Que dire de plus ?

PS : à ceux qui trouvent ce blog haineux, je signale qu'ils ne sont pas obligés de le lire. Merci. Au revoir.

* Tout, vous saurez tout sur le processus de Bologne, la LRU, ... Conférence à l'Université de Toulouse.




What else ?


* Radicalisation et violences policières. Les deux sont en marche. En vrac.

Courier Picard - Alors qu'elles se trouvaient à quelques mètres de l'entrée des locaux de l'ONISEP, rue Saint-Fuscien, où Xavier Darcos devait inaugurer une plateforme téléphonique d'aide à l'orientation, les CRS leur ont demandé de dégager la route.

« Nous nous sommes assis sur le trottoir et là, les CRS ont chargé, raconte Eddy, élève au lycée Michelis, d'Amiens. Nous avons été stupéfaits, car nous nous étions éloignés. Ils ont chargé trois fois. » « Nous étions tous réunis, parents d'élèves, lycéens, étudiants, enseignants-chercheurs rue Saint-Fuscien, quand on nous a demandé de monter sur le trottoir pour ne pas boucher la route. C'est ce que nous avons fait, mais cinq minutes après, les CRS nous ont chargés sur cent mètres, raconte aussi Kelly Poulet, du comité de mobilisation des étudiants. Ils étaient 75, nous étions à peine cent. Jamais nous n'avons cherché le rapport de force. On était assis, tranquillement. Ce n'était pas simplement une charge. On a reçu des coups de pied, des coups de poings, certains ont été attrapés à la gorge. Il y a eu plusieurs blessés », déplore la jeune fille. Deux jeunes ont été plus sérieusement touchés et ont été conduits au CHU par le SAMU.

Paris -
le 24/03/09: À Paris, place de l'Hôtel de ville, un manifestant qui avait rejoint la ronde des obstinés a été gazé au visage alors qu'il souhaitait quitter la Place de Grève. Motif: refus de retirer un autocollant militant collé sur sa veste.

Orléans - 70 étudiants et 4 profs ont occupé le rectorat d'Orléans de 11 heures 30 à 15 heures 45 et se sont fait évacuer par les troupes.
Un jeune en sang est gardé accusé par les forces armées de coups sur agent.

Toulouse Ladepeche.fr, 23/03/09. -
"J'ai reçu un tir de flash ball dans l'oeil" lors de la manif (Toulouse)
« J'ai un oeil en moins. J'y vois tout noir. La rétine est décollée, avec un hématome interne, le plancher orbital fracturé. Le pronostic des médecins est réservé… » Joan, 25 ans, est hospitalisé depuis jeudi soir au service d'ophtalmologie du CHU Purpan. Il va subir dans les prochains jours deux interventions délicates, pour tenter de lui sauver son oeil. C'est la triste conséquence pour cet étudiant en L3 au Mirail qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, jeudi soir, en marge de la manif interprofessionnelle de Toulouse. Joan a été atteint au visage, vraisemblablement par un tir de flash ball, lors des incidents qui ont éclaté devant le magasin Monoprix au centre ville en début de soirée entre les forces de l'ordre et les manifestants du mouvement étudiant. Les policiers de la Bac et de la compagnie d'intervention ont fait usage de ces armes, tirant des balles en caoutchouc, pour repousser les manifestants qui venaient d'effectuer un « blocage économique » aux entrées du magasin.


* Congrès du SNES : enculage de mouches pour rester dans la course ? Et cela continue en plus sur les forum ... que du plaisir.

Rappel, la grande pétition qu'a lancé déjà depuis des années le Mammouth Déchaîné : Sauvons les mouches.

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En direct de la Sorbonne

La Sorbonne outragée ! La Sorbonne brisée ! La Sorbonne martyrisée ! Mais La Sorbonne libérée !

[Mise à jour...]

*Ce soir, la Sorbonne est libre ...


Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l'université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l'égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l'argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l'historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l'enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l'avenir de toute une génération.
Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l?enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l'enseignement secondaire, avec les chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d'Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l'université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d'une société, parce qu?ils sont gages d'avenir.
La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s'en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.

Les Occupants de la Sorbonne
Paris, le 26 Mars 2009.


Bon, plus tout à fait :les dernières personnes qui l'occupaient viennent d'être évacuées...

* ce soir, encore, 18 h 50 :

La Sorbonne assiégée par les CRS

 

Les personnels des universités parisiennes occupent la Sorbonne pour protester contre les réformes du gouvernement.

 
Les personnels qui occupent en ce moment la Sorbonne ne peuvent que s'indigner des méthodes brutales des forces de l'ordre contre les étudiants et les collègues venus les soutenir place de la Sorbonne.
Depuis 16 h, devant la Sorbonne, un rassemblement pacifique et festif réunissant 300 personnes, étudiants, enseignants et personnels se tenait pour soutenir l'occupation de la Sorbonne par les personnels des université parisiennes. A partir de 18h (toujours en cours), il a été brutalement chargé par les forces de l'ordre, qui les ont chassé avec violence de la rue et de la place.
 
Nous dénonçons cette répression; de telles pratiques sont inacceptables face à un mouvement pacifique. Elles remettent en cause le droit de manifester. Nous demandons le rétablissement de la liberté de circulation pour tous les citoyens dans le quartier latin et la libre accès à la Sorbonne.

Les occupants de la Sorbonne, à 18h50.

* Le fric, c'est chic. Reçu ça, dans une association de parents d'élèves, relayé par des instituteurs (inconscients ?).


Une idée simple, pédagogique et rémunératrice !

From: contact@ecoledesvacances.fr
Subject: Une idée simple, pédagogique et rémunératrice !


Bonjour !
 
Ce courriel concerne plus directement l'association de parents d'élèves de votre établissement.
 
Très souvent, les associations de parents sont à la recherche d'idées nouvelles pour financer leurs différents projets éducatifs.
 
Voici une idée simple, pédagogique et rémunératrice : « L'école des vacances ».
 
Ce  concept vous permet de choisir parmi les meilleurs cahiers ou supports éducatifs de vacances,
au prix de la grande distribution, tout en finançant votre établissement ou son association de parents d'élèves, par des ristournes.
 
« L'école des vacances » c'est :
 

  • un projet simple à mettre en oeuvre

  • une sélection documentée et réfléchie par cycle d'étude

  • une ouverture à toutes les maisons d'édition

  • un projet sans risque financier

  • un moyen de financer vos autres projets pédagogiques

 
En savoir plus ? Rendez vous sur notre site : www.ecoledesvacances.fr
 
Auriez-vous la gentillesse de transmettre le présent courriel aux personnes responsables de l'association des parents d'élèves au sein de votre école ?
 
Pédagogiquement vôtre.

Michel Wodon
L'école des vacances
20 rue Cambon
75001 Paris

* Sondage de l'UNSA : résultats.

Résultats du sondage que nous évoquions l'autre jour. Visiblement on leur a bien pourri ...

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Orientation active et fichage

* Base élève pour le lycée et le supérieur.

Pareil en pire peut-être


Les élèves de terminale viennent de saisir leurs vœux de formation supérieure sur le site Admission-postbac. Les temps du minitel et de RAVEL sont révolus, nous sommes à l’heure de l’Internet et de l’orientation active... 

Il est maintenant demandé
aux professeurs de lycée de saisir une note sur 20, le rang de l'élève (!) et un commentaire d’appréciation générale, pour chacun de leurs élèves. L'ensemble de ces éléments constitue le dossier électronique des élèves. Toutes les filières (BTS, Université, CPGE, IUT...) utilisent ces dossiers électroniques.

L’application Admission postbac, obligatoire dès la rentrée 2010, est
l’outil de la généralisation de la sélection.

Parallèlement au classement de Shanghai des universités, au palmarès des lycées, il se constitue un vaste fichier des élèves, de leurs vœux, de leur parcours, ainsi que de leurs résultats et de leur classement dans chaque matière. Avec la fin de la sectorisation prévue dans ce système, la sélection des « meilleurs » élèves par les établissements les plus côtés est désormais complètement opérationnelle.

Sa mise en place est l’expression de choix politiques, qui veulent des individus fichés et soumis à la pression constante de l’évaluation...

Une pétition est en ligne ici : http://www.stopapb.com/



* Un appel clair qui vient de la base et qui s'adresse aux organisations syndicales.

Un de plus (oui, je sais, mais face à l'autisme...)


L'A.G. des enseignants du primaire, du secondaire et de l'Université et des étudiants et BIATOSS [du 37], réunie aux Tanneurs (Tours) le 24 mars 2009, tient à souligner que les différentes réformes de l'Education nationale sont complémentaires et qu'elles participent d'une même logique de démantèlement du service public d'enseignement.

L'A.G. demande aux directions syndicales de prendre leurs responsabilités en appelant au plus vite à la grève unitaire, à tous les niveaux de l'Education nationale, ce jusqu'au retrait des réformes.

L'A.G. appelle à participer massivement à toutes les actions, notamment celle du 26 mars, à l'initiative de la Coordination Nationale des Universités, et à assurer le succès de la journée du 2 avril, organisée par la FCPE.

Il est inconcevable d'attendre le 1er mai pour « reprendre » la mobilisation !

Voté à l'unanimité moins une voix



* Prime à la casse ?


Une prime d'installation en Seine-Saint-Denis pour les enseignants suscite la controverse

LEMONDE.FR | 25.03.09

Afin de lutter contre le turn-over dans dix-neuf établissements sensibles de quatre villes en Seine-Saint-Denis – Pierrefitte, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse –, le
rectorat de Créteil proposera à la rentrée prochaine 2 000 euros par année pendant trois ans à des enseignants pour les inciter à s'installer dans le département, relate Le Parisien dans son édition de mercredi : http://www.leparisien.fr/societe/profs-la-prime-controversee-25-03-2009-453898.php

Pour bénéficier de cette mesure, deux conditions sont à remplir :
"Être nommé pour la première fois dans l'un de ces dix-neuf collèges et emménager en Seine-Saint-Denis."

Le quotidien rappelle que "depuis cette année, les jeunes profs, pour leur premier poste, ont le droit de refuser d’aller travailler dans les établissements les plus sensibles", ce qui ne favorise pas leur installation dans des établissements difficiles. "Il ne s'agit pas d'une prime mais d'une aide au logement pour renforcer le bien-être de nos enseignants", précise Philippe Reymond, directeur des ressources humaines au rectorat de Créteil.


Donc en gros on dit que dans les établissements difficiles faut des expérimentés et on fait de tel sorte que des jeunes s'y retrouvent. Entre le dire et le faire...



* La Grande Récré s'excuse

Vous vous souvenez tous de cette tribune profondément anti-prof, parue dans Côté Môme, le magazine gratuit distribué dans les magasins Grande Récré. On l'a publié là.

On apprend aujourd'hui que les plaintes ont été nombreuses et que le magazine a présenté ses excuses à ceux qui l'ont interpellé.

En fait il apparaît que Grande Récré ne vérifie pas le contenu de la revue. Deux heures après les premières plaintes de lecteur, la Grande Récré retirait Côté Mômes de ses présentoirs et placardait des panneaux d'excuses à l'entrée de ses magasins.

Ils sont à présent en train de prévoir la suite, avec possibilité de poursuites juridiques contre Côté Mômes, et peut-être même, contre Laurent Rochut personnellement.




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Gaston, il y a le téléphone...

Bonne journée pour bien apprécier la communication de notre ministère préféré

* Après les mutations, voici la plate-forme téléphonique pour l'orientation. Elle s'adresse aux élèves. Une autre façon d'ouvrir le marché de l'Ecole au privé.

Et au passage pour faire passer coûte que coûte un certain nombre de mesures pédagogiques.


AFP - Education: création d'une plate-forme téléphonique pour l'orientation

Une plate-forme téléphonique nationale va être créée en matière d'orientation et un "bilan personnel d'orientation" pour chaque élève de 3ème va être expérimenté à partir de la rentrée prochaine, a annoncé lundi à La Tribune le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
La nouvelle plate-forme (numéro Azur 0810.012.025) sera ouverte du lundi au vendredi de 9h00 à 20h00. En place depuis le 16 mars pour la région Picardie, où M. Darcos l'a inaugurée lundi matin à Amiens, elle "sera généralisée en septembre", a expliqué le ministre.
Les intervenants au bout du fil seront "ceux que l'on peut rencontrer dans les CIO (conseillers d'orientation, personnels de l'Onisep, ...)", a-t-il détaillé.
Cette plate-forme concernera tous les niveaux de scolarité.
Parallèlement, le ministère va expérimenter dans l'académie de Limoges durant l'année scolaire 2009-2010 un "bilan personnel d'orientation pour chaque élève de 3ème", appelé "Portrait d'avenir".[Un Ségologisme ? ]
Il s'agit "de construire avec l'élève son avenir grâce aux intervenants de l'Education nationale et du secteur de l'emploi... Il est en effet intéressant, pour certains, d'avancer dans la scolarité le moment où on fait le lien entre un choix d'orientation et un profil de métier", a expliqué M. Darcos.
Selon son entourage, ce bilan servira à proposer à l'élève un stage à l'occasion des vacances de printemps. Ce stage sera différent du stage obligatoire d'"observation en milieu professionnel" et permettra au collégien de confirmer ou d'amender ses choix.



* La e-connerie va se nicher partout. Même dans la réforme relancée du lycée. Descoings plus fort que Darcos.

Cette fois encore c'est avec la complicité d'un intervenant privé (YOU TUBE), que Descoings lance sa nouvelle communication pour sa réforme du lycée à lui. Tout un portail style web 2.0 (surtout zéro, d'ailleurs) y est consacré (cela fait beaucoup de gros mots cela). Et ça a coûté combien cette petite histoire ?

AFP- Réforme du lycée: Richard Descoings ouvre un site pour consulter les lycéens

Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po Paris, chargé par le gouvernement de mener la réforme du lycée, a lancé lundi une plate-forme internet en partenariat avec YouTube, destinée à consulter lycéens, professeurs et familles, a-t-il annoncé dans un communiqué.
"lyceepourtous.fr" permet d'apporter des contributions sur cette réforme par écrit, par webcam ou par téléphone. La plate-forme propose en outre des témoignages recueillis à l'occasion de tables rondes organisées dans les lycées dans lesquels s'est rendu M. Descoings.
Celui-ci y explique que s'il entend aller dans "au moins un lycée par département entre janvier et mai" pour consulter les élèves "en direct", c'est encore "peu". D'où, pour compléter les déplacements, l'idée "que chacun puisse contribuer au débat" en participant à ce site internet, explique-t-il.
Il s'engage à ce que "chaque contribution soit analysée" et à "rendre compte régulièrement des avancées".
Onze thématiques ont été sélectionnées comme "à quoi sert le lycée ?" , "cours et évaluation", "orientation", "voies et séries", "vie au lycée" ou encore "mon lycée idéal".
M. Descoings s'est déjà rendu dans 28 départements et a rencontré 800 proviseurs, notamment à Paris, en Seine-Maritime, dans la Somme, la Meurthe-et-Moselle, le Rhône et l'Isère.
Dans un communiqué, le syndicat lycéen Fidl s'est dit "étonné" de l'ouverture de ce site, "alors que le ministre de l'Education s'entête à supprimer des postes et à tester la réforme Darcos dans 100 lycées à la rentrée 2009".
"Le test de la réforme du lycée sonne comme un dialogue de sourds entre les lycéens et le ministre", écrit-elle, se disant "tentée de croire que cette nouvelle tentative est encore un coup de pub".

Pourquoi tenté de croire ?



* Darcos veut jouer sur internet. Il lance son jeu.

Encore un truc qui se veut citoyen, sponsorisé à mort par le privé et qui se passe de personnel.

Le Monde - Le ministre de l'éducation nationale,
Xavier Darcos, lancera mardi 24 mars un jeu-concours d'énigmes sur le Web destiné aux collégiens français. Visant à leur apprendre une pratique "responsable et citoyenne" d'Internet, il est sponsorisé par Google France.
Le jeu part d'un constat : les jeunes adolescents sont très au fait des aspects techniques d'Internet, mais sont peu sensibles à des dimensions comme la vérification des informations, le droit d'auteur et surtout la sécurité et la protection de la vie privée. Lancé officiellement ce mardi, ChercheNet a été imaginé par la société Calysto, spécialisée dans la formation à Internet et qui travaille depuis plusieurs années avec l'éducation nationale.

Les élèves peuvent utiliser les outils de leur choix pour résoudre ChercheNet. Mais sur les vingt et une pages du kit pédagogique
expliquant le jeu, et à l'exception d'une page finale consacrée aux logiciels libres et des mentions en bas de certaines pages, un seul éditeur est mis en avant : Google
. C'est sa branche française qui finance l'opération. "Il y a plusieurs milliards de pages sur le Net ! Pour trouver une information, les moteurs de recherche font le tri grâce aux mots-clés. Il te suffit de te connecter sur le site de Google, de saisir un ou plusieurs mots..." commence le livret pédagogique.



* Enfin, voilà qu'on reparle du remplacement de Darcos.

On sait pas quand, on sait pas qui, on sait pas où il va, mais on en parle. Du grand journalisme sur Latribune.fr et Europe1.

On y murmure aussi que Sarkozy, un jour, ne sera plus président de la République. Quoi que, c'est pas certain : souvenez-vous :


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Darcos recule mais ne renonce pas (loin de là)

* Lettre de Darcos aux orga syndicales. Il recule sur la masterisation pour 2010 mais il ne renonce pas pour 2011.


Donc il attend 2011 pour remettre les gaz. Entre temps il aura mené de vraies négociations.
MAIS la FSU s'en réjouit...C'est sur cette page là.. C'est marrant juste au moment ou on allait dire que le SNESup avec des couilles...








* Vous ne savez pas quoi faire ce WE ?

Que diriez-vous de remplir un questionnaire révolutionaire du SE ? Ou plutôt de leur pourrir ?

C'est là

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De mieux en mieux (et dans tous les domaines)

* Pratiques modernes de notation (des profs par leur chef). Cas isolé ?

De sources syndicales - D’étranges pratiques sont mises en oeuvre par des chefs d’établissement dans la procédure de notation administrative : dans un collège du Loiret, par exemple, les collègues ont été invités à remplir une «  fiche d’évaluation annuelle  », pour exposer leurs « bilan et perspectives », en répondant à diverses questions portant sur « leurs projets et dossiers en cours ou réalisés », « leurs objectifs », leurs « axes de développement et de progrès », et « l’évolution professionnelle et personnelle envisagée ».
Cette fiche donnerait lieu à un «  entretien annuel  », avant l’opération de notation accomplie par le Principal.

Les collègues de ce collège ont réagi collectivement, en refusant de rendre cette fiche et de se soumettre à un tel entretien. Ils ont fait savoir au Principal qu’ils étaient à la disposition de leur IPR pour tout entretien de nature pédagogique.


Et de cela on en trouve déjà les traces sur internet (sur le site de l'ESEN, qui forme les futurs cadres de l'EN,
plus particulièrement là):




* Aschieri hésite, entre le 28 mars et le 4 avril. Il n'hésite pas à ne pas appeler à reconduire par contre...

Visiblement il se fiche éperdument de ce qu'en pensent ses petits camarades de l'intersyndicale. Heureusement que l'union fait la force.

Gérard Aschieri (FSU) propose une nouvelle journée de manifestation
Au vu du succès rencontré par la nouvelle journée d'action ce jeudi, Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) affirme à 20minutes.fr
qu'il va proposer à l'intersyndicale une nouvelle journée de manifestation sans grève, le 28 mars ou le 4 avril, avant les vacances scolaires. «On a pu constater aujourd'hui un engagement accru des salariés du privé, qui sont davantage venus manifester», note le leader syndical, estimant que c'est un «élément d'encouragement» pour poursuivre le mouvement. A moins que le gouvernement ne réponde positivement aux revendications.

Bon ceci dit, la direction de la FSU a évolué. Maintenant elle demande l'abandon de la masterisation, c'est mieux que son report. Certain veulent en son sein que l'on dise clairement RETRAIT. On préférerait en effet...



* Rebelotte le 24 mars : mais que dans l'enseignement professionnel.

Un brin faux-cul cet appel qui n'est pas relayé et qui n'aura pas le temps de se mettre en place. Mais bon, il paraît qu'il y en a qui ont du mal à se mettre en grève sans ça. Et puis surtout ce ne serait pas bien de partir sans les syndicats.

L’intersyndicale de l’enseignement professionnel CGT Educ’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SUD Education, SNCL-FAEN appelle dès maintenant les personnels à poursuivre après le 19 mars la mobilisation engagée depuis plusieurs mois contre les réformes Darcos et les suppressions massives d’emploi. Comme l’a été la journée de grève du 29 janvier, la journée interprofessionnelle du 19 mars s’annonce comme extrêmement puissante et doit permettre d’amplifier les luttes dans l’unité.

L’intersyndicale de l’enseignement professionnel décide d’appeler à la grève le mardi 24 mars les personnels de LP, LPO, SEGPA et  EREA  pour refuser la mise en application de la réforme de l’enseignement professionnel imposée dès la rentrée 2009 :
•   Maintien de formations BEP+BAC en 4 ans
•   Restitution des milliers de postes supprimés
•   Refus de grilles horaires annualisées, lourdes de risque pour le statut de
•   tous les  enseignants
•   Pour une rénovation de la voie professionnelle, élaborée dans l’intérêt des élèves et  non pas pour des suppressions d'emploi.

                                       Paris le 17 mars 2009



* Politiquement Vôtre. Voici l'analyse du président de Sauvons l'Université qui s'aperçoit qu'il fait de la politique en se battant contre la loi LRU. Mais il le dit bien et il l'explique parfaitement. Bravo. Au passage la gauche s'en prend plein la figure... euh la quoi ? et la quelle ?



Au passage il explique pourquoi et comment ceux qui croyaient en la loi LRU ont changé d'avis. On leur en veut pas (mais quand même...).



* Message personnel à Jean-Michel B. : ce n'est pas bien de mettre en page d'accueil le Mammouth sur son ordi quand on est au boulot. surtout quand on est chef d'établissement.
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Vous manquiez de bonnes raisons pour faire grève ?

* Evaluations CM2 : on nous mentirait ?


De source syndicale - Un syndicat des personnels d'inspection s'inquiète aujourd'hui des pressions directes ou indirectes des IA-DSDEN sur les IEN CCPD pour gonfler les statistiques des remontées des évaluations CM2. La plupart des instructions données l’ont été oralement, mais certaines instructions écrites indiquent une orientation claire.

Pour ce syndicats,
les instructions consistent à demander aux IEN CCPD de transformer les fichiers des résultats renseignés par les directeurs d’école, notamment ceux qui ont intégré un code 2 validant des compétences partielles, ou bien à transformer les codes A en 0 ou en 1 pour faire remonter les scores.

Il accuse aussi dans certains cas, les instructions délivrées par les IA-DSDEN de s’apparenter à une demande de production de faux en écriture publique dénoncée par le Code de procédure publique et le Code pénal. Dans d’autres cas, les instructions seraient accompagnées de menaces sur la carrière, voire sur la réussite au prochain oral d’un concours national de recrutement.

Ainsi pour ce syndicat, la même légitimation de l’opération revient, comme l’expression
d’une manipulation grossière : « l’académie (ou le département, selon les cas) est classée dernière dans la remontée des résultats des évaluations ; il faut absolument atteindre le niveau national, sinon les sanctions vont tomber (sous-entendu pour le recteur, l’IA-DSDEN, voire les IEN CCPD) ».

Et il l'explique cette situation tendue. Elle viendrait de la gestion autoritaire et ouvertement menaçante par le ministère et l’administration centrale à l’encontre des recteurs et des IA-DSDEN. Le limogeage spectaculaire de l’IA-DSDEN du Rhône a été à cet égard l’élément de trop dans cette gestion archaïque, irrespectueuse et contraire aux valeurs de notre république et de la démocratie. Désormais, tous les IA-DSDEN craignent de se voir renvoyés à tout moment. Une rumeur, plus ou moins fondée, nous est très récemment parvenue faisant état d’une « prochaine charrette » (sic). Dès lors, on ne peut s’étonner que certains IA-DSDEN perdent leur sang-froid et se livrent à des pratiques inadmissibles.


Bon, si ceux qui étaient hier les petits bras des réformes gouvernementales sont visés aussi, c'est que cela va vraiment mal.


* Encore une boulette du ministère ?

De source syndicale - Selon des représentants syndicaux,
le ministère aurait donné à certaines orga des données confidentielles (NUMEN, entre autre) à une des orga syndicales (ce qu'aurait lâché par hasard une des commissaires paritaires).

Il apparaît de plus que le ministère ait diffusé de façon erronée à des centaines de collègues de Mathématiques et de Sciences et Vie de la Terre que leur affectation était annulée, ce qui a semé une belle pagaille.



* Attaquer au portefeuille et jeter le discrédit. Ou l'art de la communication gouvernementale.


AFP:Enseignants-chercheurs: les universitaires grévistes doivent se déclarer
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, va rappeler en début de semaine prochaine aux présidents d'université l'obligation légale des grévistes de se déclarer comme tout fonctionnaire, de sorte que puissent être opérées les retenues de salaire normales, a-t-on appris samedi auprès du ministère.

Une circulaire de la ministre sera adressée "lundi ou mardi" aux présidents d'université pour leur rappeler l'obligation de demander aux grévistes de se déclarer individuellement de manière à ce que les retenues sur salaire puissent être opérées en raison même de leur action de grève, a-t-on indiqué à l'AFP confirmant une information du Figaro.
"Il s'agit d'un simple rappel écrit de la loi", a-t-on souligné, ajoutant : "les enseignants-chercheurs sont des fonctionnaires d'Etat, ils sont d'ailleurs très attachés à leurs statut, ils doivent donc se conformer aux obligations qui incombent à tout fonctionnaire".
Le ministère fait valoir que Mme Pécresse a déjà plusieurs fois rappelé oralement aux présidents d'université cette obligation des grévistes de se déclarer, soulignant que plusieurs présidents d'université veillent déjà à procéder à cette comptabilisation.


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C'est dur parfois...

* Après le 19 ? Le 24, le 26 puis le 2 ? ou rien ?

Il faut croire que les temps forts syndicaux tous les deux mois commencent (enfin) à lasser nos concitoyens en lutte. Déjà plusieurs dates sont lancées ici et là pour assurer une suite au 19 mars qui n'attende pas encore deux mois (ou pire le mois de septembre, car en juin, il y a les élections...). Venant du supérieur (ou de la CGT, je ne sais pas) la date du 24 mars circule. Venant des étudiants c'est le 26. Venant de collectifs parents-enseignants, c'est le 2 avril qui a la cote. L'un n'empêche pas l'autre, bien au contraire...

Et les orga syndicales la dedans ?

Pour l'instant certaines (pourtant de poids) se contentent de ne pas organiser la grève du 19 mars et se retrouvent en douce ou officiellement à la table des négociations. C'est le cas pour la FSU (qui ce lundi réunit ses instances dirigeantes où l'on promet déjà du tirage), et aussi (on s'y attendait) du SE et du SGEN (qui déclarent toujours leur doutes mais qui négocient) ou encore de FO (qui depuis mardi est retournée à la table des négociations avec Pécresse, en se félicitant même que "
en ce qui concerne les statuts des universitaires, les propositions de la ministre assurent l'indépendance et la liberté des enseignants-chercheurs, et leur qualité de fonctionnaire de l'État, avec le principe de l'égalité professionnelle").

Adhéreraient-ils tous au syndicat Pouet-Pouet ? Petit rappel c'est ici.



*Retour sur un rapport sur la RGPP.
Rapport publié par Sauvons l'Université, merci à eux. Il s'agit du rapport de décembre 2008. On y apprend que concernant l’université et le monde de la recherche, les objectifs du ministère sont les suivants :

« accompagner au mieux les universités vers l’autonomie et la culture de la performance dans le cadre de la mise en oeuvre de la LRU »,
« Augmenter les activités qui génèrent des ressources complémentaires pour les universités »,
«modulation de service complète des enseignants-chercheurs »,
« mobilisation des chercheurs non publiant »
,
« Mise en place d’un financement budgétaire des universités fondé sur la performance. »,
« Augmentation progressive de la part de financement sur projet pour la recherche »,
« Financement effectif des unités de recherche sur leurs performances, y compris pour le financement récurrent », etc
.

Mais ce processus de « colonisation managériale » comme dit Chris Lorenz n’affecte pas que l’université et le CNRS. Et aujourd’hui, c’est toute la fonction publique qui passe sous les fourches caudines de la RGPP et du nouveau management public abondamment enseigné dans les petites et grandes écoles de commerce ou autres.



* Le modèle du con. Le mammouth a mis la main dessus. Lisez bien.

Vous pouvez aller lui pourrir son blog qui est là :
http://laurent-rochut.blog.fr

Extrait du magazine « côtémômes » mars 2009.
Ce magazine est distribué gratuitement, offert, dans les magasins «du pareil au même» et «la grande récré».
page 2, éditorial, par Laurent Rochut.

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Vers un système universitaire payant

* Voici comment le système de prêts aux étudiants que propose le gouvernement pour les étudiants cache en fait la mise en place d'un système universitaire payant.

C'est du moins se que ne cachent pas 92 députés de la majorité qui ont récemment déposé une proposition de loi là dessus. Il s'agit en gros d'un système calqué sur le modèle anglo-saxon.



En effet, pour que les universités et les grandes écoles publiques françaises puissent devenir
payantes, il faut au préalable mettre en place un système permettant réellement aux étudiants de s'endetter massivement. Telle est la philosophie des 92 députés UMP signataires de la proposition de loi déposée le 21 janvier 2009 (et rendue publique le 20 février) "relative à la création du prêt étudiant garanti par l'Etat et à remboursement différé et conditionnel". Le lien direct est celui là.
 
Accordés par les banques, les prêts seraient garantis par l'Etat. Leur remboursement débuterait à l'entrée de la vie active et pourrait être modulé en fonction du niveau de rémunération atteint par l'emprunteur au cours de sa vie professionnelle.
 
Selon l'exposé des motifs : "Le système universitaire français est actuellement fondé sur la gratuité de l'enseignement supérieur et le versement d'allocations de bourse en faveur des étudiants issus de milieux modestes. Force est toutefois de constater que ce sont les enfants issus de milieux favorisés qui profitent du système public d'enseignement supérieur financé par la collectivité".
 
Dans un raisonnement spécieux, les députés font le lien entre gratuité et inégalité. Cette affirmation, pour le moins péremptoire, vise à accréditer l'idée que la gratuité de l'enseignement supérieur est injuste et immorale et à saper ainsi la légitimité du modèle républicain.
 
Toujours dans l'exposé des motifs, les députés du parti majoritaire n'hésitent pas ensuite à se prévaloir de leur propre turpitude, en rappelant à dessein la faiblesse des aides et surtout la baisse des dépenses de l'Etat par étudiant, pour mieux prétendre en déduire la nécessité d'un financement complémentaire par ces mêmes étudiants, autrement dit la nécessité d'un système payant :La situation est aujourd’hui devenue préoccupante en France : notre pays dépense deux fois moins en aides pour les étudiants que l’Allemagne et la Belgique et huit fois moins que le Danemark ou la Norvège. Par ailleurs, la dépense par étudiant est passée de 5 414 euros en 2001 à 5 268 euros en 2005, ce qui prouve la nécessité de prévoir des formes complémentaires de financement de l’enseignement supérieur."
 
S'inspirant "d'un dispositif existant en Australie depuis 1988, en Nouvelle-Zélande depuis 1992 et au Royaume-Uni depuis 2004", cette perspective d'un système payant avec prêts à remboursement conditionnel sur le modèle anglo-saxon, dessinée par les 92 députés de l'UMP, est d'autant plus grave qu'elle émane d'une partie de la représentation nationale.



* Qu'ils sont forts ces députés UMP .


Tous les éléments pseudo-techniques de leur exposé des motifs relatifs à la loi proposition de loi qui vient d'être indiquée sont en fait tirés, en une manière de "copier-coller",  d'une seule et même étude publiée en octobre 2008 par l'Edhec (Ecole de commerce payante située à Lille). Cette étude de l'Edhec (1) milite ouvertement pour un système universitaire payant, avec prêt à remboursement conditionnel, tout en rappelant que cette dernière idée a été formulée il y a 50 ans par Friedman. Décédé en 2006, Milton Friedman est l'ancien chef de file de l'Ecole dite de Chicago qui regroupe la frange la plus extrémiste des économistes ultra-libéraux. L'étude est consultable ici.


Cette étude précise ainsi : le système mis en place en 1989 [en Australie] en remplacement d'un système de gratuité (...) demandait [aux étudiants] une même contribution d'environ 25% du coût moyen d'une année d'enseignement" (p. 27); "En 2008, les contributions annuelles supportées par l'étudiant [australien] selon les domaines d'enseignement varient de 4000 à 8500 AUS$" (p. 28). 



* Presque aussi forts que le ministère qui gère les muts.


De source syndicale -
Les syndicats ont fait une nouvelle déclaration commune au sujet des nombreuses erreurs (+ de 1000 cas) relevées lors de la préparation du mouvement. Erreurs dont le MEN est responsable, dans des proportions 4 à 5 fois supérieures au mouvement de l’an passé.
Et tout cela pour faire une opération de communication supposée discréditer le rôle des syndicats auprès des enseignants.
Paradoxalement, l’opération se retourne contre le MEN qui d’ores et déjà provoque, à l’insu de son plein gré, des centaines d’adhésions à ces mêmes organisations qu’il entendait voir disparaître du champ syndical.
M. Le GOFF, directeur général des ressources humaines, a insisté sur la transparence garantie par le ministère qui a voulu communiquer les résultats aux professeurs dans une volonté de continuum. Pour lui, le mouvement a été tellement transparent que « tout le monde le voit » Les milliers d’erreurs aussi.
 
Au terme d’une mutation que le MEN refuse, M. Le GOFF ponctue par : « On ne joue quand même pas sa vie dans une mutation. Il y a des choses plus importantes dans la vie. Il ne faut pas dramatiser »

D'après nos infos certaines mutations dans l'académie de Versailles sont devenues des affectations dans l'académie de Créteil... Légère erreur ou pas bon en géographie au ministère ?

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Caractère transitoire

* Masterisation gouvernementale. Attention suivez bien pour tout comprendre.


Afp -
Réforme de la formation des enseignants étalée de 2009 à 2011

La réforme de la formation des enseignants, qui devait initialement entrer en vigueur en 2009-2010, aura un "caractère transitoire" en 2009-2010 et verra son "aboutissement à l'occasion des concours 2011", selon un communiqué commun de Valérie Pécresse et Xavier Darcos.
"Le processus de la réforme commencera à s'appliquer "dès la session des concours 2010", mais "pour sa première année d'application", les modalités de cette réforme "auront un caractère transitoire et prendront leur plein effet à compter de la session 2011", indiquent les deux ministres (Enseignement supérieur et Education nationale) dans leur communiqué.
Ainsi, "les épreuves des concours de la session 2010 auront un caractère provisoire", ajoutent-ils.
Par exemple, pour les concours du second degré, l'épreuve de connaissances générales du système éducatif qui avait été prévue initialement dans le projet de réforme est abandonnée (pour la session 2010) et remplacée par une "épreuve disciplinaire comparable à une des épreuves existantes précédemment".
En outre, les épreuves de l'agrégation "demeureront en l'état".
"Cette réforme verra son plein aboutissement à l'occasion de la session des concours 2011", précisent-ils.

Nombre d'acteurs ont demandé le report d'un an de sa mise en oeuvre et l'ouverture de négociations.
Sur ce dernier point, les deux ministres "invitent les organisations représentatives à discuter" de "la définition du processus abouti de la réforme en 2011" et de "l'organisation de l'année transitoire".
Les universités, qui devaient proposer des "masters d'enseignement" dès la rentrée 2009 "pourront donner aux masters qu'elles ont élaborés un caractère provisoire" pour cette année-là, selon le communiqué.
En revanche le dispositif de stages en master 1 et 2, ainsi que l'instauration de nouvelles bourses, se mettent en place dès l'année universitaire 2009-2010.

S'agissant de la première année d'exercice, les ministres répètent que le jeune enseignant sera accompagné d'un tuteur - à la fonction "reconnue et valorisée" - et bénéficiera de formation continue à l'université, sans préciser quelle sera la part de celle-ci par rapport au reste de son emploi du temps.
Aucune précision chiffrée n'est donnée sur le montant de la revalorisation de carrière du jeune enseignant attendue en contrepartie de son recrutement au niveau master.


*Pendant ce temps là les conseillers de Darcos parlent de la même masterisation. Devant une délégation de prof de SVT. On y apprend en fait que les futurs stagiaires feront le travail de TZR et même avant d'avoir passer la première épreuve de leur M2.

Extraits de ce qui se trouve en intégralité là :
"[le conseilller] a bien insisté sur le fait que le stage de M2 pourra commencer dès le S3 (il a évoqué novembre). Nous [la délégation SVT] avons bondi, expliquant qu’en S3, les étudiants se focaliseraient sur la préparation des écrits de janvier. Il a alors rétorqué que cela pourrait « leur faire du bien de faire un peu autre chose ».

Comme les stages en responsabilité sont actuellement organisés sur toute l’année de PLC2 (6h à 8h par semaine), nous avons demandé comment seront organisés les stages de M2, puisqu’un enseignant devra céder la classe quand le stagiaire démarrera son stage en S4. Deux cas de figure sont envisagés :

- Remplacement de congés longue durée « prévisibles » (maternité, congé pour formation…)

- Amélioration de l’offre de formation dans les établissements scolaires (par exemple en dédoublant des classes). Effectivement,
le stagiaire n’est pas affecté à une / des classes et à un tuteur (même s’il en a un) mais à un établissement et vient renforcer l’équipe pédagogique. Ce qui conduira à avoir des activités multiples selon l’établissement : dédoublement de classes, remplacement de collègue…
- Cette dernière option n’aura d’ailleurs que des conséquences positives d’après M. Sherringham. Ainsi, l’étudiant verra différentes activités. De plus, cela pourra alléger la charge de travail (présentielle ?) des autres membres de l’équipe pédagogique, leur permettant ainsi d’avoir plus facilement accès à la FC. Effectivement, il regrette que la FC soit un parent pauvre et souhaite son développement, notamment au niveau disciplinaire (d’où développement du PAF et des appels d’offre auprès des universités).
Enfin ce dispositif permettra de dynamiser les équipes pédagogiques tout en améliorant l’offre de formation des établissements. "

* Photos de manif. No comment.


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Evolution ou pas ?

* Darcos parle de la masterisation. Cela reste pas très clair, c'est son coté obscur. lisez plutôt. En tout cas il rêve d'un accord avec la CPU.

AFP- Réforme de la formation des enseignants: Darcos optimiste sur un accord

"
Je suis assez optimiste sur le fait que nous allons trouver un accord dans les jours qui viennent" avec la CPU et la Conférence des directeurs d'IUFM (Instituts de formation des maîtres), a indiqué le ministre à la presse lors d'un déplacement à Bordeaux, assurant que "les inquiétudes principales soulevées peuvent obtenir des réponses".
Evoquant les "inquiétudes" liées à la partie "formation professionnelle" dans le nouveau cursus, M. Darcos a rappelé qu'il proposerait "des stages rémunérés pour les gens en master 2 qui préparent le concours, de sorte qu'ils voient comment on travaille dans une école".
"
Ensuite, une fois qu'ils auront passé le concours, ils seront en situation alternée pendant la première année, avec une partie du temps où ils feront la classe, et une partie où ils seront accompagnés pour découvrir le métier avec un professeur compagnon", a-t-il ajouté.

Professeur compagnon, un nouveau statut ?

* Une contre université ? Paris 14. Sans pilote libéral. Comme la ligne de métro du même numéro.

*Une nouvelle Université s’ouvre en Île de France*
Inaugurée le 18 février dernier, l’Université Paris 14 a fêté ce mercredi sa troisième semaine d’existence. La région parisienne n’avait pas connu de création l’Université depuis 1971 et la fondation de l’Université Paris 13 à Villetaneuse.
La quatorzième Université d’Île de France a été fondée par des universitaires, enseignants, chercheurs et étudiants mobilisés contre les réformes issues de la loi LRU.

Son fonctionnement est simple : les cours sont publics et se tiennent, tous les mercredis à partir de 14h00, sur la ligne 14 du métro parisien.

Comme la ligne 14, l’Université n’a ni chauffeur, ni Président, ni instances dirigeantes : elle est autonome, autogérée, critique, nomade et ouverte à tous. C’est un lieu d’élaboration et d’échange gratuit de savoirs.

L’Université Paris 14 est une réponse au démantèlement du système public d’enseignement et de recherche organisé par le gouvernement. Ses principes fondateurs affirment, face aux logiques du mépris et de l’économie-reine, la joie d’apprendre et de rencontrer.

La principale mission de l’Université Paris 14 est de mêler recherche scientifique, action politique et travail poétique.

L’Université Paris 14 est jumelée avec l’Université Libre de Guadeloupe.

N'hésitez pas à aller voir là, programmes de cours etc. :
http://www.univ-paris14.blogspot.com/


* L’ONISEP et son partenaire Adecco unis pour promouvoir les bienfaits du Libéralisme au collège

Voici un article d'un collègue doc en collège au sujet de ce qu'il reçoit de l'ONISEP...
Face à une nouvelle crise violente du système capitaliste, la notion de « service public » est plus que jamais au cœur des préoccupations sociales actuelles. Dans ce contexte, il convient d’autant plus de dénoncer les orientations politiques et les dérives qui livrent aux appétits inassouvis des firmes multinationales et de leurs actionnaires des services que l’Etat assurait auparavant, avec impartialité, dans l’intérêt de tous.
Le kiosque de l’ONISEP dans le collège
Enseignant-documentaliste dans un collège, je trouve dans le courrier, en ce matin de Février 2009, quelques brochures de L’Office National d’Information Sur les Enseignements et les Professions (ONISEP). Le Centre de Documentation et d’Information du collège (CDI) comporte un kiosque (selon l’ONISEP, un « ensemble modulaire pour mettre à disposition des ressources documentaires, un lieu de consultation qui répond aux différentes attentes des élèves et leur donne envie de s’informer sur les métiers et les formations »). Le colis reçu ce jour comporte différentes brochures « traditionnelles » (gardien de la paix, les métiers du transport aérien, de l’agro-alimentaire). Une dernière brochure attire mon attention, car elle ne correspond pas à la documentation éditée par l’ONISEP. Cette brochure s’intitule « L’intérim, un acteur original de l’emploi ».

La suite en pdf là :l'Interim

* Le mouvement de mutation et les doutes syndicaux.

Les syndicats ont fait une déclaration commune sur leurs doute quant à la bonne gestion des mutation par le ministère cette année. Un d'entre eux nous a fait parvenir anomalies qui apparaissent quand à la gestion ministèrielle du mouvement inter.

En pdf ici :
anomalies

* Sinon, la banderole du jour :
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Reprise des hostilités

Après une bonne semaine d'arrêt reprise du blog. Et de l'info il y en a. Pour l'info officielle voir la presse quotidienne. Pour le reste, suivez-nous...



* Début d'un commencement d'entente syndicale ? non ? sans blague ? Peut -être... mais c'est pas sûr.

Info Mammouth : On apprend ces jours-ci que des discussions seraient menées, de façon informelles, entre des militants CGT, FSU et Solidaires  sur les possibilités de rapprochement de ces organisations syndicales. Ce qui existerait depuis quelques semaines semble prendre depuis la fin de la semaine une tournure plus "officielle". Ces discussions se situent à un niveau assez élevé avec des responsables fédéraux des membres de la CE de la CGT et des responsables FSU.  L'Ecole émancipée vient de sortir un numéro qui laisse une large part aux débats autour des problématiques d'unification. Bernard Thibault y a lui-même fait allusion dans son dernier rapport au CCN. Ainsi, les choses bougent un peu mais il s'agit d'une montagne à déplacer.
Les résistances sont autant internes (tant pour la CGT que la FSU) que sur le fond. Thibault ne voit pas non plus le rapprochement avec Solidaires d'un bon oeil. Une rencontre doit avoir lieu mardi 10 mars entre une délégation de la FSU et une délégation confédérale CGT à la demande de la FSU. Une rencontre a eu lieu aussi entre la FAEN et la FERC à la demande de la FAEN vendredi dernier.
Les CE de la CGT des 12 et 13 devraient nous en apprendre plus...
De plus dés éléments qui viennent de
La Réunion laissent penser également le que SNES local appelle clairement à une union avec la CGT.



* Débat autour des omni-diplômes de notre mini-président. Visiblement il y a du brouillage... Donc il l'a eu comment son DEA "Systèmes et structures politiques" ?

AFP - Diplôme de Nicolas Sarkozy: la fac de Nanterre dément un de ses professeurs

L'université Paris X-Nanterre a démenti vendredi un de ses professeurs qui a récemment laissé entendre dans un texte que Nicolas Sarkozy pourrait ne pas avoir obtenu son DEA de sciences politiques dans cette université, contrairement à ce qu'affirme son CV officiel.
"Contrairement à ce que certains sites internet ont affirmé depuis le 2 mars", l'université "tient à préciser que selon ses archives, régulièrement conservées par le service des diplômes, le jury du DEA de Systèmes et structures politiques a admis le 4 novembre 1980 avec la mention +assez bien+ l'étudiant Nicolas Sarkozy de Nagy", assure un communiqué de Paris X.
Professeur de sciences politiques à Nanterre depuis 1992, auteur de divers ouvrages et d'articles dans Le Monde Diplomatique,
Alain Garrigou a mis en doute l'obtention de ce diplôme dans un texte diffusé par les sites internet de la Fondation Copernic et de Mediapart.
L'universitaire y affirme notamment que, d'après ses recherches, Nicolas Sarkozy a été "ajourné" lors de la première session, en octobre-novembre 1979 et que
le procès-verbal de délibération de la deuxième session, en février 1980, "a disparu des archives de l'université". Le communiqué de Paris X ne fait pas mention de cette session de février 1980.
Paris X précise que
Nicolas Sarkozy "n'avait pas passé deux épreuves de la première session du 6 novembre 1979", avant d'être admis en novembre 1980.
Contacté par l'AFP, Alain Garrigou s'est montré très surpris par ce démenti, qui selon lui "ne tient pas debout".
"La deuxième session du DEA s'est tenue en février 1980. Le candidat concerné n'a pas pu passer sa session en novembre 1980 (...) ou alors c'est la confirmation qu'il y a eu de graves irrégularités", a-t-il affirmé.



* Pour en finir une bonne fois pour toute avec la propagande libérale, qui dit que l'Ecole coûte trop chère.

Tout est résumé sur ce site là (http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article124) que nous avons déjà évoqué. Il fait bon y retourner régulièrement pour se rappeler que :

1- le budget de l'EN, si on regarde bien n'augmente pas ;

2- il est juste moyen quand on le compare aux pays comparables ;

3- il comprend, pour 1/4, les pensions des enseignants retraités, seul "poste" en réelle progression (faudrait les assassiner, tous ces vieux...)

4- il ne sera pas réduit par les suppressions de postes, vu le tas d'heures sup qu'on impose aux enseignants en poste, qui coûte quand même plus cher ;

5- si on regarde le poids du paquet fiscal, ou des fraudes fiscales, tout ça, c'est peanuts...




* Enfin, vidéo de la fin. On l'a déjà publié, mais ce week end, cela s'imposait :



Petite reprise, mais reprise quand même...
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