Ca va pas voter...

* Elections pro : phoning syndical en perspective

A moins de huit jours des élections tout le monde s’inquiète un peu : moins de 30 % des personnels de l’EN ont activé leur compte électeur, beaucoup n’ont pas pris la peine de retirer leur mot de passe pour voter, la plupart râle face à la campagne électorale qui noie les boites pro (c’est bien fait, fallait pas accepter d’en avoir...) ...

On ne peut pas dire que la dématérialisation de opérations de vote soit une franche réussite (ce qui avait déjà été dit après les dernières élections en 2011, mais le ministère s’est entêté).
Bref,
il n’y a bien que les représentants de la CFDT qui trouvent (au dernier CTM) que l’organisation de ces élections est « une réussite » et que la tendance est « encourageante » (allez comprendre).

Les « gros » syndicats entrent dans la dernière phase de la campagne

Ce n’est pas leur faute, c’est le ministère qui leur donne
un outil en or, chaque soir du jour du scrutin : la liste des votants ET de ceux qui n’ont pas encore voté. Voilà de quoi croiser utilement les fichiers d’adhérents (ou d’anciens adhérents, encore mieux) avec ceux des votants...
Bel outil pour
rappeler à l’ordre et mieux faire voter ceux qui ne l’auraient pas encore fait. On ne va pas voter à leur place, mais pas loin.
Quoique, en effet, cela c’est vu en 2011 (aux dernières élections pro), certains syndicats ont publiquement proposé aux enseignants de leur envoyer codes et mots de passe individuels pour faciliter le scrutin.

Ainsi certaines centrales qui ont les moyens se préparent à passer une semaine l’oreille collée au téléphone.
Comparaison des fichiers, « séances de Phoning », permanence et bureaux de vote dans les locaux syndicaux, inspection des bahuts notamment le 4 décembre...

Décidément ces élections ne cessent de surprendre.


* Les équipes mobiles de sécurité du rectorat de Poitiers sont des lumières.

Il s’agit en effet d’anciens gendarmes qui travaillent désormais pour les recteurs, dans le but d’assurer la sécurité des établissement. A Poitiers, sur commande du recteur (on voit pas bien qui d’autre aurait pu le demander) celles-ci ont réalisé un document pour « prévenir la radicalisation » religieuse de jeunes.

C’est médiapart qui le sort aujourd’hui et montre combien celui-ci est bourré de clichés et préjugés en ciblant la religion musulmane. Le ministère admet un certain embarras

Si aucune définition ne vient préciser de quelle « radicalisation » on parle, c’est pourtant exclusivement de l’extrémisme musulman qu’il est question tout au long du document. À croire qu’il n’y a pas de radicaux catholiques, juifs ou autres… Et que la radicalisation politique, à l’extrême droite, par exemple, n’intéresse pas l’Éducation nationale.

En tête de ces « signes extérieurs individuels », la « barbe longue non taillée (moustache rasée) » doit mettre la puce à l’oreille, tout comme les « cheveux rasés » et « l’habillement musulman ». Les « jambes couvertes jusqu’à la cheville », le « refus du tatouage » viennent ensuite, juste avant le « cal sur le front » (qui apparaît après des années de pratique assidue chez les musulmans très religieux) ou la « perte de poids liée à des jeûnes fréquents » – 
à ne pas confondre, la tâche est ardue, avec l’anorexie adolescente...

Le document propose aussi dans la foulée
une typologie de la psychologie de ces individus en cours de « basculement ». On trouve ainsi le type « Lancelot » qui « recherche » le « sacrifice », le type « Mère Térésa : départ pour des raisons humanitaires ». Au vu du contexte, on imagine qu’il s’agit des départs vers la Syrie ou l’Irak mais rien ne vient le préciser tant tout dans ce document est frappé au coin du bon sens et du sous-entendu.
Le type « 
porteur d’eau » relève, note doctement le document, de « la recherche d’appartenance à un groupe » – malheureusement très fréquent chez les adolescents, ce qui peut prêter à confusion –, quand le type « GI » s’apparente plus à la « recherche de l’affrontement et du combat » et semble donc assez proche du type « Zeus » qui est une « volonté de puissance »...

C’est ici.


* Le Grand Marché Scolaire: toujours plus loin dans la consommation/marchandisation:

Letudiant.fr. -Udemy ou le supermarché du e-learning

Avec une approche marketing très poussée, la plateforme Udemy applique les codes du e-commerce au marché de l'éducation... et fait de tout un chacun un enseignant en puissance.
"Never stop learning". Le slogan de Udemy sert également de code d'accès au wifi du vaste open space de la start-up au cœur de San Francisco (États-Unis). L'entreprise de la Silicon Valley a grossi comme un champignon. Elle propose aujourd'hui plus de 20.000 cours en ligne qui rassemblent 4 millions d'étudiants  dans près de 200 pays.
"Meilleure vente", "promotions", "historique d'achat"...
Udemy a pris tout le vocabulaire du e-commerce pour devenir un Amazon de l'éducation. Un concept qui attire les investisseurs. La start-up de la Silicon Valley emploie 100 salariés et a réussi à lever dernièrement 48 millions de dollars. Un record dans le secteur des EdTech, même aux États-Unis.


* La télé comme fléau éducatif, à forte toxicité.

Comment la télévision aliène l’esprit et en particulier des enfants ?

L’excellent journal L’âge de faire, publie ce mois-ci une synthèse sur la question et explique comment la télévision conduit à des troubles de l’attention, à la destruction des processus d’apprentissage et de mémorisation. Et pas qu’un peu ! 15 ans d’études (au moins) selon M. Desmurget qui tente de faire le point dans TV Lobotomie (ed. Max Milo).

Bref la télé ne rend pas crétin, c’est pire, elle détruit de l’intérieur.

Et clairement elle détruit l’imagination, comme le montre une étude Canadienne dès les années 70 !

TV-et-enfants


*Université droits d'inscription : l'idée de les augmenter fait son chemin (et pas seulement pour les étudiants étrangers...)

Vousnousils. -Geneviève Fioraso s’est exprimée à nouveau, lors d’un déjeuner au ministère, sur les droits d’inscription des étudiants étrangers :
faut-il faire payer davantage les étudiants étrangers lorsqu’ils viennent faire leurs études dans les universités françaises ? A cette question la secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a répondu que « les droits d’inscription en France sont quasiment gratuits. Les augmenter de 10 à 15 % ne servirait à rien. [...] Les Asiatiques qui viennent chez nous, et qu’on veut accueillir de plus en plus nombreux, ainsi que tous les jeunes des pays émergents, pourraient payer des droits différenciés, parce que leurs familles n’ont pas contribué à l’effort collectif. »

Toutefois, le prix Nobel d’économie, Jean Tirole, a estimé que « les droits d’entrée sont très faibles en France, ce qui pose un problème budgétaire ». Pour le directeur de Toulouse School of Economics, Christian Gollier,
les droits d’inscription sont aussi « un signal de mauvaise qualité  » pour des étudiants étrangers. « Les étudiants chinois pensent qu’à ce prix-là, ils n’auront pas les bons professeurs et ils préfèrent payer pour aller à Londres, destination pour laquelle ils ont de toute façon une bourse  », a enfin renchérit le président de l’université Toulouse-I, Bruno Sire."

On n’est pas non plus obligé de vouloir attirer à tout prix les cons...


* Avantager le privé : conflit en Maine-et-Loire.

Jacques Auxiette, Président du Conseil régional des Pays de la Loire accuse le Conseil général du Maine-et-Loire de  tout faire pour empêcher la construction d'un collège public de Beaupréau et favoriser l'enseignement privé.

«
En restant sourd à nos demandes et en ne respectant pas les engagements pris, le Conseil général du Maine-et-Loire refuse de pourvoir à une organisation convenable du service public dans cette zone où certains élèves doivent faire près de deux heures de transport pour aller au collège public le plus proche ». source


* Antisémitisme chez les profs du Collectif Racine

Jean-François Sauvage, un des fondateurs du collectif FN pour les enseignants (le collectif Racine), multiplie lui les blagues sur le nazisme, parlant de « très belle vue » pour des photos d’un cimetière profané d’une croix gammée, s’amusant d’un concours « Miss Hitler » en commentant « Haïe ! aïe.* (pardon) », ou à l’idée que « Heydrich aura fait un mort de plus… », en parlant du titre du livre de Laurent Binet, HhHH.
Sur son profil Facebook, le 11 novembre dernier, il publie un article sur un cas de cannibalisme en République démocratique du Congo surmonté de ce commentaire: "Y'a bon, Banania?" Contacté lundi, le collectif Racine n'a pas été joignable pour l'instant » nous informe
l’Express.

Yannick Jaffré, président du Collectif Racine, parle dans son livre Vladimir Bonaparte Poutine de « la main-étoile jaune de SOS racisme » (p233), et affirme que « Le coup de génie (ou de gangster) du judaïsme, ce n’est pas de doper à la « théologine » la constitution d’un peuple (les païens le faisaient sans complexe universaliste), c’est de faire passer son bien propre pour le salut de l’humanité entière. Dès lors les autres, goys ou kafirs, sont au mieux des montures, au pire des obstacles sur la voie du Bien vers lequel l’élu les conduit, bon gré mal gré, morts ou vifs. A leur égard, tout est permis : duplicité, mensonge, violence, double discours, morales à usage interne et externe. »

Source :
http://www.lentente.net/le-fn-et-lantisemitisme/

Quelques rappels sur les dérapages racistes du collectif Racine

sur nos pages

sur ces autres de nos pages

et encore sur nos pages.

http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/fca6599e2979d1573aadb105624bd233-985.html
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Démarchandisons

* Format ouverts dans l’EN ?

Rêvons. Imposons !

Dans quelques jours se tiendra à Paris le salon educatec-educatice, grand rendez-vous autour de l'éducation, des technologies et des TICE.
A cette occasion, 100 enseignants ont constitué un appel à l'utilisation de *formats ouverts dans l'éducation*.
L'objectif est que des décisions soient enfin prises et que l'éducation ne soit plus une porte d'entrée des grandes firmes de logiciels par l'imposition de leurs formats fermés et surtout PAYANTS !

Pour plus d'explications et si vous le souhaitez, signer cet appel, c'est là : http://formatsouverts.education/

Quelques liens pour éclairer cette problématique :
http://www.april.org/formats-ouverts-pourquoi-faire%20
http://www.tice.ac-versailles.fr/logicielslibres/spip.php?article19


* ZEP/REP, éducation prioritaire : ça va couper !

Les rectorats et Directions académiques sortent les premiers documents relatifs à la nouvelle carte de l’Education prioritaire. Et il est clair (c’était dit) que nombre d’écoles vont en être exclues (et non pas parce que leur situation c’est améliorée, cela se saurait...). Parfois certains s’en contentent (voir ici), ou défendent au mieux la prime de ZEP qui va disparaitre avec la déclassification de l’école.

Pas très brillant sur le fond. Encore une fois il s’agit d’habiller Paul en déshabillant Jacques. Et si il n’y a plus que la question de la prime pour faire bouger les enseignants, c’est bien triste...


* Théorie du genre / JRE : rebonds jusque dans la FCPE :

Depuis plusieurs mois, la FCPE Paul Langevin de Fontenay-sous-Bois fait l’objet d’attaques et de tentatives d’intimidation de la part d’opposants à la supposée «théorie du genre». Des poursuites judiciaires ont été engagées à l’encontre de Stéphanie Michel, présidente FCPE du groupe scolaire Paul Langevin. (source)
Fin septembre, Stéphanie Michel a été convoquée par la Police judiciaire de Paris, suite à la
plainte déposée par des parents exclus de la FCPE.Il lui a été notifié l’ouverture d’une information judiciaire pour diffamation et même sa probable mise en examen prochaine dans ce cadre.


* miam miam et beurk beurk peuvent rapporter gros.

Les enfants représentent décidément un marché formidable pour toutes sortes de commerces douteux: balises GPS pour les suivre à la trace (source), logiciels espions d'interception de communications téléphoniques et électroniques pour mieux les surveiller... (voir là) et même nourriture avariée et déchets ! (encore là)

"j’ai vu des viandes vertes, puantes, parfois bourrées d’asticots et qui, au lieu de finir à la benne comme je l’avais ordonné, ont été transformées en steaks hachés, ceux-là même qui finissent dans l’assiette des enfants", déclare Pierre Hinard dans un livre qui vient de paraître «Omerta sur la viande, un témoin parle».


* Autopromotion syndicale dans Le Point.

Quel entretien ! Que du journalisme (et rien d’autre) !

Le point nous propose cette semaine un entretien de dirigeants du SNALC, syndicat qui n’est pas à droite, mais qui n’hésite pas à présenter des ex candidats du FN et qui entretient dans ses structures des proches des collectifs Racine. Entretien piloté par... le Ré-aco-Publicain de service, JP Brighelli, lui-même membre (autrefois très actif) dudit syndicat.

On est jamais mieux servi que par soi-même ! Notamment pour dépiéger de nombreuses accusation qui font du syndicat le 1er syndicat pour la dédiabolisation de l'extrême droite  (mais FO n'a peut-être pas dit son dernier mot).

"nous comptons dans nos rangs tout l'éventail des positions politiques, justement parce que nous n'en faisons pas - de la politique..."

Ce qui est déjà une posture politique...
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Pauvres cons

* Ségrégation sociale, à bon compte (Fleury-les-Aubrays)

A la municipalité ("divers droite") de Fleury-lès-Aubrays près d'Orléans on sait donner dans le social. Enfin dans le social « utile »...

Ainsi le service d'accueil pré et post-scolaire n'est-il pas ouvert aux parents chômeurs. En effet, la ville, soucieuse de sa politique sociale, réclame aux parents qui souhaitent y inscrire leurs enfants une attestation de leur employeur précisant leurs horaires de travail (source municipale).

D'ailleurs,
cela leur fait faire des économies, car ce service, facturé en fonction du quotient familial, s'échelonne de 1,07 à 2,24€ par prestation du matin ou du soir (soit 4,28 à 9,76 € par semaine comprenant 4 soirées d'accueil, ou encore 17,12 à 39,04€ par mois, un tarif identique étant également proposé par la municipalité pour l'aide au travail personnel).

Quant aux
tarifs de restauration scolaire, ils sont aussi particulièrement adaptés: ceux qui optent pour le "panier repas" ne paient que 60% du tarif plein (source, toujours).

Comme le révèle le "guide de l'écolier" édité par la mairie,
il s'agit d'un vrai cadeau, car "le prix de revient d'un repas pris au restaurant scolaire est de 16,34€ (comprenant entre autres les denrées, les charges de personnel, les infrastructures et les fluides)" source.

Si avec ça certains parents ne sont pas contents ( ce qui semble-t-il est le cas, voir ici), c’est à se demander ce qu'il faut faire pour faire du social ! Non mais...
C’est vrai pourquoi se faire chier avec les pauvres ?


* Salaires non payés dans l’EN :

Alors que dans le supérieur, les "fonds de roulement" pourraient être utilisés pour payer les salaires, à Créteil, certains stagiaires n’ont toujours pas eu de salaire. Et désormais, si il n’y a plus de sous pour payer les profs, il n’y en a plus non plus pour distribuer des bons alimentaires, nous dit Lexpress

« Joëlle, [enseignante] mère de trois enfants, ancienne militaire, a donc décidé, "par principe", d'aller réclamer aux services sociaux de la direction académique de Bobigny un carnet de tickets alimentaires. Trois autres enseignants ont fait la même démarche que Joëlle - mais n'y avait que trois carnet disponibles... "Ils étaient persuadés que personne n'oserait en demander" suppose Joëlle, qui n'avait jamais eu de problèmes financiers avant de travailler pour le ministère de l'Education nationale. »

Sinon, heureusement qu’il y a eu un effort sans précédent pour le 93...


* Une députée s’adresse à Madame Fioraso. Et lui dit deux ou trois trucs sur la recherche, les chercheurs, les projets...

No coment.


Budget Recherche : La députée Isabelle Attard... par isabelleattard2012


* Enfants dormant dans la rue: représailles contre une mobilisation citoyenne de parents d'élèves à Orléans

Pour punir des parents d'élèves qui s’étaient mobilisés en faveur d’enfants sans papiers dormant à la rue, la Mairie d'Orléans a supprimé l’attribution de moyens informatiques destinés à l’école Jean Mermoz : comme les parents d'élèves avaient organisé une occupation de l'école pour éviter aux enfants de dormir dehors, (ce qui leur avait valu d'être comparés à des "preneurs d'otages"!), la mairie n'a apparemment rien trouvé de mieux pour réprimer  cette mobilisation citoyenne...

Plus de détails ici , ou encore ici.


* Ecole numérique, ou (plutôt) l’école de l’économie numérique. Et de l’abrutissement. Dès le plus jeune âge (c’est mieux).

Un constat depuis le terrain, rapporté par un média local:
Des tablettes dès la maternelle pour préparer les élèves à l’économie numérique
C’est là.
Extrait :

« La tablette peut être à la fois une banque d’images, un appareil photo, un laboratoire de langue, et c’est un outil qui aide l’enseignant à médiatiser son enseignement. » Voilà la conclusion : l’enseignant ne doit plus enseigner mais « médiatiser » (au sens de média numérique bien sûr), il ne doit pas transmettre des savoirs mais juste modeler des futurs employés/consommateurs modèles : la « mission [de l’école] est certes d’instruire, de qualifier et de socialiser les élèves […] mais elle doit surtout former les élèves au monde qui les attend, […] à l’insertion professionnelle dans les entreprises qui se mettent, pour la plupart, à l’économie numérique. »


On vous laisse découvrir la vidéo témoin, on ne peut plus percutante dans l’argumentation en faveur de la tablette.


* Ré-aco-publicains : Coffinier se rappelle au bon souvenir de ses copines La Rochère, Bourges, Belghoul...

Ne voulant pas se laisser doubler par les autres égéries "anti-gender" (La Rochère [LMPT], Bourges [Printemps Français], Belghoul [JRE/FAPEC]), Coffinier tient à nous montrer qu'elle aussi, elle sait très bien fantasmer sur l'école où, dit-elle, "on apprend aux enfants que l’épanouissement sexuel sera la clef de [leur] Salut" (source)

Il faut donc selon elle "
se prémunir de l’Éducation Nationale", et pour cela, Coffinier veut inciter les enseignants (des écoles publiques et privées sous contrat) à refuser les "mises en œuvre ministérielles" qui ne lui conviennent pas:
"
Faire une caisse de compensation [défiscalisée? NDLR] pour tout professeur s’étant fait sanctionner financièrement pour avoir refusé de cautionner les mises en œuvre ministérielles encouragerait ceux-ci à adopter une attitude propice à la libéralisation de l’enseignement", déclare-t-elle.

Pour le reste des préconisations de Coffinier, rien de bien nouveau par rapport à ses interventions précédentes: faisant appel aux "
valeurs immuables" de la civilisation, elle prône la suppression du "verbiage consensuel" sur l'égalitarisme car "les enfants ne sont pas égaux", la création de classes hors contrats dans des écoles sous-contrats, etc.

Et si, comme nous le dit
La  Nouvelle gazette française Anne Coffinier refuse d'être qualifiée de « fasciste » ou « d’extrémiste », elle aime bien en revanche se définir comme une dissidente: "à la question « Faut-il nous penser comme des dissidents, des fers de lance d’une contre-culture? », Anne Coffinier répond sans hésiter « J’ai bien peur que oui »... Une position et un vocabulaire qui (dans le contexte politique français actuel des mouvances nationaliste et traditionaliste) devraient aller droit au cœur de Soral et de ses amis de la "Dissidence"...

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Pertes et profits

* Postures syndicales (dispersées...) de novembre.

Y-aurait-il des élections prochainement ?

On vous passe les détails des différentes négociations et évolutions, mais voici en gros l’ordre syndical pour le moins dispersé qui prévaut pour ce mois de novembre. Pour le moins, le gouvernement n’a pas trop de soucis à se faire.

- la FSU se lance dans une grande semaine de mobilisation (mais sans grève, oula, doucement les gars) et d’action sur l’éducation du 17 au 22 novembre avec un temps fort national le 22 novembre avec « rassemblement sur l’esplanade des Invalides à 11h et un meeting à la maison de la chimie de 13h à 15h » (source), sans doute avec défilé aux flambeaux...

-
FO seul dans son coin aussi, prépare une conférence nationale sur les rythmes le 19 novembre (source) et se lance seul toujours dans une mobilisation intergalactique de la fonction publique le 16 décembre (pour fêter Noêl, sans doute) (source)

-
la CGT éduc, annonce à qui veut l’entendre qu’elle souhaite une grève sur les rythmes (autant dire rien du tout, car le syndicat n’est pas implanté dans le premier degré) (source)

Au final,
il n’y aura rien d‘autre qu’une déclaration commune CGT/FO/SUD sur les rythmes sans perspective concrète de mobilisation. Le texte est ici.

Pour la fonction publique, faudra se contenter d’un appel CGT/FSU/Solidaires/FAFP pour des actions sans grève le 18 novembre de12h à 14h (source)

Voilà.
C’est pas comme si tout allait bien.


* L’Éducation nationale autorisée à expérimenter un « livret scolaire numérique » (et les débuts sont prometteurs...)

Et même si a CNIL regrette de ne pas avoir pu vérifier le dispositif technique. D’ailleurs pourquoi s'embarrasser de l'avis de la CNIL?

L'expérimentation avait commencé avant même la publication de l'arrêté...
Et l'administration « ne peut ni se prononcer sur la conformité du traitement vis-à-vis de l'article 34 de la loi « Informatique et libertés » [celui relatif à la sécurisation des données personnelles, ndlr], ni proposer de mesures précises ».

Plus de détails ici:
http://www.nextinpact.com/news/90609-l-education-nationale-autorisee-a-experimenter-livret-scolaire-numerique.htm

Mais attention, loin de nous l’idée de vouloir critiquer et dire que c’est vraiment n’importe quoi le plan numérique à l’école (d’autant plus que c’est en dessous de la réalité...). C’est ce qui vaut à un de nos collègues d’avoir été contraint par l’institution de fermer son blog... (source).


* Parascolaire numérique, une histoire qui veut rapporter gros...

- D’un côté,
KARTABLE.FR, startup a 1,2 millions d’Euros, est la risée de tous, car truffée d’erreurs (et avec de belles boulettes (?) du genre : "A l'Ouest et au Nord se trouve l'Europe originelle »).

- De l’autre
le plan E-Education rapporte 625 000€ minimum aux entreprises dirigées par les chefs de projet liés à ce plan (source). Soit un détournement officiel d’argent public en toute légalité.

Vive la crise !

Ceux là ont eu la malchance de se faire prendre. Pour rappel, de nombreuses boites privées, telle Paraschool dont le mammouth parlait il y a déjà de nombreuses années (source), sont aujourd’hui en cheville -en toute discrétion - avec des institutions publiques pour fournir du soutien scolaire.


* Belghoul, se plaint de ne pas être assez sanctionnée.

Le recteur de Versailles, en effet, ne lui adresse qu’un blâme. « Un blâme, cela revient à lui dire que ce n'est pas bien, mais cela n'a pas de conséquences », a indiqué le rectorat (source, Le Monde)

Et la voilà vexée car
elle ne veut pas qu'on dise que son blâme est une sanction dérisoire (source).
Ceci dit on peut se demander pourquoi le recteur de Versailles a lancé toute cette procédure...

Jamais contente...


* Clownerie (Y en a qui travaillent un peu du chapeau!)

En cette période où l'on parle beaucoup de clown, (comme ici) prière de ne pas confondre clown et professeur !

«
Vers 1900, nous explique Libé, les préservatifs de luxe portent presque tous des chapeaux : képi, casquette, canotier, béret, chapeau pointu de clown ou mortier de juge».
En effet, «des modèles de fantaisie sont proposés dont l’extrémité figure un personnage de la vie courante : chanteclerc (tête de coq), juge, professeur, clown, soldat, jockey, automobiliste, étudiant. La tête de chacun, constituant le réservoir, est ornée de sa coiffure distinctive...».

Si la tête du clown ressemble beaucoup à celle du professeur (et si tous deux portent la même fraise autour du cou), en revanche il y a une différence essentielle...

Tout est dans le chapeau !
jeu trouvez le prof
inconnu
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