Précarisation et autres joyeusetés...

* Les remerciés du jour :

IUFM : Des enseignants formateurs licenciés

Selon leur collectif, 35 enseignants formateurs à l'IUFm du Nord Pas de Calais ont reçu une lettre leur annonçant qu'ils ne seraient pas reconduits dans leur mission l'année prochaine. Les courriers ont été envoyés par le président de l'Université d'Artois sans que l'IUFM soit prévenu ! "La majorité des formateurs concernés était investie dans la formation des enseignants depuis de nombreuses années", souligne le collectif. Dix disciplines se trouvent maintenant en difficultés pour la mise en oeuvre des enseignements et des stages. "De manière incompréhensible, l’Université d’Artois, intégratrice à sa demande de l’IUFM, déstabilise ses propres Masters", note le collectif. "Comment ne pas se dire qu’elle manque ainsi gravement à la mission qu’elle avait souhaitée et obtenue des autorités académiques ?"

Le collectif (http://collectifiufm.canalblog.com/archives/2011/03/index.html)



* Triste Sire : un député plein d’idées :

Supprimer la sociologie, la psychologie et la géologie à l’Université. 
Dans le compte rendu officiel d’une réunion de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée nationale, les propos suivants sont tenus par un député (reproduction de l’intégralité de l’intervention).

“En termes de rationalisation budgétaire, on ne peut que constater la faillite de l’éducation nationale s’agissant de la formation des jeunes : non seulement certains s’arrêtent avant le niveau bac + 2 sans diplôme tandis que d’autres quittent l’école à seize ans sans rien faire après, mais on perpétue des classes dans le seul intérêt de professeurs dont le souci est uniquement de protéger leur emploi.
Mieux vaudrait rationaliser les dépenses en supprimant toutes les filières qui ne conduisent à rien – par exemple psychologie, sociologie ou encore géologie à l’université – et en réintroduisant les entreprises dans la formation plutôt que de leur demander de faire des efforts sur leurs propres deniers pour former des jeunes : alors que c’est le rôle de l’éducation nationale, celle-ci délivre au contraire à des jeunes entre seize ans et dix-neuf ans une fausse formation que les parents se seront sacrifiés à payer bien qu’elle ne mène à rien”

L’auteur de ces propos est Fernand Sire, député UMP des Pyrénées Orientales. Source.

No comment


* Compléments de services. Multiplication des pains

Exemple de l’académie d’Orléans Tours .

De source syndicale -
Compléments de service à la rentrée 2011 :
 
 
- 876 compléments de service au total (contre 716 l'an dernier : augmentation de 160 soit + 22,3 %)
-
687 sont illégaux soit 78,4 % (contre 546 l'an dernier soit 76,3 %)
- augmentation des compléments de service dans tous les départements, avec la palme de loin à l'Eure-et-Loir : 129 compléments de service contre 41 l'an dernier soir une augmentation de + 214,6 % ! Sinon : Loir-et-Cher + 23,6 % ; Indre-et-Loire : + 13,1 % ; Cher : + 11,1 % ; Loiret + 7,6 % ; Indre + 0,9 %
- augmentation de la proportion de compléments de service illégaux dans tous les départements sauf le Cher (diminution) et l'Indre-et-Loire (maintien)
(proportions 2011 : Loiret 89,1 %, Indre-et-Loire 80,8 %, Indre 81,7 %, Eure-et-Loir 76 %, Loir-et-Cher 75 %, Cher 61,5 %)
(proportions 2010 : Loiret 87,7 %, Indre-et-Loire 80,8 %, Indre 76,9 %, Eure-et-Loir 56,1 %, Loir-et-Cher 65,4 %, Cher 65,8 %)
 
* certifiés et agrégés :
-
829 compléments de service (contre 660 l'an dernier : + 169 soit + 25,6 %)
-
660 sont illégaux soit 79,7 %, contre 76,7 % l'an dernier
- augmentation des compléments de service dans tous les départements, avec la palme de loin à l'Eure-et-Loir : + 260,6 % ! Avec pour certaines disciplines des augmentations de + de 1000 % !!!
- un certifié de Physique-Chimie en complément de service en… Histoire-Géographie ! (dans l'Indre)
 
* PLP :
-
43 compléments de service (contre 55 l'an dernier)
-
23 sont illégaux soit 53,57 %, contre 70,9 % l'an dernier



* Bordeaux III en lutte contre les fermetures de préparations à de nombreux concours.


Extraits de la déclaration des étudiants :


Suite à la suppression à la rentrée 2010 des préparations à l’Agrégation d'Italien, au Capes de Basque, au Capes de Portugais et au Capes de Chinois, il est aujourd'hui question à Bordeaux 3 de l'ouverture de nouvelles filières (licence danse, culture humaniste, chanson française, création et écriture, infocom anglais, etc.) financées sur la fermeture des préparations aux concours de musique, occitan, lettres classiques et grammaire, notamment. De fait, la proposition de réforme de l’offre de formations à Bordeaux 3 met en concurrence les différentes formations, puisque la fermeture de formations devient le moyen pour ouvrir de nouvelles formations.

L'université, nous dit-on, est dans un contexte de restriction budgétaire qui imposerait de faire des choix : quelles formations conserver? Doit-on, oui ou non, créer de nouvelles formations? Et si oui, parmi les maquettes proposées, lesquelles sélectionner? Or, l'université n'adopte même pas la position qui relève du bon sens : en période de vache maigre, on garde les formations existantes et on attend la venue de temps meilleurs pour créer. 
 
Dans le même temps, nous apprenons que l'université prévoit de financer des travaux de réhabilitation sur le bâtiment A2 à hauteur de 600 000 euros. Sur fonds propres et sans attendre les aides du Plan Campus, Bordeaux 3 se lancerait dans de si coûteux travaux à la rentrée prochaine afin de rapprocher les services des ressources humaines et les services comptables de l'université. Autrement dit, l'université investirait la somme de 600 000 euros pour une question de bon fonctionnement interne des services administratifs. Or cette somme représente le coût des formations supprimées et autres sacrifices projetés. 

Double problématique donc : celle de la gestion de l'argent public et celle de la hiérarchisation des formations. 


Concernant le débat sur le choix de la nouvelle offre de formation, nous tenons à signaler au préalable que 
les conditions du débat sur cette réforme de l’offre de formation  à Bordeaux 3 sont déplorables : en deux semaines, il faudrait que les décisions soient prises, sans que les concernés soient pleinement mis au courant et sans qu’ils puissent participer au débat dans des conditions satisfaisantes. 
La question des fermetures de formations peut paraître mineure étant donné le petit nombre d’étudiants concernés - l’idée étant que des filières comptant peu d’inscrits doivent nécessairement être moins considérées que d’autres. L'argument comptable invoqué peut paraître imparable : les petits effectifs coûtent en effet plus cher que les gros. En un sens, le passage à l’autonomie financière des universités implique ce genre de posture réaliste, réglée sur l’offre et la demande. Or, avec des arguments comptables, on peut faire passer n’importe quelle réforme, et plus encore, l’argument comptable nous fait oublier que les décisions prises sont des décisions politiques


(...)
Nous exigeons donc l'ouverture d'un débat sur les critères d'évaluation des formations, impliquant étudiants, biatoss et enseignants. Nous exigeons plus généralement :
-la transparence sur la gestion du budget global de l'université, que les comptes soient rendus publics
-la transparence quant aux choix des formations et des budgets affectés à chaque filière, que les budgets soient rendus publics 
-un débat sur la création d'une licence dont l'accès se ferait sur dossier
-la conservation de toutes les formations de Bordeaux 3 (pas de mutualisation pour les prépas capes/agreg)

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Pression

* Concours pour entrer en filière ST2S.

C’est à Rennes que cela se passe...

De source syndicale - En pleine période des conseils de classe du second trimestre, le rectorat de Rennes vient d'informer des nouvelles modalités d'admission en première ST2S (Sciences et techniques sanitaires et sociales).

Le rectorat de Rennes se refusant à ouvrir autant de classes de première que nécessaire pour intégrer les élèves de seconde, les admissions seront contingentées.

Jusqu'à présent, les élèves étaient admis en classe supérieure au vu de leurs résultats par le conseil de classe.
Désormais, puisqu'il y a un numerus clausus, il faudra en plus que les équipes pédagogiques classent les élèves, par le biais des moyennes obtenues (mais uniquement celles des 2 premiers trimestres, et que pour les disciplines scientifiques et littéraires. Quid de la LV2, de l'EPS et des enseignements exploratoires comme ST2S ou biotechnologie ?) mais aussi sur les critères plus vagues de cinq « compétences » auxquelles les enseignants attribueront des notes entre 5 et 20.

Vu la concurrence entre les établissements publics et privés,
on peut craindre une dérive de « à qui mettra les meilleures notes » sur des critères aussi vagues que « compétences relationnelles », « compétences à communiquer », « curiosité pour les faits de société »... Le poids de ces notes de compétences sera deux fois plus important que l'ensemble des notes disciplinaires réunies.

Désormais, les élèves ne seront plus admis en première ST2S sur leurs résultats scolaires mais en fonction de leur rang de classement. L'admission devient un concours !


* Connerie et IPR.

Suite à l’annonce d’un poste libre en classe prépa, certaines collègues n’ont pas été admis à postuler. Réponse de l’IPR à une plaignante.
"Chère collègue,
ce n'est pas un oubli de ma part, ce poste demande une énorme charge de travail très peu compatible avec le métier de mère de famille (même si les choses évoluent c'est très lent), je ne l'ai donc signalé qu'à des collègues hommes ou des collègues "femmes" sans enfant, c'est sûrement une vision très passéiste mais très réaliste.
La question tournante en khâgne est très (trop) éprouvante pour soi et pour son entourage.
Bonne journée."

Un info Libé


* Humour et dérision

Face à la disparition des postes des parents d'élèves en lutte ont inventé trois exercices. Un en maths pour les « S », un en économie pour les « ES », un en français pour les « L ».

Le premier : «
Sachant que 16 000 suppressions de postes sont programmées pour la rentrée scolaire 2011 et qu’une salle de classe mesure 6m par 8m par 3m, calculez le nombre d’élèves maximum par classe l'année prochaine». Le second : «calculer ensuite le seuil de résistance d’un enseignant et convertissez en nombre de jours d’arrêt-maladie». Le troisième : «inventer et développer un argumentaire pour vous justifier dans les médias».

Une info
Libé lille
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Fast-food educatif

* « Chèques-lire », les pièces jaunes de Carla.

Vision libérale et capitaliste de l’apprentissage de la lecture...

PARIS (AFP) - Carla Bruni-Sarkozy s'est rendue vendredi au Salon du livre pour une opération contre l'illettrisme organisée par le Centre national du livre (CNL), consistant à offrir des bons d'achat de livres à des enfants d'écoles maternelles et primaires pour les inciter à la lecture.
L'épouse du président Nicolas Sarkozy, elle-même à la tête d'une fondation dont l'un des objectifs est de lutter contre l'illettrisme, a
passé une heure parmi des enfants de 4 à 10 ans, originaires d'Ile-de-France, et leur a distribué de nombreux ouvrages.

Le CNL va consacrer 100.000 euros à cette opération "Chèques lire", à raison d'un chèque de 7 euros offert à environ 14.000 enfants défavorisés, d'écoles ou de centres aérés d'Ile-de-France.



Et avec cette image vous avez vraiment envie d’apprendre à lire ? Proposez votre légende dans les commentaires...


* Macdonaldisation des acquis de l’expérience.

Mammouth Déchainé. — C’est officiel (site du ministère) : signature d'un accord cadre entre McDonald's France et le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative pour la Validation des acquis de l'expérience (VAE)

Luc Chatel et Jean-Pierre Petit, président directeur général de McDonald’s France, président de la division Europe du Sud, ont signé un accord cadre portant sur la mise en œuvre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) au sein de McDonald’s France. Cette signature a eu lieu au ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative le mardi 22 mars 2011.

McDonald’s a développé la VAE
pour ses directeurs de restaurant dès 2004. L'entreprise souhaite en faire bénéficier ses équipiers, qui constituent près de 80 % de ses effectifs. Depuis 2009, une action pilote menée avec l’académie de Versailles a permis à cinq candidats d’obtenir leur certificat d'aptitude professionnelle (CAP) agent polyvalent de restauration.

Encore une fois : à quoi peuvent bien servir les formations de l’Education nationale alors ? Prochaine étape : généralisation de ces validations ; étape suivante : fermeture des filières professionnelles.


* Précarisation des fonctionnaires (suite et pas fin)

Mammouth déchaîné.— C’est dans l’actualité, un protocole d'accord a été soumis par le ministre Tron pour signature aux fédérations de fonctionnaires sur la question de la précarité dans la fonction publique.

Fondamentalement, le texte soumis,
en échange de la titularisation possible  de 40 000 agents (sur 87 2000, une goutte d'eau), permettra la CDisation de 100000 CDD, c’est à dire sans le statut de fonctionnaire, ce qui n'est pas tout à fait la même chose...

Ainsi pour le journal les Échos
voilà de quoi assurer le "passage d'une fonction publique de métiers plutôt que de carrières" et le fait de "privilégier le contrat plutôt que le statut".

En somme, France telecom ou la poste à l’échelle de toute la fonction publique.

La plupart des syndicats s’apprêtent à signer cet accord, en particulier la CGT et vraisemblablement la FSU.

Ce texte n’apporte au mieux qu’un simple droit à concourir pour une minorité de précaires ; ne garantit pas des postes pour tous dans un contexte de RGPP agressif ; remplace 100 000 fonctionnaires en 100 000 CDI par l’intégration de 100 000 CDD ; laisse la possibilité de recruter des CDI sur des emplois de fonctionnaire .

Bref : voici un texte qui veut tenter de museler toute exigence revendicative de titularisation dans les 4 années à venir en lui opposant les mesures de l’accord, et qui marque la mise en place une Fonction Publique à deux vitesses, comme cela s'est passé à la Poste, avec montée en puissance des CDI concomitante à une mise en extinction des fonctionnaires.



* ENS : la directrice est plus sarkoziste que Sarkozy :

Mammouth Déchaîné. — Les salons de la direction de l'ENS sont occupés depuis mardi midi par les personnels et étudiants mobilisés.
En effet, alors que l’on croyait à une sortie de crise après 5 mois de mobilisation et 2 mois et demi de grève, puisque les syndicats avaient directement négocié et signé avec le ministère de la fonction publique un protocole satisfaisant leurs revendications, les représentants syndicaux ont appris que la directrice de l'Ecole faisait maintenant obstacle, seule, à la résolution du conflit, en refusant de signer cet accord, n'acceptant pas que celui-ci ait été conclu sans son accord.

L'AG des personnels a donc décidé l'occupation des lieux, ce qui a déclenché l'effet voulu, à savoir une immense agitation, le déplacement de la Directrice en personne, qui a de nouveau refusé toute solution, et même toute nouvelle négociation...

Il faut dire que cette directrice,
MONIQUE CANTO-SPERBER , a le vent en poupe en ce moment et réussit à réunir une coalition internationale de chercheurs contre elle qui viennent de publier un manifeste international contre sa gestion de l’Ecole, suite à ses refus de laisser librement tenir certaines conférences (voir l’article du Monde)

Bref, pour l'instant l’occupation se passe bien à l’ENS, la police n’est pas encore intervenue...

Voici la déclaration de l’AG des occupants.
AG ENS
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Licences "rires et chansons", autonomie, esprit d'entreprise : il n'y a pas d'intrus

* Réforme du lycée, suite : vers des conventions d'objectifs et de moyens

Un pas de plus vers l’autonomie...

Toutéduc. - Des conventions d'objectifs et de moyens, seront passées à la prochaine rentrée entre chaque académie et le ministère, puis entre chaque lycée et le rectorat. C'est la principale annonce faite par Luc Chatel ce 15 mars, à l'occasion de la remise du rapport (téléchargeable) des deux inspections générales sur la "mise en oeuvre de la réforme des lycées d'enseignement général et technologique". Catherine Moisan (IGEN) a eu cette formule qui pourrait résumer la tonalité d'ensemble, "des évolutions fortes, mais fragiles".
Ainsi, à propos de l'accompagnement personnalisé, les auteurs du rapport notent que "dans certaines séances, on retrouve l'attitude classique qui consiste à quasiment souffler la réponse à l'élève (...) sans lui faire expliciter son cheminement" tandis que les inspecteurs ont "pu observer des séquences remarquables", le professeur changeant de "posture": "tout vient des élèves". 

* Université : les nouvelles Licences « rires et chansons ».

Mammouth Déchaîné (De notre envoyé spécial à Bordeaux III) : Voici les derniers projets de la présidence de l’Université de Bordeaux III qui seront présenté au CA du 1er avril, et ce n’est pas un poisson : suppression dès la rentrée 2011 de certains niveaux de formation, évalués "non attractifs" et pas rentables (en croisant les critères effectifs, coûts etc.): masters d'arabe et de portugais, prépa au CAPES ou bien à l'agreg de Lettres classiques-Grammaire (c'est au choix), toutes les prépa aux concours aussi en occitan et en musico.

La plupart des préparations au CAPES sont dans le collimateur depuis plus d'un an (au motif qu'il n'y a plus de dotation ministérielle pour les IUFM), et on voit bien là que des présidents anticipent sur une suppression des concours.

Les économies de bouts de chandelle ainsi dégagées devront permettre de financer de nouvelles formations censées concentrer les inscriptions et rapporter ainsi de l'argent :
-
Master design
-
Licence danse
-
Licence "création et écriture" (très States, ça), ouverture en 2013
-
Licence "Culture scientifique et humaniste" : ouverture expérimentale en 2011 et 2012, pour reconduction si l'expérience est concluante.
- et enfin Licence "Chanson française" (alors là, les universitaires bordelais vont vraiment devoir bosser pour en faire une licence pro), ouverture en 2012.

A bordeaux III, on pense sérieusement à recruter Annie Cordie. Elle a de beaux restes. Et quel talent...

*Université toujours : a Tours aussi, ils ont « l’esprit d’entreprendre »...

Voici un message à titre informatif du président de l’Université de Tours


Tours (Université François Rabelais), Bordeaux (Université M. de Montaigne), les auteurs de la Renaissance sont-ils maudits à ce point ?

* Retour de brun ?
pas sûr...


Alors que les sondeurs et grands médias s'enflamment au sujet de la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2012, les enseignants peuvent être rassurés ! Même si elle devait être la nouvelle présidente de la République, les changements de ne seraient pas bien importants, nous concernant... Et pourquoi donc ? Et bien, d'où sont tirées les propositions suivantes, à votre avis ?

Les principales propositions
- la carte scolaire sera abrogée et l’égalité de traitement entre enseignement public et privé instaurée.
- la mixité ne sera plus obligatoire.
- l’INRP, Institut national de la recherche pédagogique («organisme public parasitaire et irresponsable») sera supprimé.
- chaque établissement d’enseignement public sera doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et pédagogique.
- le déroulement de la carrière des enseignants se fera au mérite, les manquements à la déontologie ou à la neutralité professionnelle (...) seront sanctionnés.
- l’hymne national, comme le respect du drapeau, seront appris dans les classes primaires et les enfants participeront aux cérémonies patriotiques nationales.
- l’histoire et la géographie privilégieront la France et son entité «en mettant l’accent sur les pages glorieuses de notre passé».
- les ZEP (zones d’éducation prioritaire) «véritable racisme d’état», seront supprimées.
- les forces de l’ordre pourront pénétrer dans les établissements scolaires sur simple réquisition des chefs d’établissement ou des autorités locales.

Alors ? Bilan de l'UMP à un an de la présidentielle ou propositions du FN en 2004 ? La réponse ICI . Et pour garder les idées claires, on jettera aussi un œil à l'article de la revue Article 11 sur les nouveaux oripeaux d'une frange de l'extrême droite : .


*Heures supplémentaires : la servitude volontaire


Dans les Deux-Sèvres, un collectif de profs du second degré refuse les heures supplémentaires pour sauver des postes. Élémentaire, non ? En espérant que l'exemple sera suivi ! L'ARTICLE DE LA NR. Les profs de lycées et collèges se mobilisent depuis que les établissements ont eu connaissance des Dotations Horaires Globales de la rentrée 2011, avec leurs corolaires d'heures et de postes perdus. Le site Sauvons l'école répertorie les articles de la presse régionale relatifs à la mobilisation.


* Précaires d’EN : le forum : http://contractuels-vacataires.xooit.fr/


* Angleterre : un vaste plan de licenciement des enseignants en préparation !

"Les chefs d'établissement connaissent les besoins de leur école et où l'argent est le mieux employé. C'est pourquoi nous étendons le programme des Academies (écoles publiques mais fonctionnant sur une gestion privée) leur donnons une autonomie totale sur leur budget", déclare au Guardian le Ministère de l'éducation. Cette nouvelle autonomie est proposée au moment où les chefs d'établissement reçoivent des autorités locales leur budget pour la prochaine rentrée. Dans certaines régions, les recettes fiscales ont baissé de près de 9% et  on s'attend à des coupes budgétaires d'au moins 5%. "Des chefs d'établissement se préparent à réduire l'offre scolaire proposée aux élèves. Cela permettra des économies car une partie des enseignants ne seront plus nécessaires". (extrait du Café Pédagogique du 14/03/11).

La même chose en France sous peu ?

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Petit, petit, petit...

* Deux stagiaires pour le mépris d’un.

De source syndicale. - Dans le Lot et Garonne, les étudiants qui ont effectué leur stage en responsabilité n’ont perçu que la moitié de la rémunération prévue, soit 509 €. Les nouvelles dispositions de la formation initiale des enseignants des écoles prévoient, pour les étudiants en Master 2, des périodes de stage en responsabilité de 2 à 4 semaines, rémunérées à hauteur de 1018 euros chacune. Dans le Lot et Garonne, suivant le plan organisé par l’administration, 63 étudiants se sont donc pliés à l’exercice, mais en binômes pour 62 d’entre eux.

Ils remplaçaient durant deux semaines des professeurs des écoles, eux-mêmes en stage de formation continue. Là où le bât blesse, c’est que l’inspectrice d’académie, sans doute férue des règles de proportionnalité et soucieuse d’une gestion “au plus juste” des deniers publics,
a décidé benoîtement de partager en deux l’indemnité de stage. Deux étudiants par classe ? 509 euros chacun... il fallait y penser !

Bienvenue dans l’EN.


* Le Magazine l’Etudiant, fait de la publicité pour ...



L'enseignement catholique vous propose une formation adaptée et spécifique :
> 7 masters
> " Métiers de l'enseignement et de la formation "

Dans les 5 années à venir, l'enseignement catholique recrutera environ 15 000 enseignants pour le premier degré et le second degré. Si vous êtes étudiant en année de licence ou de master, n'hésitez pas à vous rendre sur le site :

www.devenir-enseignant.org

et à prendre contact avec les responsables des masters " Métiers de l'enseignement et de la formation " proposés par les universités catholiques et les instituts supérieurs de formation de l'enseignement catholique.
Ce message vous est envoyé par l'Etudiant.



* Halde-là, qui va là ?


AFP- Enseignants non remplacés en Seine-Saint-Denis: la FCPE saisit la Halde

Des parents d'élèves d'Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), qui pro­testent depuis jan­vier contre les absences non rem­pla­cées d'enseignants, vont sai­sir la Halde mardi, esti­mant être vic­times d'"une dis­cri­mi­na­tion ter­ri­to­riale", a-t-on appris auprès de la FCPE.
Depuis sep­tembre 2010, 84% des absences courtes (hors congés mater­ni­tés et longues mala­dies) des ensei­gnants du pre­mier degré n'ont pas été rem­pla­cées à Epinay-sur-Seine, selon Mathieu Glaymann, membre de la FCPE, prin­ci­pale fédé­ra­tion de parents d'élèves.
La FCPE estime que "les enfants d'Epinay-sur-Seine ne reçoivent pas, de la part de l'Education natio­nale, le même trai­te­ment que les autres enfants du ter­ri­toire fran­çais". Et mardi, des parents vont sai­sir la Haute auto­rité de lutte contre les dis­cri­mi­na­tions et pour l'égalité (Halde), afin de dénon­cer cette "dis­cri­mi­na­tion territoriale".
Ils avaient déjà com­mencé à se mobi­li­ser au début de l'année. Depuis le 11 jan­vier, des parents "occupent" le bureau de la direc­trice de l'école mater­nelle Jean Jaurès sud à Epinay-sur-Seine, en blo­quant l'accès au télé­phone, au fax etc. Le 7 février, 20 des 28 écoles de la ville ont été bloquées.


* Les chefs d’établissement s’inquiètent car on rogne sur leur autonomie.

Faut-il s’en plaindre ?

AFP- Le prin­ci­pal syn­di­cat des chefs d'établissements SNPDEN a publié lundi une enquête "inédite" mon­trant les dif­fi­cul­tés de pré­pa­ra­tion de la ren­trée 2011 en rai­son des coupes bud­gé­taires, un dia­logue par­fois dif­fi­cile et de fortes "dis­pa­ri­tés" sur le territoire.
"Si les aca­dé­mies étaient notées sur 20 en pré­pa­ra­tion de ren­trée 2011, elles auraient en moyenne 7,9 en +res­pect des textes+ et 10,9 en +dia­logue+", affirme le SNPDEN-Unsa, dans un résumé de cette enquête, qui sou­ligne aussi "l'ampleur et la pro­fon­deur des dis­pa­ri­tés" sur le territoire.

Au niveau natio­nal, ce bud­get pré­voit 16.000 sup­pres­sions de postes, après 50.000 postes sup­pri­més dans l'Education entre 2007 et 2010.
Dans le détail, "les deux-tiers des aca­dé­mies ne res­pectent pas les textes dans les moda­li­tés de cal­cul des dota­tions aux établis­se­ments", affirme le syndicat.
"En théo­rie, le texte sur la réforme du lycée pré­voit d'attribuer dix heures trente heb­do­ma­daires par classe à la libre dis­po­si­tion des établis­se­ments, par exemple pour mettre en place de l'accompagnement per­son­na­lisé. Dans la pra­tique, les auto­ri­tés aca­dé­miques donnent moins, ici sept heures, là cinq heures", a cité comme exemple à l'AFP Philippe Tournier, secré­taire géné­ral du syndicat.
"Les aca­dé­mies rognent la plu­part du temps sur la marge d'autonomie lais­sée aux établis­se­ments, en contra­dic­tion avec les dis­cours tenus par­tout", a-t-il dit, jugeant cette enquête "inédite".

"On a donné aux aca­dé­mies des moyens insuf­fi­sants et elles ont main­te­nant la res­pon­sa­bi­lité de se débrouiller (...) Elles ren­voient tout au niveau local, aux tech­ni­ciens, comme s'ils allaient pou­voir tout régler", a-t-il déploré, annon­çant une ren­trée 2011 de "débrouillar­dise et de sys­tème D".

Le syn­di­cat a pour autant noté à 14,1/20 "le cli­mat de tra­vail entre auto­ri­tés aca­dé­miques et direc­tions d'établissements", selon cette enquête.

Au final, "onze aca­dé­mies pré­parent la ren­trée dans des condi­tions plu­tôt posi­tives mal­gré les cir­cons­tances, 11 sont dans une situa­tion médiocre ou incer­taine, pêchant le plus sou­vent par le manque de dia­logue et 8 sont dans une situa­tion mau­vaise à tout point de vue", a résumé le syn­di­cat, s'inquiétant de "la nais­sance de 30 minis­tères de l'Education".

On se plaint, mais pas trop tout de même. Dès fois que...

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Démantélement

*A la demande du ministère...

AEF - « A la demande du ministère, l’enseignement catholique pourrait ouvrir 2732 places labellisées "internat d’excellence" à la rentrée 2011 »

L’Enseignement catholique pourrait ouvrir 2 732 places labellisées "internat d’excellence" à la rentrée 2011. En effet, Jean-Michel
Blanquer* a demandé aux recteurs de se rapprocher des responsables locaux de l’Enseignement catholique à cette fin. Déplorant de ne participer "que de façon très marginale aux structures comme les internats d’excellence et les établissements de réinsertion scolaire", Eric de Labarre** évoque néanmoins, les efforts fait par l’Enseignement catholique sur ses fonds propres depuis plusieurs années.

* Directeur général de l’enseignement scolaire. ** Secrétaire général de l’Enseignement catholique.

Source Enseignement catholique : le ministère donne son accord à l’ouverture de 2 732 places labellisées "internet d’excellence", Marie-Caroline Missir, dépêche AEF, 2 mars 2011, n° 146261.

Extrait de àtoutdoc du 07.03.11 : Des places labellisées "internat d’excellence" dans l’Enseignement catholique



* Réseaux de lycées, micro lycées, et communication...

Nouvelle dialectique pour fermer des sections ?

Touteduc. -
Une circulaire publiée au BO du 3 mars préconise "de rechercher la plus grande cohérence possible de l'offre éducative et de formation [des lycées] à l'échelle de territoires pertinents" ainsi que "la bonne articulation avec les établissements d'enseignement supérieur voisins". Le texte vise à encourager les initiatives existantes et à leur fournir "un référentiel national indicatif  propre à éclairer l'ensemble des ambitions que la mise en réseau peut recouvrir". Les rectorats "sont invitées à se rapprocher du conseil régional pour que cette réflexion soit concertée". 

La DGESCO (direction de l'enseignement scolaire) constate que "l'offre de formation ne peut plus être abordée au niveau d'un seul établissement", d'autant que, dans les lycées professionnels, certaines sections  regroupent "un nombre insuffisant d'élèves". Elle ajoute que "nombre d'internats d'excellence ou de places labellisées accueillent des jeunes scolarisés dans différents établissements". De même, la lutte contre les sorties prématurées doit conduire à organiser l'offre de "raccrochage scolaire". Elle évoque à ce sujet "la création expérimentale de dispositifs de micro-lycées". Il s'agit aussi de "faciliter l'organisation des actions de formation continue pour les personnels enseignants et administratifs", puisque sont maintenant privilégiées les "formations sur sites".

Les réseaux de lycées "doivent donner lieu à la production d'actions et de supports de communication à destination [des parents et des élèves], afin de rendre parfaitement lisible l'ensemble des formations et des dispositifs éducatifs organisés en leur sein".


* L’IFRAP appelle à la suppression des heures de chaires et de labo (et peut être aussi des CPE).

« De nombreuses heures sont encore payées aux enseignants sans qu’ils soient occupés à enseigner devant leurs élèves ou à préparer leurs cours. »

Ca donne le ton. L’institut qui semble très sérieux mais qui n’est qu’un lobby pour casser du fonctionnaire (et qui trouve la droite gouvernementale trop laxiste), se lance ces jours-ci dans le dézingage de ses profs qui ne fichent rien. Les voici en train de traquer les heures perdues.

Extrait de leur site qui fait du mensonge un art de la dialectique de base :


En 2005, le Ministère de l’Éducation nationale et la Cour précisaient que parmi eux on trouvait 21.000 enseignants non payés par l’Éducation nationale (9.000 enseignants "en disponibilité", c’est-à-dire ayant décidé de quitter temporairement l’enseignement pour écrire un livre, élever des enfants, voyager... et 12.000 "détachés", travaillant pour les collectivités territoriales, la Culture ou l’Enseignement à l’étranger). 26.500 étaient, selon la Cour, hors secondaire ou hors ministère. Ils
exerçaient en IUFM, faisaient de la formation pour adultes ou enseignaient en prison. Enfin, 18.000 exerçaient des activités pédagogiques mais hors présence dans une classe et 32.000 étaient "sans classe ni activité pédagogique".
Cinq ans plus tard, que sont-ils devenus ? Dans les chiffres qu’il communique chaque année, le Ministère ne donne pas le nombre total d’enseignants devant les élèves.
Dans un rapport de mai 2010 la Cour des comptes montre que de nombreuses heures sont encore payées aux enseignants sans qu’ils soient occupés à enseigner devant leurs élèves ou à préparer leurs cours. Ainsi, à la rentrée 2009, ces « décharges de service » représentaient « 369.633 heures hebdomadaires, soit l’équivalent d’environ 20.535 emplois». Sans compter que les rectorats ne contrôlent que peu ou pas les décharges horaires accordées aux enseignants. A Aix-Marseille, d’après la Cour, les « états de service » ne sont pas contrôlés depuis une dizaine d’années et ne sont utilisés que dans les cas de litiges relatifs au paiement d’heures supplémentaires.

Problème : ces décharges, qui datent pour certaines de 1950, sont parfois devenues totalement obsolètes, comme cette heure dite de « première chaire » (réduction de service d’une heure par semaine pour les enseignants en classe de 1ère), ou encore la réduction de service accordée aux professeurs d’histoire et géographie au titre de l’entretien des « cabinets de matériel historique et géographique ».
Conclusion
Selon nos informations, ce sont aujourd’hui environ 20.000 enseignants qui ne sont pas devant les élèves. Ils exercent comme intervenants dans des RASED (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), comme CPE (Conseiller principal d’éducation), chargés de mission ou encore comme remplaçants. A cela s’ajoutent des professeurs "reconnus inaptes à l’exercice leur fonction" dont le nombre n’est pas connu mais estimé à quelques milliers. »


* Inquiétudes à se faire pour les Centres d'information et d'orientation de l'Education nationale


Source « - Un an après l'adoption de la réforme de la formation, le service public de l'orientation est toujours dans les limbes. Le décret ad hoc n'est pas encore sorti. Mais cela ne saurait tarder, a promis hier la ministre de la Formation aux députés. Le texte définitif « vient de sortir du Conseil d'Etat », a précisé Nadine Morano. Concernant la mise en place d'un site Internet et d'une plate-forme téléphonique, elle a souligné la nécessité de mutualiser les services existants. Il est peu probable que cela rassure les personnels des Centres d'information et d'orientation de l'Education nationale déjà inquiets des restructurations des points d'accueil en cours. Le 18 mars, plusieurs de leurs syndicats appellent à une journée de mobilisation, dénonçant un démantèlement des CIO, qui interviennent au côté de l'Onisep, de Centre Inffo et du CIDJ sur l'aide à l'orientation."

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Education : vache à lait

Bonus / malus sur les DGH en fonction des redoublements : voir ici.
Réforme de la réforme de la masterisation :
voir ici.
On ferme : voir plus bas.



* Une dérive managériale à l’université (suite de ça) aux coûts faramineux...


De source syndicale - Alors que les restrictions budgétaires affectent lourdement les activités pédagogiques et de recherche, sous la pression du Ministère, certaines universités dont l’UPEC se tournent de plus en plus vers une gestion managériale au même titre qu’une entreprise privée.
Comme dans d’autres universités, l’exécutif de l’UPEC fait maintenant appel à des
cabinets privés de management/consulting sous couvert d’une exigence de « visibilité » et de « performance ».
Les objectifs de ces cabinets privés sont clairement de prescrire à l’UPEC une réorganisation de ses structures pour soi-disant « améliorer la qualité du service rendu afin de satisfaire des usagers de plus en plus exigeants » et pour « participer à la modernisation de la fonction publique et mobiliser l’ensemble des agents dans une logique de performance ».

Il s’agit du même chemin qui avait été emprunté par France Télécom et par la Poste dont on connaît les dégâts sur ces structures et sur leurs personnels.

Pour atteindre ces objectifs, l’exécutif de l’UPEC a d’ores et déjà fait faire des audits extérieurs dont les coûts sont faramineux :
-
155 000 euros pour la réorganisation du service des études et de la vie étudiante (Cabinet Capgemini Consulting) ;
-
100 000 euros pour la restructuration du Centre de ressources informatiques (société Bull) ;
-
120 000 euros pour l’étude d’un système de pointage et la mise en place d’un logiciel de contrôle du temps de travail des personnels IATOSS (Cabinet Capgemini Consulting) ;
On attend également le coût du projet IDEX dont la rédaction a été confiée à un cabinet privé.


* Rased privés, mais pas gratis : L’Institut IRLES

Cela nous vient de l’Aquitaine. On y mélange « gestion mentale », orthophonie, psychomotricien et cours du soir... le tout en consultation.

« L'Institut Régional de Lutte contre l’Échec Scolaire (IRLES) est le seul institut de France pluridisciplinaire dans son fonctionnement, s’engageant sur des délais les plus brefs, mettant en place un référent, et expert dans l'échec scolaire, les troubles des apprentissages et les troubles du comportement » nous dit son site.

Une évaluation complète et pluridisciplinaire en 15 jours
   
 Créé en 2010, l'IRLES est un Institut privé, indépendant et autonome qui travaille en étroite collaboration avec le système pédagogique, les milieux médical et paramédical, et les institutions spécialisées.
    Présent aujourd'hui sur la majorité des communes de l’agglomération bordelaise (CUB, etc.), l’IRLES propose une
évaluation efficace (encore heureux), compétente, rapide et pluridisciplinaire pour vos enfants de la Maternelle à la 3ème (entre 3 et 14 ans), présentant des difficultés dans des disciplines ou des situations de la vie scolaire.

« Coûts et Honoraires
Les honoraires pratiqués par les professionnels au sein de l'IRLES sont ceux en vigueur dans les professions correspondantes et dans la région.

Chaque consultation à l'IRLES est facturée au prix de 45€, quel que soit son objet (anamnèse, évaluations psychométriques et/ou neuropsychologiques, restitution des conclusions du bilan, rééducations neuropsychologiques...).

Les consultations ne sont pas prises en charge par la Sécurité Sociale, » manquerait plus que cela.



*Ils sont impossibles ces stagiaires. D’ou le nom du collectif ...

SAMEDI 12 MARS à Paris, coordination nationale de Stagiaire Impossible: réunion des représentants des comités régionaux de stagiaire Impossible. Lieu: la Bourse du travail, 3 rue du château d'eau, 10ème, métro République, de 14h à 17h.

ordre du jour prévu:
– état des lieux de la mobilisation dans chaque académie
– préparation journée nationale du 19 mars (l'école a un avenir)
– élargissement (étudiants, parents d'élève, « parrains »...)
– proposer le blocage d'une journée de formation dans la même semaine étendue au niveau national (proposition de la semaine du 1er avril)


- SAMEDI 19 MARS: mobilisation nationale l'école a un avenir. Les stagiaires sont victimes de la cure d'austérité que le gouvernement inflige à l'éducation nationale et c'est toute une génération qui est sacrifiée. Nous refusons cette politique et appelons à se mobiliser le samedi 19 mars avec l'ensemble des syndicats, des associations de parents d'élèves.


- TEMOIGNAGES: vous avez été très nombreux à nous donner vos témoignages sur vos conditions de "stagiaires malheureux". Cet effort n'a pas été vain, un article du Monde y a même fait mention. Seulement le ministère et le rectorat refusent de leur donner du crédit, les réduisant à des descriptions de cas particuliers. Nous contestons cette vision car c'est bien la réforme qui nous place dans cette situation. Si les autorités ne veulent pas nous entendre, il faut alors faire appel à la société civile.
Nous avons donc décidé de transmettre le recueil de témoignages recueillis aux médias à compter du LUNDI 14 MARS
.


le collectif Stagiaire Impossible


* Résistances et désobéissances dans les services publics, 8 et 9 avril 2011 à Lyon

Mouvement pour une Alternative Non-violente

Une multiplicité de mouvements de résistance des agents des services publics a vu le jour depuis quelques temps. Ces fonctionnaires qui désobéissent s’opposent aux « notes de service, ordres, règlements, directives qu’ils jugent contraires à leur éthique, opposés à l’intérêt général, intentatoires aux libertés publiques » (Weissman).
Certains de ces mouvements se rattachent ouvertement à une stratégie d’action non-violente et de désobéissance civile, c’est le cas en particulier des enseignants du primaire en résistance pédagogique. D’autres emploient des modes d’actions différents : sabotage, devoir de réserve, action individuelle, action cachée…
Le MAN-Lyon avait organisé en 2006 un premier colloque sur la désobéissance civile (voir www.desobeissancecivile.org). Il se propose aujourd’hui d’organiser, comme une prolongation de ce premier colloque, une rencontre autour de la résistance spécifique des agents des services publics.
La résistance civile depuis l’intérieur des services publics constitue une problématique bien à part des autres mouvements de résistance et de désobéissance civile : devoir d’obéissance aux directives hiérarchiques, devoir de réserve parfois, sanctions professionnelles, potentialités de blocage depuis l’intérieur d’une politique d’Etat, en constituent entre autres des éléments spécifiques.
Ce sera également l’occasion de faire
le lien entre ces résistances actuelles et les expériences historiques de résistance et de désobéissance civile des fonctionnaires, qui ont permis dans de nombreux contextes de gêner ou bloquer une politique d’Etat. Des ateliers permettront de discuter ensemble des stratégies collectives, du rapport à la légalité et aux syndicats, et de l’attitude face à la répression.
Organisé par Mouvement pour une Alternative Non-violente Groupe de Lyon et Réseau des enseignants du primaire en résistance http://resistancepedagogique.org avec le soutien de REFI Réseau Emploi Formation Insertion http://refi.over-blog.org Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui www.citoyens-resistants.fr et NV XXI Vendredi 8 avril

* Harcellement sexuel à l’Université


Source Syndicale. - Le harcèlement est une pratique répandue, malgré la rareté des plaintes, qui s’explique par l’inadéquation des procédures de recours, les menaces qu’elles font peser sur les études et les carrières des victimes, et surtout le tabou qui entoure ce sujet.
Dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche règne l’idée que les relations de travail sont formellement moins violentes et discriminatoires qu’en entreprise, que le climat intellectuel, voire « éclairé » empêche ce genre de brutalités à caractère sexiste. Pourtant le harcèlement sexuel exercé sur les étudiant-e-s et les personnels existe bel et bien. Plusieurs témoignages d’ancien-ne-s employé-e-s ont récemment mis en cause la direction de l'École Normale Supérieure de Paris pour harcèlement psychologique et violences physiques. Le secrétariat général a interdit à l’une de ces personnes de porter plainte pour ne pas ternir « l’image de l'École ».

Le tabou isole les victimes et les administrations des établissements d’Enseignement Supérieur et de Recherche, le plus souvent, ne mettent en place aucun dispositif de prévention contre ces pratiques et leurs conséquences, contrairement à ce que préconise une circulaire du 25 octobre 2005. Très peu d’universités ont mis en place des « missions d’égalité hommes-femmes », qui permettent la mise en place de cellules de veille contre le harcèlement sexuel. C’est pourquoi il est urgent de briser la loi du silence !

D’ou la revendication de voir la création des « missions égalité hommes-femmes », incluant des cellules de veille sur le harcèlement sexuel, dans l’ensemble des établissements.
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Education et politique : temps couvert...

Bonus / malus sur les DGH en fonction des redoublements : voir ici.
Réforme de la réforme de la masterisation :
voir ici.
On ferme : voir plus bas.
La chasse, les armes, l’Eglise et l’Ecole: une laïcité mise à mal : voir partout sur ce blog.
Loi pour une école du « socle commun » : voir plus bas.


* Des nouvelles de Lyon : querelle de socialistes autour du lycée Mounier

On en parlait sur le post précédent.

Queyranne, face à la résistance opiniâtre opposée par le collectif monté pour défendre le lycée Mounier, a d'abord décrété le 25 novembre une fermeture progressive niveau par niveau jusqu'en 2013. Dernière évolution en date, le recteur Audéoud (un ancien du cabinet Jospin alors que pour rappel Queyranne est un ancien ministre du même... Jospin) a annoncé le 7 février l'ouverture de 3 secondes (au lieu de 7 actuellement). Il semblerait que cette dernière avancée soit le résultat d'une intervention du maire Michel Destot (pro-DSK alors que Queyranne est lui est ... ségoléniste) auprès du ministre Châtel: le fait est que, même si 3 secondes, c'est mieux que zéro, un grand nombre de postes de collègues restent menacés et l'avenir du lycée extrêmement précaire, car on se demande comment un lycée peut survivre avec un effectif aussi réduit. Certes, il ne ferme plus à la fin de l'année comme cela était prévu à l'origine, mais il y a fort à parier que l'on propose à la place une mort lente !

Pour une chrono indicative de la mobilisation voir là.

Sinon à Lyon, il y a aussi le cas du Lycée Moulin, que le même président de région, a décidé de fermer. Voir le blog du collectif de défense. Aujourd’hui les élus socialiste sdemandent de faire un moratoire. Chatel est de pus interpellé par le collectif.

La politique c’est anticiper ?


* Pas de réponse à propos de la suppression des médiateurs de réussite scolaire.

Touteduc.fr s’inquiète.

Une "petite phrase" des rapporteurs du budget "enseignement scolaire" du Sénat crée un réel émoi parmi les "médiateurs de réussite scolaire": "il convient de noter qu'en 2009-2010, grâce 'au plan de Relance', 10 000 contrats supplémentaires avaient pu être signés au bénéfice de la mission 'Enseignement scolaire', le ministère chargé de la mise en oeuvre de ce plan prenant en charge le financement de 5 000 médiateurs de réussite scolaire et de 5 000 emplois sur des missions d'accompagnement des élèves handicapés. Or, ces financements ne sont pas a priori reconduits." ToutEduc a posé la question au ministère, et n'a pas obtenu de réponse.
Selon un
document d'archive du ministère, il était prévu que ces personnels, "recrutés sous statut de contrat aidé (...)  bénéficient d’une formation d’adaptation à l’emploi [et que] dès l’embauche, la sortie de fonction [serait] mise en perspective d’une possible validation des acquis professionnels".
Toutéduc ouvre un espace de discussion sur ce point.


Encore une promesse présidentielle peut-être ?


* À l’UMP, on pratique la laïcité à géométrie variable

Le président UMP du Maine-et-Loire s’oppose depuis des années à la construction d’un collège public.

Médiapart - Extrait:
La laïcité, l’UMP aime bien la défendre sur le papier. Sur le terrain, c’est moins évident. Beaucoup moins évident. Pour preuve : le conflit qui oppose le président UMP du conseil général du Maine-et-Loire, Christophe Béchu, à une partie des habitants du canton de Beaupréau. Depuis des décennies, ce territoire de 110 000 habitants et de longue tradition catholique souffre d’un manque patent de structures d’enseignement public, notamment dans le secondaire. Actuellement, sur les sept collèges, cinq sont privés et scolarisent près de 85 % des enfants de ce niveau. Une situation de moins en moins admise. «Ici, les parents n’ont pas la liberté de choix, s’indigne Yvelise Drappier, responsable locale de la FCPE. Or, c’est un devoir de l’État de proposer un enseignement public partout sur le territoire. Le droit français doit être respecté


* Guéant vert is watching you (and the web)

agoravox

"Sur le Web : la police a désormais accès à toutes vos données personnelles »
Un décret oblige désormais les fournisseurs de services sur Internet à conserver pendant un an mots de passe, traces d'achats ou commentaires laissés sur le web par les internautes. La police pourra y avoir accès lors d'enquêtes, ainsi que le fisc ou l'URSSAF. Tollé général sur la Toile."
Il aura suffi d'un simple décret, décidé en catimini, dans les cabinets feutrés d'un pouvoir de plus en plus aux abois, pour démontrer que, décidément, ce qui s'est passé en Tunisie, puis en Egypte, à savoir le rassemblement populaire permis par le net, fout une sacrée trouille aux gouvernants, immédiatement en oeuvre de "neutraliser" un éventuel effet boule de neige, dans un pays comme la France, ex-championne des libertés, et, notamment, de la liberté d'expression... 
Le décret n° 2011-219 du 25 février 2011 relatif à la conservation et à la communication des données permettant d’identifier toute personne ayant contribué à la création d’un contenu mis en ligne a été publié hier au Journal Officiel sans l'avis de la CNIL rendu le 20 décembre 2007. Cet avis a été rendu sur le fondement de l’article 11-4°a) de la loi informatique et libertés. Dans ce cas, l’avis de la CNIL n’est pas systématiquement publié. Notre Commission a décidé de publier cet avis sur son site.
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On ne vous chasse pas mais on ferme...

Bonus / malus sur les DGH en fonction des redoublements : voir ici.
Réforme de la réforme de la masterisation :
voir ici.
Prof réserviste en uniforme : voir plus bas.
La chasse, les armes,, l’Eglise et l’Ecole: une laïcité mise à mal : voir partout sur ce blog.
Loi pour une école du « socle commun » : voir plus bas.

* Fermetures d’établissements. Suite de suite (et foutage de gueule).
L’exemple du lycée Mounier à Grenoble.

Mammouth Déchaîné.—C’est Darcos qui en avait émis l’idée le premier dans un de ses entretien devant le Sénat, et aujourd’hui c’est la gauche (socialiste, allons-y prudemment...) qui met a exécution.
On en a déjà parlé à propos de la fermeture de 5 à 7 collèges en Indre-et-Loire par un Conseil général largement socialiste (avec une présidente IEN-fictive, voir ici), voici maintenant le cas du Conseil régional Rhône-Alpes dirigé par JJ. Queyranne. Curieusement, mêmes procédures, faux débats et enfumage.

Jean-Jack Queyranne a effectivement décidé de s’atteler à la fermeture d’un lycée de Grenoble, en obtenant l’appuis des voix du FN pour se défendre face à un à un recours devant le tribunal administratif, recours déposé par un collectif citoyen composé de parents d'élèves, de personnels enseignants et non enseignants et d'élèves du lycée Mounier à Grenoble

Alors que
l'annonce de la fermeture de l'établissement remonte au 27 sept., le premier vote de l'assemblée - et donc pour elle la première occasion de débattre de ce dossier - a eu lieu en commission permanente le 24 février dernier , soit près de 5 mois sans aucune discussion . Et ceci alors que l'investissement dans les lycées représente le premier poste de dépenses d'une Région et que la rénovation des lycées était un des arguments de la campagne pour les élections régionales.... Mépris identique lorsque les élus de la commission formation initiale & lycées - de grands irresponsables aux yeux du président Queyranne sans doute ! - ayant pu enfin se réunir le 26 janvier dernier, se sont prononcés sur un effectif de 450 élèves pendant la phase de transition (reprise des préconisations de l'équipe de médiation pourtant nommée par le président de Région lui-même). Quelques jours plus tard le même président envoyait à M. Audéoud, recteur de l'académie de Grenoble, une "note technique" abaissant arbitrairement les effectifs du futur lycée à l'horizon 2013 à 300 éléves.

Dans le cas de l'affaire du lycée Mounier, deux groupes "projet" ont déjà été réunis qui a chaque fois se sont révélés être un "
pantalonnade", car, en lieu et place de la concertation annoncée, les décisions étaient déjà prises avant même que les réunions ne commencent au grand dam des "partenaires". En décembre 2010, le président Queyranne a promis la réunion d'un nouveau groupe "projet" au tout début de l'année 2011: aucune date n’a encore été communiquée !

Annonçant la décision de fermeture du lycée Mounier en septembre, Queyranne prenait en effet la double responsabilité de favoriser un établissement relevant de l'enseignement privé confessionnel "sous contrat" (l'Externat Notre Dame situé à une station de tram du lycée et qui serait le premier bénéficiaire de la "casse" du lycée Mounier) et d'accompagner la politique de Chatel de suppression de postes (pour rappel 70.000 depuis 2007), ceci allant bien entendu à l'encontre de l'argument du "bouclier" utilisé pendant la campagne des régionales pour inciter l'électorat de gauche à se reporter au 2ème tour sur les listes menés par les socialistes.

Quand la gauche rejoint la droite, on comprend mieux le résultat de certains sondages...

* Josette vous écrit au sujet du "Pacte de carrière des enseignants"

Et elle dit :


« 
Le Pacte de carrière des enseignants prévoit, à l'initiative de l'institution, la mise en place de deux entretiens qui doivent vous permettre de faire le point sur votre parcours et vos projets d'évolution professionnelle. Dès le printemps 2011, cet échange concernera ceux d'entre vous ayant soit 2 ans, soit 20 ans d'ancienneté après leur titularisation. 

Dans la continuité des missions que les IEN et les personnels de direction ont depuis longtemps prises en charge et de
la connaissance qu'ils ont des personnels placés sous leur autorité, il est apparu qu'ils étaient naturellement désignés pour assurer la conduite de ces entretiens de premier niveau. Ceux-ci pourront, selon les perspectives dégagées, être poursuivis par un conseiller mobilité carrière du rectorat, ou tout autre intervenant ayant capacité à favoriser votre projet professionnel. 

Je précise que ces entretiens, dont le registre est d’abord celui de
l'écoute et du conseil, viendront à terme compléter les futurs entretiens professionnels. Pour autant, la vocation de ces entretiens à 2 et 20 ans ne les destine pas à avoir une quelconque incidence sur les opérations de gestion (évaluation, promotions, mouvement...).

J'ai souhaité qu’un
document préparatoire à l'entretien soit élaboré afin de vous permettre de vous y préparer dans les meilleures conditions. L’IEN ou le chef d’établissement le remettra aux enseignants concernés quelques jours avant l’entretien.
D'ores et déjà, dans le cadre d'une « phase test », sachez que certains de vos collègues bénéficient de ce dispositif dans toutes les académies. De cette première expérience, des leçons seront tirées avant généralisation, au printemps prochain. 

Convaincue que vous saurez tirer tout le parti de cette opération destinée à vous aider à faire le point à deux moments clé de votre carrière, je ne doute pas que vous l'aborderez dans un état d'esprit positif et avec toute la confiance requise. 


La directrice générale des ressources humaines

Josette THEOPHILE

Et voici les deux documents préparatoires à ce qui n’est donc pas un entretien de carrière... entretien a 2 et 20 ans


* Tendance à la grève ?


Un lycée en grève à Bobigny contre des suppressions de poste
C’est là.
200 lycéens manifestent à Meaux et Cergy contre les suppressions de postes
C’est là.
Le collège Jean-Perrin à Paris en grève à 100%
C’est là.

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Les profs réservistes pourront porter l’uniforme

Bonus / malus sur les DGH en fonction des redoublements : voir ici.
Réforme de la réforme de la masterisation :
voir ici.
Financement des lycées privés en Ile-de-France: voir ici.
Prof sarkophage en Egypte, rapatrié « par sécurité » : voir ici.
La chasse, les armes,, l’Eglise et l’Ecole: une laïcité mise à mal : voir partout sur ce blog.
Loi pour une école du « socle commun » : voir plus bas.


* Philo (et bricolage) avant la terminale :

ce que nous disions là est rendu officiel par le BO du 3 mars.

* Les profs réservistes pourront porter l’uniforme.

Le Canard Enchainé. No comment , tout est dit.




* On est jamais mieux servi que par soi-même : vous prendrez bien un petit Sablé (sur-Sarthe) ?

Canard Enchainé - no comment toujours.



* Réforme de la réforme de la masterisation (suite)

Vousnousils.
Au len­de­main d'une audience entre Luc Chatel et une délé­ga­tion de la FSU, Serge Fuster, conseiller du ministre, indique à l'AEF que "les deux minis­tères [Education natio­nale et Enseignement supérieur-Recherche] tra­vaillent ensemble" pour appor­ter des amé­na­ge­ments à la réforme de la for­ma­tion des maîtres, ou masterisation.
Un "bilan qua­li­ta­tif sur l'année de fonc­tion­naire sta­giaire" sera notam­ment rendu "fin mars ou début avril", pré­cise Serge Fuster, afin d'"avoir un retour sur ce qui a plu ou déplu". Le conseiller estime par exemple comme "désor­mais acquis pour tout le monde" le fait de "ne pas lais­ser seul devant sa classe un sta­giaire en début d'année".
"En concer­ta­tion avec le MESR", le minis­tère de l'Education natio­nale va par ailleurs se pen­cher sur "les bonnes et les moins bonnes pra­tiques" des uni­ver­si­tés, dans le cadre des mas­ters ensei­gnants. Ceci afin d'"étendre les bonnes expé­riences" sans pour autant recom­man­der "une poli­tique unique pour toutes les universités".


* Débat sur Israël : l'ENS condamnée pour entrave à la liberté d'expression

Lemonde.fr

Extraits:
« Le Tribunal administratif de Paris a condamné, samedi 26 février, la direction de l'Ecole normale supérieure (ENS) pour avoir refusé la réservation d'une salle pour un débat sur la question israélo-palestinienne.
[...]
Dans ses conclusions, le juge des référés estime que les plaignants "sont fondés à soutenir que la directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses fonctions, a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion, qui constitue une liberté fondamentale".

Le juge ordonne à l'ENS de suspendre sa décision de réexaminer la demande du collectif Palestine. Il note également que les plaignants ont "fait part de leur volonté d'assurer un caractère contradictoire aux débats programmés".
[...]
Conformément à la décision du juge, la direction de l'école a réexaminé, mardi, la demande du collectif. Et a de nouveau refusé la salle, au motif que le débat aurait dû être contradictoire, et qu'il ne peut être inclut dans la "semaine contre l'apartheid israélien".

Le collectif assure que le débat organisé n'est pas une promotion du boycott d'Israël mais un débat de fond sur la notion d'"apartheid". Et entend saisir le juge administratif mercredi pour obtenir satisfaction. »

ordonnance du Tribunal Administratif du 26/02/2011
http://www.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20110301/1487032_7ecd_ordonnance_ta.pdf


* Provocations cathos et mépris de la loi: nouvelle atteinte à la laïcité

Mammouth Déchainé. -Alors que la loi (loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l'enseignement supérieur) et les textes réglementaires (code de l'éducation - article L731-148) interdisent aux établissements d'enseignement supérieur de prendre le nom d'université, l'UDESCA, union des établissements d'enseignement supérieur catholique, croit pouvoir décerner ce titre aux instituts cathos !


Et ce sont même, précise l'UDESCA, "Des Universités à part entière"



Et qui se cache derrière l'opération de com de l'UDESCA ? réponse ici, peut-être...


http://www.ip2country.cc/?q=www.udesca.fr

Country Name: FR - France
IP Address: 193.51.243.80
Reverse Lookup:
madelon.univ-catholyon.fr

Tout cela alors que l’on annonce une visite de Sarko au vatican pour la béatification de JPII, voir Lepost.fr.

l'électorat catho aurait-il besoin d'être rassuré ?

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Ordre moral

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Réforme de la réforme de la masterisation :
voir ici.
Financement des lycées privés en Ile-de-France: voir ici.
Prof sarkophage en Egypte, rapatrié « par sécurité » : voir ici.
La chasse, les armes, et l’Ecole, l’Eglise : une laIcité mise à mal : voir partout sur ce blog.
Loi pour une école du « socle commun » : voir plus bas.

* Retour à la normale

Mediapart - La direction de Normale Sup envisage d’interdire certains débats politiques - Lucie Delaporte,, 25 février 2011


L’école Normale Sup ne souhaite plus accueillir le débat politique dans ses murs. Après l’interdiction très critiquée, le mois dernier, d’une conférence-débat avec Stéphane Hessel sur la campagne de boycott des produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés, la direction de l’ENS de la rue d’Ulm a décidé de convoquer, lundi 28 février, un conseil d’administration extraordinaire pour statuer sur la tenue de « réunions publiques à caractère politique » dans l’école.

Il s’agit, selon le texte obtenu par Mediapart et qui sera débattu lors de ce conseil d’administration (
le texte est à lire ici), d’encadrer une longue tradition de l’école qui a toujours accueilli les multiples expressions du débat politique français, même les plus radicales, depuis la fin du XIXe siècle. L’école de Jaurès, Péguy, Sartre, Aron, Badiou et Balibar n’entend en tout cas plus servir de « caution à des causes extérieures à ces missions », selon l’expression de sa directrice Monique Canto-Sperber.

Alertés tardivement de la tenue de ce CA, une trentaine d’élèves de l’ENS se sont réunis en assemblée générale, mardi en fin d’après-midi. Une élève militant au sein du collectif Palestine-ENS a expliqué qu’à la suite de « l’affaire Hessel », la direction avait voulu montrer des signes d’apaisement. « Nous avons été reçus par trois membres de la direction qui nous ont assuré qu’il n’avait jamais été question de nous censurer, que tout cela relevait du malentendu », a-t-elle expliqué.

Mais lorsque ces mêmes élèves ont présenté, quelques jours plus tard, un programme de débats pour la semaine du 8 au 15 mars lié à la Israel Apartheid Week, le refus a été immédiat. « Nous leur avions pourtant proposé d’inviter pour cet événement n’importe quelle personnalité de leur choix pour respecter une certaine pluralité. Cela a été refusé. Je crois que c’est la Palestine qui pose problème », estime cette élève membre du collectif.

De toute façon l’Agrégation n’est qu’un vaste bêlement... autant que les étudiants s’y préparent le plus tôt possible.


* Moutons, toujours : Quand la FCPE et l'UNSA découvrent ce que valent les promesses du ministre :

(ce n'est pourtant pas faute d'avoir été averties...)

extrait du café péda:

Lycées : La FCPE proteste, la FIDL annonce des actions le 3 mars

"Alors que le ministre de l’Education, ainsi que le président de la République avaient promis que la réforme du lycée se ferait à moyens constants, les DHG présentées dans les lycées prouvent que ces engagements ne sont pas tenus", affirme la Fcpe. "La FCPE ne saurait tolérer que les mesures pédagogiques ou d’accompagnements promis, ne trouvent pas concrètement leur réalisation dans les lycées. Quid des groupes à effectifs réduits ? de l’accompagnement personnalisé ? du tutorat ? Alors que ces dispositions entrent de plein droit dans la ventilation des dotations horaires, selon les textes, nombreuses sont les DHG à en faire fi". La FCPE rappelle que "les DHG des lycées doivent être fixées à la division, comme le prévoient les textes et non à l’élève comme le font certains recteurs". L'association de parents avait soutenu la réforme et, comme le Se-Unsa récemment, trouve que le ministère ne respecte pas ses engagements.

Selon AP, c'est maintenant la FIDL, organisation lycéenne, qui menace de perturber la rentrée lycéenne en Ile-de-France et Bordeaux. LA FIDL appelle à manifester le 3 mars.


* Nouvelle mise en cause de la laïcité par l'État-UMP: le Partenariat EducNat FNSE


Grâce à une convention de partenariat signée entre le ministère de l'Éducation Nationale et la FNSEA et sous couvert de découverte du monde professionnel, le premier syndicat agricole français a été autorisé  à mener une opération de com bon marché auprès des collégiens à l’occasion d’un concours photo intitulé « La Terre vue du collège ».

C'est ce que révèle Bastamag

Extrait:
"Dans les collèges du Tarn et de Bretagne où nous avons mené l’enquête, les parents d’élèves ignoraient que les professeurs confiaient une partie de leur projet pédagogique à des promoteurs de l’agriculture intensive. La plupart ont découvert cette initiative au retour de leur enfant à la maison, lorsque celui-ci a fièrement brandi le T-shirt, la clef USB, le baladeur MP4 ou l’appareil photo-numérique, siglé « FNSEA », reçu lors des remises de prix départementales et régionales."
[...]
"Il existe pourtant dans les textes un principe de
neutralité philosophique et politique de l’école républicaine. N’a-t-il pas été enfreint avec ce concours ?

Contacté à plusieurs reprises, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas souhaité répondre à nos questions. Un seul storyboard sera déclaré vainqueur le 21 février, lors du Salon de l’agriculture à Paris. Les lauréats et leurs professeurs se verront offrir un voyage d’une semaine au Portugal.
Le scénario gagnant sera « transformé en court métrage cinématographique » et «
aura vocation à servir de support aux actions de communication et promotion » de la FNSEA, précise le règlement. « Les actions mises en place sont la propriété exclusive de la FNSEA, qui les exploitera librement sans qu’aucune rémunération ne soit due », peut-on lire par ailleurs. Ou comment se payer une campagne de communication bon marché sur le dos des établissements scolaires."

Il y avait déjà les chasseurs, maintenant les agriculteurs, bientôt les pécheurs pour prétendre sauver l’écosystème marin ?


* Vers un syndrome France Télécom à l’EN ?

Les suicides parmi les personnels de l'Éducation Nationale sont un phénomène ancien, mais, sous l'effet des dégradations des conditions de travail, on peut maintenant craindre leur développement comme à France Telecom


Europe 1 - Les enseignants du lycée Charles Tellier de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, ont annoncé jeudi avoir interpellé leur ministre sur le suicide chez lui d'un collègue, dans un courrier mentionnant d'autres cas récents en Basse-Normandie, un autre suicide et une tentative, selon le syndicat Sud. "Mon long passage dans l'Education nationale n'a rien cassé (excepté moi). Mes colères n'ont rien changé, je n'ai plus de force. Alors je pars", avait écrit Bruno Simon, 49 ans, avant de se donner la mort le 11 février, selon les enseignants qui citent ce passage dans leur lettre au ministre Luc Chatel.
Selon Michel Lelarge de Sud, un autre enseignant travaillant ou habitant à Donville, qui jouxte Granville (Manche), s'est suicidé "il y a environ deux semaines", a priori pas sur son lieu de travail, et
ses proches ont évoqué aux obsèques des raisons professionnelles. Par ailleurs, il y a 10 jours, une agent de service d'un lycée de Caen s'est retrouvée entre la vie et la mort pendant 24 heures après une tentative de suicide chez elle."


* Moralité toujours : éducation à la casserole, nouvelle matière dans les IUFM pour hommes politiques.

Le cas Longuet.

Après MAM, revoici Longuet. De quoi réjouir tous les chroniqueurs politiques et désespérer une bonne partie de la France.

Voici une vidéo ressortie par Tetu.com d’une audition de Darcos devant une commission du Sénat, dans laquelle G. Longuet exprimait toute sa « clairvoyance » et sa « bonne éducation » à propos de l’homosexualité, l’homophobie, la pédophilie et des « dangers » de tout cela à l’Ecole...

C'était le 3 juillet 2008. A la fin de l'audition, le sujet en vient à la lutte contre les violences. «Concernant le dispositif d'alerte, nous venons d'ajouter le critère d'homophobie, qui fera apparaître – à la marge, j'imagine, mais tout de même – de nouveaux signalements», note Xavier Darcos. Ce qui fait réagir Gérard Longuet ainsi: «J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard. C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie. Mais enfin, bon, ça c'est un autre sujet.» Xavier Darcos répond: «La gay pride a été consacrée à l'éducation, et nous sommes arrivés à avoir 800.000 personnes qui défilaient sans dire du mal de nous.» Et Gérard Longuet dérape ainsi: «Certes, c'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école. Et qu'on combat en même temps la pédophilie. Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête, mais enfin…»



Le Sénateur Gérard Longuet (3 juillet 2008)
envoyé par GayClic. - L'info video en direct.

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