Les faits Bruno, rien que les faits...

Petite leçon de journalisme, en fin de post.

* Ce n’est plus cadeau : la fin du traitement continué (et autres reculs pour les futurs retraités).

Mammouth déchaîné et de sources syndicales -
Cadeau aux futurs retraités: fin du "traitement continué".
Depuis la loi du 9 novembre 2010, les enseignants qui, à partir du 1er juillet 2011 prendront leur retraite en cours de mois ne percevront leur salaire que jusqu'à cette date et ne toucheront leur pension qu'à partir du 1er du mois suivant: il n'y a pas de petites économies...

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023022127&dateTexte=&categorieLien=id

Et petite gâterie supplémentaire pour les instituteurs et professeurs des écoles: pour eux, ce sera un mois de traitement en moins ou un départ en retraite retardé d’un an !
En effet l’article 35 de la loi du 4 avril 1990, stipule que les instituteurs et les professeurs des écoles qui remplissent les conditions d’âge pour obtenir la jouissance immédiate de leur pension sont maintenus en activité jusqu’à la fin de l’année scolaire.A l’avenir, ces fonctionnaires en charge de l’enseignement, pour qui il est interdit de partir en retraite en cours d’année scolaire, devront se souvenir que l’article 46 fixe désormais au 31 août la fin de l’année scolaire. Ils auront donc le choix, entre être pensionnés et non plus actifs dès le 1er septembre ou prolonger leur activité une année de plus !


* Noel à Haïti, pour nos ministres, payé sur le budget de l’Etat
(donc financé par l’emprunt)

Mammouth Déchainé.- Comme la crise appartient maintenant à un passé bien révolu, comme l'État a trouvé de quoi payer ses fonctionnaires jusqu'à la fin de l'année et comme l'argent public coule désormais à flot, en particulier à l'Éducation Nationale, ce sont deux ministres qui se rendront à Haïti en décembre pour y représenter un seul et même ministère: en effet, alors que Luc Chatel, en sa qualité de ministre de l'Éducation Nationale, de la Jeunesse et de la Vie Associative, doit déjà accompagner Martin Hirsh à Haïti à la mi-décembre pour voir les jeunes recrues du service civique envoyés là-bas, Jeannette Bougrab a annoncé que de son côté, en sa qualité de secrétaire d'État à la Jeunesse et à la Vie Associative, elle comptait s'y rendre également pour Noël... Elle est "bien décidée, nous dit le site de l'hebdomadaire Marianne,  à ne pas dépérir à l’ombre de son ministre de tutelle"...

Ne pas dépérir, ... à Haïti...


*Cathos décomplexés à la droite de la droite décomplexée (et autres agités de la calotte)

Mammouth Déchîné — Après la suspension d'un prof de Manosque pour prosélytisme anti-avortement dans un lycée public (projection d'un film de propagande, "No Need to Argue", diffusion de tracts...), l’extrême droite fait ouvertement campagne pour lui manifester son soutien et donne dans la provoc en réclamant la "suspension" du ministre Luc Chatel!
Carl Lang en tête,
avec une belle rhétorique.

Si certains
cercles de la blogosphère catholique ont commencé également à se lamenter sur leurs pages web, voire à encourager les lamentations téléphoniques auprès du Proviseur du lycée de Manosque pour exprimer leur soutien au professeur, les associations diocésaines préfèrent quant à elles garder prudemment le silence: en effet, la direction diocésaine de l'enseignement catholique (DDEC) s'était fait sèchement remettre à sa place en 2005 quand, joignant sa voix à celle de mouvements comme la très droitière SOS Education, elle avait protesté contre un sujet de bac invitant les élèves à lire un article du Monde rédigé à l'occasion des 30 ans de la loi Veil (les candidats devaient "dégager des arguments en faveur de l'autorisation légale de l'IVG en France" et "argumenter l'idée selon laquelle l'avortement n'est pas considéré comme un moyen de contraception"). Le ministère de l'Education Nationale avait alors estimé qu'il n'y avait "rien de choquant à parler [de l'IVG]" et que "ce débat [avait] été tranché par les représentants de la nation il y a trente ans".
[rien de choquant, mais pour combien de temps encore ?]

Dans un texte présenté comme un droit de réponse à un article de La Provence et mis en ligne sur le site "Nouvelles de France" (nouveau média qui s'affirme "libéral-conservateur", déclare que toutes les droites ont vocation à s'exprimer dans ses colonnes et est tenu par des rédacteurs principalement issus des mouvances catholique-traditionnaliste et royaliste), l'enseignant anti-IVG de Manosque n'hésite pas à se présenter comme une victime : il s'en prend ainsi au Rectorat d'Aix-Marseille dont les pratiques feraient "penser plus aux régimes totalitaires nazi et soviétique qu'à une démocratie".
Enfin, manifestant toujours un sens aigu de la nuance, il interpelle ainsi le ministre:
"Qu'est ce qui attend les élèves et les professeurs qui ne pensent pas comme vous, Monsieur le Ministre ? Le goulag, le bûcher, ou la chambre à gaz ?"




* Un iBidule de plus pour l’EN : le chèque ressources numériques.

Une expérimentation peut-être avant le Chèque éducation ?

AFP - Chatel présente des mesures pour le numérique à l'école

Portail inter­net de res­sources péda­go­giques à la ren­trée, "res­pon­sable numé­rique" dans chaque établis­se­ment: Luc Chatel, ministre de l'Education natio­nale a pré­senté jeudi des mesures pour déve­lop­per le numé­rique à l'école, ren­voyant l'équipement aux col­lec­ti­vi­tés locales.
Il s'agit, "d'ici trois ans", de "pas­ser le cap du numé­rique", a déclaré M. Chatel au salon Educatice à Paris.
"
Nous allons lan­cer dès la ren­trée un grand por­tail minis­té­riel" qui aura pour objec­tif de réfé­ren­cer toutes les res­sources péda­go­giques numé­riques" de l'édition publique (res­sources du CNED par exemple) et de l'édition pri­vée (éditeurs de manuels sco­laires), a-t-il affirmé.
Pour pou­voir acqué­rir des res­sources pri­vées, les établis­se­ments seront dotés de "chèques-ressources", d'un mon­tant allant de 500 euros annuels pour une école à 2.500 euros pour un lycée, sur une période de trois ans.
Dans chaque col­lège et lycée, sera nommé un "res­pon­sable numé­rique" chargé d'identifier les besoins de for­ma­tion de ses col­lègues, d'y répondre soit direc­te­ment soit en les orien­tant vers les plans de for­ma­tions au sein de leur académie.
Dans le cadre du Grand Emprunt, une somme dont le mon­tant n'a pas été pré­cisé sera déga­gée pour finan­cer un appel à pro­jet "recherche et déve­lop­pe­ment" lancé début 2011 et des­tiné à "accé­lé­rer les capa­ci­tés d'innovations des acteurs indus­triels" dans le domaine des tech­no­lo­gies de l'information et de la communication).



* Leçon d’information. Chapitre 1 : Sachez trouver l’événement.

Il faut croire qu’à l’AFP ils sont débordés par les événements, que les analyses politiques leur prennent des heures et que des cerveaux immenses travaillent pour veiller au grain de la bonne information.

Parce que là, on atteint des sommets de la non information. Limite à pisser de rire, et pourtant on n’est pas le premier avril :


Le petit fils d'Edouard Balladur légèrement blessé lors d'une fête à HEC

Le petit fils de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur a été légè­re­ment blessé dans la nuit de jeudi à ven­dredi au cours d'une fête sur le cam­pus de HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines), a-t-on appris ven­dredi de source poli­cière confir­mant une infor­ma­tion du Parisien.fr.
Le jeune homme a heurté un pot de fleurs en chu­tant, se bles­sant légè­re­ment au niveau du cuir che­velu, selon la même source, ajou­tant que deux jeunes filles en état de "coma éthy­lique" avaient été trans­por­tées à l'hôpital.
Aucune plainte n'a été enre­gis­trée ven­dredi matin au com­mis­sa­riat de Vélizy suite à cette soi­rée, a dit la même source.
Selon le secré­taire géné­ral d'HEC, Jean Gouerec, cette fête, qui réunis­sait plu­sieurs cen­taines de per­sonnes, était orga­ni­sée par le Bureau des élèves dans la café­té­ria de l'établissement.
"
Il n'y a pas eu de bagarre", a-t-il souligné.
M. Gouerec a estimé que les étudiantes prises en charge par les secours avaient "
pu consom­mer un peu trop d'alcool". "Elles ont pu consom­mer au cours de la fête mais aussi avant, dans leur lieu pri­va­tif ou dans un bar", a dit le secré­taire général.
Une autre jeune fille a été
vic­time d'une fou­lure, a-t-il égale­ment précisé.

On n’est pas très loin de ça :

Les Nuls - Jtn - naissance d' une charette
envoyé par yopla7. - Regardez plus de vidéos comiques.

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Des sous !!!

* Un budget prévisionnel bien (mal) fait...

Alors qu’un peut partout dans les CA d’établissement on présente ces jours-ci les budgets prévisionnels 2010, on apprend ce jour que l’Etat éprouve du mal à trouver de l’argent pour payer les fonctionnaires.

Et l’explication que fournit le Sénat est formidable (cf ci-dessous). Ce n’est pas qu’il manque de l’argent (ça, il en manque, c’est pas une nouvelle et cela fait 20 ans que les fonctionnaires sont payés en par des emprunts sur les marchés financiers, comme dans le reste de l’Europe d’ailleurs), mais bien que c’est l’Etat lui-même qui n’avait pas prévu d’abonder en conséquence les lignes budgétaires correspondantes. Qu’est-ce qu’on est bien gouverné...


Le figaro - « On pensait que cela ne pouvait arriver que dans les pays les plus en difficultés de l'Union européenne. Mais c'est bien l'Etat français qui rencontrerait des difficultés à payer ses fonctionnaires en décembre. La commission des Finances du Sénat s'inquiète dans un communiqué publié mercredi soir de ce que Bercy cherche 930 millions d'euros pour régler ses factures de personnel à la fin de l'année. Huit ministères sont concernés, dont l'Éducation nationale, la Défense et le Budget.
Pas d'inquiétude, les salariés de l'Etat seront payés. L'Etat va ouvrir «en urgence» des «autorisations d'engagement» à hauteur de 1,39 milliard d'euros et des crédits de paiement pour 1,14 milliard, expliquent les sénateurs dans un communiqué, «dont 930 millions d'euros seront destinés à couvrir des dépenses de personnel». Ces dépenses seront compensées par des annulations de crédits dans d'autres postes du Budget et n'aggravent donc pas le déficit, précise la commission des Finances du Sénat.
Ce dérapage résulte, selon les sénateurs, «de départs en retraite inférieurs aux anticipations, mais aussi de surcoûts associés à des mesures catégorielles dont la multiplicité conduit à douter de la consistance réelle des efforts de maîtrise de la masse salariale de l'État». Et les élus de la chambre haute de dénoncer la répétition «très préoccupante» de ce genre de dérives budgétaire, à cause d'une sous-estimation des besoins financiers de l’État. »

Et au passage, cela fait un coup de com’ du genre l’Etat en faillite... de quoi requinquer une bonne droite décomplexée.


*
ERS et violence scolaire: luc Chatel a trouvé LA solution.

Voici ce qu'il préconise: "utiliser davantage nos équipes mobiles de sécurité, qui sont des professionnels compétents",  "faire appel à des encadrants sportifs, à des jeunes retraités de la police ou de la gendarmerie pour nous aider à encadrer ces jeunes dans ces établissements".

On n'en est pas encore, comme l'a recommandé le sénateur américain Eric Adams, à adopter l'usage de menottes en velcro dès la maternelle, mais Luc Chatel est sur la bonne voie et l'idée pourrait aussi trouver ses adeptes en France...



* Education civique et républicaine

Mammouth Déchaîné - Cérémonies du 11 novembre: les élèves de l'enseignement public n'étaient pas les bienvenus!
Seuls les élèves de l'école privée locale, en effet, ont été remerciés pour leur présence aux cérémonies du 11 novembre.

C'est à Landéla, en Bretagne, que cela se passe, et cette année, cerise sur le gâteau,
le représentant de l'UNC (Union nationale des combattants) avait préparé un discours-choc pour justifier la torture en temps de guerre... Les écoliers ont dons été particulièrement gâtés... et la directrice de l'école publique déclare: «Depuis déjà quelques années nous ne nous sentons pas les bienvenus à cette commémoration et si de plus nous risquons d'exposer nos élèves à de tels discours, nous hésitons à continuer à participer à cette cérémonie et nous nous interrogeons sur la possibilité de sensibiliser nos élèves à ce devoir de mémoire de façon différente et sans doute à un autre moment. Cette question fera l'objet d'une discussion avec les représentants des parents d'élèves lors du prochain conseil d'école»...

Que fait la police (républicaine) ? En effet, on peut se le demander. Le maire est en effet responsable
du (bon) déroulement des cérémonies publiques dans sa commune (art. 2212-2 du code général des collectivités territoriales).
Source, et source.


* Patrimoine universitaire

AFP -
Gestion du patrimoine des universités: projet de loi adopté en commission à l'Assemblée
L'Assemblée natio­nale a adopté mardi sans modi­fi­ca­tion en com­mis­sion une pro­po­si­tion de loi du séna­teur Jean-Léonce Dupont (Union cen­triste) et de séna­teurs UMP per­met­tant aux uni­ver­si­tés d'avoir recours au par­te­na­riat public-privé pour gérer leur patri­moine immobilier.
Ce texte a été voté au Sénat le 17 novembre. Il per­met aux uni­ver­si­tés d'utiliser le sys­tème des par­te­na­riats publics-privés, dit "PPP", pour gérer leur patri­moine immo­bi­lier. Le texte sera exa­miné à l'Assemblée en séance publique le 30 novembre.
Depuis la loi d'autonomie d'août 2007, les uni­ver­si­tés peuvent deve­nir pro­prié­taires de leurs murs, alors que l'Etat est actuel­le­ment pro­prié­taire de l'essentiel des 18,6 mil­lions de m2 de fon­cier bâti des établis­se­ments d'enseignement supé­rieur (6.350 bâtiments).

La seule question est : que coûte réellement (à long terme) un parteniriat public privé ? Heim ?


* Privé (de contrat)

Mammouth Déchainé - Anne Coffinier est de plus en plus entreprenante et ne cache pas qu'elle souhaite maintenant la disparition des établissements privés sous contrat (pour que le seul modèle d'établissement privé subsistant soit à terme le hors contrat, financé bien sûr par l'Etat...). C'est en tout cas ce qu'elle déclare sur son site: elle souhaite en effet pour commencer "ouvrir des classes hors contrat au sein des établissements dits sous contrat" (ce qui reviendrait à faire annuler les contrats...) ou encore "transformer en établissements hors contrat les établissements menacés de fermeture" en attendant bien sûr de "renégocier le cadre contractuel avec l’État en obtenant le chèque éducation"...



* le quotidien du remplacement


Ouest-France. Les parents d'élèves de l'école publique sont remontés, « contre le remplacement d'un enseignant titulaire, par un étudiant stagiaire, en classe de maternelle ». Ils ont contacté les services concernés et seront reçus, cet après-midi, à l'école, par Jean-Michel Urvoy, inspecteur de l'Éducation nationale.
En début d'année scolaire, Jean-René Carfantan, professeur des écoles, était en charge de la classe de maternelle (20 élèves), en remplacement de Gwénaelle Bourquin, absente pour cause de longue maladie.
« Or, mardi soir, nous avons appris que l'enseignant quitterait l'école, le vendredi 26. Il sera remplacé par un étudiant stagiaire. Changer d'enseignant, c'est rompre une nouvelle fois la continuité pédagogique d'une classe déjà perturbée, l'an dernier ».
Le manque de communication n'est pas du goût des parents qui affirment ne rien avoir contre la formation des enseignants, mais pas au détriment des enfants.
« Nous nous étonnons qu'un étudiant, en cours de formation pédagogique, soit considéré comme qualifié, pour gérer, de manière autonome, une classe à quatre niveaux ».
Les parents parlent aussi de responsabilité pénale éventuelle et souhaitent savoir si le stagiaire fait partie de l'Éducation nationale. Autant de questions qui seront abordées, ce vendredi, avec les parents.

Déjà une classe à un niveau, pour un stagiaire c’est pas mal....

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Restons philosophe...

* Communication qui cache des suppressions : la philo en seconde.

Le Mammouth Déchaîné — L’annonce en cette fin de semaine (les échos.fr)), par un Chatel regaillardi d’avoir trouvé des portefeuilles supplémentaires en dédommagement de sa perte de voix, de l’arrivée de la philo en seconde fait naître ici les espoirs (mais de quoi ? nul ne sait), là les incertitudes (on sent le coup fourré).

Il y a bien de quoi être inquiet, car le tour de passe-passe n’est pas loin, enrobé, comme à l’habitude derrière les paillettes attirantes pour des mouches salivantes.

Donc, les profs de philo reçoivent le droit de faire l’ECJS en seconde. Première intox, ils l’ont toujours eu. Sauf que jusque là ils ne se précipitaient pas pour la faire et que les profs d’histoire s’y collaient presque de droit. Qu’est-ce qui pourrait bien leur faire lâcher cette 1/2 heure ?

Le sur-service. En effet,
à la rentrée 2011, la réforme du lycée arrive en première avec des horaires pléthoriques en histoire géo. Ne nous réjouissons pas trop vite, il s’agit de faire oublier que les Terminales S n’auront plus d’HG. Mais il n’empêche que en 2011, les prof d’HG vont crouler sous les HSA (avant que la réforme du lycée n’arrive en Terminale et fasse disparaître les heures, de nouveau), qu’ils ne pourront (voudront, on peut rêver) pas toutes absorber.

Et ça tombe bien, car on annonce
la fin des dédoublements en Philo en Terminale technologique. Il va donc y avoir une flopée de profs en sous-services que le ministère va bien avoir du mal à caser (ils sont incasables les philosophes).

Les voilà alors occupés à faire de l’ECJS en seconde, alors que leur petits camarades historiens-géographes n’en voudront plus et qu’il n’est pas question d’augmenter le nombre de poste dans cette matière. Et l’affaire sera durable, car une fois le tournant effectué...

Voilà donc comment on gère les flux d’enseignants dans l’éducation nationale : par une belle annonce de communication.

Les profs de philo auront au moins la joie de méditer un nouveau sujet : qu’est-ce que la découverte de la nature du vrai élève de Seconde ?


* Education à la solidarité pour palier la pénurie budgétaire.


AFP - Des élèves et un principal à la plonge par manque de crédits dans un collège

Le prin­ci­pal d'un col­lège et des élèves volon­taires ont dû se mettre à la plonge de leur établis­se­ment à Granville (Manche), l'enveloppe bud­gé­taire consa­crée au finan­ce­ment du per­son­nel rem­pla­çant étant épui­sée, a-t-on appris ven­dredi auprès du principal.
"Je me suis dis­pensé de plonge pour l'instant et je ne sol­li­cite plus les élèves puisque cela a été contesté mais oui j'ai fait deux jours de plonge, je n'étais pas le seul, la secré­taire et le ges­tion­naire ont égale­ment par­ti­cipé" a indi­qué Philippe Guisembert, prin­ci­pal du col­lège Malraux.
"
Pour moi sol­li­ci­ter les élèves répon­dait aux objec­tifs d'éducation à la soli­da­rité. Une tren­taine d'entre eux étaient volon­taires. Quatre ou cinq ont net­toyé le res­tau­rant et deux autres étaient à la petite plonge", a ajouté le prin­ci­pal de ce col­lège de 730 élèves, l'un des plus gros de l'académie.
Quant à se propre par­ti­ci­pa­tion lundi et ven­dredi der­nier, elle ne lui paraît "
pas anor­male dans la mesure où mon tra­vail est d'assurer le bon fonc­tion­ne­ment du ser­vice public", même si c'est une pre­mière dans sa carrière.
"On fait par­tie d'une même équipe", a-t-il ajouté.
Le pro­blème devrait être réglé le 1er décembre, le conseil géné­ral pou­vant impu­ter ses dépenses de décembre pour les per­son­nels rem­pla­çants sur le début de l'année 2011, a expli­qué le prin­ci­pal à l'issue d'une réunion au conseil géné­ral ven­dredi matin.
D'ici là ce sont les ouvriers de main­te­nance qui se char­ge­ront de rem­pla­cer le per­son­nel du réfec­toire absent, a pré­cisé M. Guisembert.

Avec cette mentalité là c’est sûr le principal il va avoir de la promotion...


*Mobilisation permanente.

Ce qui caractérise ce mouvement d’octobre et ses suites, c’est que partout des trucs se passent qui font que la contestation est entretenue et se maintien. Taux d’énervement maximum. Cette fois contre la fermeture d’un lycée à Grenoble.

Grenoble: ils passent la nuit dans leur lycée menacé de fermeture

AFP - Une quin­zaine de lycéens, pro­fes­seurs et parents d'élèves, oppo­sés à la fer­me­ture d'un lycée gre­no­blois, ont occupé dans la nuit de ven­dredi à samedi leur établis­se­ment après plu­sieurs semaines de conflit avec le conseil régio­nal, a-t-on appris auprès des intéressés.
Le pro­jet de la région Rhône-Alpes pré­voit, pour "des ques­tions de sécu­rité", la fer­me­ture pro­gres­sive du lycée, construit dans les années 60, à par­tir de la ren­trée 2011, avant sa recons­truc­tion en 2014.
"La fer­me­ture du lycée en trois ans, c'est une mort lente. On ne peut pas cas­ser les murs d'un lycée et bri­ser une chaîne d'expériences humaines sans consé­quences", s'insurge Jérôme Soldeville, pro­fes­seur membre du col­lec­tif de défense du lycée Emmanuel Mounier.
"Cette déci­sion est fon­dée sur des ana­lyses tech­niques qui ont conduit à mettre les bâti­ments de ce lycée sous sur­veillance per­ma­nente. Toutes les exper­tises ont reconnu la néces­sité de pro­cé­der à cette sur­veillance 24h/24", explique de son côté le conseil régio­nal dans un communiqué.
Il sou­ligne en outre que des "solu­tions tech­niques ont été étudiées afin d'éviter une longue période de fer­me­ture" et que celle pro­po­sée est "la plus réduite possible".
"
Il existe d'autres solu­tions que cette fer­me­ture, comme l'installation de pré­fa­bri­qués qui per­met­trait à tous les lycéens de conti­nuer d'étudier. Nous deman­dons une nou­velle réunion afin d'étudier d'autres scé­na­rios", pour­suit Jérôme Soldeville.
La mai­rie de Grenoble sou­ligne pour sa part dans un com­mu­ni­qué que si les pro­po­si­tions de la Région "marquent un réelle avan­cée", "il est abso­lu­ment néces­saire de cher­cher des solu­tions (...) pour qu'une part la plus large pos­sible de futurs élèves de seconde puissent entrer au lycée Mounier en sep­tembre 2011".



* La fondation pour l’Ecole, qui prône l’école hors contrat, pourra continuer en toute impunité de détourner la loi...


... Pour bénéficier de la défiscalisation des dons (et donc du financement détourner de l’Etat)

Questions au Gouvernement
(mercredi 17 novembre 2010)

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/provisoire/P20110059.asp

M. le président. Je suis saisi d’un amendement n° 607.

La parole est à Mme Michèle Delaunay.

Mme Michèle Delaunay. Autant nous avons souscrit au fait de ne pas exclure de la défiscalisation au titre de l’utilité publique l’ensemble des dons et l’ensemble des associations et fondations qui en reçoivent, autant il paraît tout à fait opportun d’en revisiter la liste. À cet effet, l’amendement concerne les associations ou les fondations dont le but est d’apporter un financement aux écoles privées hors contrat. C’est le cas de la Fondation pour l’école, qui bénéficie de fait d’un financement de l’État par le biais de la défiscalisation, ce qui est contraire aux termes mêmes de la loi Debré.

C’est pourquoi notre amendement vise à exclure du bénéfice de la défiscalisation les associations ou fondations ciblant l’école privée hors contrat, et dispose que « Le montant total des dons fait à des associations ou fondations participant au financement d'établissements d'enseignement général du second degré privés pris en compte au titre du présent article et de l'article 885-0 V bis A du présent code ne peut excéder le cinquième des dépenses annuelles des établissements concernés. »

M. le président. Quel est l’avis de la commission ?

M. Gilles Carrez, rapporteur général. La commission n’a pas retenu cet amendement car il est largement satisfait depuis une instruction du 8 juin 2008, laquelle précise que les dons concernés ne peuvent s’appliquer qu’à des dispositifs d’intérêt général. Ainsi, dès lors qu’un lycée privé n’est pas sous contrat, il est estimé ne pas poursuivre un but d’intérêt général. Comme vous le souhaitez, madame Delaunay, tous les investissements et tous les dons destinés à des lycées privés non conventionnés sont dorénavant exclus.

M. le président. La parole est à Mme Michèle Delaunay.

Mme Michèle Delaunay. Monsieur le rapporteur général, je peux vous assurer que, dans la pratique, la Fondation pour l’école fait état de son soutien à des établissements privés hors contrat pour un montant qui dépasse largement le financement que vous évoquez. Ce que vous dites n’est pas appliqué.

Mme Marylise Lebranchu. Il faut porter plainte.

(L’amendement n° 607, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)


* Catho encore et toujours (malheureusement) : SOS Tout-petits


La Sainte Association SOS tout-petits (dont la
page d’accueil est tout un programme - surtout vu l’âge des personnes qui manifestent) organisait ce samedi 20 un Rosaire contre l’avortement.

Le jour ou le pape fait un
petit pas vers la capote, c’est pas de chance.


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Bientôt viré ?

* Licenciement : c’est officiel.

Le décret sur "la réorientation professionnelle" des fonctionnaires d'Etat a été publié ce mardi au journal officiel. Il autorise notamment leur licenciement.

Voir là.


* Luc Chatel
(ex porte parole du gouvernement) veut-il découvrir « l’Homme africain » (avant qu’il ne rentre dans l’histoire ?)...

... ou simplement fourguer des TBI aux anciennes colonies ?


(serait-ce la suite des bienfaits de la colonisation ?)

(Source) Participation de Luc Chatel à la Conférence des ministres de l’éducation des pays ayant le français en partage (Dakar, 15-20 novembre 2010)

La Conférence des ministres de l’éducation des pays ayant le français en partage (CONFEMEN) est l’une des plus anciennes institutions de la Francophonie. Elle rassemble les ministres de l’éducation de plus de 40 pays francophones du Sud et du Nord, dans le but d’organiser la coopération éducative entre les pays membres et d’intégrer les systèmes éducatifs dans les processus de développement économique.

Une délégation française conduite par Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative, se rendra à Dakar pendant cette semaine pour participer aux travaux de la 54e session ministérielle de la CONFEMEN.
Cette réunion, qui sera plus particulièrement consacrée au thème de la qualité de l’éducation primaire, marquera le cinquantenaire de cette organisation internationale et l’arrivée, parmi ses membres, du Maroc, de la Tunisie et du Vietnam.

A cette occasion, des démonstrations de programmes d’éducation numérique pour tous seront organisées pour les hauts responsables présents. Mises en œuvre par la délégation interministérielle à l’éducation numérique en Afrique (DIENA), elles mettront en évidence les grandes potentialités des tableaux numériques interactifs disposant de programmes adaptés.

C’est sûr pour remotiver le primaire, il sait y faire Chatel ...


* Message à caractère informatif :

« Le pacte de 1945 selon lequel les actifs financent les études des jeunes et les retraites des seniors est aujourd’hui dépassé »

C’est l’institut Montaigne, institut libéral de Cl. Bebéar, qui le dit.


* Lutte des classes : confirmation, les pauvres en prennent plein la gueule.

AFP- Ecole, santé, logement : les enfants victimes de la pauvreté de leurs parents
Ballottés d'hôtels en foyers, plus sou­vent en dif­fi­culté sco­laire, moins bien soi­gnés, les enfants issus de familles pauvres subissent direc­te­ment la pau­vreté de leurs parents, s'alarme la Défenseure des enfants Dominique Versini.
"
Il y a huit mil­lions de per­sonnes pauvres dont deux mil­lions d'enfants" qui vivent avec moins de 950 euros par mois, selon l'Insee, rap­pelle Dominique Versini dans un entre­tien avec l'AFP.

Elle publie lundi un rap­port thé­ma­tique sur la pau­vreté des enfants et son rap­port annuel, qui pour­rait bien être le der­nier, sa fonc­tion devant dis­pa­raître l'an pro­chain, absor­bée par le futur Défenseur des droits.

Dans ce rap­port, Mme Versini sou­ligne que "cette pré­ca­rité assez mas­sive a des consé­quences extrê­me­ment graves pour les enfants". Elle note en par­ti­cu­lier le phé­no­mène rela­ti­ve­ment nou­veau des familles mono­pa­ren­tales, qui sont encore plus tou­chées par la pau­vreté (plus de 30% d'entre elles).

Quand les familles "sont héber­gées chez des gens ou des centres d'hébergement d'urgence ou dans des hôtels avec des enfants qui toutes les semaines ou tous les 15 jours changent d'hôtels, (cela) a des consé­quences sur l'équilibre des enfants", poursuit-elle.

"Certains experts com­parent l'impact d'une expul­sion sur les enfants aux effets de la guerre", ajoute Mme Versini.
"La pré­ca­rité mobi­lise beau­coup les enfants qui sont tou­jours soli­daires avec leurs parents" et "ils n'arrivent pas à se concen­trer" à l'école, où les ensei­gnants ne sont pas for­més pour cette popu­la­tion, relève-t-elle. Du coup, "
l'école n'est pas un lieu d'espoir pour eux".
Selon la Fondation Abbé Pierre, 3,5 mil­lions de per­sonnes sont mal logées en France.


* Recomposition syndicale dans l’EN : à la recherche de la représentativité

Source —  C’est à Toulouse que se déroule cette semaine le congrès national du Syndicat National des Lycées et Collèges ( SNALC). Au programme : le modèle éducatif français, la préparation des élections d'octobre 2011 avec un choix cornélien qui alimente les débats : l'autonomie ou une alliance avec la Fédération Autonome et Force Ouvrière afin de préserver une indépendance et d'assurer une représentativité ...
les enseignants du SNALC devaient débattre entre eux des élections professionnelles qui se dérouleront en octobre 2011 et sur l'opportunité d'alliance éventuelles avec la Fédération Autonome de l'Education Nationale (FAEN) et Force Ouvrière, "des alliances indispensables qui devraient permettre au SNALC de s'assurer une représentativité "
M. Albert Jean Mougins, Vice Président national du SNALC comme d'autres intervenants souligna l'indispensable "indépendance et la réelle volonté de représentativité du SNALC ". La Dijonnaise Françoise MORARD, rappela " Il ne faut pas diaboliser Force Ouvrière. L'union serait pour nous une aubaine en Bourgogne »...  

Alliance des contraires ? Le SNALC avait encore il y a quelques années des sections entières issues du Front national (région PACA notamment) et Force ouvrière dans l’Education nationale est tenue bien en main par les trostko-lambertistes POI (Parti ouvrier indépendant — Schivardi, souvenez-vous).


* Conseil de classe en 2075. Effets de la réforme des retraites.

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Le mammouth se fait tous les jours remanier la gueule

... et pas qu’un peu.

* Vers une mutualisation des moyens du public et du privé dans l’Education ?
L’enseignement agricole pourrait l’expérimenter...

Extrait du RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES FINANCES, DE L’ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET DU CONTRÔLE BUDGÉTAIRE SUR LE PROJET DE loi de finances pour 2011 (n° 2824), PAR M. GILLES CARREZ

Tout est là.

En résumé, la grande idée est celle de la "mutualisation" des moyens entre public et privé  (profs prêtés entre établissements publics et privés, services partagés, etc.), avec évidemment si possible utilisation de "l'expérimentation" pour ne pas perdre de temps en travail législatif et réglementaire avant de commencer à tout chambouler...

Extraits :

"Le Rapporteur spécial estime que
dans les zones rurales par exemple, une mutualisation avec les ressources de l’enseignement privé ne doit pas être exclue. Il souhaiterait qu’une réflexion soit entreprise sur ce sujet, afin d’examiner comment les obstacles statutaires et d’organisation pourraient être levés."

Cela dit, c'est d'abord l'enseignement agricole qui devrait trinquer avant l'enseignement général. Voici ce qui est prévu pour eux (et ce qui attend les autres secteurs après...) :

"
la réduction des moyens imposera en pratique tôt ou tard une coordination ou une mutualisation entre les établissements.

Le dialogue de l’État avec les deux secteurs comme des deux secteurs entre eux est, en effet, d’autant plus nécessaire aujourd’hui que la restriction sur les postes et les difficultés de fonctionnement appellent à poser la question de la mutualisation des moyens :
celle-ci permettrait aux enseignants d’effectuer des heures tant dans le public que dans le privé, pour le bénéfice des établissements comme des élèves souvent privés de l’enseignement de la deuxième langue vivante, par exemple, ou d’options.

L’expérimentation rendue possible par la loi sur l’avenir de l’école et dorénavant inscrite dans la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010 devrait également porter sur cela...

La coordination doit être beaucoup plus approfondie qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Au plan national, elle pourrait
intégrer l’organisation de concours communs pour le recrutement d'enseignants dans certaines disciplines (professeurs certifiés de l'enseignement et professeurs de lycée professionnel) et conseillers principaux d'éducation (CPE), assurer également la reconnaissance mutuelle de l'ancienneté des enseignants contractuels pour l'inscription aux concours internes.

Au niveau régional, elle doit examiner les questions suivantes :

– la
mise en commun de moyens de remplacement, notamment en utilisant les sous-services des enseignants ;

l’organisation de services partagés de personnels entre établissements de l'Éducation nationale et établissements d'enseignement agricole ;

la facilitation de la mobilité et des parcours professionnels des personnels (mutation  d'enseignants, de personnels de direction, gestionnaires) ;

– l’organisation d'actions communes de formation continue des agents ;

– l’expérimentation de
mutualisations sur certaines fonctions administratives (exécution des factures, paye, fonctions logistiques...) regroupant des lycées géographiquement proches ;

– l’accueil
mutualisé en internat ;

l’information sur les métiers et l’orientation ;

– l’information régulière en région des centres d'information et d'orientation sur l'actualité de l'enseignement agricole."


* Bientôt des internes en médecine pour remplacer les médecins scolaires

Extrait des propos de L. Chatel devant la commission des finances, pour l’enseignement scolaire, DU 2 NOVEMBRE 2010

Chatel répondant à un des députés :

« Vous avez évoqué l’hypothèse de faire appel à de jeunes internes en médecine. Ils agissent déjà en acteurs responsables dans les services d’urgence et ils pourraient aussi apporter leur concours dans les écoles puisque nous avons du mal à recruter des médecins et des personnels infirmiers. C’est une suggestion intéressante que nous allons creuser. Ils pourraient également, sous la surveillance d’un médecin bien entendu, accomplir certaines formalités, et notamment prendre en charge les examens « chronophages » que vous avez mentionnés. »


* Tout va bien dans l’EN. Moral des troupes au beau fixe. C’est Luc qui le dit.

Toujours la même source :

« Vous avez également relevé certaines inquiétudes face à la mastérisation du recrutement des professeurs et souhaité connaître un indicateur que nous suivons de près, le nombre de démissions après quelques semaines d’exercice en tant que professeur stagiaire. J’indique donc à votre Commission qu’au 15 octobre, soit un mois et demi après la rentrée scolaire, nous avons enregistré 80 démissions sur l’ensemble du territoire national. L’année dernière, à la date équivalente, ce chiffre s’élevait à une centaine. La tendance est donc inchangée. On ne peut imputer à la mastérisation un surplus de démissions.
Il est un autre indicateur du « moral des troupes » que nous suivons avec attention, celui des arrêts de maladie. Nous avons constaté au bout de deux mois, à la veille de la Toussaint, qu’ils n’étaient pas plus nombreux que l’année dernière. Là non plus, la mastérisation n’a pas eu d’effets particuliers ».


* Pour encore économiser des postes, les cadres intermédiaires de l’EN devront trouver des solutions. C’est ça le management participatif.

Même source :
« M. Censi a également évoqué la méthode suivie. Avec le plus gros budget de l’État, avec un million de fonctionnaires, je pense que nous pouvons améliorer l’efficience du système. C’est pourquoi nous avons décidé de changer de méthode. Nous refusant à imposer d’en haut, du 110 rue de Grenelle, la répartition des économies et des non-renouvellements de postes par catégorie, par académie, par filière, etc., nous avons travaillé en étroite concertation avec nos académies, nos recteurs, nos inspecteurs d’académie, nos proviseurs, nos chefs d’établissement. Somme toute, nous ferons l’année prochaine ce que fait n’importe quelle organisation humaine, n’importe quelle entreprise, n’importe quelle administration : faire confiance à ses cadres intermédiaires pour examiner comment rendre le système plus efficace à moindre coût. Nous procéderons ainsi pour le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, qui se traduira par 16 000 suppressions de postes. Cette méthode nouvelle qui consiste à faire confiance aux acteurs locaux permettra, je pense, de maintenir l’offre éducative en améliorant l’efficacité de l’ensemble du système. »
Quand le gouvernment ne sait plus quoi faire...


* Mutations new style et réforme STI

source syndicale— Selon plusieurs sources, des Recteurs (Dijon entre autres) profiteraient de la réforme STI2D pour étiqueter ces postes à profil.
Cela permettrait ensuite de gérer les suppressions de postes selon le bon vouloir des IPR.


* Une loi pour faciliter l'ouverture des campus universitaires au privé et multiplier les (coûteux) PPP

Les échos.fr Une proposition de loi examinée aujourd'hui au Sénat veut faciliter l'ouverture des sites universitaires au privé et débloquer des projets de l'opération Campus

C'est technique, subtil, mais absolument décisif. On a fait des guerres de religion pour moins que ça… Et cela va permettre d'aller au bout de l'autonomie des universités », s'enthousiasme un bon connaisseur du dossier. Le Sénat examine aujourd'hui en commission une proposition de loi qui veut donner aux universités plus de droits sur leur immobilier, «  même si elles n'ont pas encore demandé le transfert de ce patrimoine », précise l'exposé des motifs. Elle a été déposée par les sénateurs Jean-Léonce Dupont (UC) et Philippe Adnot (non inscrit), à l'issue de leur rapport sur l'immobilier et les universités, remis fin juin au ministère de l'Enseignement supérieur. Aujourd'hui, l'essentiel des bâtiments universitaires sont propriété de l'Etat et seules cinq d'entre elles deviendront propriétaires de leurs murs à partir de 2011, une possibilité ouverte par la loi sur l'autonomie des universités (« Les Echos » du 8 novembre).

Partenariats « intelligents »
En l'état actuel des choses, les universités ont tous les droits et obligations des propriétaires sur les bâtiments qui leur sont affectés par l'Etat (entretien, responsabilité…), sauf, les droits réels, c'est-à-dire notamment la possibilité d'aliéner et de faire commerce de ces bâtiments. Or, dans le cadre de son opération Campus de rénovation immobilière, l'Etat a choisi de privilégier le partenariat public-privé (PPP) dans les projets de construction ou de réhabilitation des campus retenus. Pour une trentaine de projets au moins, le PPP envisagé n'est pas un PPP simple qui se bornerait à une « simple » construction ou une réhabilitation, mais un « PPP intelligent », explique-t-on au ministère de l'Enseignement supérieur. Ce PPP permet à l'université de mettre à disposition du partenaire privé une partie de ses locaux pour les valoriser, en accueillant des congrès dans les amphis remis à neuf, en mettant au coeur des campus des commerces, cafés et restaurants ou, comme cela est prévu à Dijon, en louant la résidence d'accueil des chercheurs étrangers qui sera construite par PPP, lorsqu'elle n'est pas occupée. Autant de possibilités interdites sans l'exercice des droits réels.


*Les frères des écoles chrétiennes (Veille-education.org) ont l'esprit chagrin

Mammouth Déchainé — Après la publication par le Mammouth déchaîné du témoignage d'une étudiante prise dans la "souricière" de la place Bellecour de Lyon, les Frères des écoles chrétiennes ont l'esprit chagrin ("en terme de sociologie et de réalisme") et le montrent en consacrant à l'affaire un billet intitulé: Manifestation des étudiants pré-retraités, le Mammouth aime ! (c’est là)


L'étudiante pré-retraitée Lou Andréa, qui doit avoir le statut de fonctionnaire stagiaire pour se la couler douce à l'ENS, appréciera...

Cela dit, on ne doit pas se montrer trop sévère pour les Frères des écoles chrétiennes dont on peut comprendre le désarroi...
Car non seulement les élèves de l'ENS  sont des pré-retraités (et même des pré-retraités-fonctionnaires, circonstance aggravante), mais en plus ils se comportent aussi comme des lycéens attardés, lycéens qu'au passage les Frères des Ecoles chrétiennes qualifient de "pré-bubères" (fantasmes de frères supportant mal leurs voeux de chasteté ?) :
http://veille-education.org/2010/10/13/le-ps-racole-chez-les-pre-puberes/

En effet, les élèves de Normale Sup n'ont pas hésité à bloquer leur prestigieuse école
sous prétexte de défendre des précaires!
Quelle décadence! Pauvre France!


* Heureusement l’armée est là. Les vraies valeurs tout de même...

De notre envoyé spécial aux Invalides - Le gouverneur militaire de Paris a accueilli, le 16 juin 2010, dans ses salons privés de l’hôtel des Invalides, le gratin des écoles catho intégristes et traditionnalistes. « La Fondation pour l’école », une association qui prêche la liberté totale de l’enseignement (l’Education Nationale étant destinée à devenir une école parmi d’autres…), remettait ce jour là, les prix de son « Concours national de langue et de culture française » à des enfants de CM2 et de 4ème. Pour arroser cette belle journée, quelques pieux académiciens, des curés en soutane, des bonnes sœurs en tenue rétro, ont pu déguster une coupe de champagne offerte par l’armée !
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Partie de cache-cash

* Devinettes : les plus belles promesses


Qui a dit : "Dans les quartiers où s’accumulent tous les problèmes de l’exclusion et du chômage, je propose de créer des classes de quinze élèves dans les collèges et les lycées" ?

ou encore : "Je propose de diviser par deux le nombre d’élèves dans les ZEP" ?

Réponse ici, dans le cache de Google.

Il faut en effet passer par le cache de google pour avoir encore accès aux promesses de campagne du candidat Sarkozy en 2007, car le site, "L'Abécédaire des principales propositions de Nicolas Sarkozy", comme expliqué ici, a été supprimé... (pour éviter qu'on puisse le consulter et dresser un bilan lors de la prochaine campagne ?)


Qui a dit aussi : "Si je suis élu, je n’opposerai pas l’enseignement privé et l’enseignement public" ? (Réponse au même endroit)

Et en effet, la suppression massive de postes dans le secteur public ne se heurte pas à de vives oppositions dans le secteur privé...

* Pour faire des économies, les députés proposent de jouer sur le « taux d’encadrement » des élèves
et s’attaquent à la question des méthodes pédagogiques.

Extrait du rapport de la commission parlementaire sur la loi de finance pour l’Enseignement scolaire.
(il est là)

« Les réformes peuvent entraîner une économie budgétaire, non l’inverse. Aussi il convient d’engager sans a priori une réflexion sur le temps d’instruction obligatoire en France et sur nos méthodes éducatives et pédagogiques. La France connaît un temps horaire d’instruction obligatoire beaucoup plus élevé (100 heures de plus à quinze ans que la moyenne de l’Union européenne, et les vacances les plus longues. Réduire encore le personnel ne pourra pas aller avec le même service et la même organisation. C’est là que la performance du système éducatif doit encore progresser.

Pour réduire les postes, les académies devront trouver en 2011 des « gisements d’efficience ». Cependant, selon les académies, la plupart des économies ont déjà été trouvées, aussi l’ajustement se fera t-il probablement sur le taux d’encadrement des élèves, ainsi que sur les seuils d’ouverture et de fermeture des classes. »

A ce rythme, les députés ne vont pas tarder à voter la pédagogie du QCM pour faire des économies.


* Saint Matthieu, priez pour nous (et notre argent).

Le Mammouth déchaîné tient la décote chez les cathos, mais confirme et signe.

Le site des Frères des Ecoles chrétiennes a cru bon devoir ironiser sur les informations fournies par la revue Prochoix et reprises par le Mammouth Déchaîné à propos des niches fiscales dont bénéficie l'enseignement privé.

Le
site catholique titre en effet l'un de ses billets: "Leçon de choses : Où et Comment le Mammouth Déchaîné et Caroline Fourest nous apprennent à faire pousser l’argent."

Pour son information, nous pouvons l'assurer que tout le mérite de savoir "faire pousser l'argent" n'a rien à voir avec la multiplication des pains et ne relève aucunement du miracle:
c’est bien à la Fondation Saint-Matthieu (sans doute bien conseillée pour ses "orientations stratégiques" par des personnalités du monde financier comme Claude Bébéar, président d’honneur d’Axa, fondateur et président de l'Institut Montaigne et membre du comité d'honneur de la Fondation Saint-Matthieu)  qu'il faut attribuer ce savoir-faire. Et c’est clair.

La Fondation vise bien à recueillir 1 milliard d'€ en dix ans et ne s'en cache pas: elle explique même sur son site (même si évidemment ces révélations  ne sont pas paroles d'évangile) "Comment lever 100 millions d’euros par an pendant dix ans" et signale qu'"En 2010, pour la seule région Ile-de-France, cela [les ressources de la Fondation] représente 700 000 euros" (L'année étant loin d'être terminée lors de la rédaction du document, puisque la date de sa création est du 18/05/2010)...


* Frais d’inscription :

Cela commence à chauffer en GB autour de l’augmentation de ces frais (un projet de loi qui ferait tripler les droits d'inscription à l'université et obligerait les étudiants à débourser des sommes pouvant aller jusqu'à 10500 € par an- Revue de presse ici).

En France, alors que les droits d'inscription aux universités restent pour l'instant fixés nationalement par arrêtés ministériels (en 2009-2010, ils s'échelonnaient pour la plupart de 171 € [114 € à taux réduit] en licence à 350 € pour les doctorats [233 à taux réduit], certains cursus de médecine étant beaucoup plus coûteux), certaines universités (comme Paris-Dauphine) se montrent fort impatientes de fixer elles-mêmes leurs droits d'inscription comme le font déjà les grandes écoles.

Quelques exemples de frais de scolarité dans les grandes écoles :
-Science Po Paris : de 1.500 à 5.000 € par an
-HEC (Haute Ecole de Commerce): 7.000 € par an
-HEP (Haute Ecole Politique) : 2.900 € par an



* Répression anti grève :

- Contre les élèves :

AFP- Mouvement lycéens: des organisations dénoncent dix exclusions temporaires
Une dizaine d'organisations, parents d'élèves, ensei­gnants, lycéens et étudiants de Seine-et-Marne ont dénoncé mer­credi la déci­sion d'une pro­vi­seure d'exclure 48 heures dix lycéens pour "orga­ni­sa­tion du blo­cus" d'un lycée de Combs-la-Ville, contre la réforme des retraites.

La pro­vi­seure du lycée Galilée de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) Isabelle Robin "a décidé d'exclure dix élèves, pour 48 heures lundi et mardi, pour +orga­ni­sa­tion du blo­cus du lycée+", les dési­gnant comme des "meneurs", expliquent ces orga­ni­sa­tions dans un communiqué.

"
Les per­son­nels de direc­tion du lycée ont filmé, pho­to­gra­phié les jeunes, ont consti­tué un dos­sier à par­tir des échanges sur Facebook" et "pra­ti­qué l'amalgame entre élèves enga­gés dans le blo­cage et éléments exté­rieurs auteurs d'incidents", poursuivent-elles.


-contre les profs :

(source syndicale) De nombreux collègues reçoivent ces jours-ci un courrier de la rectrice de Lille daté de la fin du mois de septembre et indiquant qu'elle leur
refuse une autorisation de cumul (interventions dans le supérieur, colles en prépa ...) car ils ont « manifesté le souhait de ne pas occuper les fonctions de tuteur d'un professeur stagiaire au cours de l'année 2010/2011 » ; en clair, ils ont signé la pétition collective de refus d'être tuteur d'un stagiaire temps plein, mission qui ne relève pourtant pas d'une obligation de service (circulaire n° 2010-037 du 25-2-2010) !



* Pathétique : le Claude Allègre (notre ancien ministre fondateur) , animal de la foire-fouille politique.

No coment.

Dans Le Point, il publie un "plaidoyer" pour le chef de l'Etat, dans lequel C.A. estime que "Nicolas Sarkozy a montré qu'il savait résister aux défilés et aux manifestations" sur la réforme des retraites.

"
Par ailleurs, Sarkozy a montré qu'il savait aussi ne pas plier pour défendre un ministre qu'il juge capable et honnête. C'est une vraie innovation !", écrit l'ancien ministre de l'éducation, dans une défense d'Eric Woerth.

Pour M. Allègre, Nicolas Sarkozy a
"créé le G20 (...), entraîné l'Europe dans une action solidaire de recapitalisation des banques (...), stoppé net la panique qui avait saisi les épargnants". Il salue également la politique internationale de la France, "de nouveau en bons termes avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde ou le Brésil".
Remaniement, remaniement...
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Les mots pour le dire

* Révisons notre vocabulaire. Avec l’Acrimed.

Passionnante petite mise au point sur La langue automatique du journalisme officiel qui est une langue de bois officielle.

L’Acrimed (Observatoire des médias) publie une mise à jour de son lexique pour temps de grèves et de manifestations .

C’est là et là aussi c’est bien.


Exemple :

 « Réforme » : Quand une réforme proposée est imposée, cela s’appelle « LA réforme ». Et s’opposer à cette réforme devient : le « refus de la réforme ». Ne plus dire : « les travailleurs combattent les politiques libérales qui favorisent chaque jour davantage les revenus du capital et dissolvent l’Etat social ». Ecrire : « Une autre chose dont on peut être sûr - et qui nourrit l’antienne d’un pays impossible à réformer -, c’est la nature difficile des rapports sociaux en France. La conflictualité l’emporte sur le consensus. Vieil héritage de la culture ouvrière revendicative du XIXe siècle du côté des organisations syndicales, crispées sur la défense des droits acquis [...]. » (Le Monde Economie, mardi 7 juin 2005, page I).


 « Corporatisme » : Mal qui menace n’importe quelle catégorie de salariés qui défend ses droits, à l’exclusion des tenanciers des médias. Dans ce dernier cas, s’exclamer, comme Jean-Michel Aphatie  : « Trouvez un argument de meilleure qualité que le corporatisme, s’il vous plaît, s’il vous plaît ! ». L’accusation de « corporatisme » est en effet un argument de bonne qualité, sauf quand elle vise des éditorialistes de qualité supérieure.


  « Expert » : Invité par les médias pour expliquer aux grévistes et manifestants que le gouvernement a pris les seules mesures possibles, dans l’intérêt général. Déplore que les « grognements » des « jusqu’auboutistes » et des « ultras » (voir ce mot), ces privilégiés égoïstes et irresponsables (voir « corporatisme »), empêchent d’entendre le « discours de raison » des artisans du « dialogue social »

 « Violence » : Impropre à qualifier l’exploitation quotidienne, les techniques modernes de « management » ou les licenciements, le terme s’applique plus volontiers aux gens qui les dénoncent, et aux mots qu’ils emploient pour le faire. Par exemple quand les patrons de Caterpillar sont qualifiés de « chiens ». A condition de respecter cette règle d’usage, la « violence » est presque toujours « condamnable ». Et condamnée.


* Coaches d'orientation : on n'arrête pas le progrès!

Avec eux, l'orientation scolaire devient programmatique, et même programmatico-neuro-linguistique!

Mammouth déchaîné - En effet, la société Vivacio, qui a pour ambition de créer un réseau de "coaches" d'orientation scolaire (sous un système de franchises) et de devenir la référence française en ce domaine, compte pour ce faire recruter des "coaches" déjà formés aux techniques de la "programmation neuro-linguistique", profil qui, comme le montre cette annonce, peut parfaitement correspondre à celui de "thérapeutes" à la recherche d'un second emploi...

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur ces "thérapeutes" et la programmation neuro-linguistique (méthode très en vogue dans le domaine des ressources humaines et de la formation continue), voici deux pages dont la lecture est vivement conseillée:

La programmation neuro-linguistique ou l'art de manipuler ses semblables:
http://www.prevensectes.com/pnl1.htm
Extraits du rapport 2001 de la MILS (Mission interministérielle de lutte contre les sectes) du 22 janvier 2002):
http://www.prevensectes.com/pnl2.htm

On peut par exemple y apprendre qu'outre un risque bien réel de dérive sectaire, "certaines personnes n'hésitent pas à se transformer après quelques (maigres) semaines de formation en "psychothérapeutes" (sans bien sûr, posséder, pour la majorité d'entre eux de formation clinique) "et que "en fait, il ne s'agit que d'une gigantesque manipulation."
[NB. L'utilisation du titre de "psychothérapeute" étant aujourd'hui réglementée depuis la loi Accoyer (2004) amendée Bachelot (août 2009), d'autres termes comme "praticiens en psychothérapie", "coaches en développement personnel" ... sont maintenant davantage employés...].

Pour ceux qui malgré tout souhaiteraient visiter le site de Vivacio et juger par eux-mêmes des prestations offertes, un petit test gratuit (avant propositions payantes: de 150 euros à 490 euros selon la formule choisie) est généreusement offert aux élèves inquiets pour leur orientation:
http://www.vivacio.fr/site/accestest.htm

Mais Attention toutefois à la collecte de données personnelles: aucune information relative aux droits d'opposition, d'accès et de rectification (pourtant obligatoire) ne figure sur le site...


*Lecture / privatisation / cathos décomplexés

La revue Prochoix, qui consacre un numéro entier (Prochoix n° 53 / octobre 2010: Ecole. Silence, on privatise) à la privatisation rampante de l'école devrait particulièrement intéresser ce mois-ci tous les défenseurs de l'école publique.

La revue fournit en effet de
nombreux détails sur la dégradation planifiée du service public et sur le profit qu'en tire l'enseignement privé. On nous rappelle par exemple au sujet des niches fiscales qu'elles concernent aussi le petit monde des écoles privées (la Fondation Saint-Matthieu et la Fondation pour l'école dont nous avions déjà parlé dans le Mammouth Déchaîné ( et ) et qui, honteusement reconnues d'utilité publique, permettent de faire indirectement financer par les contribuables les investissements immobiliers des écoles privées, qu'elles soient sous contrat ou hors contrat), et qu'elles sont fort coûteuses pour l'Etat: nous apprenons ainsi par Prochoix que la seule fondation Saint-Matthieu permettrait de
défiscaliser 600 à 750 millions d'€ en dix ans
!

Quant aux
réactions politiques suscitées par ces reconnaissances d'utilité publique, elles sont pour l'instant peu nombreuses: "Mme Michèle Delaunay, députée de Gironde, avait demandé en juin dernier au ministre de mettre rapidement fin à ces deux reconnaissances d’utilité publique qui contreviennent à la législation scolaire, à la loi de et à la jurisprudence du Conseil d’Etat. La question posée a été honteusement tronquée par le ministre; ce qui lui permet dans sa réponse publiée en avant première par “ Chrétienté info ”, d’esquiver la remise en cause de la légalité de la “ déclaration d’utilité publique ” au regard du code de l’éducation" (Prochoix n° 53, p.26).

Enfin,
si l'on veut se faire une petite idée du tort que la République est susceptible de se faire à elle-même en subventionnant indirectement des écoles privées confessionnelles hors contrat par le biais de "fondations", on lira avec intérêt un document qui émane d'un cours privé par correspondance utilisé aussi bien par des parents éduquant leurs enfants à domicile que par certaines écoles privées hors contrat: il s'agit du règlement du cours privé Saint-Savio et Sainte-Maria Goretti dont prochoix s'est procuré un exemplaire et dont nous reproduisons quelques morceaux choisis ici (Prochoix n°53, octobre 2010, p.57 sq):



*Lobbying de l'enseignement catho pour réformer l'Education Nationale

Mammouth déchainé - La face cachée de l’UMP
Il y a quelques mois, nous vous informions déjà, que les responsables de l'enseignement catholique avaient fait part de leurs attentes en ce qui concerne une réforme de l'Education Nationale et toutes ces demandes avaient déjà été formulées !

Mais c'est maintenant
leurs relais au parlement, comme le député des Yvelines, Etienne Pinte (fervent catholique, commandeur du Mérite de l’Ordre souverain de Malte), qui entrent en scène et se font leurs porte-parole auprès du ministre...

sur son
beau blog on trouve ainsi ses souhaits:

* réduction du nombre d'options dans les enseignements du second degré,
* réduction du volume horaire d'enseignement des élèves,
* réduction ou regroupement des matières enseignées dans les lycées technologiques et professionnels,
* gestion intercommunale des établissements du premier degré pour permettre une utilisation optimale des moyens d'enseignement et un meilleur fonctionnement des écoles ...


Cela ne vous rappelle rien ?

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La vie quodienne de la droite décompléxée

En marge de la présentation de différents programmes sur l’école pour 2012 (voir votre presse de non information quotidienne...) :


* Mention spéciale pour
Bockel et Bertrand et leurs idées fumeuses (surveillance, HS pendant les vacances, bivalence...). ou encore Longuet (pour qui " il faut qu’un patron [ le chef d’établissement ] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique ".


* Idée syndicale du mois, par Jean-Claude Gaudin :
Mise en place d'un service de substitution dans les écoles

Non, il ne s'agit pas encore de demander aux parents volontaires de remplacer les profs grévistes pour faire cours à leur place! C'est des cantines scolaires dont il est question ici (et c'est à Marseille que cela se passe). Une idée de Gaudin...
C’est dans La Provence.


* Défouloir syndical de droite : L’UNI (car il en reste une) répand ses propos nauséabonds

Voyez cette pub de l'UNI aux relents particulièrement nauséabonds (slogans contre "l'immigration sauvage", les "profs marxistes"...).
Mais cela n'empêche pas Darcos et Chatel de prêter leur image pour cette pub...


* Copé (ah, Copé) et le devoir de réserve des enseignants.

Dans un courrier adressé à l'UNI (au sujet des Mémoires de De Gaulle et du programme de littérature), Copé trouve que les enseignants ne devraient pas faire de pétitions pour critiquer les programmes car c'est selon lui contraire à leur devoir de réserve.

http://www.uni.asso.fr/spip.php?article9953


* Le PS entend entretenir le sous prolétariat dans l’Education nationale.
Education: le PS suggère la fin des heures sup' au profit des emplois
Les dépu­tés PS ont sug­géré mer­credi de réaf­fec­ter 20 mil­lions d'euros des­ti­nés au paie­ment des heures sup­plé­men­taires dans les col­lèges et lycées au finan­ce­ment des emplois de vie sco­laire (EVS) char­gés d'accompagner les élèves handicapés.
Leur amen­de­ment a été adopté en com­mis­sion dans le cadre de l'examen des cré­dits de l'enseignement sco­laire dans le pro­jet de bud­get 2011.

"Cet amen­de­ment sup­prime les cré­dits des­ti­nés aux heures sup­plé­men­taires pré­vus dans le cadre de la loi Travail, emploi, pou­voir d'achat (TEPA) dans l'enseignement du second degré et pré­voit de les réaf­fec­ter aux mis­sions réa­li­sés par les EVS", expliquent leurs auteurs.

L'opposition n'a cessé de dénon­cer cette loi depuis son adop­tion en 2007 après l'élection de Nicolas Sarkozy.
L'amendement doit cepen­dant encore être adopté défi­ni­ti­ve­ment lors de l'examen des cré­dits de la mis­sion en séance publique le 15 novembre, où le gou­ver­ne­ment expri­mera un avis.

Pour info les EVS sont employés à mi-temps (pour leur majorité) pour 480 € par mois.
Supprimer leurs HSA aux profs, c’est pas bien sérieux : comment pourront-ils alors aller au ski ?


* Chatel, et le soutien scolaire. Toujours plus.

Sur BFM TV, Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale, a annoncé vouloir mettre en place dès la rentrée 2011 du soutien scolaire pour les collégiens ayant de grosses difficultés en lecture et en calcul. Ce soutien scolaire serait effectué par des enseignants (donc du primaire), des personnes "dont c'est le métier" selon notre ministre.
source


* Ordre : Luc Chatel soutient les proviseurs

les indiscrets de l’express

Le ministre de l'Education nationale a envoyé une lettre aux proviseurs d'établissements qui ont connu des perturbations.
 
Comme les perturbations dans les collèges et les lycées se sont multipliées, Luc Chatel a envoyé, le 20 octobre, une lettre de soutien à tous les proviseurs et chefs d'établissement scolaire, conclue par quelques mots manuscrits de "reconnaissance pour l'engagement au service de notre école républicaine". Le ministre de l'Education nationale a aussi téléphoné à quelques-uns ayant été personnellement confrontés à des tensions.  


* Désordre : no coment.



Vilains, tous ces gauchistes...
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