Rien que des bonnes nouvelles

* Notetonprof : développements récents d'une vieille tentative de déstabilisation de l'Education Nationale.

Le Mammouth déchaîné révèle qui se cache derrière Notetonprof.com



Cette fois, le déclenchement des hostilités et les coups portés à l’Education nationale ne viennent pas du site
note2be qui avait défrayé la chronique l'an dernier et qui, quoique toujours en ligne, est désormais en "sommeil", du fait d'une interdiction judiciaire l'empêchant de poursuivre son activité. L’affaire avait fait grand bruit à l'époque et avait alimenté de nombreuses discussions sur les forums, non seulement en raison des activités ou appartenances politiques de ses concepteurs, l'un étant membre de l’UMP, l'autre dirigeant une agence d'escortes à Paris, mais aussi en raison de ses implications morales et juridiques (souvenez vous de ça et de ça).

Après une première tentative de lancement abandonnée il y a quelques années, l'affaire
Notetonprof commence vraiment sa carrière médiatique en France avec un article du site Internet Le café pédagogique dans sa rubrique "fait du jour" du 27 novembre, suivi d'un article de Luc Cédelle dans le journal le Monde.


Le Café pédagogique et Le Monde mettent notamment en lumière un certain nombre de points communs entre les deux sites : même mépris de l'orthographe, ce qui peut surprendre pour des sites prétendant vouloir améliorer l'école, et même souci de se mettre à l'abri des lois françaises: alors que notetonprof est installé à l'étranger (USA), note2be envisage de se "délocaliser" au Brésil, les concepteurs du site précisant toutefois (pour se mettre encore mieux à l'abri des lois françaises?) que "d'autres présideront aux destinés (sic) du site [qu'ils ont] créé".

En ce qui concerne Notetonprof, son concepteur n'a apparemment pas souhaité faire apparaître son nom sur son site. Le Mammouth déchaîné est toutefois en mesure de révéler son identité : il s'agit de Tarik Ansari qui, quoiqu'ayant fait disparaître les anciennes pages web où il présentait son projet de notation des profs, n'a pas pu en éliminer toutes les traces laissées dans les forums, comme celles-ci par exemple (citées dans ce forum ), telles celle-là, ou encore celle-là.

On y apprend que "NoteTonProf.fr introduit une première en France : l'évaluation démocratique des professeurs ! Après un développement avancé du site, et un test de production extrêmement encourageant, le projet est actuellement en suspension : il est confronté à des questions juridiques et de lobbying des professeurs de l'Éducation Nationale. Il a encore besoin d'évoluer et sera certainement relancé à une période plus propice."

Ces traces sont suffisantes pour pouvoir remonter à M. Tarik Ansara, "développeur de sites web" ("web developer" dans le jargon informatique) formé à l'EFREI, Ecole française d’électronique et d'informatique (voir
http://www.efrei.fr/).

On pourra trouver quelques renseignements sur Tarik Ansari en parcourant par exemple ces pages
ou encore , et surtout sa page de facebook, qui permet de relier de façon certaine Tarik Ansari à Campus citizens, la "maison mère" de notetonprof.com (sa page : http://www.facebook.com/tarikjn ).

Que dire de plus à ce stade?

Un rapide examen de la page citée montre que
Tarik Ansari se livre à un certain mélange des genres puisqu'il y est question d'une fondation à but non lucratif, la "Ansari Earth Foundation", fondation dont on découvre que l'objet est de promouvoir la création de site web et la description d'entreprises... http://www.facebook.com/pages/The-Ansari-Earth-Foundation/160466040185

Au demeurant, l'objectif mercantile de Tarik Ansari transparaît jusque dans le site
Notetonprof.com où il est mentionné que:
"
NoteTonProf.com c'est :
* Un concept unique et novateur * Un profil d'utilisateur type bien défini * Une configuration idéale pour promouvoir des services liés à l'enseignement, secteur en plein développement * Un nombre de possibilités presque illimitées en termes de ciblage de la publicité" (ref: http://www.notetonprof.com/annoncer.php).

Les louables intentions affichées sur la page d'accueil d'oeuvrer pour le bien de l'école plongent donc les visiteurs dans une certaine perplexité et l'aspect manifestement provocateur, démagogique et populiste de certaines pages laisse pantois!
"Ton prof as-t-il (sic) des connaissances approfondies..." (c’est là)


Au fait, est-ce ce caractère démagogique et populiste de Notetonprof qui laisse le ministre Luc Chatel interdit et l'empêche de nous donner son point de vue?




* Université peau de chagrin : Lettres (classiques) et le néant.

De notre envoyé spécial à l’Université de Tours - A mi-parcours seulement du contrat quadriennal actuel signé avec le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (équivalent du projet d'établissement), l'Université de Tours, rebaptisée cet été dans le cadre du PRES, « Loire Valley University », exige la réfection des enseignements littéraires: une seule filière Lettres désormais, dès la rentrée 2010, ce qui impliquerait la suppression de la spécialité Lettres classiques (latin et grec à côté du français) et la diminution de la part "Littérature comparée". Réduction des disciplines et disparition de certaines spécialités de recherche, pour une réduction des heures et des postes.

Parallèlement est proposé
e pour le prochain contrat (2012-15) la création d'une filière dite "Humanités" regroupant diverses matières: Histoire, Philo, Lettres, à laquelle on pourrait accéder à l'issue de la 1ère année — donc avec une sélection qui ne dit pas son nom, selon un système "classe prépa" introduit subrepticement à l'université, mais pour un diplôme flou, au titre chic et choc. (Les humanistes de la Renaissance vont se retourner dans leur tombe.)

Quid des débouchés concours et de leur préparation à Tours?
Très clairement, la Présidence veut imposer, en Sciences humaines et en Lettres, l'instauration d'un "collège universitaire" (licence exclusivement), tandis que les niveaux master/concours seraient partagés avec Orléans et/ou Poitiers. Mais un enseignement supérieur qui ne serait pas adossé à la recherche ne répond plus à la définition même de l'Université.

Les collègues mobilisés l'année dernière contre les réformes, qui ont obtenu une courte majorité aux élections du nouveau Conseil de la fac Lettres et Langues, se sont engagés à lutter contre ce "jeu" permanent de déconstruction/restructuration à Tours (ce sont toujours les enseignants eux-mêmes qui doivent réorganiser contre leur gré les structures dans les fameuses "maquettes"). Tout cela, derrière divers prétextes pédagogiques (adaptation au "nouveau public", professionnalisation, "
attractivité"), n'a d'autre but que des réductions budgétaires, au détriment de la qualité des études.

Quand on vous disait dès 2003 que certines filière allaient disparaitre... Mais nooon disaient certains. Vive la LRU ?




* Attention, message de merde.

Circule ces jours-ci une réaction à la mésaventure arrivée dans un lycée parisien à une prof qui a reçu une lettre de menaces alors qu’elle voulait simplement interdire l’usage du téléphone portable pendant les cours.

Il s’avère que cette lettre émane d’un site plus que douteux, et bien connu de nos lecteurs les plus assidus : SOSéducation.com. D’ailleurs le site ne s’en cache pas et trouve ici une occasion pour faire passer une idéologie propre à la droite la plus réac.

S’il vous plait, ne le diffusez pas.


Devant autant d’idées anti-France qui se dégagent de ce blog, demain, promis, juré, nous reviendrons à de vraies valeurs de l’identité nationale. Non mais !

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[MAJ] Histoire, mémoire et concours

[MAJ ]
Notation des profs en ligne (par n’importe qui) c’est reparti.
Cette fois il s’agit de
notetonprof.com. Même pas besoin d’inscription, et on a même le droit de faire des commentaires (c’est aussi simple que les commentaires du blog du Mammouth Déchaîné, c’est dire ! ). Un exemple du résultat...


* Vie syndicale : ce jour une intersyndicale de l’EN (les mêmes que pour le 24 + FO et le SNALC qui se réveillent), demande au ministre de ne pas présenter la réforme du lycée le 10 décembre devant le CSE et de reprendre les discussions sur « d’autres bases ».

Le texte final de la déclaration est en cours d’élaboration.

Mais les orga appellent les personnels à se réunir dans les établissements, à débattre et à se prononcer contre ce projet ainsi qu’à rencontrer les parents d’élèves et les lycéens.

Elle se reverront le 3 décembre (pour se préparer aux fêtes ?)


*Agrégation suite :
voici la lettre lettre du directeur de l'ENS Cachan aux personnels de l’école


Elle est là en pdf :
agreĢg-1

on y apprend
1) que les prepa agreg ne seront pas ouvertes l'an prochain.
2) qu'elles seront difficilement remises en place ensuite.


Ca c’est fait.


* Débat sur l’identité ou De l’utilité des universitaires.

A Tours, pour l’organisation du débat national sur l’identité du président (j’ai faux ?), le préfet a demandé la participation éclairée des enseignants de l’Université.

Voilà ce qu’ils lui répondent :

"La préfecture d'Indre-et-Loire a sollicité les historiens et les  sociologues de l'Université de Tours afin qu'ils participent aux  débats locaux sur l'identité nationale, organisés, sous les auspices  de la préfecture et des députés UMP Claude Greff et Philippe Briand,  dans le cadre du débat national voulu par le ministre de  l'immigration et de l'identité nationale. La section SNESUP de  l'Université de Tours s'étonne d'abord qu'un gouvernement qui  conduit depuis plusieurs années une politique hostile aux sciences  humaines et sociales - et plus généralement aux savoirs (et aux chercheurs) - découvre brutalement les vertus et l'utilité de  ces disciplines, dès lors qu'il estime qu'elles pourraient le servir. Mais surtout,  le SNESUP ne peut que constater l'instrumentalisation de ce prétendu  débat par le gouvernement à des fins réactionnaires et racistes. Le  SNESUP appelle donc les enseignants-chercheurs de l'Université de Tours à refuser de participer à ces débats. "


* Histoire d’en rire ? Mieux vaut pleurer :

La DGSCO dans sa grande bonté publie ces jours ci sur le site EDSCOL des fiches Ressources pour les cours d’histoire et de géo en 6e (suite à la refonte des programmes). C’est là.

On lira avec attention la plupart d’entre elles et en particulier celles qui portent sur les capacités, telle celle-ciCollege_Ressources_HGEC_DemaCapa_EcritOral. Où l’on apprend comment des élèves qui ne savent plus lire et écrire peuvent être tout de même brillants en HG : facile on « raconte » des histoires, on déconseille le « questionnement découverte » (en gros le texte sur lequel on pose des questions) car on juge que la rentabilité de tout ce temps consacré à « identifier des informations dans un document » est donc faible et empêche de consacrer du temps à d’autres activités intellectuellement plus utiles. (p. 4).

On ferait mieux de supprimer l’histoire dans toutes les classes tout de suite. Ce serait plus simple et les Term S se sentiraient moins seuls. Une certaine façon de résoudre aussi l’injustice.

Je vous laisse découvrir les autres en en faire de beaux commentaires ci-dessous (c’est gratuit et sans inscription).


* Histoire suite : L’oeuvre civilisatrice de la France en Indochine.
Voilà ce que l’on reçoit dans les lycées.




* Attention Chatel : voilà les fous :

C’est le café pédagogique.fr qui nous donne l’info (sans donner le texte d’origine malheureusement, mais le café est bien informé généralement de toutes les conneries qui viennent de ce clan là) après avoir bien cassé les syndicats en grève ce mardi. Le SGEN et le SE-UNSA, menaceraient Chatel d’un « Front des pédagogues ». Sans blague ? sisi...

Un front des pédagogues en construction.

« C’est bien sur ce terrain que se construit un véritable front cimenté par des prises de position sur le terrain de la formation des enseignants. Alors que l'Unef appelle à l'action, quatre syndicats, Sgen, Se-Unsa, Unsa Education et Sur Recherche Unsa,  ont publié le 24 novembre une lettre ouverte  où ils fixent leurs conditions. "Dans le contexte actuel", écrivent-ils, "il serait contre-productif que (notre réunion) débouche sur un texte a minima rendant impossible la clarté et la cohérence des propositions". Les 4 syndicats exigent que les futurs enseignants "soient formés à la fois sur la ou les disciplines qu'ils doivent enseigner, mais aussi sur les méthodes pédagogiques qui permettent de réussir l'appropriation des contenus par les différents publics rencontrés". Ils exigent la construction d'un "référentiel métier ». »

A c’est sûr côté référentiel ceux-là ils sont fortiches...
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Agrégation : la fin ?

* Vers la fin de l’agrégation ?

Il n’est pas certain cette fois que ce soit qu’un effet d’annonce. Les ENS se rebiffent.


Mammouth déchainé — il se murmure de plus en plus fortement dans les milieux autorisés des Ecoles normales supérieures, que l’agrégation pourrait connaitre ces dernières heures (qui se résumeraient tout de même à quelques années).

C’est ce qu’osent affirmer publiquement certains présidents des CA de ces écoles, qui disent de plus en plus clairement que "la mort de l''agrégation" est quasiment entérinée.

En effet, le ministère est resté sourd aux protestations des 4 directeurs d'ENS quant à l'aménagement d'un "parcours agreg" dans la mastérisation. Dans le nouveau dispositif de masterisation de la formation des enseignant, l’agreg ne peut pas être intégré au M, sinon le statut d'agrégé ne tient plus par rapport à celui de certifié. En étant maintenue à l'extérieur, elle devient pour autant intenable
. L'agrégation devient donc une aberration dans les systèmes européen et français, y compris pour les ENS (seuls véritables "bastions" susceptibles de se battre pour la conserver). Donc elle disparaîtra.

Feront des thèses (et "enseigneront" dans le supérieur) celles et ceux qui, après un master recherche trouveront des "financements" de thèse, en étant sélectionnés sur des critères encore flous...

En janvier, le directeur de Cachan va officiellement annoncer à ses étudiants qu'ils n'auront pas intérêt à passer le concours, et annoncera dans la foulée la suppression de la préparation à l'agreg dans son Ecole. En gros, première pierre symbolique, qui fera boule de neige.

La droite, pour des raisons budgétaires et fonctionnelles, et une certaine gauche pour des raisons idéologiques, vont se frotter les mains.




* Rapport du HCE :


Le HCE veut confier aux L.P. l'orientation dans la voie professionnelle

Le HCE (Haut Conseil de l’Education) a publié la semaine dernière un rapport sur les enseignements technologiques. Il est là. Dans celui-ci on trouve des solutions radicales aux problèmes que posent les échecs après la voie DP6 en collège. Il propose, à titre expérimental, qu'à la fin du collège tous les élèves puissent être orientés en seconde professionnelle (en lycée pro donc). C'est à la fin du premier trimestre de seconde professionnelle que le choix entre cap et bac pro serait fait. " Si l'on s’en tient au système actuel, on risque qu'il y ait une limitation des ambitions des jeunes et que de nombreux jeunes choisissent cap au lieu bac pro. Or l'objectif de la réforme c’est d’amener plus de jeunes au bac". Pour le HCE, les enseignants de la voie professionnelle dirigeront plus facilement des jeunes vers le bac pro.

Pour les jeunes en Cap, le HCE souhaite, "parce que le taux d'insertion professionnelle est plus fort" que
la deuxième année de Cap se fasse par apprentissage. La troisième recommandation concerne l'accès au post bac  : 'le HCE recommande que les STS et IUT mettent en place les dispositifs nécessaires pour accueillir plus de bacheliers professionnels". CAP, bac, post bac : les BEP n'ont plus de place pour le HCE. "De toute façon, l'acquisition des diplômes professionnels par  unités capitalisables permet la suppression des sorties "sans rien".

Enfin,
le HCE entend donner plus de place à l'entreprise dans cette voie. Le président du C.A. d'établissement pourrait être extérieur à l'établissement. La voie professionnelle doit être "pensée et perçue comme une école d'entrepreneurs. Il faut offrir dans cette voie  la perspective qu'on n'est pas condamné au salariat". Dans un communiqué, l'Elysée faisait savoir qu'elle partageait les propositions d'expérimentation du HCE.
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La farce tranquille

Réforme lycée : doc et commentaires .

* Le monde syndical est complexe :

FO éduc, qui ne participe pas au mouvement de grève de ce jour (24/11), appelle tous les autres orga de l’EN à se rencontrer pour mettre en place une (ré)action commune... jeudi prochain. Allez comprendre.

Extrait de leur demande envoyée ce jour à toutes les centrales syndicales :

« Le ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel a rendu public son projet de réforme des lycées, incluant les projets de grilles horaires.

Ce projet ne nous semble pas plus acceptable que celui de M.Darcos il y a un an.

Ce projet organise la déréglementation et l’inégalité de traitement avec l’autonomie laissée aux établissements pour un tiers des horaires, la réduction du volume des enseignements disciplinaires , la dénaturation des disciplines, la dégradation de nos conditions de travail et la dénaturation de nos missions.

Il nous semble donc indispensable que nos organisations se réunissent dans les meilleurs délais au niveau national, ce d’autant que le ministre a annoncé vouloir présenter les textes au CSE dès le 10 décembre.

Nous mettons donc en discussion la proposition d’une réaction commune de refus de cette réforme, d’exigence de son abandon et de l'appel à la tenue d'assemblées générales dans tous les établissements secondaires. »


C’est exactement à la même chose qu’appelaient certains syndicats pour le 24 (on en a déjà parlé voir là). C’est pas un peu tard ? Ou c’est une façon de prendre le train en marche?
Enfin, ils ont de l’espoir, ils invitent même le SE et le SGEN. Alors tout est permis. Les fous...


Il faut dire certains sont en pointe :


* Il est bien temps : le SNES s’interroge sur sa participation aux négociations avec le ministère.

Mais tiendront-ils ?

Paris, le 20 novembre 2009
Monsieur le Ministre,

Après les conflits de l'an dernier, vous n'ignorez pas les attentes de la profession et l'attention particulière portée aux différents dossiers éducatifs.
Or, sur trois dossiers majeurs, aux yeux des professions que nous représentons, vos dernières annonces sont vécues comme une véritable provocation.

Tant sur la réforme du lycée que sur la revalorisation du métier enseignant, ou sur la formation des enseignants, les désaccords sont particulièrement importants et provoquent l'indignation des personnels d'enseignement, d'éducation et d'orientation.
Les conditions du dialogue avec le Ministère sur ces dossiers sont caricaturales. Il s'agit plus de réunions visant à nous informer des décisions prises que de moments qui pourraient s'approcher de véritables négociations. De plus, ces réunions se déroulent sans documents donnés à l'avance, sans engagement pris par nos interlocuteurs, sans évolutions ultérieures sur les questions traitées.

Le SNES est donc aujourd'hui contraint de s'interroger sur sa participation à des réunions qui tant sur la forme que sur le fond n'ont strictement rien à voir avec ce qu'on appelle le dialogue social.

L'extrême gravité de cette situation nous conduit à vous demander de bien vouloir nous rencontrer dans les meilleurs délais.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de nos salutations respectueuses.

Roland HUBERT, Daniel ROBIN, Frédérique ROLET Co-Secrétaires Généraux du SNES-FSU

Oui, alors en fait ils disent qu’ils ne sont pas contents par ce que ils veulent négocier avec le gouvernement à Sarko et que lui il ne veut pas franchement...

Pendant ce temps là d’autres se réjouissent :


* Le Comité Exécutif du Conseil pour la diffusion de la culture économique se réjouit de voir l’économie imposé e à tous.

Une « Heureuse » surprise qui ne doit pas grand chose au hasard, lisez plutôt :

Lexpress.fr - Etes-vous satisfait de l'introduction de cours d'économie obligatoire en seconde, dans le cadre de la réforme du lycée instaurée par Luc Chatel?
« Nous l'appelions de nos voeux depuis 3 ans, alors oui! Les Français présentent des lacunes en économie, il était important que l'Education nationale joue son rôle. Alors que leurs connaissances en macro économie se sont nettement améliorées avec la crise [comme quoi, ils en servent pas à grands chose...NDLR], leurs notions en finances personnelles demeurent mauvaises. Pourtant, ce sont celles qui les concernent le plus: les emprunts, les placements. Au test que nous avons fait passeraux Français, le plus mauvais taux de bonnes réponses est la question  qui concerne la façon de calculer son taux d'emprunt. Seules 8% des personnes interrogées ont la réponse. Or, ce genre de choses les concernent directement dans leur vie quotidienne.


Avez-vous été en contact avec Luc Chatel pour cette réforme?
Oui, et avant lui, avec Xavier Darcos. Nous avons aussi été auditionnés par Richard Descoings. Ce qui est bien dans la réforme, c'est que les élèves auront accès non seulement à un enseignement de macro-économie, et aussi de micro, sur la vie de l'entreprise. C'est une heureuse surprise.

L'économie est un domaine où les sensibilités politiques et idéologiques sont fortes, c'est vrai. Cela dit, l'idée selon laquelle les profs sont des alter mondialistes poussant à la décroissance me semble totalement erronée! Mais, s'il faut revoir les programmes, il faudra les axer davantage vers l'aspect scientifique de la matière. »


* Grippe A, comme Aubaine pour tester les dernières (conneries) avancées pédagogiques.

Un proviseur dit tout haut ce que ses supérieurs hiérarchiques pensent tout bas (c’est sur Lemonde.fr) : la grippe A H1N1 est une aubaine pour redéfinir les missions et le travail des enseignants ; la mise en place des espaces numériques de travail pourra plus facilement être imposée partout: "A toute crise, il y a un bon côté : des profs un peu réticents à l'égard du numérique ont été convaincus de l'intérêt de cet outil."


* CNRS, what else ?
Le Canard, of course, on est obligé.




* Que font les Jeunes UMP ?

Des dizaines d'étudiants ont occupé durant toute la journée le prestigieux département d'Anglais du campus Berkeley" !!!

En Californie, des étudiants occupent leurs universités
lefigaro.fr avec AFP et AP


Ils manifestent contre une hausse de 32% de leurs frais de scolarité. Des dizaines d'étudiants ont été arrêtés au prestigieux campus de Berkeley.

A l'Université de Californie, la hausse des frais de scolarité a beaucoup de mal à passer. Vendredi, des dizaines d'étudiants ont occupé durant toute la journée le prestigieux département d'Anglais du campus Berkeley, après avoir rallié une partie des centaines de manifestants qui s'étaient rassemblés devant le bâtiment. La police, qui a procédé une quarantaine d'arrestations, a dû boucler les alentours de ce bâtiment, tandis que les cours ont été annulés.
Situé près de San Francisco, peu habitué à ce type de protestation, Berkeley est un des campus universitaires les plus connus au monde, dont sont issus vingt-et-un Prix Nobel. L'occupation fait suite au vote la veille, par la direction de l'Université de Californie qui possède des campus à travers tout l'Etat d'
une hausse des frais de scolarité de 32%, motivée selon elle par les coupes dans les budgets alloués par la Californie à l'éducation. L'augmentation, effective en janvier 2010, fera passer les frais de scolarité de 7.788 à 10.302 dollars pour la plupart des étudiants.

Se pourrait-il qu'il existe une identité étudiante supranationale?
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Vigilance

Sur la réforme des lycées, voir plus bas.
Réactions :
- le SE-Unsa est satisfait.
- Le SNPDEN (les chefs) exulte
- Le SGEN, trouve que cela ne va pas assez loin
- Le SNES est finalement contre, même si...
- FO et SUD sont résolument contre mais on ne leur demande rien.

* Masterisation. Pour ceux qui auraient loupé la présentation des mesures :
voici le pdf de présentation : 091113_FdE_MEN_MESR



* Revalorisation ? Vraiment ?

Résultat des projets ministériels sur la revalorisation des enseignants :

- suppression des échelons 1 et 2 des certifiés (à savoir ceux de la première année) .

- augmentation de neuf points d’indice des échelons 3 et 4 des certifiés (Valeur annuelle du point d’indice au 1er octobre 2009 : 55,2871 €, soit augmentation de 41 € par mois)

- augmentation de huit points d’indice des échelons 5 et 6 des certifiés (soit une augmentation de 36 par mois).

Pour les autres nantis : RIEN.


* Les nouveaux rapports scolaires : mute ton prof.

Madame, nous vous conseillons "de procéder à un changement d'attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours". Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d'un cran leur registre de langage, ils ajoutent : "Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc..."

Pour savoir de quoi il s’agit, allez sur cette page du Monde.fr.


* Bolkestein: la vigilance devrait rester de rigueur dans l'éducation.

Mammouth Déchainé - Il a été rappelé récemment (voir ici) que la directive Services (précédemment appelée directive Bolkestein, puis directive Mac Creevy) restait d'actualité avec les propositions faites à des syndicats agricoles d'embaucher à bas prix des travailleurs pauvres venus de Pologne. Cette directive doit être transposée en droit français, la date butoir étant le 31 décembre 2009, puisqu'à l'initiative du Commissaire Mac Creevy, la directive Bolkestein a pu renaître de ses cendres au parlement européen moyennant quelques retouches cosmétiques, et ce grâce aux voix des eurodéputés PSE, PPE (dont UMP) et ALDE (dont Modem). Voir ici.


Ainsi, Si certains services semblent à première vue protégés du champ d'application de cette directive dans la mesure où ils correspondraient à de « grandes missions publiques de l’Etat », la directive concerne néanmoins les activités d’éducation considérées comme étant de nature économique et pourrait donc s'appliquer à des structures comme celles du CNED, d'autant que la reconnaissance ou non du caractère économique de ces activités sera laissée en dernier ressort à la cour de justice européenne. De plus, eu égard à cette très imprécise définition d'un caractère économique des activités éducatives, comment ne pas être inquiet des tentatives de désengagement de l'Etat en matière éducative, de la "libéralisation" actuelle de l'enseignement supérieur et des partenariats public-privé qui se nouent autour des universités et des lycées professionnels? Comment ne pas être inquiet aussi de voir les coups portés récemment au monopole de la collation des grades à l'université?

Le sujet est tellement sensible que, pour éviter tout débat public, le gouvernement a choisi de ne pas proposer de loi-cadre pour transposer la directive Services dans le droit français: c'est ce que révèle le rapport sénatorial Bizet de juin 2009:
« Une loi-cadre de transposition pourrait en effet servir d' «épouvantail » à tous ceux qui seraient tentés d'instrumentaliser un exercice essentiellement technique à des fins électorales. Elle ne doit pas constituer un prétexte à la « cristallisation » des mécontentements de tous ordres, d'autant plus nombreux en période de crise.»
[...]
« L'abandon par le gouvernement français d'une loi-cadre de transposition conduit à instiller plusieurs dispositions de nature technique à l'occasion de l'examen de différents projets ou propositions de loi afin de mettre la législation française en conformité avec les prescriptions de la directive. Cette méthode est sans doute moins lisible, tant pour les parlementaires que pour l'opinion publique, mais elle permet, en « technicisant » la transposition, d'éviter l'apparition de polémiques stériles. » (rapport Bizet du Sénat, juin 2009).


il y a toutes les raisons de s'inquiéter (les secteurs apparemment exclus du champ d'application de la directive seront révisés tous les 3 ans...)
Quant à la formation professionnelle, elle pourrait en faire les frais sans même attendre 3 ans... (Pour plus d’info,
cet article sur Politis).

D’autant plus que l’Etat, via la RGPP, S’y attaque aussi (
voir l’analyse qu’en fait le Plan B)

Entre les réveillons de Noël et du 1er de l'an, le risque de polémiques sera de toutes façons fort minime...


* Des chefs d’établissement en sécurité.

Déjà rassurés par une réforme du lycée qui leur donne les plains pouvoirs en développant l’autonomie, , les voici désormais prêts à affronter les bandes de racailles.

Les échos.fr - Lancement d'une formation sur la sécurité pour les chefs d'établissements scolaires
[ 17/11/09  - 13H09 - AFP  ]

Une formation sur la sécurité et la gestion des situations de crise destinée aux chefs d'établissements scolaires a été lancée mardi à La Plaine Saint-Denis, en présence du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.
"La formation est un des volets du plan de sécurisation scolaire", annoncé le 23 septembre, a déclaré Luc Chatel, assurant que les chefs d'établissements "seraient ainsi mieux armés en situation d'urgence".
La formation sera proposée par l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) et l'école supérieure de l'éducation nationale (Esen) à partir de début décembre à l'ensemble de l'encadrement des établissements scolaires. Cette année, quelque 150 responsables des établissements prioritaires devraient être formés.
Au cours du stage, qui durera quatre jours, ils apprendront à élaborer un diagnostic de sécurité, à maîtriser les concepts fondamentaux de la gestion de crise, à gérer des situations conflictuelles et de tension, ainsi que les notions essentielles de droit pénal. »


* Chatel à la Réunion : un cocktail plus privé que prévu.

Après une invitation par mail, certains chefs d’établissement de La Réunion se sont vus désinvités de la petite sauterie organisée au Rectorat pour la venue de Cahtel.

Une situation
dénoncée ici.


* Tour d’horizon des manifs des lycéens contre la réforme.

Sur ce lien.


* Long à la détente le SNES ? Où alors c’est qu’ils le font exprès.
Ou alors les deux...

Extrait de la lettre flash de cette semaine :
« Les dernières annonce de Luc Châtel constituent une véritable déclaration de guerre : autonomie des établissements avec une organisation des horaires de dédoublement laissés à la discrétion de chaque établissement, diminution horaire de certaines disciplines…. »

Ca fait bien deux ans qu’on en parle de l’autonomie des lycées...


* Fondation TF1 (pour les lycées) pour l’audiovisuel en faveur les jeunes issus des quartiers difficiles.

Déjà il fallait savoir que cela existait. Ensuite Le Parisien.fr, toujours très people, nous apprend que certains des représentants (de cette cuculture) ont du mal a garder leur calme.

Vendredi matin au lycée Thierry Maulnier, à Nice. Devant plusieurs dizaines d'élèves, l'animateur Benjamin Castaldi, accompagné de sa consoeur Evelyne Dhéliat, vient promouvoir la fondation TF1, qui soutient des initiatives dans le domaine de l'audiovisuel au bénéfice des jeunes issus des quartiers difficiles.

Un professeur de philosophie intervient et s'en prend, selon voici.fr, à l'animateur et "au sujet des émissions qu'il présente". Celui-ci bondit de sa chaise et s'approche tout près de l'enseignant, qui lui lance : "vous venez de me menacer, là, qu'est-ce que vous venez faire, là ?", devant des élèves aux anges.

Tu parles, du people en live...

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La réforme est (bien) là

Le texte officiel de la réforme est là

Analyse rapide : petites diminutions ou grosses économies ?

Petite analyse autour de l’enseignement d’histoire géo qui soit disant a la part belle de la réforme (Le Monde).


Bilan réforme : - 0,5 heure en seconde ; - 2,5 heures en Term S  ; égalité en Terminales L/ES ; égalité en première sur l’horaire de L/ES mais généralisé à tous (au lieu de 2,5 heures pour les S, bénéfice + 1,5 heure). Doit-on s'en féliciter ? 

  • Prenons un lycée de 12 secondes, 1 première L, 2 premières ES, 4 premières S, 1 terminale L, 2 terminales ES et 4 terminales S (au hasard, bien sûr). 
  • Supposons que le nombre de première se réduise d’une division (car elles deviendraient indifférenciées ce qui permettrait de noyer les 21 littéraires dans les 6 autres classes de première qui désormais seraient à 36 élèves chacune).
  • Total d’heures d’Histoire géo à dispenser après la réforme : 80 heures plus, peut-être, 2 heures pour un groupe d’option en Term S.
  • Avant la réforme ce lycée donnait en tout 86 heures d’histoire géo.
  • Mais reprenons les calculs en parlant d’horaires profs. Les modules étant supprimés avec la réforme, le nombre d’heures d'enseignement nécessaire est donc lui aussi de 82. 
  • Avant  la réforme, avec les modules dédoublés en seconde et Term S,  il était de 94 heures

Soit un plus d’un demi poste.


Sachant qu’il y a 2 626 lycées en France (d’après Wikipédia),  et que cela représente la structure moyenne (on va dire) cela fait donc au moins 1300 postes d’économisés. 

C'est pas beau ça? 
Ah, bien sûr il y a les deux heures d’accompagmenent personnalisé, j’oubliais...




Sinon, avant que vous ne terminiez les décomptes dans les commentaires ou sur divers forum :


- Lettres : - 1h30 en seconde (avec disparition aide individualisée), même horaire en première ES et S et - 2 heures en L (soit -3 heures profs) sauf pour les rares qui prendront l'option de spécialisation.  - 2 heures en terminale L.

- Matières optionnelles diverses (et avariées, il faut croire), comme le Latin, le Grec, Arts, ... : 1,5 heure par semaine en seconde ; -1,5 h par semaine en Term.

- Sciences de l’ingénieur : -1,5 heure en seconde...

...

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Réforme et syndicats [MAJ2]

Le ministère doit donc annoncer ce matin, au Salon de l'éducation, les contours plus précis du nouveau lycée, qui ont été présentés aux syndicats lundi dernier. L'esprit de ce qu'avait fixé le président de la République est respecté, mais décliné dans des choix concrets d'horaires, de contenus et d'organisation.

[MAJ 2 : 19/11 : le ministre tente de rassurer les profs d’éco :
AFP - La réforme du lycée prévoit des cours d'économie pour tous les élèves de seconde et des cours de littérature en langue étrangère pour ceux des filières littéraires, selon l'entourage du ministre de l'Education nationale Luc Chatel qui vient de rendre les derniers arbitrages.

Mais :
Près d'un millier de lycéens ont manifesté mardi à Rouen contre le nouveau projet de réforme des lycées, des défilés moins importants ayant également lieu à Nantes, Rennes et Quimper]

MAJ 17/11 : les pistes précises de la réforme pour l'histoire géo :
le doc est là (entrevue de l'association des profs d'histoire géo avec le ministère). Peu de doutes sur les visées finales du ministère... ]

* Réforme lycée : Pourquoi les directions syndicales cachent-t-elles « le document de travail confidentiel » ?


Les négociateurs syndicaux sont d'une exceptionnelle discrétion face à une réforme qui veut bien avant tout réduire les coûts (on va le prouver). Si l'on en croit les dirigeants des syndicats qui "peaufinent" (l'expression est de L. Chatel) les projets de réforme du lycée, « Le ministère a présenté aux organisations syndicales ce lundi 9 novembre ses pistes de travail. Une fois de plus, aucun document n'a été fourni ni avant ni en séance. Le ministère craindrait-il que ces documents ne tombent entre les mains des personnels ? »

Or, contrairement à ce que ces directions affirment, un « document de travail confidentiel » a servi de base à la réunion des 9 et 10 novembre (ministère, syndicats, associations de parents et de lycéens). Il est là :
2009-11 - doc MEN reforme du lycee


Ce document de 16 pages présente la nouvelle architecture générale. C'est encore pire que ce que l'on craignait.Tout n'a pas été vraiment dit.

La lecture attentive de ce document montre ce qui est discuté et dont certains points seulement ont été révélés par le ministre (en jaune). Leurs aspects négatifs n'ont pas été eux véritablement mis en valeur, y compris par les organisaitons syndicales présentes aux discussions, cest ce que nous reprennon aujourd'hui (ils sont en rouge dans les lignes qui suivent). Quelques observations, donc qui s'ajoutent à ce que l'on a dit et , :

- De la seconde à la Terminale , l'enseignement général serait réduit, avec l'introduction d'un
accompagnement obligatoire pour tous les élèves dont l'horaire (2H) qui sera pris sur les enseignements disciplinaires. Le point a été révélé par le ministre.

- En Première,
un tronc commun représentant 15 heures de cours (Histoire-Géo, LV, EPS, ECJS, Français) sera établi pour toutes les filières, avec regroupement des élèves de filières distinctes.
Ce que l'on ne souligne pas assez c'est que l'on fera ainsi des économies substantielles car un lycée qui aujourd'hui a 210 élèves en première S, ES, L répartis en 8 classes (avec par exemple 27 élèves, 30 et 29 en Première S, 27,  28 et 23 en ES, 25 et 21 en L), pourrait se retrouver avec seulement 6 classes de Premières indifférenciées. Économies : deux postes d'enseignants pour ce lycée !

- En langues vivantes : de la seconde à la terminale, « 
généralisation de l'apprentissage des langues étrangères en groupes de compétences » ;  regroupement systématique LV1 et LV2, ce qui permettra d'autres économies. Les programmes communs à toutes les séries seront orientés sur la « communication ». Seuls les élèves de L auront doit à une « approche culturelle ».

- Les « 
enseignements d'exploration » remplacent les « enseignements de détermination ». En Sciences économiques et pour tous ces enseignements, l'horaire en Seconde est divisé par deux, passant de trois heures à 1h30.
L'association des professeurs de sciences économiques et sociales dénonce le projet, qui réduit selon elle l'enseignement de l'économie au rang de simple « accessoire ».

-
En Histoire- Géographie : les contenus seront massacrés. Un tiers du programme disparaîtra : le programme sera fait en deux ans (Seconde et Première) et une épreuve anticipée serait créée en première dans toutes les séries générales. L'Histoire serait liquidée en Terminale S, quelques vagues questions d'actualité seront étudiées en ES et L.

- Dans la filière littéraire : on savait que Sarkozy avait un problème avec
La Princesse de Clèves en particulier, et la littérature en général.
On liquide la voie L en tant que voie littéraire pour en faire une voie utilitaire spécialisée en droit ou en langue vivantes.

-
Autonomie accrue des établissements : il y aura  regroupement de tous les horaires actuellement dédoublés et une gestion locale, examinée par le conseil pédagogique, puis présentée au CA par le Proviseur de l'ensemble de l'enveloppe horaire des dédoublements.

L'autonomie permettra l'annualisation, la semestrialisation de certains enseignements, voire la trimestrialisation. "Je voudrais laisser une marge de manoeuvre dans la mise en 'uvre de ces deux heures à chaque établissement", explique Chatel le 12 novembre "Ce que nous sommes en train de regarder au niveau national, avec les organisations syndicales, avec les chefs d'établissement, c'est de garantir leur organisation en les insérant dans l'emploi du temps existant".
Ensuite, "
il faut que le conseil pédagogique, à partir de son projet pédagogique de lycée puisse choisir, définir le contenu de ces deux heures : du soutien scolaire, du perfectionnement, de l'apprentissage de méthode de travail, de l'aide à l'orientation, tout cela doit être débattu aussi localement dans chaque établissement, il faut une certaine autonomie".

Il y aura donc suppression des seuils de dédoublements, des « modules » pour tous, puisque les groupes seront constitués « en fonction des besoins des élèves » et/ou selon les capacités d'accueil de salles spécialement équipées. Ainsi, selon que l'on sera dans un lycée en difficulté ou des beaux quartiers, on fera du « soutien » ou du «  perfectionnement ».

Et pour les enseignants, « l'accompagnement personnalisé » conduit à une redéfinition du service et une soumission au chef d'établissement, au CA (sans compter que rien n'est dit sur comment sera comptabilisé ce « nouveau temps pédagogique » (sic) dans le service).


Voilà quelques uns des aspects inacceptables que révèlent ces discussions et ces documents. Ces documents que les organisaitons syndicales qui sont autorisées * à discuter avec le ministère ne veulent pas faire circuler...

*Vous êtes assez grands pour les trouver tout seul.

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Trop

Réforme du bac : Les principaux points sont toujours et .

* Trop d'activité tue l'activité : accompagnement éducatif contre activités périscolaires.

L'accompagnement éducatif et les écoles primaires en zone d'éducation prioritaire:
Quand l'accompagnement éducatif mis en place par le ministère revient à supprimer les actions périscolaires organisées par les mairies, aide au travail scolaire et ateliers éducatifs...

LA suite là .

* Boutin trop conne.
Nouvelle version pour la charge des anti allocs

Boutin a tout compris et le dit sur Lemonde.fr

Extrait:

Pour elle, les grossesses précoces ne sont "
pas uniquement" le résultat d'un "accident" pour les jeunes filles.
"
Dans les familles très déshéritées, dans le Nord ou en Mayenne par exemple, elles se font mettre enceinte pour avoir une allocation de parent isolé et prendre leur distance avec leurs parents", a-t-elle expliqué.


*Chatel trop mou ? C'est du moins ce que pensent les cathos :

Les intégristes, cathos anti-IVG et autres agités de la calotte trouvent Chatel trop mou: ils auraient souhaité la destruction complète du planning familial, ce que le gouvernement n'a pas (pour l'instant?) réussi à faire malgré la baisse drastique des subventions publiques accordées à cet organisme...
Voici ce qu'ils disent dans Présent (14/11/2009):

http://www.present.fr/ - "Luc Chatel a marqué ce que la presse appelle sa « ferme opposition ».
«Nous avons affaire à des élèves mineures. L’autorité parentale est quelque chose qui compte.»
Alors, on applaudit très fort le courageux ministre ?
Non, car il poursuit, pour ainsi dire dans un même souffle : «L’Education nationale n’a pas à se substituer au Planning familial, seul autorisé à prescrire des contraceptifs à un enfant mineur. »
Où l’on perçoit que l’autorité parentale sur ce point précis a été clairement et étatiquement retirée aux parents pour être donnée à un organisme militant, eugéniste dans ses origines, le plus grand pourvoyeur mondial d’avortements.
L’inconvénient de la démarche de Mme Royal, du point de vue des pouvoirs publics, est sans doute d’être trop visible… "

* Trop de promesses : ces frais de scolarité que Sarko voulait rembourser...

Les échos.fr - Les frais de scolarité à l'étranger ne seront plus intégralement remboursés
[ 13/11/09  ]

Souhaité par Nicolas Sarkozy, le remboursement des frais de scolarité dans les lycées français de l'étranger est aujourd'hui d'autant plus contesté que le gouvernement réclame l'effort de tous pour réduire le niveau des déficits publics. Le député centriste François Rochebloine, rapporteur au nom de la commission des Affaires étrangères, a fait adopter un amendement à la loi de Finances 2010, la semaine dernière, pour plafonner cet avantage.
Aujourd'hui, les frais de scolarité sont intégralement remboursés à partir de la classe de seconde, y compris pour les expatriés les plus fortunés. Un peu plus de 5.000 familles en ont profité cette année, dont 300 disposent d'un revenu annuel supérieur à 150.000 euros. Le coût du dispositif atteint près de 100 millions d'euros.

10 millions d'économies

A moins que les sénateurs rejettent la proposition votée à l'Assemblée, le remboursement sera désormais calculé en fonction du revenu brut des familles, selon un barème qui dépendra du pays de résidence, comme c'est déjà le cas pour les bourses ordinaires. Ces conditions, fixées par arrêté, permettront d'économiser 10 millions d'euros l'an prochain. L'enveloppe prévue en loi de Finances (106 millions d'euros) sera ainsi amputée de près d'un dixième. Une première restriction avait déjà été décidée en septembre : à la rentrée 2010, l'Agence de l'enseignement du français à l'étranger (AEFE) prendra bien en charge les frais de scolarité des lycéens, mais à hauteur des montants de 2007, les parents devant s'acquitter de la différence.
La suite là.


* Création de l' U.F.R.« 0 » et des diplômes « 0 » : Renaissance de l'Université Paris 8 Saint-Denis !
inter-seminaire.org - L'Unité de Formation et de Recherche « Zéro », Faculté Expérimentale et Post-disciplinaire née en Janvier 2008, délivre ce message pour vous annoncer la naissance d'un nouveau champ de recherche fondamentale au cœur de l'Université Paris 8 Saint-Denis (« U.F.R. » désigne une « Faculté » depuis 1984).
Nous appelons toutes les personnes prêtes à ozer s'inscrire à l' U.F.R. Zéro pour continuer avec nous, en cette année 2009-2010, l'exploration et la conceptualisation en temps réel de ce champ inconnu. Sachez que l' U.F.R. 0 n'a, pour l'instant, aucune reconnaissance institutionnelle, et que, en créant nos séminaires, et en développant nos recherches, nous nous battons, et nous battrons jusqu'à la délivrance et à la re-co-naissance des 1ers Licence, Master, et Doctorat Zéro de l'histoire universitaire en train de s'écrire (marquant le retour de l'esprit novateur du Centre Expérimental de Vincennes, fondé par Hélène Cixous en 1969, et devenu Université Paris 8).
En tant que chercheurs à l' U.F.R. 0 nous organisons et réanimons tous les jours des séminaires indépendants sur le campus, en vivant, en donnant à vivre, en imaginant, reformulant, réécrivant, réinventant les nouvelles lignes expérimentales et post-disciplinaires de ces recherches informelles, selon des principes fondamentaux radicalement simples :
-
Zéro comme Réinitialisation des programmes. Dès le début, les participants créent leur programme en partant de zéro, sans aucune grille prédéfinie ni définitive, mais simplement suivant un principe actif initial de nouveau départ : elles et ils ont la liberté, individuelle et collective, de créer et de choisir, par eux-mêmes, le fond, la forme, la démarche, la thématique et le nom des séminaires-actions-créations qu'ils et elles veulent mettre en place, afin de réaliser leurs projets de recherches : l'expérience zéro est un déconditionnement vis-à-vis des méthodes académiques, des pédagogies classiques et modernes, des modes d'organisation conventionnels, et des logiques disciplinaires connues...
-
Zéro comme Réanimation des participants. Aucun professeur, ni enseignant, ni animateur, ni modérateur n'est attitré pour diriger ou prendre en charge les séminaires zéro : ainsi, c'est à chacun chacune des participants, individuellement et collectivement libres, indépendants, et différants, de veiller au bon déroulement de chaque séance, de les inventer, de les porter, de les alimenter, de leur insuffler une dynamique vivante d'écoute, de libre circulation des paroles, des textes et des personnes, de dialogue réel, d'inspiration mutuelle, de libre création, et de recherche fondamentale : à elles et à eux de développer leurs recherches et leurs séminaires dans les sens de leurs choix, en même temps que chacun chacune se développe : l'expérimentation directe de ce principe de partage de la liberté, de l'indépendance et de la différance, éveille l'audace intellectuelle, la participation, le sens de la construction collective de co-naissances, la critique créatrice, et permet de déclencher de multiples passages à l'acte créateur de concepts-actions zéro artisanaux, originaux, et différants des savoirs produits avec les pédagogies et méthodologies passées et actuelles...
-
Zéro comme Renaissance de l'Université. La combinaison d'une absence radicale de méthode, de pédagogie, de prédéfinition, d'enseignant référant, aux principes de trans- et post-disciplinarité, d'indépendance, et de différance, constitue la clé et la force des recherches-actions zéro : elles n'appartiennent, ni ne sont affiliées, à aucune discipline : elles n'ont aucune référence, ni objectif préfabriqué : un art du détournement, de la libre association, de la subversion, et un approfondissement des pistes de recherches considérées comme insensées par d'autres disciplines, caractérisent donc cette faculté zéro : cela permet d'envisager une Renaissance de l'Université par le renversement de tous les cadres préconçus en matière de discipline, enseignement, éducation, formation, études, recherche, séminaire, co-naissance.

Maintenant, chaque personne qui ozera devenir chercheuse chercheur à l'U.F.R. 0 en créant de A à Z les modalités de ses propres recherches et coïncidant avec la création d'une licence, d'un master, et d'un doctorat zéro, contribuera à la re-co-naissance officielle d'une U.F.R. expérimentale et post-disciplinaire, de séminaires et de diplômes zéro, libres, indépendants, et différants : il y a là un choix, une prise de risque, sans autre garantie que les co-naissances et concepts que nous sommes en train de créer, et une chance d'explorer enfin un champ de recherches novateur et inconnu, ouvert depuis bientôt 2 ans par les participants de l' U.F.R. 0, dans des conditions d'incertitude et d'instabilité extrêmes. Nous en revenons, finalement, à la question du Choix, et de la Chance (si nous en avons encore un peu aujourd'hui).
Contacts : 06 81 72 87 62
ufr.zero@gmail.com
Université Paris 8 Saint-Denis (terminus ligne 13) - Secrétariat en salle A 105 (derrière l' amphi A1) Séminaires quotidiens à 18h sur le Nu Âge (hall du bâtiment A ; 1er étage).

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Doutes ?

*Réformes du Bac : les syndicats décus n'ont eu le droit qu'à un discours. Aucun document ne leur a été fourni par le ministère.

Enfin aucun doc en plus de ceux qu'ils [ceux qui y participent] ont eu dans les réunions de peaufinage du programme présidentiel...

Les principaux points sont toujours et .


* Un doute à droite ? Non que des solutions...

On aurait pu croire un moment que la politique de suppression de postes dans l'EN commençait à faire des vagues, même à droite. En effet, d'après Médiapart, dans un rapport sur le budget 2010 de l'enseignement scolaire, qui sera discuté demain, Yves Censi, député UMP, s'interroge sur la poursuite des réductions de postes dans l'éducation. En 2010, 16.000 postes seront supprimés, essentiellement grâce à la réforme de la formation des enseignants, qui permet d'économiser des milliers de postes d'enseignants stagiaires. Mais «il paraît difficile de maintenir la réalisation des programmes scolaires et le fonctionnement actuel des établissements en allant au-delà dans la diminution des emplois», écrit Yves Censi."

Mais qu'on se rassure, le député en question est plein de ressources : « Les gains de productivité semblent avoir été réalisés, écrit Yves Censi. Si l’on veut par la suite continuer à diminuer les emplois, dans une optique de réduction de la dépense publique à long terme, il faudra alors modifier en profondeur le système éducatif et les méthodes d’enseignement. »

Voilà un programme politique tout tracé...


* Un pacte de carrière avec un volet financier...

En attendant les résultats sur ce que le ministre appelle la revalorisation..., Luc Chatel devant la commision des finances du Sénat (ou d'autres ont dit déjà tout un tas de conneries dont le mammouth en son tempts avait son herbe grasse).


M. Jean Arthuis, président, a évoqué le rôle de la gestion paritaire des ressources humaines dans les difficultés d'affectation optimale des compétences. Il a souhaité que les conseils d'administration des collèges soient mis en mesure de délibérer sur de vrais budgets intégrant l'ensemble des rémunérations et comportant une comptabilité analytique.

M. Luc Chatel a indiqué que la mission de son ministère comporte trois volets : instruire, éduquer, insérer professionnellement. Après avoir rappelé que la gestion des ressources humaines, notamment des personnels enseignants, est un enjeu majeur, il a indiqué qu'un « nouveau pacte de carrière » sera prochainement mis en place et comprendra deux volets : l'un financier et l'autre concernant l'accompagnement individualisé des enseignants (réorientation, deuxième carrière, droit individuel à la formation).
S'agissant de la participation des élus à la vie scolaire, il a rappelé que ces derniers sont membres des conseils d'administration et sont souvent sollicités dans le cadre de la mise en place des missions nouvelles ou complémentaires de l'école. L'accompagnement éducatif, qui ne se résume pas à l'accompagnement scolaire, s'appuie ainsi souvent sur les collectivités en matière d'activités culturelles.
Il s'est déclaré
favorable à ce que les élus, et par conséquent les personnels concernés, soient davantage informés des coûts complets des établissements scolaires et a demandé à ses services de regarder la possibilité de concrétiser la demande de M. Jean Arthuis sur ce point.
S'agissant de l'articulation entre l'éducation nationale et la politique de la ville, il a jugé qu'elle pouvait être renforcée par la présence d'un coordonateur local et/ou par
la participation des recteurs aux contrats urbains de cohésion sociale.
Il a répété que l'égalité républicaine n'est pas l'égalitarisme. A ce titre la politique d'éducation prioritaire se doit d'affecter plus de moyens aux élèves les plus en difficulté. S'agissant de l'absentéisme qui dans la plupart des cas témoigne de situations de décrochage scolaire, il a souligné que l'accompagnement individualisé,
tout comme les nouvelles mesures décidées en matière d'orientation, doivent permettre de lutter contre l'échec scolaire.
Un pacte de carrière qui va faire faire beaucoup de choses aux profs...


* Sarkozy dans l'histoire. Les preuves.




Luc Chatel dément que le ministère soit en train d'établir une sélection d'images officielles pour l'enseignement de l'Histoire. Pourtant...



* Toujours plus fort. Face aux critiques montantes sur la suppression de la carte scolaire, le gouvernement décide la fuite en avant.


Le ministre de l'éducation Luc Chatel a proposé mardi aux organisations syndicales de discuter de nouvelles modalités de la carte scolaire, suggérant par exemple de permettre aux élèves issus des quartiers difficiles d'être "prioritaires pour choisir leur collège".

"J'ai proposé, et je le soumets à la discussion aux organisations syndicales, que les élèves issus des quartiers difficiles, (...) issus des écoles de ces réseaux 'Ambition-Réussite', puissent être prioritaires pour choisir leur collège, de manière à ouvrir le choix et assurer un véritable brassage", a expliqué le ministre sur France Info, se disant "sensible" aux récentes propositions des syndicats.
"Discutons-en pour aller au bout de l'assouplissement de la carte scolaire", a-t-il ajouté, proposant aussi que ces établissements aient "davantage d'autonomie", par exemple pour "recruter leur personnel sur profil, comme dans les internats d'excellence".
Démentant les conclusions négatives du rapport de la Cour des Comptes sur la suppression de la carte scolaire, Luc Chatel a rappelé que cette réforme était "précisément pour mettre fin à un système qui a abouti à une ghettoïsation" et qu'il avait pris "l'engagement de maintenir les moyens des établissements qui perdent des effectifs".
AP


* Précresse prêche pour sa paroisse.
La marche forcée vers l'autonimsation universitaire est-elle anodine ? On l'a vu avec UTM (voir un article précédent), il s'agit bien de travailler toujours plus à la marchandisation des fonctions universitaires et au désengagement de l'Etat.

Il apparaît aussi que la ministre mène , dans la plus grande discrétion, une contractualisation avec financement public pour les établissements supérieurs privés associatifs fédérés par l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique (Udesca) et l’Union des grandes écoles indépendantes.
Contractualisation qui, comme le note Bakchich (ici), ne devrait pas être trop contraignante pour les établissements catholiques après les accords Kouchner-Vatican...

Ainsi soit-il.


* Le privé toujours aussi favorisé dans le prochain budget ... ça tombe bien :

" Le Snetap-Fsu craint que l’écart entre public et privé ne se creuse encore plus. « Dans certains endroits, on envoie les élèves redoublants dans le privé par manque de place, témoigne Olivier Bleunven. Quand on a des fermetures d’établissements, des seuils de recrutement et moins de moyens, c’est clair qu’on pousse les jeunes vers le privé. »

Les deux principaux syndicats enseignants, le Snes et le Se-Unsa, accusent d’ailleurs le budget 2010 de « faire la part belle au privé ».

« Quand on crée des postes, le privé réclame sa part de 20% des postes créés dans le public mais quand on supprime des postes, on n’applique pas la règle du 20% », reproche Daniel Robin, secrétaire général du Snes. «
Dans le projet de loi de finances 2010, alors que 14.600 postes sont supprimés dans le public, l’enseignement privé ne connaît que 1.400 suppressions, soit deux fois moins que le principe affiché », précise un communiqué Se-Unsa."

Mais alors pourquoi passent-ils leur temps ces deux là à ne pas s'opposer au gouvernement ?

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Nationalement + Lycées [MAJ]

[MAJ ]Réforme lycée ; du neuf dans peu, car les syndicats ont eu l'ensemble du dossier :
(d'après AFP)
Les syndicats informés des propositions sur la réforme des lycées

Des "propositions" sur la réforme du lycée, notamment un "tronc commun" en première et des "enseignements d'exploration" en seconde, ont été présentées lundi aux syndicats d'enseignants et de chefs d'établissements, a-t-on appris au ministère de l'Education nationale.
Le directeur de cabinet de Luc Chatel leur a présenté la synthèse des propositions issues des discussions bilatérales avec les syndicats, qui sera soumise à l'arbitrage du ministre, a-t-on précisé dans son entourage.
M. Chatel, qui effectue un tour de France des lycées, peaufine la réforme annoncée le 13 octobre par le président Nicolas Sarkozy.
Selon ces propositions, les actuels enseignements de détermination (3H00 hebdomadaires) en seconde seront remplacés par des "enseignements d'exploration" de 1h30 chacun (sciences économiques et sociales, sciences de l'ingénieur...) pour permettre aux élèves d'explorer de nouvelles disciplines.
La classe de première va devenir plus générale, pour permettre une éventuelle réorientation des élèves. Un enseignement commun à toutes les séries (français, histoire-géographie, langues vivantes, EPS, éducation civique, juridique et sociale) sera mis en place, a précisé le Snes-FSU, premier syndicat du second degré.
La classe de terminale serait en revanche plus spécialisée.
L'une des questions délicates concerne les deux heures hebdomadaires d'accompagnement personnalisé, principale nouveauté de la réforme. "Ce soutien se fera au détriment des horaires disciplinaires. On ne sait pas quels enseignements vont être réduits", a indiqué le Snes.
Les horaires de langues vivantes 1 et 2 seraient globalisés et leur répartition laissée à l'appréciation du conseil pédagogique des lycées. Il pourrait y avoir en langues des "groupes de compétences" rassemblant des élèves de filières différentes, selon le ministère.
"Il s'agit de propositions. Rien n'est encore tranché", a-t-on souligné au ministère.
Les organisations syndicales seront reçues séparément à partir du 17 novembre au ministère pour arrêter les détails de la réforme qui sera présentée au Conseil supérieur de l'éducation le 10 décembre.



* Débat sur l'identité nationale à l'école.

Petite leçon (Pialat, la maison des bois) - no comment.






* Orientation revue et corrigée par ...


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A droite toute

* Des remplacements pour mieux se déformer ...

De sources syndicale. Stage en responsabilité, passage en force
Devant l’ampleur du refus des collègues à prendre des étudiants PLC1 pouvant être mis en responsabilité dans leurs classes, le rectorat et l’IUFM ont voulu jouer la montre en envoyant le jour des vacances des ordres de mission pour l’accueil des étudiants (y compris à des maîtres de stage potentiels qui l’avaient refusé à l’avance), en fermant la direction de l’IUFM pendant ces mêmes vacances pour éviter toute réclamation, et en prévoyant le début du stage le jour de la rentrée, espérant que les collègues ne persisteront pas dans leur refus en étant mis devant le fait accompli. Dans le cas où ils persisteraient quand même, la solution est renvoyée au local : autrement dit, le chef d’établissement a les mains libres pour trouver à tout prix un maître de stage, exit l’IUFM et les inspecteurs.


* To loose : université force de vente

L'arme de bataille du patronat (la GPEC) arrive dans la sphère publique...

Le POOPL.fr- Compétences à gérer, étudiants à démarcher: c'est tous les jours marché à l'UTM


Chaque jour fournit une occasion de découvrir à  l'UTM une nouvelle manifestation des logiques marchandes qui sont mises en œuvre dans tous les domaines des activités des étudiants, des personnels BIATOS, des enseignants et chercheurs.


"Sous l'autorité du Président de l'Université et sous la responsabilité du Secrétaire général et de la Secrétaire générale adjointe-Directrice des ressources humaines, le Pôle de gestion des compétences assure la mise en œuvre de la stratégie visant à créer une adéquation optimisée des compétences des personnels Enseignants-Chercheurs et BIATOS avec les besoins des composantes et services de l'université. Cette stratégie s'appuie sur une gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEC). Cette gestion implique d'établir une démarche-action permettant la transition d'une situation A (situation actuelle) à une situation B (situation future établie en fonction de l'évolution prévisible des métiers et des activités des services et composantes)." [La suite est ici, sur le site de l'UTM].
On apprend d'autre part que les 24, 25 et 26 novembre, le SIOU et le service des Relations Internationales organisent "comme chaque année" une "manifestation « 
PARTIR À L’ÉTRANGER » qui vise à faciliter la mobilité internationale des étudiants". Soit. Mais si l'on consulte (en annexe à ce billet) le "flyer" qui présente ces journées, on apprend que l'UTM a des "partenaires extérieurs" parmi lesquels l'APEC, l'OISE, Ubifrance, le SILC, qui ne sont rien d'autres que des entreprises (privées ou EPIC), venant vendre aux étudiants de l'UTM leurs stages en entreprises et autres séjours linguistiques. La présence a de ces entreprises au sein de l'université, dans un cadre parfaitement institutionnel, relève tout simplement du démarchage.


* A quand le prof polonais pour faire des économies ?

Après le plombier, voici le tour de l'ouvrier agricole polonais qui l'on importerait pour faire baisser les couts. Bientôt dans l'EN ?

Pour ceux qui n'auraient pas encore compris que les coups portés aux fonctionnaires et aux services publics s'inscrivent dans une politique beaucoup plus large de précarisation de la société et de destruction du contrat social, l'Elysée nous sort un mauvais remake de Bolkestein :
après le plombier polonais, place maintenant à l'ouvrier agricole polonais!
C'est
France info qui le révèle:

"Le syndicat Légumes de France affirme ce soir qu’un conseiller de l’Elysée leur aurait proposé d’engager des ressortissants d’Europe de l’est au tarif pratiqué dans leurs pays pour faire baisser leurs coûts de production.
[...]
Selon le syndicat Légumes de France, Christophe Malvesin, conseiller du président de la République pour l’agriculture, aurait proposé la semaine dernière à la présidente de l’organisation, Angélique Delahaye de “faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d’origine” pour faire baisser les coûts salariaux des exploitants français.
Cette suggestion aurait été réitérée mercredi devant un responsable agricole du Vaucluse reçu à l’Elysée, selon Denis Digel, chargé des coûts salariaux au sein de Légumes de France. “Ils souhaitent nous aider à créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas du tout ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé”, a souligné Denis Digel, lui-même producteur de légumes en Alsace."


* La jeunesse-racaille : quand le Figaro finit par croire à ses propres inepties...


Mammouth déchainé - Après avoir longuement évoqué les différentes modes vestimentaires qui font fureur chez les adolescents au point que l'on a même du "mal à faire respecter des «tenues décentes» dans les lycées chics de centre-ville" et que "Les ados d'origine aisée trouvent que ça fait chic de copier le style racaille de banlieue", le Figaro s'interroge gravement: "Pour en finir avec la tyrannie des marques, faut-il alors en revenir à l'uniforme, comme l'ont réclamé certains ministres de l'Éducation (Xavier Darcos, Gilles de Robien) et autres hommes politiques (François Bayrou) ?" (lire l'article)

Emporté dans son élan, le Figaro ne peut s'empêcher de montrer son enthousiasme pour une telle solution: "D'après les sondages, une majorité de Français en rêve." (!!!)
Et de regretter aussitôt: "Pourtant cette pratique ne fait plus recette".
Quelle tristesse, vraiment!

Pour rappel, les "sondages" évoqués ici font surtout allusion à une consultation organisée en janvier 2009 par le Figaro (
voir ici) auprès de ses lecteurs: cette consultation, qui aurait voulu nous faire croire que les 3/4 des Français souhaitaient le port de l'uniforme à l'école, ne pouvait évidemment en aucune manière avoir de valeur statistique probante puisqu'elle ignorait totalement la notion des quotas toujours présente dans les sondages!
Quand le Figaro finit par croire à ses propres inepties, c'est inquiétant...


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Cumul des mandats

*Communication ministérielle complexe : l'identité nationale en classe ou pas ?

Après avoir clamé haut et fort que au collège et au lycée, c’est "dans le cadre de l’éducation civique" que le débat sur l'identité nationale devrait être organisé, et après avoir dit faire "totalement confiance aux enseignants en la matière", le ministre se ravise : Luc Chatel assure qu
’« on ne va pas organiser des débats sur l’identité nationale à l’école », mais les professeurs d’instruction civique ou d’histoire pourraient « s’ils le souhaitent aborder ces sujets ».

Interrogé sur l’éventualité de faire chanter La Marseillaise, Luc Chatel a répondu « l’idée de la chanter, pourquoi pas. Mais je ne suis pas sûr qu’il faille le contraindre dans le cadre de l’emploi du temps ».

C'est toujours ça de sauver pour la prochaine réforme du lycée...



* Identité républicaine : le ministre ne donne pas l'exemple :

Confondre ainsi un mandat d'élu de la République avec une rente viagère, ce n'est pas donner un bon exemple aux élèves chez qui les enseignants doivent, selon le décret d’application du 11 juillet 2006 de la loi Filon, "développer le sentiment d’appartenance à [leur] pays, à l’Union européenne, dans le respect dû à la diversité des choix de chacun et de ses options personnelles ".

Siné hebdo.




* Et pourtant il compte cumuler encore : Chatel compte toujours se représenter

AFP - Régionales en Champagne-Ardenne : "je m'engagerai", dit Luc Chatel

Luc Chatel, ministre de l'Education nationale et porte-parole du gouvernement, a dit mercredi qu'il s'engagerait pour les élections régionales de mars en Champagne-Ardenne.
Il n'a pas précisé s'il serait tête de liste en Haute-Marne.
"Je souhaite que dans ma région, la Champagne-Ardenne, la majorité nationale parlementaire reprenne la majorité au conseil régional", actuellement détenue par le PS, a-t-il déclaré sur i-Télé.
"Je trouve légitime qu'en tant que responsable politique, je m'engage dans cette aventure, dans ce combat pour aider Jean-Luc Warsmann qui va être notre chef de file au niveau régional", a-t-il ajouté. "La nature et la façon dont je vais m'engager est en discussion" au "niveau national et local", a-t-il dit.
"Je m'engagerai", a-t-il ajouté. Il a refusé de dire s'il serait tête de liste en Haute-Marne (il est maire de Chaumont, dans ce département, ndlr). Les têtes de file départementales "seront choisies le 28 novembre" lors d'un conseil national de l'UMP, a-t-il affirmé.


* Ca vous étonne ?

Carte scolaire : la Cour des comptes pointe un risque de ghettoïsation

L'assouplissement de la carte scolaire, instauré à la rentrée 2007, renforce la ghettoïsation des collèges "ambition réussite", ces établissements scolaires dont les élèves cumulent les difficultés sociales et scolaires. C'est ce que souligne un rapport de la Cour des comptes présenté mardi 3novembre devant la commission des finances du Sénat.

C'est au détour d'une enquête sur les dispositifs éducatifs dans les quartiers sensibles que les rapporteurs de la Cour ont découvert un phénomène de renforcement de la ghettoïsation des établissements difficiles, conséquence de l'assouplissement de la carte scolaire. Nombre d'observateurs s'en doutaient, mais personne ne pouvait en apporter la preuve, le ministère de l'éducation nationale refusant de communiquer sur le sujet. Désormais, une première indication chiffrée existe.



* Comparatif public privé : y a pas photo, le privé c'est mieux. Ou, comment par un manque de moyen on crée un différentiel explosif.

Les établissements privés secondaires: un réseau privé surabondant,  des classes sous chargées
comparaison des chiffres
.
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Performance

* Evaluer les enseignants : la droite à plein d'idées pour travailler la performitude
Les échos.fr

Un rapport propose de lier la revalorisation des enseignants à leur performance
[ 02/11/09  ]

La proposition est sensible. Alors que le ministère de l'Education nationale et les syndicats sont actuellement en pleine négociation sur la revalorisation des carrières des enseignants, un rapport rendu public vendredi par le député UMP Dominique Le Mèner propose de récompenser davantage  « la performance de l'enseignant devant les élèves ». Critiquant le système actuel de notation des enseignants - ceux-ci sont inspectés tous les trois à cinq ans dans le premier degré et tous les six à sept ans dans le second degré selon le rapport -, le député propose deux pistes d'action : soit mettre en place « une évaluation moins formelle et plus qualitative, conduite conjointement par le chef d'établissement et l'inspecteur », soit noter la valeur ajoutée « collective » de l'établissement, en évaluant ce que celui-ci a apporté de plus à ses élèves par rapport à des établissements comparables. Dans tous les cas, il s'agirait de verser « des rémunérations complémentaires » à ceux « dont l'action pédagogique est jugée exceptionnelle ».

Le rapport
est intégralement là.



* Retour sur les fausses promesses de Sarko autour de la réforme du Lycée.

C'est le site de sprofessionnels de la fonction publicque territoriale qui remet les choses au clair, en précisant ces jours-ci que tout ce qu'à dit notre trop cher Président à propos de la partcipation des jeunes dans les asociaitons, c'est en gros du pipeau, car ils ont déjà tous les droits possibles.

Dans son discours sur la réforme du lycée du 13 octobre 2009, le Président de la République a annoncé « l'abaissement de l'âge légal de la prise de responsabilité associative de 18 à 16 ans. »
Curieuse annonce puisque aucun texte législatif ou règlementaire n'interdit la prise de responsabilité associative aux mineurs. Être élu au conseil d'administration ou au bureau, c'est se voir confier un mandat, ce qui est possible pour un mineur selon les dispositions de l'article 1990 du Code civil : « Un mineur non émancipé peut être choisi pour mandataire ; mais le mandant n'aura d'action contre lui que d'après les règles générales relatives aux obligations des mineurs ».

Une association peut donc élire un mineur en qualité de dirigeant, même si il est vrai que, en cas de faute, une association ne pourrait pas se retourner contre un dirigeant mineur aussi facilement que contre un dirigeant majeur. Ajoutons que le certificat de formation à la gestion associative créé par l'arrêté du 11 avril 2007 (JO du 20 avril) est accessible dès l'âge de 16 ans.

Seule une recommandation du ministère de la Jeunesse et des Sports (circulaire n° 85-16 du 24 janvier 1985), mais sans valeur juridique, préconisait que les mineurs n'occupent pas des fonctions de président, trésorier ou secrétaire. L'article « Quelle place pour les mineurs dans les associations ? » du numéro 101 d'Associations mode d'emploi (août-septembre 2008) soulignait que les limites à la participation et à la gestion d'une association sont souvent dues à une méconnaissance des droits des mineurs. Comment va donc se concrétiser cette annonce présidentielle ?



* Les fédérations de chasse dans les écoles. Même dans les maternelles!



Une cinquantaine d’associations condamne l'intervention des chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre adressée à Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale (qui est ici). 


Usant du prétexte de «découverte de la faune et de la nature», les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement  dans le milieu scolaire.

Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement  dans le milieu scolaire

«En Sologne, la chasse… en classe !». Dans Le Parisien ( 13 octobre 2009) un président de fédération de chasse explique : «Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse.
Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal». Selon l’intervenante «Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux». Elle aurait également indiqué comment «repérer les différentes techniques de piégeage» et conclu en dévoilant que «expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée

Chassez le naturiste, il revient au bengalow...



* Le primé se rebiffe.
Boris Burle, chercheur lauréat d’un prix décerné par le Conseil Européen de la Recherche, explique pourquoi il ne se rendra pas au cocktail organisé par le ministère à cette occasion

Madame la Ministre,
Je vous remercie de votre invitation à participer au cocktail que vous organisez en l’honneur des lauréats du Conseil Européen de la Recherche (European Research Council, ERC), et qui aura lieu le 22 octobre.

Je ne participerai pas à ce cocktail dont un des objectifs est manifestement de célébrer les "arbres qui cachent la forêt", alors même que les réformes que vous mettez en œuvre déciment les arbres de ces mêmes forêts. Comment célébrer la qualité de la recherche française quand les discours officiels méprisent ouvertement les chercheurs ? Si vous croyez, madame la Ministre, que la recherche n’avance que grâce à un nombre limité de chercheurs "excellents", j’ai le regret de vous dire que vous vous trompez : la recherche est, par essence, une œuvre collective, de longue haleine, dans laquelle tous les acteurs jouent un rôle fondamental, du technicien au chercheur primé. Le gouvernement auquel vous participez, et vous même, défendez une conception très hiérarchique, pyramidale de l’organisation de la recherche, où seuls ceux qui sont au sommet de la pyramide ont droit de citer. Il est facile de voir que même ceux qui, selon cette conception que je conteste, se tiennent au sommet de la pyramide n’y sont maintenus que par la masse de ceux qui sont au dessous, les "médiocres" (puisque non excellents) d’après vos critères. Supprimez ces "médiocres", et toute votre pyramide s’écroule, précipitant à terre les "excellents".

Depuis des siècles, les scientifiques se définissent comme des "pairs’’, c’est-à-dire des égaux, et la notion de hiérarchie, avec des "bons" et des "mauvais", n’a jamais fait partie du vocabulaire académique.
C’est bien la sphère politique qui a introduit ces conceptions dans le monde de la recherche afin d’y appliquer un mode de gestion managerial et entreprenarial. Mais la recherche n’est pas, et ne doit pas devenir, une entreprise, car elle a pour but, non le profit, mais l’avancée de la connaissance pour le bien de l’Humanité.

Il me semble, Madame la Ministre, que vous, et bien d’autres au gouvernement, confondez les concepts d’excellence et d’élitisme.
Il ne fait aucun doute, ni pour moi, ni pour l’immense majorité de mes collègues, que la recherche scientifique doit viser l’excellence, ne serait-ce que parce que nous sommes financés par des fonds publics issus de l’impôt, et que, plus que tout autre encore, cet argent doit être utilisé à bon escient pour de la recherche de haut niveau. D’ailleurs, et contrairement aux discours officiels, la recherche française n’a pas à rougir de sa qualité : l’exemple des "ERC Starting Grants" que vous voulez célébrer est de ce point de vue très informatif : la France se classe 2ème au niveau européen en terme de lauréats sur l’ensemble des disciplines, et première en sciences de la vie. Qui disait, le 22 janvier dernier, que la recherche française était de mauvaise qualité ? Les experts européens disent en tous cas clairement le contraire.

Mais ce n’est pas l’excellence qui est promue aujourd’hui, c’est bien l’élitisme, ce qui est très différent. Dans cette conception élitiste, on fixe, arbitrairement, que seul un certain pourcentage de projets (ou de chercheurs, ou d’équipes etc...) doit être soutenu et financé. Qu’importe que ceux qui se trouvent juste en dessous de la barre soient, eux aussi, "excellents" : ils ne sont pas assez excellents (vous m’accorderez que ce concept "d’excellents mais pas assez" est pour le moins "étrange") pour recevoir les lauriers de la gloire. Ils resteront donc sans financement, ou quasiment, et ne seront pas invités à vos "cocktails" de félicitations. Combien de projets de recherche, excellents, ont ainsi été retardés, voire abandonnés, faute de moyens ? Vous comprendrez donc, Madame la Ministre, que
je ne peux pas accepter de jouer, pour vous, la vitrine étincelante d’une recherche que vos réformes méprisent. Je n’accepte pas que soit utilisée ma réussite, ponctuelle, pour faire oublier que la recherche française est mise à mal. Je ne peux accepter d’être utilisé pour promouvoir un élitisme qui entrave le développement de bon nombre de chercheurs et de projets excellents.

Boris BURLE, Lauréat ERC Starting Grant, Chercheur CNRS en Lutte, dans un Laboratoire en Lutte


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Dépôt de plainte

Réforme du lycée, grandes lignes :
Précisions supplémentaires suite à premières négociations
.

Dernière nouvelle : une épreuve anticipée pour toutes les matières générales
en première.



* Attaquons ! Base élève.

BASE ÉLÈVES : PORTONS PLAINTE  !

Cette plainte pénale contre X déposée déjà par de nombreux parents, répertorie les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant, dans le cadre de la mise en place de Base élèves.
 Le dépôt de plaintes s'inscrit dans le cadre d’une action nationale initiée par le Collectif National de Résistance à Base Élèves (CNRBE) et le Syndicat des Avocats de France (SAF) et relayée dans chaque département par les collectifs locaux contre Base élèves et les sections locales du SAF.
 
 Porter plainte contre X, c'est revendiquer le respect de nos droits, en tant que citoyen, parent, pour préserver les enfants des dérives attentatoires aux libertés individuelles et aux droits de l'Enfant, liées au Fichage.
 
Les motifs de la plainte (exposé très succinct):
1. La mise en place de Base élèves ne respecte pas les formalités préalables prévues par la loi.    
 2. La sécurisation des données ne respecte pas les dispositions légales. Base élèves a été mis en place sans dispositif d’identification forte, avec un simple nom de "login" et un mot de passe.
 3. Les données collectées dans Base Elèves alimentent le traitement BNIE avec conservation de l’état civil de l’élève et son parcours scolaire pendant 35 ans (voir la déclaration à la CNIL du traitement BNIE du 25 février 2006 complétée le 8 février 2007) ce qui est contraire à ce qui a été déclaré lors de la création de Base Elèves.    
 4. La collecte des données du traitement “Base Elèves 1er degré” s’effectue en l’absence d’information donnée aux enfants, parents et à leurs proches.
 
 Actuellement, dans de nombreux départements, des parents veulent porter plainte.
Afin d'obtenir un impact plus fort, sur l'opinion, nos élus et le ministère de l’Education Nationale, nous participerons à la date nationale de dépôts collectifs proposée par le CNRBE : le mercredi 9 décembre 2009.
Si vous voulez déposer votre plainte ou vous informer, contactez nous, nous vous donnerons alors la démarche précise pour vous joindre au dépôt collectif.
 
De plus amples informations sur le site du CNRBE :
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/plaintes-parents/

 "L'informatique doit être au service de chaque citoyen. (...) Elle ne doit porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles et publiques". Article 1, loi 78.17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.



* Entretien d'embauche pour être inspecteur. Pour ceux qui croyaient encore que c'était un concours. 45 minutes pour changer de métier.

Le Journal officiel du 28 octobre publie un décret créant un accès par concours sur titres aux fonctions d'inspection. Il représentera 5 % des nominations prononcées, mais pendant 2 ans ce pourcentage est porté à 15%.

Peuvent être nommés par cette voie inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux les candidats titulaires d'une licence et justifiant de huit années d'expérience professionnelle dans les domaines soit de l'éducation, de l'enseignement ou de la formation, soit dans ceux de l'inspection, de l'expertise ou de l'audit. »

La sélection se fait " au vu de la (ou des) activité(s) professionnelle(s) exercée(s) par le (ou la) candidat(e), de la cohérence du parcours professionnel décrit et de la motivation du (ou de la) candidat(e) à assurer des missions d'inspection, d'expertise ou d'audit".

A son issue a lieu un entretien de 45 minutes avec le candidat. Seul l'entretien est noté et donne lieu au classement

Le tout est au JO.

Et pendant ce temps là cette catégorie de personnel voit sa condiction revalorisée avec la création de nouveaux échelons . c'est au JO

Les féaux il faut toujours en prendre soin.



* Politiquement tous très corrects, les révolutionnaires de l'enseignement : alors que Meirieux se lance dans la politique chez les Verts (voir sa déclaration ici), voici publié sur le net la déclaration de Darcos pour la remise de la Légion d'Honneur à Brighelli, déclaration dans laquelle il le remercie d'être de gauche et d'avoir voter Sarko.

Et pan.

Extraits :

Si vous n’êtes pas le premier à critiquer les carences de notre système éducatif, je constate que vous êtes sans doute l’un des plus écoutés par les médias et par les hommes politiques.
Peut-être, comme vous le reconnaissez vous-même, est-ce dû en partie à votre sens de la rhétorique, celle d’un ancien maoïste, du temps où vous militiez parmi les tenants de « l’imagination au pouvoir » à la fin des années 1960. Mais si votre talent de plume est certain, je pense que vous avez surtout gagné cette légitimité en posant des questions centrales pour l’avenir de l’école.
Appelant de vos vœux « une refondation de l’école », vous militez en particulier contre les options des « pédagogistes », représentés par
Philippe Meirieu, et pour un retour aux fonctions traditionnelles de l’école : la transmission des savoirs, l’apprentissage de connaissances et l’élitisme républicain. Je connais aussi votre combat en faveur de la laïcité.
Vous vous êtes donc naturellement engagé dans le combat syndical. Après de nombreuses années passées au
SNES, vous avez rejoint le SNALC. Vous n’avez pour autant jamais été totalement compromis dans le syndicalisme puisque le sentiment bien compris de l’urgence à réformer vous a conduit à voter pour le candidat Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007.
Le reste est là

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