Dé-Livret-Nous !

* 28 mars : dans le caniveau

A Paris ou en province, cela se confirme la journée du 28 mars n’a pas été une belle réussite. Petits cortèges et faibles mobilisations, même dans les départements ou la FSU se mobilisait.
Le report de la réforme à la rentrée 2014 satisfait-il tout le monde ? Il faut croire.
C’est ainsi en tout cas que V. Peillon réussit à faire accepter l’idée d’une réforme qui entérine largement celle de son prédécesseur et qui elle est vraiment nocive.

Que voulez-vous c’est la crise !
Mais, on n’est pas obligé de le croire !
D’ailleurs et si l’Ecole servait avant tout à apprendre à DESOBEIR ? Voir ici.



* Recours sur les rythmes (c’est pas fini)

C’est SUDéducation qui s’y colle (tout seul, les autres ne veulent pas, pourquoi ?), et a déposé un recours devant le Conseil d’Etat (c’est ici).

Précisions :
il ne s’agit pas uniquement d’un recours formel (non passage devant le nouveau CHSCT, ce qui montre déjà comment l’administration s’en fiche du CHSCT), mais bien aussi sur le fond, car il s’agit de souligner le manque d’information sur les conditions de sécurité pour les personnels et d’insister sur le fait que celui-ci encadre de plus en plus d’élève, mais aussi pour les élèves (encadrés pendant plus longtemps avec moins de personnel). le recours porte aussi sur l’illégalité des deux dates d’application.


* Fichage/Livrets de compétences partout !

Base élève était une première pierre. Et puisque les rouages serviles de l’EN s’y sont mis pourquoi ne pas continuer ?
C’est en effet ce que l’on peut penser avec la généralisation ces temps-ci de différents nouveaux livrets pour les uns et pour les autres. Dernier en date, (après celui pour le milieu carcéral et libérés de prison) :
le livret pour les apprentis sortis du système scolaire.

Voilà encore un domaine qui d’après l’arrêté du 24 janvier 2013, paru au JO du 14 mars, va connaître un fichage général :le titre de l’arrêté est clair : il porte sur la « 
création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel sur l’insertion dans la vie active des élèves et apprentis ayant quitté le système éducatif ». C’est là.

Tous les jours un peu plus proche de ce nouveau livret ouvrier que la toute aussi nouvelle flexisécurtié appelle de ses voeux les plus chers.


* Apprentissage précoce: l’Ifrap encore.


La droite ultralibérale a voulu élever la qualité du débat entre Vincent Peillon et Ségolène Royal sur l'abandon de l'apprentissage à 14 ans en apportant un nouvel argument de choc. Une de ses officines les plus actives, l'iFRAP,  soupçonne en effet "le corps enseignant, méfiant envers l’apprentissage, [d'] organiser l’absentéisme des élèves" et reproche au ministre d'avoir fait un "choix clientéliste [pour] rassurer les enseignants qui se sont plaints de la baisse des recrutements ces dernières années, et embaucher massivement de nouveaux personnels sous couvert d’aide aux élèves en difficulté".
"En réalité, déplore l'iFRAP, supprimer l’apprentissage permettra à l’Éducation nationale de faire revenir en classe à plein temps un certain nombre d’élèves, et de justifier de nouvelles embauches d’enseignants et d’éducateurs spécialisés."

http://www.ifrap.org/Pourquoi-l-Education-nationale-supprime-l-apprentissage-a-14-ans,13237.html

Et dire que pour produire de telles élucubrations, on maintient des niches fiscales pour entretenir des assocs comme l'iFRAP !



*Des cathos qui avancent masqués:

Comme on pouvait s'y attendre, il se confirme que des réseaux proches de l'enseignement catholique ont pris une part active dans l'organisation de la manifestation contre le mariage pour tous: Le Monde  nous apprend à ce sujet que certaines "organisations avancent masquées. Ainsi, l'Appel des professionnels de l'enfance , association créée en 2005 [et non 2012 comme nous l'avions indiqué par erreur], est dirigé par Jérôme Brunet, par ailleurs, directeur diocésain de l'enseignement catholique en région Centre."  Et Le Monde ajoute: "En apparence, la Manif pour tous représente de larges pans de la population. En apparence seulement.
Car en réalité, nombre de  de ces mouvements sont des coquilles vides qui n'ont aucune existence. Quant aux autres, ils sont presque tous liés à l'Eglise, soit directement, soit par les engagements de leurs responsables."
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/manif-pour-tous-la-grande-illusion_1850515_3224.html

Des cathos très excités ?
Jusqu'où cette implication de réseaux liés à l"enseignement catholique est-elle allée? Jusqu'à s'entremettre avec les  plus ultras des manifestants qui avaient l'intention d'occuper un lieu de la capitale, sur le modèle des "printemps arabes" ?
http://printempsfrancais.fr/le-kit-du-campeur/

Selon Le Monde, "Une ligne de clivage semble ... apparaître entre les responsables de la Manif pour tous. Selon La Croix, Mme Bourges et d'autres au sein du mouvement seraient partisans d'une approche radicale"

Or
Brunet qui préside  l'appel des professionnels de l'enfance, est aussi un des porte-parole du Collectif pour l'enfance fondé par Béatrice Bourges, l'organisatrice de l'opération Printemps français, et le site de Brunet, l'appel des professionnels de l'enfance, évoque par ailleurs sa proximité avec Béatrice Bourges et .

Il est aussi à noter que le Loir-et-Cher, département où Brunet est directeur diocésain et où il s'était distingué en soutenant les propos d'Eric Delabarre favorables à l'organisation de débats sur le mariage pour tous dans des établissements d'enseignement privé sous contrat, s'est fait remarquer lors de l'organisation de l'acheminement des manifestants à Paris, par l'envoi de cars fortement acquis à la cause du Printemps français (sur celui-ci voir pour info là). On pouvait ainsi lire depuis plusieurs jours sur le site départemental du FN l'appel suivant:
"Tous à Paris dimanche prochain ! C’est le Printemps français ! Inscriptions pour les cars au départ de Loir et Cher sur le site la manif pour tous 41."
Mais c'est
sûrement un pur hasard puisque le mouvement est parfaitement "apolitique" et "areligieux"...

(NB. d'autres mouvements politiques appelaient aussi à participer à l'opération Printemps français, comme celui de Christine Boutin, qui demandait aux manifestants d'apporter leurs tentes...)
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Droite / gauche (ou l'inverse)

* Vieux éléments de langage de droite et nouveaux éléments de langage de gauche (le changement, c'est maintenant !)

Luc Chatel : «On ne peut pas accepter que la France soit prise en otage» source

Vincent Peillon: «Il y a eu un mouvement (...)  qui était extrêmement brutal ... (et) qui a pris beaucoup de parents un petit peu en otage» source

Moralité ? Les otages ont la vie dure...


* Réforme de droite et réforme de gauche: le discours de la méthode selon Chatel et Chatel !

Il y a Chatel et Chatel. Exemples :


- Luc Chatel est encore ministre (04/07/2011)

souvenez vous . Extrait

« Raccourcir de deux semaines les vacances d'été et accorder aux éc oliers et collégiens une vraie pause déjeuner : telles sont les priorités que Luc Chatel a affichées lundi, après avoir reçu le rapport du comité de pilotage sur les rythmes scolaires, fruit d'un an de travaux. Sur ces deux sujets, le ministre de l'Education nationale a expliqué vouloir ouvrir des "concertations" avec les syndicats enseignants, pour annoncer "à l'automne" des décisions qui pourraient entrer en vigueur "dès la rentrée 2013 ». »

- Luc Chatel n'est plus ministre  (01/02/2013)

Entretien Jean-Michel Aphatie / Luc Chatel (Extraits) - RTL

J.M.A. : « Vous étiez au gouvernement il n'y a pas longtemps encore, il y a 9 mois, vous étiez ministre de l'Education. De qui vous sentez-vous le plus proche, ce matin, Luc Chatel :
- de Vincent Peillon qui veut réformer les rythmes scolaires ?
- Ou des enseignants qui se mettent en grève parce qu'ils ne veulent pas que les rythmes scolaires soient réformés ?
L.C. : Ah moi j'ai lancé la réforme des rythmes scolaires.
J.M.A. : Donc, vous soutenez Vincent Peillon ?
L.C. : Donc, je soutiens le principe d'une réforme des rythmes scolaires. Je dénonce la méthode par laquelle ...
J.M.A. : ... Ah, il y a toujours quelque chose qui ne va pas !
L.C. :Eh bien oui ; (...) Oui, nous sommes favorables à la réforme des rythmes scolaires (...) Mais en même temps (...)
J.M.A. : Il n'y a pas eu de concertation ? Si, il y a eu une concertation ?
L.C. : Au niveau local, non.
J.M.A. : Non. Bon !
L.C. : Nous avons eu une réunion de conseil municipal la semaine dernière où j'ai annoncé à mon conseil que l'impact de la réforme des rythmes scolaires, c'était près de deux points de fiscalité. Nous devons reporter cette réforme à la rentrée 2014.
J.M.A. : Septembre 2014 ?!!!
L.C. : On voit bien l'impact que ça a, et on voit bien qu'aujourd'hui, il y a une grosse inquiètude de la part des élus sur ce sujet.


* Mauvaises blagues remplacées par de non moins mauvais « exercices ludo-éducatifs»…

CARAMBAR. «à partir du 15 avril 2013, les blagues Carambar seront remplacées par des exercices ludo-éducatifs». «Conscient que les enjeux de la transmission des savoirs sont au-delà de la mission de l’école, Carambar a décidé de montrer l’exemple et de participer à sa façon à l’éducation des plus jeunes».

Source. Et c’est pas une blague.


* Mots d’excuses :

Toujours aussi forts les parents ?
Florilège sur le site dh.be. , ou sur celui de 20 minutes.

"Madame, mon mari il peut pas toujours mais hier il a pu et c’était super du cou on était crevé et ce matin on c’est pas réveillé et c’est pour ça que Patricia elle était en retard. Mais c’est pas sa faute. Je m’escuse".

* La mal bouffe est meilleure quand ça emmerde les musulmans ?

Mammouth Déchaîné - Après le retrait au Havre en décembre 2012 et la mise à la poubelle de 8500 mousses au chocolat contenant de la gélatine de porc, c'est la consternation parmi une partie des élus municipaux qui réclament une "commission d'enquête" et en appellent à la laïcité malmenée selon eux. C’est ici, sur TF1.

Même indignation de la
FCPE locale, qui, fait surprenant, se retrouve ici sur la même ligne que les fachos de Riposte Laïque! Source et source.

Selon la FCPE, il serait en effet parfaitement "neutre" et très "laïque" de faire avaler du porc (sous forme de gélatine) à des écoliers et ce, à leur insu,  en leur proposant des mousses au chocolat.
S'il fallait savoir ce qu'on a dans son assiette , maintenant !

Pourtant, si la loi ou ses circulaires d'application précisent bien que "prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation",
elles ne précisent nullement que l'on ne doive pas les informer de ce qu'ils mangent...

Notons toutefois que la tendance actuelle de la société française est de considérer que
la gélatine (obtenue par l'ébullition prolongée de peaux et d'os ou de cartilages) est devenue un "ingrédient" parfaitement anodin différant beaucoup d'un produit animal: aussi conviendrait-il de faire la distinction entre porc et gélatine de porc,  qui n'ont rien (ou presque rien) à voir...La laîcité s’égare ?

A chacun, donc, de trancher en fonction de ses convictions philosophiques ou religieuses et de ses goûts ou de son appétence pour la mal bouffe...

Voici pour information ce que dit la loi:
http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/2012/09/19/743423/pdf/fichier/circulaire-laicite-cantine-1107.pdf

"La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales transfère aux collectivités locales la responsabilité de la restauration scolaire. La cantine scolaire est alors un service public facultatif proposé par elles. (...). Les collectivités locales disposent d'une grande liberté dans l'établissement des menus et le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation pour les collectivités (cf. TA Marseille, 1er octobre 1996,n°96-3523, n°96-3524). Ainsi, le Conseil d’Etat a jugé, dans une ordonnance du 25 octobre 2002, Mme Renault (n°251161), que la circonstance qu’une commune serve du poisson le vendredi dans ses cantines scolaires mais refuse de tenir compte des prescriptions alimentaires en vigueur dans les autres cultes ne constituait pas une atteinte aux droits fondamentaux.
Il n'en reste pas moins, qu'en pratique, la plupart des cantines proposent depuis longtemps des substituts au porc, et servent du poisson le vendredi, permettant ainsi le respect des prescriptions ou recommandations des trois principaux cultes présents en France. "

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A table !

Une loi ? quelle loi ? Jamais connu de loi moi...

* Entre amis : Tweet again en Poitou.

Peillon ajoute le manque de réflexion à l'erreur idéologique (S. Royal)

Opposition entre Ségolène Royal et V. Peillon ,par tweet et média interposés.

Europe1. C'était samedi 16 mars, dans l'après-midi. Ségolène Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes, tweetait ses "regrets" de la suppression de l'alternance pour les jeunes de 14 à 15 ans - une mesure prévue dans le projet de loi sur l'école de Vincent Peillon, actuellement débattu à l'Assemblée.
 
Avec un mot fort : "Idéologie dépassée", disait l'ancienne candidate à la présidentielle de Peillon, qui fut pourtant l'un de ses proches en 2007.

Lundi 18 mars, 48 heures plus tard, la scène se passe cette fois dans la vraie vie, et manifestement, Ségolène Royal n'a pas encore décoléré. Elle explique son agacement en détail aux journalistes qui l'interrogent dans les couloirs du Conseil régional, à Poitiers.
Ca se passe en
on, avec des micros, dont celui de France Bleu, au moment même où la mesure contestée par Ségolène Royal était adoptée à l'Assemblée.
 
La présidente de la région ajoute une hypothèse complémentaire à l'erreur idéologique, mais pas franchement plus reluisante : l'éventualité que le gouvernement n'ait "pas assez réfléchi" :

Je pense que je rends un service au gouvernement. 
 
[...] Un gouvernement ne peut pas, comme ça, pour des raisons idéologiques,
ou parce qu'il n'a pas assez réfléchi, supprimer des choses très concrètes qui permettent à des jeunes de s'en sortir, plutôt que de sombrer dans la délinquance ou dans l'abandon, ou dans l'oisiveté .. »


*Cantines scolaires : la «junk food» se développe au collège et au lycée.




Selon une étude  récente menée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir et portant sur plus de 600 cantines scolaires (publiques et privées), la «junk food» (mal bouffe) est en plein développement dans les collèges et les lycées. (voir aussi à ce sujet  le billet que le Mammouth avait consacré au problème des déchets servis dans les cantines scolaires, sur cette page

Extraits de l’étude :

Dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie. Ils proposent des aliments déséquilibrés de type pizza-frites-gaufres ou panini-brownie-soda et sont implantés au cœur même des établissements, dans les mêmes locaux ou à proximité des cantines.

Selon l’UFC, «une bonne partie de ces stands sont sous la responsabilité de grands groupes de restauration scolaire».
«Cette junk-food s’installe et se développe en dehors de toute obligation,
c’est une découverte inquiétante qui nous amène à demander une extension de le réglementation», a expliqué à la presse Olivier Andrault, chargé de mission alimentaire et nutrition à l’UFC.
(...)
Cette étude a été menée un an et demi après la mise en place en juillet 2011 d’un arrêté rendant obligatoire l’équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires, incitant à consommer 5 fruits et légumes par jour, à manger moins gras, moins salé, moins sucré. Selon l’UFC, l’imposition de ces normes plus strictes a eu un effet bénéfique. «Nous souhaitons maintenant interpeller le gouvernement sur ces résultats et montrer la nécessité qu’il y a à conserver cette réglementation», a souligné M. Andrault.

Les meilleurs élèves sont les cantines des écoles élémentaires publiques. En 2005, 20% d’entre elles n’avaient pas obtenu la moyenne.
Sur les 384 écoles publiques de communes différentes étudiées cette année, la note moyenne s’élève à plus de 15/20. Les villes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Paris XVIe et Quimper (Finistère) sont en tête du classement.

Les principaux problèmes se posent dans les cantines du secondaire. «Les collèges et les lycées publics ont une moyenne deux points en dessous du primaire», explique Olivier Andrault.
Dans les 10 cantines les plus mauvaises, «sept sont gérées par Elior, Sodexo ou encore Scolarest (Compass, ndlr)», les trois principales entreprises de restauration collective, selon lui.

Le «bonnet d’âne» revient au secteur privé. «Les écoles élémentaires obtiennent une moyenne de 11,3 soit 4 points de moins que dans le public et le secondaire obtient lui une moyenne d’à peine 10», poursuit-il, donnant l’exemple d’établissements qui «remplacent la viande rouge par une viande hachée bon marché».

Mais c’est pas tout :


* Pas de problème de santé publique, jusqu'à ce que...


Mammouth déchainé. - Après la viande de cheval dans différents réseaux de distribution, y compris celui des cantines scolaires, place maintenant au prion ?
Une éventualité qui ne peut être exclue après de nouvelles révélations de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires.

On savait déjà que les fraudes liées à la substitution de viande (notamment pour commercialiser du cheval à la place de la viande bovine) n'ont pas concerné une seule société (Spanghero), mais qu'elles ont révélé l'existence
d'un très vaste trafic ; c'est ainsi que les raviolis à la viande de cheval récemment retirés en mars 2013 des cantines scolaires  de Bordeaux étaient de la marque Panzani qui avait un fournisseur commun avec Spanghero...(source , et source )

Or la société Spanghero est à nouveau épinglée par la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires qui affirme "avoir découvert dans les entrepôts de Spanghero deux lots de viande normalement interdite à l'importation. Cinquante-sept tonnes de viande de mouton britannique découpée selon la méthode de la viande séparée mécaniquement, lors de laquelle des bout d'os et de moelle peuvent être mélangés à la viande.
Technique interdite sur les ovins, bovins et caprins en Europe en raison du risque de présence de prion (maladie de la vache folle et tremblante du mouton)." d’après RTL

Mais attention cependant, comme le déclarait déjà Vincent Peillon  début février 2013 lorsque le scandale a éclaté, à ne pas alimenter la psychose! souvenez-vous.

Car si la justice est une nouvelle fois saisie (pour importation de produit interdit sur le sol français),  il n'est toutefois  "pas question de mise en danger de la vie d'autrui" à ce stade de l'enquête, et la société Spanguero déclare d'ailleurs que si elle a été trompée par son fournisseur,
il s'agit de toutes façons "d'une négligence, rien de grave". source et source

Bon appétit donc en attendant la suite du feuilleton !...

* Réfalo, recalé.

Communiqué du collectif des désobéisseurs, suite aux sanction contre Réfalo. Leur site.

Le réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique prend acte du jugement prononcé par le tribunal administratif de Toulouse qui vient de rejeter la requête d'annulation des sanctions financières infligées à notre collègue Alain Refalo par sa hiérarchie.
Ces sanctions financières n'existent, pourtant pas, dans l'échelle des sanctions disciplinaires de l 'Éducation Nationale; elles sont,par conséquent, illégales.
Les retenues sur salaire relèvent de l'arbitraire le plus total: il est en effet officiellement reproché à Alain Refalo de ne pas appliquer à la lettre la directive Darcos sur l'Aide Personnalisée. Sur le temps des deux heures dédiées aux élèves en difficulté, notre collègue a organisé un atelier de théâtre pour leur plus grand bien. Il n'a fait qu'exercer sa liberté pédagogique qui offre encore des marges de manœuvre dans notre travail d' enseignant.

Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir aménagé ou boycotté ouvertement ce temps d'aide personnalisé, dont le but était de supprimer les RASED, et à n'avoir subi aucune sanction...
Nous persistons donc à demander au ministre la levée des sanctions pour tous les enseignants qui se sont indignés et qui ont résisté et désobéi de 2008 à 2012.
Aucune refondation ne peut réussir avant déblayé les gravats du champs de ruine laissé par le précédent gouvernement. Les sanctions font obstacle à la refondation que nous appelons par nos actes de désobéissance depuis 2008: comment reconstruire la confiance sans cette réparation élémentaire ?


* Flicage: toujours plus loin!

Et c'est cette fois un groupe français spécialisé dans le domaine de la restauration  collective (plus de 700 cantines scolaires  rien qu'en Ile de France), qui s'illustre, mais dans une autre de ses activités de restauration (restauration "concédée" sur  les aires d'autoroute): les employés d'une de ses filiales italiennes sont en effet obligés de porter des bracelets électroniques afin de détecter les paresseux qui restent immobiles pendant 90 secondes! (source)

Certes, malgré le développement de l'identification biométrique à l'entrée des cantines, on n'en est pas encore en France à imposer le port du bracelet électronique aux élèves pour améliorer la gestion des absences et la "sécurité", mais cette idée très orwellienne de GPS obligatoire pourrait bien finir par faire son chemin... , comme cela est déjà le cas au Texas, où un établissement scolaire vient d'obliger ses 4200 élèves de porter une puce électronique et où l'on envisage en 2013 d'étendre la mesure à une centaine d'autres établissements (soit plus de 100 000 élèves). source

L'idée avait déjà été testée en 2010 à petite échelle (sur 200 élèves) dans une école primaire californienne... souvenez-vous
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Habemus legem

* La FSU se divise sur le 28 mars ?

La centrale syndicale semble bien tiraillée. Alors que le SNUipp national trouve finalement la refondation pas si mal (normal, il en a négocié une très grande partie - sinon plus même), ses syndicats parisiens sont toujours dans l’opposition sur les rythmes (au moins), et se sentent mal de ne pas faire grève le 28.

C’est ainsi qu’en plus du
SNUipp 75, son homologue de l’Oise rejoint l’intersyndicale :

«
 A ce jour, le Ministre n’a apporté aucune réponse à la forte mobilisation des personnels le mardi 12 février (45% dans l’Oise) et à l’interpellation écrite que nous lui avons adressée. Dans bien des communes, les décisions se prennent en ce moment (avec quelquefois des revirements de situation), parfois au mépris de l’avis des conseils d’école. Le SNUipp/FSU de l’Oise, avec l’intersyndicale appelle les personnels à se mettre en grève [le 28 mars] », notamment «  pour l’abandon du décret du 24 janvier 2013 sur l’organisation de la semaine scolaire à la rentrée 2013 et sa réécriture totale ». La suite sur leur site.
Et on nous dit - de méchantes langues surement- que la FSU se réunirait bientôt pour faire un appel commun.

Habemus grevam magnam ?


* Lamentations de la droite revancharde (et en grande forme)

Le parlement est une belle cour de récrée, où la droite s’égosille (ou entre en démence, c’est selon). Déjà B. Apparu avait relancé le débat sur les horaires des services des enseignants (c’était là), l’ostrogoth de service ressert la soupe en disant qu’«Il aurait fallu continuer à supprimer des postes dans l’éducation. »


Les Echos nous le rapportent :
«Il aurait fallu continuer à supprimer des postes dans l'éducation», estime Apparu.
Pour le député UMP, l'école ne souffre pas que d'un problème de moyens.
Il propose de modifier le statut des enseignants et des établissements scolaires (...)
l'Education nationale « ne se réformera que sous la pression des postes. »
Les marges de manoeuvre ? «
Les enfants français ont 12 % d'heures de cours de plus que la moyenne européenne. Vous imaginez les économies que cela représente si on s'aligne sur les autres pays ? »(...) [B. Apparu] plaide pour « une réorientation des financements du lycée vers le primaire » qui passe par une réforme du statut des enseignants et des établissements.
Benoist Apparu veut « redéfinir le temps de travail des enseignants qui ne doit plus être exclusivement disciplinaire ». Pour y intégrer des heures d'accompagnement pédagogique, du temps de présence dans les établissements pour conseiller les élèves sur leur orientation, etc.
Notamment dans les classes des quartiers en difficulté. La répartition des heures serait donc variable selon les établissements, pour lesquels il réclame « l'autonomie ».
Comme pour les universités

Ca marche tellement de mieux en mieux les Universités...

Même combat / mêmes "éléments de langage" pour NKM, qui va devenir la spécialiste de l’Ecole à l’UMP :
source

" l’ancienne ministre de l’Ecologie prône l'autonomie des écoles primaires. Il faut « donner enfin leur autonomie aux établissements et équipes éducatives », a-t-elle expliqué. Une réforme qui permettrait aux directeurs de « recruter directement leurs enseignants »
(...)
Elle a aussi taclé la logique de la gauche, selon laquelle « il suffirait de rétablir les postes pour résoudre tous les problèmes », et
suggère de « renoncer à la création de 60 000 postes mal payés ».


* Habemus papam !

C'est une grande date pour le latin et d'ailleurs les nouveaux programmes de langues anciennes viennent d'être publiés :

Arrêté du 18 février 2013 modifiant l’arrêté du 24 juillet 2007 fixant les programmes d’enseignement des langues et cultures de l’Antiquité en classes de seconde, première et terminale des séries générales et technologiques
NOR: MENE1304617A http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027150067&dateTexte=&categorieLien=id

Il est précisé qu' « en terminale, l’étude de la langue latine gagnera à être envisagée dans toute l’ampleur de son évolution diachronique. »

Mais attention, les œuvres lues doivent quand même être choisies « en toute époque de la tradition, depuis Ennius jusqu’aux auteurs latins médiévaux ou modernes ».

Pas question donc d'étudier les discours du pape (Ouf!).


* Vade retro (Satanas) Peillonas! (délire catho)

Comme le rapporte le portail fondamataliste US Lifesite, les cathos intégristes américains sont horrifiés par les "révélations" du secrétaire pontifical pour la famille, mgr Laffitte, selon qui la France participerait à un complot international visant à détruire la famille en scolarisant les petits enfants dès 2 ans dans de diaboliques écoles maternelles publiques laïcistes où ils sont alors endoctrinés ("inundated by the equality ideology"):

http://www.lifesitenews.com/news/vaticans-official-gay-marriage-a-revolutionary-project-for-complete-destruc

In France, the government’s efforts to effect this civilizational change have not been restricted to changing the laws. Indoctrination into the new paradigm starts early, with children as young as two in nursery schools inundated by the “equality” ideology. Laffitte quoted the French Minister of Education saying that this is necessary “in order to tear away every possible social philosophical family and religious determinism.”
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A suivre

* Grève le 28.

Bon finalement ce sera le 28 (parce que le 25, faut croire certains avaient autre chose à faire). Sans la FSU (qui jouera aux billes le samedi 6 avril). D’ailleurs pourquoi manifeste-t-elle alors que S. Sihr trouve la refondation très bien ?

La déclaration intersyndicale sur le site de SUDéducation.


* « Vous ne pouvez pas payer vos enseignants ? Fermez donc des formations ! »

C’est ce à quoi conclut le rapport d’audit de l’IGAENR sur l’université du Havre (janvier 2013), comme nous le dit le site de la CGT FERC Sup 06, alors que ladite université est sous tutelle car le ministère n’a pas abondé suffisamment de masse salariale pour faire face aux besoins.
Florilège des « reproches » économiques faits à ladite université sur ledit site.


C’est aussi le constat que font plusieurs alors que sont envoyées les notifications budgétaires pour 20132. Voir sur le site Le Sup en maintenance.


* Rythmes scolaires : j'y connais pas grand-chose, mais je donne mon avis quand même :


"
Est-il impensable que les enseignants acceptent un effort complémentaire alors même qu'ils viennent de bénéficier de jours de congés complémentaires avec le rallongement des vacances de la Toussaint ?" demande Odile Quintin, coprésidente du comité de pilotage de la Conférence sur les rythmes scolaires 2010–2011, dans une tribune sur le raccourcissement des vacances d'été du Figaro du 02/03/2013.

Et est-il impensable que seulement des personnes un peu au fait de leur sujet s'expriment sur les rythmes scolaires ?


* Le « Père-la-morale » ?

Dans une longue interview sur son projet d'enseignement de la « morale laïque » (
), Vincent Peillon nous assène : « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ».

Et les déterminismes induits par le bain permanent dans une société capitaliste et les valeurs (concurrence-compétition, individualisme, mépris de la nature, domination masculine, etc.) qu'elle diffuse, on y pense quand ?


* Fichage, traçage : le changement, c'est pour quand ?

Le CNRBE réaffirme
l’exigence éducative selon laquelle le numérique doit servir les élèves et non les asservir en les repérant au regard de la norme d’employabilité économique.

« Outils de gestion et d’évaluation (...), Base-Elèves et Sconet, Affelnet et la BNIE (Base Nationale Identifiant Elève) entre autres, continuent à
recueillir sans contrôle des données personnelles et scolaires qui seront conservées sur la longue durée, sans garanties d’anonymat et dans une interconnexion possible de tous les fichiers y compris ceux relevant des services sociaux ou de la police. (…) Le constat d’absence de toute protection sérieuse des données collectées et de contrôle par la CNIL est révélateur de l’orientation de la politique éducative dans le sens de la production à grande échelle de ressources humaines sélectionnées et « traçabilisées » au service des employeurs. »
Le CNRBE a claqué la porte d'un des ateliers de concertation sur la refondation de l'école, le 19 septembre dernier. Autant que le fond, la forme prise par cette « Concertation… » était éloquente  :
l’animateur chargé de l’atelier traitant du numérique à l’école n’était autre qu’un représentant du lobby des entreprises de vente à distance (FVAD) et membre du Conseil National du Numérique (CNN) qui ne comprend que des industriels du service informatique.


* Rappel : Impact positif de la réduction des effectifs d'élève par classe

Faut le rappeler quand même alors que le débat s’embrouille tous les jours un peu plus.

C’est une étude de Piketty et Valdenaire, et qui a déjà plusieurs années.

Notre étude, qui mettait en évidence les effets de la taille des classes sur la réussite des élèves, a été mise au pilon en 2006 par Gilles de Robien, alors ministre de l'Education nationale. Tous les résultats avaient pourtant été validés par la DEP (direction de l'évaluation et de la prospective), qui tenait absolument à publier l'étude dans leur collection de référence « Les dossiers de l'éducation nationale ». Ils ont tenu tête au cabinet Robien : les exemplaires papiers ont bien été mis au pilon, mais ils ont publié la version électronique sur le site officiel du ministère.


L’étude est là.


* Progrès en marche. C’est aux Etats-Unis : on arme les profs.

South Dakota to allow armed teachers in schools
The US state of South Dakota has enacted a law allowing school districts to arm teachers and other school staff.
Lire la suite.

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Sucettes à l'ANI

* L’ANI (Accord National Interprofessionnel), une machine à créer des délinquants

L'ANI, cet accord signé par certains syndicats avec le MEDEF, c’est quoi au juste ?
Pas compliqué, pas de grands discours la philosophie est simple :

1er acte : et si on transformait les syndicats en partenaires ? finis les conflits, oubliée la lutte de classe !

2ème acte : et si ces partenaires voulaient bien -dialogue social oblige- (on dit aussi relations sociales apaisées) signer avec le syndicat patronal (pardon le partenaire social Medef) un accord qui permet notamment en période de crise de licencier plus facilement

3ème acte : et si cet accord –soit dit en passant signé uniquement par des syndicats non représentatifs- était transformé en Loi

Voilà un
bel exemple de transformation d'une domination/subordination en processus pseudo démocratique : voilà le tour de passe qui est en train de se jouer sous nos yeux.

Sauf qu'entre temps on est passé d'un accord qui relève du "monde du travail" (donc de rapports de forces entre employeurs et salariés : le Droit du travail reconnaissait il y a peu encore que le rapport salarial était un rapport de subordination), à une loi qui s' inscrit dans un tout autre rapport : celui de l'Etat et du citoyen.

Ainsi un individu mécontent du plan de licenciement de son entreprise ne sera plus un salarié en lutte (avec son employeur) mais un citoyen passible du délit de s'opposer à la loi, un délinquant donc.

Changement politique grave où la loi devient directement l'expression de la domination. Dictature au nom de la loi, la loi comme nouvelle forme de dictature…


* BEP et CAP pour tous. O-BLI-GA-TOIRE !

La proposition de loi la plus stupide du jour (comme le propose ce blog) incontestablement pour Sophie Joissains, sénatrice UMP des Bouches du Rhône (qui n’a trouvé quand même cinq autres sénateurs de son groupe pour co-signer ce texte), loi qui propose un texte “visant à ce que tous les élèves et les étudiants suivant des enseignements théoriques généraux scolaires ou universitaires préparent, parallèlement, une formation diplômante type BEP ou CAP
Cette courte proposition de loi comprend deux articles :

* L’enseignement et les puissances du fric (tentatives pour intimider des intellectuels en

Article 1er

Élèves et étudiants doivent consacrer cinq heures hebdomadaires, en plus de leur enseignement théorique, à la préparation d’un diplôme de type CAP ou BEP.

Article 2

La formation professionnelle doit être suivie dans des établissements d’État et sanctionnée par un diplôme d’État.

Il faut du concret pour calmer ces branleurs d’intellectuels ?



* 12 questions pour la refondation et les rythmes.

Pour ceux qui ne savent toujours pas quoi penser (ou comment aborder les choses), ce syndicat départemental, met en ligne 12 questions pour aborder dans les conseils d’école (et autres réunions), le pb des rythmes et de la refondation.

A vous de trouver les réponses et de voir si la réforme vous satisfait bien...

Les voici :

12q
France)

Instrumentalisation de la justice par les puissances du fric pour terroriser les milieux intellectuels... La justice française vient d'infliger une magistrale gifle judiciaire au patron de Free qui avait fait fouiller l'ordinateur d'un universitaire critique à son égard!

Rappel des faits:
"
INFO OBS. Après les journalistes, le patron de Free s'en prend à un prof d'économie, auteur d'une étude qui lui déplaît. Avec des méthodes surprenantes… :
« Il est 7 heures du matin, le 17 décembre 2012, quand Bruno Deffains, professeur d'économie à l'université de Paris-II Panthéon-Assas, voit débarquer à son domicile de Nancy un huissier et un expert accompagnés de deux policiers. Durant deux heures, ces messieurs passent l'ordinateur de l'universitaire au crible et copient des e¬mails et des fichiers, qui ont été placés sous séquestre. Le professeur d'économie est sous le coup d'une action en justice pour dénigrement. »

Plus d'un millier d'universitaires français et étrangers signent une pétition de soutien à leur collègue.source, et source

"Le patron de Free n'avait pas apprécié les écrits de l'universitaire sur l'arrivée de l'opérateur sur le marché de la téléphonie.
La Justice lui a donné tort sur toute la ligne. "source


* Evaluations nationales : toujours maintenues. Les annales.

Mais un collègue met les les annales en ligne.
C’est là.


* Le coin coin des cathos : soutiens de bons conseils ?

L'ancien  préfet de l'Indre que l'école intégriste de Niherne remerciait de son soutien en 2011 et 2012 pour l'acquisition d'une partie de la base militaire désaffectée de la Martinerie à Chateauroux  (26 hectares de terrains avec bâtiments pour la modique somme de 450.000 €, voire notre article dans Du Fond de la Trompe) peut être considéré comme un expert en matière de bonne et saine finance. source

Autrefois directeur de cabinet d'Alain Carignon à la mairie de Grenoble, Xavier Peneau a en effet vu ses talents récompensés par la justice et, comme le rapporte le Canard enchaîné du 24 novembre 2010,  il a été condamné en 1999 à un an de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour "abus de biens sociaux" et "usage de faux" dans l'affaire du rond-point Alpexpo, avant d'être une nouvelle fois condamné solidairement avec Alain Carignon, à rembourser 253.126 euros aux contribuables de l'Isère plus 51.000 euros d'intérêts, faits qui n'ont pas nui à la réinsertion professionnelle du repris de justice Peneau puisqu'il a été promu en 2003 haut fonctionnaire au ministère de l'Intérieur par Nicolas Sarkozy, qu'il a reçu la légion d'honneur en 2009 et qu'il a été nommé préfet de l'Indre en décembre 2010...

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X peut donc remercier la Providence et ses "soutiens" humains pour la bonne affaire qu'elle a réalisée (c'est-à-dire l'acquisition d'une école comportant une vingtaine de bâtiments sur 26 hectares à 1,71 € le mètre carré  quand on sait que la simple acquisition de terrains par des entreprises revient 7 fois plus cher et quand une construction scolaire neuve peut atteindre un coût 1000 fois plus élevé dans une grande ville du centre...)
canardEnchaine24nov2010


Dans le même temps l’argent coule à flot pour les cathos :

Bien qu'il soit toujours à pleurnicher pour essayer d'obtenir des fonds indus de l’État, l'enseignement catho ne manque pas de ressources et peut même s'offrir d'impressionnantes campagnes de pub dans la presse quotidienne régionale (huit pleines pages de pub sous forme de cahier central dans la NR du 05/03/2013 en Loir-et-cher!)...

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le 25, sinon rien.

* GREVE le 25.

Alors que les directions syndicales hésitent encore pour savoir si elles vont peut-être un jour appeler à la grève pour donner une suite à la journée du 12 février, alors que certaines qui disent non mais qui disent oui font diversion sur une manif (avec bougies) le 6 avril (en plein dans un samedi), les syndicats départementaux du 75, eux affirment leur action pour le lundi 25.
Voici le tract :
paris 25

et en pdf : tract_25-2-13_Sanslele


* Grandes écoles cherchent gros financements (et veulent changer de statut)

Encore une évolution vers la financiarisation avec la bénédiction du gouvernement et de la Cour des comptes.
Les échos.fr. Grandes écoles : un nouveau statut pour lever plus de fonds.
Une quarantaine d'écoles rattachées aux CCI pourront changer de statut.

« Les grandes écoles ont pris tellement d'importance que les chambres de commerce et d'industrie [CCI] ne peuvent plus les tenir en laisse ! » C'est en ces termes qu'un observateur avisé commentait hier le changement qui se profile pour les établissements d'enseignement supérieur rattachés aux chambres de commerce et d'industrie, à l'instar des trois premières écoles françaises de management, HEC, l'Essec ou l'ESCP Europe.
Les grandes écoles consulaires vont pouvoir à l'avenir opter pour un nouveau statut, celui d'établissement d'enseignement supérieur consulaire (EESC). Il est « en cours de création et de finalisation » avec le gouvernement, indique aux « Echos » le président de la CCI Paris Ile-de-France, Pierre-Antoine Gailly. Ce statut ferait des écoles consulaires des sociétés de droit privé, à but non lucratif et ne distribuant pas de dividendes.
HEC, demandeur depuis longtemps, pourrait ainsi acquérir un nouveau statut « début 2014 », estime Pierre-Antoine Gailly. D'autres écoles de management pourraient suivre, comme l'ESCP Europe et l'Essec. Les établissements de Bordeaux, Grenoble, Rennes, Rouen, Reims ou Toulouse sont aussi intéressés ; tout comme l'école parisienne d'ingénieurs Esiee, l'école de cuisine Ferrandi et l'école de l'image Gobelins. Au total, « une quarantaine d'écoles sur toute la France sont potentiellement concernées », indique-t-on à la CCI de Paris Ile-de-France.
Quel est l'enjeu ? La plupart de ces écoles ne sont que des départements des chambres de commerce. Tout au plus certaines ont-elles le statut d'association loi de 1901 et d'autres, rares, celui de sociétés d'économie mixte. Des statuts souvent jugés « inadaptés » par des écoles qui pèsent parfois plus de 10 % du budget de la chambre à laquelle elles sont rattachées. La Cour des comptes a repris l'argument dans son rapport annuel publié le 12 février et la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, partage ce point de vue.


* Les caves se rebiffent ? La FCPE se fissure.

Les parents FCPE du collectif "Prenons le temps pour nos enfants" se désolidarisent de la FCPE nationale.
Lettre ouverte à la FCPE

POUR UNE REFORME DE L’ECOLE
PARCE QUE LA FCPE C’EST (AUSSI) NOUS !


Conseils locaux ou adhérents de la FCPE d’arrondissements parisiens, nous demandons le report de la réforme des rythmes scolaires à Paris.
Nous ne partageons pas le discours de la FCPE à Paris comme sur le plan national à propos de cette réforme.
Oui nous nous sommes battus contre la semaine de 4 jours notamment parce qu’elle supprimait 2 heures de classe remplacées par l’aide personnalisée au détriment des RASED
On nous dit aujourd’hui que la seule chose qui compte est le retour aux 4 jours et demi et qu’on verra plus tard pour le reste ! Mais pour quoi faire ? Du périscolaire ?

La logique comptable du gouvernement précédent n’a pas été modifiée.
Les lourds contenus des programmes non plus
Nos enfants feront leur rentrée 2013 dans des classes surchargées
En quoi la fatigue et le décrochage scolaire vont-ils être résorbés avec parfois plus de 30 enfants par classe ?
Une réforme des rythmes est nécessaire mais elle ne peut réussir indépendamment des moyens qui l’accompagnent. Nous ne partageons pas le choix binaire formulé par les dirigeants de la FCPE qui consisterait entre « attendre que l’école soit parfaite sur le papier » ou se satisfaire de ce qui « se présente ».
Nous ne voulons pas attendre les « autres étapes », alors que dans de nombreuses écoles, il y a déjà tant à faire pour le périscolaire, pour l’accueil des enfants porteurs de handicap, pour les élèves en grande difficulté.
Non seulement il manque des animateurs titularisés et correctement formés mais aussi des ASEM, des AVS, des RASED, des médecins scolaires …
Nous voulons des engagements clairs, en particulier pour un temps périscolaire gratuit de qualité et pour tous les enfants quels que soient leur école et leur quartier.

Nous déplorons le discours de la FCPE mettant en garde les parents contre les réunions proposées par « certains enseignants » et leur visée corporatiste.
Nous contestons un discours qui ne reflète pas la diversité des points de vue
des adhérents et conseils locaux FCPE parisiens, un discours qui attise les tensions entre parents et enseignants, voire entre parents adhérents eux-mêmes.

Nous appelons les parents de la FCPE à se saisir de la mobilisation actuelle, pour permettre au plus grand nombre de parents de comprendre les enjeux de cette réforme, de débattre et d’obtenir pour 2014 les moyens d’une réforme réussie.
Parents FCPE et membres du collectif « Prenons le temps pour nos enfants »


* Dialogue social dans les établissements : raidissements ?

Multiples exemples sur le site du SNES de Lille. Diners de chefs.

* Questions de classe(s) : le site est ouvert

Un nouveau site qui mêle actualités de l’éducation, pédagogie ET lutte des classes. Parce qu’on en parle pas assez de la lutte de classes.

bandeau QdC 1

Il s’agit « un espace alternatif et sans esprit de concurrence au service de tous ceux et celles qui luttent pour changer la société et son école. « Questions de classe(s) », c’est d’abord un site où chacun peut informer, débattre, populariser ses luttes, mutualiser ses pratiques et ses réflexions. « Questions de classe(s) », c’est aussi l’expression d’une démarche collective de mise en commun des points de vue sur l’institution scolaire et plus largement l’éducation, au travers de contributions collectives ou individuelles. »


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