Sarko déçoit déjà

* Certains electeurs de droite semblent en effet déjà un peu déçus de notre beau gouvernment de redressement national.

C'est ainsi que l'on peut lire sur le site, progressiste, S.O.S. Education :
Carte scolaire : le débat de clowns

Si les parents fuient un établissement, ce n’est pas à cause d’un excès ou d’un manque de mixité sociale : c’est parce que le niveau est nul.Un constat aussi simple, évident, pour n’importe quel Français « d’en-bas » est pourtant inaccessible à Xavier Darcos, le nouveau ministre de l’Education, et tous les dirigeants des grands syndicats d’enseignants, responsables de la crise de l’Education nationale.

Ca c'est de l'analyse...


* Toujours sur la carte scolaire, un bilan de certaines expérimentations qui ont été faites. On sait qui on vise (électoralement). On ignore peut-être les contraintes.
Paroles d'un Inspecteur général :

Bernard Toulemonde, ancien inspecteur général et spécialiste du dossier de l'enseignement privé au ministère entre 1981 et 1984.
Bernard Toulemonde connaît bien le dossier: entre
1981 et 1987, il a conduit une expérimentation de l'assouplissement de la carte scolaire dans cinq départements, à la demande d'Alain Savary, ministre (PS) de l'Education à l'époque. Il est apparu dans cette expérimentation - abandonnée depuis - que "seulement" 10% des parents avaient demandé un changement d'établissement et que les principaux demandeurs étaient issus des classes favorisées. "Plusieurs ministres ont voulu ensuite s'attaquer à la carte scolaire", relate M. Toulemonde, mais ils ont vite abandonné l'idée de la réformer en profondeur, pour des raisons financières et toujours d'actualité. Par exemple, choisir son collège implique des réaménagements et des financements: "un collège qui sera très demandé à cause de la désectorisation devra faire des travaux ou assurer les transports scolaires", détaille M. Toulemonde.
De plus,
la sectorisation ne relève plus de l'Etat mais des conseils généraux pour les collèges depuis la loi de décentralisation de 2004. Donc si un département refuse de désectoriser, les autorités ne pourront pas l'y contraindre, assure le spécialiste. (afp 26.05)

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Esprit de défense (es-tu là ?)

Reçu dans les casiers ce matin. Le rectorat d'Orléans-Tours dans sa grande clairvoyance travaille activement sous la houlette d'un inspecteur-chef d'histoire géo (le sous-commandant Leborgne, cela ne s'invente pas) à préparer l'esprit de défense (et d'identité nationale certainement). Voici encore une fois une belle journée de formation au PAF (plan académique de formation).
Voici
l'invitation-convocation pour participer à un stage consacré à :

La guerre électronique et les systèmes de transmission


Nota : tous les troufions-enseignants "concernés par les transmissions et les moyens de guerre électronique sont cordialement invités". Ordre de mission disponible mais sans frais (manquerait plus que ça coûte encore en plus !).

Voici la convocation (lien vers pdf plus lisible)

journee_guerre_electronique


Rompez !

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Interdit de ce Môquet

Voici le sujet d'un des récents articles de l'excellent site du CVUH (Comité de vigilance face aux usages publiques de l'histoire, pour ceux qui ne suivent pas voir là ) . A lire absolument.

Ci-dessous, intro et conclu.

Des usages étatiques de la
lettre de Guy Môquet

Le dernier effet d’annonce de Nicolas Sarkozy, l’injonction de lecture de la lettre de Guy Môquet dans tous les lycées de France, à chaque rentrée scolaire, n’a rien d’étonnant et peut être interprété à travers une double grille de lecture : - le pli désormais pris d’instrumentaliser l’histoire, dans une stratégie d’abord électoraliste, et aujourd’hui présidentielle. - l’appel à une vision de l’école sanctuarisée et dont on renforcerait la mission civique, à charge pour elle de revitaliser le sentiment national.
(...)
Activer le pathos est un procédé pédagogique (et démagogique) très efficace, qui gomme toute complexité ou principe de mise à distance critique. Or, c’est bien une posture de
pédagogue national que la lecture obligatoire de la lettre de Guy Môquet permet à Nicolas Sarkozy d’endosser ; une position plutôt confortable pour policer la jeunesse lycéenne et la mobiliser autour de la vision sacrificielle de la nation et de l’identité nationale que réifie cet usage de l’histoire.

Une citation de Sarko, comme extrait, et à bien garder en mémoire :

« 
Nous ne referons pas l’école de la IIIème République à l’heure d’internet, de la télévision ou du portable. Mais nous pouvons, nous devons en retrouver l’esprit. » (Discours du 23 février 2007 à Perpignan).

Restez vigilant...

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Sarkozy fait bouger les bourses

D'un lecteur du Mammouth déchaîne, qui travaille à la lutte, lui (pas comme d'autre, mais bon ...).
Comment va Acadomia ?

Pas mal, merci. Surtout depuis le 6 mai. C'est ce que l'on peut constater dans cet article de la publication financière INVESTIR (voir ci-dessous + lien vers un fichier pdf).

Pourtant
, Acadomia a connu "plusieurs années de tassement". Ceux qui nous brandissaient la mirifique progression de ces boîtes nous bourraient donc le mou?!? Mais pourquoi donc? Rayez la mention inutile (attention il y a un piège) :
- Pour justifier les zzzindispensables (bien sûr) réformes de l'Éducation nationale incapable de rivaliser?
- Pour justifier les études du soir (double bénèf: c'est l'occasion de flinguer les statuts par la "redéfinition des missions" des profs, et ça assure parallèlement la promo de ces entreprises d'aide aux devoirs) ?
- Pour faire remonter la cote des entreprises victimes du "tassement" (c'est comme pour les sondages: les annonces favorables – bona fide ou bidonnées – font toujours grimper la cote) ?

En tout cas, c'est encore l'occasion d'applaudir le lobbying d'Acadomia, qui s'est offert une campagne de pub radio-télé-gouvernement gratuite!

acadomia

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Au rapport !

*Rencontres avec le sinistre :
Rapport de la FSU :
"Il a , en outre, défendu certaines mesures, notamment la
bivalence. Sur l’ensemble des dossiers éducatifs, en particulier la carte scolaire et l’éducation prioritaire, Xavier Darcos s’est voulu rassurant sur les objectifs, sans donner de précisions sur les modalités. Il a pris ses distances par rapport à l’apprentissage junior sans pour autant en évoquer clairement la suppression. Concernant le service minimum, il a rappelé qu’il s’agissait d’un engagement de Nicolas Sarkozy et indiqué que pour lui l’Education ne pouvait en être exemptée."

Sur les Décrets : La FSU :"Nous attendons le retrait de ce texte, mais cela ne veut pas dire que nous défendons le statu quo. Nous avons dit au ministre que nous étions prêts à travailler", a-t-elle ajouté, faisant référence à la proposition, confirmée par M. Darcos, d'une discussion générale sur la "redéfinition" et la "revalorisation" des métiers enseignants. Cette discussion, selon les indications données par le ministre, commencerait dès juin. (Le Monde)

Darkos vu par le SNALC :
Darcos est resté un prof dans l'âme ! Il est facile d'avoir avec lui un langage commun." Au sortir, mardi 22 mai en début de soirée, de sa première entrevue, "franchement cordiale", avec le nouveau ministre de l'éducation, Bernard Kuntz, président du SNALC, ne cachait pas sa bonne humeur. (Le Monde)

Si vous avez des échos des autres syndicats, c'est gentil de les faire passer. Merci.


* Ce n'est pas exactement
gagnant gagnant, mais Darcos parle de donnant, donnant à propos des réformes qu'il entend faire.

* Sinon,
trouvé sur le site du MEDEF 
Relations école et entreprise

Etablir une passerelle, plus solide que celle qui existe aujourd’hui avec le monde de l’éducation, est pour nous un engagement important, qui nous tient à cœur.  Dans cet esprit nous avons pris deux décisions.


Tout d’abord, nous avons décidé d’engager un plan très pro actif sur la découverte professionnelle dite DP3. Cette option proposée en collège se développe très vite et aujourd’hui la quasi-totalité des collèges souhaitent la proposer à leurs élèves de 3
ème.

Pour que les enseignants puissent offrir quelque chose d’intéressant, il faut que du côté des entreprises et des organisations qui représentent des métiers, nous soyons disponibles,  créatifs  et en mesure de proposer des choses. Nous allons donc mettre en oeuvre un plan d’action  pour favoriser la découverte des métiers, des activités et des lieux professionnels. Nous avons demandé à Henri Lachmann de  porter ce projet



Tout aussi important, et crucial, un autre projet pour lequel je vais certainement m’engager personnellement. Le haut  conseil de l’éducation a fixé un cahier des charges pour le cursus applicable à partir le la rentrée 2007 aux IUFM. Dans ce cahier des charges il est prévu pour tous les élèves un stage d’au moins 3 semaines en entreprises. Il n’est pas questions que les entreprises fassent défaut à cette obligation nouvelle. Il s’agit d’une part d’organiser l’offre de stages pour que les élèves instituteurs n’aient aucun problème à trouver un stage, voire même à choisir celui qui les intéresserait le plus. C’est l’enjeu  quantitatif  qui concerne chaque année les 50 000 élèves des UIFM.


Il y a aussi un enjeu qualitatif. Pas question que ce stage soit un stage « machine à café ». Il faut qu’il permette aux élèves instituteurs le plus rapidement  possible de découvrir le fonctionnement de l’entreprise avec tous ses paramètres : vie intérieures de l’entreprise mais aussi relations avec les clients, les fournisseurs les actionnaires. Dans la réconciliation des Français avec l’entreprise, le rapprochement  avec le monde enseignant est prioritaire. Voilà une occasion pour nous d’être responsables.


*
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Feuille de route

* Puisque vous êtes une bande de fainéants indécrottables (surtout un dont je ne dirai pas le nom pour ne pas faire de peine à un certain Olivier M.) car vous ne m'avez pas résumé le rapport Darcos dont je vous avais donné la ref, j'ai du le faire (pouf, pouf). En voici les 14 principaux points (en fait il s'agit des "recommandation pratiques immédiates" dudit Darcos, p. 29):

1. Une table ronde avant l’été pour redéfinir les ORS (obligations réglementaires de service) des enseignants et pour remplacer les décrets de 1950.
2. Dans l’attente, proposer
un moratoire ou une suspension du décret de Robien du 14 février 2007.
3. Rendre aux professeurs d’EPS qui s’occupent de
l’UNSS les heures supplémentaires rémunérant ce service rendu, s’il est rendu.
4. Simplifier le
système d’accès aux différents corps de professeurs et faciliter l’entrée dans le métier.
5. Créer une
prime de métier.
6. Augmenter le
stock des heures supplémentaires et abroger le décret du 30/07/98 réduisant de 17 % le taux des H.S. par rapport à l’heure normale.
7. Prévoir la rémunération, pour les volontaires, de t
ravaux de soutien scolaire de toute nature.
8. Donner aux enseignants, sous forme d’un « pass », un
accès gratuit à tous les lieux de culture.
9. Repenser les fins de carrières (dernier tiers ou dernier quart) : modulation du service, charges différentes, mobilité, droit à une année sabbatique… 10. Affecter les agrégés conformément à leur statut (lycée, classes préparatoires).
11.
Éviter les premières affectations dans des établissements sensibles, sauf pour les professeurs volontaires.
12. Mettre en œuvre énergiquement la
protection statutaire des fonctionnaires de l’éducation nationale, sur le modèle des fonctionnaires de justice.
13. Garantir dans les établissements et les écoles un
environnement numérique et des lieux de travail équipés et isolés.
14. Les professeurs de France représentent la moitié de la fonction publique. Ils doivent recevoir en plus grand nombre les honneurs de la République, notamment dans les
listes des nominations dans les ordres nationaux.

Tout cela dans une perspective plus longue d'annualisation du temps de cours dû aux élèves et des services des profs afin de facilter des enseignements intensifs par exemple. On y trouve aussi plein d'autres choses (fin de l'inspection entre autre) dont on ne sait ce qu'il veut réellement faire.

Ce devrait être la
feuille de route de notre ministre. Sinon on comprend rien (mais bon, on a dajà vu que les paroles de Sarko étaient a géométrie variable...)
On attend vos réactions (dans Comments)

* Sinon,
1ere sortie de Darcos : le congrès de la PEEP. Ca vous étonne ?

* Enfin,
photo exclusive de Sarko à Brégançon :

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Souvenez-vous

Un rapide rappel sur notre ministre. Informations trouvées ici et là.
Ancien professeur de lettres, inspecteur général de l'Education et directeur de cabinet de François Bayrou au ministère de l'Education, Darcos est le ministre des clôtures : c'est lui qui avait déclenché la polémique en novembre 2002 en proposant d'équiper "les établissements scolaires les plus sensibles de clôtures". Un an plus tard, il avait relancé le débat sur le port de l'uniforme et le vouvoiement à l'école. Il avait également jugé "nécessaire" la loi interdisant le port de signes religieux dans les écoles publiques.
Battu aux élections régionales en tête de la liste UMP en Aquitaine en 2004, cet ancien sénateur a été réélu maire de Périgueux en septembre 2005. Depuis juin 2005, il est ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Comme on le voit il est capable de brillantes idées. Le
Mammouth déchaîné en a déjà parlé du temps de l'ère du grand Ferrylosophe (mais cherchez bien).
Pour suivre
toute l'actualité de ce brillant penseur il va falloir avoir les yeux rivés sur sa bloguitude. C'est là :

Le blog de Darcos : http://xavierdarcos.blogspirit.com/
(allez y découvrir la vie palpitante d'un ambassadeur à l'OCDE)

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Privilégiés

Régulièrement le doux refrain revient de "ces profs qui ne foutent rien et qui n'attendent que les vacances". Donc pour en finir une bonne fois pour toute avec ces conneries, voilà quelques éléments d'argumentation :

* "Ils sont trop bien payés"

a) Comparons avec les cadres A du privé :

En 2002, salaire net mensuel moyen des
- cadres du privé : 3530
- cadres de la fonction publique hors enseignement : 3370 €
- enseignants de la catégorie A : 2303
(Chiffres issus du rapport Darcos, présenté à Nicolas S. avant le 1er tour)


b) Comment a été fixé le salaire d'un prof ? (rappel)

Le temps de travail a été calculé en 1950 en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires (à l’époque le temps de travail théorique est de 40 heures sur 50 semaines). Pourquoi 45 heures alors ? 
Le législateur a tout prévu et cela de deux façons. D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 40, c’est en raison des petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances c'est pour que les élèves se reposent. Le calcul du temps de travail des enseignants a d’abord été annualisé. En enlevant les dites petites vacances on retrouve une moyenne de 40 heures.  

Pour les deux mois d'été, y a-t-il également un péréquation de ce genre. Oui et non, en fait la péréquation a porté sur le salaire. La grille des salaires a été adaptée en fonction de cela. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12. D’où l’idée pas complètement fausse (mais difficilement compréhensible) que  les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances. 

Ainsi, par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000€ par mois il recevra 24 000 € par an, mais pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 par mois.

* "Ils sont toujours absents".

Statistiques officielles publiées par la direction de l'EN, reprises dans le rapport Darcos, présenté à Nicolas S. avant le 1er tour.
Durée moyenne d'arrêt maladie pour les enseignants : 6 jours
Durée moyenne d'arrêt maladie pour les non enseignants : 8 jours.
(et au passage, nombre de jour de formation continue (moyenne aussi) : 3,2 pour les enseignants).

Si quelqu'un connaît les chiffres pour le privé, qu'il les envoie.

* "Ils ne travaillent que 18 heures par semaine" (quand c'est pas 17). Voici les résultat du rapport Roché (officiel) de 1999 :

A lire en complet sur le site du Sénat. Attention tous ces chiffres sont des moyennes annuelles, pas des réalités hebdo.
"Le rapport de la mission interministérielle sur le temps de travail dans l'ensemble de la fonction publique (d'Etat, territoriale et hospitalière), rendu public en février 1999, dresse un état des lieux pour les personnels de l'éducation nationale.
Pour le premier degré, la mission interministérielle s'appuie sur une étude de la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'éducation nationale de janvier 1995, qui évalue la moyenne hebdomadaire des heures d'enseignement du 1er degré à 24 heures, des heures de préparation à 6 heures et des corrections à 3 heures, temps auquel il faut ajouter des activités annexes dont le travail avec les collègues, les surveillances de récréation, de repas, d'études, les activités de soutien et les activités périscolaires. Le temps de travail hors école est plus difficile à chiffrer avec précision. La mission estime toutefois que " la durée annuelle du travail est évaluée à 1.368 heures avec une moyenne hebdomadaire de 38 heures sur les semaines travaillées ". Pour le second degré, le rapport de la mission se fonde sur une étude publiée en 1996. En base annuelle, les temps de travail s'inscrivent, pour 1994, dans une fourchette autour de 1.300 heures (1.241 à 1.324 heures). Pour les agrégés, la répartition du temps de travail hebdomadaire est passée, de 1988 à 1994, de 38 heures 53 à 38 heures 38, pour les certifiés des collèges de 37 heures 20 à 36 heures 47, pour les certifiés de lycées de 42 heures 15 à 39 heures 30, pour les PEGC de 41 heures 11 à 36 heures 52, pour les PLP de 41 heures 48 à 38 heures 18. En moyenne, les enseignants du second degré seraient passés de 40 heures 34 à 38 heures 11. Le rapport estime donc la durée annuelle de travail de ces enseignants à 1.375 heures. "
Et pour ceux qui croient qu'on peut tout réglementer, voici ce que rajoute le même rapport :
"L'évaluation du temps de travail global des enseignants, pour être pertinente, doit tenir compte des tâches consacrées à la préparation des cours, à la correction des copies et au suivi des élèves qui sont des tâches inhérentes à la fonction. Pour des raisons évidentes, elles ne peuvent donner lieu à une réglementation précise, qui permettrait un contrôle direct par l'administration."
Autre statistique de l'EN, en valeur hébdo cette fois :


sources : officielle.

* Enfin, le Capes est toujours ouvert pour tous ceux qui critiquent. Un bon point final :

"Je les aime moi ces mecs du privé qui passent leur temps à déguler sur les profs:Alix,Privilèges Etat...[noms de blogueux, ndlr] eux, ce sont des vrais winners. Eux ils savent ce que c'est que le travail. Eux ils savent ce qu'est la vraie vie. Eux ne se plaignent jamais. Et puis, ils connaissent si bien l'école. C'est qu'ils ont été élèves eux. Alors ils en connaissent un rayon. Oui c'est connu, et ils le savent bien, les profs sont des feignasses. En plus, c'est des tafioles gauchistes. Ils savent pas y faire avec les gosses. Et si les mômes ont des sales notes, c'est qu'ils ont forcément des sales profs. Ah, s'ils étaient à notre place, ça tournerait autrement, pour sûr. Seulement, on les voit pas se pointer pour sauver l'Education Nationale et la France. Pourquoi ils passent pas le CAPES? Ou simplement faire quelques vacations? En plus comme c'est des vrais bosseurs, ils pourraient enseigner plein de disciplines à la fois et la France pourrait réduire les effectifs de ces salauds de fonctionnaires. Alors, amis du privé qui haïssez les profs, en cette période de redressement national, je vous lance un appel solennel: engagez vous dans l'Education Nationale, la France a besoin de vous."Trouvé dans les commentaires d'un blog d'un prof sur Libération.fr. Merci à sharukin.
Nota : Taux de sélectivité des concours enseignants : 5,5 % ; taux de sélectivité des concours hors enseignement : 32 %

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Ministre, ministre

* Retour du temps des luttes.
Certains syndicats attaquent
d'autres négocient déjà. Comme d'habitude...

Le temps de travail des professeurs, priorité des syndicats


Une intersyndicale représentant 99 % de la profession enseignante va demander dans une lettre au prochain ministre de l'Education de se saisir en priorité du dossier sur le temps de travail des professeurs, espérant une réponse "avant début juin", a-t-elle annoncé mardi.
"Notre lettre n'est pas menaçante, nous ne faisons pas de procès d'intention mais il faut que ce dossier soit sa priorité", a expliqué à l'AFP au nom de l'intersyndicale Dominique Thoby du SE-Unsa, en précisant que la lettre était assortie d'une demande d'audience.
Il s'agit très précisément d'"interpeller" le nouveau ministre sur l'"abrogation" des décrets dits Robien - allongeant le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie financière et instaurant leur possible bivalence (enseignement dans deux matières) -, mais aussi
de l'engager à ouvrir "des discussions sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants" et de "rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007".
Composée de la quasi totalité des organisations, de l'extrême gauche à la droite, l'intersyndicale s'est réunie lundi soir pour définir une position commune sur ces sujets après la présidentielle et a prévu de se revoir après avoir rencontré le nouveau ministre.
D'après l'AFP.


*Ca se confirme. DarKos à l'éduc nat. Ou alors Christine Albanel.
Question sera-t-il flanqué d'un Allègre chargé de mission ?

*Sinon, une rumeur qui fait bien rire Mme Bachelot ministre de la Santé et des Sports.

*Et puis, après tout
assez critiqué, des ministres, "y'en a des biens" (sic), c'est comme tout :

(Attention, c'est un peu gras et au début on peut craindre le pire)


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Ministère du civisme

Voilà sans aucun doute un ministère que notre nouveau président ne manquera pas de créer. Educateurs, éducatrices qui ne manquez pas de suivre ce blog-notes, et je pense particulièrement à tous ceux qui ont en charge l'Education civique nationale, allez voir et faites connaître ce site qui encore une fois simplifie les démarches des assujettis sociaux :

Site du ministère du civisme

Plein de cadeaux à gagner...

Les programmes d'enseignement vont changer, notamment ceux d'histoire.
Notre grand président a tracé déjà dans sa grande lucidité,
leurs principales nouvelles orientations. Rappelez-vous :


N'oubliez pas de consulter régulièrement le site de CUVH. http://cvuh.free.fr/
Un autre site à suivre http://sarkostique.over-blog.com/

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Jusqu'où s'arrêtront-ils ?

* Le premier n'a pas fini de nous étonner. Qui ? Le Claude, qui se dit prêt à travailler avec Nicolas.

L'article du monde :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-909491@51-907099,0.html

* La feuille de route de notre futur ministre de l'EN pourrait bien être (sans aucun doute d'ailleurs) le rapport Darcos (et le ministre, ledit Darcos).
En attendant que je vous en donne les meilleurs morceaux (et il y en a qui sont pas mal), allez tout seul le lire à l'adresse suivante (30 pages en .doc, mais c'est vite lu) :

Rapport DarKos


* Enfin, depuis huit jours, Monsieur Propre a retrouvé ses cheveux.
La preuve :


Merci Brave Patrie

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Toujours plus

* Une chronique radiophonique, ce soir, pour changer, celle de Guy Carlier.

En Podcast


* Sinon, pendant qu'on y est, pourquoi pas
trivalent ?


L'original est là http://media.education.gouv.fr/file/81/8/2818.pdf

*Braderie ? Au PT (Parti des travailleurs) on fait ce que l'on peut pour récupérer des fonds.
Allez-voir .

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Formulaire officiel

*À partir de maintenant et désormais,
veuillez utiliser le document suivant pour accompagner toutes vos correspondances officielles.
(Une question subsiste en ces temps de déclaration d'impôts :
cela ouvre-t-il
un droit à une réduction fiscale ?)


Merci F***** et A****

* Il manque cependant une case à ce formulaire : est communiste
Heureusement
P. Desproges nous rappelle l'essentiel pour reconnaître dans la rue ceux qui restent.

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Poésie

* Pour ne pas perdre le moral, ce soir commencez par voir ce petit clip, assez poétique, parabole d'un certain espoir :

Evergreen

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* Piqûre de rappel (I). toujours de la poésie, mais d'un autre genre :

lu dans le projet de Nicolas S. (site u-m-p.org)

"Je m’engage si je suis élu à leur [les enseignants] rendre la considération qui leur est due, à revaloriser leur carrière si dévalorisée depuis un quart de siècle.
Je m’engage à multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies.
Je m’engage à ce que ceux qui voudront travailler davantage puissent gagner plus.
Je m’engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié.
Je m’engage à ce qu’ils soient mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et par conséquent moins isolés.
Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études.
Je veux qu’ils sachent que la révolution de l’école que je souhaite sera d’abord la leur. Elle sera fondée sur sept grands principes : la liberté pédagogique, l’autonomie, l’évaluation, la modulation des moyens en fonction des handicaps des élèves, l’orientation, la deuxième chance et la formation tout au long de la vie.
Dès l’été 2007, j’engagerai les négociations nécessaires pour revaloriser la condition enseignante. On ne peut pas prétendre faire de l’éducation une priorité, si l’on n’est pas capable de donner aux enseignants un statut social convenable. Je le ferai sans démagogie. Les enseignants ont compris que la logique permanente des moyens supplémentaires allait contre leur pouvoir d’achat."
Voici, donc, ce que pourrait être la feuille de route du futur ministre de l'Education nationale (du moins s'il ne fait pas tout le contraire, voir un post précédent).
C'est étonnant comme pour chaque proposition ily a plusieurs interprétations possibles ... Pour les autres propos de Nicolas S. voir ce que j'ai posté .

* Piqûre de rappel (II), pour ceux qui ne s'en remettent pas — on les comprend — dites vous bien que cela n'aurait pas été mieux avec l'autre candidat. Rappelez-vous bien, encore de la poésie :


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Nouveau dialogue social

Représentants syndicaux de tous poils, attention à vous, ça va dialoguer sec avec notre nouveau président.

Voici peut-être un avant goût de La Force de dialogue
de Dark Sarkosy,

guerrier UMPsith.




merci à Mozinor.
Demain on redevient sérieux, on rappellera un certain nombre de points sur notre trop cher nouveau président.

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Prési-danse

Un pas en avant, deux en arrière.
La route est droite et la pente est raide pour certains
... pour d'autres les virages sont secs et les demi-tours nombreux.
Si vous ne l'aviez pas vu avant l'élection...

Montage vidéo réalisé à partir d’extraits de discours
ou interviews mettant en exergue les contradictions du candidat UMP



Pour en finir une bonne fois pour toute avec Sa Sainteté, vous pouvez surfer sur les liens du site suivant (d'où vient la dernière vidéo) :
http://ecotez.free.fr/?204/Melting-pot-presidentiel

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L'Himalaya de la pensée

En attendant de revenir aux considérations de la vraie politique, écoutez plutôt ce docu-fiction. C'est sobre et bien vu même si c'est un peu long (mais allez jusqu'au bout, c'est bien). Attention c'est de la radio.

Nous sommes en 2042. Nicolas S. est mort !



Un grand merci à http://www.sousrealisme.org/

Il faut bien se faire plaisir, surtout aujourd'hui...

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Morceaux choisis

* Je suis fier de vous proposer en exclusivité un extrait du BO de l'Education Nationale de demain (7 mai), premier jour de l'ère Sarkozy, BO relatif aux enseignements musicaux.

Seront désormais appris par coeur, en souvenir d'un glorieux passé national, les morceaux suivants :


Raffarin nous voilà

Le chant des courtisans

Le chant du retour au départ

pour toutes ces belles chansons merci au site de Jacques Deljéhier

* Tenue officielle, uniforme scolaire et fournitures scolaires obligatoires, là :

www.boutique-sarkozy.com



Merci Emmanuel pour le lien

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Dernier jour

Pour célébrer ce qui risque d'être le dernier jour d'une certaine liberté, écoutons et célébrons encore ces beaux chants qui demain (ou ce soir) risquent d'être interdits.

Une belle version de l'Internationale

A moins que vous ne préfériez celle-ci ou encore celle-ci qui nous vient du Japon

A bas l'État policier (pour les nostalgiques de 68)

Ils ont les mains blanches

L'interminttente

Et ...
le 6 mai, vers 21 heures, vous aurez droit
à un avant goût des nouveaux programmes de MUSIQUE.

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Une vraie leçon de politique

* La leçon qu'il nous faut : une bonne manif de droite.
Etonnant. De la poésie dans les slogans. Il n'en manque juste qu'un : "A bas, à bas, le second degré"



*Sinon, ça vous étonne ?


Claude Allègre filmé par France 2 à la sortie du QG de Sarkozy



L'ancien ministre de l'Education nationale de Lionel Jospin, Claude Allègre, a été filmé vendredi par une équipe de France 2 à la sortie du QG de campagne de Nicolas Sarkozy, selon des images diffusées dans le journal de 20 heures.
Sorti par une porte dérobée de l'immeuble parisien, selon France 2, M. Allègre s'est retourné en direction de la caméra pour dire: "je suis venu voir François Fillon, avec qui on fait une interview".
Pourquoi ne pas l'avoir rencontré ailleurs qu'au QG?, interroge le journalite de France 2. "Parce qu'il (ne) pouvait pas", a-t-il répondu.
Selon le commentaire de France 2, il ne s'agissait pas d'un ralliement et l'ancien ministre socialiste avait demandé la discrétion à l'UMP.

Quand on connait l'amour d'Allègre pour Ségo, on sent que le ralliement n'est pas bien loin quand même.Surtout il a l'air bien embêté de voir la caméra. Merci à Patrice pour le lien.

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Discours

* Pour en finir une bonne fois pour toute avec les discours piégés des politiques et en particuliers de Nicolas S. les historiens (enfin) se mettent au boulot pour expliquer, décripter et analyser le pourquoi du comment. C'est du sérieux, avec Noiriel en tête (pour ceux qui ne connaissent pas un socio historien qui étudie les phénomènes migratoires dans l'histoire de France depuis plus de 20 ans).

C'est là : http://cvuh.free.fr/
C'est le comité de vigilence face aux usages publics de l'histoire.
A consulter très régulièrement.

*Enfin une vraie leçon de géographie, histoire, économie, sociologie, développement durable, écologie, biologie, portugais, astronomie, science, ... en 12 minutes 30. A méditer.
Un film brésilen de 1989 et au télé encéphale hautement développé et au pouce préhenseur.

L'île aux fleurs



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politique toujours mais autrement

*Vous n'avez rien à faire ce soir, pas de débat à la télé, et bien détendez-vous en prenant part à la campagne électorale des municipales japonaises. Découvrez une sorte de Schivardi japonais, mais en absurde (ce n'est peut-être pas bien loin de Schivardi donc...).

Un étonnant candidat en tout cas qui expose son programme (pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais la traduc est dessous). Et après tout, il ne dit peut-être pas que des bétises... (comme Schivardi ? )



Kouichi Touyama
est l'un des dix candidat à la mairie de Tokyo. 36 ans, musicien de rue, dissident d'extrême gauche, il sort de deux ans de prison pour sédition.

Chers électeurs, je suis Kouichi Touyama, mes chers compatriotes, ce pays est une abomination.

Les réformes politiques, qu'importe les réformes. Ces choses ne m'intéressent absolument pas. Nos problèmes vont au delà de de toute réformes ou réparations.

Nous n'avons pas d'autre choix que de quitter ce pays.


Détruisez ce pays maintenant! Je n'ai aucune proposition constructive, rien d'autre que la bagarre, la bagarre et tout détruire.


Mes chers compatriotes, je n'ai rien d'autre que du mépris pour vous.

Ce pays sans valeur et son système ne sont supportés par personne d'autre que vous. Pour être précis, une
majorité d'entre vous est mon ennemi.

Je m'adresse à une minorité parmi vous, la minorité de mes compatriotes, le temps est venu de nous lever et nous tenir prêts ensemble. Notre ennemi, la majorité fait selon son bon plaisir, nous, la minorité, avons un dur combat à mener dans la société au dessus de nous.

Minorité de mes compatriotes, si vous croyez que les élections peuvent changer quelque chose vous vous trompez lourdement.

En finalité, les élections ne sont qu'un
festival pour la majorité. Pour nous, la minorité, il n'y a rien de plus stupide. Si vous laissez la majorité décider, bien sur, la majorité va gagner (...)

Je ne peux pas supporter cette persécution de la minorité de mes compatriotes. Vous ne pouvez pas convaincre la majorité. Eux, la majorité, ne nous écouteront pas, nous, la minorité.

Il n'y a pas d'autre choix que de
détruire ce pays sans valeur qu'ils contrôlent. Aucune série de réformes n'y aidera!

Les réformes entreprises sont des réformes pour personne d'autre que la majorité. Nous ne pouvons rien attendre de cela. évidement, nous n'allons pas collaborer.

Nous, la minorité, n'avons aucun
espoir dans un pays comme celui-ci. Nous n'avons qu'un choix, détruire ce pays.

Pour parler franchement, il n'y a pas d'autre choix que de renverser le gouvernement. Chere minorité de mes compatriotes, si vous voulez vous joindre à une
terrifiante conspiration pour renverser le gouvernement, c'est votre chance!

Contactez moi, peut importe si c'est avant ou après les élections, appelez moi. Il va de soit que les mineurs et ceux qui ne résident pas à Tokyo peuvent appeler aussi. Les élections ne signifient rien pour nous, la minorité, de toute façon.

En conclusion, j'ajouterai ceci, si je suis élu ils vont flipper et moi aussi.

Donnez à
Kouichi Touyama votre vote malveillant, donnez votre vote désespéré à Kouichi Touyama, ou ne vous faites pas ch*** à voter. Les élections ne changerons rien de toute façon!

* Sinon, Everland, toujours et encore :

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Ca va déchanter

* Tout d'abord, savez-vous à quoi correspond la très officielle Note de service du 29 décembre 1949 ? (RLR 212-4 et 802-1)

Non ?
Et bien
à la prise en compte des chorales dans le service des professeurs d'éducation musicale.

Et bien ce texte,
vient d'être abrogé par le ministre dans le BO n°16 du 19 avril 2007 relatif à la SIMPLIFICATION ADMINISTRATIVE - Abrogation de circulaires ministérielles et de notes de service (NOR : MENI0700909C - CIRCULAIRE N°2007-080 DU 6-4-2007).

Donc plus de chorale sinon en heures sup.
Normalement on devrait s'en plaindre. Normalement. Connaissant certains de nos collègues musiciens et certaines chorales, et pour plusieurs raisons d'ailleurs, j'ai du mal à m'y astreindre ...

Mais rassurons-nous, dans le texte de la circulaire paru au BO, le ministre nous le dit :
"Dans un souci de bonne gestion et de simplification administrative, j'ai décidé de procéder à l'abrogation d'une série de circulaires et notes de service qui n'ont plus d'application faute de base légale ou réglementaire ou encore dont les dispositions sont totalement obsolètes et désormais sans objet."

* Un avant goût du débat N-S, vu par Everland :



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