Merditude

* Pour une meilleure maîtrise des compétences langagières tout au long de la vie

Nicolas Sarkozy va nous léguer une riche héritation lexicale:
http://kamizole.blog.lemonde.fr/2007/02/23/heritation-dit-sarko-gaussons-nous/

Après la bravitude de Ségolène en 2007, et la fatitude dont le candidat président se défendait (toujours en 2007, souvenez-vous), il a voulu être incontestablement le premier de la classe, et le voilà maintenant qui fustige la méprisance de certains cercles parisiens (voir là).

C’est le niveau qui baisse, toujours un peu plus.


* La où il y a du fric à faire ... il y a la Fondation pour l’Ecole.

Toujours aussi libérale, cette fondation dirigée par Anne Coffinier (qui sort d’ailleurs un ouvrage avec Brighelli) est toujours à l’attaque contre le service public, au nom de la réforme et de l’égalité. Ah, la réforme et les valeurs de la République... cachent bien de (gros) petits intérêts... Cherchez dans le Mammouth !

Source COLLOQUE DE LA FONDATION POUR L’ÉCOLE – CHÈQUE ÉDUCATION, CRÉDIT D’IMPÔT, CHARTER SCHOOLS : DES SOLUTIONS POUR RÉFORMER L’ÉCOLE EN FRANCE ?

Demi-journée d’études à partir des expériences étrangères de financement public du libre choix de l’école
Mardi 3 avril 2012 de 9h30 à 12h30 Salle Colbert au Palais Bourbon 126 rue de l’Université – Paris VIIe

En France, 40% des enfants sont en échec scolaire. Qu’il s’agisse d’enfants des banlieues sensibles, d’enfants précoces, d’enfants souffrant de troubles de l’apprentissage (les dys…), l’offre scolaire ordinaire est impuissante à leur apporter une réponse efficace. Il en va de même pour les enfants vivant dans des zones rurales peu peuplées et privées d’école de proximité… L’étude des expériences étrangères montre qu’il existe des moyens de financer l’égal accès de tous, même des plus démunis, à des écoles de qualité.  

Face à cela l’exemple des mobilisations chilienne et colombienne est peut-être à méditer :


L’Amérique latine est traversée par une vague de mouvements sociaux étudiants et lycéens, du monde éducatif qui protestent contre la privatisation de leurs systèmes d’enseignement. Au Chili, la révolution des Pingouins, qui a conduit les lycéens a occupé leurs établissements pendant trois semaines en 2006 n’a cessé depuis. Elle a été massivement relayée par un mouvement étudiant de plusieurs mois en 2011. C’est désormais l’ensemble de la population qui se mobilise pour exiger une université publique et gratuite et qui  proteste contre un système éducatif marchandisé, une constitution héritée de la dictature militaire du Général Pinochet et plus largement contre le modèle néolibéral chilien. Parallèlement, un autre mouvement social étudiant s’est organisé en Colombie contre la privatisation des universités publiques et qui a obtenu gain de cause.
Un colloque a lieu le mardi  3 avril 2012 à 19h à la Maison des Associations du 14ème sur le thème :  Le Chili, cauchemar français de l’éducation »

* Enquête sur la précarisation dans l'Education nationale

C’est le collectif APEN (Agir contre la Précarisation dans l’Éducation Nationale) qui la met en place. C’est ici.


* Tout fout le camp... ou les rats quittent le navire ?

Encore une forme de précarité...

Source : La Provence. - Bernard Dubreuil, actuel directeur de cabinet du ministre, nommé recteur de l'Académie Aix-Marseille en conseil des ministres

Ce matin, le Conseil des ministres a adopté la proposition du ministre Luc Chatel de nommer Bernard Dubreuil recteur de l'Académie d'Aix-Marseille. Il succède donc à Jean-Paul de Gaudemar, atteint par la limite d'âge et qui a quitté ses fonctions le 18 mars.

* LE SEPT se met en quatre...

Pour produire des vidéo bricolées dans le fond du garage sur la vraie vie des Ecoles.

C’est sur Youtube.

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Croyance(s)

* Veilleeduc, en pleine crise de foi(e) nous vomit dessus! Beurk !

"Les trotskystes intégristes du Mammouth Déchainé défendent le corporatisme et l’injure nationale. Le blog d’extrême gauche prend la défense de l’enseignant qui a organisé la minute de silence pour l’islamiste intégriste de Toulouse"

Si un enseignant avait effectivement organisé une minute de silence pour un tueur (ce qui rappelons-le n'est nullement prouvé, voir plus bas, post précédent), et si le Mammouth avait effectivement pris la défense de cet enseignant pour ce motif (ce qui n'est nullement le cas),
le blog intégriste catho d'extrême droite devrait en être très  satisfait puisqu'il semble regretter pour sa part que la plupart des écoles catholiques aient suivi les consignes du Secrétariat Général à l'Enseignement Catholique en se joignant  "au coryphée" (voir ici) tout en considérant qu'il serait normal d'organiser des minutes de prières pour le tueur d'enfants juifs au motif qu'il aurait été "créé et aimé de Dieu"...

Foi et mauvaise foi...

Notre foi : Trotsky tue la montagne.


* La lutte continue (et ne s’arrête décidément pas)

Pas de tréve électorale pour certains. Tant mieux.

AFP - Suppressions de postes: mobilisation vendredi soir dans les écoles à Paris
Plusieurs syn­di­cats d'enseignants et la fédé­ra­tion de parents FCPE de Paris lancent une "péti­tion uni­taire" et orga­nisent des mobi­li­sa­tions dans les écoles ven­dredi soir pour exi­ger la fin des sup­pres­sions de postes d'enseignants, selon un com­mu­ni­qué du SNUipp-FSU.

La FCPE Paris, le SNUipp-FSU 75, SUD éduca­tion 75, SE Unsa éduca­tion 75, CNT Education 75, le Sgen-CFDT 75, et la CGT Educ'action appellent à signer une péti­tion (http://75.snuipp.fr) et à par­ti­ci­per à une "soi­rée des écoles à Paris" ven­dredi à par­tir de 19H00, pour "deman­der au gou­ver­ne­ment de renon­cer aux sup­pres­sions des postes d'enseignants dans nos écoles".

"A la ren­trée pro­chaine, à l'académie de Paris, nous serons confron­tés à de nou­velles ampu­ta­tions bud­gé­taires qui aggravent encore la situa­tion de nos enfants dans les écoles", selon la pétition.

"
Les 98 sup­pres­sions de postes pour la ren­trée 2012 vont dégra­der encore un peu plus les condi­tions d'apprentissage des élèves et les condi­tions d'enseignement des pro­fes­seurs dans les écoles pari­siennes", dénonce le SNUipp-FSU Paris dans un communiqué.

"Quarante-six postes d'enseignants +Rased+ (spé­cia­li­sés dans la lutte contre l'échec sco­laire) seront sup­pri­més", indiquent les signa­taires de la péti­tion, qui rap­pellent que "depuis quatre ans, c'est 34% des postes d'enseignants Rased qui ont été sup­pri­més au détri­ment des enfants les plus en difficulté".

En outre, "34 postes de titulaires-remplaçants" ont dis­paru et "la majo­rité des absences ne sont pas rem­pla­cées", selon la pétition.
Celle-ci relève égale­ment "40 fer­me­tures de classes, alors même que la moyenne pari­sienne du nombre d'élèves par classe est supé­rieure à la moyenne natio­nale" et que les classes sont "de plus en plus surchargées".


* Circulez, il n’y a rien à voir.


La voix du nord Police et académie sont complémentaires

Il arrive régulièrement que les établissements scolaires soient confrontés à des situations de crise pour diverses raisons. ...

Pour ces cas de déséquilibre au sein de la communauté scolaire, un dispositif a été mis en place au sein des académies, fruit d'un partenariat entre les ministères de l'Intérieur et de l'Éducation. Les équipes mobiles de sécurité académiques (EMS) avaient vu le jour en 2009 en Seine-Saint-Denis et ont été élargies au niveau national l'année suivante. Avec une particularité : elles sont mixtes et comprennent donc des représentants de la sécurité et de l'Éducation nationale.

« Préconisations pour rétablir la paix »

Ces interventions de l'EMS ne sont pas vécues comme des intrusions en vue d'une sanction pour les établissements qui ont été le théâtre d'une crise.
« 
Nous nous mettons au service des chefs d'établissement dans les situations les plus extrêmes, qui créent un émoi. Nous établissons un diagnostic du climat qui s'est dégradé et faisons des préconisations afin de rétablir la paix au sein de la communauté scolaire. Des préconisations validées par le directeur d'académie », expliquent Sandrine Archambault et Anne Yeznikian. Pour ce faire, les équipes programment des journées d'immersion dans l'établissement scolaire concerné. « On apporte un regard extérieur, avec du recul. » Les EMS ont par ailleurs développé un outil : un questionnaire adapté aux réalités locales, à destination des élèves mais aussi des adultes. « Il nous permet, au-delà des faits, de mesurer le ressenti et d'orienter les pistes de travail. »

A quand la police pour organiser la pédagogie ?


* Contre l'annualisation du temps de travail des EVS : ne pas se laisser faire

témoignage d'une collègue EVS.
Cette collègue avait signé un contrat de 20h, qui lui avait été renvoyé par son lycée sous prétexte qu'elle devait faire 23h par semaine dans son école, du fait de l'annualisation de son temps de travail.

Peu informée de ses droits à ce moment là, elle a signé ce deuxième contrat.

Après avoir rencontré d'autres EVS, elle s'est décidée à appeler le lycée employeur pour savoir qui avait décidé de refuser son contrat de 20h pour lui en imposer un de 23h... Bizarrement, impossible de savoir qui avait pris cette décision, et la proposition d'un retour à 20h lui a même été faite au cours de cette conversation téléphonique...

Comme quoi, défendre ses conditions de travail, c'est parfois « simple comme un coup de fil. »


* ZEP, contrats d'objectifs et éducation au rabais ?

Les collègues des écoles ÉCLAIR de Soyaux (Charente) ont du mal à avaler le manque d'ambition pour leurs élèves affiché par la rectrice, et le font savoir dans une lettre publique.

« 
Nous voulons travailler pour une Éducation prioritaire qui ne se résume pas à une quantification systématique et continuelle d’indicateurs de climat scolaire ou de formes parcellaires d’acquisition de savoirs et qui ne prend pas en compte la spécificité du territoire, les réalités familiales et sociales des enfants, quantification dans laquelle le bien-être et l’épanouissement de l’élève n’ont plus de place.

Nous voulons travailler pour une Education prioritaire qui ne nous mette pas en concurrence les uns les autres par l’application opaque d’une prime au mérite, par le recrutement des enseignants par les pairs, par l’instauration de missions nouvelles (préfet des études) sans les moyens de leur application, ni au dépend de compétences acquises.
 »

Pendant ce temps là au Collège REYNERIE, à Toulouse, la lutte continue aussi : grève reconductible de 82 % du personel.

* Analyse sur la souffrance des enseignants.

par
Pierre Frackowiak

La souffrance des enseignants a connu, en quelques années, une augmentation dramatique. Les enquêtes les plus sérieuses ne le révèlent que partiellement, les enseignants interrogés, même anonymement, peinent à exprimer et surtout à expliquer leurs problèmes. La pudeur, l’auto culpabilisation, la difficulté à analyser la réalité d’aujourd’hui faute de pouvoir se libérer de l’image idéalisée du passé, l’absence de perspectives crédibles, la crainte du changement opacifient toujours la réflexion. La solitude, l’absence d’accompagnement positif, l’ignorance du parcours intellectuel des enseignants et de leurs représentations renforcent inexorablement le malaise.
 
On juge l’enseignant sans connaître son histoire, ses motivations, les raisons de ses choix, son propre regard sur ses pratiques, l’implicite, les alibis et les bonnes raisons, les contextes. Le pilotage par les résultats, totalement déshumanisant dans un domaine qui devrait naturellement privilégier l’humain, a accéléré la destruction de la représentation du rapport homme ou femme / professionnel. Chaque enseignant connaît pourtant cette belle affirmation : « on n’enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est » (Jean Jaures). La disparition de la formation initiale et continue et le développement sans précédent de l’autoritarisme ont renforcé l’accélération, ajoutant à la souffrance une impression de fatalité et d’impuissance.

Lire la suite sur éducavox.


* Question d’argent : le prêt à taux pas fixe... et autres inventions

Certains ont tout plein d’idées... à la con.

Euronews.fr .- Financer l’éducation

Financer l‘éducation est un défi qui a tendance à se corser en temps de crise. Il peut alors s’avérer ardu de réunir les moyens nécessaires à l’instruction des enfants.
Initiés par des fonds privés, des collectivités ou des entreprises, des programmes visant à soutenir l‘éducation s‘élaborent. Reportages en Allemagne, en Suède et aux Etats-Unis.
Allemagne : un fonds privé pour l‘éducation
En Allemagne, on incite les investisseurs à miser sur les jeunes pousses prometteuses. Les fonds pour l‘éducation permettent de financer la formation de ces entrepreneurs en devenir, le temps que leur projet se développe. Toutefois, le geste n’est pas désintéressé, les investisseurs s’attendent aussi à en tirer quelques profits…
Career Concept octroie aux étudiants un prêt, qui, à la différence d’un prêt bancaire n’est pas assorti d’un taux d’intérêt fixe. Par ailleurs, le remboursement se met en place une fois que le bénéficiaire s’est stabilisé et a un emploi viable. (
www.career-concept.de)
Suède : le système de coupons scolaires
Etats-Unis : quand l‘école privée s’autofinance

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De quoi tomber RAID

* Minute de connerie ou conneries à la minute ?

L’affaire a fait rapidement le tour des médias. Une enseignante d’un lycée de Rouen vient d’être suspendue pour (selon la version officielle) avoir fait une minute de silence en mémoire de M. Merha. Sarko l’a même fait huer par ses militants en meeting.

Petit retour sur les événements. L’emballement médiatique et politique a peut-être été en effet un peu trop rapide sur le cas de cette enseignante et de ce cours. Il semble bien que dans l’affaire il n’ait été tenu compte que du témoignage des élèves qui d’ailleurs n’ont pas dit avoir été soumis à la minute de silence. Voici leur déclaration :

Aujourd'hui, le vendredi 23 février 2012, nous commençions un nouveau chapitre en cours d'anglais, avec Mme XXX, intitulé "Nature Pride" (c'est-à-dire la fierté d'être un natif). Ce sujet traite du patriotisme des Indiens d'Amérique.
Mme XXX a tout d'un coup dérivé sur un autre sujet : l'affaire Mohamed Merah.
Il est tout d'abord inapproprié de parler de cette affaire en cours d'anglais et de plus elle a soutenu des propos qui nous ont tous outré voir choqué.
Mme XXX a clairement dit que Mohamed Merah était une victime, que le lien avec Al Quaida avait été inventé par les médias et "Sarko".
Elle a ajouté qu'il serait possible de faire une minute de silence pour cette "victime".
Voyons que nous étions en désaccord, elle nous a dit que nous devions sortir, ce que 16 élèves sur une petite vingtaine ont fait, les autres sont restés en essayant de comprendre ses propos.
Veuillez croire que notre acte était justifié et qu'il n'était en aucun cas dans le but de perturber le cours de Mme XXX.
Ceci s'ajoute au manque de respect qu'elle a envers ses élèves perpétuellement.

Mais voilà que les collègues du lycée en question s’insurgent quelque peu et apportent leur soutien à la collègue (
sur le site du lycée):

« Les enseignants du lycée Flaubert sont atterrés et extrêmement choqués par l'emballement médiatique qui a suivi un incident de classe.

Dans un contexte émotionnel très sensible, des échanges verbaux entre une enseignante et sa classe ont été divulgués instantanément par un parent d'un élève de la classe, publiés immédiatement et sans vérification par organe de presse . L'identité de la collègue a été révélée.
L'article rédigé à charge qui a été immédiatement publié contient des approximations et un mensonge majeur :   Aucune minute de silence n'a été organisée dans cette classe .
Si des maladresses ont été commises, elles sont regrettables mais nous pensons qu'elles ne sont motivées par aucune volonté de prosélytisme, ni présupposé ou arrière-pensée politique.
La fragilité de notre collègue était connue par les services du rectorat.
Dans ces circonstances, nous pensons qu'elle doit bénéficier de la protection et de l'accompagnement de son administration.

Le calme et la sérénité sont plus que jamais nécessaires et nous demandons que les procédures existantes puissent suivre leur cours, sans que notre collègue soit jetée en pâture aux médias.

Sans préjuger des conclusions des procédures, nous apportons notre soutien moral à notre collègue. »


Sans avoir pu enquêter sur place il est difficile de dire ce qui s’est réellement passé, mais il semble bien que l’EN ait vite bouclé son enquête et lâché aux médias des informations non vérifiées sur une personne psychologiquement fragile. A moins que toutes les paroles ne se valent pas...

On pourrait proposer au gouvernement de désormais envoyer le RAID dans les classes des collègues qui n’agissent pas en bon fonctionnaire d’Etat. Ils peuvent prévoir un peu moins de 270 balles pour les arrêter...


*De la minute de silence à la minute de prière...


Les catho intégristes défendent Mérah ?

http://veille-education.org/2012/03/23/reflexion-peut-on-faire-une-minute-de-silence-pour-la-mort-dun-salaud/

"En demandant une sanction contre une enseignante qui veut rendre hommage à un terroriste, le ministre manifeste aussi qu’on ne peut pas même respecter la mort d’un salaud. Dans sa logique, Mohamed Merah n’est considéré que comme un criminel, et pas aussi comme un être humain. La personne et les actes sont confondus.

Il devrait pourtant être possible de critiquer les actes et les idées d’un terroriste tout en respectant sa dignité d’homme. Pour les chrétiens il a été créé et aimé de Dieu, qui a voulu mourir sur la croix aussi pour lui. Les chrétiens peuvent faire une minutes de prières pour l’âme de Mohamed Merah en même temps que pour ses victimes."



* Esprit de défense à l’EN.

Encore un stage qui tombe à pic.


P1200878

De quoi tomber RAID.


* Fichage Chatel. Passage par le fenêtre (san vérins ni bélier).

Source. Un Répertoire national pour fournir une immatriculation des élèves
Luc Chatel avait raté la marche de Base élèves, et passe par la fenêtre pour son fichage ?

Plusieurs ministères se sont réunis pour arriver à la concrétisation du Répertoire national des identifiants élèves, étudiants et apprentis, banalement résumé en RNIE. Ce dernier, par arrêté ministériel publié le 23 mars a pour fonction de « fournir une immatriculation unique et nationale à chaque élève, étudiant ou apprenti ». Avec le consentement de la CNIL, évidemment. 
 
Selon le ministère de l'Éducation, qui fait état de cette création, le RNIE va pallier un manque, attendu que plusieurs réformes ont été engagées pour diversifier le parcours des élèves. Or, « le système public de formation initiale ne dispose pas aujourd'hui d'instrument performant permettant de suivre la mise en œuvre de ces réformes et notamment d'apprécier la conformité de leurs effets aux objectifs attendus ». 

Rien n'est donné comme information sur la consultation par les parents ni les élèves concernés de ce Repertoire. Inutile de rappeler combien ce type de procédé va faire remonter à la surface la décision de monter une autre base de données, Base élèves, qui avait été vivement critiquée pour ce qu'elle pouvait avoir d'attentatoire à la vie privée. 

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Prof de fac en CDD

* Hashtag éducatif: #ToiAussiFaisPeurAuxEnfantsCommeSarkozy 

Après les propos de Sarko dans une école, le meilleur des message postés avec le hashtag de twitter #ToiAussiFaisPeurAuxEnfantsCommeSarkozy (ce mot clé qui dans twitter permet d’indexer un message).

Ils viennent d'où tes parents, petit ? 
Si vous n'êtes pas sages, Marine Le Pen viendra t'apprendre à te brosser les dents...

Si tu ne finis pas ta purée, c'est Jean-François Copé qui va venir refaire la déco de ta chambre.
Il n'y a plus de nutella.
Dis, Jean-Kévin, ce n'est pas parce que que tu es pas juif que.. hein ! Ouais ouais, j'me comprends
Cet après midi, c'est tata nadine Morano qui va te garder
Cette après-midi course d’orientation en solitaire à Toulouse les enfants.
Claude Guéant reconduira Kirikou à la frontière
Tonton Guéant sait où habite Kirikou
Si tu ne finis pas ta soupe, tu ne grandiras pas. Comme Nicolas...
Avec l'UMP et le MEDEF on prépare ton avenir petit, tout ira bien, tu verras
Le nucléaire c'est tranquillou



* Proposition alléchante : devenez prof de fac en CDD.


C’est possible : C’est à Paris EST

CDD de trois ans pour jeune chercheur brillant, émise par le Labex Bézout :
http://www.univ-paris-est.fr/fr/bezout-researcher-position/document-1228.html

A noter les détails suivants (en langage "ex"):
"Job profile:
Status: French government employee or contract employee (3 years position).
Qualification: PhD, with PostDoc experience.
The salary will be function of the candidate's skills.
Language: English expected, French desirable."

De quoi se faite bézouter..
.


* Les TICE à l’école : retour d’expérience

Comment j'ai pourri le web
Un exemple de traficotage du web pour prendre les élèves au piège du butinage intempestif.


* Mouvement étudiant au canada : la pression augmente.

Et cela n’a rien a voir avec la fête de la bière.

Source . - Les étudiants font monter la pression, à quelques jours d'un rassemblement d'envergure à Montréal. La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a même annulé une conférence de presse prévue hier dans une école secondaire, craignant la présence de manifestants.
La ministre devait participer à une conférence de presse à l'école secondaire Henri-Bourassa, située dans sa circonscription de Montréal-Nord, afin d'annoncer les détails d'un concours pour lutter contre l'intimidation. À la dernière minute, l'événement a été annulé.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs étudiants avaient fait part de leur intention d'aller manifester devant l'école, a expliqué Hélène Sauvageau, l'attachée de presse de la ministre.
Il y avait une crainte que les élèves du secondaire soient «perturbés» par cette action, a-t-elle indiqué. «La priorité de la ministre était que les jeunes puissent suivre leurs cours en toute quiétude.»
Face à ce revirement, les étudiants ont changé de cible. Quelques dizaines d'entre eux se sont réunis devant les bureaux de Google, à Montréal, où le premier ministre Jean Charest était invité à prononcer une allocution.
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Communautarismes

* Minute de silence : pour ne pas parler d’antisémitisme et de racisme ?

Mammouth déchainé. - Les instructions pour ne pas parler de crimes racistes et antisémites (meurtres de militaires d'origines maghrébine et antillaise, d'élèves d'une école juive) viennent-elles de haut (ou s'agit-il d'initiatives isolées de certains IA/DA comme celui d'Indre-et_Loire) ?

Extrait d'un email envoyé par l'IA d'Indre-et-Loire dans les établissements scolaires en Indre-et-Loire:

"Eviter toute interprétation allusive à une religion, en lien avec une communauté (cela pourrait donner lieu à des débordements sur lesquels on aurait aucune prise).
Parler d'acte condamnable pour lequel l'auteur sera jugé.
Leur expliquer que l'individu concerné s'est laissé emporter par la haine...
"

Mais ne surtout pas laisser croire que la haine puisse être fonction du faciès ou de la religion ? ... Les élèves de collège ou de lycée ne peuvent-ils vraiment pas entendre un tel discours ?

A mettre en rapport (?) avec les paroles de Nicolas Sarkozy dans un établissement confessionnel catholique (après avoir rappelé le caractère ignoble de l'acte perpétré dans un établissement confessionnel juif):
"ça aurait pu nous arriver ici aussi". Comunautariste, sors de ce corps !

Mais, c'est précisément ailleurs que c'est arrivé et dans un établissement juif...


* Les catho soutiennent Hollande (qui sait les gâter...)

Le vote utile de l'enseignement catholique n’est pas à négliger...

« Finalement, pour nous, mieux vaut un socialiste humaniste qu’un UMP ultralibéral »
Fernand Girard, délégué général à l’enseignement catholique
L’express + Mammouth. Sur le sujet sensible des relations entre l'Etat et l'enseignement catholique, François Hollande balise le terrain et joue la carte du dialogue. Le candidat socialiste a reçu une délégation d'évêques le 7 mars. Le même jour, une rencontre était organisée entre Vincent Peillon, son responsable éducation, et les représentants de l'enseignement catholique.

Pour l'école catholique, "mieux vaut un socialiste humaniste qu'un UMP ultralibéral"

C'est un vieil ami, l'avocat chrétien Jean-Pierre Mignard, qui a joué les intermédiaires. "Je les vois comme je vois tout le monde, avec bienveillance et intérêt", rapporte Peillon. Il assure que les socialistes ne toucheront pas à la règle du 80/20 qui encadre la répartition des moyens budgétaires entre public et privé. Et si l'école libre veut s'associer aux réflexions sur l'évolution du système, "pas de problème".

Prudent, l'enseignement catholique soigne ses relais au sein du Parti socialiste. Henri Nallet, par exemple, ministre de François Mitterrand et vice-président de la Fondation Jean-Jaurès, est un proche de Fernand Girard, fin lobbyiste de l'enseignement catholique. "Finalement, pour nous, mieux vaut un socialiste humaniste qu'un UMP ultralibéral", s'amuse Girard.

La loi Carle ne sera pas remise en question
Le privé, traditionnellement à droite, compte en effet parmi les déçus du sarkozysme. Il a perdu 6 850 emplois depuis 2007. Une situation jugée intenable, qui a fini par crisper les enseignants et les parents. Philippe Gustin, l'ex-directeur de cabinet de Luc Chatel, en a fait les frais: ce franc-maçon laïcard refusait de céder aux demandes du privé qui réclamait moins de suppressions de postes que prévu. Mal lui en a pris: d'importantes manifestations ont perturbé la rentrée. Et l'enseignement catholique a obtenu sa rallonge budgétaire. "Il a fini par comprendre: quand on nous prend des postes, on gueule", commente-t-on sobrement au Secrétariat général de l'enseignement catholique

Sur les 60000 postes promis par Hollande 48000 pour le public et 12000 seraient donc affectés au privé qui n’a perdu que 2500 contrats sous la droite alors que le public perdait 77500 emplois.
Sinon, what else ?


* Des hauts fonctionnaires qui cherchent de nouvelles perspectives de carrières ?

Ou l’art de retourner sa veste...

Éducation nationale : les hauts-fonctionnaires appellent à voter Hollande
Education : pourquoi nous appelons à voter François Hollande

En nous exprimant publiquement, nous avons conscience du caractère inhabituel de notre démarche. Hauts fonctionnaires du ministère de l'éducation nationale, nous avons le souci de respecter un strict devoir de réserve et d'être parfaitement loyaux à l'égard du ministre, quel qu'il soit. Mais, aujourd'hui, nous estimons que nous avons un devoir de loyauté et de vérité plus grand encore à l'égard des citoyens. A nos concitoyens, et tout particulièrement à nos concitoyens des milieux populaires qui sont les grandes victimes de la politique éducative conduite depuis 2007, nous pensons qu'il est de notre devoir de dire la vérité sur la situation de l'éducation nationale. En dénonçant les risques de la politique actuelle nous voulons en particulier rester fidèles au message humaniste de Jean Zay, ce grand ministre du Front populaire qui est pour nous une référence irremplaçable.

suite ici

Bientôt eux aussi vont citer Jaurès. Mais que font-ils depuis 2007 ? De la résistance de l’intérieur sans doute...


* Nouveau projet de cahier des charges sur la formation des enseignants

De source syndicale. Après le refus par le Sénat d’inscrire à son ordre du jour la proposition de loi du député Grosperrin, le gouvernement revient à la charge. Il propose lundi 19 mars au CNESER un arrêté fixant le cahier de charges de la formation des professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation, destiné à remplacer le précédent cahier des charges dont l’abrogation n’a pas été validée par le Conseil d’État (décision du 27 novembre 2011).

Le projet de cahier des charges rétablit certes la référence aux IUFM mais sans obligation et « en fonction du potentiel scientifique » des établissements d’enseignement supérieur (y compris privés). De même,
loin de restaurer une formation digne de ce nom, il entérine les dispositions contestées en 2010 et 2011 : l’affectation sur des services complets pendant l’année de stage, la fiction d’une formation professionnelle s’ajoutant au temps devant élève, l’utilisation des étudiants comme moyens d’enseignement, l’accompagnement en établissement par des tuteurs non formés.... Contrairement à ce qui est affirmé dans ce cahier des charges « les principes de continuité et de cohérence de la formation professionnelle des enseignants sur l’ensemble du territoire » ne peuvent être garantis par le renvoi à des partenariats locaux « au gré » de différents paramètres.
En réalité, à travers ce texte,
les Ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se désengagent encore davantage de la formation des enseignants et conseillers principaux d’éducation, dans le cadre de masters, sans lien réel avec la recherche et sans alternance satisfaisant aux impératifs de la formation. Le projet de cahier des charges est par ailleurs étrangement silencieux sur les concours de recrutement et le rôle de leur préparation dans l’acquisition d’une formation professionnelle.


* Pendant ce temps là à Véra Cruz :

AFP -
Une centaine de profs dans les rues à Evry contre les suppressions de postes

Une cen­taine de pro­fes­seurs de plu­sieurs lycées pro­fes­sion­nels de l'Essonne ont mani­festé lundi à Evry contre les sup­pres­sions de postes dans l'enseignement secon­daire, par­ti­cu­liè­re­ment dans l'enseignement pro­fes­sion­nel, a-t-on appris de source syndicale.

"Nous avons formé un cor­tège funèbre, accom­pa­gnant l'enseignement pro­fes­sion­nel dans sa der­nière demeure", a expli­qué à l'AFP Frédéric Moreau, pro­fes­seur au lycée pro­fes­sion­nel Auguste-Perret d'Evry et secré­taire aca­dé­mique adjoint de la CGT Educ'action Versailles.

Des pro­fes­seurs des lycées Gustave-Eiffel de Massy, Jean-Pierre Timbaud de Brétigny-sur-Orge, Auguste-Perret et Charles-Baudelaire d'Evry par­ti­ci­paient à cette marche, jusqu'à l'inspection aca­dé­mique de l'Essonne à Evry, et ont reçu le sou­tien d'élus de gauche, a-t-il précisé.
Selon Frédéric Moreau, "l'enseignement pro­fes­sion­nel est décimé. Cette année, dans le dépar­te­ment, 62 postes sont sup­pri­més, sur 742".

Les pro­fes­seurs des lycées Auguste-Perret et Charles-Baudelaire d'Evry étaient en grève lundi, et occu­paient les établis­se­ments en soi­rée jusqu'à 23H00 à tour de rôle. Ceux du lycée Gustave-Eiffel de Massy sont en grève depuis le 5 mars.

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Que des solutions

Promesses de la semaine : voir vos quotidiens préférés. Sinon l’actualité continue...

* un DA très à dada sur la réglementation

DA : directeur d’académie, nouvelle nomenclature pour les IA.

Manifestant pour les enseignants de maternelle un mépris assez similaire à celui de Darcos dont chacun se rappelle les déclarations relatives aux couches-culottes, souvenez-vous, l'Inspecteur d'Académie de Charente considère lui aussi que les enfants de 2 à 3 ans  relèvent de la garderie et que ce n'est pas à l'école maternelle de les prendre en charge.
«Aucun [texte] ne prévoit la prise en charge des moins de 3 ans, la maternelle n’est pas une garderie, une commodité de proximité», a-t-il tenu à préciser dans les colonnes de La Charente Libre. source

Le mammouth se fait donc le plaisir de communiquer à l'IA (ou au DA, DA pour directeur académique, nouveau nom de l'IA qui n'est semble-t-il pas très à cheval sur questions réglementaires)
les références des textes qu'il ignore ou feint d'ignorer : en effet, la scolarisation des enfants de 2 ans est un objectif politique et social confirmé par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, qui n’a fait l’objet d’aucune abrogation et reste donc (en principe) d'actualité...


* Métier de cadre intermédiaire dans les lycées : le professeur principal.

C’est dans le rapport sur les lycée présenté la semaine dernière et consultable là.

3.4.3. Le nouveau métier des professeurs principaux

En fait, on assiste à l’émergence d’un nouveau métier dans les lycées :
celui d’une sorte de « cadre intermédiaire » entre l’équipe de direction et les enseignants. Il est vrai que dans des lycées où l’on trouve souvent une centaine d’enseignants (parfois 200), le développement de projets pédagogiques nécessite des animateurs, sortes de « leaders » qui portent les projets et organisent la concertation. Cette question, qui ne manquera pas de soulever de nombreuses oppositions idéologiques représente un point majeur pour l’avenir de nos EPLE.

En effet. Et quant on sait que les mutations dans certaines matières se jouent au « rôle moteur des enseigants »...


* Pédago-pipo : les TICE

Nouvel épisode d’intoxication pédagogique par les TICE : l’EPS. Un nouveau marché qui s’ouvre...

« Développer ses compétences en Éducation physique et à la santé, c'est en partie mobiliser des ressources externes. Découvrez comment les TIC et le TNI peuvent être des outils précieux pour planifier, analyser et réguler ses apprentissages dans divers contextes. »



Un bon tableau (même noir) fait la même chose. Mais en moins cher. Alors pourquoi se priver ?


* La galère : la vie des futurs profs.

IUFM en lutte.
Le calvaire des futurs enseignants

Le climat ne risque pas de s’améliorer dans les bureaux du ministère de l’Éducation nationale. Alors que les enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes et les heures supplémentaires prévues pour la rentrée prochaine, les étudiants en Master 2 d’enseignement ont, eux aussi, des raisons d’être en colère.
A Etiolles (91), Cergy-Pontoise (95) ou Gennevilliers (92),
des étudiants s’élèvent contre deux certifications imposées par le ministère dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Ainsi, tous les étudiants doivent valider une certification de langue vivante, le CLES2, et une certification informatique, le C2i2e, en plus de leur Master. Un passage obligatoire et une charge supplémentaire pour tous les étudiants aspirant à devenir enseignant, que ce soit en maths, en histoire ou en sport, dans le premier ou le second degré. Pour Jean-Baptiste Reynes, étudiant en Master 2 enseignement histoire-géographie à l’université de Cergy-Pontoise (UCP), « on peut légitimement douter de la pertinence d’une évaluation demandant à un futur professeur de maths ou d’EPS d’organiser une situation pédagogique liant les Tice à l’art », comme le demande une des consignes du C2i2e qui nous a été transmise.
En plus de son contenu pour le moins douteux, cette
certification souffrirait d’un manque cruel d’organisation. Des groupes d’une dizaine d’étudiants issus de différents sites universitaires sont supervisés par des tuteurs via un chat. Tuteurs qui se sont révélés à plusieurs reprises moins compétents que leurs étudiants. Mais ce qui a poussé à bout ces futurs enseignants, c’est avant tout un problème flagrant de calendrier. La validation de cette certification informatique a débuté le 20 février dernier, à la veille des partiels, des rendus de mémoire, des stages ou encore des oraux des différents concours.

La suite là.


* Les instits manquent de morale ?

Avant de perdre le moral...

Un ouvrage d'"instruction morale" pour aider les professeurs des écoles

"Il ne s'agit pas d'un manuel pour les élèves, mais d'un ouvrage à des­ti­na­tion des maîtres pour mettre à leur dis­po­si­tion des res­sources péda­go­giques, à la suite de la cir­cu­laire d'août 2011 sur l'instruction morale" dans toutes les classes de pri­maire, a-t-on expliqué.
L'ouvrage est consti­tué d'une part de textes phi­lo­so­phiques pour "nour­rir la réflexion des maîtres" (Aristote, Sénèque, Spinoza, etc.) et d'autre part "de maximes, de petites fables et de textes courts" sur les­quels les pro­fes­seurs doivent faire tra­vailler les élèves.

Exemple de maxime: "L'honnêteté n'est pas un habit des dimanches, mais un vête­ment de tous les jours" (Tristan Bernard).
Publié par le Centre natio­nal de docu­men­ta­tion péda­go­gique (CNDP), l'ouvrage ne sera pas dis­tri­bué mais mis en vente. Néanmoins, un grand nombre des fiches péda­go­giques seront acces­sibles direc­te­ment sur un site inter­net du minis­tère (http://eduscol.education.fr), a-t-on précisé.
A la ren­trée 2011, une cir­cu­laire du ministre
Luc Chatel avait pré­cisé les ensei­gne­ments de "morale" en pri­maire: "Il s'agit avant tout d'aider chaque élève à édifier et ren­for­cer sa conscience morale dans des situa­tions concrètes et en réfé­rence aux valeurs com­munes à tout +hon­nête homme+."
Elle sti­pu­lait aussi que "la maxime morale (est) le sup­port pri­vi­lé­gié de la démarche péda­go­gique". Les thèmes abor­dés sont par exemple le bien et le mal, le vrai et le faux, la sanc­tion et la répa­ra­tion, le res­pect des règles, le cou­rage, la fran­chise, le droit à l'intimité, etc.

Dès 2008, dans le cadre des nou­veaux pro­grammes du pri­maire, le pré­dé­ces­seur de M. Chatel, Xavier Darcos, avait déjà rem­placé l'éducation civique par "l'instruction civique et morale".

Dans son prin­ci­pal dis­cours sur l'éducation de la cam­pagne pré­si­den­tielle, le 9 février à Orléans, le can­di­dat PS François Hollande avait de son côté déclaré que "la morale doit être ensei­gnée, la même morale pour tous".
"Parce que cha­cun doit mesu­rer qu'il a des droits mais aussi des devoirs; et qu'il appar­tient à tout citoyen de savoir conci­lier sa liberté avec celle de tous les autres. Pour ensei­gner cette morale com­mune, je fais confiance aux ensei­gnants que je ne crois pas en cette matière infé­rieurs aux hommes de reli­gion", a-t-il ajouté.
"La laï­cité doit être expli­quée, reven­di­quée, réflé­chie. Une laï­cité qui n'a pas besoin d'épithète", a-t-il conclu à ce sujet.


* La vie des bêtes est sans morale : un livre sur ceux qui dirigent l’EN.

Les jeux du pouvoir” ou les portraits caustiques de personnalités de l’Éducation
A l’occasion du Salon du livre qui se tient du 16 au 19 mars 2012 à Paris, EducPros et les Editions de l’Atelier vous proposent un jeu-concours sur le livre “Les Jeux du pouvoir”. Dix-sept portraits de ministres et hauts fonctionnaires de l’Education nationale (mais pas seulement) y sont croqués avec humour par un certain Jean de la Fougère, lui-même haut fonctionnaire qui préfère garder l’anonymat. Un abécédaire complète ce tableau caustique des mœurs et vanités de la vie politique. Alors saurez-vous reconnaître Lionel Jospin, Jack Lang, Xavier Darcos derrière ces portraits sous forme de devinettes… Et qui se cache derrière Théophrène ? Les dix premières bonnes réponses recevront un exemplaire de cet ouvrage.

A découvrir ici.
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(re)motivations

* Une loi pour motiver les enseignants...

... à partir en voyage scolaire. C’est pas de la blague : Le député UMP Jean-Pierre Grand a déposé une proposition de loi le 6 mars 2012, visant à « favoriser une meilleure reconnaissance de la participation des enseignants à un voyage scolaire ».

Selon lui, l’Education nationale
doit trouver le moyen de valoriser l’implication des enseignants dans les projets de voyages scolaires, en améliorant leur notation et leur avancement par exemple, ou encore en leur proposant une  indemnisation financière, voire des « crédits d'heures » ou des « journées de récupération ». (source)

On voit au passage que la réforme de l’évaluation ouvre de nombreuses portes. Qu’on se rassure, si la loi dit aussi que l’école est gratuite, les coûts des voyages scolaires seront bien toujours supportés par les familles.

* Démotivation des enseignants : mutations bloquées !

De source syndicale. -
Dans le premier degré (ou de force), les résultats des « permutations » (mutations) sont désormais connus et ils sont très mauvais, trois enseignants sur quatre voyant leur demande de mutation rejetée.
Record d’immobilité battu ! seules 25 % des demandes de permutation ont été satisfaites cette année. De très mauvais résultats qui interrogent sur les engagements des ministres successifs qui, depuis 2006, s’engagent pourtant à favoriser la mobilité. De fait, sur les 16 956 enseignantes et enseignants des écoles qui ont participé cette année aux permutations, seul un sur quatre a obtenu satisfaction. Ce chiffre cache d’importantes disparités : s’ils sont 2,6 % à avoir pu quitter la Creuse (3,85 % au titre du rapprochement de conjoint) 80,77 % quitteront le Puy de Dôme pour rejoindre un autre département à la rentrée prochaine. Quoi qu’il en soit, ce sont bien trois quarts des demandes qui ne sont pas satisfaites.
Les demandes de mutation au titre du rapprochement de conjoints, pourtant présentées comme prioritaires, voient ainsi leur taux de satisfaction passer pour la première fois sous la barre des 50 %. Dès lors, « bon nombre d’enseignants, essentiellement des femmes (88,7% des rapprochements de conjoints non satisfaits), ne pourront concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle et seront contraints, parfois, à se mettre en disponibilité entrainant perte de salaire et ralentissement de leur carrière ».

Moins de postes... et une nouvelle « gestion » du personnel.


* Paradoxe de l’ouverture de la carte scolaire : des dérogations moins nombreuses à Paris.

Bien fait !

Le Parisien. -Au rectorat de Paris, on emploie le mot paradoxal pour définir la situation de la carte scolaire!

En 2007, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education nationale de Nicolas Sarkozy, annonçait « l’assouplissement de la carte scolaire » pour « permettre aux parents de choisir le collège de leur enfant ». «
En fait, c’est le contraire qui s’est passé », estime un professeur.

Philippe Fatras, directeur académique chargé du second degré, reconnaît qu’« il y a plus de demandes et qu’il est plus difficile aujourd’hui d’obtenir une dérogation à Paris, ce qui n’est pas le cas en province ».

On a recensé 3000 demandes à la rentrée 2011. 900 ont été obtenues, soit moins de 30%. La faute à qui? A la démographie parisienne. « Pour la prochaine rentrée scolaire, nous avons 400 collégiens en plus à intégrer dans les 109 collèges publics », précise Philippe Fatras.
Et de glisser, philosophe : « On note une petite différence entre ce qui est prévu dans les textes et la réalité du terrain. »

Est pris qui croyait prendre...


* Risques professionnels dans l’EN : au rapport.

Voici donc le rapport sorti il y a quelques temps sur les risques pro dans l’EN. On y remarque la sous déclaration manifeste des accidents du travail et des maladies professionnelles. Comme quoi.

rapport_evolution_risques_professionnels_au_Ministere_de_l_EN

* Diplomant mais non qualifiant. le dessin de la fin (sur ce site)

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Sauver (son) poste

Après un témoignage poignant placé par l’un d’entre vous dans les commentaires du Mammouth (), en voici aujourd’hui d’autres qui essaient de sauver leur poste.

* Sauver son poste ... par Luc Chatel.

Les propositions de la fin ? Un Luc Chatel très godardien... sur le bac.
Sinon il veut moins de langue au bac (sans doute parce que l’étranger, pour l’UMP, c’est de la merde ?)

"On constate que le bac est
à bout de souffle. [?] C’est la rai­son pour laquelle il fal­lait une ana­lyse avec du recul pour réflé­chir à l'évolution de cette ins­ti­tu­tion", a dit M. Chatel, en pré­sen­tant un rap­port sur les "pro­po­si­tions pour une évolu­tion du baccalauréat". Il est là
"Il faut réfor­mer le bac pour le sau­ver", "ma convic­tion, qui est celle du pré­sident de la République, c'est que si nous conti­nuons dans cette voie, nous allons déva­lo­ri­ser le bac", a déclaré le ministre.
"
Il fau­dra à l'avenir un bac­ca­lau­réat qui soit recen­tré sur l'essentiel", "concen­tré sur moins d'épreuves, avec moins d'options facul­ta­tives, moins d'épreuves facul­ta­tives, sans doute un recours plus impor­tant à des contrôles conti­nus", a-t-il ajouté. [Ah, nous y voilà... ]
"Est-il nor­mal qu'un quart des élèves qui ont une men­tion +très bien+ l'ont exclu­si­ve­ment grâce à des notes dans leurs dis­ci­plines option­nelles?" a demandé M. Chatel.
Il faut aussi "se poser la
ques­tion des notes élimi­na­toires" [?], a-t-il ajouté.
"Voici les pistes à mon sens les plus inté­res­santes. Il s'agit de réflé­chir à l'avenir de cette ins­ti­tu­tion", à par­tir de 2014, "je ne décide de rien, je donne mon avis", a sou­li­gné le ministre.

Avec un peu de chance il aura beaucoup de temps pour y réfléchir...

* Peillon, lui, veut imposer son poste et lance des promesses qu’il faudra tenir...

C’est
Sud-Ouest qui nous le dit : « Les classes Rased reconstituées »

Le député européen Vincent Peillon a entamé hier, notamment sur la rive droite,
un tour de France pour présenter le pacte éducatif contenu dans le programme du candidat socialiste François Hollande. À Cenon, il est venu à la rencontre de toutes celles et ceux qui se sentent « désabusés » - ainsi que le dit le maire Alain David - depuis que l'Éducation nationale a annoncé la suppression de postes d'enseignant en Réseau d'aide aux élèves en difficulté (Rased). Pour les écoles Cassagne et Jaurès, cette mesure fait qu'à la rentrée 2012, il n'y aura plus qu'une psychologue, soit une prise en charge potentielle de 20 élèves alors qu'en 2009, la psycho et trois enseignants Rased avaient accompagné 213 enfants.

Ce n'est pas tout. Vincent Feltesse, le président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), a insisté pour que Vincent Peillon passe par Cenon pour juger d'« une absurdité la plus totale ». La réunion s'est déroulée en effet dans des locaux flambant neufs entièrement dédiés au Rased. 700 000 euros investis par la CUB dans un outil pédagogique devenu sans utilité du fait de la décision de l'Éducation nationale. Enseignants et délégués syndicaux, parents d'élèves ont condamné hier, « la destruction de l'Éducation nationale ». Aux côtés de Françoise Cartron, sénatrice, et de Conchita Lacuey, Ludovic Freygefond, le patron du PS girondin,
Vincent Peillon leur a assuré que le pacte éducatif prévoit, « la reconstitution des Rased ». « Priorité sera donnée là où les besoins sont les plus criants », a-t-il dit.

Il y a comme une injonction paradoxale dans ces dernières phrases...


* Le numérique à l’école... un enjeu non scolaire.

Etat des lieux et perspectives d’un collègue poitevin sur la question du numérique qui est un parti pris au profit du secteur industriel que les membres du conseil représentent de fait.

L’Ecole selon le Conseil National du Numérique

Le Conseil National du Numérique (CNN) émet des avis et celui du 6 mars 2012 est relatif au numérique à l’Ecole. Rappelons que le CNN a été institué par Nicolas Sarkozy le 27 avril 2011, répondant ainsi aux préconisations du rapport remis par Pierre Kosciusko Morizet (co-fondateur de Priceminister.com) à Eric Besson, alors ministre en charge de l’économie numérique. Le CNN est composé de 18 « spécialistes de l’Internet ». Il a pour vocation de conseiller le gouvernement sur les problématiques liées à l’économie du numérique. C’est dire que lorsque le CNN se penche sur les questions du numérique à l’École, on est impatient de découvrir un point de vue qui promet de se démarquer des habituels débats internes à l’institution scolaire.
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Air de campagne

* AVS/EVS en lutte :

Pour retrouver un esprit collectif, un site qui nous vient du 35 :

http://www.evs-avs35.fr/


*Débats de fond: qui bavarde à l'école bavarde à l'église (?)!

La télé, l'école et les sujets con(cernant)s. Le niveau, toujours le niveau...

Lesoir.be. -Le 20h de France 2 en slip
“Enquête sur le bavardage à l’école” : dimanche soir, Marie Drucker lance ce sujet, sans rire. Là, je tente d’imaginer comment un confrère de la chaîne publique a réussi à vendre une telle camelote en conférence de rédaction. Et surtout à la vendre sous forme d’une “enquête.” Son fils a dû se faire coller pour causeries en classe, et le red chef, ça lui a rappelé que sa fille a raté une interro de math parce qu’elle n’avait pas entendu un intitulé à cause de sa voisine qui papotait. Il n’en faut pas plus pour que ça devienne un sujet “concernant’”. Bref, ça fait un sujet au 20 heures. D’abord, ça m’a rappelé un article paru dans la presse burkinabè, qui a réussi à traiter le sujet de manière plus originale “Le bavardage à l’église, ça suffit”. Mais ça m’a surtout rappelé cette conversation entre un journaliste de France 2 et un caméraman de TF1, il y a un mois : “Chez nous, les faits divers ont été réduits au max. Du coup, ils nous inventent n’importe quoi à la place. La semaine dernière, j’te jure mon vieux, on a monté un sujet sur le retour de la culotte gainante ! Là on est à deux doigts de faire une enquête sur le slip kangourou, j’hallucine. Ils ont déjà essayé de me demander un truc du genre, et dans ce cas-là, je fais croire que j’ai pas abouti pour m’en débarrasser. Non mais où on va hein ? Je te le demande?” Le confrère de TF1 est resté sans voix, c’est dire si la situation est désespérée.


* De la jupe.

Le Figaro- Des collégiennes privées de jupes et renvoyées chez elles

Des collégiennes qui avaient organisé une «Journée de la jupe» ont été priées de changer de tenue. L'association Ni putes ni soumises critique l'attitude du collège.

Pas de jupe pour la Journée de la femme… Jeudi, à l'occasion du 8 mars, une trentaine d'élèves du collège Roger-Vailland de Poncin, dans l'Ain, avaient délaissé leur jean pour une tenue plus féminine. L'initiative a inquiété la direction de l'établissement qui a invité les collégiennes, âgées de 13 à 15 ans, à aller se changer. «En raison d'agressions verbales dont certaines ont été victimes, un membre de l'équipe de direction leur a proposé d'adopter une autre tenue», a expliqué vendredi Sylvain Weisse, le principal du collège.
Taille de la jupe
Mais les adolescentes de 4e et de 3e ont refusé d'obtempérer. Soutenues par quelques enseignants, elles ont fait circuler une pétition qui a retenu près de 80 signatures pour soutenir leur action, rapporte le quotidien Le Progrès , qui a dévoilé l'histoire.

Et le Figaro fait semblant de s’en offusquer...


* Modèle de société

École de la République ? Un système cruellement capitaliste plutôt...
Pascal Emmanuel Gobry, le "nettoyeur", fait voler en éclat l'idée reçue selon laquelle l'Education nationale a une logique égalitaire.
Entre la crise économique et les petites phrases, l'éducation est le sujet délaissé de cette campagne présidentielle. C'est une grave erreur, car l'éducation est probablement la seule chose qui puisse nous permettre de sortir de nos problèmes sur le long terme. Tout y est lié : civisme, économie, mobilité sociale, sécurité, intégration, culture...
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* Université de criminologie : encore un effet de la campagne électorale

Le Conseil National des Universités va t-il bientôt accueillir malgré l’avis unanime de ses représentants une nouvelle section de « Criminologie » ?

I
l ne reste plus qu’un bon mois à ses promoteurs pour y parvenir, avant une élection présidentielle qui risque de ruiner leurs efforts et leur stratégie et de rebattre les cartes dans ce domaine comme dans d’autres. Ce projet est en effet trop évidemment politisé pour sortir indemne du changement politique qui semble s’annoncer. Décryptage sans concession, documents à l’appui.

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Leboncon.fr

Télescopage qui témoigne bien d’une situation de plus en plus tendue :

* Comment développer l’attractivité du métier de professeur ?


Incontestablement en publiant des annonces comme le fait le rectorat de Lille. Ça nous ECLAIR.

La FCPE juge scandaleuse la formulation de cette
proposition de vacation formulée par ledit rectorat (sur le site du rectorat), pour un poste dans un collège de Boulogne-sur-mer qui dépeint notam­ment les parents d'élèves comme « laxistes ».

«Carence éduca­tive, cultu­relle, laxisme, (les familles) ne véhi­culent pas les valeurs de res­pect du tra­vail, de l'effort et couvrent sou­vent les absences ou les inci­vi­li­tés de leurs enfants", est-il écrit pour décrire ce "col­lège de quar­tier" où les enfants sont à près de 83 % dans des familles "défavorisées"."Les parents ne voient sou­vent pas l'intérêt de tra­vailler à l'école et de s'engager dans des études", est-il ajouté sur cette "fiche" qui n’est déjà plus consultable en ligne.

D’ailleurs "Toutes les fiches du réseau Eclair ont été enle­vées du site aca­dé­mique pour relec­ture", a expliqué la rectrice.
De plus « elle va
convo­quer le chef d'établissement dans son bureau le plus rapi­de­ment pos­sible (au retour des vacances, lundi), pour qu'il s'explique sur la for­mu­la­tion de la fiche qu'il a rédi­gée", a-t-il précisé.

Et pan, la FCPE d’appuyer là ou ça fait mal : "
Le laxisme est plu­tôt du côté de cette aca­dé­mie, inca­pable d'assurer les rem­pla­ce­ments, c'est-à-dire l'obligation de conti­nuité du ser­vice public : dans le secon­daire, moins de 20 % sont assu­rés", a-t-il ajouté, rap­pe­lant que le Nord-Pas-de-Calais aurait aussi le plus grand nombre de sup­pres­sions de postes pour la ren­trée 2012 (1.020).

Des parents « hallal » sans doute aussi pendant qu’on y est ?


* Petites annonces toujours :

C’est sur Leboncoin.fr cette fois qu’un établissement public passe son annonce, toujours face au manque chronique de personnel remplaçant. De Lille, on va a Nantes. Et le rectorat en est fort content...

Ouest-France. Un établissement public, près de Nantes, ne trouvait aucun remplaçant en technologie disponible jusqu'en juillet.

L'offre d'emploi est parue sur le site leboncoin.fr, fin janvier : « Le collège les Sables-d'Or recherche un professeur de technologie du 1er février au 5 juillet. » Dix-huit heures par semaine, payées 1 300 €. Une démarche peu banale.
 
« Le titulaire du poste a pris un congé parental. C'était programmé, on attendait la nomination d'un remplaçant par le rectorat, explique Alain Somveille, principal du collège public de Thouaré-sur-Loire, près de Nantes. Mais, dans cette matière, le rectorat n'a trouvé aucun enseignant disponible. » Les pistes de Pôle emploi et de l'intérim échouent également.

« J'ai tenté un coup de poker »


« J'ai tenté un coup de poker via cette annonce sur leboncoin. Une initiative personnelle »,
raconte Alain Somveille. Très vite, plusieurs candidats se manifestent. « J'ai rencontré le premier à avoir répondu. Il n'était pas enseignant mais avait une expérience de dix années dans la formation professionnelle en entreprise. » Le rectorat a validé ce recrutement pour 200 heures. « Il n'y a pas eu de vacance du poste entre le départ du prof titulaire et l'arrivée du remplaçant. Tant mieux pour les élèves », se réjouit le principal.

Au rectorat de Nantes, on observe que
« l'initiative de l'établissement est inhabituelle et très rare ». Laurence Veteau, chargée de communication, explique : « On utilise d'habitude les canaux classiques de recrutement : intranet, Pôle emploi, agences d'intérim et la presse. Mais si le profil correspond aux critères, aux diplômes et aux compétences, le rectorat n'a aucune raison de refuser une telle candidature qui permet aux élèves d'avoir un professeur. »


* Et si on payait les profs avec des légumes ?

Nouveau modèle de l’école (« des métiers » ou du commerce) du troc. Ça nous vient des States. Voir ici. Il s’agit d’un réseau auto organisé fondé à New-York. En gros : des cours contre de la marchandise, des service. Un cours contre « de la crème fraîche, des bocaux, du pain, des conseils musicaux, des vêtements, des légumes, ou de l'aide avec quelque chose comme trouver un appartement »

Anticiperaient-ils la généralisation de la crise ? Des indignés ? Pas sûr...

De quoi donner de mauvaises idées à nos gouvernants, alors que l’on commence a entendre qu’il va falloir passer à la phase 2 de la RGPP, pour cette fois attaquer l’os.


* Commerce : fallait pas y aller :

L’étudiant Les déçus des écoles de commerce : ce qu’ils auraient aimé savoir avant
Ils sont arrivés en école de commerce un peu par hasard ou sans savoir ce qui les attendait. Une fois les cours commencés, ils n’ont pas été aussi emballés que prévu. Témoignages sans langue de bois d'étudiants qui, sans regretter leur choix, ont été déçus par les premiers enseignements. Utile pour comprendre ce à quoi vous attendre…

À Cergy-Pontoise, sa première année est un choc. “Je trouvais tous les cours ‘pipo’ et sans profondeur. Ma charge de travail a été divisée par deux par rapport à la prépa, ce qui laisse un grand vide.”

Thomas n’est pas le seul à faire part de cette impression. “La première année, je m’ennuyais sévère en cours, se rappelle Julia, qui a intégré l'EM Lyon après une prépa à Nice. J’avais perdu l’habitude d’apprendre aussi peu. Au point que je me suis inscrite à côté en licence d’histoire de l’art à la fac. On était quelques-uns comme ça.”

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Reprise des hostilités ?

* Evaluation des profs : suite et pas fin ?

Vers une reprise des hostilités syndicales ?

AFP - Boycott massif d'une réunion sur la réforme de l'évaluation des enseignants
Une inter­syn­di­cale regrou­pant notam­ment la FSU, l'Unsa Education, FO, la CGT et Sud a décidé de boy­cot­ter jeudi matin le comité tech­nique minis­té­riel (CTM), qui n'a pu se tenir, devant débattre du pro­jet de réforme de l'évaluation et de l'avancement des pro­fes­seurs, selon un communiqué.
Ce pro­jet "consti­tue­rait un ali­gne­ment par le bas des car­rières" et "va à l'inverse de ce dont ont besoin les ensei­gnants, en par­ti­cu­lier en matière de for­ma­tion et d'évaluation", estiment ces syn­di­cats qui demandent son "retrait" et ont "décidé de ne pas sié­ger au CTM".
"Le comité tech­nique minis­té­riel n'a donc pas pu se tenir, car le quo­rum n'a pas été atteint. Le minis­tère est contraint d'en recon­vo­quer un autre sur ce texte qui fait l'objet d'un très fort conten­tieux", a expli­qué à l'AFP Sébastien Sihr, secré­taire géné­ral du SNUipp-FSU, pre­mier syn­di­cat du primaire.


oui, bon alors on fait quoi ?


* Antisèche facile

Les politiques donnent encore le mauvais exemple : voici les antisèches (réelles) de Sarko pour l’émission Des paroles et des actes (qui aurait mieux fait de s’appeler Des écrits et des coups vaches).

Merci aux cadreurs de F2.

antiseches

oui, mais quelle évaluation ?


* Cancres à l’amer :

Le figaro, après Le Parisien nous tient informé de la vie des bêtes : Jean Sarkozy major de sa promo
Le fils du président de la République, Jean Sarkozy, a obtenu sa licence de droit, sciences politiques et sociales à 26 ans en obtenant une moyenne de 15,048 qui fait de lui le major de sa promotion à la Sorbonne, révèle aujourd'hui Le Parisien. Lors de l'épisode de l'Epad, établissement d'aménagement urbain et d'attribution des marchés de la défense dont il était question qu'il prenne la direction, de nombreux détracteurs avaient raillé la faiblesse du cursus scolaire du jeune homme.

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Etrangetés à la cantine

* Cantinier de service. (le niveau monte toujours)

Le nouvelobs. « Accorder le droit de vote aux étrangers pourrait conduire à ce que "des étrangers rendent obligatoire la nourriture halal" dans les cantines, a affirmé dans la soirée de vendredi 2 mars le ministre de l'Intérieur Claude Guéant lors d'un meeting près de Nancy.
"Accepter le vote des étrangers, c'est la porte ouverte au communautarisme. Nous ne voulons pas que des conseillers municipaux étrangers rendent obligatoire la nourriture halal dans les repas des cantines, ou réglementent les piscines à l'encontre des principes de mixité", a déclaré le ministre lors d'une réunion électorale à Velaine-en-Haye, près de Nancy.

Notez bien qu’il aurait pu dire aussi :
Accorder le droit de vote aux somaliens, c'est combattre l'obésité infantile dans nos cantines.
Accorder le droit de vote aux Portugais, c'est faire entrer les morues dans nos cantines !


Mais il s’avère que à la cantine, il n’y a pas que des gens respectables :

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Amusement à l’Elysée : Assad faisant toujours sanglant de ne rien entendre

Finalement, accorder le droit de vote aux étrangers c'est s'offrir l'opportunité que Guéant en crève de rage. 



* Le gouvernement français à la rescousse des fonctionnaires grecs ?

Quelle générosité ce Guéant, tout de même...

Passe devant le conseil supérieur de la fonction publique du 5 mars, un texte qui modifie le statut des personnels de direction et qui ouvre la fonction à tout fonctionnaire de catégorie A (donc à des non enseignants, ce qui était déjà en partie possible, via concours). C’est le texte où figure aussi les « nouveaux entretiens d’évaluation ». Ce texte avait été présenté déjà en décembre au CTM de l’Education nationale, où les syndicats avaient voté contre, sauf l’UNSA hyperfavorable aux « nouvelles mobilités ».

Petite évolution dans le texte présenté ce lundi : pour se mettre en conformité avec les lois européennes, cette mobilité est ouverte "aux ressortissants européens ». Les fonctionnaires grecs peuvent reprendre de l’espoir. Tant mieux pour eux.

Certains diront : après le plombier polonais, le proviseur grec ?


* Français de souche, le directeur de campagne de Sarko ?

Pas certain. En tout cas une orthographe de merde. C’est sans doute parce qu’il écrit à un socialiste.


Lfmq3

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En dehors des médias, la lutte continue

Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (
voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (
voir plus bas)

Considérant la hauteur de pensée atteinte par la campagne électorale, le blog du Mammouth déchaîné ne fera plus état des différentes propositions émises par les principaux candidats.
A côté de la campagne la vraie vie et la dure lutte continuent.


* En attendant les élections, la lutte est un devoir.

Alors que les vacances ne semblent pas avoir éteint les mobilisations (loin de là même, comme celle-ci à Coutances) un peu partout le ton monte, voici encore un exemple d’Etablissement en lutte :

Communiqué de presse : Les enseignants du Lycée Bourdelle (Montauban (82)), réunis ce jour en assemblée générale, ont décidé de boycotter le bac blanc prévu cette semaine. Par cette action, ils entendent exprimer leur désaccord face aux coupes budgétaires entraînant des suppressions de postes qui se traduiront forcément à la rentrée prochaine par des classes surchargées, et des conditions de travail dégradées: impossibilité d'assurer les TP, des dédoublements de classes supprimés, des groupes de langues en effectifs croissants, des enseignements d'exploration dispensés en classe entière et non plus en groupe.
Les enseignants tiennent à souligner que leur action est entièrement motivée par le souci constant de faire réussir leurs élèves dans les meilleures conditions.


* Victoire pour des précaires de l’EN : 255 416 € d’indemnité.

Cela se passe dans le 7-9.

De source syndicale. Les 19 EVS/AVS qui avaient effectué un recours devant le Conseil des Prud'hommes de Thouars le 7 décembre dernier, accompagnés par les organisations syndicales SNUipp-FSU et Sud éducation viennent de connaître le délibéré qui a été rendu mercredi 22 février 2012.

Tous les contrats signés par le Lycée Maurice Genevoix de Bressuire ont été requalifiés en CDI pour défaut de formation et l'absence de plan et de bilan des actions de formations, obligatoire lors de chaque renouvellement.

C'est une nouvelle victoire pour la reconnaissance des droits des personnels et des missions que ces personnels ont exercé durant 2 à 5 ans.
Pour toutes les personnes qui étaient en fin de contrat au moment de l'audience,
les juges ont tiré les conséquences indemnitaires de la requalification des contrats pour un montant compris entre 10 000 et 14 000 euros pour chacune.

L'État, via le lycée employeur Maurice Genevoix devra donc verser 255 416 euros pour l'ensemble de ces jugements.


* Pauvreté des enfants (en France) : peu en parlent...

Une étude intitulée «  Une approche sociologique de la pauvreté des enfants » de Ewelina Cazottes, sociologue, Université Paris VIII, est publiée sur le site de la la MIPES (instance permanente d’information, d’observation et d’échanges qui a pour mission d’informer et d’approfondir la réflexion sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Ile-de-France). C’est là.


Extraits « Jusqu’à présent en France, la pauvreté des enfants a peu fait l’objet d’analyses. L’observation, au travers de la statistique publique, est loin d’être systématique et les résultats sont très dispersés. L’analyse des causes ou des conséquences des situations de pauvreté des enfants est encore plus lacunaire. Enfin, l’objectif de réduction de la pauvreté des enfants n’est guère présent à l’agenda politique.
On pourrait ici émettre l’hypothèse que la pauvreté touche très peu les enfants dans notre pays, cependant ceci ne semble pas refléter la réalité puisque le taux de pauvreté des enfants (17,7%) est, en France, plus élevé que le taux de pauvreté de l’ensemble de la population (13%). »



*Perspectives de non carrière : premier bilan de l’entretien professionnel

Alors que celui-ci s’est mis en place dans différents secteurs de la fonction publique, et avant qu’il n’arrive dans l’EN, le CSFPE (conseil supérieur de la fonction publique de l’État) dresse un « bilan entretien professionnel 2010 »

Tout va bien pourtant d'après le "conte de fées" raconté par le bilan : premier paragraphe page 16 : "Le bilan de l'expérimentaton pour la période de référence 2010 est très positif[...]L'entretien professionnel est plébisicité comme un moment privilégié entre l'agent et le supérieur hiérarchique permettant une meilleure gestion de la performance globale ainsi que de l'animationet de l'encadrement des services. Enfin, ce dispositif qui a gagné en lisibilité pour les agents et les évaluateurs a permis de faire baisser les contentieux."
 
Dès le second paragraphe, les choses semblent ne pas être aussi positives : l'enquête de "satisfaction" menée n'a en fait pas été menée !!! : "La plupart des ministères n'ont pas procédé aux enquêtes de satisfaction pour la dernière campagne d'entretiens professionnels."
 
Autrement dit, le rapport conclut sur la seule expérience du ministère des Affaires étrangère et européennes "via des questions en ligne adressées à un échantillon de 20 agents, évalués et évaluateurs, choisis des critères de corps et d'affectation" (Paragraphe 3).
 
Au ministère de l'Intérieur, l'entretien professionnel tel qu'il existe, avec incidence sur les réductions d'ancienneté, promotions et prime de fin d’année, n'est pas plébisicité. Les évalués, mais aussi souvent les évaluateurs, qui sont eux-mêmes des évalués, redoutent cette séquence. Les premiers parce qu'ils savent que beaucoup d'entre eux n'auront pas de réductions d'ancienneté, de promotions,  ou de primes de fin d'année, les seconds parce qu'ils sont souvent embarrassés et ne doivent pas se "fâcher" avec les évalués, ne les "sacquant" pas trop (sauf un petit nombre de "petits chefs" qui se croient devenus des managers d'élite) , tout en déplaçant une croix ou en introduisant une nuance dans l'appréciation, subtilités à première vue anodines, mais qui vont tout changer.
 
Et comme en plus, comme la masse salariale est serrée, autant dire que les dés sont pipés d'avance. De plus l’organisation chronophage, le recours très compliqué, l’inégalité de traitement dans l’avancement ("la proportion des agents ayant bénéficié de réductions d'ancienneté au titre de l'année 2010[...]varie de 41, 5 % pour le ministère de l'Intérieur à 72 % pour le MEDDTL. ») font que le dispositif relève d’une véritable ... escroquerie.

On s’en doutait ?

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