La Révolution (de l'Ecole)

* La fin du CAPES ?

Au profit de l’autonomie des établissements. Ca vous surprend ?

Le Figaro et RTL . - Un rapport parlementaire commandé par Luc Chatel à la demande de Nicolas Sarkozy recommande de supprimer les concours de recrutement pour les professeurs (Capes, agrégation, concours de professeur des écoles), qui permet de recruter les professeurs, rapporte RTL. Les parlementaires estiment que le niveau master 2 (bac+5) désormais réclamé pour devenir enseignant rend le concours inutile. Les jeunes diplômés pourraient ainsi postuler directement auprès des chefs d'établissement ou des académies, qui feraient leur choix après un entretien individuel. Les jeunes professeurs garderaient le statut de fonctionnaire. Le rapport, titré "il faut réformer la réforme", sera présenté la semaine prochaine à la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale.

Fallait pas mettre le petit doigt sur la culture de l’autonomie... Certains syndicats vont s’en mordre les doigts, à moins que...


* Le retour des 35 h pour les profs qui ne travaillent pas assez.

Après S. Royal, Nicolas S.

Source : le canard.


* Ce doit être un des piliers de la 3e Révolution (nationale ?) de l’Ecole voulue par Sarko.

Une révolution dans les traces de De Gaulle...

Alors qu'une mission sénatoriale (sénateur Carle, par hasard...) veut nous faire croire que les finalités du système éducatif ont changé, le président a organisé deux "tables-rondes", à La Canourgue et à Plaisir, avec le même rituel dans les deux espaces, un certain nombre de témoins faisant l'éloge de sa politique avant de poser une question-prétexte. Il a annoncé rien moins que la "3ème révolution" de l'école, les deux premières étant celles de Jules Ferry et de De Gaulle. Cette révolution, c'est la "personnalisation" des parcours scolaires, avec pour objectif la réussite de tous, le détenteur d'un CAP pouvant, théoriquement, prétendre poursuivre ses études jusqu'au titre d'ingénieur.
Pour ce meilleur encadrement des élèves et développer collaboration avec les parents (c’est-à-dire l’auto enseignement? ), les enseignants seraient rémunérés pour rester dans l'établissement au-delà de leurs heures de cours. De là à parler de 35 heures... 
A noter que Nicolas Sarkozy présente cette "révolution" comme une évidence, et appelle à un débat non politicien.


* Le SNES a la bonne idée de mettre en ligne un florilège d’exemples sur la validation des compétences du Livret de compétences.


Et ça vaut le coup. C’est là.

Extrait :
Dans un collège de la Marne (51), un IPR a expliqué que l’on pouvait valider l’item « faire preuve d’initiative » si on voyait un élève ramasser les dictionnaires dans la classe. Après une représentation particulièrement réussie de la chorale, un chef d’établissement est allé voir le professeur d’éducation musicale, a omis de la féliciter mais lui a fait remarquer : « Vous allez pouvoir valider plein d’items avec ça. »


* De SOS Education au SNES, tout le monde il est content ?

Décret sur la discipline : Historien de l’éducation, Claude Lelièvre revient sur l’origine du décret sur les sanctions qui vient d’être publié au J.O. Pour lui, « le ministre Luc Chatel a cédé aux pressions amicales du SNES »... C’est là.

Alors que l’association très réac SOS education
exulte de joie, le SNES « se félicite que la bataille qu’il a menée en séance autour d’amendements a permis de faire disparaître tous les aspects les plus dangereux contenus dans le texte présenté. Ainsi le texte ne fait plus référence à la notion de ‘’récidive’’, les sanctions ne seront plus inscrites dans le dossier administratif de l’élève qu’une seule année ; et l’automaticité de l’engagement d’une procédure disciplinaire en cas de violences verbales à l’égard d’un personnel de l’établissement est étendu au cas où un élève commet un acte grave à l’égard d’un agent ou d’un élève ».


* Le gouvernement s’en fiche : les syndicats refusent de sièger au CSE (conseil supérieur de l’Educ) de ce jour.

Dont le programme est : le nouveau bac, la réforme de l’administration de l’EN.


* Manipulations mentales dans les écoles de l'opus dei

20 minutes. -
L'Opus Dei comparaîtra devant la justice en septembre

L'Opus Dei, une organisation catholique aussi puissante que secrète, accusée par certains adversaires de dérives sectaires, sera en septembre au coeur d'un procès, inédit tant en France qu'à l'étranger. Fait pour le moins inattendu, c'est par le biais du droit social que «l'Oeuvre» comparaîtra les 22 et 23 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris.
Une frêle jeune femme, Catherine T., est à l'origine de la procédure. L'Opus Dei, elle y est entrée en 1985 sans même s'en rendre compte. Elle a 14 ans et le collège où elle est scolarisée conseille à ses parents de la diriger vers l'
Ecole technique privée d'hôtellerie Dosnon (EPTH) dans l'Aisne, afin qu'elle y passe un CAP d'employée d'hôtel.
«Interdiction d'en parler aux parents»
C'est seulement en fin d'année scolaire, à l'occasion d'un film projeté sur le fondateur de l'Opus Dei, que les parents de Catherine apprennent que l'école «appartient à l'Oeuvre».
«On m'a confiée à une "préceptrice", qui était en fait une "directrice de conscience"», raconte aujourd'hui Catherine à l'AFP, toujours troublée à l'évocation de ce passé qui la hante. «Ils m'ont amenée à pratiquer», «je suis rentrée dans le système», «il y avait interdiction d'en parler aux parents».
En 1987, on l'oblige, dit-elle, à contracter ses voeux: obéissance, pauvreté et chasteté. Catherine devient alors «numéraire auxiliaire», ce qui en langage opusien signifie qu'elle est «chargée des tâches domestiques».
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Perspectives pour futures réformes

* Régionalisation de l’enseignement professionnel

Source syndicale - Après l’enseignement supérieur, les agents des lycées et collèges anciennement TOS, c’est au tour de la formation, de l’éducation et de l’orientation d’être intégrés dans un service public régional.

L’Association des Régions de France (ARF), qui permet une expression commune des pouvoirs régionaux – aujourd’hui majoritairement “socialistes” –, revendique un pilotage plus important voire complet de l’éducation professionnelle (qu’elle dépende des ministères de l’éducation nationale ou de l’agriculture) et de l’orientation.

Ce transfert complet, revendiqué dans un récent rapport de l’ARF, ne sera pas sans conséquences pour les personnels ainsi “décentralisés” :
- Perte du statut de fonctionnaire d’état ;
- Perte du statut de PLP donc d’enseignant ;
- Disparition du Lycée professionnel, développement massif de l’apprentissage ;
- Recrutement local, disparition des concours nationaux ;
- Remise en cause du calcul du temps de travail (que ce soit les maximas horaires de service ou les semaines de congé) ;
- Fin des diplômes nationaux ;
- Formation uniquement axée sur les besoins privés locaux ;
- Relégation et non-accès pour délit de faciès ou de “casier scolaire” ;
- Vers un Recrutement local

sans parler de la grande variabilité des budgets de fonctionnement, du salaire, ...


* S’attaquer au Secondaire et aux options du Lycée : la solution du Sénat pour réduire les coûts.

Tout un programme, qui va toujours dans le même sens. Il s’agit du rapport d’une commission du Sénat, dirigée par Jean-Claude Carle, sénateur UMP de la Haute-Savoie, pour définir « une nouvelle architecture pour l’école »... 15 propositions dont vous avez un compte-rendu ici.

Extraits :

Suppression des enseignants:

Le sénateur Carle, rapporteur de la mission sénatoriale "d’information sur l’organisation territoriale du système scolaire" veut que les
établissements aient la haute main sur le recrutement (et les licenciements) des enseignants:

«
Il faut, déclare-t-il, que le conseil d’administration de l’établissement puisse voter un budget incluant la masse salariale, afin d’avoir une vision claire sur ce budget sur lequel ils doivent se prononcer »


Suppression des options:


Le sénateur Carle veut aussi "
s'attaquer" (sic) aux options dans le secondaire et en particulier au lycée:

"Au sujet du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (AEF n°151846), « appliqué depuis 2008 », le sénateur indique que la logique « a ses limites ». « Nous n’avons par réussi à maîtriser la masse salariale, du fait des augmentations de salaire statutaires et catégorielles. Ça n’est que cette année qu’elle est stabilisée », décrit-il. En outre, le sénateur constate que le un sur deux « a eu pour effet d’écrêter au niveau du primaire, car c’est plus facile. Or,
il aurait été préférable de s’attaquer au secondaire, et notamment aux options au lycée », remarque-t-il, et prévoyant : « il faudra une réforme des structures ».

Hasard ou nécessité ? C’est justement quelques mesures phares que propose l’enseignement catholique. visez plutôt :




* Réogranisation des administrations de l’EN (suite).

Alors que les agences comptables vont connaître dans les prochaines années des regroupements féroces (c’est déjà parti, les départs en retraite des agents comptables ne sont pas remplacés et entrainent la fermeture des agences), s’opère dans un certain silence le renforcement des pouvoirs des recteurs au détriment des IA, le  réexamen des missions des IPR, une clarification de « la ligne hiérarchique du ministre à l’enseignant, avec une responsabilisation accrue des établissements et un processus de clarification à chaque niveau »...

On en parlait il y a peu. C’est le projet de décret qui bouleverserait le rôle du recteur, celui-ci deviendrait la « seule autorité compétente » de l’académie. Le projet de décret a été remis à la presse.

Pour en savoir plus, une première analyse ici.


* Nouvelle campagne de SOS education qui surfe sur les vraies valeurs de droite contre le gouvernement...

Ca attaque à droite.
Voici venue la nouvelle campagne de l’officine très à droite SOS education (cherchez dans les entrailles du Mammouth déchaîné vous trouverez des infos) qui inonde les boites mail.
Cette campagne bâtie sur
les vraies valeurs conservatrices (Discipline, Ordre, Courage) qui brocarde avant tout le ministre de l’EN accusé de devoir « signer un décret qui lui permettrait de remettre un peu de discipline et de respect dans le système. Il ne fait rien, barré par les syndicats, les fédérations de parents qui trouvent toujours une virgule à déplacer dans un texte qui n'est pas parfait mais qui serait le premier texte depuis 25 ans qui irait dans le bon sens : plus de discipline et de respect dans nos établissements ! ».

Bref, une comm’ bien gérée.
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Faut que ça saigne

* Restructuration des services académiques.

Où trouver des postes ? (si aucune classe du primaire n’est fermée) ?

Dans le secondaire, où la réforme arrive en Première et grace au Tronc commun on peut faire tenir 7 classes en 5, mais on le voit bientôt certaines disciplines seront tellement contractées qu’ils sera impossible de tenir (cf copies de philo).

Le ministère va donc mettre à contribution les services administratifs . Un projet de décret, qui sera soumis au CSE du 30 juin prévoit une réorganisation en profondeur des services académiques autour des recteurs. Les inspecteurs d'académie ne seraient plus que leurs adjoints et les services seraient mutualisés sur le territoire académique. Le décret entrerait en application au 1er janvier 2012.

Objectifs affichés :
Recentraliser le pouvoir dans les académies ; mutualiser les moyens ; renforcer de la gestion des ressources humaines.


* Ca fuite de partout.

En S, tout le monde le sait, mais aussi peut-être en Anglais et Physique (sud ouest).

Et au lieu de régler le pb (qui n’a rien à voir avec les nouvelles technologies) on en porofite pour jeter le bébé avec l’eau du bain. Luc Chatel demande une réorganisation du bac et prépare une circulaire pour que cette année tout le monde l’ait à 9 de moyenne.


(
source) Chose rare, les fédérations de parents d'élèves et les syndicats lycéens sont unanimes pour demander à ce qu'on modifie les conditions de validation du diplôme pour favoriser le contrôle continu. Comme l'explique Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE :
« Il y en a au brevet, au CAP, au BEP, au bac pro, en licence, en master et au doctorat. Pourquoi pas au bac ? »
Et là où ça ne rigole plus, c'est que même les personnels de l'Education nationale disent qu'on pourrait se passer du bac, comme en témoigne
Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, principal syndicat de chefs d'établissement :
« Le bac n'est qu'un passeport servant à s'inscrire dans l'enseignement. Il ne sert pas à vérifier que les candidats ont acquis des connaissances. Le combat pour le bac est pathétique. Les Français ont un rapport névrotique au bac. »
La solution proposée par ce syndicat : conserver seulement trois épreuves dont une partie à l'oral, le reste pouvant être noté en contrôle continu.
Mais curieusement, ce sont parfois les élèves qui font barrage : en 2005, lorsque François Fillon (alors ministre de l'Éducation nationale) avait proposé qu'on organise le bac en contrôle continu, il avait subi la fronde des lycéens qui craignaient... qu'on dévalorise leur diplôme !

* L'imposture de la «nouvelle licence» : plan marketing de Pecresse

Présentée il y a quelques jours par Pecresse, certains s’insurgent déjà contre le plan de comm’ dont cette nouvelle licence fait l’objet.
Un bilan sur
Médiapart.

En gros : on annonce plus d’heures alors que c’est déjà le cas ; personnalisation des parcours pour masquer la misère ; des stages à la place des enseignements.


* Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Le monde.fr - Les surplus du Fonds des solidarités actives pour financer des contrats aidés dans l’éducation ?

Les sénateurs ont adopté, mercredi 22 juin dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances rectificative et contre l'avis du gouvernement, un amendement présenté par Fabienne Keller (UMP) qui "vise à mettre à profit 200 millions d'euros non utilisés" par le Fonds national des solidarités actives (FNSA) pour "maintenir le dispositif des contrats d'accompagnement dans l'emploi et les contrats aidés dans l'Education nationale".
"D'après les rapporteurs spéciaux Albéric de Montgolfier et Auguste Cazalet, le Fonds national des solidarités actives serait excédentaire d'un montant d'au moins 300 millions d'Euros à la fin de l'année 2011", a expliqué Mme Keller. "Le président de la République a déclaré hier vouloir soutenir l'école, annonçant un moratoire sur les fermetures de classes, a-t-elle ajouté, cette réaffectation permettrait de financer un certain nombre d'emplois aidés en milieu scolaire pour du soutien administratif et de l'appui à des projets pédagogiques".


* De mieux en mieux : pour le livret de compétences le savoir nager sera évalué... sur gazon.


Sud ouest. Natation sur gazon

Faute de piscine pour les collégiens, la validation du « savoir-nager » se déroulera sur la terre ferme.
Ils nageront sur la terre ferme comme des poissons dans l'eau. Munis de leurs lunettes et de leur bonnet, ils exécuteront le 30 juin, entre 17 h 15 et 17 h 45, un étrange ballet dans le parc jouxtant la piscine municipale, sous l'œil des parents et de leurs professeurs d'éducation physique et sportive. Ils sauteront des plots et feront la brasse dans des couloirs tracés sur l'herbe en passant sous des cerceaux.
« Le style d'exercices effectués d'ordinaire dans l'eau de la piscine qui nous permettent de valider le ''savoir-nager'' des collégiens au terme de l'année scolaire », explique Alain de Carlo, professeur d'EPS à Castillon-la-Bataille, et par ailleurs secrétaire départemental du Snep-FSU.

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Contournement(s)

* Rectrice d’Orléans-Tours : un recteur assez gauche finalement.

1/ Dans un verbatim les journalistes de la presse régionale font savoir que la rectrice n’a pas prononcé exactement la phrase sur les enfants (et non élèves) issus de l’immigration telle que rapportée dans leurs articles. Elle ne parlait pas des résultats des enfants de l’académie, mais bien ceux des immigrés en général. Dont acte.

« Si dans les enquêtes PISA, dans tous les pays concer­nés, on enlève fina­le­ment les enfants issus de l'immigration, on n'a pas du tout les mêmes résultats » [sous entendu les résultats sont bien meilleurs]

Cela consolera les enfants issus de l’immigration de l’académie, mais sur le fond, avoir aussi peu d’analyse sociale, pour un recteur...
Sinon, cela confirme que tout le reste elle l’a bien dit.

2/ Dans une lettre adressée à tous les personnels en fin de matinée, la rectrice diffuse un contre feu paru dans la presse locale ET une sorte demande de rectificatif aux journalistes (voir ci-dessous) à propos de l’expression « recteur de gauche ».

Manifestement un recteur assez gauche tout de même et qui ne sait pas utiliser (ou ne veut s’embarrasser avec) les formules de politesse...



* Les pieds dans le tapis ? 14 000 suppressions de titulaires dans l’EN en 2012.

La comm’ ça finit toujours par se voir quand même...

Diogène (via les comm’), MD et source - Plus de suppressions que jamais dans le secondaire.
Alors que le président annonce qu’il n’y aura pas de fermeture de classe, le même jour, un rapport de Bercy prend le soin de préciser qu’en 2012 l’Etat supprimera plus de 30 000 fonctionnaires dont 14 000 enseignants. Donc QUE dans le secondaire (puisque l’enseignement supérieur est aussi épargné). Du jamais vu puisque jusque-là les suppressions (16000 en moyenne) étaient réparties aussi sur le primaire.

Les copies de philo du bac 2012 seront corrigées en 2025.


* Fuite.com :

Le figaro.- Bac : une fuite sur Jeuxvideo.com ?
Le site Internet numerama.com a affirmé hier soir qu'une question "importante" de l'épreuve de mathématiques au baccalauréat, en série S, a fuité sur le forum Jeuxvideo.com "quelques heures avant que les sujets ne soient officiellement distribués aux candidats", révèle ce matin Europe1.fr. "Lundi soir, un internaute a publié sur le très populaire forum du site Jeuxvideo.com une photographie d'une photocopie, sur laquelle les élèves de terminale S ont pu découvrir une question portant sur les calculs de probabilité, qui représente une part non négligeable de l'épreuve de mathématiques. 'J'ai déjà mon bac je vous rends service donc soyez content', concluait l'internaute au pseudonyme de Chaldeen", raconte numerama.com

Remarquez, comme il n’est pas certain qu’il y ait suffisamment de correcteurs, autant avoir juste tout de suite. Mais quelle en est la probabilité (d’avoir un correcteur et d’avoir juste quand même ?)


* Un manuel pour contourner le programme de SES





* Les collectivités locales pas convaincues par le sport l’après midi ?

Seraient-elles toutes de gauche ?

touteduc.fr- Cours le matin, sport l'après midi": les Villes sceptiques sur une formule mal ciblée
L'extension de la formule "cours le matin et sport l'après-midi" étonne l'ANDEV, qui réunit les directeurs de l'éducation des collectivités territoriales. L'expérimentation devait en effet "nourrir la conférence sur les rythmes scolaires, dont le rapport définitif devrait être remis à la mi-juin". D'autre part, son évaluation dépend des objectifs qui lui sont assignés: réussite scolaire, démocratisation du sport ou réduction de la violence scolaire ?
L'association ajoute que l'Allemagne estime qu'une telle formule est responsable de son mauvais classement dans les premières études PISA. Les rythmes proposés ne sont de plus pas conformes aux enseignements de la chronobiologie. L'ANDEV demande que le ministère rompe "avec une réflexion morcelée et unilatérale" et lui préfère "une réflexion globale", menée avec les collectivités locales, "dans le cadre d'un projet éducatif de territoire".

Et pan.


* Service civique religieux.

C’est possible...

source : ZEnit.fr « le monde vu de Rome » - via touteduc.fr SIGNATURE DE LA CHARTE DE LA PLATE-FORME ECCLÉSIALE POUR LE SERVICE CIVIQUE


ROME, Jeudi 16 juin 2011 (ZENIT.org) – Une « plate-forme » composée de 14 organismes d’Eglise s’est dotée d’une charte, a annoncé le 15 juin le site de l’Eglise catholique en France. Son but : rappeler l’engagement de l’Eglise en faveur du Service civique et garantir aux volontaires la qualité des missions et de l’accompagnement qui lui seront proposés.
Mis en place en 2010, le Service civique donne la possibilité à des jeunes d’au moins 16 ans de réaliser, en France ou à l’étranger
une mission auprès d’une association, en étant accompagné dans la réalisation de leur tâche, mais également dans une formation civique et dans une réflexion sur leur projet personnel. Le jeune perçoit une indemnité versée par l’État et par l’association.
Très attachée à l’éducation des jeunes et à la promotion de l’engagement, mais disposant également d’un vaste réseau associatif, la Conférence des évêques de France souhaite promouvoir le Service civique tant auprès des jeunes que des organismes qui lui sont proches, ainsi qu’accompagner ces dernières dans la mise en place de missions de Service civique.
Pour cela, elle a mis en place une Mission Solidarité / Service civique auprès du Service National pour l’Évangélisation des Jeunes et pour les Vocations.
Parmi les organismes membres de la plate-forme : L’Arche, l’Association La Salle, le CCFD-Terre solidaire, le CNEAP, la DCC, l’Église à Paris, l’Enseignement Catholique, la FNOGEC, Fondacio, la FSCF, le MEJ, les SGDF, le Secours catholique et la Société Saint-Vincent-de-Paul.
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Un job de début d'été pour Luc Ferry

Claude Guéant ministre de l’Education nationale :
Enfin une politique éducative cohérente !
C’est la chronique du jour dans Du Fond de la Trompe
Et pour ceux qui viennent là directement, la Une est à jour.


* Opération 3000 copies pour Luc Ferry

3000 copies de philo en vrac pour le bac. Restons philosophe... Et si on les proposait à Luc Ferry ?

Libé - Ce qui devait arriver est arrivé. Depuis des années, la situation est critique : les professeurs de philosophie étant peu nombreux et tous les candidats au bac passant l’épreuve de philosophie, on donne, à chaque correcteur, un nombre de copies considérable par rapport aux enseignants des autres disciplines. La politique de réduction des postes de professeurs (il y en a par exemple trente de moins dans l’académie de Créteil) et le non-remplacement des professeurs partis à la retraite ne pouvaient guère laisser espérer une amélioration.
Et, de fait, pour ce bac 2011 - l’épreuve de philosophie a eu lieu jeudi - c’est le bug. Le seuil de «faisabilité» est franchi : dans les trois académies de la région parisienne (Versailles, Paris, Créteil), vingt-quatre paquets, soit environ 3 000 copies, restent en rade. Tous les professeurs ont été convoqués, y compris certains professeurs de classes préparatoires qui n’ont pas enseigné en terminale depuis des années, ou des enseignants qui sont à la retraite. Etant donné les défections pour raison impérieuse ou maladie, il n’y a plus aucune «réserve».
Aujourd’hui, lundi, les correcteurs se retrouvent dans trois lycées de la capitale et de la banlieue parisienne pour une «réunion d’entente», au cours de laquelle se discutent les modalités de la correction. Le Service des examens d’Arcueil (SIEC), dans le Val-de-Marne, a fait
envoyer les 3 000 copies qui n’ont pas trouvé preneur dans ces lycées : l’idée est de les distribuer (de prime abord, sur le mode du volontariat !) aux professeurs présents, déjà obérés par le poids de leurs propres paquets de copies : 120-130 pour les séries générales, jusqu’à 190 pour les séries technologiques.


* Mon oeil :
arrêt des suppressions de poste...

non, de classe, nuance. Et c’est en primaire, pour mieux faire reporter l’effort sur le secondaire. On en parlait
il y a peu ici.

Libé : Aucune classe primaire ne sera fermée... à la rentrée 2012
A l’approche de la présidentielle et des législatives de 2012, l'Elysée lâche du lest. Mais ne touche pas aux 16 000 suppressions de postes prévues pour la rentrée 2011.

Il n’y aura aucune fermeture de classe dans les écoles primaires à la rentrée 2012, hors critères démographiques, a-t-on appris ce mardi dans l’entourage du président Nicolas Sarkozy, en déplacement à La Canourgue sur les thèmes de la réforme de l’école élémentaire.
La fermeture pour la rentrée 2011 de 1 500 classes primaires avait déclenché de vives protestations des parents d’élèves et de l’Association des maires de France (AMF), qui avait réclamé l’arrêt des suppressions de postes dans le primaire.
«Nous n’avons plus beaucoup d’enseignants en surnombre dans le premier degré», avait justifié le ministre. «J’ai donc proposé au président qu’on ait, l’année prochaine, un traitement spécifique pour le primaire. Cette année, nous avons 1500 classes en moins, ce qui représente 0,6% du total. Mon objectif, c’est qu’à la rentrée 2012, il y ait autant de classes qu’à la rentrée 2011», avait-il expliqué alors.

Et en philo ils savent bien qu’il n’y a pas de pb...

* La rectrice d’Orléans-Tours, plaide non coupable (option larmoyant-j’ai-connu-la-misère)

Alors qu’un groupe Facebook appelle à sa démission, elle se dit "choquée par la désinformation partiale et partisane qui vise son action », ce qui d’après son hagiographie est du foutage de gueule, car elle a toujours su ce qu’elle pensait et a su aussi le dire très haut (avec un « franc parler » maintes fois souligné - mais ce n’est pas pour cela qu’il faut dire des conneries).

En Martinique, elle gérait déjà le « stock » des contrats aidés (
source), a orléans elle semble apprécier aussi le vocabulaire gestionnaire (voir ces propos en lien ci-dessous)

On comprend mieux son parcours quand on sait que le livre qui l’a le plus touché est
La sagesse des modernes de Comte Sponville et ... Luc Ferry.

Suivre ce lien, un entretien de 4 minutes. Le NPA, EELV et le PS demandent aussi à ce qu’on calme l’animal.

Ca n’enlève rien aux propos de notre envoyée spéciale (Du fond de la trompe). Sinon allez au rectorat pour voir. .

On annonce une conf de presse commune SUD/FSU/SGEN pour dénoncer les propos de la rectrice, ce jeudi à Orléans. SUD appelle à la démission de la rectrice.
Le CTPA qui suivra à 14 h, s’annonce chaud...
A l’issue de celui-ci la FSU devrait elle aussi appeler (enfin) à la démission de la rectrice.

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Indignés (tous les jours un peu plus)

Claude Guéant ministre de l’Education nationale :
Enfin une politique éducative cohérente !
C’est la chronique du jour dans Du Fond de la Trompe
Et pour ceux qui viennent là directement, la Une est à jour.


* Bac option dénonciation de sans papier.


Les candidats vont passer les épreuves du baccalauréat en toute sérénité ... surtout certains (enfin ceux qui n’ont pas été dénoncés déjà par le logiciel Admission post bac, souvenez-vous).

Voici ce que l’on trouve sur les instructions aux surveillants :





* Sarkozy et le curé : prochaine visite annoncée du chef de l’Etat et du ministre de l’EN dans une école privée

Selon Le Midi Libre, Nicolas Sarkozy accompagnera Luc Chatel en province à La Canourgue le 21 juin pour participer à une table ronde sur les savoirs fondamentaux à l'école. C’est justement le fief de Jacques Blanc, sénateur UMP sortant de la Lozère dont on n’a pas oublié l’alliance avec le FN en 1998.

Le Midi libre annonce qu'à cette occasion le président de la République
visitera l'école de la commune, qui, heureuse coïncidence, est une toute petite école privée confessionnelle de deux classes (une classe maternelle, une classe primaire), ce qui limite considérablement le risque de manifestations d'enseignants, même si le village compte aussi quelques enseignants supplémentaires dans son lycée agricole (piscicole) voisin.
C’est pas comme si la Lozère sur le plan éducatif était un département sinistré... voyez plutôt les quelques liens
de ce blog. Ouf, on a eu chaud...

(Et pour parer à l'éventuelle arrivée de manifestants en cars, la ville sera de toutes façons cernée et investie par les forces de l'ordre, comme il est maintenant habituel de le faire à chaque déplacement présidentiel).


* Comment le modèle archi­tec­tural du learning centre accompagnera-t-il la mise en œuvre de nou­velles démarches d’apprentissage dans l’enseignement français ?

Si vous ne comprenez pas tout à ce verbiage et que vous avez loupé quelque chose dans l’évolution de ce que l’on appelait jusque là les CDI, allez sur cette page. On vous dit tout sur les Learning centres et le remplacement du modèle du «  tea­ching » par celui du « training » et du « learning ».

Bon courage. Bientôt dans vos établissements.


* Promotion au mérite : qu’y a-t-til à négocier ?

La couleur du papier de la lettre de mission (et encore...)

Le ministre espère boucler avant l'automne les négociations pour mettre en place un système d'évaluation des enseignants qui privilégierait «la promotion au mérite»
(Réforme déjà ficelée? Les négociateurs en tout cas seront très méritants, car négocier pendant les grandes vacances...)


source. - Il s'agit notamment de réorganiser les évaluations avec des inspections plus fréquentes, tous les deux ou trois ans au maximum, avec une moindre part donnée à la note de l'inspecteur et une meilleure prise en compte du travail en équipes.
L'enseignant, qui ferait l'objet d'«un suivi régulier» avec plusieurs interlocuteurs, devrait aussi
rédiger tous les quatre ou cinq ans «une lettre de mission» ou «contrat de progrès», un document qui s'apparente aux «feuilles d'objectifs en vigueur dans le privé», selon la même source.


* L’entreprise dans l’école : le nouveau dogme ?

A l’occasion du salon Planète PME, Luc (mais le quel ?) se lâche.

Latribune.fr. - "Les relations école-entreprise sont en train d'amorcer sous nos yeux une petite révolution", s'est-il réjoui face à un parterre de patrons et de jeunes apprentis. "Auparavant, l'école épourvait un sentiment de défiance vis-à-vis de l'entreprise et se vivait comme un sanctuaire investi de la seule mission d'éduquer et la mission d'insertion professionnelle était réservée aux cursus professionnels. Ce temps est désormais révolu, a-t-il poursuivi. L'école doit désormais préparer les jeunes à une insertion professionnelle réussie afin d'en faire les acteurs économiques de demain."

Et de citer en appui de récents sondages selon lesquels 69% des Français estiment que l'école doit servir en priorité à accéder au monde du travail et 47% des 18-29 ans envisagent de créer leur entreprise. Et pour assurer cette "nouvelle mission" d'insertion professionnelle,
la coexistence entre école et entreprise doit laisser la place à la coopération, chacun restant certes dans son rôle, a tenu à préciser Luc Chatel.

1.200 mini-entreprises en 2012

Partant, le ministre en a profité - la période y est propice - pour dresser un bilan de ses actions visant à relever les trois défis que sont la qualification, l'orientation et la "préparation au changement". Estimant que la 5ème puissance mondiale ne peut se permettre de laisser chaque année sortir du système éducatif 150.000 jeunes du système éducatif et que le diplôme reste le meilleur rempart contre le chômage (comme la montré récemment
l'enquête "génération 2007" du Céreq), il a rappelé la réorganisation du lycée technologique en quatre spécialités, la revalorisation du bac professionnel (36% de candidats en plus cette année), la généralisation des "parcours découverte des métiers et des formations" (qui incluent le fameux stage en entreprise en classe de 3ème) ou encore la réforme du lycée. Il a surtout adressé un appel aux mondes économiques et scolaires : "nous voulons de nouvelles actions !", a-t-il lancé.

Plusieurs initiatives existent déjà, menée notamment par
l'association "100.000 Entrepreneurs" qui sensibilise collégiens et lycéens à l'entreprenariat, ou encore la fédération nationale d'associations "Entreprendre pour apprendre" qui initie les scolaires à la vie économique notamment via la création de "mini-entreprises". Cette fédération, qui a suscité la création de 580 mini-structures en 2011 (1.400 créées depuis 2004) organise d'ailleurs ces 17 et 18 juin le 4ème championnat national des mini-entreprises. Saluant ce programme, Luc Chatel a souhaité l'accélérer afin d'atteindre les 1.200 créations d'entreprises à l'école à la rentrée 2012.

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Ca va durer encore longtemps ?

Pour ceux qui viennent là directement, la Une est à jour.
Spéciale Sujets du bac.


*Trop c’est trop.

Le point sur les déclarations très maladroites de Ferry qui semble avoir une définition assez imprécise de son CAS...
c’est ici


N'oublions pas les autres fromages (et en particulier ceux de l'Educ. Nat.):

source Marianne2 s'insurge aujourd'hui contre le "système médiatique", qui "semble tout à coup encalminé", incapable de dépasser le cas de Luc Ferry. Le site s'emploie donc à rafraîchir la mémoire des journalistes tout pris par leur "lynchage hebdomadaire"

Ainsi, il
rappelle l'existence des "22 titulaires des postes d’inspecteurs de l’Académie de Paris, sur lesquels Marianne2 avait enquêté" : "Dans leur rapport annuel 2010, les magistrats de la Cour des comptes, considèrent que ces 22 heureux occupent un emploi… qui ne correspond à «aucun besoin particulier de l’Académie de Paris»". Ces inspecteurs, "qui ne furent que six au cours des deux siècles précédents" ont obtenu ces postes uniquement en raison de services rendus à une haute personnalité politique :

"On y trouve pêle-mêle:
Nicole Baldet, l’ex-secrétaire particulière de Lionel Jospin, Christophe Borgel, un fidèle de Dominique Strauss-Kahn, ou encore Claude Roiron, ex-Secrétaire nationale du PS chargée de l’éducation et ex-présidente du Conseil général d’Indre-et-Loire ( et qui voulait y fermer 5 à 7 collèges, souvenez vous). Une ancienne du cabinet de Jack Lang, tout comme Christophe Degruelle, qui fut le directeur de cabinet de l’ancien ministre de l’Education."


* Accentuation des suppressions de postes dans le secondaire

S'il y a un peu moins de suppressions de postes à l'avenir en primaire, il y en aura davantage  dans les collèges et les lycées (et tant pis pour ceux qui avaient cru que la réforme des lycées se ferait à moyens constants)

source Ecole: l'Elysée prêt à lâcher du lest ?


Préoccupé par la mobilisation qui prend de l'ampleur dans l'Education nationale contre le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'Elysée pourrait annoncer la fin de l'austérité dans le primaire pour la rentrée 2012, selon les informations du buzz politique d'Europe 1. L'idée serait de recruter un peu moins d'enseignants dans le secondaire, collège-lycée et un peu plus dans le primaire de façon à préserver cette fameuse règle du 1 sur 2.


"Cette année marque un tournant", a souligné un conseiller du président à Europe 1. "On assiste à un transfert de la contestation des syndicats vers la société civile. Ce sont les élus locaux et les parents d'élèves qui sont en pointe contre la fermeture des classes dans le primaire".

L’assemblée des départements de France s’en inquiète justement...




* Une rectrice-DRH bien sous tous rapports...

Et qui sait communiquer.

Elle parle de “gosse” ou de “gamins” au lieu d’élèves, confond l’enseignant et le parent, et fait des enseignants des personnes qui ne sont pas motivées, qui “surprotègent les jeunes”, qui “ne se décarcassent pas” ou encore qui ne savent pas s’y prendre. Elle se dit représentante d’un gouvernement “qui lui convient”, et non pas représentante de la République. Il semble qu’elle prône enfin la pédagogie du “coup de pied dans le derrière”. C’est la rectrice d’Orléans-Tours, Marie Reynier.
Un poème visiblement. On leur en souhaite dans cette académie...

Voyez ses propos pour remotiver les enseignants: Remotiver les enseignants


* Attention, Ferry pense. La preuve :

Et ça vole haut...
Le flamboyant péripatéticien y démontre avec brio sa capacité à transmettre à une assemblée d’étudiants sa réflexion — en particulier sur la jeunesse et son manque de civilité, qui sera le thème de son prochain rapport au CAS — mais surtout il fait preuve d’une activité tous azimuts, puisqu’on le voit dans le même temps dévorer diverses publications scientifiques ou encore remplir des rapports d’activité sur son téléphone mobile. ≈ Brave partie.



Et dire que ce type là a été ministre de l’Education nationale...

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La droite "morale"

Les précaires aussi ont des droits
C’est notre tribune dans
Du fond de la trompe.


* Ferry moraliste poissé dans les emplois fictifs.


Encore un autre qu’il ne faut pas oublier. C’est de la philosophie moraliste...

C’est la provence qui le signale dans ses colonnes.

Une affaire qui en rappelle une autre : s'il est accusé aujourd'hui par [Le Canard] de bénéficier d'"un emploi fictif", c'est sous son autorité de ministre de l'Éducation nationale qu'il a été décidé en 2003 d'accorder un poste tout aussi fictif à Charles Debbasch, l'ancien doyen de la fac de Droit d'Aix et conseiller privilégié de la famille Gnassingbé qui dirige le Togo depuis 1967.

Tout commence avec la préparation d'une convention entre l'université d'Aix-Marseille III et le ministère de l'Enseignement supérieur du Togo. Elle prévoit pour trois ans la mise à disposition en tant que
"professeur titulaire de classe exceptionnelle" de Charles Debbasch "au sein des universités de Lomé et de Kara". La convention signale que "le doyen Debbasch" reste toujours payé par la France, avec un traitement mensuel de 5 000 euros.

Comment expliquer que cet accord ait vu le jour, alors que ne faisait aucun doute le naufrage judiciaire de Charles Debbasch pour avoir pillé la fondation Vasarély, en détournant sept tableaux du peintre préféré de Georges Pompidou et 450 000 euros?
"Nous agissions sur ordre du cabinet du ministre de l'Éducation nationale, se justifiait en 2006 l'entourage de Jacques Bourdon, président de l'université aixoise à l'époque des faits.

C'est une décision politique qui a été prise au plus haut niveau, autant liée à des relations particulières entre la France et le Togo
que pour faciliter le départ de Debbasch. Tout le monde savait que sa mission était totalement fictive...". De fait, bien que l'avocat de Debbasch démente tout favoritisme de la part de Luc Ferry ou de son équipe et assure que son client "a effectivement exercé les missions qui lui ont été assignées en enseignant au Togo", rien dans les archives provençales ne montre qu'il ait "veillé à approfondir les relations de coopération entre les universités togolaises et celle d'Aix-Marseille", un des points clef de la convention.

Voici quelques années,
Luc Ferry indiquait qu'il ne lui était "pas possible" d'évoquer le dossier. Aujourd'hui, s'il accepte de s'exprimer, c'est pour démentir: "Je n'ai jamais entendu le nom de M. Debbasch". C'est pourtant bien son cabinet qui a rédigé les deux versions de la convention franco-togolaise, qui sera définitivement signée peu de jours après son départ du gouvernement...

Et ça coûte combien au budget de l’EN tout cela ?

Pendant ce temps là dans la nouvelle droite morale qu’on a :

Le député UMP Yannick Favennec, déjà connu pour ses nombreux coups de gueule sur twitter, s'en prend à Luc Ferry en lui demandant de rembourser lui-même les salaires qu'il a reçus pour les cours qu'il n'a pas donnés et en jetant de surcroît le doute sur les activités de Ferry au CNAS (le Conseil d'analyse de la société):

"
Si Matignon dit on rembourse parce que M. Ferry était détaché par l'université dans un organisme sous son autorité, j'aimerais savoir quels rapports, quels travaux il a produits à Matignon qui [le] justifient"... source

Le député est trop bon: il pourrait demander que Ferry rembourse non pas son traitement net, c'est-à-dire  ce qu'il a vraiment touché,  mais son traitement brut (qui intègre donc des sommes qui ne lui ont jamais été versées), comme on l'exige (illégalement) des grévistes de l'Éducation Nationale et du reste de la fonction publique... (D'ailleurs ce procédé ne semblait pas du tout gêner le philosophe moraliste quand il était ministre!)



* Accent auvergnat pour tous :

Source - "Le vice-recteur, représentant du ministère de l'éducation dans le département, a soulevé l'indignation en estimant que les élèves mahorais devraient corriger leur accent."

Guéant sors de ce corps !


* Programme ump pour 2012 : Teach for America


Recrutement des enseignants par les chefs d'établissements, accélération de la destruction de la carte scolaire, du développement les jardins d'éveil (au détriment des écoles maternelles), poursuite des suppressions de postes, etc.

Et la grande idée: suivre l'exemple américain:

http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article496

extraits :

« Concrètement il s’agit de développer une étude surveillée avec du soutien scolaire gratuit dans tous les établissements de l’éducation prioritaire » grâce à un plan de mobilisation des acteurs associatifs des enseignants retraités ou en formation, des étudiants, des bénévoles. Ce programme national aurait évidemment « un volet ’on-line’ permettant de recruter des bénévoles hors des zones d’éducation prioritaire ».

« Dans l’hypothèse d’un service civique obligatoire, le volet « Éducation nationale » serait prioritaire, avec la mise à disposition d’auxiliaires de professeurs d’écoles dans les classes de CP et CE1 des écoles primaires en ZEP, avec le développement massif du soutien scolaire gratuit et des cours d’alphabétisation pour les parents ».


Et en avant goût, les annonces de Sarko pour le primaire à la fin juin ?


* Vichy, la comparaison interdite

On en a déjà parlé sur le Mammouth, les 4 de Tours ont été déboutés et condamnés :


Pour plus d’infos.

"Jean-Christophe Berrier et Muriel El Kolli, membres du collectif Soif d'utopies, réagissent à la condamnation par le tribunal correctionnel de Tours de trois militants du Réseau éducation sans frontières et Soifs d'utopies, qui dans un communiqué avaient rapproché les méthodes policières utilisées pour retrouver les parents d'élèves en situation irrégulière de celles du régime de Vichy. Ils font appel. "

Hortefeux je te vois.


* Economies budgétaires...

"Le budget plombé par les frégates de Taïwan Les 460 millions d'euros que l'Etat doit verser dans l'affaire des frégates seront compensés par des économies budgétaires"

http://www.liberation.fr/economie/01012342842-le-budget-plombe-par-les-fregates-de-taiwan

Des économies budgétaires pour compenser l'argent de la corruption alors que le gouvernement empêche toujours la levée du secret défense réclamée par les juges? La droite décomplexée (pardon, on dit maintenant "droite morale") ne manque pas de toupet...

Les parents d'élèves pourront encore manifester longtemps contre les fermetures de classes...


* Pas de petites économies: à la retraite.

source ». L’année scolaire se termine le 1er juillet. Problème,certains profs retraités seront partis dès le 30 juin.

Autrefois, les enseignants en fin de carrière prenaient leur retraite à une date fixe : le 31 août. Aujourd'hui, les situations sont très diverses. Les profs de collèges et de lycées partent à la date anniversaire de leurs 60 ans. Ce qui pose des problèmes de remplacement quand cela a lieu en tout début d'année scolaire, le 15 octobre par exemple. Certains professeurs des écoles partent le 30 juin. Avantage pour l'État : dès le 1er juillet, il verse une retraite (appelée pension civile) et non plus un salaire plein. Une économie comme une autre."

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Chatel négocie

* Négociations où l’on reparle de l’évaluation des profs. Mais pourquoi donc ?

Voilà de quoi lancer des négociations (mais avec qui au fait ?) sur de mauvaises bases...

Les
échos.fr- L'évaluation des profs sur la sellette

Une consultation auprès de 4.500 enseignants pointe les faiblesses du système actuel d'évaluation des profs, que Luc Chatel souhaite réformer d'ici à la fin de l'année.

Après l'expérimentation lancée cette année sur des entretiens professionnels,
le ministre de l'Education ouvre ce mois-ci des négociations pour réformer l'évaluation des enseignants à la fin de l'année 2011. Luc Chatel vient de présenter aux syndicats une « consultation » réalisée auprès de 4.500 enseignants par le cabinet de conseil Alixio (présidé par Raymond Soubie, ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy). Elle relève parmi les points faibles du système actuel une évaluation trop espacée, qui ne prend pas en compte toutes les facettes du métier, l'investissement dans l'établissement et ne valorise pas (y compris financièrement) les mérites.

« Un outil de discussion »

Un constat qui fait consensus. Les enseignants interrogés estiment qu'il faut évaluer la capacité à faire progresser les élèves, les capacités pédagogiques, d'adaptation, de gestion de la classe, de travail en équipe, d'implication dans la vie de l'école... Mais ils veulent conserver un équilibre, pour leur progression de carrière, entre l'évaluation et l'ancienneté.
Alixio propose des pistes : évaluation plus fréquente, place plus importante pour un entretien, élaboration de contrats de progrès et de lettres de mission, bilan de compétences bisannuel, distinguer les activités hors la classe... Une étude que Luc Chatel a pris soin d'introduire, selon les syndicats, comme « un outil de discussion ». Dans lequel ils voient, sous-jacente, une réflexion sur le métier et le statut.

Introduire...

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Priviléges

* Ferry : délit de fuite des cerveaux (face au travail)

Le Canard repris par le Figaro. - Le professeur de philosophie Luc Ferry est convoqué ce 8 juin par le président de l'Université Paris-Diderot (Paris 7), où il était censé donner des cours de philosophie à la rentrée 2010, selon le Canard Enchaîné à paraître demain.

"
Le mauvais élève (Luc) Ferry est convoqué, ce mercredi 8 juin, par le président de la fac. S'il ne se présente pas, l'université est bien décidée à lui réclamer le remboursement de son salaire - 4499 euros net par mois - pour toute l'année scolaire" (2010-2011), précise l'hebdomadaire dans son article intitulé "Un emploi fictif pour le moraliste Luc Ferry". "Depuis 1997, Luc Ferry est employé et payé (sauf quand il était ministre) comme professeur des universités à Paris 7 (...) mais les ministres de l'Enseignement successifs l'ont dispensé d'assurer ses cours en raison des charges qui lui étaient confiées par ailleurs", selon le Canard.

"La procédure est parfaitement légale, juste un chouïa complaisante. Car les charges qui incombent à notre philosophe ne sont pas trop accablantes", ajoute le journal qui rappelle que "depuis 2004, (Luc Ferry) est 'président délégué' du Conseil d'analyse de la société, un comité Théodule chargé de pondre des rapports pour Matignon". Le Canard Enchaîné précise que cette "dispense a pris fin le 30 septembre 2010", date à laquelle l'ancien ministre de l'Education nationale "a donc obligation de disserter pendant 192 heures par an" devant des étudiants.

Mais Luc Ferry ne s'est jamais présenté "tout en continuant de toucher son salaire malgré trois courriers de Vincent Berger, le président de Paris 7 : le 14 octobre 2010, le 15 novembre et le 31 mai, date à laquelle l'affaire a été abordée en conseil d'administration, selon le Canard. Dans le courrier du 31 mai, adressé en recommandé avec accusé de réception, dont le Canard Enchaîné publie des extraits, Vincent Berger rappelle à Luc Ferry "l'obligation d'effectuer (son) service d'enseignant statutaire, comme les autres professeurs de l'université (...)". "Je vous invite donc à prendre contact avec moi avant le mercredi 8 juin dernier délai", selon la lettre de Vicent Berger qui propose "une douzaine d'interventions" entre le 15 juin et le 13 juillet.



* COP réorientés ?

CIO - Vers des sites uniques, polyvalents, avec des super-conseillers ?

La lecture de ces textes est sans appel. L’objectif du gouvernement est de créer des lieux uniques (cité des métiers, maison de l’emploi et de la formation…) où exerceront des conseillers polyvalents aptes à accompagner des jeunes dans la construction de leurs parcours scolaires, des demandeurs d’emploi, ou encore des salariés en quête de formation continue.
La mise en place des PIOFM confirme donc toutes les inquiétudes inhérentes à la loi OFPTLV. Les CIO sont appelés à disparaître. Les COP vont être éloignés des établissements scolaires (la réécriture du décret de 91 définissant leurs missions est à nouveau en réécriture avec remise en question de la priorité à la formation initiale). Le service public d’orientation de l’éducation nationale en tant qu’outil de contribution à la réussite scolaire est nié. Au delà, c’est un modèle de société centré sur l’entreprise et le tri social qui se met en place. Un modèle où l’insertion à courte vue dans la précarité généralisée devient la principale finalité de l’Ecole.


*Désobéissants, sans sanction.

Abandon des sanctions contre les 16 désobéisseurs du 44, qui n'avaient pas fait passer les évaluations CM2 ! La lettre de l'IA du 44 adressée à chacun des désobéisseurs circule sur internet, mais pas encore d'adresse pour la consulter en ligne.

En gros, lors d'une rencontre le 25/05 à l'IA, accompagnés par les syndicats, les désobéisseurs ont eu droit à un powerpoint "montrant le sens des évaluations dans la politique globale de l'Éducation nationale", pour qu'ils comprennent bien l'enjeu de ces évaluations. Ben oui, quand on s'oppose, c'est que forcément, on n'a pas bien compris... À moins d'avoir trop bien compris, peut être ?


* Lectures du soir, espoir :

- Compétences & résistances un numéro commun N’Autre école / L’Émancipation
Compétence ? Résister !

L’Émancipation syndicale et pédagogique et N’Autre école publient en commun un numéro spécial consacré à la mise en place imposée par l’institution de l’évaluation par compétences. La double origine, managériale et pédagogique, de cette notion a donné lieu à un débat riche et complexe, nourri des discussions de deux stages nationaux "Évaluations et contrôle des personnels" et "Évaluation, compétences... quels enjeux ?"" qui avaient rassemblé plus d’une centaine de participant-e-s.

Consulter le sommaire complet, le dossier et des articles en accès libre :
www.cnt-f.org/nautreecole
Compétences et résistances,
L’Émancipation syndicale et pédagogique hors série, N’Autre école, n°29, mai 20
11, 68 pages, 4 euros.


- Éducation au Développement Durable : du tsunami pédagogique à l'intégration au capitalisme vert : c'est le titre d'un article de Bernard Legros en ligne sur le site de l'École démocratique, et dont la conclusion nous dit que "l’«éducation au développement durable» (EDD) est le terreau de ce capitalisme vert qui se met en place insidieusement, dont le but est la perpétuation de l’économie prédatrice de ressources et génératrice d’inégalités sous de nouvelles formes qui tiendraient compte cette fois des contraintes écologiques et naturelles. Une véritable éducation à l’environnement supposerait avant tout une conscientisation politique des rapports de force qui régissent l’humanité. Ça ne risque pas d’arriver dans l’EDD qui vise, peut-être à son corps défendant, à produire des individus soumis comme jamais aux lois de l’économie néolibérale mais désormais attentifs à la «protection de l’environnement», qui prennent leurs responsabilités personnelles mais sont ignorants des rapports de classe, qui ont mentalement intégré la double contrainte consistant à accélérer et freiner à la fois – la définition même du «développement durable»." Effectivement, vu comme ça, l'EDD à l'école, c'est moins tentant, non ?
 

- Halte aux méthodes de néo-management ! de Miguel Benasayag, initialement paru sur le site du Monde.fr, et disponible sans pub sur le site de Sauvons l'école. Extrait : "À force de vouloir imposer de la rationalité, en contrôlant les horaires, en voulant rentabiliser chaque minute (chaque euro d'argent public dépensé...), en quadrillant les services, en instituant des rôles de petits chefs et sous-chefs, c'est la contrainte qui devient la règle, épuisant le désir et l'initiative des salariés. Obligés de travailler dans un univers panoptique où tout est mesurable et transparent, ils perdent le goût de leur métier, s'impliquent logiquement moins, et souffrent au quotidien. Ces méthodes de management sous la pression sont suffisamment élaborées (en provenance des États-Unis pour la plupart) pour savoir jusqu'où ne pas aller trop loin, éviter des dérives qui se retourneraient contre leurs auteurs. Ils savent harceler sans dépasser la limite légale."

Toute ressemblance avec un membre de votre hiérarchie serait, bien sûr, fortuite...

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TZR de rien

* Désengagement de l'état et recrutement d'enseignants sous contrat de droit privé par les collectivités locales

Après le village de Détrier, en Savoie, dont le Mammouth a déjà parlé, c’est au tour de la commune de Puy-Saint-Vincent dans les Hautes-Alpes
de recruter un professeur des écoles et de le payer sur le budget communal pour pallier le désengagement de l'Etat.


source et source


* Toujours plus : la polyvalence partout : les conditions d’emploi des TZR.

Une circulaire pondue le 6 décembre 2010 par le Recteur de l'académie d'Orléans-Tours la prévoit explicitement pour les TZR

Extraits :





* l’Ump sait comment faire des économies

source officielle

"M. Fernand Siré. « En termes de rationalisation budgétaire, on ne peut que constater la faillite de l’éducation nationale s’agissant de la formation des jeunes : non seulement certains s’arrêtent avant le niveau bac + 2 sans diplôme tandis que d’autres quittent l’école à seize ans sans rien faire après, mais on perpétue des classes dans le seul intérêt de professeurs dont le souci est uniquement de protéger leur emploi.

Mieux vaudrait rationaliser les dépenses en supprimant toutes les filières qui ne conduisent à rien – par exemple psychologie, sociologie ou encore géologie à l’université – et en réintroduisant les entreprises dans la formation plutôt que de leur demander de faire des efforts sur leurs propres deniers pour former des jeunes : alors que c’est le rôle de l’éducation nationale, celle-ci délivre au contraire à des jeunes entre seize ans et dix-neuf ans une fausse formation que les parents se seront sacrifiés à payer bien qu’elle ne mène à rien. »

Ca a le mérite d’être clair...


* Gender : surenchère de lamentations cathos


Sur blog de Libé
extrait:
"Les associations catholiques font circuler une pétition contre les cours de biologie qui seront donnés, à partir de la rentrée, aux élèves de première. Elles affirment que la question de la dualité féminin-masculin qui sera désormais traitée en cours relève du "crime contre l'Esprit", d'une "idéologie diabolique", du "nihilisme absolu" et, n'ayons pas peur des mots d'une "nouvelle guerre contre la chrétienté".


Les associations cathos moins respectueuses de l'école que les associations musulmanes?


Elles se permettent avec Christine Boutin d'interpeller "directement et publiquement le ministre de l’Education quant à la politique menée  par le ministère" en matière d'éducation sexuelle!

http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/030611/le-mauvais-genre-de-certains-catholiques

"On attend avec quelque impatience et curiosité les réactions du ministre de l’Education nationale ( en principe républicaine et laïque ) Luc Chatel. Et aussi celles des ‘’uns’’ et des ‘’autres’’ que l’on n’a guère entendues jusque là.
A cet égard on peut se demander ce qui se passerait si certaines organisations – musulmanes par exemple – mettaient en œuvre  des démarches de cet ordre auprès du ministre. Et ce que dirait alors la ‘’laïque’’ Marine Le Pen."


* Vraies valeurs toujours : Hervé Novelli.

En vue des législatives de 2012, Hervé Novelli vient de faire publier sous forme de BD, la vie idéale d'une famille virtuelle vivant dans sa circonscription. Naïveté, cynisme ou simple propagande ?

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On est dans le rythme

* Nouveau concept pour assurer une privatisation plus profonde de l’EN : le « TEMPS GLOBAL ÉDUCATIF »

C’est le nouveau concept qui va définir les nouveaux rythmes scolaires. C’est un peu comme le temps de cerveau disponible pour Coca cola...

« on parlera plutôt d’un temps global éducatif que l’Éducation nationale n’est pas seule à prendre en charge »
(Extraits des propos de la commission)

Il semblerait que les scénarii de la commission sur les rythmes scolaires ne soient pas encore tout à fait finalisés mais on s’oriente vers :
- La fin de la semaine de 4 jours ;
- L’horaire quotidien d’enseignement plafonné à l’école et au collège, « 
à cinq heures maximum en primaire, en 6e et en 5e » et à « six heures en 4e et en 3e ».
-
Un « temps d’accompagnement éducatif obligatoire » de deux heures, incluant l’aide aux devoirs, et sur le temps de service des enseignants. En primaire et jusqu’en 5e.
-
De l’ENT pour tout et partout pour effacer les frontières entre l’école et les familles.
-
un « pacte éducatif » qui serait marqué par l’ouverture de l’Ecole aux collectivités, aux parents, aux associations » afin de « reconnaître le rôle éducatif des différents partenaires »
- Une
aide personnalisée gérée par personnel « surnuméraire » qui permettrait dans chaque école la prise en charge de groupes au fil de la semaine. Ce personnel pourrait être un éducateur diplômé « pris en charge de façon partagée par les collectivités locales et l’Éducation nationale ». Il ferait « le lien avec les différents acteurs de projet éducatif global ».
-
changement des périodes de vacances (voir vos sites d’infos préférés).

Personne n’ose encore demander comment cela va se traduire sur le temps de travail des enseignants...


* Campagne de pub pour l’EN à 1,35 million d’euros !

On n’a pas fini de rire !
Les premiers détournements peuvent être envoyés au Mammouth.

Source

"La campagne « est déployée en parallèle de la période d’inscriptions aux concours externes de l’Éducation nationale au sein de trois médias prisés par les étudiants (1) », détaille le ministère. Une campagne radio se déroulera du 1er au 14 juin, explique-t-il. Une autre campagne aura lieu du 1er au 16 juin en presse quotidienne gratuite, presse quotidienne nationale et presse d’actualité. Enfin, une dernière campagne « de bannières web » aura lieu du 1er au 30 juin « sur les portails & réseaux communautaires », « les sites de divertissement » et « les sites spécialisés ».

Cette campagne « privilégie une présence dans des médias et titres à la fois ’affinitaires’ et suffisamment performants auprès des étudiants et de leur entourage proche (parents / enseignants de l’enseignement supérieur » et a retenu « le choix d’une présence sur Internet à des endroits clés où les étudiants recherchent de l’information en matière d’orientation et de carrière », souligne le ministère.

Le ministère diffusera des « portraits de personnes à un moment fort de leur vie, celui de leur engagement dans un projet de carrière autour de valeurs : la réussite et l’épanouissement personnel et professionnel ».
« Des valeurs qui peuvent sembler, dans un premier temps, individualistes mais qui prennent un tout autre sens lors de la révélation de l’annonceur : l’Éducation nationale », détaille le ministère.

(1) Les médias concernés sont :
   * les radios : Skyrock, NRJ, Virgin, Fun radio, France Info, France Inter, RTL, RMC, Europe 1.
   * les titres de presse : Le Monde, Le Figaro, Le JDD, Libération, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Direct Matin, Métro, 20minutes, Le Point, L’Express, Télérama, Le Nouvel Obs, Challenges, Courrier International, Marianne, L’équipe mag, VSD, Paris Match.
   * les sites internet : Facebook, MSN, Skyrock, Deezer, YouTube, XBoxLive, VidZone, SkyBoard, L’Étudiant.fr, Studyrama, Monster, MediaÉtuda"


* Anciens ministres de l’Education : entre mouchard et pédophile ?

Le petit Luc règle ses comptes avec le petit Jack ? C’est ici. Mais que fait le petit Claude ?


* Refus de Base-Elève : en Corse.

Source - l’Assemblée de Corse unanime contre le fichier Base élèves 1er degré
Lors de sa troisième session extraordinaire de 2011, les 26 et 27 mai 2011, l’Assemblée de Corse a adopté à l’unanimité une motion déposée par Madame Viviane Biancarelli au nom du groupe des « élu(e)s communistes et citoyens du Front de gauche », avec demande d’examen prioritaire.
En adoptant cette motion, les élus corses s’opposent « au fichage numérique des enfants et des jeunes, institué dans l’Education nationale, grâce à l’immatriculation de tous les élèves dans un registre national Base élèves 1er degré », et invitent le gouvernement à « organiser une remise à plat de tout le système informatique de l’Education Nationale », de façon à « permettre un vrai débat sur l’utilisation des technologies numériques dans le service public d’éducation ».

* Dessin du jour. Merci Miles.
(voir son blog)




* C’est sans doute mieux ailleurs :

En Angleterre, c'est parti !

Dès la rentrée, une nouvelle législation permettra de licencier rapidement et facilement les "mauvais profs".

Cette nouvelle législation donnera la possibilité aux chefs d'établissement et aux directeurs d'école de licencier en moins de trois mois les "mauvais profs", a annoncé le 24 mai le ministère de l'éducation. (...) Il s'agit de "défendre les intérêts des enfants qui souffrent quand un enseignant en difficulté n'est pas aidé ou changé". La secrétaire générale de l'Association des chefs d'établissement juge cette mesure nécessaire. Ce n'est pas l'avis de la secrétaire générale de l'ATL, un syndicat d'enseignants. "Au lieu d'aider les enseignants à devenir meilleurs on donne la possibilité aux chefs d'établissement de se débarrasser des profs qu'ils n'aiment pas".
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