Extension de la lutte

* On apprend ici et là qu'à l'Université cela commence à bouger sérieusement. [MAJ]

Après Rouen (voir post précédent), les cours viennent d'être suspendus à Aix-en-Provence. A toulouse ils ne semblent pas nombreux à défiler contre la loi Pécresse, mais c'est toujours ça. A Rouen, les profs se montreraient même solidaires. À voir...

Aix : (AFP) —"Les cours ont été suspendus mardi à la faculté des lettres et sciences humaines d'Aix-en-Provence jusqu'à lundi après que des étudiants eurent installé un barrage filtrant à l'entrée des bâtiments, a-t-on appris auprès de l'Unef et de l'université.Les étudiants avaient installé ce barrage pour distribuer des tracts, a indiqué l'Unef."Le site a été fermé parce que je craignais un dérapage et un blocage de l'université. J'avais rencontré les étudiants la veille et j'avais indiqué qu'il n'était pas question d'avoir des barrages filtrants", a indiqué à l'AFP le président de l'université Jean-Paul Caverni.18.000 étudiants sont inscrits en lettres et sciences à Aix-Marseille.Selon Benjamin Tubiana, président de l'Unef Aix-Marseille, une assemblée générale tenue dans la foulée a réuni un millier d'étudiants."

Toulouse (AFP)—"Environ 250 étudiants, selon la police et les organisateurs, ont défilé, mardi à Toulouse, pour marquer leur hostilité à la loi d'autonomie des universités, dite loi Pécresse, a constaté un journaliste de l'AFP.
Réunis sur la place du Capitole, les étudiants des trois universités de Toulouse ont défilé pendant près de deux heures aux cris de "Etudiants-travailleurs, public-privé, solidarité !" ou "Medef, la fac' ne sera pas ton fief !".
"Les attaques contre les régimes spéciaux, les retraites et la sécurité sociale ne concernent pas uniquement les travailleurs", a indiqué un des responsables du syndicat étudiant Aget-FSE dénonçant "la casse du système de solidarité"."


Et Rouen, toujours (AFP)— "Quelque 300 étudiants des facultés de lettres et de psycho-socio de Rouen bloquées depuis lundi ont manifesté mardi après-midi dans les rues de la ville pour dénoncer "le manque de moyens et la loi sur l'autonomie des universités", selon l'UNEF. Un peu plus tôt une assemblée générale avait rassemblé 800 personnes, selon la police.Ces étudiants bloquent depuis lundi leurs facultés en laissant toutefois passer leurs camarades inscrits en licences professionnelles et ceux préparant des concours. "Nous protestons contre un budget insuffisant ainsi que la loi sur l'autonomie des universités qui risque d'aggraver cette situation", a précisé Boris Chaumette, président de l'UNEF de Rouen. Selon le syndicaliste, des enseignants et des agents administratifs soutenus par la CGT et la FSU participent au mouvement."

[MAJ :] Des
assemblées générales étudiantes se sont tenues mardi dans huit universités réunissant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes et conduisant parfois à des barrages filtrants, a-t-on appris de sources concordantes.Selon le syndicat étudiant Unef, qui a participé à plusieurs AG, 500 étudiants se sont réunis à Paris-I-Tolbiac (600 selon le CCAU), 100 à Paris-VIII-Saint-Denis, 100 à Paris VI, 300 à Paris-X-Nanterre, 250 à Reims et entre 600 et 800 à Toulouse II-le Mirail. Ils étaient selon le CCAU une centaine également à Paris III-Sorbonne nouvelle.
*Enfin, une lutte syndicale obtient sastisfaction, c'est pas si souvent. Le tout, c'est de savoir choisir son syndicat, moi je dis.
Merci à Vidberg, toujours aussi bon (visitez son site).



Sur le même sujet je vous recommande l'excellent papier d'un certain Didier Kala, de Brave Patrie.

Du bon, du beau, du Brave.

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Vacances ?

* Il faut savoir rester vigilant pendant les vacances, on sait jamais. Aujourd'hui un petit tour des luttes du moment :

*à Rouen, les étudiants commencent à s'agiter.

(AFP) —"Des étudiants ont entamé lundi un mouvement de grève et de blocage dans les facultés de lettres et de psycho-socio de Rouen pour dénoncer le manque de moyens et la loi sur l'autonomie des universités, a-t-on appris auprès de l'UNEF.
"Nous dénonçons un budget insuffisant ainsi que la loi sur l'autonomie des universités qui risque d'aggraver cette situation", a affirmé Boris Chaumette, président de l'UNEF de l'université de Rouen. Selon lui, une assemblée générale a réuni lundi matin près de mille étudiants dont 80% se sont prononcés en faveur du mouvement.
Le blocage mis en place est filtrant et ne concerne pas les étudiants inscrits en licences professionnelles et ceux préparant des concours. Selon Boris Chaumette, des enseignants et des agents administratifs soutenus par la CGT et la FSU participent aussi au mouvement.
Celui-ci doit se poursuivre mardi avec une nouvelle assemblée générale (...)."


Notons aussi que le syndicats lycéen UNL appelle à la mobilisation le 20 novembre.

* Darcos joue à Raffarin. Il se lance dans les petites maximes pour attirer l'attention alors qu'il n'a rien à dire. d'après AFP, toujours.

Xavier Darcos veut faire de l'école "un athlète et non plus un sumo"


Xavier Darcos, ministre de l'Education, a déclaré dimanche sur RTL qu'il "faut faire de l'école un athlète et non plus un sumo" et "renoncer à cette manie qu'a l'école de s'occuper d'un peu tout".
"Il faut que dans les objectifs de l'école primaire que nous allons définir,
nous reconcentrions sur l'écriture, la lecture, le français, la maîtrise de la langue. Sans maîtrise de la langue, nous ne ferons rien, et donc il faut que nos programmes soient concentrés là-dessus", a affirmé le ministre.
"Je ne dis pas qu'on ne fait pas des choses utiles à l'école primaire (mais) on se disperse beaucoup. Il faut qu'on se concentre. Il faudrait faire une école assez énergique. Il faut faire de l'école un athlète et non plus un sumo. Il faut renoncer à cette manie qu'a l'école de s'occuper d'un peu tout", a ajouté M. Darcos.


Bon on pourrait être totalement favorable à ce discours s'il ne rajoutait pas la déclaration suivante :
"Pour "rendre les programmes lisibles par tous", le ministre veut "écrire des programmes de quelques pages, compréhensibles par toutes les familles". "Pour être certain que ces textes correspondront bien à quelque chose que peut comprendre l'opinion, je souhaite que la représentation nationale y soit associée d'une manière ou d'une autre, soit par les commissions spécialisées soit par des débats", a dit M. Darcos."

Si il faut que cela soit compréhensible pas toutes les familles il va falloir se mettre au dessin...
Il veut donc faire aussi des parlementaires (de droite, la majorité) des experts en pédagogie et didactique. C'est vrai, ce n'est pas déjà certains d'entre eux qui avaient évoquer
le rôle positif de la colonisation ?

Tout cela alors qu'on apprend dans le même temps que pour l'école maternelle, "Il faut "clarifier les programmes de l'école maternelle" et "renforcer la formation initiale et continue" des instituteurs, recommande un "groupe d'étude sur l'école maternelle" réunissant syndicats, parents d'élèves et piloté par le ministère de l'Education.
Depuis début octobre, un groupe piloté par la Direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) qui réunit les syndicats d'enseignants SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, l'Association des professeurs de maternelle, la FCPE et la PEEP (principales fédérations de parents d'élèves du public), planche, à la demande de Xavier Darcos, sur huit principales "recommandations"." (AFP, toujours)

*Enfin dernière petite chose sur Guy Môquet :

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Pochard rime avec coquard

Et de toutes les couleurs ...
Dans la France bleue qu'on a, la commission Pochard-Rocard (vous vous souvenez pas ? eux se souviennent de vous !) est priée d'écrire un livre vert, qui servira à rédiger un livre blanc, et là on verra rouge, mais ce sera peut-être trop tard...
Alors que ladite commission travaille et auditionne, on en a déjà parlé à propos des propos de Mérieux, on apprend incidemment ici où là ce qu'il s'y dit et s'y pratique. En fait il vous suffit d'aller voir sur le site du ministère , il y a même un diffusion des auditions en vidéo (c'est un peu lourd, mais possible). C'est là.

Pour ceux qui n'ont pas le temps résumons...

* D'abord, pour ceux qui en doutaient, au delà de son titre (commission pour la revalorisation du métier d'enseignant), le SNES nous confirme que l'objectif n'est pas ladite revalorisation mais bien la remise ne cause des fondements actuels des statuts de prof pour répondre aux nécessités budgétaires (moins de fonctionnaires). Elle doit donc répondre à la question : comment on fait ?

"L'objectif annoncé d'entrée par le Président est de s'affranchir de ce qu'il appelle "la brique élémentaire" qu'est l'heure de cours. En effet pour lui, la définition des services à partir du nombre d'heure de cours interdit toute souplesse dans la gestion des établissements et inhibe toute initiative. Concevoir les obligations de service en utilisant d'autres références permettrait de mettre en oeuvre la désormais classique liste des solutions miracles : autonomie augmentation du temps de présence, prise en charge de missions autres que celles d'enseignements... (...)
La notion de performance serait introduite en liant évaluation des enseignants et progrès des élèves. Pourraient être ainsi utilisés les indicateurs de performances développés dans le cadre de la LOLF ou dans celui de la loi Fillon de 2005. Le rôle des chefs d'établissements serait ainsi renforcé dans la gestion des personnels, dans leur évaluation et dans le déroulement de leurs carrières". (US, n° 658)


*Ensuite
, il faut dire qu'un certain nombre d'enseignants (et leur représentants) foncent tête baissée dans le débat, qu'ils jugent "nécessaire", car ils croient encore qu'ils ont quelque chose à y gagner .
Ainsi en va-t-il par exemple des espoirs du SNIUPP (FSU) qui dit que "l’évaluation des enseignants, telle qu’elle existe aujourd’hui, n’est plus adaptée. Elle repose en gros sur une inspection d’une heure tous les trois ans. Cela n'a aucun sens. Le SNIUPP souhaite voir ces inspections remplacées par une évaluation, accompagnées de modules de formation." Pourquoi pas en effet. L'espoir fait vivre...
Bien moins surprenant, le SNPDEN (syndicat des chefs d'établissements, UNSA) "de son côté a proposé une autre solution : une évaluation des enseignants à la fois par les chefs d'établissements et les inspecteurs, tous les trois ans. Ce qui impliquerait une plus grande reconnaissance de la "responsabilité pédagogique" du chef d’établissement." Ben tiens ...


*Enfin il y a les collabos
(les vrais), ceux qui aident le gouvernement à gouverner, et en l'occurrence proposent de géniales idées pour justifier les drastiques coupes budgétaires à venir. Ceux-là ils sont forts et c'est, encore une fois, le SGEN-CFDT.
Ils tiennent même leurs propositions à la dispo de tous sur son site internet (voir là).
Le SGEN "demande de rompre avec l’actuelle division du travail dans les établissements" (...) Il veut aussi "une dotation en deux morceaux : « l’une correspondant au fonctionnement « nécessaire » pour assurer l’horaire officiel élèves, l’autre contractualisée avec les autorités de tutelle et les collectivités territoriales." Il réclame encore "pour le chef d’établissement un rôle d’animateur de projet, et demande de rompre avec une vision strictement hiérarchique." Son modèle : l'enseignement agricole.
Extraits :

"Le temps de service global ne doit donc pas être calculé sur la base d’obligations de service définies strictement sur un nombre d’heures de cours mais sur la base de toutes les missions à assurer. Le Sgen-CFDT propose un service reposant sur des grands blocs modulables en fonction des missions exercées par chacun. Un premier ensemble comprendrait le face à face pédagogique et les tâches liées au face à face (préparation, évaluation, suivi et accompagnement, concertation, conseil de classe, d’enseignement, relation avec les familles). Un second ensemble prendrait en compte l’implication des personnels dans la vie de l’établissement, dans des projet pédagogiques, dans le travail en équipe, dans des projets spécifiques liés au projet d’établissement, dans la formation ou le tutorat des collègues, dans d’autres missions."
Voilà, première livraison autour de la commission Pochard-Ricard (sinon rien).
a vous de rester éveillé et de suvire les débats sur le site du ministère ...

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Désorientation des services ?

Voici la création du jour : le nouveau service d'orientation, by Darcos & Pécresse (& MEDEF inc.).
On ne voit pas comment cela va pouvoir fonctionner sans encore alourdir la charge de travail des enseignants (mais j'suis bête, ils vont embaucher des milliers de copsy...)

AFP — Présenté en conseil des ministres par le ministre de l'Education Xavier Darcos et son homologue de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, cette réforme prévoit la mise en place d'un "parcours de découverte des métiers et des formations" pour tous les élèves à partir de la 5e, selon le communiqué du conseil.
Le parcours à partir de la 5e passera notamment par
une journée de découverte dans un lycée général ou technique pour les collégiens, une journée dans une université, une classe préparatoire aux grandes écoles ou une section de technicien pour les lycéens, ainsi que trois entretiens personnalisés en 3e, 1ère et terminale.
Il doit être mis en place
dès la rentrée de septembre 2008 dans certains collèges puis progressivement étendu à tous les établissements en 2010.
"A terme,
aucun élève ne quittera le collège sans avoir passé dix jours dans une entreprise et découvert plusieurs filières de métiers différents", souligne le communiqué.

Faut-il voir dans cette réforme une réaction positive aux remontrances formulées par certains groupes de pressions patronaux ? (souvenez-vous)
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Guy Môquet, encore

(9e post sur l'affaire Môquet pour ce mois ! pour les autres voir plus bas)
Contrairement à ce qui a été écrit ou dit ici ou là (et qui était en soit impensable d'ailleurs), le gouvernment n'a jamais dis que la journée Guy Môquet allait être abandonnée (voire transformée). Wauquiez précise les choses à l'AFP et en remet une couche. Pour l'année prochaine bien sûr (le recteur de Strabourg respire !).

"Le gouvernement veut pérenniser la journée Guy Môquet, annonce Wauquiez


Le gouvernement envisage de pérenniser la journée de commémoration du souvenir de Guy Môquet, organisée lundi dans les lycées, sous la forme d'une journée "consacrée à la jeunesse résistante", a déclaré jeudi son porte-parole Laurent Wauquiez.
"
Le but n'est pas que ça reste un +one-shot+, une simple opération médiatique [c'en était donc un ?]ou un feu de paille (...) le but est de réfléchir sur la manière de transformer cette journée Guy Môquet en une journée consacrée à la jeunesse résistante", a déclaré M. Wauquiez en rendant compte du Conseil des ministres.
"Le président de la République a demandé à Xavier Darcos (le ministre de l'Education) de
mener une concertation là-dessus, de tirer le bilan de ce qui a été réussi, de ce qui peut être amélioré (...) en associant bien sûr les professeurs et les chefs d'établissements", a-t-il poursuivi.
Il faut "
essayer de tirer les leçons de ce qui a été une réussite dans cette journée", a insisté Laurent Wauquiez, assurant que cet hommage avait été un "succès" dans 93% des établissements scolaires.
La lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées, voulue par Nicolas Sarkozy, a pris lundi des formes très variées dans les lycées, sur fond de controverse au sein de la communauté éducative et dans le monde politique."

Pour la "jeunesse résistante", sarko ferait peut-être mieux de ne rien dire. Si la jeunesse se met à lui résister il rsique de finir en CPE.
Quant à ce qui a été une réussite : pourqoi pas une course d'orientation sur la dalle d'Argenteuil, cette fois ?

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N'importe quoi pédagogique

* On connaissait les documents pédagogiques recommandés par l'Elysée, désormais il y a un nouveau critère pour le choix des manuels scolaires : le poids. C'est la grande croisade de Darcos (nouveau sujet après Guy Môquet) soutenue par le FCPE.

AFP — (...) [En plus des founitures light] M. Darcos va également s'intéresser au poids des manuels (50% du poids du cartable).
Il souhaite faire du poids un "critère de choix" des manuels scolaires pour les prochaines rentrées et lors de chaque renouvellement de séries de manuels.
Les nouveaux manuels devront obligatoirement mentionner au dos leur poids et leur grammage (poids en grammes par mètre carré de papier). M. Darcos demandera aux collèges de prendre en compte ce "critère de sélection" lors du choix des manuels.
Le ministre suggère aussi de
scinder les manuels en plusieurs fascicules afin que l'élève ne transporte que la partie correspondant au programme traité. La pesée des cahiers et des livres est ainsi passée de 6,2 kg à 2,4 kg, soit un gain de près de 4 kg."

Et pourquoi pas scinder les manuels scolaires en feuilles indépendantes ? Cela s'appelle des photocopies. Ah ? ça ne plait pas aux maisons d'édition ?
De toute façon à force d'alléger les programmes c'est sûr on va y gagner.


* Ensuite le Figaro voudrait-il signifier que Darcos dit n'importe quoi ? C'est au sujet de l'organisation du BAC (dans les gymnases, facs, ..., vous vous souvenez ?) .

Le Figaro — "OUBLIÉES les réquisitions de gymnases, bâtiments publics et autres salles de concert ! Après réflexion, l'organisation du baccalauréat hors les murs de l'école ne paraît pas faire recette."

Les recteurs concernés annoncent d'autres pistes :
1/ multiplier les lycées d'examen (chaque lycée ferait passer ses propres candidats).
2/ éventuellement délocaliser ceux qui ont encore cours dans d'autres établissement vides.
3/ trouver de nouvelles vigies pour le bac. Les enseignants ne viendraient que recevoir les copies.

"Résultat, toutes les combinaisons sont étudiées pour réduire au maximum ce panel d'enseignants : un prof qui naviguerait d'une salle à l'autre dans le Vaucluse, quelques profs présents uniquement au début et à la fin de l'épreuve à Dijon, une équipe d'enseignants prête à abandonner provisoirement ses cours en cas d'urgence à Besançon. Côté correction, une meilleure répartition des copies est à l'étude. Pour éviter les charges de travail démesurées, les examinateurs ne s'occuperaient plus que de l'écrit ou de l'oral. Pour faire cohabiter les élèves, pas d'autre moyen enfin que de repenser radicalement les emplois du temps. En repoussant les épreuves anticipées de français à la fin juin. Tout comme les conseils de classe de seconde. Le hic : faire tenir en quinze jours la possibilité donnée aux parents de contester la décision d'orientation, la mise en place de conseils d'orientation et la transmission des dossiers aux proviseurs pour constituer les classes et préparer les emplois du temps relève de la gageure."

Les recteurs rencontrent Darcos aujourd'hui. On attend avec impatience le programme des réjouissances ...
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Môquet malgré nous ...

Qui aura la palme des festivités Môquet ?
Il faut faire le tour des sites académiques pour constater ô combien les instructions de notre Grand Timonier sont suivies d'effets.

On a déjà décerné le prix spécial faux -culs pour les IPR de Nantes (souvenez-vous)

Désormais, le Grand Prix revient sans doute à l'académie de Strasbourg, dirigée d'ailleurs par un recteur historien.
On admirera avec quelle élégance il introduit le propos avec un bel édito (c'est là) sans intérêt mais habile, puisqu'il convoque les figures de la résistance alsacienne avant d'évoquer Môquet et louvoie pour ne pas évoquer Sarkozy :

"C’est parce que ces idéaux sont aussi les nôtres que nous avons à cœur, ce 22 octobre, comme nous y invitent avec beaucoup de lucidité les élèves élus du Conseil national de la vie lycéenne (CNVL), de rendre hommage à Guy Môquet".
Rampant ce recteur, mais prudent.

Le plus cocasse, c'est lorsqu'on va cliquer sur les actions pédagogiques des établissements (c'est là). On trouve par exemple :
- un lycée de Colmar qui propose une course d'orientation Guy Môquet ;
- une école de commerce privée de Strasbourg qui consacre la matinée du 22 octobre à lire la lettre et l'après-midi "une conférence présidée par M. Charles Spreng, 84 ans, qui nous fait l'honneur de venir raconter devant l'ensemble des étudiants la difficile vie des malgré-nous au cours de la seconde guerre mondiale. Cet alsacien, enrôlé dans l'armée allemande à 20 ans, a été fait prisonnier en Russie. Un témoignage de valeur pour nos étudiants."
- la lecture par un député-maire à des élèves de 3e (les classes de collèges ne sont pas concernées par cette lecture, il faut le rappeler) ;
- dans un autre collège, lecture à toutes les classes...


Mais dites-moi G. Môquet c'est fini pour cette année. Ca fera le même foin l'année prochaine (car c'est installé jusqu'à la fin des temps je vous le rappelle)... mais en attendant de quoi on va parler ?
Le recteur de Strasbourg trouvera-t-il un autre sujet d'édito ? Réponse bientôt ...
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Commémoration

Le 22 octobre est désormais un jour de commémoration. C'est gravé dans le marbre du BOEN. Mais pourquoi ? Souvenez-vous ...

Guy Môquet ? pretexte, prétexte,

La vraie raison est que le 22 octobre marque le début, en 1917, à Saint-Petersbourg, des manifestations de masse qui marquèrent le début de la révolution d'Octobre.

Notre Grand Timonier, s'en souvient Lui.
Voilà ce qui se cache sous tout ce bruit autour d'un résistant qu'il y a 3 mois plus personne ne connaissait.

Mais chez vous que s'est-il passé pendant
cette journée commémoratée ?
(utilisez les comm')
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Presse prise en otage...

... par Guy Môquet. Il n'y a pas autre chose que cela dans les journaux, belle façon de ne parler de rien. Pour vous éviter de la lire voici la dépèche AFP qui les résume.

"Sans surprise, Patrick Le Hyaric dans L'Humanité estime que "les idéologues sarkozyens veulent effacer la figure du militant communiste engagé contre l'occupant nazi et le régime vichyste".
L'éditorialiste du quotidien communiste suggère de lire d'autres lettres: "Pourquoi ne pas parler de ces résistants +étrangers et nos frères pourtant+, à l'image de Missak Manouchian, au moment où l'on veut imposer ces abjects tests ADN ?" ironise-il.
Dans La Croix, François Ernenwein ne voit pas "pour quels bons motifs cette initiative pourrait être contestée" et regrette la polémique. Il est de ceux qui pensent qu'il "existe une synthèse possible dans l'esprit de résistance". Pour lui tant que "l'injustice demeure, il reste toujours de bonnes raisons de résister".
Le mot d'ordre du Snes de refuser la lecture est diversement apprécié. Francis Brochet brocarde le syndicat enseignant dans Le Progrès: "Non, grâce au Snes, le programme sera respecté, l'émotion ne passera pas, Guy Môquet sera tu. Merci, le Snes."
De son côté, Christine Clerc, dans Le Télégramme, s'insurge: "Quand on entend un conseiller du prince, Henri Guaino, expliquer brutalement que les enseignants +payés par nous+ n'ont qu'à obéir et les accuser de +prises d'otages corporatistes+, on se demande qui prend en otage qui ?".
Le Courrier Picard, sous la plume de Didier Louis, rappelle que "les professeurs seront libres de leurs commentaires, libres d'engager le débat, libres de lire Aragon". Pour lui, "ça s'appelle la pédagogie et, que l'on sache, elle ne se décrète pas par circulaire présidentielle."
L'initiative de Bernard Laporte met tout le monde d'accord et désespère ainsi Gilles Dauxerre de La Provence: "On atteint l'obscène quand Bernard Laporte fait lire la fameuse lettre dans les vestiaires du XV de France".
"Un choc pour ces combattants promus hommes-sandwichs par la grâce des nouvelles valeurs de leur sport business, sous la baguette de Bernard Laporte", plaisante Alexandre Morel dans La Montagne.
Patrick Berthomeau dans Sud-Ouest évoque lui aussi sa "calamiteuse initiative (...) provoquant un mélange des genres frisant l'indécence".
"Le pouvoir a eu tort de mettre la lettre de Guy Môquet à toutes les sauces. On pense en particulier à la lecture qui en fut faite aux rugbymen français invités à résister... aux Argentins", juge Jacques Camus dans La République du Centre.

Un bon article qui résume les positions sur Rue89.

Sinon, Sarko n'ira pas dans un lycée aujourd'hui. Trop occupé !

AFP - "Le Président de la République hélas ne pourra pas se rendre dans un lycée demain compte tenu de son agenda international", a déclaré M. Guaino sur France 2. Nicolas Sarkozy reçoit à la mi-journée le Premier ministre israélien Ehud Olmert avant de partir pour une visite d'Etat au Maroc.
"Cela n'a rien à voir avec l'agitation" qui est "le fait de quelques professeurs", a assuré la "plume" du chef de l'Etat tout en ajoutant que "le président n'était pas très content".
Il avait été un temps question que M. Sarkozy, à l'initiative de cette journée de commémoration, se rende au lycée Carnot à Paris pour la journée du 22 octobre, déplacement jamais confirmé par l'Elysée. Des professeurs de l'établissement avaient rédigé un texte à son intention expliquant leur "refus de participer à cette commémoration"."
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Le 18 octobre, il faisait beau à Lisbonne

Que s'est-il passé (d'important) le 18 octobre 2007 ?

Une grève ? peut-être. Un divorce ? Il paraît...

Une info majeure semble tout de même avoir échappé à notre belle presse démocratique qu'on a. Si elle n'a pas échappé du moins on ne l'a pas beaucoup relayé. Pourtant cela va toucher beaucoup de monde et cela pourrait expliquer un peu le jeu social de certains syndicats qui se lancent dans la négociation à outrance :

Accord entre patrons et syndicats européens sur la "flexicurité"

Par Axel Bugge dans les Echos
LISBONNE (Reuters) - Le patronat et les syndicats de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi sur les principes directeurs de la "flexicurité", une réforme du marché du travail censée rendre l'Europe plus compétitive tout en préservant la protection sociale de ses travailleurs.
Le Premier ministre portugais, Jose Socrates, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union européenne, a estimé que cet accord était un "moment historique" des relations sociales.
"Nous parlons d'un accord entre syndicats et patronat à un niveau européen", (...) L'accord sur la "flexicurité" a été passé entre la Confédération européenne des syndicats (CES) et BusinessEurope, qui représente le patronat des Vingt-Sept.
Le concept de
"flexicurité" est censé faciliter aussi bien l'embauche que le licenciement tout en garantissant une formation et des allocations généreuses durant la période de transition entre deux emplois.
Il doit répondre au dilemme du maintien d'une politique sociale généreuse face au vieillissement de la population, tout en
encourageant la mobilité au travail pour faire face à la concurrence féroce des pays dits émergents, d'Asie en particulier.
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a cité en exemple le Danemark, où syndicats et patronat ont déjà adopté les principes généraux de la "flexicurité".
"
Un consensus se dégage en Europe pour reconnaître que nous vivons dans un monde plus concurrentiel. Il faut s'adapter pour rester en sécurité mais il faut suffisamment de sécurité pour changer de manière flexible", a dit Barroso.
Le modèle danois protège le travailleur, pas l'emploi. Il est financé par l'une des fiscalités les plus lourdes d'Europe. Des systèmes similaires sont en vigueur en Suède et en Finlande, des pays à fiscalité lourde également.
"La discussion a été chaude mais nous avons adopté l'analyse et la recommandation communes", a dit à la presse John Monks, secrétaire général de la CES. "C'est un moyen d'insuffler
une vie nouvelle à l'Europe sociale de manière à ce qu'elle puisse renouer le contact avec la population".

Pour info, la CES (confédération euro des syndicats) regroupe les syndicats français : CGT, CFTC, CFDT, FO et UNSA, avec leurs homologues européens.

Mais grâce à cela demain, dans un monde d'harmonie sociale retrouvée, tout ira bien. Dormez, braves gens.
Et la grève ? Quelle grève ? il n'y a jamais eu grève...

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Guaino problem

Dans les propos de H. Guaino, mentor du notre Grand timonier, le comble c'est la "prise en otage". Il critique le refus des certains (qui ? cela ne vient pas de nous au moins ?) de lire la lettre de Guy Môquet.
En gros il se pose en Incarnation de la Nation et redéfinit ce que doit être l'éthique et les devoirs de ce que devrait être un professeur de la RéEducation Nationale .

Voilà quelques uns de ses propos (sur Canal + et d'après AFP) :

"Je ne comprends pas. L'école, ce n'est pas un self-service". (...) "C'est un très beau texte, ce n'est pas un texte de propagande. Le gouvernement a décidé que c'était un document intéressant. Il demande aux professeurs de le lire", a-t-il rappelé. Il a souligné que les enseignants étaient "libres d'analyser la signification du texte, le contexte historique dans lequel il s'inscrit".
Mais "il y a des gens qui préfèrent une fois de plus en tirer l'argument de la division (...) je trouve ça très, très triste", a estimé M. Guaino.Interrogé jeudi sur RTL sur le même sujet, M. Guaino s'était montré beaucoup plus virulent à l'égard des enseignants refusant de lire cette lettre, les accusant d'avoir "
une attitude purement politicienne" et de se livrer à "une prise en otage corporatiste, idéologique".
"Tout ça est très triste
mais amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants." [c'est justement pour toutes ces raisons que je ne veux pas lire cette lettre]


Heureusement, on a nos chevaliers blancs :
- Hamon, député PS qui dit :


"M. Guaino devrait arrêter d'insulter les enseignants et le président de la République devrait demander à ses collaborateurs d'arrêter d'insulter les gens", a affirmé M. Hamon, lors d'un point de presse du Parti socialiste.
Rappelant le "travail difficile" des enseignants, M. Hamon a affirmé
qu'il était plus facile d'"écrire des discours" dans des bureaux aux "moquettes épaisses", dans une allusion à M. Guaino, l'une des plumes du président Nicolas Sarkozy."

- Le député-maire socialiste de Limoges, Alain Rodet :

(AFP)— Il refuse d'assister à la lecture de la lettre de Guy Môquet dans un lycée de la ville le 22 octobre comme le souhaite le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a-t-on appris vendredi auprès de son cabinet.
Le ministre a invité par courrier M. Rodet, comme tous les parlementaires, à préciser au recteur de l'académie de Limoges dans quel lycée de la ville il entendait commémorer l'exécution de Châteaubriant (Loire-Atlantique), au cours de laquelle Guy Môquet, âgé de 17 ans et demi, avait été fusillé par les troupes d'occupation allemandes.
Par une lettre en date de jeudi et publiée vendredi, M. Rodet a informé le recteur, Anne Sancier-Château, qu'il ne souhaitait "prendre part à aucune commémoration".
Exprimant ses "doutes sur l'instrumentalisation faite de l'histoire par le gouvernement", M. Rodet "déplore" dans ce courrier "la lecture de cette lettre faite aux joueurs de l'équipe de France de rugby (...) sur les conseils de leur entraîneur, Bernard Laporte, dont l'arrivée au gouvernement est programmée dans les tout prochains jours".
Estimant "évident que d'autres écrits évoquant la Résistance auraient pu remplacer ce texte", le député-maire de Limoges affirme
partager "le sentiment de nombreux historiens et enseignants (qui) n'approuvent pas l'injonction du président de la République".

- Enfin Le Monde donne les avertissements d'un psy
(c'est là):

Xavier Pommereau : "En lisant la lettre de Guy Môquet, j'ai été frappé par ses similitudes avec les lettres d'adieu de jeunes qui veulent se suicider ou qui l'ont fait. Aujourd'hui, un adolescent qui voudrait en finir n'écrirait pas autre chose que ce qu'a écrit Guy Môquet.(...) Cette lettre reste sur le registre de l'émotion et il faut éviter tout contresens. Rien ne dit que le jeune homme n'a pas choisi de mourir, y compris en se sacrifiant. Sortie de son contexte, elle peut avoir un aspect extrêmement pathétique et mobilisateur. Les lettres d'adieu que l'on trouve aujourd'hui ne sont pas celles de jeunes résistants mais de jeunes suicidants. Et le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route. Je le répète, il faut impérativement lever le doute. Ce n'est pas la lettre de quelqu'un qui a choisi de mourir."


Si Guy Môquet est une si belle figure, pourquoi alors ne pas avoir fait lire ce poème, confisqué le jour de son arrestation (site du PCF) :

Tuer le capitalisme

Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage

Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortitr de la prison
Pour tuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice.

Guy Môquet
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L'entreprise un peu plus à l'école

Après avoir fait l'éloge d'Yvon Gattaz, ancien patron du CNPF, Darcos relance l'Éducation à l'orientation, mais cette fois met le paquet sur l'entreprise. C'est dans son discours de cloture du colloque "jeunesse et entreprise". C'est sur le site du ministère.

Parcours des métiers en 5e, stages comme projet pédagogique, adaptation des diplômes, refonte de l'orientation plus axée sur l'entreprise ...
On peut y discerner un certain nombre d'évolutions prochaines qui ne touchent pas que les relations écoles entreprises (rôle des enseignants qui deviennent des informateurs sur les entreprises).

Extraits (les caractères gras sont du ministre) :

promouvoir et développer
la culture économique
au sein du système éducatif

"La multiplication des partenariats avec le monde professionnel est l'une des pistes qui doit être explorée de manière privilégiée pour faire découvrir à nos jeunes concitoyens les différents métiers et les professions. Pourtant, en dépit des nombreuses initiatives originales qui ont été prises depuis une vingtaine d'années, vous savez comme moi qu'il reste encore bien des réticences à désarmer pour instaurer des relations de travail durables entre le monde de l'entreprise et l'éducation nationale. (...)
Il m'apparaît indispensable d'adapter les diplômes pour simplifier et clarifier l'offre existante mais aussi proposer une formation plus modulaire qui permettra aux élèves d'acquérir progressivement leur certification. (...)
Je souhaite tout d'abord
favoriser la découverte des métiers dès le collège en introduisant, dès la classe de 5e, des parcours de découverte des métiers, qui seront complétés par une option de découverte professionnelle proposée à tous les élèves. Je veux également développer mais aussi mieux encadrer les stages que les élèves effectuent en entreprise. Pour cela, ils devront s'inscrire dans un projet pédagogique cohérent construit en partenariat entre les enseignants et le monde économique.(...)
De même, les élèves inscrits
en classe de 1 ère pourraient se rendre dans une université ou un I.U.T. afin de se familiariser avec les différentes formes de l'enseignement supérieur et de se préparer à choisir la voie qu'ils emprunteront après le baccalauréat.(...)
Je souhaite également
rénover le système d'information sur l'orientation afin qu'il offre aux familles une information complète. Je veux surtout qu'il soit plus largement ouvert sur le monde économique. C'est en effet la condition pour que les conseils prodigués aux élèves ne tiennent plus seulement compte de leurs goûts personnels mais également de leurs capacités et de leurs talents ainsi que des possibilités d'insertion professionnelle. (...)
Pour rendre efficace le dispositif d'orientation et assurer la réussite de tous les élèves, il me semble particulièrement important que
les enseignants soient en mesure de les informer sur les métiers et les formations existantes. En effet, ce sont les professeurs qui connaissent le mieux les qualités et les capacités de chacun des adolescents et qui peuvent les aider à s'orienter vers les voies et les filières qui leur conviennent le mieux. Cela suppose d'améliorer la formation des enseignants et notamment de leur permettre d'effectuer des stages de découverte des entreprises au cours de leur formation mais également tout au long de leur carrière.
Enfin, au-delà de la seule question de l'orientation,
je veux promouvoir et développer la culture économique au sein du système éducatif. Je suis convaincu que les enseignants peuvent jouer un rôle important pour faire connaître et apprécier l'entreprise. Par conséquent, je suis fermement décidé à soutenir les initiatives qui permettront de développer des liens durables entre le monde de l'école et la sphère économique."

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Grèverie et réalités

Ce reportage d'iPol, sur les retraites des élus commence sur un ton un peu racoleur je vous l'accorde, mais il fait bien le point. C'est le jour idéal pour le visionner.
Les élus —et j'en connais — sont souvent des gens valeureux, courageux, et travailleurs, mais quand même. Beaucoup ne gagnent cependant pas autant ...


Ca laisse grèveur quelque part ...
Problème : Connaissant ce que vous avez perdu aujourd'hui, combien de millièmes de seconde met un président de la république en retraite pour le gagner ?
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Lettres des aveuglés

*Les premiers entrouvrent un oeil ? Le syndicat des chefs d'établissement (le SNPDEhaine) va-t'il faire volte face ? Pas sûr. Il s'aperçoit cependant (enfin !) où va mener la réforme des EPLE et la LOLF, et ces membres risquent d'en pâtir sérieusement. Car la gestion des carrières selon des méthodes du privé, ça va les concerner aussi (et peut-être en premier, si ce n'est pas déjà en marche). Il s'inquiète donc mais attention loin de lui de vouloir remettre en cause les volontés politiques (un fonctionnaire, ça fonctionne avant tout, comme disait Pétain). Il veut se battre pour toujours plus d'autonomie et plus d'indicateurs locaux de performance. C'est l'art de ce mettre la tête dans le sac.
C'est une enquête du Café pédagogique du jour.

Extraits :

"Mais ce qui inquiète le plus aujourd’hui, ce sont les rumeurs concernant le devenir des EPLE. Dans une perspective managériale orientée par le souci économique, poussera-t-on à aller vers des établissements de plus grande taille, susceptibles de recruter eux-mêmes leurs enseignants et dont le conseil d’administration serait présidé par une personnalité apte à faire respecter les notions de productivité et d’efficacité ? L’arrivée de la LOLF a permis aux secrétaires généraux d’académie de conforter une vision comptable du système. Le SNDPEN veut se battre pour que plus d’autonomie pour l’établissement ne se traduise pas par plus de concurrence entre établissements, pour que les indicateurs de performances reflètent une dimension locale, pour que l’élève ne soit pas vu que comme un usager. Il a une vraie bataille à mener."

Voir aussi (rappel) l'article du Monde sur la gestion des carrières dans la fonction publique. C'est là.

Il résume "les conclusions que l'on peut tirer du "Pacte service public 2012" présenté à grands traits par le président de la République, Nicolas Sarkozy, le 19 septembre, aux futurs fonctionnaires en formation à l'Institut régional de l'administration de Nantes, mais dont la trame se trouvait déjà dans le discours prononcé le 10 juillet par le premier ministre, François Fillon, devant des hauts fonctionnaires"
Qui disent que :

- les effectifs et les marges de manoeuvre des services ne seraient plus déterminés chaque année en fonction de la répartition du budget par le ministère des finances, mais en fonction d'un "contrat pluriannuel" négocié entre le service, son ministère de tutelle et le ministère des finances. Enfin (surtout ?), il faudra assurer les mêmes missions avec moins d'agents et moins d'argent, non-remplacement d'un départ en retraite sur deux et restriction budgétaire obligent.
-la gestion de carrière s'effectuant selon des critères de maîtrise d'un métier, et non d'avancée en grade dans un corps. L'entrée dans la carrière ne se ferait plus exclusivement par concours, mais aussi par validation des acquis d'une expérience (VAE) acquise dans le privé, etc.
-La
rémunération ne se ferait plus sur la base de l'indice correspondant au grade, à l'ancienneté et à l'appartenance à un corps donné : elle serait déterminée par l'atteinte d'objectifs de performance, vérifiée au cours d'un entretien annuel d'évaluation avec son chef de service.
Et c'est pour 2012.

* Les seconds ferment décidément les deux yeux. Les faux-culs de service viennent de communiquer :

"Le Sgen-CFDT appellera les personnels de l’Éducation nationale à se joindre massivement à l’action nationale et unitaire de la mi-novembre. Grève du 18 octobre : non. Action en mi-novembre : oui". Le Sgen entend "mobiliser toutes (ses) forces, et non les diviser, pour une réussite massive de l’action nationale et unitaire fonction publique de mi-novembre".

Si ce n'est pas esprit de contradiction, il faut le dire...

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CNRS la fin ?

Le Centre National des Redoutables Siphonnés (en vrac CNRS) va-t-il disparaître ? C'est ce que craignent les chercheurs qui cherchent car ils trouvent (pour une fois, ce n'est pas coutume) que le gouvernement cherche à éradiquer leur trouvailles.
D'où cet appel.

Une fois encore ce qui est intérressant c'est la démarche d'atomisation du secteur public. Toujours la même.

Appel à manifestation pour la recherche publique, le 18 octobre 2007
au siège du CNRS, 3 rue Michel-Ange à Paris, et devant les directions régionales du CNRS


Sans réaction forte de la communauté scientifique, nous allons assister à un bouleversement de l’organisation de la recherche française, qui l’affaiblira fortement. En particulier, le CNRS disparaîtra à court terme du paysage scientifique français. Tel est le sens du message qu’Yves Langevin, président du Comité National de la Recherche Scientifique (l’organe d’évaluation et de prospective du CNRS), vient d’adresser aux directeurs d’unités à l’issue d’un conseil scientifique avorté (lire la lettre : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1637 ). [je vous la conseille]
A travers le CNRS, c’est le principe même d’autonomie scientifique qui est menacé. Il serait illusoire de penser que l’affaiblissement des autres organismes de recherche se fera au profit du développement des universités: les deux types d’organisations seront perdants, au profit d’agences contrôlées par le gouvernement.
Ce démantèlement ne prendra bien entendu pas la forme d’un décret officiel, mais celui d’un grignotage progressif des missions des opérateurs de recherche, déjà largement engagé, et dont les principaux éléments sont les suivants :
- Les unités de recherche (« mixtes » ou « propres »), disposant de moyens propres, sont affaiblies, au profit d’ « équipes » concurrentes financées directement (et principalement) par l’Agence Nationale de la Recherche. Ce financement se substitue aussi à celui de la recherche universitaire dont les moyens progressent moins vite que l'inflation dans le budget 2008.
- Le Comité National, émanation directe de la communauté scientifique, se voit retirer toute mission d’évaluation et de prospective au profit de la nouvelle Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), qui est sous contrôle direct du ministère.
- Les personnels des EPST qui travaillent dans des unités mixtes de recherche seront gérés, si les projets actuels se réalisent, par les universités, au moment même où la loi pour l’université votée cet été met dans les seules mains des présidents d’université et de leurs conseils d’administration des pouvoirs considérables pour affecter les crédits, nommer les personnels, répartir les services d’enseignement ou encore moduler les salaires. La disparition du CNRS aurait un impact majeur pour l’ensemble de la recherche française, tant son imbrication dans le paysage universitaire est forte. Mais elle aurait surtout une signification politique claire : elle signifierait qu’une institution scientifique peut être remise en cause par le pouvoir politique, non pas en raison de ses dysfonctionnements, mais parce que faisant preuve d’une trop grande autonomie.
(...)
Ce qui est visé au travers des réformes en cours et à venir, ce n’est rien de moins que l’existence d’un espace scientifique et intellectuel autonome, protégé de l’arbitraire politique par des statuts pérennes.
C’est à ce titre qu’il faut nous mobiliser : non pour défendre une institution, mais pour maintenir les conditions de l’autonomie du savoir scientifique en France, dans les universités. Aussi, Sauvons la Recherche s’associe à l’appel au rassemblement le 18 Octobre à 10h (heure où se déroulera le conseil d’administration du CNRS), au siège du CNRS et devant les Délégations Régionales du CNRS.

Vous trouverez d'autres informations sur notre site concernant la situation actuelle :
Budget 2008 : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1631
Evolution du système de recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1638
Et toujours la pétition sur les tests ADN :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625

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Aux ordres citoyens !

Après les deux derniers post de ce jour (je vous les recommande), voici encore de quoi apprécier la valeur de notre presse moderne, libre, critique... (en attendant jeudi). Guy Môquet (encore lui, je sais..) suscite les talents de notre belle télévision nationale. Et pas qu'un peu. Mieux vaudrait dire d'ailleurs de redressement national. Tous derrière notre Grand Timonier (qui sacrifie sa vie pour son pays) pour redonner les couleurs à la France (vu que ces mauviettes de rugbymen n'y arrivent pas).


C'est le Figaro qui se réjouit d'un tel engouement et qui donne le programme.

Le Fig, aujourd'hui. — La télévision publique mobilisée
FRANCE TÉLÉVISIONS mobilise ses antennes pour rendre hommage à Guy Môquet en proposant La Lettre, un film de 2 minutes 30 réalisé par François Hanss et Catherine Lopez avec Jean-Baptiste Maunier, le héros des Choristes. « France 2 et France 3 le diffuseront plusieurs fois par jour entre les 20 et 22 octobre », détaille Patrick Charles, directeur des opérations exceptionnelles et des événements de France Télévisions. « Les journaux en parleront, les animateurs de France 4 liront la lettre, Yves Calvi lui consacrera un numéro de »C dans l'air* sur France 5, le 22 octobre et France 2 proposera le documentaire, Résistants de la première heure le 25 octobre. »
 
« Valeurs de la République »
 
L'idée de ce projet revient à Richard Michel, PDG de LCP- Assemblée nationale, qui a prévu de le diffuser en exclusivité le 17 octobre à 19 h 30 dans « Questions d'info » qui aura pour invité Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale. « J'avais lu La Vie à en mourir, un recueil de lettres de jeunes fusillés préfacé par Jean-Jacques Goldman. Cheminot en Lorraine, mon grand-père, surnommé »le Saboteur*, m'a donné les valeurs de la République. J'ai aussi un fils de 17 ans à qui le nom de Guy Môquet ne disait rien », explique Richard Michel.
 
Le 19 octobre à 23 h 35, LCP offrira un making-of du tournage, puis les jours suivants deux émissions spéciales : « Guy Môquet, un inconnu célèbre », en présence d'Odette Nilès, qui fut « l'amie de coeur » du résistant, et de deux historiens, et également « Guy Môquet, un souvenir moderne », avec Yves Guéna, résistant, Pierre-Louis Basse, auteur de
Guy Môquet, une enfance fusillée (Éditions Stock) et Roland Dumas, ancien ministre.

Jusqu'où cela va-t'il s'arrêter ?
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Offense au Grand Timonier

Si la police, elle, cela ne la gène pas de se faire passer pour le CPE d'un collège afin d'arrêter de grands délinquants, elle n'aime pas les étudiants (lieu commun depuis 68) surtout quand ils se moquent de notre Grand (délinquant mais) Timonier (donc on ferme sa gueule). La voilà donc qui arrête ceux qui collent des affiches (ouh les vilains) qui ne plaisent pas. Du jamais vu depuis Pompidou (progressiste s'il en est).

Ca leur vaut un article dans Libé (voir en Une) et un reportage sur la télé belge. Par contre rien à la télé française.

Et le questionnement des policiers est tout de même bien étrange.

Voici l'affiche :



Voici le reportage :



Cabu, Riss, Lefred-Thouron, ... au trou !

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Lecture obligatoire (G.M.)

On ne sait plus très bien où on en est avec cette journée Guy Môquet. Ce serait désormais une "journée de commémoration de la Résistance" d'après Europe 1 qui dit aussi que le gouvernement à fait marche arrière (mais sur quoi ?). Martinon, lui maintient tout en disant que ce n'est pas obligatoire mais brouille l'écoute par ses propos qui ne veulent rien dire. Ca c'est de la communication !
Au passage on notera que c'est désormais l'Elysée qui décide et détermine l'importance des exercices pédagogiques.


Selon AFP —Lettre Guy Môquet: lecture "obligatoire" mais pas de "logique de sanction" (Martinon)

Le porte-parole de l'Elysée David Martinon, a déclaré lundi que la lecture aux lycéens le 22 octobre de la lettre du résistant Guy Môquet serait "obligatoire", mais a écarté toute "logique de sanction", alors que cette initiative présidentielle est contestée parmi les enseignants.
"Une circulaire a été publiée fin août qui organise cette journée de commémoration Guy Môquet du 22 octobre", a rappelé M. Martinon lors de son point presse hebdomadaire.
"La lettre de Guy Môquet sera lue à tous les lycéens de France au côté d'autres textes de jeunes résistants français", a-t-il poursuivi, y voyant "un exercice pédagogique très important".
"C'est un choix fondamental, il s'agit d'histoire de notre pays et même au-delà, il s'agit d'histoire universelle", a-t-il insisté. "Il est donc très important de mettre l'accent sur cette commémoration".
La circulaire "laisse une liberté totale aux enseignants et aux chefs d'établissement d'organiser la journée comme ils l'entendent, mais effectivement cette lecture est obligatoire, au même titre qu'il est obligatoire pour un enseignant d'enseigner le programme qui lui est fourni pour sa classe", a-t-il affirmé.
"Mais évidemment on n'est pas dans une logique de sanction", a-t-il précisé.
Par décision du président Nicolas Sarkozy, la lettre du jeune résistant communiste adressée de sa prison à ses parents, avant d'être fusillé par l'occupant nazi allemand, le 22 octobre 1941, doit être lue lundi prochain à tous les lycéens des établissements publics et privés sous contrat.

Autour de cette journée, la page des faux-culs : prix spécial pour les IPR de Nantes qui plutôt que d'aiguiser leurs arguments pour refuser la propagande d'État bricolent des séquences péda autour de ladite lettre pour soi-disant détourner la propagande et ne pas faire la politique de la chaise vide (l'argument est connu). C'est là.
C'est le genre d'initiative de "ceux qui pensent mieux que les autres" et casse l'unité affichée (cf. déclarations du SNES, du SGEN et certainement aussi de FO mais je l'ai pas trouvé).
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Mise à jour...

... de la Une du Mammouth déchaîné


C'est là : www.le-mammouth-dechaine.fr

Bravo à Bruno.

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Statuts et papiers

*On comprend mieux pourquoi le SNESup appelle le 18 : les profs du supérieur ont également chaud aux fesses. Comme les autres, leur statut va être remis en cause. Un bon résumé des opérations dans Le Monde d'aujourd'hui.
C'est aussi un bon exemple de ce que pourrait être l'évolution des statuts des autres enseignants.


Réforme universitaire : les profs en première ligne

Depuis trente ans, le contexte de l'université a changé. L'afflux des étudiants, l'hétérogénéité de leurs parcours et de leurs niveaux scolaires, leurs difficultés d'adaptation et d'orientation, ont fait surgir de nouveaux besoins, notamment en terme d'encadrement pédagogique. En inscrivant officiellement cette mission comme l'une des finalités des études universitaires, la loi du 11 août 2007 relative aux libertés et aux responsabilités des universités, contraint les établissements à trouver en leur sein les ressources nécessaires.
La carrière universitaire régie par des décrets qui datent de 1984, et qui, depuis, n'ont été modifiés qu'à la marge, ne prévoit aucune formation pédagogique. L'avancement dans la carrière est quasi exclusivement dépendant de l'activité de recherche, ce qui décourage l'investissement dans la fonction enseignante. Le statut d'enseignant-chercheur n'est plus adapté aux nouveaux besoins de l'université. [Et vous êtes priés de le croire ! vraiment ce journal, pas deux sous d'analyse critique] Les gouvernements successifs ont tenté de faire sauter ce verrou. Jusqu'ici sans succès.
En 2001, Jack Lang, alors ministre socialiste de l'éducation nationale, avait confié à Eric Espéret, alors président de l'université de Poitiers, le soin de mener pour la première fois une réflexion sur "la nouvelle définition des tâches des enseignants et des enseignants-chercheurs dans l'enseignement supérieur français".
De l'avis d'Eric Espéret, aujourd'hui délégué général de la Conférence des présidents d'université (CPU), "sur la dizaine de propositions que la commission avaient émises, seules ont été retenues celles qui touchaient à des aménagements mineurs". En particulier, l'instauration d'un "contrat individuel pluriannuel" entre l'enseignant et son établissement avec compensation possible des tâches entre elles est restée lettre morte.
Deux ans plus tard, le ministre de l'éducation nationale, Luc Ferry, avait demandé à Bernard Belloc, alors président de Toulouse-I, aujourd'hui conseiller de Nicolas Sarkozy, de faire de nouvelles propositions de réforme. Rendu en octobre 2003, le rapport Belloc avait provoqué une levée de boucliers des syndicats. Ceux-ci avaient rejeté en bloc l'idée d'une évaluation globale des activités des enseignants-chercheurs et d'un système de rémunérations différentielles.
Quatre ans plus tard, l'actuelle ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, inscrit, elle aussi, la réforme des carrières à son agenda. Prudemment, elle en a fait un des cinq chantiers ouverts parallèlement à la réforme sur l'autonomie des universités. Mais le gouvernement dispose déjà, avec la loi du 11 août 2007, d'un levier pour réformer le statut des enseignants-chercheurs.
A partir de janvier 2009, les universités disposeront de compétences élargies dans la gestion des carrières des enseignants-chercheurs. Les conseils d'administration des universités pourront moduler leurs obligations de service en prenant en compte différentes activités : enseignement, recherche, administration, etc.
Chaque enseignant aura le choix de faire évoluer sa carrière selon ses aspirations et les besoins de son université. Le président pourra aussi instaurer une politique de primes destinée à reconnaître financièrement l'investissement professionnel des enseignants-chercheurs.
Enfin, la loi autorise le recrutement de contractuels sur contrat à durée déterminée ou indéterminée pour occuper des fonctions techniques ou administratives mais aussi assurer des fonctions d'enseignement ou de recherche.

Le "chaque enseignant aura le choix" fait bien rire. On peut considérer le Conseil d'Administration des universités comme un rassemblement du conseil d'administration et du conseil pédagogiques, dans le secondaire. Pour ceux qui ne voient rien venir, et bien voilà de quoi leur ouvrir les yeux.
C'est sérieusement à méditer il semble.


* Voilà comment expliquer que notre ministre soit si bien vu de notre Grand Timonier. Agrégé de lettres et de servitude, il connaît en effet l'art du discours et celui de ne pas fâcher son maître. Lisez plutôt comment il ouvre les portes de l'école aux enfants de sans papier mais n'exclu pas non plus l'intervention de la police.

AFP- Darcos sur les sans-papiers: "accueil" dans les Ecoles mais pas d'opposition à "l'application de la loi"

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a rappelé dans une lettre aux recteurs fin septembre que l'Ecole se devait d'accueillir "tous les enfants", même sans-papiers, mais qu'elle n'était pas investie pour autant d'une "mission qui justifierait" une opposition à la loi.
"Les services de l'Education nationale ne sont ni chargés de contrôler la régularité de la situation des parents d'élèves au regard de la législation sur le droit de séjour des étrangers ni investis d'une mission qui justifierait qu'ils s'opposent à la loi", assure le ministre dans cette lettre également adressée aux inspecteurs d'académie et que son entourage a transmis vendredi à l'AFP.
Dans une première partie, il rappelle le devoir d'accueil de "tous les enfants" par l'Ecole: il explique que "l'inscription des enfants n'est pas subordonnée à la régularité de la situation de leurs parents" et que les "données" recueillies auprès des parents "ne doivent comporter aucune mention relative à la régularité du séjour des étrangers en France".
Puis, il ajoute que "c'est précisément parce que la scolarisation des enfants n'est pas subordonnée à la vérification de la régularité de la situation des parents (...) que l'inscription des enfants dans une école ne peut valoir en elle-même autorisation de séjour de la famille".
"Je tiens donc à rappeler à chacun ces deux règles fondamentales:
l'accueil de tous les enfants à l'Ecole et le respect par tout agent public des lois de la République", conclut-il.

*Sinon, semaine du goût : Sarko vire Cécilia et engrosse Dati (à ce que l'on dit).

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Pour ceux qui n'auraient pas compris...

Si vous ne savez plus quel argument utiliser pour décider vos collègues (indécrottables, bien sûr) à faire grève le 18, et bien envoyez-les tout simplement aux propos de Fillon. Notons cependant que avec la semaine de 4 jours en primaire Darcos, lui, a déjà utilisé le concept.

Là au moins c'est clair (in Le Monde):

La réforme de l'Etat, "c'est moins d'Etat",
prévient François Fillon

"Moins de services" et "moins de personnel" , c'est ce qu'a promis François Fillon aux Réformateurs de l'UMP, mercredi 10 octobre, recueillant les applaudissements du millier de participants réunis, à Paris, pour la convention de rentrée de l'aile libérale de la majorité. "Je dois le dire devant tous les élus qui sont présents ici : la réforme de l'Etat, cela supposera que nous soyons courageux, la réforme de l'Etat supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'Etat sur son territoire", a affirmé le premier ministre.
Parce qu'une réforme générale de l'Etat qui "satisfait tout le monde mais qui ne se traduit par aucune suppression d'aucun établissement sur le territoire, ça n'existe pas", a ajouté le chef du gouvernement, estimant "impossible d'un côté de dynamiser la sphère privée et, de l'autre, laisser la sphère publique au point mort". M. Fillon a évoqué "des pays qui ont modernisé leur économie et leur Etat en resserrant leurs effectifs", illustrant ces baisses par des chiffres pour la Suède (-38 %), l'Australie (-22 %), la Grande Bretagne (-20 %) et l'Espagne (-14 %).
"N'AYEZ AUCUNE HONTE À ÊTRE LIBÉRAUX !"
Affichant son ambition de "réconcilier l'Etat avec la culture de l'efficacité et du résultat", il a promis de "réformer notre organisation publique, son fonctionnement, ses dépenses", malgré "l'échec de 1988 et les grèves de 1995", ainsi que l'opposition d'une partie de la majorité, notamment sur la réforme de la carte judiciaire, qui implique la suppression de nombreux tribunaux de province.
Le premier ministre a par ailleurs demandé aux Réformateurs de l'UMP, le groupe emmené par Hervé Novelli, de continuer à défendre leurs thèses libérales. "Vous êtes libéraux : n'ayez aucune honte à l'être ! Le mot 'libéral', ce mot respecté partout ailleurs, vaut mieux que beaucoup d'autres", leur a-t-il lancé, finissant de séduire son auditoire.
Séduit ? tu penses, avec ça il y en a qui ont du avoir une éjaculation, c'est certain.
Moins d'État ça voudrait pas dire (à terme) moins de Sarkozy ? faudrait peut-être en effet y réfléchir alors ...

Justement Lefred-Thouron évoquait ladite réforme dans un de ces dessins.

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Si le CPE vous appelle...

C'est pas beau de mentir ! Je suis sûr ce c'est ce que vous dites à vos 4e de base qui essaient toujours de truander.
Cette fois c'est la Police qui s'y met et en plus en se faisant passer pour l'école

Voyez plutôt les pratiques parisiennes de celle-ci, rapportées par Rue89 :

La police arrête des parents
en se faisant passer pour le collège

Par Chloé Leprince (Rue89)    13H18    10/10/2007
Un mois a passé mais la principale du collège Utrillo, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ne décolère pas: le 12 septembre dernier, son établissement voit débarquer les parents d'un élève. Ils disent avoir été convoqués par le conseiller d'éducation pour parler de leur enfant et se présentent le deuxième mercredi de la rentrée. Ça tombe bien: les enseignants s'interrogent justement sur le redoublement du collégien. Sauf que personne, au collège, n'a jamais décroché son téléphone pour contacter les parents. Encore moins pour les inviter à se présenter à un quelconque rendez-vous à la rentrée. C'est lorsque les parents sortent du collège que les choses s'expliquent: des policiers en civil les interpellent devant l'entrée de l'établissement.
"Médusée", l'équipe enseignante s'interpose. "
On a demandé à comprendre et un policier a avoué à notre conseiller d'éducation qu'il s'était fait passer pour lui histoire d'être sûr de pouvoir mettre la main sur les parents, recherchés pour une histoire de droit commun", s'indige Brigitte Chevalet, la principale du collège.
Les syndicats, et notamment SUD Education, en profitent pour parler de "cynisme" et "d'escalade", dénonçant "
les contrôles aux abords des établissements scolaires qui s'accélèrent, au point d'avoir lieu tous les jours dans certains quartiers".
Amalgame? Brigitte Chevalet, elle, est outrée de voir que "papiers ou pas papiers, le fond du problème ici, c'est qu'on a usurpé la fonction d'un collègue,
ce qui remet en question la relation de confiance qu'on tente d'instaurer avec les parents. En laissant entendre qu'il s'agit en plus d'une histoire de sans-papiers, on crée l'impression qu'on donne les parents de nos élèves à la police". La chef d'établissement s'est d'ailleurs aussitôt tournée vers le commissariat du XVIIIe, avec qui elle dit "travailler étroitement".
Ben elle n'avait qu'à pas ! Ca lui apprendra !

Donc chers parents d'élève si le CPE vous appelle, vous risquez de vous faire prendre pour les amendes impayées.

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Les grandes causes de la FCPE

Comme vous le savez, la FCPE a relancé sa croisade contre les sacs trop lourds. Soit.Si elle veut. Pendant ce temps là au moins elle ne fait pas de conneries ... quoi que.

Voilà le strip de Soph' sur le sujet.


C'est paru sur Rue89, mais je vous conseille surtout de suivre ses tribulations (et celles de ses OGM) sur son site, les toujoursouvrables.

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Tout devient possible ? Oui, mais en Italie

Eux au moins ils savent y faire avec les enseignants. Ils, ce sont les Italiens. Il parait qu'ils vont embaucher plus de profs et en plus augmenter tout le monde de 140 €.

C'était l'objet d'un accord syndicat avec l'Etat signé hier.

"Un accord a été conclu entre l’Etat, les syndicats de professeurs et ceux des employés administratifs et techniques de l’Education Nationale italienne.
Ce matin même, le nouveau contrat de 850000 professeurs et 250000 employés a été signé après des tractations continues dur 3 jours consécutifs, les syndicats ont pu trouver un terrain d’entente. A cet effet,
des augmentations de salaires seront accordées aux professeurs à hauteur de 140 euros mensuels et aux autres employés de 100 euros, à ces sommes s’ajouteront les arrièrés de 2006 et 2007, cette réforme étant rétroactive. Dans les dernières heures de négociation et accord a failli s’enliser sur deux points : le montant de l’augmentation des salaires et de son caractère réalisable avec la vérification comptable des nouveaux paramètres du budget alloué à l’Education Nationale. L’accord étant conclu, il ne reste plus qu’à passer par le contrôle de principe du Conseil des Ministres et de la Cour des Comptes, ainsi la réforme sera effective dès la fin de l’année et les parties concernés verront leur feuille de salaire majorée dès février 2008. Selon les syndicats, il s’agit d’un "renouveau très positif" qui améliorera le quotidien d’un million de professeurs et d’employés d’encadrement du système scolaire, simplifiera leur statut, démontrera la reconnaissance du rôle et des responsabilités qui leurs sont imputés et donnera un nouvel élan au domaine de la recherche."

Bon c'est vrai ils partaient de loin, mais quand même.
Trouvé ça sur un site du MJS, mais je vous jure j'ai pas fait exprès. Attendons confirmation de notre envoyé spécial à Rome.

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Tirages

* A la FSU tout d'abord qui, pour le 18, appelle à se mobiliser, demande la grève (si on veut) mais ne la veut pas non plus.
Aschieri, qui a plutôt l'air pour on l'a vu, explique dans un mail toutes les tensions qu'il y a au sein de son organisation. Le SNES dans son ensemble est donc contre. Bonne nouvelle... pour ceux de Créteil.

"Certains d'entre-vous m'ont appelé ou envoyé des mails pour demander précisément quel était l'appel de la FSU pour le 18 dans la mesure où certains médias disent ou écrivent que la FSU "appelle à la grève". Comme vous avez pu le lire le texte issu du secrétarait n'appelle pas à "la grève" mais à l'action en précisant dans un énumération divers types d'actions : grèves (au pluriel), manifestations (au pluriel aussi), rassemblements.....Comme vous pouvez le comprendre,ce n'est donc pas un appel national à la grève de la FSU. En revanche nous avons convenu en secrétarait de déposer un préavis pour couvrir toutes les décisions éventuelles de grève au plan local ou sectoriel.
Evidemment ces nuances ont échappé à certains journalistes qui ont fait dire au texte ce qu'il ne dit pas.
Si le secrétarait a abouti à ce texte c'est qu'il s'est appuyé sur les débats du BDFN et les textes votés que vous avez eus et a fait un double constat :
- d'une part une unité insuffisamment large entre les fédérations de fonctionnaires, avec de surcroit le fait que les appels à la grève de certaines organisations ne se traduiront pas par des appels fermes dans tous leurs secteurs de responsabilité,
- d'autre part que les syndicats qui avaient consulté leurs intances, y compris le jour même, étaient loin d'être tous favorables à un appel national à la grève dans ces conditions : certains y étaient favorables et ont appelé dans leur secteur (Agriculutre, PJJ; LP...) d'autres comme le SNES, le SNUIPP ... l'écartaient. Par ailleurs il est apparu que la perpspective d'une action unitaire en novembre prenait une certaine crédibilité, d'où la fin du texte. Je vous précise que nous avons rencontré les fédérations de l'EN et convenu de nous voir dans cette perspective dès après la réunion des fédérations de fonctionnaires et que nous avons proposé à ces dernières d'avancer au 22 en soirée la réunion prévue le 26 octobre.
Quoi qu'il en soit la mobilisation pour le 18 octobre doit prendre toute la dimension qu'il sera possible de lui donner, y compris pour rendre encore plus possibles des suites. Bon courage
Gérard Aschieri

Bon courage, en effet...
Le SNESup lui appelle bien à la grève le 18. C'est en Une de leur site.

*Ensuite c'est à l'Université
qui met en application la morale Sarkozyste anti-68. Voyez plutôt cet appel des étudiants de Paris VII :

"UNIVERSITE PARIS 7 : LE PRESIDENT DE LA FAC LACHE LES VIGILES

Il fallait s’y attendre : avec la délocalisation de la fac de Paris 7 dans les tous nouveaux locaux des Grands Moulins, près de la Bibliothèque Nationale, l’administration de l’université allait en profiter pour rétablir un peu d’ordre. Paris 7 ce n’est donc plus Jussieu et ses émeutes mémorables, bienvenue aux Grands Moulins, la fac du XXIe siècle, promise à un brillant avenir…

Vendredi 5 octobre, quelques semaines seulement après la première rentrée des Grands Moulins, les vigiles de la fac ont purement et simplement attaqué une table de presse étudiante ! Du jamais vu depuis 1968 ! Histoire de faire comprendre aux étudiants que les Grands Moulins ce n’est pas Jussieu et qu’ils ne nous laisseront pas faire ce qu’on veut. Vendredi 5 octobre, les vigiles des Grands Moulins se sont donc emparé de la table des agitateurs qui diffusaient un peu de subversion sur la fac, empêchant ainsi toute diffusion…

Il va de soi que nous ne laisserons pas le Président des Grands Moulins, Monsieur Cousineau, et ses sbires, remettre en cause un des acquis du mouvement étudiant. On a peut-être pas fait 68, mais on a fait le CPE, Monsieur. On a occupé la Sorbonne, on a occupé Jussieu, on s’est tapé avec les CRS, on s’est tapé avec les gendarmes mobiles, on a fait des barricades et on a bouffé de la lacrymo à pleins poumons… Ce n’est pas grand-chose mais c’est suffisant pour ne pas avoir peur d’une simple bande de vigiles… qui en plus ne sont même pas armés (mais cela viendra : nous n’en doutons pas)...

Il est possible que d’ici quelques semaines la fac des Grands Moulins soit paralysée comme d’autres universités par la grève et que cette ridicule histoire de table soit oubliée. Mais d’ici là, nous n’entendons pas minimiser l’incident du 5 octobre. Pourquoi ? Parce que les tables de presse ont toujours été à la base de l’activité politique des étudiants et qu’en attaquant l’une d’entre elle c’est tout le mouvement étudiant qui est menacé. "

Bonne semaine.

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Ouf...

Après la journée du 22 octobre et la lettre de Guy Môquet, voilà à quoi on a échappé pour la commémoration du 6 octobre.



Merci encore à Vidberg, et n'oubliez pas d'aller visiter son site.
Bon, ce post était pour faire plaisir à M.A. qui le réclamait ...

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Motiver, motiver, il faut se ...

On avait déjà vu notre Grand Timonier en Monsieur Propre, puis en Grand Schtroumph, le voici maintenant en Grand Coacheur National pour élèves de 4e (se sont les pires) et profs. Vous ne saviez peut-être pas (comme moi) qu'il avait aussi rédigé une biographie historique d'un des ministres du Front Populaire (ben si).


Bref, il est partout !


Et on apprend bien d'autres choses dans cette dépèche de l'AFP :

(AFP) — "Nicolas Sarkozy a invité vendredi les collégiens de France à avoir "de grands rêves" et réaffirmé son intention de reconnaître le "rôle éminent" des enseignants, dont les syndicats ne cachent pas leur scepticisme.
Le président de la République s'exprimait en inaugurant à Issy-les-Moulineaux le collège Georges Mandel, ministre du Front populaire assassiné par la milice française en 1944, dont il a écrit une biographie.
"Mandel a porté des valeurs qui sont des valeurs toujours actuelles", a affirmé le chef de l'Etat aux élèves rassemblés dans une grande salle de l'établissement.
"J'aurai l'occasion de le redire le 22 octobre", date anniversaire de la mort de Guy Môquet, un jeune résistant communiste de 17 ans, fusillé par les Allemands en 1941.M. Sarkozy a demandé que chaque année à la même date, la dernière lettre que l'adolescent écrivit à ses parents soit lue dans tous les établissements scolaires, intiative qui a provoqué certains remous dans la communauté enseignante. Lui-même devrait aller dans un établissement pour l'occasion.
"Le destin n'est fatalité que pour celui qui se résigne à le subir. Je veux dire à tous les enfants ici, même si vous ne comprenez pas tout ce que je dis ce soir - un jour vous vous souviendrez qu'un vieux président de la République est venu, a-t-il lancé en déclenchant les rires de l'assistance - que vous aurez la vie que vous mériterez", a-t-il affirmé.
"Ayez des grands rêves si vous voulez avoir une grande vie (...) Beaucoup de gens vous diront +il faut être raisonnable, il faut avoir des rêves plus petits, des ambitions moins grandes+. Ne soyez pas raisonnables de ce point de vie parce que la vie s'occupera de limer vos ambitions. Ne vous en occupez pas vous-mêmes"
, a-t-il ajouté.
"Portez vos rêves, parce que la vie appartient à ceux qui font des rêves", a-t-il dit.
Le président, qui était accompagné du maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini, également secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, a de nouveau promis de "s'engager personnellement pour la revalorisation du métier d'enseignant".
"Un pays qui ne met pas ses éducateurs au centre des ses ambitions, qui ne leur accorde pas la reconnaissance due à leur rôle éminent, est un pays, je le dis sans ambage, qui sacrifie son avenir et qui le subira".
Reprenant une de ses thématiques de campagne, il a réaffirmé qu'il ne voulait pas "que les enseignants soient jugés sur leur capacités à appliquer la dernière circulaire ministérielle mais sur les résultats qu'ils obtiennent".
Le jour de la rentrée scolaire, le chef de l'Etat avait déjà plaidé, en visitant un lycée de Blois, pour une "revalorisation" du métier d'enseignant, en échange de leur exemplarité dans leur "comportement", leur "tenue", leur "rigueur", leur "esprit de justice", leur "implication".
Interrogé sur une augmentation de salaire pour l'ensemble des professeurs, M. Sarkozy avait redit sa préférence pour les heures supplémentaires.
Le même jour, le syndicats avaient fait part de leur scepticisme, l'Unsa-Education, notamment, mettant en garde contre "la revalorisation en trompe l'oeil" des enseignants: ils seront mieux rémunérés à la condition "qu'ils acceptent les suppressions de postes et le principe du mérite ou de la performance", avait argué ce syndicat."

Faut-il prendre le "Portez vos rêves, parce que la vie appartient à ceux qui font des rêves" pour un encoragement à participer en masse à la grève du 18 octobre ? Il est vraiment sur tous les fronts...

nota : chez les enseignants le SNESUP appelle également à la grève le 18.

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Darcoseries du soir

*Tout d'abord, les pédophiles se réjouissent, Darcos promet deux distributeurs de préservatifs dans chaque lycée d'ici février. C'est l'AFP qui nous le dit. Ce sera fait avant les vacances de février.

* Ensuite, il y a un peu brouillage de l'écoute ministérielle au Sénat, lorsque Darcos a déclaré qu'il n'était pas contre une semaine de 4 jours dont le mercredi matin. En gros chacun fait ce qu'il veut mais il y a bien 2 heures par semaine d'école en moins. Sauver les lettres s'offusque avec raison de ce "toujours moins d'école" (voir leur site).

(AFP) — Interrogé par le sénateur radical Gérard Delfau (RDSE, Hérault) sur ce que devenait le mercredi matin travaillé dans certaines écoles, après l'annonce la semaine dernière de la suppression du samedi matin, M. Darcos a répondu: "si des communes souhaitent organiser les heures scolaires sur quatre jours et demi, si elles conservent le mercredi matin, je n'y vois aucun inconvénient".
Interrogé, le ministère a indiqué qu'il s'agirait alors de répartir le temps scolaire de 24 heures hebdomadaires prévues à partir de la rentrée 2008 (contre 26 aujourd'hui) sur quatre jours et demi.
Aujourd'hui 12,7% des élèves ont classe le mercredi matin.
"Je rappelle que je n'ai pas dit (...) qu'il fallait à tout prix réduire la semaine (à) quatre jours", a ajouté le ministre.
"Il n'y a pas de pression du gouvernement pour que la semaine de quatre jours soit obligatoire partout", a-t-il encore dit.


*Primaire toujours (l'école , pas le ministre), Darcos annonce de nouveaux programmes allégés (simplifiés, pardon) pour fin octobre ou début novembre. On en aura certainement la primeur avec le beaujolais nouveau (et ce n'est pas présager la qualité ni des uns ni des autres...).

(AFP)— Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales, a annoncé le ministère jeudi à l'AFP.
"La concertation a commencé sur ce sujet. Dès la fin de ce mois-ci, nous pourrons proposer une première maquette qui sera une base de discussion", a déclaré le ministre, répondant à une question de la sénatrice Catherine Morin-Desailly (UC-UDF, Seine-Maritime).
Interrogé sur cette "maquette", le ministère a précisé à l'AFP qu'il s'agirait, après "
concertation avec les syndicats d'enseignants", de présenter "des objectifs de simplification des programmes" en primaire, qui feront suite "à la nouvelle donne, à savoir la suppression du samedi matin et donc de deux heures de cours" par semaine.

J'imagine que tous syndicats participent à ça. Je serais curieux de savoir ce qu'ils demandent et ce que demande le ministre.

*Ordre a été donné à plusieurs recteurs de planifier une nouvelle organisation du bac afin que les lycées soient effectivement ouverts, accueillent les élèves et que les cours ne soient pas perturbés jusqu'au 4 juillet. Mais à propos : quels élèves, si ils passent le bac ? Reste les Secondes, c'est sûr...

(AFP, le Parisien) — "Quatre académies - Rouen, Amiens, Dijon, Besançon - et un département de l'académie d'Aix-Marseille - le Vaucluse - ont été choisies pour tester une organisation matérielle du bac différente", a déclaré le ministère, confirmant une information dont font état Le Parisien et Aujourd'hui en France de ce jeudi.
Les cinq recteurs d'académies, que Xavier Darcos a rencontrés mardi, "ont trois semaines pour arrêter cette organisation", a-t-on poursuivi. "Ils reverront le ministre fin octobre ou début novembre pour faire leurs propositions".
Ils ont pour consigne "dans un premier temps, quand cela est possible, d'organiser les épreuves
dans l'établissement, tout en continuant à accueillir les autres élèves. Dans un second temps, là où ce n'est pas possible, il faudra externaliser tout ou partie de l'examen ailleurs", a précisé le ministère, comme les "amphis des universités, les gymnases, les centres d'examens".
Les recteurs pourront aussi, pour la
surveillance des élèves passant le bac, avoir recours à d'autres agents que les professeurs, comme "les surveillants, du personnel municipal, des étudiants, des retraités", selon le ministère.
Généralisation l'année prochaine (si il y a assez de gymnases bien sûr).

*
Enfin, Darcos serait assez tatillon avec les média, lui aussi. Voici ce qu'en dit un responsable du syndicat des journalistes. C'est sur le site du Nouvel obs.

Les journalistes subissent diverses pressions, notamment des hommes politiques. Le dernier exemple en date est le coup de fil de Xavier Darcos, ministre de l'Education, à l'AFP. Le titre d'une dépêche lui avait déplu et Xavier Darcos a demandé à ce qu'il soit changé. Bien que la journaliste ait refusé, la directrice de la rédaction l'a modifié. Une assemblée générale des journalistes de l'AFP a alors été organisée où ils ont fait part de leur colère.
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SNES et Guy Môquet

* Le SNES s'engage contre la journée Guy Môquet.

C'est là.


Et Le Figaro s'en fait le premier rapporteur, allez savoir pourquoi ? (il n'y a pas délit d'initiés pourtant...). C'est lui qui cependant est la voix de la France et qui a demandé au ministère ce qu'il comptait faire contre cette rébellion de professeurs crypto-marxistes:

"Contacté par lefigaro.fr, le cabinet du ministre de l’Education nationale Xavier Darcos assure qu’il n’y aura « pas de sanctions » contre les contestataires, la lecture de la lettre n’étant « pas une obligation ». Une circulaire du ministère précise les modalités de la mise en œuvre de la commémoration. Mais si le ministère ne veut pas jouer le père fouettard, il ne cache pas son souhait de « voir plus de volontaires que de récalcitrants » rendre au hommage au jeune fusillé.

Cependant soyons clairs (et le SNES le précise bien dans son communiqué) :
"La circulaire ne nous oblige en rien à participer, aucun prof n’est sommé de lire la lettre. Avec eux c’est mieux, mais en cas de « résistance », on peut faire sans."

On peut cependant être surpris par l'avis de ce même syndicat :

"D’une manière ou d’une autre, il faudra se positionner : se taire, ou dire aux élèves ce qu’on en pense, ou les faire débattre sur le sens de cette journée."

Et pourquoi pas dire non en le hurlant très fort ?

*Sinon, pour le 18, résumons ...

Le 18 octobre, c'est la grève.
Vous le savez.

Mais, car il y a toujours un mais :

Si le SNES (de Créteil et d'autres académies) appelle à la grève,
la FSU, ce jour, lance un timide mot d'ordre
(appel à se mobiliser et si on veut, mais vraiment que si on veut, on peut faire grève).
Toute la FSU n'est donc pas enclin à se mobiliser.
C'est là.

Si le FNEC-FO (branche éduc de FO) est à fond dans la grève également
FO confédération n'y est pas franchement.
C'est là.

Le SGEN - CFDT, la CGT et l'Unsa,
elles, préfèrent se revoir le 26 octobre pour décider d'une action
(ou de décider de se revoir le 15 décembre sand doute ?).

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Meirieu plus fort qu'Allègre ?

*C'est la course à la connerie, il faut croire cette commission de revalorisation du métier d'enseignant. Ou alors, les "commissaires" ont vraiment décidé de se fendre la gueule pour commencer leurs travaux. Donc, après Allègre, voici Meirieu, le gars qui sait tout et qui a toujours quelque chose à dire, et nous au mammouth on l'aime bien aussi (presque autant que le Claude, c'est dire).

Donc plutôt que de dire au gouvernement de tenir ses engagements et de revaloriser (tout simplement) voici ce qu'il propose. Je le mets car, au cas ou, il faudra qu'on se souvienne d'où ça vient.


Commission sur les profs: "rendre le métier d'enseignant plus agréable" (Meirieu)
(d'après AFP)

Le pédagogue [universitaire, voir post précédant] Philippe Meirieu a plaidé devant la commission sur les enseignants pour que l'institution passe un "deal" avec les enseignants: moins d'heures de cours et de meilleures conditions de travail contre moins de redoublements ou plus d'investissement dans les activités hors les cours. (...)
"J'ai proposé de garder un horaire
de 15 heures devant les élèves", contre 18 aujourd'hui, et, en échange, de demander aux enseignants de consacrer quatre heures, soit une heure supplémentaire par rapport au temps de service actuel, "à une multitude d'activités éducatives aujourd'hui assumées par le bénévolat ou par les enseignants mais non reconnus", a expliqué mardi à l'AFP le pédagogue.
De même a-t-il défendu devant la commission l'idée de décharger en partie de leurs cours les professeurs principaux de 6e, 3e et seconde, et de leur
fournir bureau, téléphone et ordinateur pour "en faire des coordonnateurs, une interface avec la famille et avec l'équipe enseignante".
"En échange, on leur propose de supprimer le redoublement"(...)
Parmi ses multiples propositions, il a également évoqué la possibilité d'offrir aux professeurs qui le souhaitent une "respiration dans leur carrière", par le biais "d'un semestre sabbatique pour une formation universitaire dans une autre discipline, à l'issue duquel, le professeur accepte d'enseigner deux matières" (bivalence).
"La bivalence permet d'optimiser le fonctionnement du système éducatif et de faire diminuer l'échec scolaire" en réduisant le nombre d'enseignants des élèves de 6e et 5e, souvent perdus par la dispersion des matières après le primaire, a-t-il expliqué.

Quelqu'un peut m'expliquer quelle relation il y a entre "de meilleures conditions de travail" et "moins de redoublements" ? Dans l'absolu on pourrait aussi dire, pas d'école pas de redoublement.
Au moins, le Claude, lui, il a fermé sa gueule après son audition...

* En tout cas on a peut-être échappé à une charge Napoléonienne d'ouverture, car Max Gallo vient de déclarer sur RMC qu'il aurait refusé la proposition de Sarko de devenir ministre de l'Education nationale.

C'est sur cette page, et vous pouvez même l'écouter avouer.

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L'université n'a plus toutes ses facultés ?

Pour une fois ici on ne va pas critiquer le gouvernement car il n'y est pour rien (enfin en partie). Voici un document qui semble avoir le courage de dire tout haut ce que tout le monde vit dans son coin. Il concerne l'université et sa terrible jungle.

Un maître de conférences (Xavier Dunézat) nous explique pourquoi il a démissionné (le fait est assez rare pour être signalé).

En gros, il dénonce l'incapacité collective dans laquelle se trouve l'honorable institution (si un jour elle l'a été, bien sûr). Cela pourrait s'appeller aussi Discours de la servitude volontaire.


Juste les gros titres de cette lettre de démission :

(pour tout consulter (une bonne vingtaine de pages d'une lecture agréable, cliquer sur le lien suivant :

dossiers_liens_socio_06_dunezat)

1) Le recrutement : le règne du piston
2) L’arrivée à la fac :
entrée en désert relationnel
3) Enseigner à l’université :
apprendre à mépriser les étudiant-e-s
4)
L’autogestion au service du MOI
5) Rions un peu pour finir : quand l’université devient sarkozyste

Le tout est criant de vérité (je vous recommande le 1), le 4) et le 5) bien sûr). Cela vaudra tous les rapports du monde. Ca balance sec à l'université.
Mais, franchement, il devait bien le savoir avant non ?

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Désaccord syndical et mesures gouvernementales

*Il ne semble pas certain que les confédérations syndicales de fonctionnaires appellent toutes à la grève le 18. Loin de là. C'est ce qu'on peut lire entre les lignes de ce communiqué pondu par ces instances à la sortie d'un des conférences de ce jour :

La conférence de ce matin dans la continuité du discours de Nicolas Sarkozy n’a pas apporté de réponse aux revendications portées par les fédérations de fonctionnaires :
-Pour le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et l’ouverture immédiate de négociations salariales.
-Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.
-Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l’indépendance des personnels .
-Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population.
Les fédérations de fonctionnaires conviennent de se revoir le 26 octobre pour décider des modalités d’une action nationale à la mi novembre indépendamment des initiatives décidées d’ici là
CGT-CFDT –FO- UNSA- FSU- CFTC- Solidaires

*Et tout cela alors qu'on apprend dans le même temps (via le SNES, voir son site) que 3000 stagiaires sont supprimés. C'est autant de postes aux concours supprimés.

voici la le communiqué du SNES :
Postes aux concours : réformer, c’est réduire ...
Les premières annonces sur le projet de loi de finances pour 2008 laissent apparaître la suppression de 3 000 emplois de stagiaires dans le second degré. Ceci aura nécessairement des conséquences dramatiques sur les recrutements de cette année. On peut d’ores et déjà estimer le
nombre de postes aux concours externes à seulement 6 500 contre 10 000 l’an passé.
(...) L’éducation est malheureusement un des meilleurs élèves dans le non remplacement des fonctionnaires, puisqu’elle se situe en moyenne à 3 départs sur 5 non remplacés.
Dans certaines disciplines comme l’EPS, la « performance » atteint même 2 départs sur 3 non remplacés.
Ce manque de personnels aura immanquablement des répercussions sur l’offre d’enseignement.
On aboutira non seulement à la disparition d’options, mais également à la réduction de l’horaire élève, à des horaires disciplinaire non assurés en totalité, à l’impossibilité d’assurer les remplacements, à une augmentation du nombre d’élèves par classe…
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Contre manifestation

* En marge des Rendez-vous de l'Histoire de Blois (Bloa, pour les initiés) des 19, 20, 21 octobre (tiens la veille de la journée de Guy Môquet ...) dont le thème est l'Opinion, un groupe de contestataires organise un contre sommet des Rendez-vous face aux manipulations de l'information. Vu l'annonce (voir ci-dessous), il devrait y avoir du sport pour décroter le salon du livre d'histoire et les diversdes conférences de tous ses commentateurs officiels d'une histoire non moins officielle qui cherchent avant tout (officiellement aussi) à rester dans la mode pour rapporter toujours plus d'argent.

Ce contre salon aura le titre de :

Rendez-nous l'Histoire

avant propos :
L’OPINION, ÇA SE TRAVAILLE

Depuis plusieurs années se tiennent à Blois Les Davos de l’Histoire,
sobriquet trouvé par le quotidien sarkozyste Le Figaro pour nommer Les
Rendez-vous de l’Histoire. Car de Davos à Seattle, des émissions de
radios frauduleuses aux éditoriaux crapuleux, des banquettes du Fouquet’s
aux salons des Rendez-vous de l’Histoire
, ce sont les mêmes qui bavent
sur les pieds du patronat, qui chantent les louanges du capitalisme et
qui brossent dans le sens du poil tous les gouvernants.


Manifestation soutenue par : le Plan B, l'Acrimed, la librairie libertaire et alternative...

Un premier programme en pdf (cliquer sur l'image) :


Pour tout contact une adresse : rdn-h@no-log.org
Jusqu'où auront-ils le culot d'aller ? C'est la question qu'on peut se poser.

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