Idées intéressantes...

* La lettre aux personnels de notre nouveau ministre est sortie aujourd'hui. Attention, le mot « pédagogie » est en gras dedans !! À part ça ? Conceptions et composantes du socle commun repensées, simplification du LPC, annonce de nouveaux programmes... Dispo sur le site du MEN, chacun se fera son idée...


* Diplôme à la fin du CM2 : George Pau-Langevin juge l'idée "intéressante"

"Alors qu'elle se déplaçait dans une école primaire de Seine-Saint-Denis, la ministre a remis un document de passage en 6e à 59 élèves de CM2 de l'école Marcel Sembat de Saint-Denis. Elle a ensuite affirmée qu'une telle cérémonie s'apparentait à un "
un rite de passage", et qu'on pouvait peut-être la considérer "comme une pratique pouvant être renouvelée". Cela "peut donner des idées aux autres enseignants" et "on voit que les enfants sont contents, émus qu'on leur remette un diplôme", a-t-elle ajouté." (source)

Fermer sa gueule peut être aussi une idée jugée intéressante.


* Mise en place de bornes biométriques dans les collèges vendéens

Depuis plusieurs semaines, sous la pression des lobbies industriels, les principaux des collèges de Vendée soumettent au vote des conseils d’administration des projets biométriques pour accéder à la restauration scolaire.
Ce système, basé sur l’identification de la main, est présenté comme « le progrès » par ses promoteurs. C’est pourtant un dispositif de contrôle qui n’a rien à faire dans un établissement scolaire.

Le débat est tronqué : débat de fond évité, et aucun autre projet alternatif n’est soumis au vote des CA malgré le coût élevé d’un tel projet et surtout de sa maintenance. Les syndicats dénoncent la banalisaion d’un tel outil qui n’a rien d’anodin. Les habitudes ainsi données aux jeunes élèves relèvent de choix éducatifs participant à l’acceptation sans réflexion des nouvelles techniques de surveillance électronique. Le Gixel (Groupement professionnel représentant les intérêts des industriels de la biométrie) préconise d’ailleurs d’éduquer les enfants à la soumission aux technologies de contrôle dès la maternelle... (...) Ce système présente par ailleurs de nombreux inconvénients : absence d’hygiène (la main est posée sur le même support par plusieurs centaines d’élèves), bug lié à la non-reconnaissance du support, allongement du temps d’attente...

Voir le
communiqué intersyndical


* "il y a des recteurs qui se comportent comme si la Sarkozie était encore aux manettes"

"Réunis jeudi à la Sorbonne, les recteurs ont vraisemblablement eu droit à un petit recadrage. Tout le monde s’attend néanmoins à ce que des têtes tombent rapidement.
Le recteur de Paris, Patrick Gérard, ancien directeur de cabinet de Rachida Dati place Vendôme, dans une démarche assez inédite,
a pris les devants en demandant au ministre de le démettre de ses fonctions. Dans les académies de Lille, Orléans, Poitiers, Créteil, Clermont-Ferrand, certains s’apprêtent à faire leurs cartons."
[...]

"Presque unanimement abhorrée, la directrice générale des ressources humaines du ministère,
Josette Théophile, ne devrait pas passer non plus l’été à son poste. Celle qui se faisait fort d’importer ses méthodes éprouvées à la RATP, où elle a officié de nombreuses années – elle a même obtenu le prix de la meilleure DRH pour y avoir fait baisser le nombre de conflits –, n’a pas convaincu la communauté éducative. Les syndicats lui reprochent un dialogue social quasi inexistant depuis plus d’un an. Avant même de prendre ses fonctions, Vincent Peillon a précisé qu’il abrogerait le décret sur l’évaluation des enseignants par le chef d’établissement, sa grande œuvre au ministère." source


Le SNALC, pétri de valeurs humanistes demande un limogeage (dans un style le plus soviétique possible) de tous les recteurs. On ne se refait pas.


*Subprimes en perspectives : modèle US des prêts étudiants.

"Si rien n'est fait d'ici là, sept millions d'étudiants américains verront leur endettement augmenter de 1.000 dollars au 1er juillet.
Presque une broutille pour des étudiants qui affichent un niveau d'endettement moyen supérieur à 25.000 dollars à la fin de leurs études.
Un problème social qui préoccupe de plus en plus les politiques. Un problème financier aussi. Avec un endettement total de 1.000 milliards de dollars, les marchés craignent une nouvelle crise des subprimes. "

la suite ici
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Formatage

* Formation (à la découpe) continue :


Suite de la publication des rapports cachés.

Le rapport de l'Inspection générale sur la formation continue a été réalisé en octobre 2010 (…) il montre un ministère qui économise sur la formation et la
détourne des besoins des enseignants. "(...) les crédits alloués à la formation continue ont servi sur la décennie de variable d’ajustement pour réaliser l’équilibre budgétaire". Le budget affecté à la formation continue a diminué ces dix dernières années (de 10% au primaire, d'environ 25% au secondaire). (…)

Le rapport souligne le
recours croissant à des ressources externes : formations en ligne et aussi partenaires extérieurs. Cette baisse du financement s'accompagne d'un décalage croissant entre les formations proposées par l'institution et celles qui sont attendues. En fait les demandes des enseignants les portent vers des formations de gestion de classes ou des approches disciplinaires. Or la formation continue a été réorientée vers l'accompagnement des innombrables réformes. Souvent d'ailleurs le stage est un moment de production de ressources pour la réforme (ça vous rappelle quelque-chose?).

Une autre attente des enseignants a été laissée de coté : la
reconnaissance de la formation pour l'évaluation des enseignants. (…) Les rapporteurs souhaitent "accroître la responsabilité des établissements et des bassins parallèlement au développement des formations sur site...

L’allocation d’une « enveloppe formation » (…) aux circonscriptions pour le premier degré, permettrait de définir et mettre en place une vraie politique de formation, conçue sur le terrain, discutée au sein de la communauté éducative et ciblée sur ses besoins. Ces moyens, en heures d’enseignement et/ou en crédits de fonctionnement, pourraient faire l’objet d’une contractualisation avec le rectorat ou l’inspection académique".

À mettre en lien avec la fameuse contractualisation par circonscription ? Source

* À la mangeoire...


"Climat détendu et constructif". Les syndicats de l'enseignement privé, Fep Cfdt, Snec Cftc, Spelc, Synep Cgc et Cgt, ont été reçus le 15 juin au ministère de l'éducation nationale. "Le message a été entendu" affirment les syndicats. Amen...



* Recalé :


Le tribunal administratif de Versailles a suspendu la décision du maire de Saint-Cyr-l'École (Yvelines) de limiter l'accès à la cantine d'une enfant dont l'un des parents ne travaille pas. La commune se voit enjoindre de ne plus se fonder sur le critère de l'activité professionnelle des parents pour opérer une priorité d'inscription des élèves à la cantine.

Pour se défendre, le maire arguait de la capacité d'accueil de ses locaux de restauration.
Plusieurs communes ont pris des dispositions semblables ces dernières années, suscitant une vive émotion des parents d'élèves. En 2009, le Conseil d'État avait jugé discriminatoire et avait annulé la délibération de la commune de Oullins, en banlieue lyonnaise, limitant l'accès à la cantine aux enfants de chômeurs. Source


* Greta ?

L'intersyndicale a rencontré le 14 juin un conseiller de V Peillon.

"Dans sa réponse, le conseiller social a affirmé au nom du ministre sa volonté de maintenir la FCA au sein de l’ EN et d’ouvrir le dialogue social pour répondre aux interrogations des personnels. Il a déclaré partager le projet affirmé par les personnels et leurs représentants de la mission de service public assurée par les GRETA. Il a évoqué la difficulté à revenir sur la loi qui a supprimé la structure juridique des Greta. Il a rappelé qu’aucune circulaire n’était parue et que la réunion des recteurs prévue le 21 juin prochain serait l’occasion d’évoquer la problématique des GRETA. Source


* Tri sélectif à l'embauche au Royaume Uni.

Dès septembre, les candidats à une formation d'enseignant devront passer un test de personnalité sur ordinateur, pour démontrer leur adaptabilité et leurs compétences relationnelles.

Ce test d'une quinzaine de minutes devrait évaluer la capacité du candidat à s'adapter à des situations de crise, à gérer les conflits avec des enfants qui se comportent mal, à accepter la critique, etc.
Une question-type demande par exemple au candidat de choisir ce qui le définit le mieux parmi six propositions, de "méthodique" à "flexible".

Ce test de personnalité mis à disposition des recruteurs ne sera pas obligatoire, mais l'Ofsted (équivalent de l'inspection générale) devrait fortement inciter à l'utiliser.
Objectif :éliminer les candidats au concours dépourvus de bonnes compétences "non cognitives" (relatives au comportement, aux relations sociales...), nécessaires à l'exercice du métier d'enseignant. Chaque année,( ...) Le gouvernement britannique dépense quelque 68 millions de livres Sterling (84 millions d'euros) pour la formation de ces enseignants démissionnaires.

Un questionnaire d'un quart d'heure permettra-t-il d'évaluer la pédagogie et l'endurance des futurs enseignants ? Les universitaires britanniques en doutent, et estiment que la seule façon d'évaluer la capacité à enseigner d'un candidat est de le mettre devant une classe. Source

 

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Un jour. Une annonce

Alors que l’on attend une nouvelle circulaire de rentrée...

* Vive la négociation (par V. Peillon)

Méthode Obélix : je frappe et ensuite je questionne. C’est ça le changement maintenant.

Lefig/afp : Peillon propose d'avancer la rentrée 2012 d'un jour
Invité de France Info, le ministre de l'Education Vincent Peillon a indiqué que pour compenser l'allongement des vacances de la Toussaint la rentrée serait avancée de 24 heures. Initialement prévue le mardi 4 septembre, elle aurait désormais lieu le lundi 3 septembre. De même, le début des grandes vacances serait reculé d'une journée et aurait lieu non pas le jeudi 4 juillet mais   le vendredi 5 juillet ou le samedi 6 midi. Cette proposition sera examinée par le CSE les 20 et 28 juin. Hier,le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault avait rappelé à M. Peillon la nécessité d'engager une concertation avant toute annonce sur la très sensible réforme des rythmes scolaires

Heureusement que le premier ministre l’a précisé ...



* Médiateurs ?

Ne pas confondre avec le Médiator, mais c’est possible que cela crée aussi des effets indésirables.

AFP -
Lutte contre la violence scolaire: 500 personnes dans les établissements dès la Toussaint ou Noël
Le ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon a annoncé ven­dredi (8/06) sur BFM-TV que 500 per­sonnes char­gées de la lutte contre les vio­lences sco­laires seraient affec­tées "dans les établis­se­ments les plus dif­fi­ciles" d'ici la Toussaint ou Noël.
"
Nous somme en train de conce­voir un nou­veau métier de média­teurs qui en même temps assurent l'ordre, et qui seront affec­tés dans ces établis­se­ments les plus dif­fi­ciles", "en per­ma­nence", a expli­qué le ministre, rap­pe­lant qu'il s'agissait d'une demande de François Hollande, for­mu­lée lors de la cam­pagne présidentielle.
"C'est de l'ordre de 500 per­sonnes", a ajouté M. Peillon, pré­ci­sant que ces postes étaient ins­crits "dans le col­lec­tif bud­gé­taire". "J'ai vu le Premier ministre cet après-midi, qui me l'a confirmé", a-t-il expliqué.
Mais "pour qu'ils soient sur le ter­rain, il nous fau­dra un peu de temps, parce qu'il faut les recru­ter et aussi bien les for­mer, donc je pense que nous pour­rons, à la Toussaint ou à Noël les voir en action", a-t-il dit.

Des jeunes donc (sans doute), affectés dans des établissements les plus difficiles, sans franchement d’expérience éducative, ni de formation,... C’est toujours la même chose dans l’éducation nationale...


* Des Caciques très modernes

Une palanquée de penseurs et syndicalistes veulent pousser le gouvernement à aller plus loin dans les réformes (engagées par la droite) et adressent au ministre une lettre ouverte pour enraciner la politique du socle commun.

Monsieur le Ministre,

Le principe d’un socle commun dont l’acquisition est garantie à chaque élève à l’issue de la scolarité obligatoire est inscrit dans la loi depuis 2005. Ce principe est fondamental pour tous ceux qui prennent au sérieux la promesse démocratique de l’Ecole, émancipatrice par sa capacité à donner à chacun les moyens de son autonomie, libératrice aussi par son partage de la culture et des valeurs républicaines sans lesquelles notre société ne peut fonctionner collectivement. Le socle commun est un levier majeur de transformation de notre Ecole, encore trop organisée pour la sélection d’une élite.

Or, depuis 2005, le socle a été transformé en un objet technocratique au service d’une évaluation de la « performance » du système et des élèves, centrée sur des « fondamentaux » réducteurs. Il n’a pas été mis au service des apprentissages des élèves : le travail par compétences n’a pas été accompagné et les programmes ont été très inégalement adaptés au socle. Il est de plus remis en cause dans ses principes mêmes par le rétablissement de facto d’un palier d’orientation en cours de scolarité au collège. Cette dérive sert les tenants du conservatisme, de la sélection et de l’orientation précoce.

Le Président de la République a fait explicitement référence au socle commun dans son discours programmatique sur l’Education. Le socle doit maintenant devenir dans les faits à la fois l’objectif et le support d’une scolarité obligatoire continue, pensée et organisée pour tous les élèves. Acteurs et partenaires de la communauté éducative, nous avons déjà ouvert cette réflexion et nous sommes prêts à avancer des propositions.

Plusieurs chantiers sont concernés:

- celui de la modification des contenus du socle et du lien entre programmes et socle;

- celui des modalités d’évaluation et de validation des acquis, y compris par une refonte complète du Livret Personnel de Compétences, outil inadapté qui cristallise tous les mécontentements des personnels concernés par son utilisation;

- celui de la prise en compte du socle commun dans une formation initiale et continue des personnels à reconstruire ;

- celui du développement d’outils professionnels pour travailler et évaluer les compétences du socle;

- celui de l’organisation du travail des élèves et des personnels dans le cadre de la scolarité obligatoire commune.

Monsieur le Ministre, nous nous réjouissons de votre engagement à construire une Ecole de la promotion de tous, intégrée à la formation tout au long de la vie, celle dont la France du XXIème siècle a besoin. Nous vous demandons maintenant d’engager au plus vite la concertation pour que l’Ecole tienne enfin sa promesse démocratique.

Signataires :

Philippe WATRELOT, Président du CRAP – Cahiers pédagogiques ; Marie-Claude Cortial, Présidente d’Education et Devenir ; Christian CHEVALIER, Secrétaire général du SE-UNSA ; Thierry CADART, Secrétaire général du Sgen-CFDT ; François CHEREQUE, Secrétaire général de la CFDT ; Bruno LAMOUR secrétaire général de la Fep-CFDT ;Jean-Jacques HAZAN, Président de la FCPE ; Jean-Marc ROIRANT, Secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement ; Patrick ROUMAGNAC, Secrétaire général du SI.EN-Unsa ; Philippe TOURNIER, Secrétaire général du SNPDEN ; Laurent ESCURE, Secrétaire général de l’UNSA-Education


Ca a le mérite de clarifier les positions.
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Ambiance

* Le CSE du changement ?

Mammouth déchaîné. Représentants en délire, arrivée de Vincent Peillon sous les acclamations, le changement au CSE, c’est maintenant.

Premier changement, vrai celui-là : la présence du ministre. Chatel, lui n’y était jamais venu, sans doute pas trop grand respect des syndicalistes.
Second changement : le CSE devient, d’après les propres mots du ministre, le "parlement de l’Éducation dont l'avis "sera désormais pris en compte".
Troisième changement : l’administration semble se montrer plus ouverte aux amendements et l’a prouver en acceptant certaines modifications aux textes présentés.

Double conséquence : les aficionados de la concertation, du réformisme et du gouvernement ont manifesté leur enthousiasme (Unsa, Sgen,et alliés Fcpe-Unl) et ont presque fait tourner les serviettes.
Les autres sans faire la gueule (MEDEF excepté) se sont montrés plus réservés.
Au milieu, le Snuipp s’est déclaré ouvert sur une" transformation réelle" de l' Ecole mais aussi sur l'évolution des conditions et temps de travail des élèves et enseignants.

Mais surtout, le front syndical est clairement terminé. Adieux le temps des accords unanimes «contre » des réformes foireuses.

Bon ben en fait sur le fond, pas de changement...



* Dialogue dans les établissements scolaires gérés comme des entreprises

Non seulement des profs menés par des "agitateurs" se permettent de faire grève, mais même quand ils ne font pas grève, ils ne foutent pas grand chose!...
Propos aimablement tenus par leur supérieur hiérarchique direct, le principal du collège Marcel-Aymard de Millau... Ambiance...

"Ces enseignants qui travaillent au collège en moyenne 4 heures par jour sur 36 semaines auraient, dans le contexte économique actuel, dû avoir la décence et la dignité d’analyser les raisons de leur malaise, comprendre qu’il venait d’eux-mêmes et non d’un chef d’établissement qui a toujours privilégié le dialogue."

C’ets là , ou là , et là.


Allez, les feignants, au boulot !


* Organisation de garderies post-bac pour les petits n'enfants ?

source

Extrait:
Les ministres de François Hollande n’en finissent pas de créer la polémique : après avoir annoncé sa volonté de voir la semaine scolaire ramenée à cinq jours, le ministre de l’Education, Vincent Peillon a annoncé hier sur Europe 1 que les vacances scolaires étaient « trop longues ». Et que cela favorisait l’oisiveté chez certains jeunes qui « ne seraient plus pris en charge par la communauté après le BAC, dès le 10 ou 15 Juin » "

C'est terrible, en effet!
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Peillon signe Chatel ?

[EXCLU] Nadine Morano serait mise en examen. Il s'agirait sans doute du BEPC.

* Peillon va signer la réforme Chatel (mais « a titre provisoire »)

Déboires d’une réforme retoquée : la MASTERISATION

Par un arrêt du 1er juin (celui-là :
arrè‚t masterisation), le conseil d’Etat vient de retoquer la réforme de Luc Chatel sur la Masterisation. Annulée pour cause d’incompétence (sans rire) du ministre de l’EN, Luc Chatel, qui n’aurait pas pris soin de faire signer les textes de ladite réforme à V. Pecresse, alors ministre de l’enseignement supérieur, un peu concernée par les IUFM de l’époque.

Mais voilà qu’à trois mois de la rentrée cela met le gouvernement dans la difficulté, dans l’impossibilité même d’assurer le retour aux conditions de 2006, à savoir la concession d’un mi temps de cours pour des stagiaires (qui étaient à temps plein depuis 2010) et d’un autre mi temps de formation. De mêm les Professeurs des Ecole retrouveraient la situation de formation de 2006.

Embarras du ministère qui dit aujourd’hui (au Monde) vouloir signer en bonne et due forme les décrets Chatel pour assurer la rentrée (avec donc des stagiaires à 18 h de cours) et éviter des recours en TA, mais cela « à titre provisoire » le temps de refaire une réforme.

C’est simple la politique...


* Abrogation décret évaluation enseignant : le 20 juin.

Le texte abrogeant les décrets d’évaluation des enseignants sera soumis au prochain CTM, le 20 juin.


* À Niort, les directeurs d’école remplacent le personnel de la mairie


De source syndicale - Des collègues directeurs de Niort ont réagi à une décision conjointe de l’IA et de la mairie de Niort concernant les inscriptions scolaires pour la rentrée prochaine.


Suite à l'impossibilité depuis 3 ans, pour les services de la mairie de Niort, de transférer des données de Base-élèves dans son logiciel « Maelys », la mairie de Niort et les services de l'IA se sont accordés pour faire retomber cette charge de travail sur les directeurs des écoles de Niort : inscrire les élèves dès la rentrée prochaine.

Outre la charge de travail supplémentaire que cela induit pour ces directeurs, la méthode utilisée pour les informer de cette décision a aussi été mal ressentie : avertis le 29 mai, ils étaient « invités » à une réunion le 31. Réunion où il leur a été précisé qu'ils devraient utiliser une demi-journée de leur temps de décharge de la semaine du 11 au 15 juin pour se former à cette nouvelle tâche.

Après avoir demandé aux directeurs de remplacer les personnels administratifs des collèges pour remplir Affelnet, ils doivent maintenant faire le travail du personnel de la mairie de Niort, et prendre sur leur temps de décharge pour s'y préparer.


* Ayrault et les salaires des fonctionnaires : pas de revalorisation "inconsidérée".

Ah ben on avait eu peur, nous aussi, pensez-y, une revalorisation inconsidérée, c'est si vite arrivé et hop, le monde bascule, hein, forcément, et là, CRAC !...


«S'exprimant sur BFM et RMC, le 1er juin, le premier ministre a été très prudent (...). "Nous commençons tout juste les discussions avec les partenaires. Je connais les revendications. Je connais aussi les contraintes financières. Je ne vais pas ici vous faire des promesses inconsidérées".

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Peillon, un ministre déjà à la messe

* Jamais un ministre de l’éducation socialiste ne s’était rendu à une grand messe de l'APEL

Les cathos sont contents:

"C’est une première. Jusque-là, jamais un ministre de l’éducation socialiste ne s’était rendu au grand rassemblement organisé par l’Apel » (La Croix )

Voir aussi plus bas.


* Autre messe, si.

A partir du lundi 4, V. Peillon rencontre les syndicats de l’EN. Objectif produire une loi pour l’automne. Arbitrages attendus fin juillet (rappel).


* Le changement c’est maintenant...


- Fioraso au Monde: l'autonomie des universités pas remise en question

AFP - L’autonomie des uni­ver­si­tés n'est "abso­lu­ment pas" remise en ques­tion, mais leur gou­ver­nance doit être pro­fon­dé­ment modi­fiée, affirme la ministre de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, dans un entre­tien au Monde daté de dimanche-lundi.
François Hollande s'est engagé à rem­pla­cer la loi "LRU" (Liberté et res­pon­sa­bi­lité des uni­ver­si­tés) par "une nou­velle loi d'orientation de l'enseignement supé­rieur et de la recherche", qui sera dépo­sée au Parlement début 2013, après des assises du supé­rieur à l'automne, rap­pelle Mme Fioraso.
A la ques­tion de savoir si l'autonomie des uni­ver­si­tés est remise en ques­tion, la ministre répond: "abso­lu­ment pas".

- Vincent Peillon dit vouloir "faire évoluer la notation"
AFP Le ministre de l'Education natio­nale, Vincent Peillon, a dit samedi vou­loir "faire évoluer la nota­tion" des élèves, esti­mant que l'évaluation sco­laire était source de trop de "souf­france" à l'école, lors de l'assemblée géné­rale de la Peep, seconde fédé­ra­tion de parents d'élèves.
"Nous sommes le pays où la note sert tou­jours de sanc­tion et jamais d'encouragement (...). Nos élèves ne sont pas heu­reux comme ils devraient l'être", a estimé le ministre, face à quelque 130 repré­sen­tants de parents d'élèves réunis à Paris.
"Il faut faire évoluer la nota­tion pour qu'elle ne soit pas per­çue comme une sanc­tion", a-t-il ajouté, invi­tant à un "chan­ge­ment de péda­go­gie" afin de pla­cer le "bien-être des élèves" au coeur du pro­jet sco­laire et éviter "l'échec auquel sont confron­tés de nom­breux élèves".
Des décla­ra­tions accueillies avec satis­fac­tion par la pré­si­dente de la Peep, Valérie Marty. "
Cela fait long­temps que nous par­lons de ce pro­blème. Il faut un sytème plus encou­ra­geant, plus per­for­mant. »

Ben voyons...



*Collège: les options et classes à profil (latin, classes bi-langues, classes européennes...) ont-elles des inquiétudes à se faire?

Au lendemain de l'élection présidentielle, une partie du PS (très active auprès de certains cercles syndicaux) cherche à faire pression sur le ministère de l’Éducation Nationale pour promouvoir ses idées en matière de réforme de l'Educ. Nat.: c'est par exemple dans ce cadre que s'inscrit la démarche de J.P. Obin, inspecteur général honoraire qui faisait partie de l'équipe de Montebourg pour les primaires socialistes et qui avait préfacé le livre de son patron : Mon projet pour l'école.

Dans une lettre "fictive" à François Hollande  
reproduite ici J.P. Obin dit ce qu'il aimerait conseiller au Président (s'il avait l'occasion ou la possibilité de s'adresser à lui). Et voici ce qu'il écrit:  "L’école primaire doit certes être renforcée, mais surtout le collège devenir son prolongement naturel et cesser d’être l’antichambre du lycée général. "

Le sens de la phrase de J.P. Obin sera sans doute utilement éclairé par le rappel des propositions qu'A. Montebourg avaient formulées dans son livre (exactement ici) :
« Le système des filières cachées, actuellement constitué par les différentes options, prendra fin. Les « classes à profil » (classes européennes, classes bi-langues, classes homogènes et élitistes composées des élèves « allemand première langue et latin » et toutes les autres classes qui tendent à l’homogénéité…) disparaîtront donc au profit de classes hétérogènes dans lesquelles une réelle dynamique peut s’instaurer pour tirer l’ensemble des élèves vers le haut », et ce, afin d'éviter que le collège soit une « propédeutique du lycée qui soit lui-même une propédeutique des classes préparatoires »

Notons que quelle que soit la réponse apportée à la question de savoir si l'étude du latin ou de l'allemand peut sérieusement être considérée comme un frein à la "réelle dynamique" qui doit "s'instaurer pour tirer l'ensemble des élèves vers le haut",
la suppression des options serait en tous cas sans nul doute une source d'économies à court terme...

Mais si une telle mesure devait voir le jour, qu'on se rassure, elle
serait uniquement guidée par l'intérêt supérieur des élèves, puisque Vincent Peillon a récemment déclaré qu'il serait "toujours et d'abord le ministre des élèves" et qu'il vient en outre de nous assurer à Orléans qu'il ne dirigeait pas un ministère "comptable"...

Ouf.



* Congrès de l'Apel: Déclaration de Peillon sur les créations de postes dans le public et le privé.

Tout en promettant des postes au privé pour les prochaines années, Peillon confirme que cette année les 1.000 postes annoncés dans l'éducation concernent le public

source extrait:
CLERMONT-FERRAND - Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a confirmé vendredi que la création annoncée de 1.000 postes dans le primaire concernerait le secteur public puisque c'est lui, et non le privé, qui a "le plus souffert des suppressions de postes" pendant l'année scolaire écoulée.

Il a expliqué, lors d'une courte intervention que 5.700 postes avaient été supprimés dans le public contre 330 dans le secteur privé et qu'il était dès lors naturel que les 1.000 postes créés pour la rentrée prochaine, notamment de professeurs des écoles, le concernent.

Il a cependant fait valoir que la création à plus long terme de 60.000 postes, annoncée par le président François Hollande, concernerait aussi le secteur privé.

"Il y aura des affectations de postes pour le privé", a-t-il déclaré au premier du congrès de l'Apel, la principale association de parents du privé, sans expliciter les proportions qui seront décidées entre public et privé.


Mais le ministre ne tarde pas d’apporter certaines précisions (excuses?) à propos les 1000 postes accordés uniquement au public

Le monde. extrait:
Vincent Peillon explique par ailleurs que si le millier de postes qui doivent être créés à la rentrée le seront dans le public, c'est parce qu'"il n'y a pas eu de demande explicite de la part (des) représentants" de l'enseignement privé.
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#artdegouverner

* Attaque en règle du gouvernement (et de ces caciques) contre le SNES ?

- cela vient d’abord du marigot syndical (épisode 2873).

Le SE-Unsa traite le SNES.
« Si Peillon arrive à rassembler un pôle syndical suffisamment fort pour faire opposition au Snes, alors il pourra mener ses réformes à bien" dit Christian Chevalier secrétaire général du SE-UNSA. (rapporté dans les colonnes de l’Express).
Et sachant que le SE c’est l’autre voix du PS, on a pas fini de rigoler.

Pendant ce temps là d’autres réfléchissent...

- En effet, les penseurs proches du PS en rajoutent une louche :
Jean-Pierre Obin, Igen hono­raire devenu membre de l'équipe d'Arnaud Montebourg durant la pri­maire PS, a estimé que le Snes était "le prin­ci­pal obs­tacle à l'évolution des conte­nus du concours", lors d'un débat sur le métier ensei­gnant orga­nisé par l'Ajé vendredi.

Le Snes, syn­di­cat des ensei­gnants du second degré, ferait "de la qua­li­fi­ca­tion uni­ver­si­taire l'alpha et l'oméga de [son] identité", a estimé Jean-Pierre Obin. Il "a été le com­plice de la droite sur la mas­te­ri­sa­tion" car il y "a vu deux ans de qua­li­fi­ca­tion sup­plé­men­taire et une reva­lo­ri­sa­tion de la car­rière". Or, selon lui, "l'université est capable de for­mer des méde­cins, des scien­ti­fiques, des juristes mais pas des enseignants".
Jean-Pierre Obin a réclamé "
un concours réformé pour faire que les ensei­gnants soient for­més devant de vrais élèves". Pour cela, il a pro­posé d'organiser "l'écrit en fin de M1 et l'oral un an plus tard en fin de M2", pour que la titu­la­ri­sa­tion ait lieu "après l'année de stage". En effet, "les membres du jury, dont l'inspecteur, tra­vaillent sur dos­sier uni­que­ment, sans avoir vu le sta­giaire dans sa classe", a déploré Jean-Pierre Obin.

On craint le pire sur le prochain CAPES.


* Avenir pour les vieux (professeurs): devenir formateur ?

Ça, c’est le changement. Une autre façon de dire qu’on supprime des postes de formateurs.

AFP qui reprend un entretien de V. Peillon dans le Parisien. Des professeurs retraités pour conseiller de jeunes collègues: "belle idée" pour Peillon

Vincent Peillon a jugé que le recours rému­néré à des pro­fes­seurs retrai­tés pour des mis­sions de tuto­rat auprès de leurs jeunes confrères serait "une belle idée", mais il exclut qu'il soit fait appel à eux pour des rem­pla­ce­ments, jeudi dans Le Parisien.
"
C'est une belle idée, mais on doit d'abord se concer­ter", déclare le ministre de l'Education natio­nale à pro­pos de ces mis­sions de "conseil" qui pour­raient leur être confiées.

"S'il y a besoin de faire appel à d'autres bonnes volon­tés, je n'y suis pas hos­tile, mais il faut mesu­rer la légi­ti­mité d'une telle mesure avec les par­te­naires. Cela sup­pose l'adhésion des per­son­nels", temporise-t-il.
"Ca n'est pas pour effec­tuer des rem­pla­ce­ments. C'est de la trans­mis­sion d'expérience", pré­cise le ministre.

Et des maitres formateurs c’est pas possible ?


* Pour des écoles bien propres..., optez pour le privé hors contrat !

Mise en verve par le changement de président et de gouvernement, Anne Coffinier  continue à faire sa pub pour le privé hors contrat (y compris au détriment du privé sous contrat) et se répand dans la presse (de droite): elle tient ainsi à faire savoir à ses lecteurs que les enfants musulmans constituent selon elle un obstacle au maintien du "caractère propre" des écoles catholiques sous contrat: pour elle en effet, les écoles privées sous-contrat sont confrontées à "des situations assez cocasses comme dans la Seine-Saint-Denis où les écoles privées catholiques scolarisent une majorité d’enfants musulmans. La loi oblige en effet les écoles sous contrat à accepter tout le monde, peu importe la confession. C’est ainsi que la loi sur le voile, par exemple, a conduit de nombreuses jeunes filles qui refusaient d’ôter leur voile dans l’espace de l’école publique à se réfugier dans l’école privée catholique voisine et donc à rendre quasi impossible le maintien du caractère propre de ces dernières." source


A suivre / restons vigilant : Vincent Peillon, ministre de tous les parents, va ce jour rencontrer les parents cathos (APEL).
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