UBU roi

* Les fausses annonces du Ministère
(bien relayées par certains syndicats qui crient victoire).

- 10 000 postes en plus dans les collèges ?
Comme le rapporte L’Express, l'annonce de la création de 10000 postes supplémentaires dans les collèges "n'en est pas une. Ces 10 000 recrutements font en effet partie de l'enveloppe de 30 000 contrats aidés pour l’Éducation nationale annoncée aux recteurs le 11 juin dernier, précise-t-on rue de Grenelle."

Faut-il rappeler aussi
que ces  contrats aidés  correspondent à des missions à l'évidence pérennes de l'éducation nationale (principalement accompagnement d'enfants handicapés dans le secondaire et travail de secrétariat dans le primaire), fait qui a déjà valu aux établissements scolaires quelques condamnations devant les Prud'hommes... ?


- prime de 400 € pour les Profs des écoles ?
La création de cette prime est vraiment la moindre des choses, car dans le même temps disparaît une prime de 400 € donnée pour faire passer les évaluation en CE1 et CM2, ainsi que disparaît aussi des Heures supplémentaires et les sommes versées pour l’accompagnement éducatif. Pas sûr que les PE s’y retrouvent au final.

En tout cas, c’est moins de l’ISOE que reçoivent les profs du secondaire (2000 € par an si ils sont prof principal), ce qui fait de cette
gratification indemnitaire une véritable arnarque.
Comme à leur habitude certains syndicats qui devancent l’accompagnement gouvernemental se félicitent de ladite indemnité.

C’est l#UNSAstyle.


* Les ESPE : futurs jardins zoologiques ?

C’est ce qu’annonce un responsable démissionnaire des MASTER enseignement Espagnol de Lille 3, relayé par Sauvons l’Université, dénonçant la cacophonie pédagogique qui s’annonce.

En effet, dans les futurs ESPE, sur Lille au moins, il y aura :
- des étudiants néotitulaires de la Licence 3 n’ayant jamais préparé le Capes - des étudiants néotitulaires du Master 1 enseignement (MEF 1) non admissibles aux écrits de juin ;
- des étudiants néotitulaires du Master 2 enseignement non admis aux oraux de juin du 2013-1 et non admissibles aux écrits de juin du 2013-2

source « La rétrogradation universitaire qui va contraindre un étudiant titulaire du M1 ou du M2 à voisiner avec ses camarades issus de la L3 produit, on l’imagine, un vif émoi chez nos étudiants avancés qui se destinent à l’enseignement. Un vif émoi aussi chez les collègues qui participeront au MEEF 1 et qui devront tenter de gérer pédagogiquement un public aussi hétérogène.
[et surtout cela crée une forte pression, notamment pour les L3 qui sont à peu près sur de ne pas être les mieux formés pour aborder le concours]

Les étudiants commencent à prendre conscience du caractère absurde, délirant et totalitaire, de l’ensemble du dispositif de formation.
Oui, il s’agit là d’un système de transition totalitaire,
destiné à afficher un nombre maximum d’inscrits en MEEF 1 pour la propagande ministérielle, mais qui sera pédagogiquement ingérable, et qui risque détourner définitivement une grande masse d’étudiants de ces infâmes préparations concoctées par l’Espé : il se pourrait bien qu’elles s’effondrent d’elles-mêmes.

Voilà à quoi conduit l’aveuglement idéologique et la soumission à des mots d’ordre technocratiques ineptes qui sont une insulte à l’intelligence des universitaires et de leurs étudiants. »

Et pan.


* On n’a pas encore tout vu : les journées du elearning : comment devenir un coach pédago ?

Ou comment réinventer l’eau chaude (et briser la casserole).

Ambiance :
« Vers la fin de l'enseignant ?
Au sens classique oui. Il en va de la survie de notre système. La ressource pédagogique n'est plus une valeur ajoutée. Quand on a la possibilité de suivre un cours au MIT, pourquoi s'inscrire à l'université ? Cette ressource, on la trouve partout, et rien ne rend nécessaire d'avoir un media particulier qui serait l'enseignant pour la transmettre. » (source)
Comme on peut le voir, une vraie réflexion sur ce qu’est l’apprentissage... et de la pratique il faut croire... beaucoup de pratique...


* Prière contre nourriture..., un enseignement chrétien "de qualité" !

Ou : expérimentations éducatives pas très catholiques...

Alors que l’école intégriste hors contrat Notre-Dame de la Sainte-Espérance, située à Brindas dans le département du Rhône, vante sur son site Internet (plus mis à jour depuis 2005) « d’excellentes conditions de travail [qui] garantissent l’ordre et la paix » ainsi qu'un «  règlement fort [qui] forge les caractères et participe à la formation des personnalités »  afin que les enfants « grandissent chrétiennement » et reçoivent un « enseignement de la religion, inscrit dans la beauté de la liturgie traditionnelle »,  c'est en fait un traitement pas très catholique qui aurait été infligé à certains élèves punis.

"Depuis quelques semaines, relate
Elle.fr reprenant une enquête de la télé régionale, l’établissement fait l’objet de plusieurs plaintes. Outre le signalement d’un inspecteur de l’Education nationale sur des problèmes d’hygiène, les gendarmes ont en effet recueilli les plaintes de nombreux parents qui s’inquiètent des méthodes éducatives punitives infligées à leurs enfants. Selon France 3 Rhône-Alpes, les élèves ne se pliant pas aux prières matin et soir et à la participation obligatoire de l'entretien des locaux, auraient, pour certains, été privés de nourriture, voire giflés ou insultés."

Présentée au parquet le 22/06/2013 et mise en examen (après trois jours de garde à vue) pour violences volontaires commises sur mineurs de moins de 15 ans, privation de soins et d’aliments, "la créatrice et responsable de cette institution catholique hors contrat, rapporte de son côté
leprogres.fr, a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer toute fonction au sein de l’établissement scolaire. Selon une source judiciaire, on lui reprocherait également des infractions en matière de santé alimentaire"
Comments

Moderne, équitable et durable

* « Surnotation équitable », l’invention du SE-Unsa ?

Dans une lettre de réponse refusant la participation à une intersyndicale un représentant départemental de
l’UNSA expose les positions quant à la question de la notation sur 24 dans l’académie d’Orléans Tours (et autres billevesées). C’est là .

Les enseignants pourront apprécier l’invention du jour : non seulement le SE-UNSA soutien presque l’inspection générale dans sa justification de la surnotation, mais invente un concept tout à fait en pointe : la « surnotation équitable ».
"Nous pratiquons dans certaines disciplines la surnotation équitable : un devoir peut être sur 20 et le barème sur 24 avec des exercices bonus. Nous ne voyons pas le mal. "

Tout le monde sur 24 ! Au moins ça a le mérite d’être égalitaire... c’est sûr.
Equitable et durable pendant qu’on y est ? Et pourquoi pas un aéroport à Notre-Dame-de-Landes aussi ?

Et quant on sait que ledit responsable SE-UNSA est celui qui conseille les autorités politiques pour expliquer comment fermer des collèges (qui « coutent chers »)...

Mais c’est cela les progressistes modernes...


* Prof de fac : bientôt fonctionnaire territorial ?

Ou pire, en contrat privé ?

C’est ce qui commence à faire du bruit suite à l’amendement d’EELV, dans la loi Fioraso (dit amendement Gattolin-Bouchoux-Blandin), voté dans l’indifférence médiatique total, supprimant la qualification des Enseignants Chercheurs par le CNU, et supprimant au passage ledit CNU. source

Si une réaction corporatiste (desdits enseignants chercheurs) s’est rapidement développée, il n’en demeure par moins que la suppression du très imparfait CNU ouvrirait dans les circonstances actuelles une voie au recrutement purement local et à la disparition de facto du statut de fonctionnaire d’État, dans le droit fil des intentions déclarées de la loi Fioraso.

A moins qu’il ne s’agisse d’une diversion ? En effet, il y a des chances pour que la commission mixte supprime ledit amendement. L’émoi créée ainsi, retombera, laissant passer ainsi le reste de la loi. Bien joué ?

Prélude à d’autres évolutions ? Le recrutement des MCF était déjà très peu transparent, là désormais, c’est le retour programmé au mandarinat (si tant est qu’il avait disparu, bien sûr...).


* Plutôt qu'une politique salariale juste, la politique de la prime...

Plutôt qu'une politique salariale juste, voici enfin une solution moderne, bonne pour la paix sociale, qui ne nuit pas aux caisses de retraite et qui a déjà fait ses preuves à de nombreuses reprises dans toute la fonction publique : l'octroi d'une prime (en remplacement d'une autre prime).

Analyse vousnousils

Extraits:

Publié vendredi au Journal Officiel, un décret du gou­ver­ne­ment daté du 19 juin 2013 met fin à la prime versée aux enseignants du primaire chargés de faire passer les évaluations nationales de CE1 et CM2. ...

Cette dis­po­si­tion s'accompagne tou­te­fois de la sup­pres­sion de la prime de 400 euros accor­dée aux ensei­gnants char­gés de la pas­sa­tion des évalua­tions. Le Sgen-CFDT sou­ligne que la sup­pres­sion de cette indem­nité "qui avait été mise en place à la créa­tion de ces évalua­tions, pour ten­ter d'acheter la paix sociale, rend plus néces­saire encore de mettre en place une indem­nité d'un mon­tant au moins équi­va­lent", qui concer­ne­rait cette fois l'ensemble des pro­fes­seurs des écoles.

D'après plu­sieurs syn­di­cats, les fonds réser­vés au paie­ment de la prime des évalua­tions pour­raient ser­vir au finan­ce­ment d'une nou­velle indem­nité pour les ensei­gnants du pri­maire, pre­nant en compte l'évaluation péda­go­gique des élèves, le temps de concer­ta­tion, de tra­vail en équipe, ou le temps consa­cré au dia­logue avec les parents. Son mon­tant est actuel­le­ment en dis­cus­sion, mais les syn­di­cats sou­hai­te­raient, à terme, atteindre l'équivalent de l'ISOE ver­sée aux ensei­gnants du secon­daire, soit 1 200 euros.

Peillon a cependant été clair : cela ne sera guère plus de 90 €. Et il y aura toujours des syndicats (toujours les mêmes) pour crier victoire à l’annonce du ministre... La lutte des classe est toujours ce qu’elle était...


* Rythmes scolaires: les communes pas libres de faire marche arrière comme elles veulent?

Ce sont les inspections académiques qui devraient trancher... et qui vont décider à la place des CM comme dans cet exemple.

Les conseils municipaux sous tutelle de l'Educ. Nat. ?

De quoi mettre un peu de bonne humeur avant les prochaines élections municipales...


* Public / privé : le public fait mieux (et c'est le privé qui le dit).

Le mandat du Secrétaire général à l'enseignement catholique, Éric de Labarre,  prenant fin au 1er août 2013, son  adjoint Claude Berruer monte au créneau pour parler à la presse. Ainsi, se sentant sans doute encouragé par le fait, dit-il,  que "dans les lycées professionnels, les collèges ruraux, les quartiers sensibles où nous sommes présents, nous réussissons bien et parfois mieux que l'école publique ». source

Donc souvent moins bien. Si c’est lui qui le dit alors...

Cela n’empêche pas Claude Berruer d’’annoncer que
l’enseignement catholique est à la recherche de nouveaux marchés : il veut attirer davantage les familles modestes en demandant des frais d'inscription proportionnels aux revenus des parents, et en renforçant le fonctionnement (et le financement) en réseau des établissements catholiques, les établissements les plus riches étant appelés à exercer leur "solidarité" envers les plus pauvres...
Comments

Bac chiche ?

* Cachez ces mauvaises notes que je ne saurais voir.

La notation sur 24 a été la goutte d’eau (qui a mis le feu à la plaine, proverbe maoiste), mais en fait les langues se délient et révèlent tout un tas de pratiques pour remonter ce fichu (mauvais) classement dans certaines académies.

Exemples, en vrac :
- ici des collègues de langues qui ont dû
corriger une seconde fois leurs copies du bac car les notes qu'ils avaient mises la première fois n'étaient pas du goût du proviseur qui en a saisi l'inspecteur, pas content non plus... l’affaire se termine en remontée de bretelles avant d’entamer une recorrection.
- là des
épreuves pratiques qui doivent avoir, selon l’inspection, pour moyenne 13/20 !
- ou encore dans une option obligatoire d'activités interdisciplinaires, la réunion d'harmonisation des notes à l'issue de l'épreuve a donné lieu à l'obligation (donnée par l’inspection) de remonter toutes les notes inférieures à la moyenne académique.

Entre les pressions des proviseurs et celles des inspecteurs, à quoi bon évaluer les candidats si le résultat est connu d'avance?
Le bac est en cours de pourrissement. Tout se fait de l’intérieur.

Aussi par le silence obligé de ceux qui corrigent, et par le silence assourdissant de certaines organisations syndicales dont certaines soutiennent la « surnotation équitable ».


* Orléans Tours : après l’oral, l’écrit.

120 copies (trois fois plus que d’habitude), convocations anarchiques et décalée (lorsqu’elles arrivent), délais réduit (même si rallongé), centres d’examen très éloignés ...
Tout va donc bien dans l’académie. Nouvel appel à la mobilisation et à la contestation contre une situation qui résulte :1/ d’expérimentation de la part de l’inspection 2/ de la suppression de postes d’enseignants et de personnels administratifs.

RGPP/MAP où es tu ? là, justement.


*Le   MEDEF  utilise  de  nouveaux  caches sexe pour s’introduire dans les collèges  :
 
Ca s’appelle  « énergie jeunes » rien de politique,  c’est  un  organisme  entièrement  indépendant ,    pour  redynamiser  les  jeunes,  et  lutter  contre  le  découragement  scolaire.  Le  tout  en  partenariat  avec  le  ministère  de l’Education Nationale.
 
On  l’a  compris  ces  tordus  d’enseignants  sont  incapables  de motiver  les  élèves,  et  il  faut  confier cette tache  à  des  intervenants  extérieurs.
 
Mais  si  on  va  sur  le  site   « d’ énergie  jeunes »  notre  partenaire  éducatif,   on  découvre que  cette  opération   s’inscrit  dans  le  cadre  de la convention  « école  entreprise »  et  que  les  mentors  de  la  remobilisation  générale  sont  entre  autres  les  PDG  de l’Oréal   (famille Bettencourt)   et  de  Man Power    (la  boite  d’intérim) … ainsi  que  l’inévitable  Jacques ATTALI  (il ne  manque  qu’Alain  MINC,   mais  il  demandait  trop  cher ! )
 
Le  MEDEF  distille à dose homéopathique son idéologie.  (voir  le site de cet organisme ici ou )
 
 
* Rythmes scolaires: les communes devront faire l'avance de l'aide promise par l’État...

De mieux en mieux
Non seulement la réforme coûtera nettement plus que prévu (25%) dans la mesure où le Conseil d'État a retoqué le projet de décret visant à diminuer les taux d'encadrement des activités périscolaires, mais les communes devront aussi faire l'avance de l'aide promise par l’État ...

"Le ministère de l'Éducation nationale vient de préciser le calendrier des versements* pour les communes qui ont choisi de basculer dès 2013:
un tiers de l'aide leur sera versé en octobre, et le reste au premier trimestre 2014. Une mesure qui hérisse d'ores et déjà de nombreuses communes, sommées indirectement d'avancer les financements."
source
Calendrier des aides

Situation que Jean-Louis Deroussen, le président de Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), commente ainsi:
«On ne décide pas d'une réforme seul, pour dire ensuite que l'on n'a pas le sou.»

Ben si.
Comments

Le Français, une épreuve...

* 120 copies de Français au bac en 10 jours , ça vous dit ?


Décidément les correcteurs de Français de l’académie d’Orléans Tours ne sont pas au bout de leurs découvertes.

Déjà qu’ils
devaient noter sur /24 (voir la déclaration syndicale ici), voilà qu’ils apprennent aujourd’hui, soit qu’ils ont 120 copies à corriger en 10 jours (WE compris), soit qu’ils sont sur deux ou trois centres d’examen (et sur plusieurs départements) comme l’annonce de nouveau un syndicat du 37 (sur cette page : « Dysfonctionnements épreuves anticipées de Français : ce n’est pas fini... »).

Le tout avec un joli mot du rectorat :


"INFORMATION : Il n'a pas été possible de respecter la charge de correction initialement prévue. Nous nous en excusons.

Par conséquent, la remise des copies est anticipée au 24 juin matin et de repousser la date de fin de saisie de note au 5 juillet. La charge de correction est la suivante :
-120 copies maximum par correcteur pour un enseignant affecté uniquement sur les corrections ;
-les correcteurs étant par ailleurs mobilisés sur les interrogations orales se verront attribuer une charge de correction et d'interrogation équivalente à 85 candidats au total.

Saisie des notes avant le vendredi 5 juillet 12h00"


Bisous.
Ça, ça énerve particulièrement...



* CRPE (Concours instit) : Des centaines de candidats recalés par des zéros éliminatoires...

Source« Je ne comprends pas comment on peut mettre zéro à une épreuve orale préparée pendant 3 heures », nous dit Véronique.
Candidate au concours externe 2013 de professeur des écoles, elle est recalée par un zéro à l'épreuve orale de maths. Des centaines de candidats sont dans ce cas dans 6 académies.
Au final, les postes inscrits au concours ne seront pas pourvus. (...)

On compterait plus de 200 candidats dans ce cas en Ile-de-France . Le problème toucherait aussi les académies de Lille, Aix-Marseille et Bordeaux. Certains avaient largement les points pour être reçus et ne doivent leur échec qu'à cette épreuve guillotine.

Comment peut-on ne pas mettre au moins 0,1 ou 1 point à une épreuve orale ? Résultat : sur l'académie de Créteil seulement 879 professeurs sur les 1055 attendus seront présents à la rentrée. L'académie devra encore largement faire appel à des contractuels. Ces derniers mots devraient aider les candidats concernés à comprendre ce qui se passe, puisqu'il y a de grandes chances que les recalés de juin soient les contractuels de septembre...

Ça énerve encore, n’est-il pas ?


* Rythmes scolaires : Les maires toujours inquiets.

« On était inquiets sur les modalités du fonds d'amorçage. Et bien ça se vérifie ».

Président de l'association des maires ruraux de France, Vanick Berbérian ne cache pas sa déception à l'issue de la réunion au ministère de l'éducation nationale le 13 juin. Si les maires ont obtenu confirmation de l'aide de la CAF, ils craignent une prochaine décision du Conseil d'État. Le Conseil a émis un avis négatif au projet de décret gouvernemental sur la baisse du taux d'encadrement des activités périscolaires. Le ministère travaille sur un nouveau texte. Mais ce point est crucial pour les maires. "Si le Conseil maintient son avis, cela enchérit de 25% le coût du périscolaire. C'est simplement impossible", nous dit V Berbérian.

Autre point de tension :
la pérennité de l'aide de l'État. "On a demandé que les crédits inutilisés en 2013 pour le fond d'amorçage soient budgetés en 2014. On nous a dit que ce n'est pas possible". Rappelons que seulement 20% des communes ont opté pour les nouveaux rythmes en 2013. Source

Ce qui est d’ailleurs confirmé par Jean-Louis Deroussen ,le président de la Cnaf :

« Quand les élus vont découvrir qu’il ne peuvent pas compter sur l’aide attendue, ils risquent de renoncer à leur décision de passer aux nouveaux rythmes dès 2013 », prévoit-il. source.


* Parmi les propositions de réforme du bac...

Celle du journaleux David Courbet : Bac : à quand une épreuve d'éducation sexuelle ?
source

Mettre en place des cours d'éducation sexuelle ne se limitant pas à enfiler un préservatif sur un concombre avec une vraie épreuve au bac? C'est ce que demande le journaliste David Courbet


Donner un enseignement plus explicite en mettant en avant la notion de plaisir partagé, voilà en tous cas qui devrait pas manquer de faire hurler dans les écoles religieuses...

Comments

Totalement votre

* Peillon finance les projets éducatifs territoriaux grâce au groupe Total

Total tenterait-il ainsi de racheter ses errements fiscaux ?

L’agence de presse (AEF) nous apprend la signature entre l’Etat et Total d’un accord cadre qui prévoit de consacrer 4 millions d’euros à l’accompagnement de la « réforme » des rythmes scolaires. Le dossier de presse distribué par les signataires le vendredi 7 juin 2013 indique :
« Quatre millions d’euros seront affectés au soutien de structures à but non lucratif, notamment afin d’accompagner la grande réforme des rythmes éducatifs dans le premier degré ».

Le même dossier indique comme une référence que
le partenariat entre l’État et Total dans ce domaine a été « initié en 2009 » et Total s’y vante d’être « le premier partenaire privé du Fonds d’expérimentation pour la Jeunesse ».

Le groupe Total est le 1er groupe financier et industriel français en chiffre d’affaires. Un célèbre site d’information et d’investigation révélait il y a peu qu’il bénéficiait d’un régime fiscal qui lui permettrait, d’échapper en grande partie à l’impôt sur les sociétés en France.

Le groupe Total se lance donc dans le financement des réformes qui l’intéressent
via un « mécénat » aussi désintéressé que l’on peut l’imaginer

Par cet « accord-cadre », le ministre Peillon montre la solution aux communes asphyxiées financièrement par le transfert de charges découlant de son décret :
pour maintenir leur école il faut chercher dans le sponsoring avec les entreprises locales.

Si Walls poursuit l’oeuvre d’Hortefeux, Peillon est lui aussi sur la même ligne au Chatel...


* Le Cercle des pleurnicheurs disparus...

Entre deux pleurnicheries sur le "bienfondé" de la politique de Sarko en matière d'éducation (suppression de postes d'enseignants, internats d'excellence, apprentissage dès 14 ans, établissements de réinsertion scolaire, etc..) et la création de 60 000 postes qui empêcherait une réforme des statuts, le "Cercle des recteurs disparus" , groupe d'une quinzaine hauts fonctionnaires nostalgiques du sarkozyisme qui se réfugient courageusement dans l'anonymat, dresse un bilan accablant de la réforme de l'école promise par François Hollande.

C'est là: http://www.lexpress.fr/actualite/l-education-nationale-un-an-apres_1257333.html

C’est vrai, ils ont tellement fait mieux...


* GREVE des profs au Portugal, juste avant le BAC.


Au Portugal, les syndicats de professeurs appellent à la grève le premier jour des examens du second degré, le 17 juin (épreuves de portugais et latin). Le 15 juin, il y a appel  à manifestations.
Des personnalités du monde de la culture (écrivains, cinéastes, acteurs,...) ont apporté leur soutien public à la grève, comme on le voit sur cette page.
En réaction, le jury national des examens (JNE), qui dépend du ministère de l'éducation, a demandé aux chefs d'établissement de convoquer tous les professeurs de tous les niveaux à cette date, notamment pour la surveillance des épreuves, ce que les chefs d’établissement hésitent un peu à faire et ce qui de toute façon est de pu d’utilité face au droit de grève. Cependant le gouvernement parle d’instaurer en urgence un service minimum, ce que contestent les syndicats. Le 11 juin selon la FENPROF 97,5 % des réunions préparatoires aux exemen qui étaient prévues n'ont pu avoir lieu.

Comments

Bac noté sur 24

* Manuscrit persan trouvé dans un caniveau.

A la veille du bac les crispations montent. Voici un texte écrit très peu de temps après les premières réunions d’harmonisation des professeurs de lettres face au bac qui arrive. Il fait suite aussi aux méthodes de « pilotage » que nous vous présentions pour avoir de meilleurs résultats académiques.


NOUS APPELONS AU BOYCOTT DE LA GRILLE DE NOTATION 2013

Recette pour Bac de Français idéal donnée par l'Inspection de l'académie Orléans-Tours
Tout d'abord, flagellez-vous car vous faites partie de l'Académie Orléans-Tours et appartenez à ce corps de professeurs de Français à "attitude de notation négative", responsables du mauvais classement de votre académie, avant-dernière du grand tournoi du Baccalauréat au rang national l'an dernier.

Vous avez donc bien mérité de ne recevoir votre convocation pour la réunion académique qu'au dernier moment, voire de ne pas la recevoir du tout, et ensuite de devoir glaner des informations auprès des collègues qui étaient présents, de courir après vos codes et descriptifs d'oraux qui ne figurent nulle part sur ce site Imagin' qui porte bien son nom. Il est bien normal que l'on vous mette plus à l'épreuve que vos collègues des autres matières. Vous avez déjà le tort d'enseigner la littérature, une matière qui évoque tout sauf la réussite sociale, et en plus, vous voudriez continuer à comploter pour mettre les moins bonnes notes de France dans une académie aussi vaste que rurale!

Afin de vous amender,
participez donc plutôt avec enthousiasme à cette entreprise de fraude institutionnalisée que vous proposent vos inspecteurs pour valoriser les élèves en perdition scolaire et les porter vers les sommets de la gloire. Cette année, ils auront mieux encore que l'appel discret à un ami sur portable dans les toilettes!

En premier lieu,
admettez sans la moindre réserve que cette année vous évaluerez les élèves sur 24 et non plus sur 20 pour mieux récompenser leurs compétences d'expression, d'analyse, de lecture... Bref, un programme très ambitieux que de les valoriser en adoptant cette nouvelle grille d'évaluation académique qu'on vous tend avec un sourire affable !

La suite est là : BOYCOTT grille EAF


* Nos amis les ex(ministres).

Le premier (Darcos) entre à l’académie française. Pour un mec qui ne sait pas faire une règle de trois, la carrière continu (ils confondait la maternelle avec la garderie aussi, souvenez-vous).

Le second (Chatel) même s'il ne dispose plus de son important budget de com du ministère de l'éducation Nationale, qui était de 6,2 millions d'euros en 2011 (contre 4,9 millions d'euros en 2012 pour son successeur Vincent Peillon, source ) cela ne l’empêche pas de continuer à débiter ses conneries : "Mes chers concitoyens vous allez travailler jusqu'à 70 ans ! "

Il s'est par ailleurs déclaré favorable à une baisse des retraites des fonctionnaires... (
source)

Faites les taire, quelqu’un !


* Quand la FCPE se lâche.

Ca donne du gros beauf, bien lourd, dénoncé d’ailleurs par des parents FCPE... sur ce site.

Pour Anne Coret secrétaire adjointe de la FCPE 75, faire partie du bureau de la FCPE Paris lui donne le droit d’insulter les profs (lire ci-dessous), de critiquer les adhérents, Anne Coret? mi-femme mi-déesse?
Ses propos:
nous sommes issus des comités de vigilance d’après guerre, et membres de l’éducation populaire, donc à fond pour tout ce qui ouvre l’école, et fait entrer la vie dans ces écoles poussiéreuses, dans ces classes où règnent en autocrates des profs mi acteurs mi mamans, mi tyrans, qui croient tout savoir sur apprendre à apprendre, et ne remettent jamais leur fonction en cause, et créent de l’échec scolaire depuis 150 ans! et ne savent enseigner qu’aux "bons élèves" eux-mêmes fils de profs! vous insultez l’association qui protège souvent les profs, en pronant le dialogue tout le temps, en apprenant aux parents les règles car l’école, les directeurs et trices ne trouvent pas utile de dire aux parents qu’ils ont des droits, une loi où ils sont inscrits, et je suis sure que vous n’en avez jamais entendu parler. Les écoles bafouent quotidiennement le droit des enfants, et on veut faire entrer un peu d’air, et les obliger à partager un peu leur territoire, et ils ne supportent pas. [...]

Anne Coret secrétaire adjointe FCPE Paris
Qui visiblement a un problème de territoire...


* Livret (d’in)compétence personnalisé : UN NON-SENS PÉDAGOGIQUE

C’est avec une incroyable docilité que les enseignants remplissent ces nouveaux outils de fichage (et d’aliénation, il s’agit tout de même du retour au livret d’employabilité). Mais cela commence à énerver sérieusement ces petites croix face à des compétences débiles (et jamais acquises).
Comme les lignes ne bougent que très peu (malgré
certaines campagnes de boycott lancées par quelques syndicats) beaucoup sur ce front, Pascal Dupré, professeur des écoles, membre du C.A. du GRIP, explique dans une lettre destinée aux parents pourquoi il ne remplira pas la fiche d'attestation de compétences.

C’est là.

Extraits :
Madame, Monsieur,
Nous arrivons en fin d'année scolaire et il est temps pour moi, comme pour mes collègues, de faire le bilan annuel du travail de votre enfant. L'administration me demande de vous communiquer la page d'attestation de compétences ci-jointe après l'avoir remplie (note de service n° 2012-154 du 24-9-2012).
Je me dois donc de la porter à votre connaissance. Toutefois, pour des raisons qui touchent à ma conception du métier de professeur des écoles, je ne la remplirai pas.
Depuis plusieurs années, la nature même de ce métier a été affectée par une « évaluationnite » aigüe, fondée sur les « compétences », qui a détourné l'école de sa mission d'instruction.
Traditionnellement, le métier d’instituteur consistait pour une part à apprécier régulièrement par une note la réussite de ses élèves – et par là même l’efficacité de son enseignement – à l’occasion d’exercices ponctuels comme les dictées, les résolutions de problèmes, et tous autres exercices mobilisant des connaissances répertoriées dans le programme. À ce mode d’évaluation, compréhensible par tous, s'est substituée une évaluation par compétences, dénuée de sens, et graduée dans un premier temps en quatre paliers : « non-acquis, en cours d'acquisition, à renforcer, acquis », puis en trois : « non acquis, en cours d'acquisition, acquis ». C’était le temps de l’ancien livret compétentiel avec ses 110 cases à cocher, vite appelé « l’usine à cases. »
Cette fiche d'attestation de compétences est un outil merveilleux qui fait disparaître les réalités de l’enseignement et la raison d’être de celui-ci : l’instruction des enfants.
... Lire la suite
Comments

Bio-maître

* SNUipp en plein congrès (à Saint Malo).

On n’oserait croire que ces phrases y ont été prononcées. Mais comme les maîtres sont tous sur les réseaux sociaux...

"La priorité à l' éducation ne s'accommode pas de budgets d' austérité "
« faire voguer l'école vers la réussite de tous les élèves"
"nous refusons la division entre syndicalisme réformiste et radical, c'est le syndicalisme raconté aux enfants », S.Sihr
Rythmes scolaires: "Nous n'avons jamais tergiversé" S. Sihr (ça c’est sur, toujours pour)
«Fini les belles paroles, place aux actes», S. Sihr


N’est pas Chateaubriand qui veut...


* RYTHMES SCOLAIRES : pour 2013 ? Sûr de sûr ?

- la Cnaf refuse de payer deux fois (par Michèle Foi)

Les élus qui ont choisi de mettre en place la réforme des rythmes scolaires dès 2013 risquent d’avoir une mauvaise surprise. L’État ne verserait pas le fonds d’amorçage promis en 2013, se défaussant sur la Cnaf. Mise devant le fait accompli, celle-ci refuse de financer en plus les activités périscolaires. Source


-Taux d'encadrement périscolaires : le Conseil d'État rejette le projet de décret.

Le Conseil d'État a rejeté le projet de décret visant à permettre un assouplissement des taux d'encadrement périscolaires dans le cadre d'un projet éducatif territorial. un coup de théâtre s'est produit cette semaine : le Conseil d'État a rejeté le projet de décret sur l'assouplissement des taux d'encadrement périscolaires dans le cadre du projet éducatif territorial.
À ce rejet plusieurs raisons :
-
Le projet de loi sur la refondation de l'école qui modifie le Code de l'éducation en instituant le PEDT n'a pas encore été voté par le Parlement et peut encore être modifié : la dérogation aux taux d'encadrement fondée sur un PEDT pas encore défini n'a donc pas pour l'instant de fondement légal.

- On n'expérimente pas lorsqu'il s'agit de protection des mineurs : "on ne peut expérimenter une réforme en réduisant une règle qui induirait une baisse de la sécurité des mineurs".

- Le texte introduirait une rupture d'égalité des usagers devant la réglementation : l'existence d'un PEDT ne semble pas une garantie suffisante aux yeux des conseillers d'État pour justifier une telle différence dans les taux d'encadrement, d'un accueil périscolaire à l'autre. Source



* Enseignement de l’esprit sécuritaire à l’école (dans la convivialité, svp !).

Voilà une information qui devrait
ravir le lobby de la biométrie et qui n'est pas sans rappeler les recommandations du GIXEL (Groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques) ...
Voyez par là.

"la sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles, il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles.

Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes :
- Éducation dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants.
-
Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo
-
Développer les services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet, ...

La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle,
il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gène occasionnée. Là encore, l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à cette tâche".


* Bouquets numériques éducatifs

Tiens donc ? hasard ?
AFP -
Services numériques à la rentrée pour profs, parents et élèves
Films d'animation sur les notions de base en pri­maire, col­lèges pilotes "connec­tés", modules de for­ma­tion conti­nue en ligne pour les profs: Vincent Peillon pré­sen­tera lundi une série de ser­vices numé­riques lan­cés à la ren­trée 2013 pour les élèves, les ensei­gnants et les parents.

Pour l'école pri­maire, des films d'animation de deux minutes déve­lop­pés par le Centre natio­nal de docu­men­ta­tion péda­go­gique (CNDP) expli­que­ront "de façon ludique" des notions fon­da­men­tales en fran­çais, maths ou sciences et pour­ront être vision­nés en classe comme à la maison.
"
English for schools", pro­po­sera des res­sources péda­go­giques en ligne pour les 8–11 ans, déve­lop­pées par le Centre natio­nal d'enseignement à dis­tance (CNED), avec des vidéos, articles ou jeux pour apprendre l'anglais. Disponible à par­tir d'octobre sur www.englishforschools.fr, avec un volet res­sources péda­go­giques pour les enseignants.

Au col­lège, le
ser­vice de sou­tien en ligne D'COL sera opé­ra­tion­nel en octobre pour 30.000 élèves de l'éducation prio­ri­taire, en fran­çais, maths et anglais, sur pro­po­si­tion du chef d'établissement et avec l'accord des parents, avec un tutorat.

Il y aura aussi à la ren­trée vingt sites pilotes "col­lèges connec­tés" pour déve­lop­per les usages péda­go­giques du numé­rique. Cela se tra­duira notam­ment par une uti­li­sa­tion quo­ti­dienne du numé­rique, en moyenne une à deux heures par jour, des équi­pe­ments comme des tableaux numé­riques inter­ac­tifs ou tablettes, une com­mu­ni­ca­tion régu­lière avec les familles, un plan de for­ma­tion des ensei­gnants et un pro­jet d'établissement inté­grant le numérique.

"Cela contri­bue à réduire les inéga­li­tés ter­ri­to­riales d'accès à la culture pour favo­ri­ser la réus­site sco­laire", estime le ministère.

Ouais, sauf quant on n’a pas internet...


* Amendes à pleurer...

Des écoliers de Chalonge, âgés de 4 à 10 ans, sont rentrés à la maison la semaine dernière avec des amendes dans leur cartable. Ils n'avaient pas pu présenter leur titre de transport dans le car scolaire.
source France info.

Extrait:
"Papa, comment je vais faire pour payer ces 86 euros ?" Le père qui raconte n'a pas du tout apprécié cette question angoissée de son fils à son retour de l'école.
Les faits remontent à la semaine dernière. Alors que la cloche a sonné pour le déjeuner, les élèves des écoles maternelles et primaires de Cholonge montent dans le bus scolaire, direction la cantine à 3 km de là.
Sur le trajet, un agent monte dans le bus et contrôle les titres de transport.
Mais la  plupart des élèves ont laissé leur carte payée à l'année dans les classes. Qu'importe, l'agent verbalise sept enfants de 4 à 10 ans, des amendes comprises entre 70 et 86 euros. Et certains commencent à pleurer. D'où la colère des parents.

Mais du coté du conseil général, on estime
qu'il ne s'agit pas d'un couac. Les contrôles effectués par un prestataire sont pour tout le monde et tout le temps. Si la forme se confirme, après enquête, la méthode de contrôle des enfants pourrait tout de même changer.

Comments

Ménages en tout genre...

* SNUIPP : ça chauffe ?

« Premier » syndicat du primaire, le SNUipp entre en congrès prochainement ( à Saint-Malo) et différents courants et tendances commencent à tirailler.

L’inquiétude monte.

Les tensions vont au delà des traditionnelles oppositions de courants et s’affichent désormais aux conseils nationaux du SNuipp, parfois au sein même de la tendance majoritaire Unité et Action (UA), dans laquelle des prises de positions assez radicales circulent.

Il faut dire que
les positions de l’actuelle direction ont eu de quoi secouer : les positions au CSE ou le syndicat est finalement favorable aux réformes, discours ambigus, positionnement sur la grève du 12 février...
A tel point que
des sections entières du courant majoritaire (UA) ont décidé d’intervenir auprès de leur propre direction, que des syndicats locaux entiers ne se retrouvent plus dans la pensée officielle du boulevard Blanqui (siège du SNuipp) voire pactisent avec les diables (CGT-SUD, comme à Paris, contre les rythmes).

L’inquiétude est grande de voir naître « un syndicalisme qui négocierait « dans les marges », », certains reprochent de ne plus être dans la revendication, mais dans la politique d’accompagement et ainsi d’être en rupture totale avec la base. En fait cela fait un certain temps que la ligne jaune a été franchie.

Pire, il en va de la démocratie interne pour certains : les mandats de congrès ne sont pas repris par la direction du syndicat. De même les militants UA ont eu la surprise de découvrir que l'échange de postes contre des projets dans le cadre de la mise en place du « plus de maîtres que de classes » ou de la scolarisation des enfants de moins de trois ans était considérée par le syndicat comme une avancée. Adieu les critères d’attribution et la transparence... tout comme la prise en compte de l’avis de la base syndicale pour élaborer le positionnement syndical.

L’inquiétude est d’autant plus forte que se profilent des questions importantes sur lesquelles la direction entretien le plus grand flou et n’active ni ne relaie les questions dans sa presse : écoles du socle, le conseil commun d'école et de collège, l'arrivée progressive des « projets éducatifs de territoire », la multiplication des postes à profil, ...


* Grand ménage de printemps...

Alors que le gouvernement s'interroge sur l'opportunité d'interdire le "Printemps français", mouvement informel aux contours assez flous qui s'est illustré ces derniers mois par nombre d'actions violentes et antirépublicaines, la sainte alliance des ultralibéraux et des cathos conservateurs qui gravitent autour de cette nébuleuse fait son grand ménage de printemps. Souci de respectabilité oblige ?  C'est ainsi en tous cas que l'IFP ("institut de formation politique" dont nous avons déjà parlé dans notre billet sur les fondations pieuses liées à l'enseignement catho, et  auquel adhèrent des dirigeants des très droitières iFRAP et IFSP, associations aux tendances anti-services-publics et anti-fonctionnaires  marquées ) a décidé de rendre certaines pages de son site uniquement accessibles par mots de passe, comme celle notamment qui présente ses intervenants.

Il serait toutefois dommage de cacher au grand public ce que le cache de Google ne demande qu'à nous dévoiler : Qui sont-ils ? En effet, aux côtés de partisans bien connus du chèque éducation et des écoles privées hors contrat représentés par Anne Coffinier (présidente de Créer son école et de la Fondation pour l'école), Philippe Némo (écrivain catho obnubilé par les "rouges", les syndicats et la décadence soixante-huitarde), ou Vincent Laarman (disciple de Nemo et fondateur de SOS Education), figurent également parmi les intervenants de l'IFP, outre une belle brochette d'excités de la droite extrême comme le suicidé de Notre-Dame Dominique Venner,  les principales personnalités ayant eu un rôle actif dans le "Printemps français".

Comme le rapporte Le Monde dans un article consacré à l'influence de l'Institut  catholique conservateur Ichtus, il s'agit notamment de:
* l'avocat Jacques Trémolet de Villers (proche de l’Action française) : il est le fondateur d'Ichtus et c'est à lui que l'on doit la première utilisation de l’expression «Printemps français» dans le quotidien traditionaliste Présent
*
Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français, qui prône une «résistance à la Gandhi éventuellement illégale» ; "le 13 octobre 2012, elle est l’une des intervenantes du colloque «Catholiques en action», organisé par Ichtus au lycée Saint-Jean-de-Passy, à Paris.
«Les élections ont consacré la mainmise totale de la “subversion permanente” sur tous les pouvoirs politiques, dit la plaquette d’invitation. Il faudra donc, dans les prochains mois, intervenir sur tous les fronts: familles, écoles, communes, partis politiques, médias. (…) Un ravaudage électoral ne suffira pas.»"
*
Philippe Darantière, ancien militaire habitué des universités d'été d'Ichtus "– dont l’implication dans le Printemps français a été relevée par Mediapart –est encore plus direct. Pour lui, «il n’existe pas d’autre solution que d’imprimer à ce mouvement une certaine radicalité qui serve aussi d’avertissement à la classe politique de droite»."

Mais se montrer idéologiquement très "accueillant" comme c'est le cas à l'IFP empêche-t-il pour autant de faire un peu de ménage sur son site et de taire certaines informations aux internautes, surtout lorsqu'il est question de dissoudre des associations aux visées antirépublicaines?
intervenants IFP

* Parents encore plus mauvais que les élèves :

nouvelobs.com
Devoirs : les mauvaises notes des parents !
Déçus, voire vexés, ceux qui, à l'occasion, planchent à la place de leur ados récoltent souvent des résultats peu brillants...
Cadres, chef d’entreprises, chercheurs, journalistes…  Un soir ou l’autre, pour une raison ou une autre, ils ont franchi la ligne rouge. Ils se sont retrouvés à plancher en direct sur la dissertation ou le commentaire de fiston ou fifille. Eux même de brillants lycéens en leurs temps, une fois à l’ouvrage, ils se sont piqués au jeu. On allait voir ce qu’on allait voir : quitte à fauter, ils allaient décrocher une super note à leur bambin. Et… Patatras ! "Franchement, je n’ai pas compris les attentes de la prof", raconte ainsi Anne, journaliste spécialisée en économie. Elle avait largement participé à la copie de géo de sa fille, élève de seconde dans un bon lycée parisien. "C’était un devoir sur les pays en développement et l’agriculture, une problématique que je connais en principe très bien… Je m’attendais à ce que, pour le coup, ma fille ait une très bonne note, elle a eu 11, à peine mieux que la moyenne…"
La suite.
Comments

L'été sera chaud ?

* Y-à-t’il un pilote dans l'académie ?

À la veille du bac les sueurs commencent à monter et pas que chez les candidats. C’est le cas aussi pour les corps intermédiaires de l'EN. Et si, cette année encore, les résultats de l'académie étaient mauvais ?

RGPP ou MAP oblige, ou tout simplement pression pour faire bonne figure, désormais les résultats des élèves sont étudiés à la loupe, ce qui amène à constater de nettes différences de moyennes au BAC entre les académies. De un à deux points ce qui peut être énorme et avoir au passage un impact non négligeable sur le nombre de reçus (et n'oublions pas qu'il faut tendre vers les 80% d'une classe d'âge).

Comment expliquer ces variations d'une académie à l'autre ? Le climat ? les bretons ou les limousins réussissent mieux que les bordelais car leurs révisions seraient moins impactées par l’héliotropisme ? Possible, cette année alors les résultats font être partout fulgurants...

Mais non, c'est une histoire de 'pilotage'...

Qu'est ce que le pilotage ?

C'est remarquer par exemple que
si l'on décide de mettre 2/20 à une copie qui vaut 1/20 on ne change pas fondamentalement la notation, mais on a un impact sur la moyenne général du bac (l'élève, lui, une chose est claire, on s'en fout, c'est pas la question). Négligeable ? pas sûr... Car si systématiquement à une copie qui vaut 2/20 on met 3, à une qui vaut 4 on met 5 et à une qui vaut 5 on met 6, on n'aide pas particulièrement le candidat (qui aura toujours une tripotée de points à rattraper), mais on fait sérieusement bouger la moyenne académique.
Et si dans le même temps on décide de vraiment valoriser les très bonnes copies en leur donnant un 20/20 au lieu d'un 18, et bien il y à tout espoir de voir son académie remonter sérieusement dans le classement des résultats.
Ouf !

Voilà donc les explications auxquelles s'emploient depuis quelques semaines les Inspecteurs régionaux dans certaines académies. Ils pilotent !  Les profs rament eux toujours autant...

Enfin on a trouver comment justifier l'existence de ces corps intermédiaires...


* Perspectives (négatives) retraites : circonvolutions FSUesques.

Les 20 et 21 juin prochains le gouvernement a programmé avec les partenaires sociaux une conférence sociale afin de préparer pour septembre un projet de loi sur les retraites. Doivent se dérouler au long de l’été un certain nombre de concertations alors que déjà les limites des discussions sur les retraites sont fixées en prenant appui sur les préconisations de la commission Moreau. 

Dans celui-ci les perspectives sont claires : augmentation de la durée de cotisation à 44 ans ; désindexation des pensions de l’inflation...
Bref voila qui s’inscrit dans la suite des précédentes réformes des derniers gouvernements. En pire même. Il s’agit clairement pour le gouvernement de contribuer à un « compromis d’ici à l’été entre les syndicats et le patronat ». Et «il n’ y a pas 36 solutions ».

Face à cela les syndicats (du moins certains...) s’interrogent toujours sur l’attitude à tenir. Au CDFN de la FSU 28 et 29 mai 2013, on a eu droit à de belles circonvolutions politiques dans la plus grande tradition du syndicat.
Les motions radicales ont été renvoyées, et il en sort un texte bien consensuel, dit texte « Action » (ne pas rire) :

"A cette conférence, le gouvernement doit marquer une rupture avec les politiques précédentes. Les déclarations gouvernementales sont inquiétantes notamment en ce qui concerne les retraites et montrent la volonté de poursuivre la ligne tenue depuis un an confirmée par le Président aussi bien lors de sa dernière conférence de presse qu'’à Bruxelles. La FSU considère que le gouvernement doit réorienter le cap de sa politique. Il devra présenter des projets au service du progrès social pour tous, des politiques qui donnent sens aux valeurs de justice sociale, de solidarité, de démocratie et d’égalité. Pour mettre en œuvre les politiques nécessaires et assurer les investissements d'avenir, la FSU demandera à nouveau au gouvernement de rompre avec la logique de réduction des dépenses publiques." (l’ensemble du texte est là)

Il faut arrêter de demander, mais désormais EXIGER !

Bref on sait ou l’on va : nulle part. Encore de belles non luttes en perspective...


* Force de vente

Ecole : quand les multinationales remplacent les instituteurs
Par Agnès Rousseaux (30 mai 2013)
Le groupe pharmaceutique Novartis va adresser 5 000 kits pédagogiques à des écoles élémentaires. De quoi sensibiliser 150 000 enfants à l’importance de prendre soin de leur animal domestique préféré, chiens ou chats, pour éviter la transmission de maladies grâce… à des produits en partie commercialisés par Novartis. S’agit-il de « séances pédagogiques » désintéressées, ou de réaliser une vaste opération marketing, avec l’aval de l’Education nationale ? Lire la suite...


*Les jeunes sont un peu plus cons qu'hier ?

De l’intérêt de l’éducation civique, de la culture...

Pour en arriver là :
Figaro 40% des jeunes trouvent l’islam sectaire et les juifs communautaristes
Un tiers des 18-24 ans ressent de l’antipathie pour les musulmans et pour la moitié, les juifs sont plus proches d’Israël que de la France selon une étude. L’expert du fait religieux Eric Vinson décrypte cette poussée d’islamophobie et d’antisémitisme chez les jeunes.

Les chiffres sont effarants. D’après une étude Opinion-Way ,près d’un tiers des 18-24 ans ressentent de l’antipathie pour les musulmans, soit dix fois plus que pour les catholiques et les juifs. Les jeunes seraient ainsi plus virulents que la moyenne générale des 1001 personnes sondées. Ils ne sont que 4% à croire à la tolérance de la religion musulmane et 40% à la trouver sectaire.
Comments