Modernisme managerial

Après l’école hors contrat qui s’affiche au sénat (rubrique Du fond de la trompe), après les pistes pour la « recherche de l’efficience » avec la complicité des conseils généraux (pour trouver des suppressions de postes supplémentaires, voir à Ca va saigner encore plus), voici aujourd’hui la quintessence de l’esprit de réforme :

* Projet de transformer les CDI en « learning center ».

Encore une fois, ébouriffant ce PROJET DE CIRCULAIRE sur la politique documentaire des établissements scolaires et mission des professeurs documentalistes.

Il faut instaurer une « dynamique documentaire renouvelée» nous dit-on, « pour mettre en place, en liaison avec la réforme des lycées une pédagogie faisant davantage appel aux recherches personnelles des élèves » et assurer une meilleure « formation » [tiens, on éduque plus on « forme » maintenant ].

Ainsi le CDI de l’établissement, « dans contexte d’accès généralisé au numérique, gagnera à évoluer pour devenir un véritable lieu d’apprentissage (« learning centre »), tête de réseau [toi-même] d’un espace de culture, de documentation, d’information (ECDI). »

L’ensemble du projet de circulaire est làprojet_de_circulaire_professeurs_documentalistes_-_05-05-2010_-v0-1
et on vous le laisse le découvrir tout seul.

Mais vous avez bien retenu le nouveau nom des CDI ?

* Habla frances como una
vaka.fr

Nouvelle campagne de communication gouvernementale pour les "djeuns" : voici le nouveau site pour construire ton parcours d’orientation et te sentir plus à l’aise dans ton bahut.

Et sur Libé.fr : Anne Muxel, chercheuse au Cevipof (le Centre de recherches politiques de Sciences-Po) répond à Libération. "Ce qui me frappe, c’est que Waka n’apparaît pas comme un site du gouvernement, mais comme un site Skyrock : je trouve ça troublant. On est dans cette atmosphère langagière de Skyrock, un ton qui renvoie à la préoccupation des politiques de trouver un mode d’accès aux jeunes. Auprès d’eux, la communication institutionnelle ne marche pas, et ils sont très familiers du numérique, d’Internet, des blogs, des réseaux sociaux, d’un langage SMS simplifié. Du coup, Internet foisonne de blogs politiques à destination des jeunes. (...) C’est un site d’informations pratiques sur la sécurité, la santé, qui touchera le public de Skyrock. Est-ce que c’est bien ou mal, difficile de trancher. Ce n’est pas un site qui va très loin pour l’instant, il n’est pas très fouillé, il relève plus du test qu’on trouve dans les magazines. Il est assez conventionnel et banal par rapport à ce qu’on trouve sur Internet, mais il vient juste d’être lancé, peut-être va-t-il s’améliorer."



* L’exemple Allemand des après-midi consacrés à l’expression culturelle (et sportive). Aujourd’hui la chorale de Garmisch-Partenkirchen (ou presque)

Franchement ça a plus de gueule qu’un cours de mathématiques. En tout cas de quoi valider le livret de compétences pour les rubriques: rythme & voix, cadences & chapeaux, et usage de plantes hallucinogènes à but décoratif, et bien sûr expression corporelle.


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Ca va saigner encore plus [MAJ 2]

Et toujours l’école hors contrat s’affiche au sénat : rubrique Du fond de la trompe.

*
[MAJ2] Les pistes de la « recherche de l’efficience » pour l’EN (2011-2013)

Finalement, jusque là les restrictions dans l’EN c’était de la rigolade. Le pire, sur le terrain, reste à venir.


Mammouth déchainé - On l’avait déjà dit dans ces pages, mais pas de façon aussi précise. Viennent de fuiter du ministère les conditions exactes dans lesquelles se fait depuis l'Etat le serrage budgétaire de tout l'édifice éducation nationale. Serrage non pas pour 2011 mais pour 2011-2013 au moins. Vous en trouverez les modalités exactes dans le diaporama qui se diffuse sur le net ces jours-ci (il est là : PPt_5Mai_Revu_4_05). C'est assez cynique. Il leur faut trouver comment assurer le non remplacement des départs en retraite alors qu'il y a toujours des élèves [faudrait peut-être supprimer les élèves ?]. 

[
MAJ : Circule également d’ autres documents qui exposent clairement la portée des scénarios comptables du gouvernement. Par exemple pour le ministère
« Il s’agit également de recentrer ces personnels sur la politique éducative, d’éviter la dispersion de leur activité au profit d’activités périphériques et de réexaminer le bien-fondé de certaines situations, qui correspondaient à des besoins ponctuels. »
Le café pédagogique met en ligne ce jour l’ensemble des fiches de renseignement produites par le ministère pour étudier la fermeture des établissements, réduire les remplacements, supprimer la scolarité à deux ans et les IDD, supprimer les décharges...C’est là. ]


Pour l'EN les leviers sont clairs (diapo 11, 12) et sont en grande partie
les implications de la fermeture d'établissements (ce que d'ailleurs Darcos avait annoncé il y a plus d'un an, voir ici), mesures qui ne sont pas précisées ici puisqu'elles relèvent des Conseils généraux ou régionaux.
Il s’agit de prévoir :

Augmentation de la taille des classes: relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture de classe , regroupement des structures / augmentation du nombre d’élève par classe

Réduction du besoin de remplacement: réduction du besoin de remplacement, ouverture du vivier de remplacement / réduction du volume des décharges nécessaires, optimisation du rendement des TZR

Baisse de la scolarisation à 2 ans

Sédentarisation des enseignants « hors la classe »: enseignement spécialisé – RASED, coordination/ animation pédagogique, personnels affectés à d’autres fonctions


Intervenants extérieurs/assistants de langue

Ce n'est pas par hasard si en parallèle commencent à fleurir certains propos dans les collectivités locales, dont certaines, nous le disions il y a peu, prévoient de fermer plusieurs établissements à la fois à la rentrée 2011 (5 d’un coup en Indre-et-Loire par exemple).

Ces propos sortent mi-mai, période qui correspond exactement à celle ou l'EN mène une enquête interne auprès de ses acteurs de terrain (chef d'établissement, recteurs ...) pour cadrer l'exercice budgétaire 2011 (diapo 10). Il est clair que vu les compétences croisées de l'Etat et des collectivités locales sur le domaine de l'enseignement que cette « recherche de l'efficience" ne peut se faire que dans une concertation étroite.  

Complémentarité étroite donc avec
des collectivités qui cherchent à faire des économies d’échelle et pour lesquelles la la réduction des dotations constitue un effet d’aubaine. C’est bien là que non seulement les deux politiques se rejoignent, mais surtout sont bien menées conjointement. Ironie du sort (ou hypocrisie générale) quand il s’agit de régions ou de Conseils généraux de gauche.

D’après le calendrier tout est bouclé le 15 juin (diapo 10), date de la synthèse nationale. A cette date les arbitrages seront pris, sans avoir laissé le temps aux acteurs de terrain (parents, profs et sans doute aussi bon nombre d’élus) de comprendre ce qui se passe.

Pour le moment il ne s’agit que de procédures et d’hypothèses de travail mais si ces rapports fuitent c'est qu'il n'y a pas unanimité sur ce point.


* Sarko applique son programme pour l’EN : on ne peut pas dire qu’on ne savait pas.

Programme de Sarkozy en 2007. Les points quinze et vingt-sept sont intéressants :

« Permettre à tous les parents qui le souhaitent de choisir pour leurs enfants un établissement réservant l'après-midi aux activités sportives, culturelles ou associatives. »

« Expérimenter, avec des communes et des enseignants volontaires, une répartition des compétences entre, d'un côté, l'Éducation nationale chargée de " l'école du savoir ", de l'autre côté, la commune chargée de " l'école de la vie " (citoyenneté, culture, sport, activités d'éveil, découverte des métiers...) »


Il y a même quelques nuances qui n’ont pas encore fait l’objet de mesures précises. Cela ne saurait tarder.


* La crise ne touche pas Chatel.

Comme on sait il refuse de baisser son salaire (car il serait aligné sur la grille des fonctionnaires, ah, ah !). Cependant ses dividendes divers, eux, tombent toujours.

Luc Chatel qui, depuis les dernières élections régionales, n'est plus conseiller dans l'assemblée de Champagne-Ardennes mais conserve néanmoins son mandat de maire de Chaumont, va donc pouvoir continuer à arrondir un peu ses fins de mois, son traitement de ministre n'étant que de 14.000 euros mensuels.

On comprend pourquoi les amendements déposés par René Dosière (apparenté socialiste), prévoyant que les ministres qui ont conservé un mandat de maire ou d’élu local ne perçoivent, «au titre de ses mandats locaux, aucune rémunération, aucune indemnité et aucun avantage», aient été repoussés...


* Léger problème à Strasbourg. Mais vraiment léger.

AFP -
Tir à blanc dans un lycée strasbourgeois: peine clémente pour le lycéen

L'adolescent de 16 ans qui avait tiré un coup de feu à blanc sur une enseignante le 31 mars dans un lycée de Strasbourg a été condamné vendredi à
une peine clémente de 15 jours de stage de citoyenneté par le tribunal correctionnel.
Le jeune homme, présent avec ses parents lors de l'audience qui s'est tenue à huis clos, restera également en liberté surveillée jusqu'à sa majorité.
Il a aussi été condamné à verser
1 euro de dommages-intérêts à sa professeur, qui elle aussi s'était déplacée devant le tribunal, et il devra rembourser les frais d'avocat engagés par celle-ci, soit 800 euros.
Il encourait jusqu'à 5 ans de prison.
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Marche et grève

Si la réforme des retraites en vous suffit pas pour vous énerver, voyez comment sous les dorures du Sénat un colloque très officiel prône l’école privée hors contrat : dossier complet dans la rubrique Du fond de la trompe.


* Base-élève de la rigolade, face aux fichiers d’Acadomia ?


La Cnil met en ligne aujourd’hui (c’est ici) un rapport sur les fichiers informatiques de cette institution scolaire. C’est pas triste (d’après le Parisien qui a levé le lièvre, mais voyez le rapport complet c’est édifiant).


Le scandale des fichiers d’Acadomia
« Selon un rapport confidentiel de la Cnil, Acadomia, leader du soutien scolaire, fiche systématiquement son personnel et ses clients. Une atteinte à la vie privée jugée illégale.

Premier reproche : Acadomia, qui suit chaque année quelque 100 000 élèves, n’a pas demandé à la Cnil l’autorisation préalable de constituer des fichiers nominatifs sur les enseignants qui postulent. Or, sa base Sranet (conservée sans limitation de durée, ce qui est illicite) comporte des données sur 52 618 candidats « recrutés », mais aussi sur 179 763 candidats « non recrutés ». Un autre fichier Seanet garde notamment en mémoire les fiches de 131 704 enseignants « démissionnaires » d’Acadomia.

Le deuxième grief, plus inquiétant, revient en filigrane au fil des pages : s’il paraît normal qu’un organisme comme Acadomia tienne à jour des fichiers permettant de connaître les compétences des professeurs ou encore les besoins des élèves, la lecture de ces fiches individuelles laisse pantois. Tel enseignant a été « hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse » , tel autre « pue », un troisième encore est « en liberté surveillée pour affaire de pédophilie »… tous ces commentaires très très privés, reprenant parfois sans les étayer des accusations graves, visent autant les professeurs en question que leur entourage familial (« père en prison », « maman a un cancer de l’utérus »).

Les 350 000 « clients » d’Acadomia,
élèves mais aussi parents, ne sont pas épargnés par ces commentaires sortant largement du cadre d’une relation commerciale efficace. Père estampillé « gros con », mère « raciste », fils « saloperie de gamin »… Parfois clairement injurieux, les propos relevés « portent gravement atteinte à la vie privée des personnes concernées », pointe la Cnil .

Fichiers conservés sans limitation de durée, collecte abusive du numéro NIR de Sécurité sociale
(qui ne devrait être demandé qu’aux enseignants dûment recrutés), constitution d’un fichier de professeurs « interdits » (ce qui est là encore illégal pour des organismes privés), manquement à l’interdiction de collecter des données relatives à la santé (nature des pathologies, etc.), « au vu de la longue liste des faits reprochés, d’autant plus intolérables qu’ils émanent d’une société censée faire de la pédagogie », le président de la Cnil, le sénateur Alex Türk, a décidé de signaler les faits constatés au parquet de Paris le 17 mai. »


* Payer pour avoir le concours.

C’est ça les préparations privées. En voilà une : Forprof (le site).

Il suffit d'aller faire un petit tour sur les forums où s'ébattent les usagers de ces boîtes pour découvrir la monstrueuse supercherie : des devoirs renvoyés par la poste avec une enveloppe timbrée (sinon on n'a pas le corrigé), des oraux à distance par cassette audio (sic!!), et surtout les tarifs annoncés par les pigeons eux-mêmes : 1650 euros la formation au CRPE, pas mal !

Voici comment se structure la propagande :

« Formation continue des professeurs débutants
Stage de prise en main et de gestion de votre première classe du 23 au 27 Août 2010
Vous allez réussir le concours de juin 2010 et, dès le 1 septembre 2010, vous allez vous retrouver devant une classe sans avoir été préparé techniquement à faire ce métier. Or, prendre une classe en main sans formation est difficile, voire risqué. Réussir sa première quinzaine de classe est indispensable pour réussir son année.

Le Centre National ForproF va vous aider à réussir cette première prise de fonction. Pour cela nous allons organiser, pour vous, les
Lauréats du concours de juin, un stage d'été.

Ce stage aura lieu dans toutes les grandes métropoles régionales avec, comme objectifs :
- Acquérir les savoirs et gestes professionnels du Professeur des Ecoles lors de sa prise de fonction (comment gérer les premiers jours ? comment organiser et conduire la première réunion avec les parents ? Les premières séances d'apprentissage, comment les organiser ? Comment s'imposer ? Quelle attitude avoir devant telle ou telle difficulté ?)
- Construire avec les conseils d'un ForproFesseur  votre programmation du premier trimestre.
- Construire les premières séances d'apprentissage pour les 3 premières semaines de la rentrée.

Le travail sera adapté en fonction de votre future première classe: Cycle 1 ou Cycle 2 ou Cycle 3.

Vous aurez la possibilité d'être logé(e) sur place pour un prix très raisonnable lors de 4 nuits.

Nos ForproFesseurs sont des Conseillers Pédagogiques et Maîtres Formateurs, tous praticiens et formateurs d'enseignants du primaire dans l'Education Nationale.

Ref.:  
Stage d'été - ForproF- Premier Poste  (pour plus d'informations nous consulter)
Stage d'accompagnement  et de perfectionnement pédagogique (pendant les vacances de Toussaint, d'hiver et de pâques).
Vous êtes, dans vos trois premières années de classe. La pratique au quotidien vous fait mesurer la difficulté de ce métier. Des stages de 5 jours seront organisés à chaque vacance scolaire pour permettre d'améliorer votre quotidien d'enseignant.
Ref.:  Stages ForproF - Bien vivre sa classe -   Vacances de Toussaint ou d'Hiver ou de Pâques ou d'Eté (nous consulter)
Vous aurez la possibilité d'être logé(e) sur place pour un prix très raisonnable lors de 4 nuits.
Coaching Pédagogique personnalisé:
Vous avez, au quotidien besoin d'être accompagnée et soutenue lors de votre pratique professionnelle. Vous avez besoin d'appeler régulièrement un professionnel qui ne vous juge pas, pour avoir des conseils pratiques et des conseils personnels.

Le Centre National ForproF
peut vous attribuer un Coach pédagogique. Ce sera un ForproFesseur qui est un professionnel ayant plus de 15 ans de pratique personnelle dans le primaire. Cette personne sera consultable directement au quotidien selon vos besoins et attentes. Ce sera votre Coach attitré pour un trimestre ou plus si besoin. »


* Travailler plus pour ne pas être payé. C’est ça le Sarkozysme.

Des enseignants de BTS, non-défrayés en 2009, entament une grève des examens
Le Point - Des enseignants de BTS ont entamé une grève des examens et manifesté mardi à Paris, en marge d'une rencontre à laquelle participait le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, pour réclamer le remboursement de frais qui leurs sont dus depuis la session d'examens 2009.
Ces paiements d'indemnités de jury et ces remboursements de frais de train "peuvent aller jusqu'à 1.500 euros, un mois de salaire pour certains" enseignants, a expliqué à l'AFP Valérie Bourde, professeur d'arts appliqués à l'école Duperré, à Paris.
"Enseignants aujourd'hui, c'est peut-être le seul métier où il faut payer pour aller bosser", a lancé un autre participant, interrompant une cérémonie de remise de prix au Comité national olympique et sportif français (CNOSF)


* Insolite, mais pas drôle ...

AFP -
Il fait manger le mauvais bulletin de notes à son fils: prison avec sursis
Un père a été condamné à deux mois de prison avec sursis mardi par le tribunal correctionnel de Poitiers pour avoir fait manger à son fils collégien son bulletin de notes et l'avoir frappé ensuite, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Le collégien a eu un oeil tuméfié et la lèvre coupée. A son retour en classe, l'établissement scolaire a alerté les services concernés.
Le jeune garçon, après avoir présenté son bulletin de notes, pas bon, a été renvoyé à l'étage dans sa chambre avec un coup de pied aux fesses et en pleurs. Enervé, le père est ensuite monté en chiffonnant le bulletin et l'a fourré dans la bouche de son fils
qui a manqué de s'étouffer, toujours de même source.
Le père, toujours en colère, a alors donné de grosses claques sur le visage du jeune garçon.
A l'audience, le père a déclaré: "Ca se passe mieux. Depuis cette histoire-là, je ne l'ai plus frappé".
Outre les deux mois de prison avec sursis, il devra également payer un euro de dommages et intérêts à son fils.
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Hors contrat

Retour sous les dorures du Sénat pour le colloque en faveur de l’école privée hors contrat : dossier complet dans la rubrique Du fond de la trompe.


* (des)Agrégés

Il paraît que les Agrégés n’ont pas le moral nous dit la riante Société des agrégés.

Qu’ils se rassurent : les contractuels non plus !


* L’éducation nationale reçoit un (beau) prix

Base Elèves et les livrets de compétences « récompensés » d'un Big Brother Awards

"Trois fois nominée, une fois "récompensée", l'Ecole a beaucoup occupé le jury des Big Brother Awards (BBA). Ces oscars dénoncent " les personnes ou institutions qui représentent le mieux la société décrite par George Orwell dans son ouvrage de référence, 1984". L'Education nationale obtient un des oscars pour ses fichiers. "Jamais une administration n’avait accumulé en si peu de temps de nouveaux fichiers nominatifs, de Base élèves (dès 3 ans) au "livret de compétences", en passant par ceux qui "décrochent" du système éducatif", écrit le jury des BBA.


Mais l'Ecole privée est aussi nominée tout comme certaines mairies

Ainsi le groupe scolaire privé Saint-Denis, à Loches est critiqué pour sa vidéosurveillance omniprésente (y compris à l'entrée des toilettes) et un système de prise d'empreintes digitales des élèves à la cantine sans autorisation de la CNIL. A Lons le Saunier, la mairie est nominée pour la pose de caméras qui veillent à la sécurité d'une école hors des heures scolaires. Le jury comprenait des militants des droits de l'Homme (dont Véronique Decker, directrice d'école, Collectif national contre Base élèves). "


* Terre de progrès, les Etats Unis...


Des milliers de lettres de licenciement envoyées aux enseignants aux Etats-Unis

Source - « Des centaines de milliers d'enseignants des établissements solaires publics de tous les Etats-Unis risquent d'être licenciés à la rentrée prochaine.
Face à des déficits budgétaires énormes, les districts scolaires de tout le pays ont envoyé des lettres de préavis aux employés pour les avertir qu'ils ne seront probablement pas repris à la rentrée prochaine. Si c'est une hécatombe en Californie, dans l'Illinois, à New York, dans le Michigan et le New Jersey, pratiquement toutes les régions sont également touchées.
Ces lettres de préavis de licenciement ont été envoyées à 22.000 professeurs en Californie, 17.000 en Illinois, et 15.000 à New York. Les emplois de 8.000 employés des écoles publiques du Michigan, de 6000 dans le New Jersey, et de 5.000 en Oklahoma sont également menacés.
Et ces chiffres vont probablement augmenter dans les mois à venir. Les autorités de l'Illinois annoncent que jusqu'à
20.000 personnels d'éducation pourraient perdre leur emploi dans cet état. En Californie, 4.000 autres personnes pourraient être également licenciées.
Le Secrétaire de l'Education, Arne Duncan, annonçait en début de semaine que
100.000 à 300.000 postes de la fonction publique d'éducation étaient menacés."

Il n’y a pas une loi qui permet la même chose en France ?
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Toujours plus proche de toi...

* Service civique ou pédagogique ? les deux, bien sûr.

Mammouth Déchainé : Encore de quoi supprimer des postes :
Comme suite à la loi du 10 mars 2010 relative au service civique, le ministre de la jeunesse et des solidarités actives, Marc-Philippe Daubresse, qui vient d'installer l'agence du service civique sous la présidence de Martin Hirsh (épaulé par Luc Ferry et Jacques Godfrain),
a confirmé le 19/05 à l'assemblée que Luc Chatel ferait appel à des jeunes volontaires du service civique pour effectuer des actions de soutien scolaire et d'aide individualisée aux études...

Un des principaux rôles du service civique sera donc de servir d'accompagnement et d'ajustement à la politique de suppression de postes dans les services publics...

Le figaro confirme ce soir que les volontaires seront impliqués dans "les relais pour la réussite scolaire, récemment annoncés par Nicolas Sarkozy ».



* Quand un institut pour l’école privée (hors contrat) fait un colloque sous les dorures du Sénat :

Voici ce que certains (dont nous) ont reçu dans leur boite mail, une belle invitation pour aller picorer au Sénat en parlant d’école, dans un colloque organisé par la Fondation pour l’école :



La fondation en question ne cache pas ses ambitions :
Au départ : la rencontre de l’association Créer son école et de créateurs d’écoles


En 2004 naissait l’association Créer son école à l’initiative de parents qui avaient constaté par eux-mêmes les avantages des écoles entièrement libres, et qui avaient souhaité s’engager afin que tous les enfants puissent en bénéficier. Le but de l’association Créer son école était d’aider les parents et les professeurs à fonder et à développer de nouvelles écoles en France.
 
Ces nouvelles écoles sont des indépendantes, qui ne sont pas liées par contrat avec l’Etat. Ce sont des établissements scolaires entièrement libres qui décident de l’instruction et de l’éducation qu’ils transmettent au regard des seuls besoins de leurs élèves. Ils choisissent en toute responsabilité leur méthode, leurs manuels…
 
Aujourd’hui, on compte en France plus de
460  nouvelles écoles (école primaire, collège, lycée) qui scolarisent 47 000 élèves en France. Depuis 2004, il s’ouvre en moyenne 25 écoles supplémentaires par an, portées par des associations à but non lucratif.
 
Une partie de l’équipe de Créer son école, d’une part, et des créateurs d’écoles, d’autre part, a voulu soutenir encore plus  les nouvelles écoles les plus prometteuses.
 
(...) La création d’une fondation reconnue d'utilité publique semblait  le moyen le plus efficace pour concourir au renouveau éducatif  en France par le développement de la liberté scolaire et du pluralisme éducatif. (...)
          
La dotation financière de la Fondation pour l’école a été rassemblée en mars 2007, le dossier juridique déposé dans la foulée et la reconnaissance d’utilité publique obtenue un an après par le décret  du premier ministre du 18 mars  2008, après avis positif du Ministère de l’éducation nationale, du Ministère de l’intérieur et du Conseil d’Etat.
 Le décret a été publié au Journal Officiel de la République française  du 20 mars 2008, date de naissance officielle de la fondation. L’association Créer son école, pour sa part, est devenue l’un des pôles opérationnels de la jeune fondation.

Tout ça est en ligne sur le site de ladite fondation. Ils ne s’en cachent pas le moins du monde. On ne peut pas dire que l’on ne sait pas.
Le Mammouth vous conseille le comité scientifique de ladite fondation
: c’est là .


* Coup de pied aux cultes (ça le mériterait).


"La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte"
(art. 2 de la loi du 9 décembre 1905 dite «de séparation des Eglises et de l'Etat»),
mais les contribuables, eux, financent largement les écoles privées grâce aux montages fiscaux mis en place autour des établissements confessionnels: depuis des années, c'était déjà le cas dans de nombreuses villes grâce à d'ingénieux systèmes de locations de locaux qui permettaient aux écoles de faire passer l'utilisation de ces locaux (mis en location par des associations amies) en frais de fonctionnement, et donc de les faire financer par les collectivités locales en détournant ainsi l'esprit de la loi.

Depuis peu, il est désormais possible aussi, via la Fondation Saint-Matthieu (site ici), reconnue d'utilité publique par décret du 16 février 2010, (JORF n° 041 du 18.02.2010), de faire financer par les contribuables les investissements immobiliers des écoles libres puisque les donateurs se font rembourser une partie de leurs dons par le Trésor Public (réduction de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % du montant des dons des particuliers, dans la limite de 20 % du revenu net imposable).

Et les malheureux assujettis à l'ISF ne sont pas oubliés non plus puisque, selon les dispositions de la loi TEPA,ils peuvent en affecter tout ou partie à cette Fondation dans la limite de 50 000 euros et de 75 % du montant du don...


* Examen de crucifix (suite du post précédent).

MD - Les réactions de la blogosphère catholique-intégriste aux déclarations de Luc Chatel sur la présence inopportune de crucifix dans les centres d'examen (centres prêtés par les établissements cathos dans le cadre des contrats d'association qui les lient au service public et les obligent à en respecter les règles) se font de plus en plus vives, et parfois même violentes.

Ainsi
les intervenants du blog d'e-deo s'en prennent pêle-mêle aux "ordures gouvernementales qui usurpent le pouvoir", à la République, aux francs-maçons, aux instituteurs laïcs, tous responsables des persécutions dont ils se pensent victimes, persécutions d'autant plus intolérables qu'elles seraient le résultat de la plus obscène décadence soixante-huitarde! Et nos pauvres cathos de pleurnicher en s'imaginant obligés de remplacer leurs crucifix par "un distributeur de préservatif ou un poster du Che Guevara"!

Ces propos sont très injustes et tout à fait excessifs, car il est évident que les établissements confessionnels peuvent conserver leur "caractère propre", même lorsqu'ils sont transformés en centres d'examen !

Il leur reste en effet la possibilité tout à fait légale de remplacer les croix chrétiennes par des images pieuses, solution qui offrirait de surcroît l'avantage d'allier à l'anthropologie chrétienne, l'histoire de l'art, l'enseignement du fait religieux et l'éducation sexuelle dans un sain (ou saint?) esprit d'ouverture et de décloisonnement des programmes...

Le Mammouth, leur propose une image pieuse qui aiderait justement à l’édification des masses :


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Jour du seigneur

* Les voix du SNPDEN.

En courageux délateurs, les proviseurs (via leur syndicat) tiennent un blog qui dit tout haut ce qui se passe tout bas. L’info du jour :

« Selon les informations qui circulent, le ministère ne sachant plus où trouver 16.000 nouveaux postes à supprimer à la rentrée 2011 (c’est le chiffre actuellement évoqué), il demanderait aux rectorats de les proposer (spontanément !) eux-mêmes.

Il leur suggèrerait un inventaire « à la Prévert » de possibilités (qui sont aussi un vrai « musée des horreurs ») : augmenter le nombre d’élèves par classe,  supprimer des formations, faire assurer le remplacement par des vacataires, supprimer tous les postes non pourvus, diminuer la scolarisation ou les places aux concours, transférer les précaires à qui veut bien les payer, etc.
Effectivement, on ne voit pas très bien où le ministère peut encore « taper » : le remplacement, c’est fait ; les stagiaires, c’est fait ; il n’y a plus rien à « gratter » dans les collèges, déjà rudement mis à contribution, et le ministère exclut de toucher aux moyens des lycées (un engagement présidentiel)… du moins jusqu’en 2012
. »

Le blog est là.
Quand le management participatif s’applique aussi aux chefs...

* Prières pour la formation :

Quelle rentrée pour l’IUFM de Lyon ? (et les autres qui doivent être dans le même cas)

 
Mammouth déchaîné (de notre envoyée spéciale) - Tandis que les nouveaux master PE (professeur des écoles) sont en passe d’être validés nationalement, la rentrée s’annonce…mal. A Lyon, en tous cas. Jusqu’à présent, seule l’IUFM, récemment rattachée à Lyon 1, assurait la formation publique des PE.

A la rentrée prochaine, en plus de l’université catholique et d’une boite privée, Lyon 2 et Lyon 3 ouvrent un nouveau master : cinq cadres différents proposent donc une formation pour le concours de professeur des écoles. Dans les journaux locaux, l’université catholique fait déjà de la publicité pour sa formation. Il s’agit donc maintenant de recruter des étudiants pour suivre ce master, en se marchant sur les pieds, y compris entre universités publiques.

Et la concurrence ne fait que commencer ! L’année prochaine, les étudiants choisiront leurs cadres de formation en fonction des résultats des diverses institutions…Que restera-t-il de l’IUFM dans ces conditions ? Un de ses atouts majeurs était la didactique et la pédagogie. Le concours PE de l’an prochain qui a lieu en septembre, dorénavant, n’intègre plus ces questions au concours. Il ne pourra plus faire valoir cet atout pour de futurs enseignants, mais, a quoi bon puisque ce qui leur importe dans un premier temps c’est d’avoir le concours. Par ailleurs, que vont devenir les petits cadres de formations rattachés à l’IUFM comme Bourg-en-Bresse ? En l’état, encore aucune information sur le sujet…

La mort annoncée des IUFM et de la formation des enseignants est en marche. LEs formateurs cherchent désormais des heures par-ci par-là pour subsister…un temps : jusqu'à quand ? Dans quelles conditions ?

A l’IUFM de Lyon, c’est donc la démoralisation qui domine. Le mouvement très puissant de l’année dernière et les multiples initiatives de cette année n’ont pas abouti. On y espére donc que la rentrée soit une telle empoignade que le ras-le-bol soit, enfin, largement dépassé dans l’éducation nationale pour qu’un mouvement de grève important se relance entrainant tant les personnels que les étudiants et les lycéens.


* Pardonnez-lui ses offenses :

Mammouth Déchaîné - Il y a peu, les cathos voulaient déjà faire taire l'historien de l'éducation Claude Lelièvre (souvenez-vous) parce qu'il avait l'aplomb de se demander si les établissements privés sous contrat allaient dispenser une "éducation sexuelle spécifique": il se permettait en effet d'ironiser sur le fait que "pour la première fois de son histoire, l’enseignement catholique [avait] promulgué le 16 avril un document consacré à  «l’éducation affective, relationnelle et sexuelle dans les établissements catholiques d’enseignement»"! (c’était là).

Eh bien, le mécréant va maintenant mériter l'excommunication, car non content de les avoir fâchés, le voilà qui récidive en publiant un nouveau texte où il reproche cette fois à l'enseignement catholique de promouvoir une "
éducation sexuelle très orientée", affirmant que "c'est particulièrement patent pour tout ce qui concerne l'homosexualité" et se demandant même si "cette orientation prise par l'enseignement catholique en matière d'éducation sexuelle est compatible avec celle recommandée par l'Education nationale depuis le début des années 2000." (C’est là)


* Abomination !

MD - Les pauvres cathos vont de déception en déception en ce moment : apprenant que le député Bataille avait osé interroger le ministre sur la présence inopportune de crucifix dans les centres d'examen prêtés par les établissements cathos, ils ont cru pouvoir lui faire la leçon :
"
Les documents d'organisation du bac (Bac info émanant du SIEC) précisent que la loi sur les symboles religieux à l'école ne s'applique pas aux centres d'examen...il faut se renseigner monsieur le Député." ()

Las! Les Frères des Ecoles Chrétiennes auraient dû, en effet, se renseigner mieux, car les voix du SIEC [Service interacadémique des examens et concours] n'allaient pas cette année leur apporter la rédemption souhaitée et il leur a fallu déchanter quelques jours plus tard en découvrant l'horrible vérité (déjà révélée dès le 05/05/2010 par Le Mammouth Déchaîné)!
"
Luc Chatel exige que les crucifix soient retirés des établissements catholiques sous contrat durant la session 2010 du Bac" Et toc.

Mais les cathos n’ont pas dit leur dernier mot. Ceux de "Riposte catholique" veulent engager une épreuve de force avec le ministre et veulent créer des incidents dans les centres d'examen: selon eux, l'État ne serait "pas en position d’exiger le retrait des crucifix des établissements catholiques sous contrat… Aux catholiques de ne pas céder !



* L’au-delà (de la loi). Ecole privée mais pas de moyens.

Selon une information de Claude BARRATIER, les maires versent bien plus de fric aux écoles privées que la loi ne le prévoit !
Une affaire soulevée par Sauvons L’école, à recommander.

Petit historique:

" 1985: une circulaire donne la liste des dépenses à prendre obligatoirement  en compte pour verser une contribution à l'école privée sous contrat d’association.

2005: une nouvelle circulaire (complémentaire de la circulaire 1985) multiplie la dépense par 2,5

2007: une circulaire divise la dépense exigée en 2005 par 2, alors que la circulaire 2005 est annulée pour illégalité

2010: la circulaire 2007 est à son tour annulée, car liée à l'article 89 cassé par le conseil d’Etat.

On revient donc à la seule circulaire en vigueur: 1985.

Conclusion, la plupart des  maires payent probablement trop à l'école privée ! D’autant plus que très nombreux ils en étaient même restés à la circulaire 2005 pourtant annulée en 2007.

D’ou cet appel aux Maires et Conseillers municipaux est donc lancé par le Collectif pour la Défense de l'Ecole Publique de proximité, rappelant la loi et invitant à ne payer (aux frais du contribuable) que ce qui est dû à l'école privée, appel lancé par un conseiller municipale d’une petite localité de Bourgogne (qui doit s’y connaitre en vin de messe). C’est là.


D'ici à ce qu'une troupe impie de contribuables mécréants se lève et brandisse les lois et textes réglementaires comme des armes pour raviver la guerre scolaire en tentant de mettre fin aux subventions inutilement gonflées...


* On ne saurait finir par une vidéo de bon goût. Jesus Christ The Musical

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Manque de classes

Retour de la vidéo de la fin (à la fin). Inoubliable, et pourtant vous l’aviez oublié (j’en suis sûr).


* Profs des écoles : appel à recyclage
, ou l’invention du prof des écoles biodégradable.

Mammouth Déchaîné - Avec la réorganisation des concours, les nouveaux lauréats auront un service complet et devront, nous dit on, être principalement affectés dans des villes universitaires ou des villes reliées facilement aux lieux de formation.
Cela ne va pas sans générer un manque de place chronique dans ces villes, et pour faire de la place l’administration est prête à tout. En fait s’offrent à elle plusieurs solutions. Aujourd’hui le cas des professeurs des écoles.


L’administration vous offre la possibilité de diversifier vos compétences (quelle chance !)
La première est de demander aux titulaires de postes, déjà en place donc, de gentilment partir. Une circulaire nous apprend en effet que l’administration :
«  souhaite pouvoir proposer [aux néotitulaires, les fonstags] des classes qui seraient provisoirement libérées par des enseignants titulaires de leur poste et désireux de diversifier pour une année scolaire leur expérience professionnelle».
Pour cela « Les enseignants intéressés doivent être titulaires d’une classe dans l’une des communes précitées et exercer sur un niveau autre que le CP et le CM2. »
Partir où ? La même circulaire précise qu’ils seront « nommés en délégation sur des postes ZIL ou brigade en surnombre, éventuellement en enseignement langues vivantes, ou dans un établissement spécialisé ». Appel donc à bénéficier des joies de la précarité. Voici donc comment présenter l’adaptabilité comme une chance de diversifier son expérience. Gestion des ressources humaines : France Télécom, sors de ce corps....

Toujours mieux : le changement de corps

L’inspection d’académie n’est pas en manque d’imagination. Si ils ne veulent pas faire des remplacements, ils n’ont qu’à aller dans le secondaire ! Le BO par une circulaire du 8 mai 2008, permet le détachement de tout fonctionnaire dans le corps des personnels enseignants. Cela commence donc par des glissements internes.
Ainsi, certains inspecteurs d’académie informent
«  de la possibilité qui [...] est désormais offerte de solliciter un détachement dans le corps enseignants du second degré à tout moment de l’année.
Les maîtres devront pouvoir justifier d’un des titres ou diplômes requis des candidats aux concours externes de recrutement des personnels du second degré à tout moment de l’année. Le détachement sera prononcé dans un premier temps pour une période d’un an. Les intéressés seront alors affectés à titre provisoire et bénéficieront d’actions de formation et d’un dispositif d’accompagnement.
A l’issue de cette période, après avis favorable des corps d’inspections pédagogiques compétents, le détachement dans les corps des personnels enseignants du second degré sera renouvelé pour une période complémentaire de quatre ans. Les agents seront alors affectés à titre définitif après participation au mouvement intra-académique. Balancés à n’importe quel moment de l’année, ils auront donc droit à une bonne inspection pour confirmer leur (in)capacité à enseigner.


Passer de la maternelle à la terminale, cela devient donc possible.
Une belle flexibilité là aussi. C’est curieux de voir avec quelle légèreté on traite la formation initiale, les concours (qui de ce fait se justifient de moins en moins), sacrifiés donc au passage. Une licence suffit. Bref, c’est la gestion de flux d’enseignants, version 2010. Voici aussi une façon de combler des départs en retraites massifs dans le secondaire, sans augmenter le nombre de postes aux concours, et en vidant les surplus (hypothétiques) du primaire.

La vérole va-t-elle se jeter sur le bas clergé ?
Une fois encore il suffirait que personne n’en veuille pour que cela ne fonctionne pas (comme les HSA, la réforme du lycée, les évaluations...). Certains collègues du primaire pensent déjà que l’appel d’air va en aspirer plus d’un, tellement certains sont mal traités. On peut penser aux ex-RASED, poussés vers la sortie depuis plus de deux ans désormais. Il en reste encore 6000 ? Plus pour longtemps et on leur offre un départ « par le haut »... Vraiment ?

L’original, qui nous vient du 37 (toujours aussi forts ceux-là), est là :

Détachement PE second degré

* Sujets 0 de la nouvelle épreuve des concours « agir en fonctionnaire de l’État » 

Extrait d’un des sujets. Question : en gros les profs peuvent-ils refuser d’obéir au conseil pédagogique ?


Thème : exercice de la liberté pédagogique
Référence à l’arrêté du 19/12/2006 :
«
Il exerce sa liberté et sa responsabilité pédagogique dans le cadre des obligations réglementaires et des textes officiels » « Connaissance du rôle des différents conseils... »
** *

Situation :
Dans un lycée de l’académie de Z, sur proposition du conseil pédagogique, le conseil d’administration a adopté pour l’année scolaire suivante un mode d’organisation de l’aide individualisée en seconde sur 27 semaines avec une mise en parallèle de deux classes afin de diversifier davantage et de mieux cibler les aides apportées aux élèves en difficulté.
Deux professeurs de mathématiques qui depuis plusieurs années conduisaient dans leurs classes respectives les séances d’aide individualisée considèrent que cette organisation porte atteinte à leur liberté pédagogique, notamment en raison de son impact sur la complémentarité entre le travail en classe entière et le travail en formation plus restreinte.
Ils disent ne pas se sentir liés par les orientations proposées par le conseil pédagogique et par les décisions d’organisation votées au conseil d’administration
** *

Questions :
- Comment analyser vous cette situation ? - Pensez-vous qu’un choix du conseil pédagogique ou du conseil d’administration peut s’imposer aux options pédagogiques individuelles d’un professeur ? - Quel est le champ précis d’exercice de liberté pédagogique ? - Sur quelles références législatives et réglementaires s’appuyer pour analyser cette situation - Dans une situation d’options différentes voire de désaccords en matière d’organisation des enseignements et de répartition des services, quels sont les compétences du conseil d’enseignement, du conseil pédagogique, du conseil d’administration, du chef d’établissement ?
Quelques pistes de réponses attendues :
- Les responsabilités des enseignants et l’exercice de la liberté pédagogique (livre IX du Code de l’éducation, partie législative, articles L.912-1 et L.912-1-1 (qui reprend l’article 48 de la loi du 23 avril 2005). - Les bases de l’organisation administrative des EPLE et les compétences des différents instances : livre IV du Code de l’éducation et notamment les articles relatifs aux rôles des différents conseils et instances dans la mise en œuvre de l’autonomie pédagogique et éducative des établissements (L.421-2 à L. 421-5).



Tous les sujets 0 sont là :
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* La solution numérique.

Message reçu d’une mission académique TICE

« TICE et égalité des chances

L'usage du numérique à l'École est un levier majeur pour donner à chacun sa chance de s'intégrer et réussir dans la société de demain. (cf. rapport Fourgous, 2010)

Les environnements numériques peuvent aider, notamment, à la mise en place des dispositifs d'accompagnement et au développement de l'approche par compétences.
Les 2èmes Rencontres TICE le montreront à travers les stands des disciplines et des partenaires, le stand de la mission académique TICE, les tables rondes et les ateliers.

Vous souhaitez partager une activité mise en œuvre avec succès dans votre école, votre établissement ? Participez aux « Classes Numériques » ! « 


no comment.


* la réduction des vacances inquiète... les élèves.
Libé. -
A Cahors, une manif spontanée contre la réduction des vacances d'été
Une centaine de lycéens et collégiens de Cahors ont manifesté spontanément lundi contre le spectre d’une réduction de leurs vacances d’été, manifestation inspirée par des discussions sur Facebook et organisée par SMS, a constaté un correspondant de l’AFP.
Les manifestants, sans banderoles, sont partis du collège Gambetta à l’initiative d’élèves de 4e et 3e, et se sont renforcés en passant devant les lycées Gaston Monnerville et Clément Marot. Ils ont ensuite parcouru le centre-ville en scandant des slogans hostiles au président de la République, comme «Sarko va nous prendre un mois de vacances», ou carrément injurieux.
Ils se sont dispersés sans incident à la mi-journée.
Ils relayaient l’émoi exprimé dans Facebook devant l’éventualité d’une réduction des vacances scolaires.

Facebook, émoi, émoi, émoi.


* Vidéo de la fin : leçon de réussite adressée à tous ces petits cons qui ne font rien en classe. Séquence années 80, vous l’aviez certainement oublié celle-là. Un beau Nanar.



Une sorte de forme préhistorique de coaching...

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Fermetures annoncées d'établissements scolaires

* Fermeture de 5 collèges dans le même département. Qui dit mieux ?


X. Darcos, Paris Match.com du 27.08.08 : « Les établissements qui perdent des élèves conservent leurs moyens : ils ont ainsi des classes moins chargées. Si un collège perd tous ses effectifs, il fermera. Mais c’est très loin d’être le cas. [...] ». (on en parlait déjà sur le Mammouth, souvenez-vous)

Quand la preuve, en images, dépasse même les prévisions les plus optimistes...


Mammouth déchaîné — La Nouvelle république du Centre ouest nous apprenait au milieu de la semaine dernière (exactement ou encore et ) que le Conseil Général de l’Indre-et-Loire allait fermer 5 à 6 établissements scolaires du second degré dans le département. Opération à hauts risques. La présidente du CG, la socialiste Claude Roiron, parle de mesures « d’économies d’échelle », qui semblent faire, d’après ses déclarations, consensus au sein du CG.

Il en allait donc ainsi face au désengagement de l’Etat ? Le bon prétexte...

Depuis, les choses se précisent. Sur l’agglomération de Tours, des collèges sont particulièrement visés :
deux collèges de ZEP (on dit désormais Ambition réussite). Deux petits établissements qui accueillent une population particulièrement fragilisée il est vrai, et qui connaissent une absence de mixité sociale.
Absence organisée par une politique sociale particulièrement mal gérée par la droite comme par la gauche. A Tours, le premier collège est au coeur du
quartier du Sanitas, composé à 100 % de logements sociaux (9000 habitants aujourd’hui), inauguré l’année ou Jean Royer accède à la mairie (1959). Le second à Saint-Pierre-des-Corps, ville communiste depuis 1920, au coeur de la Rabaterie, quartier qui lui aussi résulte de l’urbanisme si en vogue dans les années 60 et 70, où vit là encore une population particulièrement défavorisée.

La suppression de la carte scolaire, comme effet d’aubaine ?

Libération reprend aujourd’hui l’argumentaire de la présidente du Conseil général pour justifier ces fermetures : les nécessaires économies et surtout la réduction des effectifs, inexorable. Enfin, inexorable surtout depuis l’assouplissement de la carte scolaire (mesure Darcos) qui fait que les classes moyennes - d’ou sortaient les élèves les meilleurs - fuient, malgré des taux de réussite au Brevet qui (au Sanitas au moins) restent honorables. Voilà ce qui offre une opportunité inattendue pour justifier des » réductions d’échelle ».
Tant pis si les populations concernées devront désormais se déplacer pour être scolarisées : le Conseil général paiera bien une obole pour financer ces déplacements. Prendra-t-il en charge toute la carte de bus ?

Transformer le mal en bien

Mieux encore pour le Conseil Général, voici
l’occasion rêvée pour mener une campagne contre la ghettoisation de ces quartiers. La fermeture est un outil pour casser le ghetto. Mais pourra-t-elle faire autre chose que cacher le bouton purulent où s’exprime la fièvre de ghetto ? En tout cas la campagne est lancée, sur le dos de ceux qui y vivent. Encore en faudra-t-il pour les socialistes en capitaliser le profit.
Voici donc comment
faire de mauvaise fortune bon coeur (comprendre : de la bonne propagande) : transformer une réduction organisée des moyens en une politique active en faveur d’une (certaine) idée de la mixité sociale.

L’Indre-et-Loire constitue-t-il un laboratoire d’essai ?

La même question se pose certainement dans d’autres départements. Le désengagement de l’Etat en est-il le responsable ? Curieusement la même idée a été formulée il y a plus de six ans, alors que LOLF et RGPP n’étaient pas d’actualité et que les financements étaient toujours bien là.

Ironie du sort : le Conseil général était à ce moment là dirigé par une majorité de droite. Toute la gauche s’était alors mobilisée contre ces mesures de fermeture jugées proches de l’injustice sociale.

Il faut dire que la présidente du Conseil général de l’Indre-et-Loire connaît bien le système éducatif :




* Face au certificat de bonne conduite, désormais nécessaire pour devenir enseignant, les syndicats divergent (et dix verges, c’est énorme...)

La nouvelle épreuve "Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable" (et biodégradable ?) imposée aux concours enseignants, commence un peu à faire des vagues. On parle d’inquisition morale, pour ne pas dire de néo-servitude. Un blog de libé revient dessus. C’est là.

Les syndicats sont loin d’être d’accords. Normal, c’est certains d’entre eux qui l’ont demandé. En particulier le SE-UNSA, qui en est fier :

« Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ».
Pour le SE-UNSA, il est primordial qu’un futur enseignant ait une idée de ce qu’est un fonctionnaire, quelles sont les contraintes du statut et les droits dont on dispose.
« 


* Toujours plus moderne :

Facebook déclenche une bagarre géante entre collégiens à Rochefort

L’info est là, et les flics sont débordés.

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Doux Jésus

Nouveaux programmes de Premières et Terminales en ligne ici.

[MAJ] le mot est lâché par le président de la République : « la possiblité pour les chefs d'établissements réputés violents de choisir eux-mêmes leurs enseignants » (AFP)
C’est ce que l’on appelle de la violence d’Etat contre le service public sans doute.


* La croix et la bannière (le retour)


Mammouth Déchaîné - A l'heure où on assiste à une montée des inquiétudes et des mécontentements dans la population face à la gestion de la crise (casse des services publics, retraites, bouclier fiscal, etc.) et où l'exemple grec fait craindre une recrudescence possible des manifestations, ordre a été donné d'éviter tout conflit inutile avec les enseignants en ce mois de mai.

Ainsi, alors que l'an passé, notre haute administration, par la voix du SIEC (Service interacadémique des examens et concours), opposait une fin de non-recevoir aux protestations concernant la présence de crucifix dans des centres d'examen,
souvenez -vous.

Cette année, c'est le ministre lui-même qui, en réponse à un député, annonce que les établissements cathos devront retirer les symboles religieux des salles de classe pour servir de centres d'examen.


Grimaces du ministre pendant la question du député Bataille (et brouhaha de la droite scandalisée par la question du diabolique député).


Réponse du ministre sur le site de l’Assemblée nationale (
c-a-d. ici). Luc Chatel, il est vrai, n'avait guère le choix, dans la mesure où l'administration s'attendait à faire face à des dépôts de plaintes : un autre pays en effet, l'Italie, a déjà été condamné devant les institutions européennes pour des faits similaires ...


*
le capitalisme moral est né et Chatel est son héraut !

Leçon d'économie et de solidarité européenne pour le nouveau programme du lycée. Châtel dixit (c’est là):

"La France doit emprunter aujourd'hui aux alentours de 2 ou 3 %, a souligné M. Chatel, alors qu'elle va prêter à la Grèce à un taux de 5%.
C'est pas le métier de la France, des Etats de prêter de l'argent. Nous le faisons parce que aujourd'hui sur les marchés la Grèce ne trouve pas son salut et ne trouve pas à se financer, donc nous faisons preuve de solidarité", a insisté le porte-parole."

Vive l'Europe!


* Clis trop chères

Le télégramme - Des sénateurs interpellent l'inspection d'académie


Trois sénateurs socialistes du Finistère, Maryvonne Blondin, François Marc et Jean-LucFichet, ont récemment interpellé l'inspection d'académie à la suite de l'annonce de fermeture de trois Classes d'inclusion scolaire (Clis) dans le Finistère. Les trois sénateurs rappellent que l'un des objets de la loi du 11février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, vise à renforcer les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés. Selon eux, «cette décision de fermeture, outre le fait qu'elle impose des conditions pénalisantes pour les familles, ne prend pas suffisamment en compte les difficultés d'adaptation scolaire de ces enfants. Et contribue à la surcharge des classes ordinaires». Les trois sénateurs souhaitent que la décision puisse être réexaminée.

L'effectif maximal dans ces classes étant de douze enfants (porteurs de handicap), la solution a été jugée inopportune. Un dispositif aussi coûteux était en effet inadmissible à l'heure de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et du bouclier fiscal !


* En effet, il n’y a pas de petites économies :

Les stagiaires en travail social ne seront plus payés

Le ministère du Travail a indiqué hier vouloir "faire inscrire rapidement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale" le texte voté sur la non-gratification des stages des élèves éducateurs et assistantes sociales (417 euros par mois depuis 2009).

Le projet de loi empêcherait aux travailleurs sociaux d'obtenir cette gratification. Un rapport commandé par le ministère du Travail à l'Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) et l'Inspection générale des Affaires de l'Éducation nationale et de la Recherche (IGANER) doit être rendu avant l'été à Éric Woerth qui estime qu'il y urgence à agir.  "La proposition de loi vise à répondre à une situation qui pose potentiellement problème aujourd'hui à plus de 17 000 étudiants (sur 61 000) qui ne peuvent pas valider leur diplôme faute de stage et ne peuvent pas attendre".

L'Unef et Génération Précaire, de même que l'opposition socialiste estiment que le gouvernement devrait débloquer les fonds manquants pour sécuriser le financement de la gratification. Ce projet de loi permettrait d'économiser 20 millions d'euros.


* Quand l’E.N. prend l’eau, lui, il nage :

Yahoo.com - Finistère, France - Un homme, professeur dans un collège situé sur l'île de Batz, a tenté de rallier le continent à l'île à la nage, en signe de protestation contre le non-remboursement de ses frais de déplacement.

Julien Marzin a 32 ans, et voilà plusieurs années qu'il enseigne l'EPS (Education physique et sportive), les SVT (Sciences et vie de la Terre) ainsi que l'art plastique dans un collège situé sur une île bretonne, et cela, quatre jours par semaine. Depuis plusieurs mois, ses frais de déplacement ne lui sont plus remboursés, et c'est pour protester contre cela que l'homme s'est muni d'une combinaison et de palmes afin de rallier à la nage le continent et l'île de Batz où il enseigne, pour faire savoir son mécontentement. La distance séparant les deux terres est de 1.8 kilomètre, et en raison de vagues et d'un vent défavorable, sa tentative n'a pas abouti.L'homme a tout de même déclaré à l'AFP : "C'est une question individuelle qui représente une détresse collective au sein du collège des Iles du Ponant". De son côté, l'inspection académique du Finistère a assuré à l'Agence France Presse que le non-paiement des frais de déplacement était dû à un bug dans un système informatique récemment mis en place.

* Vidéo de la fin. La crise financière toujours. Allez vous faire réguler. Les VOLO un groupe à vraiment découvrir si vous ne le connaissez pas.

Leur site là .


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Ambiance

Après un 1er mai morose :

*Retraites des fonctionnaires: le désengagement de l'Etat est déjà à l'œuvre.

Ce désengagement se traduit dans les faits par la création d'une caisse spéciale unique, ayant le statut "d'opérateur public" et chargée de la liquidation des retraites de tous les fonctionnaires et agents de l'Etat.
cf. Décret n°
2009-1052 du 26 août 2009 portant création du service des retraites de l’Etat


Pour mémoire,
les opérateurs publics sont la nouvelle dénomination octroyée à certains services publics une fois que ceux-ci ont été attaqués et réorganisés au nom de la RGPP (comme Pôle emploi par exemple...). Et ce n'est pas seulement une question de mots: les opérateurs publics sont juridiquement des organismes distincts de l’État (ils ont la personnalité morale), même s'ils travaillent sous sa tutelle.

Ainsi donc, grâce à ce statut, l'obligation pour l'Etat de payer les retraites des fonctionnaires tend à ne plus être exactement ce qu'elle était, et il serait sans doute beaucoup plus facile aussi de baisser les retraites en cas de besoin...
http://www.performance-publique.gouv.fr/le-budget-et-les-comptes-de-letat/approfondir/les-operateurs-de-letat.html


* Décrocheurs décrochés et absents.

La communication gouvernementale su prend les pieds dans les chiffres des absents. Pas simple de s’y retrouver. Et si c’était fait exprès ?

Voir là . Mais il semble que pour arriver à 7 % d’absentéisme on a pris en compte les jours manqués par les élèves pour faits de grèves, manifestations et blocus (surtout dans l'enseignement professionnel).... C’est là.

La proposition de loi Ciotti sur les absents
est en ligne là.


* Suppression de filières à l’Université. Exemple anglais.


Tard dans la soirée du lundi 26 avril, les professeurs du département de philosophie à l’Université Middlesex à Londres ont été informés que la direction de l’Université s’apprêtait à fermer tous les enseignements en philosophie : undergraduate, postgraduate et MPhil/PhD [qui correspondent à nos enseignements de la licence au doctorat].

La philosophie est la discipline la mieux évaluée à l’université Middlesex, puisque 65% de ses activités de recherche sont jugés « à l’avant-garde de la recherche au niveau mondial » et reconnues comme « excellentes sur le plan international » dans le dernier rapport d’évaluation du gouvernement britannique.

Ce département est maintenant largement reconnu comme l’un des centres les plus importants pour l’étude de la philosophie moderne et contemporaine européenne partout dans le monde anglo-saxon. La renommée de ses enseignements en master en philosophie s’est affirmée ces dernières années jusqu’à ce qu’ils deviennent les plus suivis au Royaume-Uni, avec 42 nouveaux étudiants admis en Septembre 2009.

Middlesex est l’une des rares universités du Royaume-Uni à avoir mis en place des programmes de deuxième et troisième cycles axés sur la recherche et l’enseignement destinés au plus large éventail d’étudiants, spécialistes et non-spécialistes, philosophes et non-philosophes. Il est également l’un des rares centres qui soit financièrement viable, allant jusqu’à consacrer près de la moitié de son budget global à l’administration centrale de l’Université. Cette décision de mettre fin aux activités du Département de Philosophie à l’Université Middlesex aura de graves conséquences pour l’enseignement de la philosophie au Royaume-Uni. C’est une décision honteuse qui revient à supprimer le Centre de Recherche en Philosophie Moderne Européenne (CRMEP), de renommée internationale. Nous devons résister à cette atteinte volontaire que l’Université se porte à elle-même.

Source : Appel des appels

Signer la pétition : http://www.gopetition.com/petitions/save-middlesex-philosophy.html
Sur facebook :
http://www.facebook.com/group.php?gid=119102561449990



* Daniel, 3 ans, retenu deux heures au commissariat de Juvisy
 
Daniel revient du centre de loisirs avec son père. Celui-ci fait un détour pour s’acheter des cigarettes. Il est environ 17 heures, nous sommes le jeudi 22 avril 2010. Quand ils sortent du bureau de tabac, la police les attend près de la voiture : contrôle des papiers du véhicule, de l'identité de monsieur. Les papiers du véhicule sont en règle, pas ceux de monsieur. Cela ne fait ni une, ni deux, en policiers zélés ils poussent tout le monde dans le fourgon : le père et le petit de 3 ans.

Quelques instants plus tard au commissariat de Juvisy : Daniel est seul avec son père dans une pièce vide. Son père est assis sur une chaise, menotté à cette chaise. Les policiers laissent l’enfant une vingtaine de minutes avec son père puis trois d'entre eux viennent le chercher. L'enfant refuse de les suivre, s'accroche à son père. Ils arrachent le petit du bras de son père qui les supplie de le laisser avec lui. Le petit ne comprend rien. Il est terrorisé. Il pleure . Il fait ses besoins dans sa culotte.

La suite de cette (joyeuse) histoire
sur le site de RESF.

no comment.



* La vie rêvée ... des syndicats. Aujourd’hui deux petites affaires qui montrent que tout va bien :

-
au Snetaa : Certains responsables sont accusés de malversations financières. Dix responsables remettent en cause le bien-fondé de plusieurs versements effectués à des syndicalistes de manière mensuelle. Mais ils épinglent également des dépenses de voyages complètement déplacées. Suite au communiqué envoyé par ces dix responsables, ces derniers ont tous été radiés du syndicat. Voilà pourquoi certains sont allés déposer plainte devant la justice pour abus de confiance contre la direction du syndicat. (plus ici)


-
entre le SNES et FO, cela va être la franche sympathie : Extrait du dernier US.

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