Perspectives

* Chatel pédagogue va nous apprendre à lire.

Elle.fr - A l’occasion du Salon du livre, qui se déroule à Paris jusqu’au 31 mars, Luc Chatel a dévoilé hier son plan de prévention contre l’illettrisme.

La sonnette d’alarme a en effet été tirée : en France, 21% des jeunes âgés de 17 ans rencontreraient des difficultés de lecture et 9% des 18-25 ans seraient en situation d’illettrisme. Pour lutter contre ce fléau,
le ministre de l’Education souhaite agir dès la maternelle en prévoyant notamment « un effort sur l’apprentissage méthodique du vocabulaire ». De quoi réduire l’écart entre certains enfants qui, à cet âge, maîtrisent à peine 150 mots de vocabulaire et d’autres qui en possèdent plus de 700 et ont ainsi plus de facilité au moment de l’apprentissage de la lecture.
   
Lecture des grands textes de la littérature

Autre pratique à développer :
l’usage du par cœur, pour des textes et des chansons, qui permettra de « stimuler la mémoire », ainsi que la lecture « aux élèves, de façon précoce, de textes de qualité, de grands textes de notre littérature », a insisté le ministre. Enfin, ce dernier a annoncé que chaque recteur d’académie devra missionner, dès la rentrée 2010, un responsable chargé de prévenir l’illettrisme. Des partenariats avec des associations de lutte contre l’illettrisme ont en outre été signés pour développer certaines initiatives comme des clubs de lecture ou des ateliers d’écriture. Reste que le montant de toutes ces mesures n’a pas encore été dévoilé… A.S.




*Perspectives syndicales ... peu réjouissantes.

Etaient présents : CGT, CFDT, UNSA, Solidaires, FSU, CGC, CFTC. FO n'avait pas donné de réponse à l'invitation mais, sans surprise, était absent.

Dans le premier tour de table tout le monde a reconnu que le 23 mars avait été un succès, la CGT insistant sur une mobilisation plus forte, que lors des autres initiatives, dans le secteur privé. La volonté de poursuivre le travail unitaire de l'interpro a été rappelée par tous même si chacun a bien compris que l'absence de FO risquait d'être durable.

La nécessité de poursuivre l'action syndicale unitaire a été soulignée par tous sur le triptyque « emploi-retraites-salaires ». Même si le dossier des retraites va sans doute prendre dans les semaines qui viennent une place importante il a été souligné la nécessité de ne pas apparaître reléguer au second plan le dossier de l'emploi tant dans le privé (qui est une source d'inquiétude forte des salariés dans les entreprises) que dans le public avec la poursuite des suppressions massives d'emplois. Chacun a d'ailleurs insisté sur le lien étroit qui existait entre ces trois dossiers.

La période du mois d'Avril avec les vacances par zone, ne se prête pas à une initiative du même type que celle du 23 mars qui ne pourrait pas alors être à la hauteur de ce qui a été fait ce jour là. Dans la perspective d'un sommet social probable début Mai, il a été décidé de mettre au point un interpellation commune du gouvernement sur les trois questions « emploi, retraites, salaires » qui pourrait faire l'objet d'initiatives communes locales le 20 avril, un tract commun des 7 organisations étant rédigé et distribué à cette occasion.

La nécessité d'un 1er mai puissant est largement partagée, même si là aussi les vacances scolaires de la région parisienne constituent un handicap. Ce 1er mai serait donc unitaire (à l'exception bien sûr de FO), la CGC et la CFTC n'étant pas à ce jour mandatées sur ce point comme d'ailleurs sur les autres conclusions de cette réunion mais réservant leur réponse pour le début de la semaine prochaine.

Il a par ailleurs été décidé de tenter de construire une expression commune sur les retraites rappelant les analyses, les principes et les objectifs communs sur ce dossier, même si chacun sait que sur les mesures à prendre sur ce dossier des divergences existent et risquent de na pas pouvoir être surmontées.

Pour la suite de l'action il y a accord sur la nécessité de poursuivre l'action en mai, après le 1er mai. Cette volonté s'est manifestée par l'accord de tous pour qu'une réunion interpro, avant le 1er mai, prenne des décisions dans ce domaine. La nature des actions envisagées n'a pas fait l'objet d'un débat lors de la réunion.

La volonté de poursuivre l'action unitaire est donc bien réelle, y compris sur des dossiers comme les retraites où les divergences sont connues, seule la CFDT exprimant sur ce dossier quelques réticences en terme d'expressions communes, réticences qu'ils ont abandonnées en cours de discussion.
La prochaine réunion de l'interpro aura lieu le lundi 26 avril au soir pour décider des actions unitaires après le 1er mai.


Tenter de construire... un bon résumé.


* Vrai faux dialogue social.

Déclarations syndicales après la dernière réunion des syndicats avec le minsitre (mardi 23)

"Non seulement le ministre avait pris soin de rendre largement publiques dans les médias ces mesures avant de les présenter aux organisations syndicales, mais de plus, cette réunion n'avait aucunement comme objectif d'ouvrir une négociation", a déclaré le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES) dans un communiqué diffusé à l'issue de cette rencontre.
"Elle consistait en une simple présentation des 'décisions' prises par le ministre", a ajouté l'organisation syndicale qui "dénonce cette conception du dialogue social qui consiste à ne réunir les organisations syndicales que pour leur présenter des décisions déjà arrêtées".
Le syndicat estime que "la revalorisation ne porterait que sur les premières années de la carrière.
En effet, au bout de six années de carrière, la rémunération de ces nouveaux recrutés sera exactement la même que celle qui existe aujourd'hui pour les enseignants".
"Bilan pour ceux qui pourront en bénéficier: un gain de 25 euros par mois en moyenne sur l'ensemble de la carrière", affirme le SNES.
Le syndicat déplore également que "le ministre ne propose aucune négociation globale sur la revalorisation du métier enseignant et ne prévoit d'envisager d'autres mesures que dans le cadre de la moitié des économies réalisées par le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".


* Bande de cons :

Selon les résultats d'un sondage Ipsos, 70% des parents approuvent la mesure annoncée par Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, qui prévoit de remplacer les maîtresses malades par des étudiants ou des adultes diplômés.
La majorité des parents d'élèves approuvent la mesure annoncée par Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, pour pallier les absences de courte durée des enseignants. Selon les résultats d'un sondage Ipsos, réalisé pour le ministère de l'Education nationale, près de 70% d'entre eux adhèrent à l'idée que l'Etat fasse appel à étudiants ou des adultes diplômés pour remplacer les maîtresses malades.
 
En revanche, 58% des parents ne sont pas favorables à la possibilité de mobiliser les enseignants retraités, l'occasion étant de créer des emplois pour les jeunes diplômés. Par ailleurs, 76% seraient pour le fait qu'un instituteur assure un remplacement dans une ville dépendant d'une autre académie que la sienne.
Source : Le Figaro du 31 mars 2010.

Rappelons qu’à la question « Pensez-vous que les sondés sont des cons ? 909 % des français ont répondu oui !

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On y croit [MAJ]

* [MAJ] Augmentation et bla bla...

On résume les annonces du jour de Chatel :

- 157 euros nets par mois pour les professeurs des écoles et les professeurs certifiés et pour les professeurs agrégés 259 euros [nets mensuels]d'augmentation ;
- mise en place en septembre 2010 d'un
Droit individuel à la formation (DIF), suivi par les enseignants «sur la base du volontariat». Cette formation, de 20 heures par an, sera «complémentaire aux formations de l'Education nationale». Elle sera effectuée pendant les vacances scolaires et sera rémunérée «50% du salaire horaire».
-
création d'«un entretien systématique» consacré à la mobilité professionnelle pour «tous les professeurs après deux ans et ensuite après 15 ans de carrière» et la mise en place sur internet d'»un portail unique» recensant «les postes à pourvoir hors Education nationale» ;
-
recrutement de «80 médecins de prévention» à partir de juin 2009.


* Détermination.

C’est le moins qu’on puisse dire...

Texte écrit par les grévistes du collège G. Péri d'Aubervilliers. 


                Après 17 jours de grève, le collège G. Péri reste déterminé


Depuis le 4 février, nous sommes une vingtaine de collègues en grève au collège Gabriel Péri d'Aubervilliers (93), comme dans de nombreux établissements de Seine-Saint-Denis et d'ailleurs.

Comment, en effet fermer les yeux sur le démantèlement programmé du service public d'éducation ? Pour supprimer 80.000 postes d'ici 2012, le gouvernement baisse les heures de cours, sacrifie la formation des futurs enseignants, n'assure plus les remplacements des collègues absents, précarise davantage le secteur éducatif, supprime ou fragilise des disciplines.

Face à la violence sans précédent des attaques, nous sommes convaincus que seul un mouvement d'ensemble de l'éducation peut mettre un coup d'arrêt à cette politique destructrice et à ce projet de société. L'extension de la grève aux autres académies est absolument nécessaire à sa réussite.

Les trois premières semaines de grève ont permis de mobiliser un nombre croissant d'établissements et d'obtenir la grève nationale du 12 mars. Ce jour a été un point de départ dans de nombreuses régions (92 Nord, Toulouse, Lyon, Lille...) qui ont reconduit pour préparer le 23 mars. Plusieurs AGs appellent à une journée de grève et de manifestation le 30 mars.

Une première phase du mouvement semble arriver à sa fin. C'est le moment d'une transition entre une grève principalement départementale et la grève nationale nécessaire.
Nous avons donc décidé d'une semaine continue de grève du 22 au 26 mars (ce qui nous fera au total 17 journées de grève !) pour pouvoir participer à la construction de ce mouvement. Nous reprendrons le travail la semaine prochaine avec le sentiment d'avoir fait ce que nous devions faire dans la limite de nos force. Cependant nous restons déterminés et prêts à nous mobiliser à nouveau et de plus belle.

Les grévistes de Gabriel Péri



* Tirs de barrage sur l’ambulance Darcos, par L. Chatel :

continentalnews - Education : Luc Châtel évoque une erreur de Xavier Darcos

Plus d’un an après la suppression de la classe le samedi matin par Xavier Darcos, Luc Châtel reconnaît enfin, en catimini, le caractère néfaste de cette mesure à l’occasion de la circulaire de rentrée adressée aux Recteurs.

Depuis plus de 18 mois, il aura fallu plusieurs rapports, dont le dernier en date, celui de l’Académie Nationale de Médecine, la mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et de nombreux scientifiques pour que le Ministre se rende à l’évidence : en concentrant la semaine scolaire sur quatre jours tout en surchargeant les journées avec la mise en place de l’aide personnalisée, il est gravement porté atteinte au rythme chronobiologique des enfants et à leurs capacités d’apprentissage, particulièrement des plus fragiles d’entre eux.
Ces constats étaient déjà apparus dès 2001 lorsque la Ville de Paris avait organisé un débat sur les rythmes scolaires. L’UMP sur une posture réactionnaire et au mépris du bien être des enfants défendait déjà la semaine de 4 jours… Si nous saluons cette très timide et trop tardive initiative, nous ne pouvons que déplorer qu’une nouvelle fois, la question des rythmes de l’enfant fasse l’objet d’une simple mention dans une circulaire alors qu’elle nécessiterait un débat concerté à l’échelle nationale.


* Les cathos soupçonnent Chatel d'être un dangereux mécréant athée laïciste :



Voici ce que dit la presse catholique progressiste du retour de l’école du mercredi matin.


Libertépolitique  - Pour Mgr Bouwet, les enfants n’ont pas classe le mercredi, non pas d’abord pour qu’ils se reposent mais parce qu’une loi de mars 1882 prévoit que les écoles ferment pendant une journée pour que les enfants puissent aller au catéchisme :

« Vous savez que depuis quelque temps la semaine de classe est une semaine de quatre jours, on n’a plus classe le samedi matin. Certaines voix s’élèvent pour dire que c’est trop peu pour l’enseignement d es enfants, et qu’il faudrait mettre de l’école le mercredi matin. Mais alors que devient l’enseignement religieux ? La République reconnaît la liberté de culte, mais elle doit s’arranger pour en donner les moyens.

Mettre l’école le mercredi matin, c’est mettre le catéchisme au niveau des activités d’éveil, au niveau des activités de détente, et c’est s’arrêter de penser que l’éducation de la foi est une véritable éducation de l’esprit, s’arrêter de penser que le catéchisme ne forme plus l’intelligence.

En libérant le mercredi matin, l’État n’organise pas le catéchisme mais reconnaît l’importance de la transmission de la foi pour un futur citoyen. C’est cette reconnaissance qui est actuellement remise en cause. Ce n’est pas seulement une question d'agenda, c’est la question de la légitimité de la foi dans notre société. »

Le catéchisme des enfants en danger, c'est la question de Dieu qui est malmenée. L’athéisme contre-nature avancerait-il aujourd'hui de manière plus insidieuse qu'en 1882 ?"


Tant mieux !


* Crise d'identité amoureuse chez les jeunes-retraités-anciens-ministres de l'Educ Nat:


Comme Claude Allègre qui avait publié un Dictionnaire amoureux de la Science, c'est maintenant Xavier Darcos qui s'apprête à publier un Dictionnaire amoureux de la Rome antique. C’est là.



* Vidéo de la fin. Expulsive...


Lettre d'expulsion (Parodie Renan Luce)
envoyé par Bradouchka. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.

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Pas d'idéologie, surtout pas.

* La blague du jour :

"Il n'y a pas d'idéologie" dans les nouveaux programmes d'économie (Chatel)


* Programme de Seconde en histoire géo : pas d’idéologie non plus (ou presque):

Sujet de l’année en Histoire :

les Européens dans l’histoire du monde.

Sujet de l’année en Géo :

Sociétés et développement durable.


Projet final des programmes : là : Projet HistGeo (1)


* La fin du Bac national. C’est fait pour le Bac Pro.


Une analyse syndicale - "En séance plénière du Conseil Supérieur de l’Education du jeudi 11 mars, le Ministère de l’Education Nationale a présenté des décrets réformant les épreuves du Baccalauréat dans les filières professionnelles: faire passer l’intégralité des épreuves sauf trois en contrôle en cours de formation sans épreuve terminale.
[...]
une
évaluation finale qui repose sur chaque établissement et fait abstraction du droit à l’anonymat et à la partialité des corrigés. »


* Luc Chatel annonce encore (!) une hausse du salaire des profs.

A ce rythme là c’est Luxe Chatel...

AP - Luc Chatel annonce une hausse des salaires des jeunes enseignants
Le salaire "des enseignants en début de carrière" va être revalorisé grâce aux économies réalisées dans le cadre du non-remplacement de 50% des départs à la retraite, a annoncé mercredi le ministre de l'Education Luc Chatel.
"Je vais annoncer dans les prochains jours une revalorisation des enseignants en début de carrière. C'est un point important", a-t-il affirmé sur LCI.
Le ministre a précisé que cette hausse des salaires était rendue possible grâce à la politique de non remplacement de 50% des départs à la retraite des enseignants. "Le président de la République ne m'a pas demandé de remettre en cause la politique du un sur deux, dont je rappelle qu'elle a aussi un objectif,
c'est que la moitié des économies réalisées soit redistribuée aux enseignants, notamment en matière de pouvoir d'achat." AP

si c’est comme la dernière cela va pas être bien gros... Et cela veut dire par la possibilité de faire (toujours) plus d’HSA


* Petit, petit, petit. Très petit même. Darcos, encore (mais plus pour longtemps ?)

Libé - Xavier Darcos n’a pas attendu. Dès qu’il a été débarqué du gouvernement, il a réclamé à cors et à cris la présidence du château de Versailles, en remplacement de Jean-Jacques Aillagon. Lequel, en dépit des ennuis de santé qui l’ont atteint l’été dernier, et des relations plutôt froides qu’entretient avec lui Frédéric Mitterrand, est candidat à son renouvellement, après trois années passées au domaine.

Darcos, qui est membre de l’Institut et a publié quelques essais sur la littérature, et des ouvrages comme Visiter Périgueux et Chemins de table en Périgord, avait déjà réclamé Versailles il y a quelques années. Il avait aussi lorgné le ministère de la Culture, quand il était à l’Education nationale, ne rendant pas la tâche facile à Christine Albanel.

L’ancien ministre du Travail a clamé dans les salons parisiens que Versailles lui avait été offert par Sarkozy, au choix avec l’ambassade de France à Rome ou la tête de la nouvelle agence culturelle de la France. Mais à l’Elysée comme rue de Valois, on a susurré qu’il agissait plutôt de son propre chef. «Ce choix serait bien étonnant vu les difficultés dans le dialogue qu’a montré l’intéressé à la tête d’un ministère», a même résumé un interlocuteur, qui lui est peu favorable.

De plus, Jean-Jacques Aillagon, dont le mandat arrive à échéance en juin, a redit mercredi qu’il était candidat à sa propre succession.

Visiter Périgueux et Chemins de table en Périgord,... comme ils y vont à Libé avec ce grand intellectuel qui, on le devine désormais, a dirigé l’EN avec une indéniable vocation (à faire de la politique).

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compétences ou conformité ?

* Lettres classiques, ou le néant. On atteint le néant...

CR de l’audience du 4 février au ministère.
En jaune les propos édifiants des représentants du Ministère concernant l'inutilité des concours, une fois la mastérisation mise en oeuvre.
- Le concours visera d'abord à sélectionner "les meilleurs", tandis que
les autres dans les masters-enseignement fourniront une main-d'oeuvre servile.
- Référence au système européen:
il n'y aura bientôt plus de concours, foin des fonctionnaires!
- la vice-présidente du jury de CAPES lettres classiques qui a refusé de fournir les "sujets zéro" n'a pas agi en 'fonctionnaire d'Etat de façon éthique et responsable", ce qui prouve que cette question s'impose vraiment désormais aux concours.

Tout le doc est là : aud.Min.surl


* De la vraie fonction de l’approche par compétences


L’approche par compétences : une mystification pédagogique, par Nico Hirtt

« Approche par compétences », « évaluation par compétences », « compétences de base », «compétences transversales », «socles de compétences », « compétences terminales »... Le concept de «compétences» est devenu incontournable dans les écrits sur l’enseignement. Son succès est planétaire. Après les Etats-Unis, le Québec, la Suisse, la France, la Communauté française de Belgique et les Pays-Bas, « l’obsession des compétences » [Boutin et Julien, 2000], cette nouvelle «pensée pédagogique unique» [Tilmant 2005], est désormais en train de conquérir la Flandre. Mais sous le couvert d’un discours parfois généreux et moderniste pourrait bien se cacher une opération de mise au pas de l’enseignement : sa soumission aux besoins d’une économie capitaliste en crise.

Lire la suite ...
...ou pour un résumé des 34 pages qui sont sur le lien précédent, voir le blog de l’auteur sur Mediapart.

*Créteil en reconductible ?

Appel à la grève reconductible !
Les mobilisations parties fortement dans l’académie de Créteil se sont étendues pendant les vacances franciliennes aux autres régions. C’est le début d’une mobilisation qui doit faire boule de neige.
La colère gronde ! Il y en a assez du mépris envers nos élèves, et de leurs parents licenciés, exploités, précarisés. Nous, travailleurs de l’éducation, constatons les difficultés de nos élèves. Leur éducation est sacrifiée sous l’autel des suppressions de postes, des restrictions budgétaires... Nos conditions de travail se dégradent énormément et les réformes prévues vont les empirer encore fortement. Nous subissons de plein fouet les énormes suppressions de postes (80 000 en moins d’ici à 2012) qui impliquent la casse de la formation, des remplacements de qualité, de l’enseignement spécialisé (RASED), ainsi que l’augmentation de la précarité, des effectifs par classe de plus en plus lourds.
La situation dans l’Académie de Créteil n’est pas une exception. Partout, nous serons touchés ou le sommes déjà, par la destruction du service public d’éducation. Alors que chaque jour, le gouvernement nous parle de milliards donnés aux banques, alors que chaque jour, des grands groupes annoncent des profits faramineux, on nous explique qu’il n’y aurait pas assez de moyens pour les profs, les élèves, les pions. Nous ne voulons plus subir chaque jour les conséquences d’une telle politique. Les collègues de l’Académie de Créteil nous ont ouvert la voie. C’est le moment de nous retrouver en grève, d’élaborer nos revendications. Mais l’année passée nous a montré qu’il ne suffira pas d’une seule journée isolée pour gagner. Dès maintenant, prenons nos affaires en mains. Avec les autres salariés du secteur public nous allons subir la possibilité de licencier des fonctionnaires à cause de la loi de mobilité.
Avec tous les salariés nous allons devoir subir la casse encore plus grande de nos retraites si nous ne faisons rien. Tous ensemble inversons la vapeur !
Pour le retrait de toutes les réformes Pécresse, Darcos, Chatel !
Contre le plan de suppression des postes et pour le rattrapage des postes perdus depuis 2005 !
Pour des moyens à la hauteur des besoins exprimés par les équipes pédagogiques !
Contre les licenciements et la casse des retraites !
Les syndicats SUD, CGT du 92 et non syndiqués de Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, appellent à :
 la GREVE interprofessionnelle le mardi 23 mars
 l’AG de grévistes du 92 nord à 9h à la bourse du travail à Gennevilliers. Reconduction prévue le 25, à débattre à l’AG.



* Du public au privé. Petite histoire de l’Etat des des institutions scolaires privées.


Le Monde. - Polémiques et batailles idéologiques fleurissent dans les années 1960. En 1972, le programme commun de la gauche prône la nationalisation des établissements sous contrat d'association. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, le vote de la loi Guermeur en 1977 apparaît comme une déclaration de guerre au camp laïque : il garantit une augmentation de 22 % du financement du secteur privé "alors que les crédits alloués à l'enseignement public connaissent dans la même période un recul".

L'influence modératrice de la conférence épiscopale sur ses propres troupes et le pragmatisme de la gauche de gouvernement substituent la négociation aux anathèmes. En 1982,
François Mitterrand, alors président de la République, abandonne l'idée d'un service public unifié de l'éducation. En 1992, Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, signe, avec le secrétaire général de l'enseignement catholique Max Cloupet, un protocole d'accord.

De cette longue marche vers la pacification, Bruno Poucet livre les secrets, les discrètes prises de contact, les compromis... sans négliger les facteurs de divergences qui demeurent :
une bonne fraction de l'enseignement catholique voudrait renforcer le caractère confessionnel de ses établissements. Ils militent pour un système d'enseignement parallèle et concurrent du public. Au sein de la famille laïque, certains rejettent avec véhémence l'idée de participation du privé au service public de l'éducation. S'ils mobilisent moins aujourd'hui, ils n'acceptent pas de l'Etat qu'il "finance sa propre concurrence".

Encore une fois la sociale démocratie est au coeur du problème.


* Un petit Vidberg pour la fin. Un sport qui glace.


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Plus c'est gros, plus ça passe : aujourd'hui la Chasse

*Education à la nature (de la vraie chasse) : les stands de tirs ? « les gosses adorent »...

Attention, de la vraie pédagogie. Meirieu et Brighelli peuvent aller se rhabiller.

Les faits :

Altermonde-sa-frontière : Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération Nationale de la Chasse permet aux amateurs d'armes d'entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L'ASPAS et de nombreux enseignants réclament l'arrêt immédiat de ces opérations illégales ».

Développement durable (de lapin), il faut croire.

Les réactions :
Les conventions chasse-école accueillies avec enthousiasme par les chasseurs.

Passion de la chasse - Un Comité scientifique sera "chargé de veiller à la qualité tant pédagogique que scientifique des Conventions départementales et régionales."

Et pour la qualité des interventions dans les écoles, le clou du spectacle sera sans aucun doute le
"stand de tir au laser sur une scène de chasse au sanglier sur écran (un peu à la manière du cynétir) ... les gosses adorent...".



* rentrée 2010 pour les fonstag
(rappel, il s’agit des fonctionnaires stagiaires, nouveaux PLC2)

Voici en substance les propos du recteur d’OrléansTours quant à l’organisation de leur année :

Donc, comme partout, ils sont à 18 heures sur toute l'année sauf pendant les 4 semaines de formation. CEtte formation, qui correspondrait à 216 heures se répartirait de la façon suivante :

-
Une "semaine"d'accueil, à compter du lundi 30 août, qui se résumerait en fait à trois jours : un dans les établissements (mais accueillis par qui ?) et deux à l’université pour suivre une grande messe d’intronisation (sans doute). Voilà pour un équivalent de 18 heures.

-
7 semaines d'accompagnement "fort" (sic !) par le tuteur, non déchargé, jusqu'à la Toussaint, à raison de 6 heures par semaine. Ce qui nous fait 42 heures de "formation" (y compris les heures d'observation de l'un ou de l'autre, donc...). Les emplois du temps devront donc concorder ainsi que les créneaux d'entretiens stagiaires/tuteurs. Tout cela à ajouté au temps de travail.

-
7 semaines d'accompagnement "moins fort" (re-sic!) par le tuteur, de 2 heures par semaines, jusqu'aux vacances de Noël = 14 heures de "formation"...

- Les 22 semaines restantes d'accompagnement très léger (trop léger ?), de 1 heure soit 22 heures de « formation ».

- Pour les 120 heures de formation à l'IUFM : 2 stages groupés de 2 semaines chacun, l'un avant les vacances de février, l'autre après ces vacances, pour 80 heures de "tronc commun" et 40 heures de "formation personnalisée" .

Pour le remplacement du stagiaire pendant ces deux semaines :
possibilité de recourir à des étudiants de master 2 "ayant déjà une expérience d'enseignement, donc présentant toutes les garanties". Donc des reçus à l’écrit du CAPES ?

- La cerise : quelle rémunération pour les tuteurs ? En heures supp', plus une NBI (fixée nationalement) à quoi s’ajouterait un coup de pouce supplémentaire généreusement offert par le Rectorat (!!).


* La réforme du lycée analysée par le supérieur.

Pour une fois que c’est pas nous qui disons que la réforme est avant tout économique... C'est ce que pense la CGE:
Le point.fr - Hervé Biausser, directeur de Centrale Paris, "ne se fait aucune illusion sur une réforme qui avait pour objectif officiel de "mieux préparer les élèves aux études supérieures", mais qui s'est employée, selon lui, à diminuer le nombre d'heures des disciplines fondamentales de chaque série."


* Le prochain à trinquer ? Le collège

Comme le ministre a promis de ne pas trop réduire le nombre de postes en lycée pour mieux y faire accepter sa réforme, c'est le collège qui trinque. Voilà ce qu’en dit J.-L Bianco, sur son blog. Et c’est pas comme si il était de gôche...

"Après les annonces récentes relatives aux conditions de remplacement des professeurs absents, le Ministre Luc Chatel prévoit maintenant de diminuer la dotation horaire des collèges.
Dans un contexte où les moyens existants sont d’ores et déjà très souvent insuffisants, cette mesure entraînera de facto une baisse de l’offre éducative, en quantité et en qualité.
À titre d’exemple, dans les Alpes de Haute-Provence, alors que le nombre d’élèves devrait augmenter de près d’une centaine d’élèves, le nombre d’heures d’enseignement est annoncé en baisse de 174 heures soit l’équivalent de près de 10 postes de professeurs à temps plein."





* Vidéo de la fin de l’économie. Tout le programme de ES résumé en 5 minutes et en musique. C’est la pédagogie moderne. Et en plus pour les section euro.


Hayek contre Keynes - VOSTfr
envoyé par Liberte_Cherie. - Regardez plus de vidéos comiques.
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Modèle(s)

Commentaire sur les élections : voir la vidéo de la fin.

* Réforme STI-STL:
le doc du ministère est là
et pour les nuls son commentaire est là (toujours par le gouvernement, donc c’est plein de propagande).

Pour résumer :
La série STI sera organisée autour de quatre spécialités :
- innovation technologique et éco-conception ;
- système d’information et numérique ;
- énergies et développement durable ;
- architecture et construction.

La série STL comportera deux spécialités :
- biotechnologies ;
- sciences physiques et chimiques en laboratoire.

L’actuelle spécialité « arts appliqués » de la série STI constituera le cœur de la nouvelle série sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A).


* Qui a dit : La Sécurité sociale doit être mise en concurrence ? Réponse :


no comment. Grève le 23.


* La Légion, Koh Lanta et Fort Boyard, nouveaux modèles pédagogiques dans les écoles de commerce.


Les futurs cadres ne devront pas se contenter de prêter (moyennant finance) leur matière grise à leurs employeurs, ils devront aussi leur fournir un plein engagement, une adhésion totale, corps et âme.

Ouest-France.fr - Quand les étudiants prennent goût au garde-à-vous
"Le ministère de la Défense propose à des étudiants de grandes écoles de commerce d'effectuer leur stage de fin d'études sous les drapeaux. Pendant dix-neuf semaines, ils goûtent aux valeurs de l'armée."


D'ici à ce que les adeptes du rapprochement école-entreprise veuillent en plus nous en faire un modèle social!...



* Vidéo de la fin. Nike Ola, par Christophe Montegu. Bientôt un tube.
Son à fond, ambiance boite de nuit. C’est encore mieux.


Je sais certains vont trouver cela vulgaire par moment. Je m’en fiche car : 1/ j’ai coupé les commentaires ; 2/ il paraît qu’on est dans une France de gôche, alors tout est permis...


NIKE OLA - Niconiconicolas -
envoyé par MONTEGU. - Regardez plus de clips, en HD !

Visitez son site : http://www.myspace.com/christophemontegu

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Violences d'Etat

* Violences rectorales, toujours.

La violence n’est pas qu’une affaire d’élèves et de professeurs. Elle vient aussi d’en haut, il s’agit alors d’une violence d’Etat. Après la reconduite (à la frontière de sa mission) d’un enseignant qui se présentait aux élections régionales « pour opinions politiques opposées à celles du ministère » (voir plus bas), voici un nouveau cas d’enseignant mis à pied pendant 15 jours, pour une gifle.

Source. Les faits remontent au mois de février 2009. Thérèse-Marie Cardon, enseignante d'arts plastiques dans le Nord de la France, a giflé un collégien alors qu'il tambourinait à la porte de sa classe avec des camarades pendant une récréation. " Un geste réflexe " selon l'enseignante qui précise s'être expliquée et " réconciliée " avec l'enfant et sa mère une semaine après l'incident.

Plus d'un an après les faits, la sanction est tombée : mise à pied de deux semaines par le rectorat de Lille avec retenue de salaire. " Répression antisyndicale " ? " Il y a eu double sanction, pour moi et pour les élèves, puisque je devais emmener une classe de 4e voir des expositions à Lille ", a regretté l'enseignante de 56 ans.

Adhérente à la CGT, Thérèse-Marie Cardon, affirme avoir été victime de " répression antisyndicale " et a formé un recours auprès du ministère.
Du côté du rectorat, on précise que cette exclusion temporaire est " une procédure disciplinaire comme cela arrive parfois ". C.H. Le 10/03/2010



* Enfin un candidat qui n’est pas viré de ses fonctions pour ses opinions :

De source politique - En choisissant de se présenter en dixième et dernière position, c'est-à-dire en position inéligible, sur la liste de la majorité en Haute-Marne, Luc Chatel a voulu faire une campagne discrète...
Il faut dire que localement, en Haute-Marne, les critiques de ses opposants se faisaient de plus en plus vives:
non seulement de mauvais esprits trouvaient ses
émoluements au conseil régional disproportionnés eu égard à ses rares présences sur place, mais en plus certains suggèrent que le ministre aurait, pour ses précédentes campagnes, bénéficié d'un financement illégal du groupe l'Oréal : dont ceux là.



* Violences sociales, cette fois :

De source syndicale : 7000 sur 12000 contractuels ne seraient pas rembauchés à la rentrée 2010 [annonce faite au ministère lors d'une réunion avec les syndicats le 24/02]

Serait-ce l’illustration de la demande formulée par Chatel aux rectorats d'élargir leur vivier de "contractuels associés"...
On suppose que l'explication est toujours de pouvoir virer les contractuels au bout de 200 heures afin qu'il n'aient pas droit aux indemnités de chômage.


* Education prioritaire : le Sénat relève l'incohérence d'un système


Actualité. com - La commission des finances du Sénat vient d’épingler de nombreuses incohérences dans un rapport rendu sur l'articulation entre les dispositifs de la politique de la ville et de l'éducation prioritaire dans les quartiers sensibles. Alors qu’on pourrait penser que les établissements appartenant au système dit d’éducation prioritaire ont véritablement les moyens de mener une politique éducative volontariste, on remarque dans les faits que c’est loin d’être le cas sur le terrain.

Mieux, si les effectifs par classe dans les zones d’éducation prioritaire sont soumis à des plafonds inférieurs aux maxima autorisés, on se rend compte que cela n’assure pas un mieux par rapport à l’ensemble des établissements du territoire. En faisant
la moyenne du nombre d’élèves par classe dans les écoles primaires ne bénéficiant pas de cette barrière, on se rend compte que cette dernière reste plus faible que les effectifs moyens dans les zones d’éducation prioritaire…"

Le rapport est là.

Du plus pour faire du moins donc...


* Grève : guerre des chiffres, toujours. Oui mais là...

Le Monde - Selon le ministère de l'éducation nationale, 12,9 % des enseignants sont en grève. A la mi-journée, la proportion d'enseignants grévistes était de 15,14 % dans les collèges, de 8,03 % dans les lycées professionnels, et de 11,70 % dans les lycées d'enseignement général et technologique, précise le ministère dans un communiqué. A Paris, entre 1 100 et 10 000 ont défilé entre Luxembourg et le ministère de l'éducation nationale, selon les sources.
De son côté, le SNES-FSU, le principal syndicat pour le second degré, a annoncé une participation de 50 %. "Un peu plus d'un [enseignant] sur deux dans les collèges" est en grève et "environ 40 % dans les lycées", a assuré la cosecrétaire générale du syndicat, Frédérique Rolet.

* Lundi : grève des trousses. Par les lycéens cette fois. C’est là.



* Le Vidberg de la fin :


Visitez son site.
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Politique : art de mentir [MAJ]

[MAJ] Un prof, tête de liste aux régionales, écarté pour ses opinions politiques

On peut ne pas être en accord avec l’orientation politique de la personne concernée, mais il faut bien reconnaître qu’une certaine dérive est en marche et qui laisse craindre le pire pour la démocratie (et en dit l'on sur la liberté d'opinion des profs). 

Communiqué NPA région centre

Stéphane Bois, tête de liste du NPA pour les élections régionales dans le Loiret, chargé de mission à mi-temps au rectorat, s'est vu signaler que sa présence au sein du cabinet du recteur n'était plus tolérée et que sa mission se terminerait de manière anticipée en juin, à cause de son engagement et de ses opinions politiques opposées à celles du ministère.

Le NPA dénonce cette grave atteinte démocratique à la liberté d'expression politique, nouvelle preuve du totalitarisme rampant qu'est en train d'instaurer le gouvernement dans notre pays.

Nous lançons un appel de soutien aux partis politiques, aux syndicats et associations démocratiques, une conférence de presse aura lieu jeudi soir à 18:00 à Orléans.

Michel Lasserre,
Tête de liste du NPA pour la région Centre.

Voici l’explication de S. Bois :



Aux dernières informations, le rectorat refuse de répondre aux journalistes.

* Enfumage du jour : les remplacements.

L’entretien donné par Chatel au Parisien vaut son pesant de beaufitudes. C’est là. Meilleurs morceaux :

- Il est temps de décréter la mobilisation générale à tous les échelons de l’Education nationale.
- Je veux qu’il ( le système) devienne plus réactif, mieux structuré et plus souple
- Je veux que chaque chef d’établissement désigne chez lui un « pilote » chargé du remplacement. Que dès le premier jour d’absence, s’il ne peut pas faire remplacer l’heure manquante par un collègue au sein de son collège ou lycée, il fasse appel au rectorat.
- d’ici la rentrée, chaque rectorat va devoir améliorer son vivier de remplaçants pour le second degré. [
la solution envisagée n’est pas celle que vous croyez]
- je souhaite qu’on fasse bouger les frontières académiques. En cas de besoin, le futur responsable de rectorat devra pouvoir appeler son homologue de l’académie voisine [
no coment]
- C’est devant les élèves qu’on apprend le mieux à enseigner ! (pour mieux justifier l’embauche d’étudiant) Nombre de métiers fonctionnent d’ailleurs ainsi : quand vous allez à l’hôpital, le médecin que vous rencontrez est la plupart du temps un étudiant en médecine qui passe une partie de son temps en cours et l’autre face aux malades.
[et qui bien sûr n’a eu aucune formation peut-être]



* Polo (Huchon) la Science inaugure le lycée privé Jean Paul II.

C’est ça le socialisme de marché. Et dire que c’est sensé nous sauver de la droite...


Backchich. - Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumonier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II.

La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée !

Mais surtout, notre établissement s’inscrit dans la Dynamique Espoir Banlieue, portée par la Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara.

Le Plan Banlieue, pourtant relativement peu pourvu en budget (environ 800 000 euros pour 2010), a même sorti sa bourse pour aider le lycée. L’équivalent de 145 heures d’enseignement !

A côté, le seul lycée public de Sartrouville, Évariste-Galois, mal réputé dans le coin, depuis les “émeutes” des années 1990, a lui aussi droit à des aides. Minimes celles-ci, puisqu’elles se concrétisent par le seul tutorat de 65 élèves.



Bon on va s’arrêter là parce que la déprime gagne vraiment...
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Avenir radieux

* Mémoire présidentielle : Rappel de propos présidentiels:

"le rythme de diminution des effectifs de l'Education nationale sera fonction des progrès réalisés dans la remise à plat des programmes et des rythmes scolaires, qui est nécessaire à l'équilibre de nos efforts" [c’est rappelé là]

Et dire que certains (le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et la FCPE) affectent de croire qu'il ne faut surtout pas lier l'actuelle réforme de l'Educ. Nat. à la diminution des effectifs de profs! Ils veulent faire mentir le chef de l'Etat ou quoi ?



* DHG votées en juin.

C’est une des conséquences d’une note de cadrage que nous avons déjà publiée :

On nous annonce que dans le Finistère, on ne votera plus les DGH en février/mars
c'est une interprétation du (flou) décret du 27 janvier 2010 qui ne fixe pas de délais pour soumettre les DGH et repartions des moyens au vote des CA . Elles seront donc soumises au vote des CA en mai/juin, quand tout sera bouclé.


* Prise de la pastiche :

Voilà comment certains universitaires ruminent leur défaite de l’an dernier. En pastichant l’histoire de France. Bravo. C’était sur
Médiapart.

[Chers collègues,]

C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut tenter de cesser le combat. Vous étiez prêts à continuer la lutte, je le savais. Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort ; on rencontre aujourd'hui le malheur. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie.

C'est vers l'avenir que, désormais, nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. Vous avez souffert. Vous souffrirez encore. Beaucoup d'entre vous ne retrouveront pas leur métier. Votre vie sera dure. Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. Pour le présent,
[les universitaires] sont certains de montrer plus de grandeur avouant leur défaite qu'en lui opposant des propos vains et les projets illusoires.
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* Lecture : plus sérieusement :

Un livre pour comprendre la Stratégie de Lisbonne et ses effets sur les systèmes éducatifs et scientifiques

Isabelle Bruno, Pierre Clément, Christian Laval
 La grande mutation, Néolibéralisme et éducation en Europe 
 Syllepse, 135 pages, 7 €

L’avenir de nos écoles et de nos universités se décide de plus en plus à l’échelle européenne. Encore mal connue, la politique de l’Europe en matière d’éducation reste peu visible alors même que son influence s’accroît. Connaître le sens de la « stratégie de Lisbonne » et du « processus de Bologne », c’est se donner la possibilité de mieux comprendre la grande mutation de nos institutions d’enseignement. C’est aussi comprendre le projet de société que l’Union européenne met en œuvre au travers des réformes nationales en se servant de relais multiples et parfois inattendus à l’intérieur de chaque pays.
L’enjeu de cette politique néolibérale est considérable. En rupture avec les bases humanistes de l’école, elle fait de cette dernière un instrument au service exclusif de la compétitivité économique dans le cadre  du capitalisme globalisé. Par là, elle menace la formation de citoyens libres et le développement de la pensée et de la science.
De la mise en concurrence des écoles à la pédagogie des compétences, de l’évaluation quantitative à l’augmentation des droits universitaires, du pouvoir managérial à la professionnalisation généralisée des cursus, une cohérence s’impose par touches successives à tous les niveaux de l’enseignement :
le projet de construire un « marché européen de la connaissance ».
Partout en Europe les mêmes réformes régressives engendrent des mobilisations qui demandent aujourd’hui à être coordonnées. Dans toutes les langues de l’Europe, les mots d’ordre disent un même refus de l’ « école-entreprise » et de la « connaissance-marchandise ».
Le message de ce livre fortement documenté est clair :
mieux connaître la politique européenne en matière d’éducation et de recherche, c’est se donner les moyens d’engager la lutte sur le terrain transnational où seule désormais elle peut être gagnée.


* Toujours plus libéral... mais ça commence à agacer. Même aux Etats-Unis :

BE.com - Les universités à but lucratif modifient le paysage de l'enseignement supérieur américain

lors qu'elles ont été longtemps considérées comme étant des universités de "seconde zone", les universités à but lucratif ("for profit colleges") prennent leur revanche et s'affirment désormais comme les stars montantes dans le marché de l'enseignement supérieur américain. Alors que le monde académique "traditionnel" continue de dénigrer ces universités, les inscriptions dans ce type d'établissement ont connu une hausse moyenne de 9% par an au cours des 30 dernières années contre 1,5% par an pour les autres types d'établissement d'enseignement supérieur. Les universités à but lucratif forment aujourd'hui environ 7% des 19 millions d'étudiants s'inscrivant chaque automne dans l'objectif d'acquérir un diplôme. Et cette proportion passe à 10%, soit 2.6 millions, si nous comptabilisons l'ensemble des étudiants s'inscrivant cette fois tout au long de l'année. Cette année, à titre d'exemple, l'Université de Phoenix a surpassé la California State University et est devenue le second plus important système d'enseignement supérieur du pays avec 455.600 étudiants, après l'Université de l'Etat de New York (State University of New York). Si en 1990 seulement 10% de ces établissements offraient des bac+2 (associate degree), des Bac+4 (bachelor degree) ou des diplômes professionnels, aujourd'hui ce taux est passé à 50%. Mieux encore, plus de 90% des étudiants inscrits dans les universités à but lucratif sont inscrits dans le cadre d'un parcours diplômant. Et seulement 30% des étudiants sont des étudiants à mi-temps. Ces établissements attirent donc désormais un public plus proche de celui des universités traditionnelles, tout en conservant un avantage comparatif sur les publics atypiques.
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* Mieux que Base-Elève :

Les États-Unis possèdent l’ADN des nouveaux-nés
4 février 2010 - Article original sur CNN.com

Lorsqu’ Isabel, la fille de Annie Brown, était âgée d’un mois, son pédiatre a informé ses parents qu’elle était porteuse d’un gène la prédisposant à la mucoviscidose.
Forts de cette information, ses parents firent subir à Isabel plusieurs tests : il en résulta qu’ elle n’était pas porteuse de la maladie. Le couple de Mankato (Minnesota) se demanda alors comment le pédiatre avait pu être au courant d’un problème génétique concernant Isabel, après tout ils n’avaient jamais consenti à des tests génétiques.

C’est très simple, répondit le praticien : aux États-Unis, les nouveaux-nés sont systématiquement soumis à un dépistage des maladies génétiques. "Étant donné que les tests sont mandatés par le gouvernement, ils sont souvent réalisés sans consentement parental", explique Brad Therrell, directeur du centre national de dépistage néonatal et de ressources génétiques (NNSGRC). D’après le centre de ressources, dans de nombreux états tels que la Floride, où est née Isabel, l’ADN des bébés est conservé indéfiniment.

Nombres de parents n’ont aucune idée du fait que l’ADN de leur enfant est ainsi stocké dans les labos du gouvernement, mais parfois, lorsqu’ils viennent à le découvrir, comme cela s est passé pour les Browns, ils passent à l’action. Des parents du Texas et du Minnesota ont entamé des poursuites, et leurs préoccupations lancent de nouveaux débats pour savoir si l’empreinte génétique d’un bébé se doit d’être la possession du gouvernement.
« Nous étions consternés lorsque nous avons découvert une telle chose », nous dit Annie Brown, qui est par ailleurs infirmière conventionnée.« Pourquoi ont-ils besoin de conserver l’ADN de mon enfant indéfiniment ? Ce qui y figure pourrait affecter ses possibilités de trouver un emploi dans le futur ou d’être couverte par une assurance santé. »
Selon le site officiel de l’état du Minnesota, les prélèvements sont conservés afin de répéter les tests si nécessaire, l’ADN ainsi archivé pourrait aussi aider des parents dans la recherche d’un enfant disparu ou dans l’identification d’un corps. Les échantillons sont aussi utilisés pour la recherche médicale.
Art Caplan, bio-éthicien à l’université de Pennsylvanie, dit qu’il comprend pourquoi les états ne demandent pas une permission au préalable pour dépister les bébés : « c’est une vision paternaliste, mais l’état porte un intérêt prédominant à la protection de ces bébés », explique-t-il.
Il précise cependant qu’on aborde un autre problème lorsqu’il s’agit de conserver des échantillons d’ ADN pour de très longues périodes.
"Je ne vois pas l’intérêt de faire ce genre d’archivage". Il ajoute : "Si cela reste anonyme, ça ne me pose aucun problème. En revanche si l’on attache le nom du bébé a chaque échantillon, là ça me rend mal à l’aise."

L’ADN donné aux chercheurs privés

Les tests génétiques sur le nouveaux-nés ont commencé dans les années 60, avec le dépistage de maladies ou des syndrômes, qui, s’ils ne sont pas détectés, pourraient entraîner la mort de l’enfant ou lui causer des troubles sévères, tel qu’un retard mental. Ce dépistage, une fois mis en place, a permis de sauver de nombreux nouveaux-nés.
Au cours des ans, de nombreux tests subsidiaires ont été ajoutés à la liste. Aujourd’hui, les états préconisent que chaque enfant subisse une batterie de 28 à 54 tests et que l’ADN récupéré soit stocké dans les laboratoires de chaque état pour une durée de trois mois à l’infini, suivant l’état. (se référer à cette liste par état)
Selon Brad Therrell, qui dirige le centre de ressources génétiques, subventionné fédéralement, les parents n’ont aucun souci à se faire concernant la confidentialité de l’ADN de leur enfant : « Chaque état suit des règles strictes au sujet de ces prélèvements », nous dit Therrell.« Si l’ADN de mes propres enfants étaient stocké dans l’un de ces labos, je ne m’en ferais absolument pas. »
Les prélèvements ne restent pas toujours la propriété des laboratoires publics. Ils peuvent être donné à des laboratoires privés, en les associant parfois au nom de l’enfant.
D’après un rapport fait par l’état du Minnesota : depuis 2000, plus de 20 études scientifiques publiées aux États-Unis se sont basées sur des prélèvements sanguins de nouveaux-nés.
"Les chercheurs privés n’ont pas besoin du consentement parental pour obtenir un échantillons tant que le nom du bébé n’y est pas rattaché", précise Amy Gavaglio, l’une des auteurs du rapport du Minnesota et conseillère au Département de la santé de cet état. Toutefois, elle dit que de ce qu’elle a compris, si des chercheurs privés demandent à obtenir un échantillon nominatif, il doivent d’abord obtenir l’accord des parents.
Selon Gaviglio, conseiller génétique au Département de Santé du Minnesota, les scientifiques ont revendiqué que cette énorme banque d’échantillons ADN était une vraie "mine d’or" pour faire des recherches.
"Ces prélèvements seraient impossible à collecter autrement", dit-il. "Les chercheurs doivent passer par des protocoles très stricts pour obtenir ces échantillons. Les états ne fournissent pas des échantillons à n’importe qui."
Mme Brown ne se sent pourtant pas complètement rassurée par ces précisions, elle a toujours peur que quelqu’un puisse avoir accès à l’ADN de son bébé avec le nom d’Isabel attaché au prélèvement.
"Je sais que le gouvernement dit que les données sur mon bébés seront conservées confidentiellement, cependant je n’ai pas confiance, dit-elle. J’ai l’impression que ma confiance a été abusée."

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Grèveries ...

*Le machin du 12

Résumons, le 12 : appel à la grève.

Mais,
- que dans les lycées (en gros) ;
- pas d’appel des organisations syndicales du primaire ;
- rien non plus de celles du supérieur ;
- contre les modalités de la mise en place des stagaires (et pas contre la masterisation) ;
- toujours les mêmes avec cette fois FO (qui jusque là était contre les temps forts);
- peu de manifs prévues (tout juste des rassemblements).

Allez comprendre...
En gros une journée au cas ou dans la région parisienne ils partiraient en grève générale.


Le 23 grève interprofessionnelle public-privé qui s’annonce plus sérieuse... (même si là aussi il va y avoir des choses à dire, on en reparlera).

* Economie, redemandez le programme.

Les échos. Cours d'économie en seconde : l'emploi et le pouvoir d'achat font leur retour
[ 05/03/10  ]

La guerre des tranchées sur les futurs programmes d'économie en seconde issus de la réforme du lycée va-t-elle bientôt prendre fin ? En tout cas, au sein du ministère, des réflexions ont abouti à des aménagements importants du programme de sciences économiques et sociales (SES), dont « Les Echos » ont eu connaissance. Si cette nouvelle version était validée par le cabinet du ministre de l'Education Luc Chatel, elle contribuerait à apaiser le débat. Une nécessité car, dès leur mise en ligne pour consultation, la première mouture des programmes de seconde de SES d'une part et de « principes fondamentaux de l'économie et de la gestion » (PFEG) d'autre part, a mis le feu aux poudres. En cause ? La moindre place accordée en SES à la sociologie, l'absence de thèmes aussi importants - et sensibles -que le pouvoir d'achat, l'emploi et, donc, le chômage. La version révisée du programme de SES propose cinq thèmes déclinés en dix questions. Aux questions correspondent des notions à découvrir, puis des indications complémentaires pour les enseignants.

Parmi les changements majeurs, le « pouvoir d'achat » est réintroduit dans le premier thème (« Ménages et consommation »). En revanche, la notion d' « élasticité », complexe pour un élève de quinze ans, disparaît. La deuxième question de ce thème n'est plus « La consommation : un marqueur social ? », mais « La consommation : des choix individuels ou des choix sociaux ? », qui permet de combiner approches microéconomique, macroéconomique et sociologique.

Deux autres thèmes feraient l'objet de modifications significatives. Celui ayant trait aux entreprises et à la production devrait aborder désormais la « valeur ajoutée ». Enfin, Le thème initialement intitulé « Choix individuels et choix sociaux » deviendrait « Formation et emploi ». Il serait enrichi d'une nouvelle question d'étude : « Le salaire est-il l'ennemi de l'emploi ? ». De quoi pouvoir finalement aborder le chômage. Par ailleurs, on réfléchit à l'évaluation des élèves dans ces matières non prévues pour l'instant.



* Répression. Les parents en prennent (aussi) plein la gueule...




* Le français de sarko.


Marianne2. -Il est des députés qui ne font pas la « une » des médias et qui pourtant grattent là où ça fait mal. C’est le cas de François Loncle, député socialiste de l’Eure, qui s’est fait « spécialiste des questions écrites vachardes » comme il dit.

Une des dernières interrogations de cet ancien du MRG, parue au Journal officiel il y a près de deux semaines, vaut son pesant d’or. Elle est adressée à Luc Chatel et porte sur ce que Nicolas Sarkozy croit être le « parler peuple » (ce qui révèle au passage l’idée qu’il se fait de la « piétaille ») :

« 
M. François Loncle indique à M. le ministre de l'Education nationale que l'actuel Président de la République française semble éprouver maintes difficultés à pratiquer la langue française. Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. Lorsqu'il s'exprime en public, le Président de la République croit judicieux de maltraiter, volontairement ou involontairement, la langue française et il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires. Afin de remédier sans délai à ces atteintes à la culture de notre pays et à sa réputation dans le monde, il lui demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au Président de la République de s'exprimer au niveau de dignité et de correction qu'exige sa fonction » !



* « Des contrats sans avenir » dans l'Éducation nationale


Devant le conseil des prud'hommes, un collectif, composé de neuf femmes, dénonce la précarité.


« L'éducation nationale et l'État ne respectent pas les lois qu'ils ont faites », tempêtent les neuf membres du Collectif de contrats précaires. Hier, afin « d'informer les personnes se trouvant dans la même situation », les femmes qui le composent se sont rassemblées devant le conseil de prud'hommes. Se définissant comme « des CDD de droit privé », elles se retrouvent sans emploi depuis le 31 août 2009. Sept d'entre elles étaient embauchées en contrat d'avenir, deux autres en CAE (Contrat d'accompagnement dans l'emploi).

Leurs doléances portent notamment sur trois points. « On devait avoir une formation qu'on n'a pas eue, malgré un financement perçu par un centre de mutualisation », explique Lysiane Brigant. De plus, le collectif a déposé un dossier aux prud'hommes pour le paiement des heures complémentaires : « On a travaillé 28 h 45 par semaine, payées 26 heures ». Et d'indiquer qu'elles ont obtenu gain de cause à travers le jugement en date du 14 décembre 2009. Ce qui représente 2.000 € par salarié. « L'Éducation nationale n'a pas fait appel mais à ce jour, on n'a rien touché », s'impatientent les plaignantes.

« Beaucoup d'angoisse »
Considérant qu'il n'y a « pas eu respect des obligations de l'employeur », elles demandent aussi une requalification de leur contrat en CDI. Et rappellent, au passage, que les contrats d'avenir couvrent une période de 24 mois suivie d'un renouvellement d'un an.

« On a d'abord eu 10 mois, puis 12 et ensuite 8 mois et 6 mois. Chaque fois, on avait peur de ne pas être renouvelées. ça a généré beaucoup d'angoisse. » Hier matin, toujours devant l'instance prud'homale, il était question, selon le collectif, de « la dérogation préfectorale que l'employeur aurait dû demander pour justifier la durée des contrats ». Le résultat devrait être connu le 26 avril.

« Nous espérons une deuxième victoire », clament ces personnes qui ont travaillé comme agents administratifs dans divers établissements du département.

Quant à Clémentine Marsalet, elle déclare : « Je bats tous les records avec 13 contrats depuis 1994 ». Elle se dit donc décidée à aller jusqu'au bout. Mais ces contrats, dont les noms sont pourtant porteurs d'espoir, le collectif, soutenu par CGT- Educ'action, les juge « sans avenir ».

De son côté, Philippe Wuillamier, inspecteur d'académie, rappelle qu'il s'agit « de contrats aidés, conçus pour une durée limitée dans le temps, d'une manière explicitée dès le départ ». Il ajoute que certaines personnes ont bénéficié d'une formation. Avant de préciser que « les renouvellements sont liés aux autorisations d'ouverture de la part de la direction du travail. Il peut y avoir des durées différentes ».
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Nouvelle excuse : je me suis fait stagiariser la gueule

* Consignes de rentrée pour gérer les futurs stagiaires. C’est ce que l’on appelle une note de cadrage.

Tout le texte est là : note de cadrage

Le mammouth vous en commente les meilleurs morceaux :

"formation continuée [sic] = accompagnement et actions de formation dispensées à l'Université" (p. 1) > est-ce une reprise à l'identique des formations IUFM pour stagiaires ?

"volume de formation équivalent à un tiers de l'obligation de service du corps auquel appartient le stagiaire" (p. 2) > on en reviendrait donc à 6 h hebdomadaires pour les certifiés stagiaires, et on descendrait à 5 h hebdomadaires pour les agrégés ? Il doit y avoir un calcul plus subtil.
Si vous regardez p. 3, en plus, le "temps d'accompagnement" (et de compagnonnage, en français dans le texte) doit être décompté du tiers-temps. Donc cela ferait encore moins d'heures hebdomadaires par stagiaire ?!? Ou alors le tiers-temps, ce sont les deux tiers restants ? Les Shadoks du Ministère s'emmêlent les pinceaux.


"répondre aux besoins spécifiques exprimés par le stagiaire" (p. 3) > De toute évidence, cette rubrique est là pour faire joli, ou parce que la dictature du plan en 3 parties a encore frappé ! On devrait les prendre au mot et proposer des stages personnalisés de 15 h par stagiaire à l'Université, des sortes de cours particuliers dont le contenu serait "sur demande". Le Rectorat serait ravi de devoir financer 1500 h TD aux universitaires pour ces séances particulières !!

p. 4, tout le § commençant par "Vous aurez" (la circulaire s'adresse aux recteurs et aux IA). Les recteurs, IA, chefs d'établissement doivent anticiper, dans la mesure du possible, les absences des stagiaires pour cause de formation... 
> Tout cela sent :
1) les heures supplémentaires effectives effectuées au coup par coup par des collègues bienveillants ou désireux de se faire bien voir (si, si, il paraît que ça existe) 
2) des remplacements au pied levé par des étudiants de L2 ajournés à leur premier semestre et découragés.
C'est ce qu'on pensait et disait depuis le début : le bazar au carré !

"La quotité de ces supports sera équivalente à l'ORS des enseignants stagiaires qui y seront affectés." (p. 5) > juste pour vous donner envie d'essayer de comprendre la page 5.... Voyons, comment traduirait-on ça en anglais ? En trois mots : malarkey, poppycock, balderdash.


Blague finale :
"Le tuteur qui accompagnera le stagiaire en dehors de son temps de service sera rétribué en conséquence." (p. 5)
(Il y en a un certain nombre de formules assez amusa
ntes aussi au sujet des tuteurs en page 6.)


* Emoi autour d’un site de mots d’absence.
Un canular qui pourrait servir de poisson pilote ?

Sont-ils drôle à l'UMP!

Un petit groupe de plaisantins (dont Stéphane Cola, un ancien de note2be...) lance un site qui a tout de la farce de potache puisqu'il ne propose rien de moins aux élèves, moyennant finance, que de faux certificats d'absence (certificats médicaux, certificat de vol, etc.)...

En fait,
cette page web permet surtout à ses concepteurs, sous l'aspect d'un aimable canular, de faire payer au contribuable français l'expertise juridique que vient de demander le ministère pour vérifier les possibilités d'actions légales contre le site, délocalisé aux USA (Scottsdale, Arizona, à l'adresse ip 68.178.232.100).

Une expertise qui ne manquera pas d'intéresser au plus haut point certains adeptes de la délocalisation de sites moralement ou juridiquement douteux, comme note2be ou notetonprof, par exemple, et dont les concepteurs ou les nouveaux propriétaires pourront ainsi faire quelques économies d'avocats...

Registrant:
  Domains by Proxy, Inc.
  DomainsByProxy.com
  15111 N. Hayden Rd., Ste 160, PMB 353
  Scottsdale, Arizona 85260
  United States

  Domain Name: XKIOUSE.COM
     Created on: 01-Mar-10
     Expires on: 01-Mar-11
     Last Updated on: 01-Mar-10


* Fiche de lecture...

L’évaluation du travail à l’épreuve du réel. Critique des fondements de l’évaluation
Christophe Dejours, INRA Editions, 2003

Pour en finir avec l’évaluation, on ne saurait que trop conseiller de lire et relire cet opuscule (une conférence, en fait). Il règle son compte à l’évaluation — à notre avis — de manière définitive, et pas seulement à celle des enseignants-chercheurs ou à celle des autres personnels de l’enseignement supérieur (mais a fortiori, à celles-là aussi ;-))


La grande mutation
I. Bruno, P. Clement, C. Laval - Editions Syllepse, 2010

Excellent petit opuscule sur Lisbonne, l’UE et l’enseignement, et sa mutation actuelle... Bien écrit, très documenté, il analyse notamment comment la Commission Européenne, bien que n’en ayant pas le pouvoir juridique, opère pour modifier les politiques d’enseignements nationales via le benchmarking et les indicateurs (et les « bonnes pratiques »).


* Grande saga sur l’identité nationale (XI): l’image (libérale) de la fin


La liberté guidant le peuple.

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