confirme bien l’hypothèse sécuritaire : il semblerait que l’action du Fonctionnaire défense durant ces 4 années n’avait nullement pour but de m’assister techniquement dans la procédure de légalisation de l’enquête mais tout simplement de l’enterrer, sous prétexte que son auteur serait suspect d’ « islamophilie » ou de relations de proximité avec les milieux musulmans. Cette hypothèse m’est confirmée oralement par un collègue du CEVIPOF, (...), qui dit avoir été consulté par le ministère de la Défense sur mon enquête à propos du « risque » de constitution d’un « lobby arabo-musulman » au sein du CNRS (sic). A ce moment, je me confie à mes collègues chercheurs, ainsi qu’à un certain nombre de spécialistes des enquêtes quantitatives qui me conseillent de réagir, y compris en publicisant« l’Affaire ». J’avoue que pour protéger l’institution et ne pas nuire à l’image du CNRS, je n’ai pas voulu en faire une « affaire d’Etat ».

En juillet 2008, la directrice SHS (sciences humaines et sociales) du CNRS, Marie-Françoise Courel, prévient oralement l’un de mes collègues, directeur de recherche, que le Fonctionnaire défense veut obtenir des sanctions à mon égard pour mes écrits d’opinion. La directrice SHS se pose en médicatrice, en me prévenant officieusement par email des pressions incessantes exercées par le Fonctionnaire défense sur les instances du CNRS afin que je sois sanctionné. J’avoue que mon moral est au plus bas et que, ce que je perçois comme un véritable « harcèlement moral » finit par peser sur ma santé. J’hésite alors à déposer plainte. Mais encore une fois, je ne veux pas nuire aux intérêts de mon laboratoire et au prestige du CNRS qui, plus est, dans une période de crise institutionnelle et de restructuration.


Le 4 avril 2009, j’adresse un message privé et personnel par email au Comité de soutien de la jeune allocataire de recherche, « Sabrina ». Dans le communiqué publié par ce Comité, il apparaît clairement que le Fonctionnaire défense est intervenu directement pour obtenir le non renouvellement de son allocation de recherche. J’avoue que la modération dont j’avais preuve jusqu’à présent finit par céder, et ce d’autant plus que je constate que le FD a fait une « nouvelle victime ».Il est vrai que dans mon message privé de soutien à Sabrina, je comparais l’action sécuritaire du FD aux méthodes utilisées contre les Juifs et les Justes. A aucun moment, je ne mets en cause le CNRS en tant qu’institution scientifique. Je m’étonnais simplement que la logique sécuritaire finisse par prévaloir sur la logique de la science et de la diffusion du savoir. Toutefois, je tiens à rappeler que mon email avait un caractère strictement privé, voire intime, et qu’il n’était pas destiné à être publié ni sur un Blog, ni sur un quelconque site Internet. C’est précisément pour cette dernière affaire que je suis convoqué officiellement devant le « conseil de discipline » du CNRS.

En réalité, ce qu’il faut bien appeler « l’Affaire Geisser / Fonctionnaire Défense » s’inscrit sur le long terme (2004-2009) et non simplement dans la « temporalité » de ces dernières semaines, fruit d’une attitude de suspicion et de pratiques concrètes de surveillance de mes écrits et de ma pensée qui ont souvent frôlé le harcèlement moral et ont nui à mes activités de chercheur et d’universitaire. Sur un plan plus général, cette affaire traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir.

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Au rapport

* Bilan des avis sur le rapport Descoings :

En vrac :

Sgen-CFDT, est pas content parce que cela ne va pas assez loin :
"La démarche employée par M. Descoings (...) était prometteuse, elle débouche cependant sur des propositions décevantes car trop en deçà des attentes".
"Ses préconisations ont peu de lien entre elles, et les changements nécessaires à leur mise en oeuvre sont passés sous silence (...) L'évolution du métier enseignant est renvoyée à l'issue d'un énième débat proposé sans pistes de discussions".
"Un second temps de refondation complète du lycée doit être mis en perspective et des négociations sur le métier enseignant doivent s'ouvrir sur un calendrier précis".


Snalc-Csen est content :
"
Le rapport Descoings pourrait enfin créer, s'il n'est pas déformé par la suite, les conditions d'un retour à une véritable concertation sur l'avenir du système d'éducation".
Il "implique l'ouverture d'une nouvelle phase de concertation sereine et sans précipitation".
Toutefois, le syndicat "considère que les orientations générales coûteuses du rapport esquissent une politique d'éducation trop ambitieuse et trop onéreuse pour s'intégrer, sans dommage, dans le cadre des suppressions de postes actées pour les rentrées à venir".


Le
SNES, se félicite :
« Ce texte révèle ainsi peu de propositions concrètes. Le SNES se félicite néanmoins que ce qu’il a porté avec la profession à l’automne dernier soit repris par le chargé de mission »
Le SNES partage la volonté d’intégrer à la réflexion toutes les dimensions du lycée : structures, contenus et pratiques d’enseignement, place de l’orientation, temps et vie de l’élève, même s’il constate qu’elles semblent principalement fondées sur les ressentis des jeunes.


La FCPE (première fédération de parents d'élèves),fait de la langue de bois
"Le rapport de Richard Descoings sur la réforme du lycée a le mérite de dire haut et clair que le préalable à cette réforme, ce sont les objectifs qu'on lui assigne".
Elle se dit "prête à entrer dans une large concertation sur la réforme du lycée (...), condition indispensable à la construction commune d'une transformation du lycée".


Apses (association des professeurs de sciences économiques et sociales) rentre dans le rang.
"Richard Descoings confirme la nécessité de faire de l'enseignement de SES en classe de seconde, un enseignement obligatoire comme l'avait annoncé Xavier Darcos avant de suspendre la réforme du lycée le lendemain".
"
Cette préconisation de rendre la découverte des SES obligatoire en seconde ne pourra qu'améliorer l'orientation des élèves", ajoute-t-elle.

FO (le SNFOLC, spécialiste des danses du même nom), fait sa réponse. A vous de la comprendre :
Dans l’immédiat, le SNFOCL demande audience au ministre : une véritable discussion ne saurait s’ouvrir sur la base préalable du maintien des suppressions de postes (plus de 40 000 dans l’Education nationale de 2008 à 2010, très majoritairement dans les lycées et collèges) et de la redéfinition des obligations de service des enseignants.

A suivre (enfin si vous arrivez à suivre justement...).


* Inspecteurs, des postes de mieux en mieux inféodés aux objectifs économiques du ministère :

Nouvelle circulaire qui vient de sortir au BO. Extraits de la circulaire dont on voit tout de suite les répercussions sur les pratiques d’enseignement. C’est pour ceux qui croient encore à la liberté pédagogique.

Missions des corps d'inspection : inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et inspecteurs de l'Éducation nationale affectés dans les académies
NOR : MEND0910498C
RLR : 631-1
circulaire n° 2009-064 du 19-5-2009
MEN - DE B2-2

Les corps d'inspection se voient confier prioritairement, par l'autorité académique, des missions contribuant à l'amélioration constante de l'acquisition par les élèves des savoirs et compétences définis par les programmes pour les différents niveaux d'enseignement.

Cadres supérieurs de l'institution scolaire, ils contribuent au pilotage du système éducatif et à l'atteinte par celui-ci des objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés par le ministre et par la représentation nationale (LOLF).
(...)

Le cadre de l'action des corps d'inspection : I.A.-I.P.R., I.E.N-E.T., I.E.N.-E.G., I.E.N.-I.O., I.E.N.-C.C.P.D., est le projet académique arrêté par le recteur. En fonction de ce projet le programme de travail académique (P.T.A.), défini par le recteur et le correspondant académique de l'inspection générale de l'Éducation nationale établit les priorités pédagogiques et éducatives de l'académie et fixe des objectifs quantitatifs et qualitatifs aux corps d'inspection en matière d'amélioration de la qualité des enseignements et des résultats scolaires.
Le P.T.A. précise ces objectifs par discipline ou spécialité, dans des territoires identifiés.

Chaque inspecteur se voit fixer, dans sa lettre de mission et pour une durée précisée, des missions prioritaires, reposant sur une
analyse préalable de la situation des enseignements dans l'académie et dans les différents territoires, écoles et établissement qui la constituent.
L'appréciation, par le recteur, de la manière de servir des inspecteurs est référée à la lettre de mission.

Les inspecteurs procèdent à l'évaluation des enseignements, des écoles et établissements ou à celle de champs disciplinaires ou éducatifs : L'inspection individuelle des enseignants dans leur classe est essentielle pour vérifier la qualité de l'enseignement dispensé.
Elle l'est aussi pour assurer le pilotage de l'action éducative dans l'académie. Elle permet une observation fine et une connaissance approfondie de l'état des disciplines et des activités de l'école ou de l'établissement.

Un soin particulier est apporté au
suivi des évaluations nationales et à l'analyse des résultats aux examens. En la matière, l'expertise des inspecteurs ne se limite pas à dresser des constats. Les corps d'inspection ont le devoir de conseiller les professeurs, d'impulser et d'encourager les «bonnes pratiques». La liberté pédagogique dont bénéficient, pour organiser leur enseignement, les personnels enseignants de l'enseignement scolaire, dans le cadre notamment des dispositions des articles L. 921-1-1 et L. 311-3 du code de l'éducation, ne sera pas le prétexte de pratiques qui font obstacle à l'acquisition des savoirs.


* Chaire CNRS/ Microsoft et développement durable.

Cela fait beaucoup de gros mots tout cela...



CNRS - Paris, 3 juin 2009

Lancement de la chaire « Microsoft-CNRS » Optimisation et Développement Durable de l'Ecole Polytechnique

Microsoft, le CNRS et l'Ecole Polytechnique se sont associés pour créer la chaire «Optimisation et Développement Durable». Inaugurée officiellement le 3 juin 2009, celle-ci vise à développer des techniques et des outils d'optimisation qui pourront être appliqués à des problèmes réels liés au développement durable.

La création de la chaire « Optimisation et Développement Durable » (OSD) est
le fruit d'une rencontre entre la politique de recherche ouverte de Microsoft Research, qui le conduit à se rapprocher du monde académique, et la volonté du CNRS et de l'Ecole Polytechnique de tisser des partenariats industriels.

Ce partenariat est également une conséquence concrète de « l'effet de cluster » que l'on peut attendre du pôle de recherche du plateau de Saclay où est présent Digiteo Labs, le premier Parc de recherche d'envergure mondiale dans le domaine des sciences et technologies de l'information en Ile-de-France.
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Descoings a rendu son rapport. Premières analyses (de la presse)
Tout le texte est là.

* Rapport Descoings : nom de code AF 447. Encore un truc qui va tomber à l’eau.

1/ AFP (17 h)

Voici les principales préconisations du rapport de Richard Descoings pour réformer le lycée:

- Orientation des élèves
.
intégrer le temps de l'orientation dans le temps scolaire, sous forme de périodes banalisées; établir des parrainages entre collégiens et lycéens, ou élèves de terminale et étudiants; instaurer un réseau des anciens dans chaque lycée et un système de référent adulte pour chaque lycéen; faciliter les stages en entreprises.
. favoriser les
passerelles entre les filières, grâce à des formations sur mesure, sur des durées limitées, permettre des réorientations en cours d'année.
. mettre en place un "carnet de l'orientation", sur le modèle du carnet de santé, qui conserve la trace des différents voeux, rencontres, stages de l'élève.

- Rééquilibrer les voies et les séries
. une classe de seconde avec les mêmes enseignements obligatoires pour tous pour pouvoir faire un choix éclairé entre filière générale et technologique; dispenser un
enseignement technologique comme élément de culture commune.
. pour équilibrer les filières (S, ES et L) de la voie générale, revaloriser la série L (lettres), notamment en introduisant de la culture scientifique et en
renforçant les langues vivantes; rééquilibrer les coefficients des épreuves du bac.
.
renforcer la part des élèves des filières technologiques dans les IUT et BTS, pourquoi pas en posant des objectifs chiffrés d'accueil de ces élèves.
. dans la voie technologique, faire de la filière sciences et techniques industrielles une filière de pointe.

- Enseignements, évaluation
.
former les élèves à la prise de parole, à la rédaction d'un CV, mettre en place des cours de méthodologie.
.
faire participer les élèves à leur évaluation.
. langues:
développer les épreuves orales, reconnaître (par des points supplémentaires pour le bac par exemple) les séjours d'études à l'étranger, donner le droit à une année de césure à l'étranger aux jeunes bacheliers, développer les bourses de mobilité, faire en sorte que chaque lycéen fasse dans le cadre de sa scolarité au moins un séjour d'études à l'étranger.
. le cadre national du baccalauréat est un principe maintenu.

- Emplois du temps de l'élève, missions de l'enseignant
.
pour l'élève, pas de cours magistral après 15H; inscription, dans le temps scolaire, d'heures d'accompagnement personnalisé pour tous (travail personnel, travaux personnels encadrés, orientation).
.
renégociation du statut de l'enseignant pour que toutes leurs missions soient reconnues.

- Rôle du lycée
. mieux répartir les moyens dans les lycées: tendre vers une
diminution du nombre d'élèves par classe en seconde, mais en concentrant les moyens là où les classes sont les plus hétérogènes ou sur les langues vivantes.
.
impliquer les étudiants en master pour faire de l'accompagnement scolaire au lycée


2/ AFP (vers 13 h)

AFP - Chargé d'une mission de concertation par Nicolas Sarkozy, M. Descoings a remis dans la matinée à l'Elysée ses "préconisations sur la réforme du lycée".
Insistant beaucoup sur la méthode, notamment la "confiance" et la "concertation" indispensables dans le système éducatif, M. Descoings affiche dans ses conclusions trois choix possibles:
des sujets à traiter "en urgence", une "vaste refondation" à moyen terme, ou bien la décision de ne rien faire.
Pour lui, ce dernier choix aurait "de nombreux et puissants soutiens" mais serait "explosif" car "le degré d'inégalité supporté par les spoliés du système devient proprement insupportable".
"+L'élitisme républicain+ ravage une jeunesse de plus en plus défiante à l'égard des pouvoirs (les médias comme les partis politiques, les élites économiques comme les élites intellectuelles) et des discours. Sous cet angle, le déséquilibre des voies et des filières et ce qu'on appelle +orientation+ couvrent de plus en plus maladroitement un tri social", écrit-il.
Dans les sujets à traiter "en urgence" figurent l'orientation,
la revalorisation de la voie technologique, le rééquilibrage des séries au sein de la voie générale (S, ES, L), la rénovation des épreuves du bac en langue (notamment en insistant sur l'oral).
Il prône aussi de
diminuer le nombre d'élèves par classe en seconde, mais en dissociant cette question des horaires des enseignants, afin de montrer qu'on ne diminue pas les horaires lycéens pour supprimer des postes de professeurs.
A moyen terme, M.
Descoings prône "une vaste concertation sur une véritable refondation", en partant "des propositions des lycéens" et notamment en "intégrant le temps de travail personnel au sein de leur emploi du temps".
Il préconise aussi "
une négociation avec les syndicats d'enseignants sur la nature de leur mission et le décompte de leur service: les contreparties qu'il faudra leur donner seront à terme compensées par la réduction du nombre d'heures/élèves".

Et il est payé cher pour dire des trucs pareils ?

*Méthode Descoings à Sciences Po. Ca coince dans les langues (justement, les langues...).

Audits et sondages auprès des étudiants, expulsion des vacataires, plan social, augmentation des frais d’inscription...

Quelques informations du département des langues réuni par sa direction le mardi 5 mai 2009
 
ou CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE
 
 
Les enseignants ont été informés que les cours d’anglais  seraient réduits de 2h à 1h dès la rentrée prochaine pour tous les niveaux et qu’il n’y aurait plus de conférences à thème pour les niveaux 4 et 5.
Il a même été précisé que les cours d’anglais ne seraient pas obligatoires, charge étant faite aux étudiants d’obtenir le niveau requis C1 (niveau européen de référence)
Le sésame de l’apprentissage en anglais passera par le « e-learning », a-t-il été dit.
 
Les enseignants d’anglais ont été informés que cette décision faisait suite à un audit, un « benchmark » (sic) et une enquête SOFRES auprès des étudiants concluant que les critiques des étudiants étaient générales sur l’enseignement des langues en particulier (75% de mécontents). Les autres arguments avancés ont été que les étudiants ne travaillaient pas assez de toutes façons et que ces cours n’apportaient aucune certification du niveau de langue.
 
Les enseignants d’anglais n’ayant reçu aucune de ces informations précédemment en ont été fort surpris et ils déclarent n’avoir jamais été consultés sur une éventuelle réforme des enseignements.
 
Ils s’étonnent que le contenu culturel qui, à leurs yeux, est indissociable de la transmission des compétences dans  la langue elle-même, se voit ainsi évacué, notamment pour les niveaux forts, et les cours réduits à un enseignement de type « Berlitz » dans un institut d’élite tel que « Sciences-Po ».
 
Ils se demandent dans quelle mesure la communauté étudiante dans son ensemble est informée de cette réforme  et voudraient donc la porter à sa connaissance.
 
Sans parler du « plan social » que ces réformes impliquent pour des enseignants qui se sont investis depuis des années dans ces enseignements de haut niveau, ces coupes budgétaires drastiques dont le but final ne peut être qu’une réduction des dépenses, semble être en contradiction avec les frais d’inscription de plus en plus élevés demandés aux étudiants.
 
Enfin, aucune mesure de transition n’a été annoncée pour les étudiants qui sont au milieu de leur cursus à l’I.E.P.
 
Les enseignants d’anglais jugent cette réforme gravissime : ils tiennent à le faire savoir


* LE SNESup- FSU quitte les groupes de travail sur la masterisation (et désavoue implicitement la FSU qui n’a pas voté contre au dernier CTPM).

Lettre Flash du 2 juin, extraits : Le SNESUP rappelle qu’il s’est adressé le 26 Mai à la FSU « pour qu’elle construise une réponse commune et solidaire et pour qu’elle suspende sa participation aux groupes de travail ». La présentation au CTPMEN(2) des projets de décrets rend obsolète et caduc l’ensemble des dispositifs ministériels de « concertation ». Le SNESUP décide, dès ce mardi 2 Juin, de cesser sa participation aux différentes auditions (« groupes de travail », commission Marois-Filâtre) tant que les conditions d’une réelle remise à plat totale de la réforme de la formation et du recrutement ne seront pas réunies.



* Viré pour désobéissance ? Bientôt...

Gérard Trève, Inspecteur d'académie des Bouches-du-Rhône, s'apprête à licencier un désobéisseur !

 
Tract à télécharger
Pétition à télécharger
Plus d’info là

Erwan Redon, professeur des écoles à l'école des Convalescents (1er), fait partie des désobéisseurs. Depuis plusieurs mois, les désobéisseurs ont entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d'éducation.
 
Erwan Redon est convoqué le 7 juillet 2009 devant une commission disciplinaire de l'Inspection d'académie des Bouches-du-Rhône. Il risque d'être licencié de l'Education nationale. Officiellement, il lui est reproché une "insuffisance professionnelle", expression suffisamment vague pour permettre l'arbitraire le plus inventif lors de l'instruction du dossier.
 
La vérité, c'est qu'Erwan Redon dérange. Hiérarchie omnipotente, programmes scolaires rétrogrades et utilitaristes, fichage généralisé des élèves, « politique migratoire » qui enferme puis expulse des familles dont les enfants devraient être en classe… ses critiques du système et son militantisme, pédagogique comme politique, ont braqué l'Inspection d'académie (IA).
 

*Comment profiter du conflit universitaire pour se faire de la pub?


Tout  simplement  en utilisant le système de liens sponsorisés Adwords de  Google.  C'est par exemple ce qu'ont fait encore tout récemment le Figaro  et  le  syndicat étudiant de droite UNI, comme le montre cette capture d'écran du 29/05/2009.

Comme  on peut le constater, l'achat de certains mots-clés évoquant le conflit  universitaire  ou  des  secteurs  en fortes tensions sociales permet  de  faire  apparaître  des  liens  sponsorisés  sur l'écran de l'internaute qui utilise le moteur de recherche google.

L'exemple  vient  d'ailleurs de haut, puisque le gouvernement lui-même ne s'est pas privé, pendant le conflit, de tenter de dérouter de cette façon  les  requêtes  des internautes, comme le déclare à Ouest-France Olivier Ertzscheid, professeur de Sciences de l'information à l'IUT de La Roche-sur-Yon et animateur du blog affordance.

Plus d’info ici.







* L’ENS toujours (suite du post précédent).

Voici la lettre de protestation envoyée par les 4 directeurs des Ecoles Normales Supérieures à Xavier Darcos, à propos des projets de décrets concernant la formation et le recrutement des enseignants, examinés aujourd'hui 27 mai au Comité Technique Paritaire du Ministère de l'Education nationale (CTPMEN)
lettre_4ENS_25mai09

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