Bonnets rouges d'EN

* Réforme des statuts : échos des GT.

D’après les premières discussions dans les groupes de travail il semble que :

- la base de 1607 heures annuelles pour les profs du secondaire a bien disparu.
-
les horaires hebdo soient bien reconnus comme des maxima, comme à l’heure actuelle (pour ceux qui ne le savent pas encore, il ne s’agit pas de minima)

Mais comme autres joyeusetés on notera la persistance du ministère (avec l’aide de certains syndicats) de proposer les choses suivantes :

- Vers des
chefs d’établissement en Primaire.
- les enseignants “participent aux actions d’éducation principalement en assurant un service d’enseignement”. Cela veut-il dire qu’il sera demandé autre chose que de l’enseignement disciplinaire ?
- les “
activités d‘évaluation” deviennent des “missions liées à l’activité d’enseignement” : faut-il considérer qu’elles ne font plus partie intégrante de notre enseignement (et par conséquent qu’elles ne relèvent plus du temps horaire devant élèves) ?
- des “
missions complémentaires” pourront être fixées au niveau de chaque établissement, votées en CA sur proposition du Conseil pédagogique et du Chef d’établissement et ouvrir soit à des rémunérations complémentaires soit a des allègements de service. Les implications sont claires....

Sans parler de l’épineuse question des décharges supprimées...


* Les caves se rebiffent : CPGE : bonnets rouges de l’EN.

Alors que tous les syndicats (y compris ceux cités ci dessous) se disent satisfaits des groupes de travail sur la réforme des statuts, 8000 profs de prépa menacent de descendre dans la rue. Chiche !

Si deux syndicats (SNES et SNALC) et une tripotée d’associations spécialisées sont à la pointe dans la défense de cette catégorie de personnel, la menace de grève est encore loin, même si un préavis est déposé pour le 9 décembre Pourtant, dans certains lycées défavorisés (Henri IV, Louis Le Grand...) certains pensent à la grève dès lundi.

Bien plus vite que tout autre corps de l’Education nationale, les professeurs de CPGE sont reçus dès lundi par le ministère pour avoir des éclaircissements. Nul doute qu’ils seront rassurés... même si Peillon ne cache pas son aversion pour ces filières très coûteuses au budget de l’Etat.

Les CPGE en grève ? Peillon peut au moins espérer faire des économies sur leurs maigres salaires (bilan ici).

Espèrerait-il même la grève reconductible ?

Et si vous avez raté le Palmipède de la semaine :
Le Canard enchainé - 2013.11.27 - La révolte des profs de prépa (Peillon s'en prend à leur rémunération)


* Peillon veut-il en faire trop ?

"Je serai en campagne, sur le terrain, et je serai présent, au ministère "

Élève médiocre champion de l'absentéisme:

"Un classement des députés européens socialistes sortants établi par Rue89 en 2009 calculait leur travail réel en comptabilisant leurs interventions, rapports et questions. Certes, Vincent Peillon n’était pas le dernier mais arrivait à la 22e place sur... 24 ! source

ou candidat dynamique ayant le don d'ubiquité ?

"Aurais-je la force de travail pour tout affronter ? Quand je regarde le travail déjà accompli au cours des 18 derniers mois, je n’ai pas de doute. Je serai en campagne, sur le terrain, et je serai présent, au ministère de l’éducation nationale pour piloter les différentes réformes : de l’éducation prioritaire, des programmes, du numérique, des rythmes scolaires – car cette réforme n’en est qu’à ses débuts." source

Bref, multicompétent ?
dessinludo
©ludo

*"Gouvernance" des écoles: UNSA , SGEN et directeurs "Gédésidiens" ont des idées...

Autonomie plus forte des établissements scolaires avec des directeurs aux pouvoirs "pédagogique, organisationnel et  partenarial" plus reconnus et renforcés, des directeurs qui seraient à même d'exercer "un métier à part entière" alors qu'actuellement ils ne pourraient plus assumer "leurs missions de service public d'éducation en tant que responsables du fonctionnement de l’école également chargés de classe", c'est ce que réclament l'UNSA, le SGEN-CFDT et le GDID (groupement de défense des idées des directeurs, association groupusculaire mais fort active dont les propositions s'inscrivent semble-t-il dans une "ligne similaire" à celles du parti Debout la République de Dupont-Aignan), comme on le voit ici.

"Il est temps, disent l'UNSA, le SGEN et le GDID dans un courrier adressé au ministre de l'éducation nationale (source)  de s’interroger sur la gouvernance du premier degré et d’aborder franchement la question de la création d'un établissement public local d'éducation et celle d’un statut d’emploi pour leurs directeurs. Cette évolution pourrait s’inscrire dans un cadre expérimental. "

Ah ! Les charmes de l'expérimentation !...
Mais Peillon fera-t-il à la demande de l'UNSA et du SGEN ce que Darcos et Chatel n'avaient pas osé faire ?

Et pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le GDID et les risques qui s'attachent au métier de directeur gédésidien...
réponse ici:
http://www.youtube.com/watch?v=reDaYV_N6Sc


* Pas de label qualité / prix en vue pour les activités périscolaires

Le gouvernement veut promouvoir pour les colonies de vacances un label de qualité que l’État serait bien incapable par ailleurs de garantir pour les activités périscolaires malgré les aides financières offertes (pour l'instant) aux communes.

En effet,
selon 20minutes, "La ministre des Sports et de la Jeunesse, Valérie Fourneyron, veut expérimenter en 2014 un label pour les colonies de vacances afin de distinguer notamment celles qui jouent la carte de la mixité sociale, annonce-t-elle lundi dans un communiqué à l'AFP.

La ministre, qui prône depuis plusieurs mois une réduction du coût des colonies de vacances, devenues trop chères pour les classes moyennes, lance «une mission chargée de définir le cadre des "colos de demain"».

Selon le communiqué, les «
exigences» prises en compte seront «la mixité sociale», «l’accessibilité des activités de loisirs de qualité, sans considération de revenus», «la proximité et la simplicité», «le développement durable et la citoyenneté», «le respect et la découverte de l’environnement», et enfin «un projet pédagogique fort et lisible pour les parents».

Si ces exigences étaient effectivement prises en compte pour les colos, elles auraient bien de la chance, car, pour ce qui est des centres aérés et de loisirs et en ce qui concerne les activités périscolaires, il est assez difficile de l'envisager: seules 80% des communes ont en effet opté pour la gratuité et le prix parfois proposé aux familles peut être fort dissuasif pour les pauvres.
D'autres communes ont opté pour une gratuité sélective en cherchant à diminuer les coûts: c'est ainsi qu'à Roubaix, les plus pauvres sont exclus du dispositif:  comme le rapporte Le Monde, les enfants dont les parents sont chômeurs doivent ainsi rentrer à la maison durant les activités périscolaires.


En ce qui concerne «l’accessibilité des activités de loisirs de qualité, sans considération de revenus» et «la mixité sociale», on est donc loin du compte pour les activités périscolaires et l
es prises de position du président de la FCPE  pour tenter de promouvoir des activités à moindre coût (ateliers jeux de société et ennui!) dans les communes pauvres ne vont pas vraiment dans ce sens !
http://le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/1581c7341a3e2950ca23c35ad5665119-993.html

Quant au «projet pédagogique fort et lisible pour les parents», il semblerait que ceux-ci ne s'en soient pas encore aperçu partout au vu de l'ampleur des manifestations de ces derniers temps...
Comments

Pauvritude

Docs en discussion sur la réforme des statuts : voir plus bas.

* L’éducation nationale corrompue par Nestlé ? (après Total)

Un total bis... encore

De nos amis canadiens... vegactu. En France, l’Education nationale semble assez autonome financièrement, contrairement aux Etats-Unis où les enfants peuvent et doivent parfois regarder certaines publicités pendant les cours. Sauf que l’apparence est bien trompeuse.

Derrière cette façade d’une école française autonome, des contrats ont été passés avec des entreprises privées comme Total , ou Nestlé.
Vegactu s’est procuré un document montrant un accord entre l’Education nationale et le groupe Nestlé.
Dans ce document, on apprend que Nestlé apporte depuis des années sa contribution à l’Education Nationale :
  • - en proposant aux enseignants des supports pédagogiques de formation et d’animation destinés à leurs élèves.
  • - en prenant part à l’organisation de stages de formation des professeurs avec les inspections générales et les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) (ndlr : l’Institut qui forme les professeurs d’école maternelle et d’école primaire, aujourd’hui rebaptisé ESPE) et ce dans le respect des référentiels des diplômes.


* Comment vont nos amis les pauvres ?
  • [REFLECHISSONS UN PEU SERIEUSEMENT]
  • Les familles populaires, grandes perdantes des réformes éducatives ? Le cas des fermetures de classes dans les mondes ruraux
Une étude très sérieuse publiée sur Contretemps.
Depuis les années 1970 et ce que certains auteurs ont nommé le « tournant néo-libéral » de l’État, les fermetures de classes en école primaire constituent en France un phénomène répandu en milieu rural mais aussi en contexte urbain1. Bien connu, le sujet est chaque année un « marronnier » dans la presse locale, voire nationale, selon des temporalités routinières : des articles en février (au moment de l’annonce de la carte scolaire du 1er degré), d’autres en juin (lors des ajustements par rapport au projet de février), les derniers à la rentrée de septembre (pour dresser un bilan des fermetures/maintiens/ouvertures de l’année) comme l’atteste par exemple l’actualité récente. Des travaux de sciences sociales s’y sont aussi intéressés de longue date2, en questionnant notamment les résistances locales qui étaient traditionnellement le fruit d’alliances entre des familles, des enseignants et des élus locaux soucieux de défendre « leur » école de village. Ainsi, la thématique de la « désertification » - entre autres scolaires - des campagnes n’est pas nouvelle et fait l’objet d’un stock de connaissances relativement stabilisé.
Lire la suite


*Et les étudiants ? Pourraient bosser pour les rythmes non ?

C’est à Grenoble qu’on a ce genre d’idées qui arrangent bien les réformes en cours...
... et travaillent aux activités périscolaires payantes...

D'après le Café pédagogique, pour pallier le manque d'animateurs dans les activités périscolaires,les grandes villes devraient pouvoir compter comme Grenoble sur "un partenariat avec les universités afin de pouvoir inclure un parcours salarié ou indemnisé d'étudiant dans son cursus universitaire". C'est "Une véritable niche d'emploi qui concernera bientôt toutes les communes qui engageront la réforme en 2014" se félicite Paul Bron, adjoint au maire de Grenoble.

Ajoutons qu'à cette précarité des personnels s'ajoutent des inquiétudes sur le pérennité du système mis en place puisqu'à Grenoble la municipalité a opté pour un double système, gratuit pour les uns et payant pour les autres, choix qui peut surprendre et que l'on peut estimer comme assez contraire à l'esprit de l’école gratuite et républicaine...

C'est ce que nous
explique Libé: « Depuis septembre, les cours s’arrêtent à 16 heures. Les enfants ont ensuite le choix entre une récréation encadrée baptisée «récréactive», de l’accompagnement scolaire ou des ateliers éducatifs.
Orginalité du cas grenoblois : si les deux premières activités sont gratuites, les
ateliers, eux, sont payants. «Beaucoup de parents regrettent que les activités les plus intéressantes soient payantes, souligne Chrystophe Oléon, représentant des parents d’élèves de l’école Bizanet et père d’un enfant de CM1. Et ils craignent que le prix augmente d’année en année.»


* Communication ou stratégie de développement ?
  • Quand la com construit la stratégie d’établissement [à l’université]
Educpro. Pour ceux qui en doutent encore, la mission principale de la communication n’est pas de faire de la prestation de service, sinon on appellerait cela des services d’informations et d’infographie. La mission principale est d’accompagner la stratégie d’établissement… de la nourrir… voire de la provoquer.

Absence récurrente de stratégie
Trop souvent encore, universités, écoles, instituts et regroupements ne présentent aucune stratégie. Parler d’innovation et d’excellence ne saurait constituer une stratégie. Se positionner sur la réalisation de vos rêves, idée reprise par plusieurs établissements ne l’est pas davantage (même si j’aime bien).

D’où vient ce mal ? Au delà de missions générales définies par l’état lui-même… de très bonnes raisons d’abord, chaque établissement d’enseignement supérieur porte des valeurs universelles : service public, recherche, création, critique et partage des connaissances, ouverture, diversité, former des citoyens… il n’est pas question de revenir, heureusement, sur elles. Il en existe de moins bonnes ensuite : des dirigeants mal préparés aux fonctions et/ou prisonniers des vues disciplinaires de leurs collègues.
Lire la suite...
Comments

Ça se discute

* Ça se discute, en ce moment au ministère.

Voici les fiches proposées par le ministère pour entamer les discussions avec les syndicats
Les six premiers groupes de travail mis en place sont :

-1 les directeurs d'école
-2 les Rased
-3 les formateurs 1er et 2nd degré
-4 les conseillers pédagogiques
-5 les professeurs des écoles
-6 les enseignants du 2nd degré

Pour les groupes 1, 2 : GT 1 et 2
Pour les groupes 3, 4, 5, 6 : GT 3-4-5-6


* GREVE le 5 décembre dans le primaire sur la question des rythmes.

La vie des fauves :
A la dernière intersyndicale le SNUipp a posé ses conditions : grève le 5 sur les rythmes, mais pas que, car le syndicat rajoute la question du budget et des conditions de travail des PE.

Surprise des présents qui n’en attendent pas tant du SNuipp jusque-là très en retrait sur les rythmes. Le changement même radical puisque désormais le SNUipp pose comme condition l’écriture d’un nouveau décret (et plus sa réécriture).

Un syndicat débordé par sa base ?
Sans doute, mais qui n’entend pas pour autant se laisser enfermer dans une intersyndicale qui lui limiterait les marges de manoeuvre et de négociation. D’’ou l’introduction de nouveaux domaines de revendication : le budget, les discussions qui débutent sur les PE - voir aussi doc ci-dessus).

Et au passage façon aussi de saper le mouvement des autres (CGT-FO-SUD) en réduisant la question sur les PE et coupant l’unité avec les syndicats des territoriaux contre la réforme des rythmes.

Autres syndicats qui désormais appellent, eux, avec les syndicats des Coll. terr. sur la réforme des rythmes et ses impacts directs. Voir là : Appel-Grève-rythmes-05-11-2013_CGT-FO-SUD

C’est simple non ? Unitaire et plein de courtoisies syndicales.


* 300 personnes mises à disposition des mairies pour faire passer la réforme.

C’est la dernière trouvaille du ministère pour faire face à la fronde des maires. Ben, on croyait que 93 % des communes ne rencontraient aucun problème dans sa mise en œuvre ?
Alors que de nombreux articles dans toute la presse ont mis en avant la satisfaction de 80% des maires grâce à des sondages qui tombaient à pic pour Vincent Peillon et sa réforme, c'est surtout en réalité le sentiment d'inquiétude qui a prévalu au congrès annuel des maires.
Preuve de cette inquiétude: alors qu'il était prévu que le ministre débatte devant 600 élus, ils étaient en réalité plus de 5000 à s'être déplacés.  Tout en concédant  à son auditoire le "besoin d'ajuster" la réforme, Vincent Peillon avait réservé aux maires une nouvelle annonce pour les apaiser et il leur a ainsi promis la mise à disposition temporaire de 300 agents auprès des mairies pour les aider dans la mise en œuvre de sa réforme.

Sur la visite de Peillon au congrès des maires, voir par exemple ici:
http://www.lejdd.fr/Politique/Debat-viril-entre-Peillon-et-les-maires-639948


* Activités périscolaires: peut-être pas toujours gratuites...

Seules  80% des communes concernées ont opté pour la gratuité des activités péri-scolaires, et ce,malgré les aides de l’État

http://www.20minutes.fr/societe/1252555-20131120-nouveaux-rythmes-scolaires-satisfaisant-lourd-a-gerer-selon-maires-concernes

Un taux qui pourrait donc diminuer lorsque ces aides cesseront d'être "pérennisées" (après 2014)... source


* Sécurité durant le temps périscolaire: contrat d'assurance souhaitable...

source Dans son "guide pratique" présentant aux édiles les modalités d'accueil sur le temps périscolaire, le ministère de l'Educ Nat suggère aux maires ne ne pas se contenter de souscrire un contrat d'assurance en responsabilité civile, mais d'informer aussi les familles "de leur intérêt à souscrire un contrat d’assurance"

Sage conseil en effet compte tenu de l'abaissement des taux d'encadrement et des normes de sécurité destiné à minimiser les coûts de la réforme.

Et c’est pas pour nous rassurer...


* Les « problèmes de plus » de V. Peillon

- Le retour de la question de raccourcissement des vacances d’été
Voir là.
- un "Grenelle" des rythmes scolaires (idée pour l'instant écartée) voir là


* Réforme des rythmes, tout le monde était pour, tout le monde est contre !

Un article du grand Canard Enchaîné.

%4C%65%20%43%61%6E%61%72%64%20%65%6E%63%68%61%69%6E%C3� - 2013.11.20 - La réforme Peillon, tout le monde était pour, tout le monde est contre
Comments

CA sent mauvais

* Des CA au pouvoir de rétribution ?

On en est pas loin dans ce que propose le ministère aux organisations syndicales.
Voici ce qu’on peut lire sur les fiches de propositions quant au
rôle souhaité des Conseils d’administration. Et au passage, les chefs d’établissement se verraient renforcés dans leur rôle de Grands Distributeurs de Faveurs...

missions compl et CA

* Offensive tout azimut de la FCPE

Alors que la FCPE s'emploie auprès de la presse à minimiser l'importance de la participation des parents d'élèves dans les manifestations, et explique contre toute évidence que les parents adhéreraient pleinement à la réforme des rythmes scolaires, comme ici, le président de l'association lance une autre offensive en direction des maires auxquels il vient d'écrire pour les inciter à « trouver des solutions grâce à la concertation et à mettre tout en œuvre pour que cela fonctionne » (source - politis).

Mais au-delà des
généralités sur les nouvelles formes du « vivre ensemble » que la réforme permettrait d'expérimenter (et ce, nous le savons, de manière très différenciée selon que l'enfant habite en zone favorisée ou défavorisée...), il est permis aussi de s'interroger sur certains des buts poursuivis par les instances nationales de la FCPE.

A moins d'une regrettable maladresse d'expression dont on peut douter puisque la FCPE a déjà
cherché dans un passé récent à s'ouvrir aux parents du privé confessionnel (comme on le voit là) la FCPE soutient ainsi des mesures parfaitement anti-laïques lorsque son président déclare: « Nous soutenons l’idée qu’aucun enfant ne doit être exclu de ces activités périscolaires ».

Faut-il rappeler en effet que la loi permet déjà aux écoles privées d'organiser leur temps scolaire, et que la reconnaissance de leur "caractère propre" leur permet aussi de mettre en place les activités périscolaires qu'elles souhaitent,
qu'il s'agisse du catéchisme ou d'autres pieuses activités ?

Il serait en effet indécent qu'en période de crise
l’État en vienne à financer le catéchisme dispensé dans les écoles privées (comme c'est peut-être déjà le cas ici ou là, ce qui peut expliquer une certaine discrétion de l'enseignement catho sur la question voir ici) et comme cela a sans doute échappé à la FCPE...

Mais peut-être après tout cela fait-il partie des nouvelles formes du «vivre ensemble» voulues par la FCPE qui pourrait nous réserver encore bien des surprises ? ...


*Quand des militaires s'intéressent à la presse pour ados...

L'Hirondelle ne fait pas le Printemps (français).

Un petit groupe de militaires enthousiasmé par La Manif Pour Tous et sa chienlit catho avait peut-être cru le contraire en lançant l'opération "hirondelle" pour apporter la bonne parole à la jeunesse française et l'inciter à descendre dans la rue, mais le journal pour ados créé dans ce but par nos guerriers de la communication garde à six mois de son lancement une diffusion confidentielle qui ne dépasse pas le cercle restreint de quelques parents et élèves d'écoles privées hors contrat...

C'est en effet à des officiers (un peu portés sur le goupillon) que l'on doit ce projet de
journal pour ados destiné à enrôler la jeunesse dans le noble combat contre la déliquescence morale de notre société.

L'Hirondelle, qui est devenue en mai 2013 "Actuailes", bimensuel d'actualités des 10-15 ans", ne cherchait d'ailleurs pas, malgré tout son prêchi-prêcha catho, à masquer son caractère quasi militaire tant les images guerrières y étaient nombreuses, et les signatures des articles de l'Hirondelle (notamment celles de Cyril Iordanow et de Gautier Saint Guilhelm, vieilles connaissances de Saint-Cyr) ne faisaient que renforcer ce constat...

Bien que la signature de Cyril Iordanow (comme toute autre signature militaire) ait disparu avec L'Hirondelle et ne figure plus dans Actuailes, bien que le nom du
responsable administratif d'Actuailes soit Gaelle Iordanow (et non Cyril Iordanow), la filiation d'Actuailes est évidente et la maquette quasi identique des deux journaux ne laisse aucun doute à ce sujet.

Mêmes références aux figures de proue du nationalisme français, comme Maurice Barrès, mêmes intitulés de rubriques comme Nouvelles du monde, Une certaine idée de la France, Nos ancêtres les Romains, Points de vue...... on peut le voir comme ça, Apprendre à voir, Nouvelles de France, Les mots pour rire...

Une différence toutefois: alors
qu'Actuailes voudrait donner une image de neutralité (avec bien du mal... Voir à ce sujet ce que le mammouth disait d'une info aux relents racistes sur les Roms trouvée dans Actuailes), l'Hirondelle ne cherchait pas à cacher ses partis pris et affichait ainsi sans complexe en page 10 une pub pour la Manif pour tous, juste au-dessous d'un texte où Cyril Iordanow s'enflammait pour cette grande cause en soulignant le rôle des écoles cathos dans les manifestations:
il s'agissait en effet selon lui d'un "
phénomène extraordinaire qui se produit tous les 30 ans, le dernier remontant à 1984. Il s’agit d’un ras de marée qui part des entrailles du pays, de ses villages, de ses familles, de ses communautés, de ses mairies ou encore de ses écoles" !

Et de
recommander à ses lecteurs ados de garder drapeaux, affiches et ballons pour participer aux futures manifestations et de réciter tous les jours un 'je vous salue Marie' pour la France...

La messe est dite: nous avons là un journal tout à fait impartial et très respectueux de la liberté de conscience des ados...
A bas la calotte !

Sabre-et-Goupillon
Comments

Ça attaque...

* Groupes de travail au ministère sur les statuts, c’est parti !

Et les premières propositions fuitent de-ci, de-là, dans la presse. Certains syndicats seraient déjà informés, d’autres assurément ne le sont pas. Certains sont déjà pour.

Ainsi selon Le Monde, qui reprend les propos de Peillon, des économies sérieuses sur les profs de prépa seraient envisagées, ce qui ouvrirait des perspectives de revalorisation des profs de ZEP.

« Le ministre de l'éducation nationale envisage de diminuer le nombre d'heures de cours des professeurs en ZEP – d'une heure et demie à deux heures en moins par semaine, de source syndicale. Toutes les écoles et les collèges de l'éducation prioritaire ne seraient pas immédiatement concernés [ah, ben déjà ça commence]– dans un premier temps, seulement ceux qui concentrent le plus de difficultés.

Pour financer cette mesure, avec un budget serré,
le ministre pourrait engager une réforme conduisant à alléger la feuille de paie des professeurs de classes préparatoires. Celle-ci peut atteindre des sommes inégalées – jusqu'à plus de 100 000 euros par an, selon la Cour des comptes. »

De même selon certaines sources, la disparition en lycée de l’heure de chaire serait d’actualité et remplacée par la pondération de certaines heures (à examen).

Premières infos/pistes du ministère Peillon :

- pas de remise en cause des maxima de service
(c’était pas joué ça, mais...)
- vers une indemnisation de nouvelles missions (liées à l’inspection, à la coordination).
C’est ce que l’on avait déjà dit là.
- pondération de 10% (non plafonnée) accordée pour chaque heure de cours aux professeurs exerçant dans les établissements les plus difficiles
- pondération de 10% pour chaque heure de cours (plafonnée à une HSA) pour les enseignants de 1er et term.
Et fin de l’heure de chaire...

A suivre



* Projets Éducatifs Territoriaux: vers un nouvel abaissement des taux d'encadrement et des normes de sécurité

Alors que les  normes d'encadrement des activités périscolaires  avaient déjà été réduites en août dernier (un animateur pour quatorze enfants de moins de 6 ans contre 10 enfants auparavant / Décret n° 2013-707 du 2 août 2013), Vincent Peillon suggère qu'il serait possible de les alléger à nouveau pour aider les communes à faire face aux difficultés financières induites par sa réforme.

"Nous continuerons, dit-il, [à apporter des aménagements] et le Premier ministre aura l'occasion de s'exprimer sur les taux d'encadrement après la classe pour faciliter l'accueil périscolaire".
source

Non seulement le taux d'encadrement des activités périscolaires après la classe pourrait ainsi être réduit à nouveau, mais
les centres aérés (comme le demandent certains maires) pourraient aussi être touchés par ces mesures d'économie et "d'harmonisation"...

Les animateurs peuvent donc être légitimement inquiets face à la flexibilité accrue qui va leur être imposée, sans parler des problèmes de sécurité auxquels ces nouvelles mesures pourraient exposer les enfants...

D’autant que les
contrôles en la matière devraient de toutes façons être fort légers puisque, selon le journal des communes, les normes en ce domaine n'ont jamais été bien respectées: ainsi, "dans de nombreuses communes, de toutes tailles, les taux d’encadrement (...) peuvent atteindre 1 animateur pour 25 enfants voire 1 pour 30." http://www.journal-des-communes.fr/actualites/4024/

Ca va s’arrêter où ?


* HG en lycée pro : réforme ou censure des programmes ?

La contestation a-t-elle un jour existé ?

On peut se le demander à la lecture des nouveaux programmes qui marquent un « allegement » quelque peu sélectif. Dans sa dernière publication (p. 10)
SUD éducation dénonce celui-ci qui visiblement ne se fait pas n’importe comment.

En effet, sont supprimés les passages sur :
-1936 - les occupations d’usines (1ere);
- le programme du CNR (1ere);
- L’échec américain au Vietnam (Term);
- l’étude de l’Amérique latine (Term);
- Mai 68 et toute la Ve république (Term);


Bref
« on obtient une violente ponction de toute les situations de contestation de l’ordre établi ou tentative d’alternative au modèle économique dominant ». [étonnant non ? Faudrait pas non plus apprendre à dire non, Gattaz n’aimerait pas]

MAIS c’est pas grave, car
enseigner dans un LP, ce n’est même pas un métier qui s’apprend. Voyez plutôt :


* Fermeture en catimini des formations de profs de Lycée pro ?

C’est ce que dénoncent (aussi) certains formateurs sur le site
AggionamentoHG, face à la réforme des ESPE :

A l’heure où le ministère entend pour la énième fois revaloriser la voie professionnelle dans le cadre de la refondation de l’école,  
les masters dédiés à l’enseignement dans ces mêmes lycées professionnels dans le domaine disciplinaire des Lettres-Histoire/Géographie ferment en catimini sans apparemment susciter ni tollé, ni émoi. A cette rentrée ce sont déjà deux de ces masters qui ont disparu, ceux d’Amiens et de Rouen. La raison avancée le plus souvent, est le faible nombre d’inscrits. Il faudrait y ajouter que la décision de supprimer ces formations ne rencontre pas de fortes oppositions et peut s’opérer sans vague, ni bruit.
A ce jour le master Lettres-Histoire/Géographie dans lequel nous sommes collectivement impliqués, porté conjointement par l’université d’Artois et l’ESPE Lille Nord de France est menacé de fermeture à l’horizon de la rentrée 2014 si les effectifs inscrits en première année de master n’augmentent pas sensiblement.
Pourtant, il est le seul master de ce type offert dans l’ensemble de l’académie de Lille et le seul au nord de Pari
s.

Lire la suite.

Comments

Salauds de pauvres ! [MAJ]

[MAJ] * « Et pour nos amis enseignants, ce n’est pas trop dur de revenir le mercredi matin ? »



Et pour nos amis ministres, nous prendre pour des imbéciles toute la semaine, ce n’est pas trop trop dur non plus ?
C’est vrai qu’on leur demande de tels efforts.

mais ça devient une habitude...


* la FCPE, la voix de son maître ?


Alors qu’on apprend que l’association de parent d’élèves obtient une substantielle rallonge de subvention de la part du ministère (150 000 € tout de même, c’est là), celle-ci se déclare dans le même temps tout à fait favorable à des Projets Éducatifs Territoriaux à deux vitesses.

Et cela, alors que les critiques contre la mise en place des nouveaux rythmes scolaires se multiplient chaque jour davantage et que des sondages font maintenant état d'une franche hostilité des parents à l'égard de cette réforme (près de 7 français sur 10 souhaiteraient son annulation ou son report source).

Malgré les nuages qui s’annoncent la FCPE réaffirme son soutien au ministre de l’Éducation Nationale
(comme on le voit ici) au risque de paraître un peu coupée de sa base.

La FCPE  rappelle ainsi qu'elle souhaite surtout "que le moment périscolaire soit un instant calme, de détente, d’aération. Et peut-être même, un peu, d’ennui !", car selon le président de l'association, "il est très sain que les enfants s’ennuient un peu" (source)

Mais en soutenant "la mise en place d’activités simples et peu coûteuses, comme la chorale, la lecture, les jeux de société… plutôt qu’une course  frénétique aux activités culturelles", la
FCPE semble aussi valider le choix d'un système de projets éducatifs territoriaux à deux vitesses selon que les enfants habitent en zone "favorisée" ou non.

C'est du moins ce qui tend à ressortir des déclarations de Paul Raoult, président de la FCPE, qui trouve que "
dans les zones les moins favorisées, c’est vers ces activités que l'on s’oriente et [que]c’est très bien ainsi." (source)

Faudrait pas non plus que les gueux en demandent trop, heim !


*L'Educ Nat bientôt inféodée aux logiciels propriétaires ?

Des inspecteurs généraux de l'éduc nat sont (convoqués) attendus la semaine prochaine au siège de Microsoft France pour recevoir la bonne parole sur « l' investissement des collectivités en matière de numérique à l'école »...

 Tout un symbole !

Comme le rappelle Pcimpact, "Cet été, [la question de l’utilisation des logiciels libres à l’école] a donné lieu à une bataille parlementaire assez intense, puisque les sénateurs ont tenté de donner la priorité au libre au sein de l’Éducation nationale, provoquant l’ire des industriels du logiciel propriétaire. Finalement, l’Assemblée nationale a gommé la brèche, et ce sous l’impulsion du gouvernement. Une telle priorisation a cependant été retenue pour l’Enseignement supérieur (universités), et ce dans le cadre d’un second projet de loi désormais en vigueur."

Sur le sujet, voir aussi:
http://www.arretsurimages.net/emissions/2013-11-14/L-education-nationale-va-t-elle-se-vendre-a-Microsoft-id6290

Heureusement les Inspecteurs généraux sont de grands résistants (devant l’éternel) à l’économie de marché et sauront nous tirer des griffes de Microsoft ! Enfin, peut-être...


* Cantine : des asticots dans ton riz !

Miam miam.

C'est, comme le rapportent 20minutes et La Provence (source ou encore là ) dans un quartier populaire de Marseille que ça se passe (Boulevard National dans le 3è).

Selon les élèves écœurés,
les bébêtes bougeaient dans leurs assiettes, mais la municipalité refuse de rembourser les repas, car selon elle, les asticots étaient cuits et ne faisaient encourir aucun risque sanitaire aux enfants...


Salauds de pauvres! On leur sert des repas enrichis en protéines gratuites, et en plus ils ne sont pas contents!

Ce n'est quand même pas comme si on leur avait servi des déchets ou de la nourriture avariée, comme cela peut arriver et comme il en était question ici :
http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/8ef581ce2fda33753a2868f0a80e12c3-941.html


* Récup: l'UMP entend bien surfer sur la vague de contestation des rythmes scolaires...

Suite au succès des diverses mobilisations, l’UMP a décidé de politiser la réforme des rythmes en vue des municipales. Une aubaine.
Selon « Le Monde », le président de l'UMP Jean-François
Copé réunira 400 maires sur le sujet, le 19 novembre, juste avant le discours de Jean-Marc Ayrault devant le congrès des maires.

Pas pour refuser une réforme que Chatel avait orchestré au moins ?
Comments

Tranchées en perspective

* Annualisation des PE : le projet de réforme est là.

Les grandes manoeuvres sur les statuts sont commencées. Pespectives d’une guerre de tranchées.

Alors que 13 groupes de travail sont mis en place par le ministère pour discuter avec les syndicats de la question des statuts, le ministère vient de faire parvenir auxdits syndicats les premiers premiers textes en discussion.
C’est le statut des PE (professeurs des écoles) qui fait l’objet de ceux-ci, le ministère venant de diffuser un projet de décret portant « modification des obligations de service des personnels enseignants du premier degré ». Une véritable bombe pour SUD éducation qui le dénonce et le met sur la place publique.

Ce décret permettrait que les « personnels enseignants du premier degré chargés soit de fonctions de remplacement soit de l’accomplissement d’un service hebdomadaire partagé entre plusieurs écoles » travaillent plus de 24 heures par semaine : selon le projet, « les heures d’enseignement accomplies au cours de l’année scolaire en dépassement des obligations de service hebdomadaire (…) donnent lieu, au cours de cette même année, à un temps de récupération égal au dépassement constaté. »
C’est donc un début d’annualisation du temps de travail des PE qui serait engagé, et
assurément une flexibilisation. Cerise sur le gâteau dans ce projet : « L’autorité académique définit le calendrier des temps de récupération ». Cela se fera « après consultation de l’agent », mais c’est le DASEN qui décidera quand les jours seront récupérés !

Bref, de quoi continuer la réformes des rythmes en toute facilité... Mais c’est pas sûr que cela déplaise à tous les syndicats puisque certains revendiquent l’annualisation.


* « Rattrapage » le 13 du 2. + calendrier au prochain CSE (jeudi 14)

On a vu que c’était pas simple et surtout pas partout pareil. L’administrateur du forum néoprof assure un bilan des situations. C’est encore plus complexe que prévu.
Voir sur cette page.
Pour en rajouter encore, au dernier CSL, on a constaté de plus que certains syndicats restés en retrait sur la question du 13 (FO, pour en pas le citer) tentaient de négocier le pont de l’ascension en échange.

Et ça tombe bien la question des
calendriers des années 2014-2017 fait l’objet du prochain CSE (de jeudi 14), et on apprend :
- que les prochaines rentrées auront lieu en août et que si il faut les décrets de nomination seront faits pour cela ;
- que les déséquilibres des périodes (et selon les zones) ne sont pas réglés ;
- que, à partir de 2016, les
vacances commenceraient en milieu de semaine (ce qui a fait bondir le MEDEF- donc ce devrait être annulé).


* CSE de jeudi 14, toujours : Désorientation

A l’ordre du jour,
l’extension de l’expérimentation sur l’orientation en fin de 3e : libre choix des élèves (et des parents) sous le coaching du conseil de classe.
Le ministère pense que ce sera une meilleure façon d’investir les élèves dans leur parcours. Oui, en fait surtout
d’augmenter la pression des parents pour orienter abusivement des enfants qui veulent autre chose. On va rire en fin de Seconde... A moins qu’on expérimente aussi la même chose en fin de Seconde (tiens, en voilà une idée... - si elle n’est pas déjà réalisée d’ailleurs...).

C’est surtout une autre façon d’évacuer les problèmes qui fâchent : le nombre de place dans certaines filières, la trop grande résistance des profs, l’absence chronique de COP...

Et comme d’habitude, SGEN et UNSA totalement pour.


* Universités bientôt toutes en faillite ?

Les présidents d’université qui ont bien et largement été pour la politique d’autonomie des établissements commencent à se rendre compte que ce n’était pas pour leur bien. Bien fait (malheureusement). Mais heureusement qu’ils sont là (nous disent-ils ouf on a eu peur).

AFP
La Conférence des pré­si­dents d'université (CPU) dénonce dans une motion une situa­tion bud­gé­taire "bien­tôt inte­nable pour la majo­rité de (ses) établis­se­ments", esti­mant qu'"il y a urgence à agir".
"La situa­tion finan­cière des uni­ver­si­tés s'aggrave inexo­ra­ble­ment d'année en année", "consé­quence de l'absence de com­pen­sa­tion par l'Etat de l'augmentation méca­nique de la masse sala­riale des fonc­tion­naires: la liste des charges trans­fé­rées non com­pen­sées est longue et finit par peser lour­de­ment", tan­dis que "les nou­velles mis­sions" et "les nou­veaux objec­tifs" assi­gnés "sont de plus en plus nom­breux", sou­ligne le texte.

"Ces der­nières années, les uni­ver­si­tés se sont enga­gées dans des poli­tiques res­pon­sables de saine et bonne ges­tion", elles "ont réa­lisé les écono­mies qui pou­vaient être faites, ont pro­cédé à des mutua­li­sa­tions de ser­vices et d'activités ; cer­taines d'entre elles, de plus en plus nom­breuses, ont dû effec­tuer des pré­lè­ve­ments signi­fi­ca­tifs sur leurs fonds de rou­le­ment pour assu­rer leur fonc­tion­ne­ment courant".

Mais "les solu­tions uti­li­sées et les efforts consen­tis atteignent leurs limites", pré­vient la motion. La situa­tion "sera bien­tôt inte­nable pour la majo­rité de nos établis­se­ments. A court terme, l'ensemble des uni­ver­si­tés fran­çaises risque de ne plus pou­voir assu­rer les mis­sions de ser­vice public que l'Etat leur a assignées".

Et avec toute la hauteur de vue que disent avoir ces messieurs, ils ne se sont pas aperçus plus tôt que c’était le but final ? Rien n’empêche maintenant l’Etat de faire assurer ce service public par des organismes privés.
Défendront-ils alors la fonction publique ? Pas sûr... d’ailleurs ils ne le disent pas...

Comments

Rattrapage et rétropédalage (sont les mamelles du destin de l'administration ?)

* Tergiversations sur le 13 novembre.

Voilà encore une goutte d’eau qui risque bien de mettre le feu à la plaine (comme disaient les maoistes).

On impose donc une journée supplémentaire de travail, dite de « rattrapage » (aux élèves et aux enseignants et autres personnels), mais pourquoi donc au juste ?
- rattrapage d’une journée des vacances de Toussaint ?
- rattrapage d’un pont ?
- jour de solidarité ? de carence ? de redressement national ?
- rattrapage du lundi de rentrée pourtant déjà travaillé?


C’est bien cette dernière solution qui est la bonne. Vraiment ? si si ? Mais depuis quand ?
C’est en effet la question que l’enseignant de base peut se poser
à la lecture des différentes circulaires qu’il a pu recevoir de sa hiérarchie, elle-même, semble-t-il largement décontenancée par ce calendrier (pourtant adopté en novembre 2012).

La preuve en images : voici différentes directives de DASEN ou de recteurs qui montrent que eux aussi sont en pleine cacophonie. Nous avons déjà publié la circulaire - bien compliquée- de la rectrice d’Orléans Tours, en voici d’autres :

A Nice :
Nice

A Grenoble
grenoble

Ou encore
à Lille, cette circulaire du 16 octobre :
lille

Cacophonie supplémentaire : dans certains départements, ladite journée de rattrapage se fait sous forme de réunions, dans d’autres elle n’existe pas...

Mais que faisiez vous le 2 septembre ? Une petite sauterie de rentrée ? Un pique nique amical et bénévole ?
Non vous travailliez bien !
Faut-il considérer que les journées travaillées sans face-à-face pédagogique avec les élèves ne sont plus considérées comme tel ? Ne sont-elles alors plus dans les attributions des profs ?

SUD éducation s’insurge contre ce travail gratuit, FO pétitionne. Et la masse gronde sérieusement.


* Le collectif Racine piégé par les "like" de sa page facebook


Tout fier de montrer le succès qu'il remporte chez les réacs, le collectif Racine se retrouve piégé par les "like" de sa page facebook :

c'est ce que montre par exemple cette copie d'écran où
l'on peut apercevoir un logo qui ressemble fort à celui du parti néonazi grec Aube Dorée, parti qui, comme on le sait, voulait faire la peau aux militants de gauche et aux immigrés, un de ses chefs ayant déclaré dans une vidéo saisie par la police en mars 2013: « Nous sommes prêts à ouvrir les fours (...), nous en ferons des savons pour laver les voitures et les trottoirs (...), on fabriquera des abat-jour avec leur peau »...

Marine Le Pen devrait être ravie de la pub que lui est faite ici par ses fans du collectif Racine...


Logo Aube Dorée collectif Racinelogo aube dorée


* La version scolaire du "marche ou crève"

C'est en Chine que ça se passe, et c'est Ouest-France qui relate les faits:

"Un écolier chinois de dix ans s’est tué en se jetant depuis le trentième étage, après avoir été sommé par son professeur de rédiger son autocritique ou sinon de sauter dans le vide.

Le garçon s’était vu ordonner par son instituteur d’écrire une lettre d’excuses de 1 000 caractères (chinois) pour ses bavardages en classe, a indiqué la Radio nationale chinoise (CNR), en citant un voisin de sa famille.

Alors que l’enfant avait échoué à plusieurs reprises à achever son autocritique,
l’enseignant lui aurait alors déclaré qu’il n’avait plus qu’à sauter du haut de son immeuble, selon le reportage de CNR, qui cite des parents proches et un voisin.

D’après la radio, on a retrouvé quelques mots de l’élève, griffonnés dans un de ses manuels scolaires : « Maître, je n’y arrive pas. J’ai déjà hésité plusieurs fois quand j’ai essayé de sauter du haut de l’immeuble »."

A côté de cet instituteur chinois, même les profs décomplexés du collectif Racine ont l'air de petits rigolos: eux se contentent de l'exclusion "définitive" des "perturbateurs"...

"Sur le plan de la discipline, il faut la rétablir à travers des mesures de la plus grande fermeté en prononçant, par exemple, alors que ce n’est pas possible aujourd’hui, des exclusions fermes et définitives des perturbateurs les plus violents."http://www.collectifracine.fr/?p=375

Mauviettes !
Comments

En vacances ?

* La grogne monte : grèves les 12, 13 et 14 novembre.

On ne sait plus ou donner de la tête :

-
L’intersyndicale nationale (CGT-FO-SUD) lance un appel (suite à la mobilisation parisienne), a une journée de grève nationale le 14 / 11. A paris et RP, ils sont rejoints par le SNUipp. Des déclinaisons locales se font le 13/11.
La même intersyndicale
appuie toutes les manifestations et actions des 12 et 13.

- les
personnels communaux qui un peu partout commencent à râler et pourraient appeler le 12.

-
SUD éducation, bien seul, appel à la grève le 13/11 contre la journée dite de rattrapage qui nous dit-on énerve de plus en plus les salles des maîtres et profs.

-
FO lance une pétition contre la même journée (arrêtez-moi ou je signe...)

- le
SNUipp, qui sent bien qu’il ne faut pas être en reste, lance sa grande quinzaine (du blanc), non, d’actions, contre les rythmes, et s’associe, ici et là, aux mouvements de grève du 13 novembre, contre les rythmes et la journée de « rattrapage » (du jour de pré-rentrée, pour les élèves, mais déjà travaillée pour les profs).

A vous de choisir !
Heureusement il y a le SE-UNSA qui trouve que la réforme des rythmes se passe plutôt bien.


* Chatel: tous derrière et lui devant

Droit du sol : pour Chatel, l'UMP ne "court pas derrière le Front national », nous dit Le Monde

Il veut courir devant ?


* Billet (très documenté) de Maître Eolas sur l'affaire Leonarda

Maître Eolas y fait quelques rappels utiles (et édifiants) permettant de mieux apprécier la teneur et la qualité du rapport administratif demandé par Valls, rapport où l'on trouve un portrait peu flatteur du père de famille... (sans parler du portrait de Leonarda qui ne se contentait pas de sécher des cours, mais qui, selon les termes de l'inspection générale, "découchait régulièrement"...). (Au fait, cela ne relèverait pas de la diffamation, par hasard?)
[ voir rapport administratif consultable ici ]

Les inspecteurs généraux du ministère de l'intérieur reprochent en effet au père de ne pas avoir travaillé alors que, selon Maître Eolas, "
pendant l’examen de sa demande, le demandeur d’asile a un droit au séjour, une couverture maladie, et pas le droit de travailler. Ce droit lui a été retiré par une loi de 1991. Déjà pour lutter contre la fraude et le chômage. J’en ris encore. À la place, le demandeur perçoit une allocation temporaire d’attente, qui lui est supprimée s’il est logé dans un centre d’accueil des étrangers (CADA). Oui. La solution trouvée par le gouvernement Rocard a été d’interdire à des travailleurs aptes de travailler, de les contraindre à l’oisiveté, et de leur verser une allocation. L’idée a dû sembler excellente car personne n’est revenu dessus. Et au passage, on peste sur ces étrangers venus ne rien faire et toucher des allocs. Ubuesque."

Lecture intégrale du billet ici:
http://www.maitre-eolas.fr/post/2013/10/20/L-affaire-Leonarda


* Indécence : frais de scolarité de 30.000 euros par an dans une école privée bilingue pour la fille de Dati, Zohra (4 ans)

C’est ce que l’on apprend ici.

A ce prix-là, on espère que les petits Roms ne viennent pas "s'accrocher aux cartables des écoliers"... comme le prétendait Dati

Voir ici et ici


* "Erreur de casting" au collectif Racine: dérapages racistes chez les profs marinistes...

Libé vient d'épingler Jean-Bernard Formé, professeur agrégé de physique membre du Collectif Racine et par ailleurs tête de liste à Lorgues (Var) aux prochaines municipales, pour les propos racistes de sa pages Facebook (propos qui étaient toujours en ligne le 24/10/2013):

Libé «Priez dans les rues, imposez-nous du halal, interdisez-nous le porc, prenez nos filles, dirigez notre pays… Tant que le Front national ne sera pas au pouvoir, vous avez tous les droits. Ouais, sauf que le Front national sera bientôt au pouvoir !».

"Des propos, nous dit Libé,  qui ne devraient pas être au goût de Steeve Briois, secrétaire général du FN, et très proche de Marine Le Pen : son parti essaie à toute force de lisser son image, malgré les dérapages de ses candidats aux municipales sur les réseaux sociaux. Le 18 octobre, le FN a ainsi décidé de suspendre Anne-Sophie Leclere, candidate à Rethel (Ardennes), suite à la publication sur son profil Facebook d’un montage comparant la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un singe, révélé par France 2. Florian Philippot, vice-président du parti, a résumé l’affaire à une «erreur de casting»."

Bref c’est déjà le bordel à l’extrême droite. Tout fout le camp...


* Bohémiens voleurs d'enfants (ou comment moderniser de vieux clichés en alimentant le racisme ambiant...)


Après la découverte d'une fillette blonde de quatre ans  dans un camp rom en Grèce, le 16 octobre 2013, grande a été l'émotion chez les Grecs qui ont surnommé la petite fille "l'ange blond", et le "climat" étant ce qu'il est,  certains cathos français n'hésitent pas à nous resservir le cliché des bohémiens voleurs d'enfants en le "modernisant".
C'est ainsi que le journal catho Actuailes qui tente d'apporter la bonne parole aux enfants et ados de 10-15 ans croit savoir qu'un trafic de bébés serait utilisé pour faciliter la mendicité de leurs fausses mères dans le métro.

Actuailes "Le vrai problème, dit- Actuailes, est [...] d’intégrer des personnes qui ont toujours eu l’habitude de vivre à part. Comme ils vivent en clan, les mafias profitent de cette situation pour organiser de véritables trafics d’enfants et d’argent. Par exemple, dans le métro parisien, des jeunes femmes mendient avec des bébés qui ne sont pas les leurs, les jeunes filles sont contraintes d’aller voler des bijoux auprès des touristes, etc."
Comments