Dérégulation (I) : changer les statuts

* Modifications des statuts : c'est parti dans le supérieur. Et cela commence par la modulation des services des enseignants. Insidieusement et totalement pervers. Voici un communiqué de presse du SNESUP (qui curieusement n'est pas repris par les agences de presse). Modification du temps de service dans le supérieur...

"
Le SNESUP a pris connaissance ce 30 octobre d’un projet de décret modifiant les statuts des enseignants-chercheurs. Ce projet met en oeuvre une partie des annonces faites par Valérie Pécresse le 20 octobre, dont nous avons déjà dénoncé la dangerosité pour l’enseignement supérieur et ses personnels.

Le présent texte instaure dans l’enseignement supérieur
le principe de la modulation des services

De quoi s’agit-il ? Alors que jusqu’ici chaque enseignant-chercheur savait que son service d’enseignement était fixé à 192 heures (équivalent TD), ce texte ne mentionne plus le chiffre de 192 heures que comme une valeur « pivot » autour de laquelle le service de chaque collègue tourne, soit supérieure, soit inférieure.
Sur la base de « principes généraux » adoptés par le conseil d’administration, le président d’une université arrête les décisions individuelles d’attribution de services des enseignants-chercheurs, transmettant à chacun un tableau de service basé sur l’évaluation de la  qualité de ses activités de recherche. Il ne s’agit pas ici d’adaptations « à la marge », liées  à la cohérence et aux volumes horaires des modules d’enseignements, voire d’organisation mutuellement et objectivement équitable liée à des projets scientifiques ou pédagogiques au sein d’un département de formation, mais d’un principe de hiérarchisation visant à imposer un alourdissement  durable des services d’enseignement d’un grand nombre de collègues.

Ce concept d’« enseignement punition », le SNESUP l’a dénoncé depuis longtemps pour trois raisons : d’abord,
il introduit une compétition effrénée néfaste pour la sérénité qu’exige une recherche de haut niveau ; ensuite, les collègues en difficulté dans leur mission de recherche se trouvent enfoncés encore plus, rendant irrémédiable une situation qui aurait dû au contraire justifier un soutien attentif ; enfin, parce que l’intérêt des étudiants et leur réussite dans les études exigent de leur donner des enseignants de haut niveau scientifique et non des enseignants aigris par une situation d’échec.

Qu’on ne s’y trompe pas : le service de nombreux enseignants-chercheurs sera alourdi par ce dispositif. Il est en effet précisé que « les principes généraux de répartition des obligations de service et les décisions individuelles d’attribution de services ne peuvent conduire à dégrader le potentiel global d’enseignement ». Donc, pour tout allégement accordé à l’un, il faut infliger un alourdissement à un autre."
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Le ministre des couches en tient une bonne [MAJ]

* Après la Bonne Presse, voici l'heure de la bonne pensée mémorielle et historique (suite et pas fin). De partout - à droite - viennent les échos d'un nécessaire redressement moral. On a vu (article précédent), plus bas, que Devedjian avait sonné l'ordre de bataille pour sauver le soldat Darcos. Le ministre s'attaque à établir l'ordre moral en voulant définir ce que l'histoire doit nous apprendre. Les historiens sont priés de se mettre au garde-à-vous et de "bien servir" la société sarkozyienne qu'on a.

En direct de l'Assemblée nationale, Mammouth Tévé vous présente encore une fois les propos de Darcos (attention, revenez car dans les jours qui viennent il y aura d'autres extraits).



La note d'humour à la fin est d'un raffinement...
Et le communautarisma de Neuilly on n'en parle pas mais pourtant il existe bien.

Ce jour (mercredi) l'AFP publie une déclaration de Darcos qui dément ces paroles ou plutôt les nuances. Extrait :
"En revanche pour ce qui est de l'enseignement de l'histoire, c'est une affaire qui concerne les historiens et les professeurs d'histoire et je serai très vigilant à ce qu'il n'y ait aucune ingérence dans la pédagogie de l'histoire venue du politique. Ce serait tout à fait fâcheux", a affirmé M. Darcos. [Trop tard]

Il aurait donc menti à l'insu de son plein grès devant la représentation nationale ? Soit 1/ C'est un ministre qui pense qu'avec sa bouche, soit 2/ Il se moque de nous. Notez les deux solutions sont envisageables.

Pour en finir une bonne fois pour toute avec les manipulation politique de l'histoire, rendez-vous sue le site du CVUH (Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire), c'est là.



* Darcos chahuté. Ce n'est qu'un début (espérons). C'était en Bretagne.

AFP Réformes Darcos: plusieurs centaines de manifestants en Ille-et-Vilaine

Plusieurs centaines d'enseignants - 600 selon la police, plus d'un millier selon les syndicats - ont manifesté vendredi contre les réformes en cours dans l'Education nationale en marge d'une visite en Ille-et-Vilaine du ministre Xavier Darcos.
Entre 700 et 800 enseignants, selon le syndicat FSU, 350 selon la police, se sont notamment rassemblés devant l'inspection académique à Rennes pour montrer leur désaccord avec la réforme du lycée initiée par M. Darcos, qui propose notamment de réduire le nombre d'heures de cours par élève.
"
Le meilleur moyen de supprimer des postes comme le veut le gouvernement, c'est de supprimer des heures d'enseignement, voire carrément des matières", a dit Khaled Drider, secrétaire départemental du la FSU.
200 enseignants ont également manifesté leur mécontentement à Dinard dans la matinée lors de la visite du ministre dans un lycée hôtelier. Entre 60 (police) et 150 (syndicat) enseignants se sont aussi rassemblés durant l'après-midi à Vitré devant une maison de retraite où M. Darcos a évoqué le problème de l'obésité.
En soirée, le ministre a dû annuler une réunion publique qu'il devait tenir à Tinténiac, au nord de Rennes, a-t-on appris auprès des gendarmes.
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La droite en ordre de bataille

* Le MEDEF s'attaque aux programmes scolaires. C'est pas nouveau, surtout en ce qui concerne les sciences éco. L'institut de l'Entreprise propose un programme pour enseigner l'éco en classe de Seconde. Rien que ça. Les IG ont été surpris...

Pour en voir le détail, il faut aller sur le site de l'Idies, c'est là. Je vous rassure tout de suite, ce programme patronal fait disparaître toute sociologie, trop subversive sans doute.

* Devedjian mobilise ses troupes pour soutenir Darcos, alors qu'il sent venir la contestation. Ca prouve bien que cela s'annonce mal. Peuple de droite fait entendre ta voix !! C'est ce qui est dit explicitement dans une lettre que le secrétaire de l'UMP adresse à ses militants et dont le Mammouth Déchaîné s'est procuré une copie. En images ci-dessous ou en pdf là : Lettre Devedjian


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Bleu révolution

* Ou en sont les syndicats ? Ce n'est toujours pas facile de s'y retrouver. Pour résumer les dernières discussions de la semaine :

- Le SNALC a appelé FO et la CGT.
- FO et CGT ont appelé à une interfédérale pour un mouvement qui allierait les différents degrés. Ils ont été rejoints par SUD.
- le SNUIPP, le SGEN et l'UNSA leur ont coupé l'herbe sous le pied en appelant à la grève le 20 dans le premier degré
- l'UNSA ne veut pas d'interfédérale, veut juste une réunion du second degré. En fait il ne veut pas de grève intercatégorielle.
- La CGT pense que vu les divergences une simple intersyndicale n'arrivera à rien.
- le SGEN n'a répondu à rien.

A l'heure ou nous publions, il semble que l'on se dirige tout de même vers une intersyndicale du second degré le mercredi 5 novembre (intersyndicale qui éventuellement pourrait se transformer en interfédérale). Il y aurait donc : la CGT, le SNES, le SNEP, SUD, le SNACL, et sans doute aussi FO (pas de confirmation pour l'instant). L'UNSA n'a pas encore donné sa réponse non plus.

Mais franchement quel syndicat, à un mois des élections professionnelles, peut prendre le risque de ne pas être dans un mouvement de contestation qui risque d'être fort ?

Vous avez compris ? Vous avez surtout compris qu'ils feraient tout pour ne pas s'entendre ils ne s'y prendraient pas autrement. Mais ils sont obligés de s'entendre. Quel drame ! Suite le 5 novembre.


* Et si être révolutionnaire aujourd'hui c'était hocher de la tête ?
La preuve en images, par ces nouveaux "jeunes révolutionnaires". Attention, c'est sérieux (malheureusement) , il ne s'agit pas de schtroumpfs.



Et voici leur nouveau matériel de propagande (je ne fais pas de liens vers leur site, faut quand même pas déconner).


*Enfin la FSU fait de l'humour noir ?
Pas sur !

Voici ce qu'elle déclare après le suicide d'une prof dans l'Aisne : elle demande de "tirer toute les leçons" (AFP). Au revolver ? Ca va en faire des morts...
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Fin des BEP dès la rentrée 2009 ?

Tout s'accélère ces temps-ci dans l'EN. Mais tout se fait en douce. Il faut limiter au maximum la contestation et faire vite (pour le gouvernment).

* Aujourd'hui on entend reparler de la fin des BEP. Bruits de couloirs c'est certain, mais de nombreux observateurs s'accordent sur la démarche.

Cette disparition était plus ou moins prévue avec la généralisation du bac pro en 3 ans, mais elle pourrait venir dès la rentrée 2009, d'après nos informations.
Le BEP serait alors remplacé par une certification de niveau V et qui plus est passée en contrôle en cours de Formation. Encore une mesure qui oeuvre à faire des économies de grandes échelles avant tout puisqu'un CCF ne coûte pratiquement rien à l'Etat.

De plus tout va se jouer au niveau des régions (c'est déjà le cadre). Le "plan régional de développement des formations" doit sortir avant les vacances de noël et apportera plus de précision sur l'exacte nature des réformes encore en cours. C'est un accord entre l'Etat qui paie les profs et les régions qui paient les locaux. Ou une façon de plus pour mener encore plus loin la décentralisation, la régionalisation de l'enseignement.

Galop d'essai sur l'enseignement professionnel pour savoir ans quelle mesure c'est applicable au reste de l'EN ? Sans doute aussi...


* Les historiens pétitionnent contre le nouveau CAPES. Une bonne pétition d'un groupe d'historiens-géographes sur le Capes d'Histoire-géo. A faire suivre et connaître.

appel réforme Capes


*
Les IEN désapprouvent la suppression des RASED. Et c'est encore mieux quand cela vient d'un syndicat de l'UNSA. Qu'il le dise à ces copains du SE, cela pourra les aider... Voilà ce qu'il envoie au ministre :
 
Le syndicat majoritaire des IEN indique clairement que pour lui les heures de soutien ne peuvent apporter une aide efficace aux élèves les plus en difficulté : "C’est du reste dans cette logique du pilotage que les inspecteurs se sont engagés en présentant et en organisant le nouveau dispositif de l’aide personnalisée. Nous avons souligné auprès de M. le directeur de la DGESCO, puis plus récemment à vos conseillers, que les activités mises en oeuvre en ce domaine pourraient jouer un rôle significatif pour les élèves rencontrant des difficultés passagères mais que leur impact serait certainement moins net pour les plus fragiles.
 Nous insistons auprès de vous aujourd’hui pour rappeler que les IEN pilotent l’activité des RASED et qu’un affaiblissement de ces équipes constituerait un grave préjudice pour les élèves en grande difficulté.
Nous pensons toutefois que la situation n’est pas bloquée puisque vos collaborateurs se sont montrés attentifs à nos observations. Afin d’apaiser les inutiles tensions que génère cette situation, nous vous demandons, Monsieur le Ministre, de surseoir à l’opérationnalisation de la mesure annoncée et d’ouvrir une concertation élargie visant à renforcer l’impact des interventions des personnels des RASED en direction des élèves qui ont besoin d’une aide spécialisée."

Voilà qui devrait apporter des justifications à ceux qui se battent pour l'abrogation du décret Darcos.. Bon ils ne désespèrent pas des négociations, comme toujours...


* Et pourquoi pas un nobel du prof pendant qu'on y est ?
Les English, ils ont des idées (libérales) c'est sûr. Encore aujourd'hui une illustration.


"Vous faites un sacré travail toute l'année et en tant que nation parfois nous l'oublions". Tout le Royaume-Uni était réuni le 19 octobre sur la BBC pour le 10ème anniversaire des Teaching Awards, les Trophées de l'enseignement.
 
Chaque année, chaque école britannique est invitée à désigner son professeur de l'année. Les candidatures sont examinées par un jury d'enseignants, essentiellement d'anciens lauréats, qui vont dans les écoles vérifier les dossiers. Après la désignation de 142 vainqueurs régionaux, le 19 octobre, le jury a désigné au Palladium à Londres, les 10 titulaires nationaux et une école méritante. Rejoints par leurs proches, ils se sont vus remettre des prix de la main du ministre et de célébrités.
 
Les Teaching Awards sont soutenus par des firmes ou des administrations. Ainsi M. David Miller a reçu le  Prix Guardian du professeur de l'année dans le secondaire, le Dr M. Kershaw le prix de la Royal Air Force du chef d'établissement de l'année.
 
Les Trophées ont été créés il y a 10 ans pour redonner du tonus et des envies aux enseignants et aux chefs d'établissement. Ils ont au moins un succès médiatique réel. Les nominations pour les prix 2009 sont ouvertes…

Pour plus d'infos là.
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Réaction après le 19 : vers le lobbying ?

Après la manif du 19 se tenait hier une réunion de toutes les organisations qui avaient appelé. La FCPE invitait (c'était déjà un signe). De notre envoyé spécial.


Après l'autosatisfaction sur la réussite de la journée, s'est posée
la question de la poursuite de l'action commune. S'il apparaît que côté étudiants cela commence à bouger sérieusement, les adultes eux sont bien plus raisonnables car prisonniers de leurs tactiques respectives. Si la CGT réclame la grève, elle ne veut pas le faire sans le SNES qui lui veut rester dans l'unitaire à tout prix (donc avec le SE). Finalement c'est le SE lui aussi "unitaire" qui tient la clé de l'affaire car pas question d'aller à la grève, pas question de mobiliser les personnels. Les autres associations, la dedans, regardent, médusés, sans être de véritables forces de proposition. SUD, lui annonce qu'il va claquer la porte si ce n'est pas un peu plus radical et si de vraies propositions de mobilisations ne sont pas faites.

Sur ce, cette super réunion, devrait aboutir dans la journée sur une déclaration autour des points suivants (qui résultent de la concurrence SE / FSU) :

-
une semaine d'action lycéens, enseignants, parents autour du 20 novembre (idée FSU, le SNUIPP a déjà posé une journée de grève le 20).
-
un lobbying auprès des parlementaires autour du budget de l'EN (idée du SE-UNSA)

La question est de savoir qui finalement va s'y associer...

Voilà c'est tout. Une autre interfédérale (que de syndicats cette fois) devrait ce tenir vendredi. On peut raisonnablement penser que l'objectif de la FSU soit encore une fois raccrocher le SE à une action commune. L'espoir viendra peut-être de la CGT, FO ou SUD : peut-être raccrocheront-ils le SNES qui doit commencer à se dire que avec le SE-UNSA on ne peut plus rien faire... Il devrait en effet y avoir un peut plus de mordant syndical et c'est peut-être pour cela que l'UNSA a tenté de s'imposer à cette réunion large de mercredi et de fédérer l'action des différentes composantes du mouvement du 19. Histoire en quelque sorte de contourner l'interfédérale de ce jour...

C'était un épisode du long fleuve tranquille de la vie syndicale... la suite au prochain épisode.


Voici le texte de cette interfédérale élargie. Il ne mange pas de pain et tous les présents ne l'ont pas signé (SUD par exemple refuse, voir plus bas)


Après le 19 octobre, la mobilisation continue !
L’ensemble des 21 organisations ayant appelé à la manifestation nationale du 19 octobre se félicite du succès de la mobilisation qui a rassemblé largement la communauté éducative, personnels d’éducation, parents, militants associatifs, lycéens et étudiants.
L’opinion lui a massivement apporté son soutien. 80 000 manifestants ont exprimé leur volonté de ne pas laisser le gouvernement poursuivre son entreprise de démolition du service public d’éducation. Ils ont rappelé que l’éducation devait redevenir une priorité pour la Nation, pour construire l’école de l’avenir.
Ils ont rappelé avec détermination que les services publics donnent plus de cohésion à une société de plus en plus minée par des inégalités que la crise accentue. Le gouvernement n’a répondu que par le mépris.
Les organisations décident de se constituer en groupement permanent pour alerter et mobiliser les citoyens sur le long terme.
Elles appellent à l’action, dans le premier et le second degré, dans l’enseignement supérieur, dans le monde associatif, pendant la semaine du 17 au 21 novembre, autour de la Journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre.
Elles y interpelleront notamment chaque parlementaire dans sa circonscription sur les décisions qu’il ou elle prendra dans le cadre du débat budgétaire, en proposant aux citoyens de faire de même collectivement ou individuellement. Chaque parlementaire devra se prononcer sur la priorité qu’il ou elle donne à l’éducation, dans un contexte de crise où l’éducation est plus que jamais un investissement pour l’avenir.
D’autres initiatives suivront, notamment à l’occasion du Salon de l’éducation (27-30 novembre). Les organisations rencontreront aussi les élus locaux sur les questions de l’égalité et de la démocratisation.
Paris, le 22 octobre 2008
Refus donc de signature de SUD pour les raisons suivantes :
- revendications en dessous de l'urgence de la situation et de l'attente des collègues ;
- manque de connexion avec les revendications interprofessionnelles de la Fonction Publique.

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Réformes : les oppositions syndicales divergent

Suite aux annonce de Darcos (voir plus bas), une première intersyndicale du second degré s'est tenue hier, mardi. Une interfédérale aura lieu ce jour (avec en plus la FCPE, au moins) et une autre est également prévue demain jeudi (sans les parents, cette fois).

Info Mammouth : résumé des discussions et positions exprimées dans cette intersyndicale, par notre envoyé (trop) spécial.


Il y avait donc le SNES et le SNEP (FSU), FO, SUD, la CGT dans cette intersyndicale qu'accueillait la CGT. Il s'agissait juste d'échanger les points de vue pour envisager la possibilité d'une action commune future.

Tous s'accordent sur l'habillage fait par le ministre, un emballage plus attrayant pour un contenu déjà connu. Tous soulignent les dangers suivants :
- une possible réortientation au bout d'un semestre.
- la semaine d'orientation ne semble convenir à personne.
- Pas de suppression de postes cette année nous dit on mais certainement les années suivantes et ou vont-ils les faire si ce n'est pas au lycée ? Grosse inquiétude pour les collèges et les TZR
- Comment penser la seconde sans penser le reste du lycée ? et quelle formation universitaire y fait suite ?
- Toutes les propositions vont vers un renforcement de l'autonomie.


Derrière cet apparent accord, apparaissent clairement
des divergences d'appréciation :

Après avoir longtemps tergiversé sur le manque d'informations, sur l'imprécision des propos ministériels le
SNES finit par cracher le morceau : "On veut pas le statu quo ni le retrait du projet". En fait bien des propositions du ministre intéressent le syndicat pour qui il est encore difficile de voir si il y a des avancées et qui cherche très clairement à avoir des garanties auprès du ministre. C'est également en substance ce que dit le communiqué du SNES publié sur le site de ce syndicat. LE SNEP partage en gros la même analyse et entend pérenniser la mobilisation du 19 pour faire pression, pour obtenir des garanties et revoir le calendrier.

FO insiste sur le manque de précision des propositions du ministre et après avoir rappelé la diminution des horaires expose un autre problème en plus de celui de la suppression des postes que le ministre nie : les cop vont aussi en prendre un coup dans la figure alors que les missions des enseignants vont croître. C'est sans doute pour cela que l'on apprend en marge ce matin que les ISOE serait revalorisées. Ce syndicat adopte une position large et réclame finalement au moins une réaction commune de tous les présents sur les choses inacceptables, et veut multiplier les réunions intersyndicales.

La
CGT est elle aussi favorable la tenue de ce genre de réunion informelle. De plus, on le comprend bien, elle insiste sur la disparition de la voie technologique et pense que finalement, le gros des STI va être transféré en lycée professionnel. Elle s'interroge aussi sur les procédures de gestion et le fait qu'on laisse une part de la dotation à la discrétion des établissements.

SUD souligne qu'il s'agit d'une organisation claquée sur les universités et s'interroge sur les modules d'accompagnement scolaire. Comment ne pas voir des similitudes avec ce qui se passe dans le primaire, la mise en place d'un accompagnement alors qu'on ferme les RAZED ? Bref, c'est un système de tri social qui est mis en place plus dissimulé que celui qui existe aujourd'hui, c'est tout. Pour cette raison, entre autre, il n'y a rien à négocier et finalement ses représentants mettent les pieds dans le plat : à quoi bon se revoir avec des gens qui pensent encore négocier quelque chose ? D'ailleurs, le ministre en citant le SNES dans son discours, sait très bien ce qu'il fait et oeuvre à la division syndicale.

C'est ainsi peut-être le
SNEP qui conclu au mieux la situation : on veut élargir mais on ne pourra pas longtemps masquer nos divergences ... Et encore, n'a-t-on pas parlé avec le SGEN, le SE et le Snacl.

Finalement tous les syndicats s'accordent pour
se revoir à la rentrée mais ils attendent les interfédérales qui auront lieu ces jours-ci ainsi que la tenue de leur propres instances. Il y a de grandes chances pour que le winneur will be Darcos.

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Réforme lycée : synthèse (priez pour nous) [MAJ 2]

Organisation de la nouvelle seconde. [MAJ : premières réactions, en bas d'article ; document de presse fourni par le ministère dans lequel on apprend aussi ce que seront les modules d'enseignement complémentaire]

1/ Déclarations de Darcos
Nous ne retenons ici des propos de Darcos que le côté organisationel. Pour l'avoir en entier
aller ici.

Donc (attention il s'agit des extraits (et des justifications) du discours de Darcos, pas de moi) :

-
quatre rendez-vous annuels avec l'élève au lieu de trois aujourd'hui : deux conseils de mi-semestre, qui permettront aux enseignants de faire avec les élèves un point sur leurs difficultés, et deux conseils de fin de semestre, où sera notamment abordée l'orientation de l'élève.
L'objectif est de faire un véritable bilan personnalisé en cours d'année et de recevoir les conseils et le soutien nécessaires pour progresser là où cela pourra lui être utile.

-
une période de bilan et d'orientation sera organisée sur une semaine entre le premier et le second semestre.Cette période pourra aussi être consacrée à l'expression orale, exercice que les élèves redoutent et qu'ils ont souvent peu l'occasion de pratiquer avant de se présenter au baccalauréat.


- les trois heures hebdomadaires qui seront désormais consacrées, dans l'emploi du temps de tous les élèves, à un accompagnement personnalisé. Il s'agira, selon les besoins des élèves, de leur proposer un soutien scolaire personnalisé, une aide méthodologique, un conseil d'orientation, un travail interdisciplinaire ou, pour ceux qui sont le plus à l'aise, un travail d'expertise.


-
trois grands ensembles : des enseignements généraux de tronc commun, sur une durée totale de 21 heures, 6 heures d'enseignements complémentaires proposés sous forme de modules ainsi qu'un accompagnement personnalisé de 3 heures hebdomadaires.

-
champs disciplinaires absolument essentiels : histoire et géographie , sciences expérimentales, le Français, les mathématiques, l'éducation physique et sportive et les langues vivantes, au pluriel puisque l'apprentissage d'une deuxième langue sera désormais obligatoire au lycée.


- Des modules d'enseignement complémentaires viendront enrichir ce tronc commun. Les élèves devront en effet désormais choisir quatre modules parmi les domaines suivants : humanités, sciences, sciences de la société et technologies.


- un droit au changement s'il s'avère à la fin du premier semestre qu'ils se sont manifestement trompés dans leur choix. Cette plus grande souplesse et cette plus grande variété de la classe de seconde est la condition d'une orientation réussie en classe de première.


Le cycle terminal comportera naturellement des dominantes clairement identifiées.

MAIS il n'a rien dit sur les horaires élèves (et encore moins sur les horaires professeurs) !

Allez, posons la vraie question : qui sera le premier à chiffrer le coût de cette réforme en terme d'heures et de postes ? Pas de postes supprimés dit le ministre pour l'année prochaine. Soit, mais combien les années suivantes ?

2/ Document de presse fourni après la conférence de presse de Darcos (tout plein de tableaux pour les nuls - de journalistes - mais aussi des trucs intéressants)

C'est là en pdf :
Point_d_etape_reforme_du_lycee_36949

3/ Premières réactions syndicales:

- Le Snes-FSU : souligne les" premiers infléchissements mais les inquiétudes persistent" ce qui illustre toute l'attitude sineuse dudit syndicat. "Le Snes prend acte d'une inflexion générale du discours sur un certain nombre de points de blocage à mettre au crédit des pressions qu'ils ont exercées et des mobilisations". Pour ce syndicat il y a des "craintes de dénaturation ou de disparition d'un certain nombre de disciplines" comme "les sciences économiques et sociales, les langues anciennes, les enseignements artistiques". Il souligne le "risque majeur des creusements des inégalités" lorsque chaque élève devra construire lui-même son parcours.

- Le Sgen-CFDT est insatisfait car Darcos ne va pas assez loin : "Pour maintenir son calendrier, Xavier Darcos appauvrit considérablement la réforme: l'année sera bien divisée en semestres, mais pas les enseignements". "La modularisation annoncée est cantonnée en seconde aux +enseignements complémentaires+ que le ministre continue de confondre avec des enseignements optionnels". "La seconde risque bien de rester une gare de triage où le poids des enseignements obligatoires maintenus en l'état sera l'essentiel de l'orientation".

- Le Snalc-Csen, lui pourtant classé à droite, "désapprouve la plupart des principes à l'origine de la réforme et considère, en particulier, que cette dernière échouera faute de réforme préalable du collège". Pour autant, il décide "de se maintenir dans le cadre de la négociation" (il faut les suivre au Snalc) et "entend peser de tout son poids pour préserver les exigences et les horaires disciplinaires".

- SE-Unsa n'est pas content non plus "Les objectifs s'annonçaient ambitieux, mais le soufflé sera vite retombé (...) Dans la nouvelle architecture (...), rien ne changera fondamentalement les logiques d'aujourd'hui". "Pour les 2/3 de l'horaire des élèves, rien de nouveau: les enseignements fondamentaux n'étant pas organisés de façon modulaire, ils seront comme aujourd'hui répartis sur l'année scolaire. Quant aux "nouveautés", elles auront une part si congrue qu'elles n'auront qu'une influence marginale sur le parcours des élèves".

Bref, ils découvrent la lune. Mais iront-ils jusqu'à faire une cessation concertée de travail nécessaire à la lutte ?
Je rappelle que le mot G.R.E.V.E. est un gros mot. Ou alors il donne des aphtes, je sais pas, ce n'est pas possible...

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Réformés ou protestants ?

Rappel : Vers la Une du Mammouth qui vient d'être mise à jour

Bon tout le monde s'accorde pour dire que c'était une grosse mobilisation hier. Mais les réformes, elles continuent :

* Lycées en réforme : suite de suite de suite mais pas fin.
Maintenant on nous dit que les élèves pourront changer de spécialisation en cours de cursus. (Darcos, sur TF1).
Bientôt des cartes de visite du style "Monsieur X, gynécologue, ancien plombier".

* La fin des RASED mise en musique. Infos du SNUIPP qui dénonce qu'avant même que cela soit vraiment décidé (vote du budget) on organise le massacre.

Communiqué SNUIPP — "
Selon des informations émanant de plusieurs départements, les inspecteurs d’académie ont d’ores et déjà reçu la consigne de préparer la fermeture de 3000 postes E et G entraînant la suppression d’un tiers des RASED dès cette année.
Les inspecteurs d’académie sont chargés de repérer dans des écoles des postes d’enseignants partant en retraite ; certains de ces postes seraient fléchés et les maîtres E ou G seront nommés sur ces postes classe dès la rentrée 2009.
Il ne s’agit absolument pas d’une « sédentarisation » des Réseaux d’Aides Spécialisées pour les Elèves en Difficulté comme l’a prétendu le ministre mais bien d’une suppression d’un dispositif d’aides aux élèves en difficulté et d’une affectation des maîtres spécialisés sur un poste classe existant.
Il est stupéfiant que des mesures soient préparées dans les départements alors que le budget n’est pas encore voté, qu’aucune instance consultative au plan national comme départemental n’a été saisie et qu’aucune consultation des personnels n’a été effectuée."


* Le SNESUP - FSU réclame l’abandon du projet de modification des concours. Encore faut-il pour lui que tous les syndicats de la FSU se retirent de la négociation sur ce point (et c'est pas joué le SNEs et le SNUIPP y sont toujours !). En effet les Facs n'ont peut-être pas à y gagner. Extraits

Le SNESUP a pris connaissance du texte intitulé « Les nouveaux concours de recrutement de professeurs » mis en ligne sur le site du ministère de l'Éducation Nationale. Ce texte n’a aucun statut réglementaire ; il ne modifie donc pas les concours. (...)
Ce pilotage de fait des masters par les concours conduirait à ce que l'essentiel des contenus de formation des masters soit étroitement lié au contenu des concours et fasse donc l'objet d'une revalidation par le concours. C'est en contradiction avec les objectifs affichés dans le texte ministériel. Cela priverait les étudiants de réelles possibilités de réorientations au cours du Master.
(...)
- La disparition de certaines matières dans les concours (EPS, musique ou arts visuels pour le Concours de Recrutement des Professeurs des Écoles par exemple, technique documentaire pour le CAPES Documentation...) entraînerait, dans les nouveaux masters, la disparition à terme de tout enseignement universitaire dans ces matières. Le tirage au sort de certaines épreuves rend la réussite aux concours particulièrement aléatoire. Le "dogme" de la réduction du nombre d'épreuves apparaît uniquement guidé par un objectif de réduction des coûts.
- La définition de certaines épreuves provoque des lectures tellement contradictoires, qu'elle rend impossible la conception d'une préparation. (...)
- On peut s'inquiéter de l'importance du coefficient de l'épreuve d'admission « Connaissance du système éducatif ». Pour la première fois, des personnes extérieures au système éducatif, qualifiées de « membres de la société civile », feraient partie du jury de recrutement des fonctionnaires de l'Éducation Nationale.
- A la marge de ces textes, figure le maintien de l’agrégation qui semble conçue par le ministère comme un moyen de creuser la differentiation entre les établissements universitaires dans le cadre concurrentiel de la loi LRU ; dispositifs visant à concentrer les moyens de recherche sur quelques sites et à maintenir les autres (limités au niveau L ?)° dans un rapport affaibli à la recherche.

Plus largement le SNESUP déplore l'absence persistante de tout engagement ministériel sur le  maintien du recrutement par concours national - avec un nombre de postes correspondant aux besoins - comme le mode normal d'accès au métier d'enseignant dans le service public d'éducation,.
Le SNESUP demande l'abandon de ces projets de concours et la mise en place, dans la transparence, de groupes de travail intégrant l'ensemble des acteurs de la formation, pour l'élaboration concertée de nouveaux projets de concours et d'un cadrage national des masters.


* Les primés sont : les enseignants du supérieur. Tant mieux pour eux. Mais 15 000 € quand même. Ce n'est pas ce qui va améliorer la bonne ambiance qui règne déjà à l'Université. C'est ça aussi une université de droite.

AFP -Prime annuelle de 3.500 à 15.000 euros à certains enseignants d'universités (Pécresse)

"Les "meilleurs" enseignants des universités recevront, à partir de la rentrée 2009, une "prime de responsabilité pédagogique" de "3.500 à 15.000 euros par an", a annoncé dimanche la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.
"Aujourd'hui, la fonction enseignante n'est pas reconnue et elle n'est pas valorisée. Moi, je souhaite une meilleure rémunération, dès l'année prochaine, des
meilleurs enseignants à l'université selon leur engagement pédagogique", a-t-elle dit au Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien Aujourd'hui en France.
"Je veux une prime de responsabilité pédagogique, 3.500 à 15.000 euros par an", a-t-elle ajouté. Prévue dans le projet de budget 2009, la prime entrerait en vigueur à la rentrée universitaire 2009, a-t-on précisé au ministère.
Mme Pécresse a notamment évoqué les enseignants qui mettent leurs cours en ligne, ce qui est "extraordinairement bénéfique pour les élèves".
"Dans toutes les grandes universités du monde, on met les cours sur Internet. Pourquoi ? Parce que ça permet aux étudiants d'avoir le cours au départ et, au cours lui-même, de devenir un vrai échange interactif, et donc d'être beaucoup plus profitable aux élèves", a-t-elle commenté.
L'évaluation se fera de manière "collégiale, à la fois par l'université, mais aussi, tous les quatre ans, par le Conseil national des universités, c'est-à-dire par une instance indépendante nationale qui validera l'évaluation", a-t-elle précisé."

Ou comment renforcer encore le copinage...

* Comment obliger les enseignants à utiliser les tice (au lieu d'un bon vieux rétroprojecteur) ? Fastoche. Les intégrer dans les examens. E. Besson le dit noir sur blanc dans son dernier rapport. L'objectif n'est pas du tout pédago. Mais alors quel est-il ?

Le rapport est là.

Il faut dire qu'il est aidé par un certain nombre de zozos, profs, qui en remettent une couche. C'est le cas des Clionautes, profs d'histoire-géo, qui ne pensent que les Tice sont le remède miracle et qui déclarent dans leur dernier communiqué :

"[vouloir] l’intégration des compétences liées à une utilisation raisonnée des TICE dans les savoir-faire indispensables aux lycéens.

Pour les Clionautes la réforme du lycée doit s’accompagner des moyens matériels et humains à même de favoriser l’utilisation des TICE dans l’enseignement en général et en histoire-géographie en particulier."

Quand les Tice remplaceront l'histoire géo ce sera trop tard pour réagir...

* Pour finir une petite perle venue de Bretagne. Rien à voir avec l'EN (ou presque)

casse toi sélectionné dans Actualité

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Fin de semelle

Vers la Une du Mammouth qui vient d'être mise à jour

En attendant les déclarations suite à la mobilisation du jour qui semble très populaire auprès des Français ...

* Guerre syndicale lancée à quelques semaines des élections professionnelles.
On peut (on doit) s'insurger contre la régression syndicale qu'organise le gouvernement (voir articles plus bas), mais c'est un peu pitoyable de voir les syndicats se taper dessus et faire tout pour rompre l'unité qui pourrait peut-être voir le jour. La tension monte, l'enjeu est de taille : il faut récupérer des voix pour avoir des postes. Encore un exemple aujourd'hui dénoncé par la CNT, pour la territoriale.

Interdiction du syndicalisme de lutte : c’est donc cela leur "démocratie sociale" ?

Communiqué de la Fédération CNT Éducation Paris, le 15 octobre 2008
Le secteur public serait-il en train de suivre le chemin du secteur privé en matière de répression syndicale et de musèlement du syndicalisme de lutte ?

Après l’interdiction pure et simple de la CNT à La Poste, la mise à pied d’un de ses adhérents pour militantisme "clandestin" (voir article du Canard Enchaîné du 8 octobre 2008), les prochaines élections professionnelles du 6 novembre dans les collectivités territoriales s’apparentent de plus en plus à une véritable mascarade.
En effet,
des maires de droite (UMP) ou de Gauche (PS) tentent actuellement d’interdire certaines listes pour mieux éviter le risque de se retrouver avec une représentation trop remuante. Envolés donc les beaux discours sur la démocratie sociale. A Paris, Lyon... (1) des listes SUD Éducation et SUD CT sont ainsi purement et simplement éliminées par le fait du "prince". En coulisses, c’est le syndicat FO qui menace d’attaquer les listes SUD pour les invalider avant même le début du scrutin. Bien qu’elle ait toujours considéré les élections comme une arme de division entre les travailleurs, la CNT Éducation tient à manifester sa solidarité avec les syndicalistes de SUD et s’associe à leur protestation contre ces manœuvres, nouvelle démonstration de la parodie de démocratie du système paritaire, où le vainqueur reste toujours le même : le patron.

(1) Mais aussi à Lille, Nantes, dans les Hauts de seine, à Avignon, Angers, Strasbourg, dans le Pas de Calais, la Seine et Marne, le Val d’Oise, Lanester, l’Ain, Calais !


* L'assemblée nationale va s'occuper des profs qui ne sont pas devant une classe. Voici l'article unique d'une proposition de loi pour évaluer le nombre de personnes qui ne sont pas en postes dans l'EN. L'intégralité est ici, le seul article est publié ci-dessous. Vous trouverez dans la version originale les noms des députés qui la proposent et que vous pourrez harceler.

Proposition de loi n° 1099

Article unique
En application des articles 140 et suivants du Règlement,
est créée une commission d’enquête parlementaire de trente membres relative aux enseignants des premier et second degrés non affectés ou affectés à d’autres tâches que l’enseignement.
Elle devra évaluer le nombre d’enseignants qui n’exercent pas devant des élèves, analyser les raisons qui conduisent à cette situation et déterminer le coût précis que cela représente pour l’État et le contribuable.


* En Bretagne la vie est (trop ?) belle pour les TZR ? Sérieux problèmes d'orientation en tout cas.... Surtout quand ils sont nommés sur des postes de COP. Après une première tentative à la rentrée, le rectorat remet la sauce ces jours-ci.

De notre envoyée (très) spéciale :


Le Rectorat de Rennes
a annoncé, lors de l’ouverture de la commission TZR des certifiés et agrégés, que pour toutes les situations dramatiques repérées, il entendait proposer aux collègues en question de remplacer provisoirement (mais tout de même à l’année) des collègues documentalistes et COP. Rien ne leur serait imposé, il n’est question que de « proposer », … pour le plus grand bien des collègues, bien sûr ! On comprend tout de suite que, pour les collègues confrontés à ces « propositions », le choix est truqué : ou bien accepter un poste hors discipline à l’année, dans sa zone de résidence, ou bien subir la situation de TZR de courte et moyenne durées, à plus de 200 km de son domicile…
Début septembre, les représentants syndicaux des COP (SNES et SGEN) ont été reçus en audience au Rectorat. Au cours de cette audience, le DRH a affirmé qu’aucun enseignant ne serait nommé sur des postes de COP, et s’est engagé à recruter des contractuels. Depuis des contractuels, au chômage, ont bien été recrutés. Bien, mais depuis lors, un poste est devenu vacant au CIO de Quimper, du 1er octobre à juin 2009. Le Rectorat a indiqué aux collègues du CIO qu’il recherchait de nouveau … un professeur TZR disponible et volontaire pour assurer ce remplacement.
Faire appel à des TZR (d’abord « victimes » de situations difficiles, puis tout simplement « volontaires »), c’est programmer la liquidation des Conseillers d’Orientation. Et c’est aussi tenter de mettre en œuvre, par anticipation sur « la réforme du lycée », la polyvalence des enseignants, au mépris de leur statut.
Cette
orientation est hautement politique car elle n’est pas liée, en réalité, à des urgences de gestion.
On en trouve confirmation dans le fait qu’un de nos Camarades, professeur principal d’une classe de troisième d’un collège du Finistère, se voit
insérer dans son emploi du temps (et celui de ses élèves) une HSE dite de « conseil en orientation » : il se trouve que début septembre, aucun conseiller d’orientation n’avait été affecté au collège en question… Même si la situation a depuis évolué avec la nomination d’un COP-PSY au CIO dont relève l’établissement, il y a bien eu tentative d’économiser un poste en faisant faire le travail de conseil en orientation par les professeurs principaux.



* Journée de la Sécurité intérieure. Avant Guy Môquet (le retour, sortie le 22), la bonne morale civique a connu ce week end un grand moment de nationalisme sécuritaire débridé avec cette journée de la sécurité intérieure.

Rencontrez les experts de votre sécurité
Samedi 18 octobre 2008

"Madame le Ministre de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales a souhaité, en organisant les premières journées de la sécurité intérieure, une rencontre entre le public et les personnes qui consacrent leur vie au service de la sécurité : "Policiers, gendarmes, pompiers, personnels de la sécurité civile et des préfectures protègent chaque jour en tous lieux et en toutes circonstances, les personnes et les biens, garantissent la paix publique, assurent la sécurité routière, organisent secours et assistance en cas d'accident ou de catastrophe naturelle".
Les 18 et 19 octobre 2008, dans tout le pays, les acteurs de la sécurité par des expositions et des animations expliqueront au grand public leurs métiers respectifs et leur savoir-faire du travail en commun."

Ah, c'est beau ! Pourquoi ne pas préciser aussi qu'ils organisent la répression, fichent pour EDVIGE, traquent les sans papiers, rodent devant les lycées...


* Retour du PC. Non ce n'est pas le parti communiste, malgrè la crise, mais bien d'ordinateurs dont il est question. C'est Le Figaro qui annonce le nouveau plan pour résoudre la fracture numérique :
Les PC pour enfants bientôt sur les pupitres des école
Depuis une semaine, plusieurs ministres français, dont Éric Besson, secrétaire d'État au Numérique, et Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, jouent les cobayes en testant des PC destinés aux enfants de classes primaires. Les fabricants d'ordinateurs et de microprocesseurs leur ont confié leurs petites machines avant l'annonce du plan numérique destiné à doper l'usage des technologies et à réduire la fracture numérique. Nicolas Sarkozy devrait dévoiler lundi des mesures chocs pour favoriser l'équipement des écoles primaires en PC adaptés aux usages des bambins de 5 à 11 ans. Une collection de petits PC à partir de 120 euros sera même exposée à l'Élysée juste après le discours du président de la République. Leur particularité ? Leur design leur donne un air de cahier numérique. Une robustesse à toute épreuve (choc, poussière, eau), la reconnaissance de l'écri­ture ou du dessin, l'interactivité avec le professeur…

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Réforme Lycée : nouvelles annonces en attendant mardi

*Lycée on change encore tout: retour des sciences dans les matières fondamentales, fin des modules pour les enseignements généraux ? . C'est de moins en moins facile de suivre en ce moment. On nous dit aussi que Darcos annoncerait tout le programme de la future seconde MARDI .

Info du Figaro, qui :

Il y aura bien 27 heures de cours par semaine (contre 30 à 35 heures aujourd'hui), mais toutes consacrées à des cours magistraux : 21 heures pour les matières du tronc commun (maths, français, sciences expérimentales, langues et sport), et 6 heures pour deux options semestrielles (quatre options par an) choisies par les élèves dans les quatre « parcours à dominante » (arts et humanités, sciences, sciences de la société, technologie) qu'ils seront invités à « explorer » en classe de seconde dès la rentrée 2009.
 
n
Les disciplines fondamentales du tronc commun ne seront pas découpées en modules semestriels. Et les lycéens seront enfin libres de se regrouper pour les suivre en fonction de leurs besoins et de leur niveau. Ce qui signifie que certaines de ces matières (notamment les deux langues vivantes) pourront être enseignées de façon beaucoup plus efficace et approfondie qu'elles ne le sont aujourd'hui.
 
n
Les sciences expérimentales (dont la biologie et la physique-chimie) devraient faire partie du tronc commun en classe de seconde. Et même si rien ne sera probablement annoncé cette année pour les deux classes dont la refonte n'interviendra qu'en 2010 (première) et 2011 (terminale), aucun des quatre parcours ne devrait pouvoir être effectué sans cours de mathématiques.
Tout n'est cependant pas bien clair la dedans. Bref, attendons...

*Performances, résultats et régulation des pratiques pédagogiques. Retour sur les bonnes pratiques pédago. L'idée est récurrente et fait encore l'objet d'un rapport cette semaine (que l'on peut lire là) :

Bruno Suchaut dans une étude réalisée pour le HCE sur l'évaluation de l'école primaire : "L’élément central qui découle des analyses et réflexions contenues dans notre rapport est sans aucun doute l’incapacité de notre école primaire à transformer efficacement les ressources en résultats". "Les causes de ce dysfonctionnement sont probablement à rechercher du côté des mécanismes associés à la gestion pédagogique, au pilotage et à l’évaluation de notre système éducatif. les pratiques pédagogiques des enseignants sont par nature très variées, mais cette variété se doit d’être régulée pour ne pas donner lieu à des dérives. Le centrage sur les apprentissages fondamentaux, dès le début de l’école élémentaire, apparaît comme une vraie priorité par le recours à des activités systématiques et structurantes".


On commence à confondre efficience et déficience.


*Nouveaux concours : résistance ? Des voix s'élèvent du monde universitaire : voici une lettre postée sur une liste de diffusion par la SAES (Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur) du 13/10/2008 : Chères/chers collègues, Les informations disponibles sur la réforme des concours […] ont au moins le « mérite » de la clarté :
la discipline enseignée par les futurs professeurs n'aura désormais plus la moindre importance pour leur recrutement. Effectué sous l'oeil vigilant « des personnels de direction, des membres de l'administration et de la hiérarchie de l'Éducation nationale ainsi que des membres de la société civile », ce recrutement échappera de fait au contrôle des universitaires, jusqu'alors garants de la compétence acquise par les futurs enseignants dans leur domaine de spécialité. Il s'agit donc ni plus ni moins de « formater » des personnels dociles, rompus aux arcanes des règles internes de l'Éducation nationale, en lieu et place de spécialistes compétents dans leur champ d'étude et à même, par l'exercice de leurs facultés critiques, d'adapter leur enseignement à la situation à laquelle ils sont confrontés plutôt que de se contenter de suivre les dogmes pédagogiques en vigueur. Une conséquence logique - si l'Université veut éviter le désastre annoncé - serait de hausser sensiblement - et unanimement - le niveau des compétences disciplinaires exigibles en fin de Licence, avant le concours - autrement dit : veiller à faire en 3 années ce qu'on faisait jusqu'à présent en 4, puisque l'année de préparation au concours sera essentiellement consacrée au « bachotage » prétendument « épistémologique » sur l'enseignement de la discipline et autres fadaises technico-administratives (« assurer la prépondérance des coefficients des épreuves d'admission, afin de privilégier le choix des candidats sur des critères d'ordre pédagogique et didactique et de connaissance du futur milieu d'exercice »). Vu le niveau moyen des étudiants que nous avons en face de nous, après des années de destruction de l'enseignement de l'anglais dans le primaire et le secondaire (catastrophe de l'enseignement des langues vivantes en primaire, réduction des horaires de langue en lycée, etc.), je doute qu'exiger plus en moins de temps soit vraiment à l'ordre du jour. La question n'est donc pas tant, me semble-t-il, de regarder dans le détail « la façon dont, concrètement, la préparation du capes est envisagée pour 2010 dans les universités aujourd'hui » comme le suggérait il y a peu notre collègue Jean-Paul Révauger et comme l'A.G de la SAES (à laquelle je n'ai pu être présent) l'a apparemment proposé  : ceci peut avoir un intérêt documentaire mais rabattra inexorablement les universités sur leur situation distincte, ce qui est exactement ce à quoi tend - ce que veut nous faire faire - la réforme dite de « l'autonomie des universités ». La question n'est pas technique mais politique. Ne recommençons pas comme nous l'avons fait pour la réforme dite L.M.D. à envisager les modalités d'application des changements avant d'avoir fait l'inventaire de la raison, des causes, des intentions qui guident le projet de réforme. Le but essentiel de l'alignement du Capes sur le niveau de Master est, n'en doutons pas, de préparer la possibilité d'un recrutement régional des professeurs, donc de mettre fin à l'idée d'un concours national, seul garant d'égalité sur l'ensemble du territoire. Et le but essentiel des dispositions particulières sur le contenu des épreuves est de transformer les enseignants en autant de techniciens fonctionnaires, livrés à la seule culture interne de leur institution. […] Il est urgent d'entrer en résistance. Pierre Dubois Université Français Rabelais, Tours

URGENT


* Mutations : inquiétudes. Les procédures sont revues et la transparence disparaît. Ca vous étonne ?

AFP - Les syndicats enseignants inquiets du projet de mutations des personnels

Les syndicats enseignants FSU dans le second degré et le Snalc-Csen ont protesté jeudi contre le projet 2009 du ministère de l'Education concernant les mutations de personnels, estimant qu'il est "la porte ouverte au fait du prince" et va "opacifier les affectations".
Dans une pétition mise en ligne jeudi sur leur site internet, le Snes-FSU, le Snep-FSU et le Snuep-FSU (majoritaires en collèges et lycées) et, dans un communiqué distinct, le Snalc-Csen, affirment avoir tout juste reçu le projet du ministère.
Ce projet, s'il était entériné, aboutirait "à soustraire de fait les mutations et affectations des personnels du second degré à tout contrôle et à tout examen contradictoire avec les élus du personnel (les syndicats, NDLR) dans les commissions paritaires", estiment les syndicats FSU.
"Ce projet ouvre la porte à des affectations discrétionnaires, à une individualisation des situations en dehors de toute transparence (...) C'est donc la porte ouverte au fait du prince, à tous les passe-droits et clientélismes", ajoutent-ils.
Pour le Snalc, "tout laisse à penser que le ministère cherche à opacifier les affectations des professeurs pour en préparer une gestion déconcentrée à l'extrême, rendant impossible le travail de syndicats voués au dégraissage".
Actuellement, les affectations des professeurs sont examinées en commission paritaire (administration/syndicats), lors desquelles les syndicats vérifient que leurs collègues sont affectés en fonction des règles et barèmes établis (ancienneté dans le poste, dans le métier, type d'établissement demandé, éventuellement rapprochement de conjoint etc).

D'autres syndicats, m'a-t-on dit, ont fait de semblables déclarations.

*Après le SNES le SNEP se retire, mais lui aussi dit qu'il peut revenir.

AFP - Réforme du lycée: le Snep-FSU "suspend" sa participation aux discussions

Le Snep-FSU, syndicat des enseignants d'EPS (éducation physique et sportive) en collèges et lycées, a annoncé jeudi qu'il suspendait sa participation aux discussions sur la réforme du lycée, dans un communiqué.
"
Le Snep décide de suspendre sa participation aux discussions", écrit le syndicat, après une rencontre mercredi avec le recteur Jean-Paul de Gaudemar, chargé par le ministre Xavier Darcos de mener les discussions sur cette réforme avec les syndicats.
C'est le troisième syndicat à quitter les discussions, après le Snes-FSU (syndicat majoritaire dans le second degré) la semaine dernière et la CGT Educ'action (minoritaire) à la mi-septembre.
Même si M. de Gaudemar "déclare les hypothèses ouvertes, le poids de la réduction des horaires et de la modularisation des enseignements semble bien piloter la réflexion", déplore le Snep.
"Concernant l'EPS (...), l'exigence de la profession d'augmentation horaire est exclue et la semestrialisation de l'enseignement, pourtant contestée par les enseignants d'EPS, reste une hypothèse avancée", ajoute-t-il.
"
Les options gouvernementales qui seront annoncées et la prise en compte ou non des propositions des organisations les plus représentatives, pèseront sur l'attitude future du Snep concernant les autres volets de la réforme" (programmes et services des enseignants, débattus après les vacances de Noël, NDLR), selon le texte.


* Retrait toujours, plus des discussions, mais du Conseil Supérieur de l'Education. Info de SUD.


Le Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) est saisi aujourd’hui, jeudi 16 octobre, des textes réglementaires concernant la réforme de la voie professionnelle. Ces décrets concernent la définition des diplômes CAP, BEP, Bac Pro. Ces textes généraux visent à encadrer les certifications de l’ensemble des diplômes professionnels de niveau V et IV.
Or,
le ministère n’a pas cru bon de réunir le Comité Interprofessionnel Consultatif (CIC) sur ces textes avant la tenue de ce CSE.
Concernant la définition des qualifications professionnelles et leur reconnaissance, le CSE, pour délibérer valablement, a besoin de l’avis des représentants des salariés, des employeurs, des branches professionnelles qui devraient être consultés au préalable et c’est justement le rôle du CIC.
En l’absence de l’avis du CIC, les organisations signataires estiment que le CSE ne peut se tenir. Elles ne siégeront donc pas à ce conseil ce jour.

Il s'agit de SUD, et du SNES entre autres.

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Réforme du lycée : la sortie offensive du SNES et précisions du ministre (cycle terminal)

* SNES : les débats du bureau national autour de la réforme des lycées. Partir pour mieux revenir ... Si vous n'avez pas tout compris de la subtilité tactique du principal de nos syndicats, vous allez peut-être trouver de quoi vous aider (ou vous embrouiller un peu plus...).


Comment interpréter les tergiversations compliquées du SNES autour de sa poursuite puis de sa sortie des négociations sur la réforme du lycée ? Ce n’est pas facile de suivre. Le bureau national du SNES qui s’est tenu le mercredi 8 octobre (par téléphone) et qui a conduit le syndicat à sortir de la négociation a été époustouflant. Que s’y est-il dit ? 

D’après nos informations (un CR circule ces jours-ci en interne d'une des tendances)
les débats ont été en apparence simples : tout le monde a été d’accord pour sortir et vite des négociations... En effet, cela commence à chauffer dans certains établissements. Les représentants du SNES rasent les murs et ne savent plus quoi dire face à la la pression du terrain, aux questions des syndiqués de base qui de plus en plus s’étonnent. Même à l’intérieur du SNES le remue ménage commence et la grève du 7 octobre a été une occasion pour faire émerger les contradictions. Ainsi en est-il du SNES 37 qui, après d’autres, a envoyé au bureau national le résultat d’une AG tenue le 7 et qui dit : sortez, vite, ou on fait un malheur. 

Position simple en apparence puisque lors de ce bureau national
il a aussi été largement question de revenir à ces négociations. Bref “une sortie offensive”, comme l’a dit au cours de ce bureau Roland Hubert, co-secrétaire général du SNES, en charge des lycées et qui mène la négociation : “C’est une façon de reprendre la main sur nos propositions.” Tout est donc rejeté sur la manif du 19. Une forte mobilisation obligerait le ministre à reconsidérer la lettre envoyée par le SNES lui demandant entre autre d’aménager le calendrier de ladite négociation. Ainsi les débats ont été tendus pour savoir s’il faut sortir définitivement ou suspendre la discussion. Ce fut Claudie Martens qui finalement a mis tout le monde d’accord, dans un brillant esprit de synthèse consensuel : on sort, “on arrête de négocier dans le processus [proposé par le ministre], le SNES claque la porte” soit. Mais “si le rapport de force change après le 19,  s'il y a des réponses positives, on ne va pas se priver de négocier vraiment”. Voilà de quoi conclure le débat  dans lequel s’affronte Unité et Action (21 membres dans ce bureau) favorables à cette position intermédiaire et les minoritaires (Ecole émancipée, et PRSI, respectivement 3 et 1 membres) visiblement très opposés à l’entrée même en négociation. 

Un autre point a également animé les propos des présents :
la concurrence syndicale. Sans aucun doute, il est clair que la lutte intersyndicale passe en priorité. C’est FO qui revient le plus souvent au cours de cette réunion. Leur activisme commence à faire mal et plusieurs membres du bureau soulignent que ce syndicat “arrose” un peut partout. Certainement il y a là (au SNES comme chez FO et d’autres aussi) un enjeu de taille à quelques semaines des élections professionnelles. Certains présents évoquent aussi le positionnement par rapport au SE-UNSA et au SGEN. “Il faut éclaircir sur les relations” dira un des participants. Sans doute, et c’est même essentiel.


* Réforme lycée : tous les jours un peu plus. C 'est la politique de communication de Darcos qui a dit qu'il donnerait progressivement des infos. Aujourd'hui elles sont délivrées par le SE-UNSA qui a rencontré DarKos hier. Voici le CR. Beaucoup d'infos sur le cycle terminal jusque-là peu abordé par le ministre. Des regroupements de matières sont donc bien prévues (ex ISI-ISP c'était attendu mais aussi Hist-Géo-SES ; Math-Sciences...). Ca va saigner..

Sur le calendrier, le ministre a confirmé sa volonté d’application de la réforme à la rentrée 2009. Pour Jean-Paul de Gaudemar, cette mise en place ne peut être que progressive mais il faut que les principes soient clairement fixés dès le départ. Selon lui, on peut envisager une mise en œuvre progressive à la rentrée prochaine en intégrant le temps d’accompagnement des élèves et la logique du choix des modules exploratoires. Ceci devrait s’accompagner d’une première révision des programmes des enseignements fondamentaux.
La place des sciences expérimentales dans la formation de tous les élèves de seconde semble désormais acquise. Ce pourrait être un module « sciences expérimentales » interdisciplinaire dans les enseignements fondamentaux ou bien l’obligation pour tous de suivre un module exploratoire de sciences expérimentales.
L’unité de base est bien le module semestriel de 3 heures. Il y aura au total,
4 modules d’EPS et 10 modules de LV1+LV2, répartis sur les 3 années du lycée.

La suite de l’entretien a été consacrée à la maquette du cycle terminal.
Le cycle sera composé de 36 modules (18 par an), répartis en 16 modules d’enseignements généraux, 16 d’enseignements de spécialisation et 4 d’accompagnement.

  Les enseignements généraux comprendraient :

  de la philosophie (2 modules)
  du français (2 modules)
  2 langues vivantes (6 ou 7 modules)
  de l’EPS (2 ou 3 modules)
  des sciences (Mathématiques / Sciences expérimentales)
  des sciences sociales (Histoire-Géo / SES)
« Sciences » et « sciences sociales » représenteraient un total de 3 modules dont au moins 1 dans chaque groupe au cours du cycle.

En philosophie, les modules seront communs à tous les élèves. Dans les autres disciplines, la réflexion est encore en cours.

  Les enseignements de spécialisation

Chaque lycéen devra choisir au moins 9 modules dans une des 4 dominantes suivantes :
  Humanités et Arts
  Sciences
  Sciences de la société
  Technologie

Les 7 autres modules de spécialisation pourront correspondre :
  soit à un renforcement de la dominante par le choix de modules supplémentaires de la dominante.
  soit à la recherche d’une plus grande polyvalence en suivant des modules appartenant à d’autres familles que sa dominante.
La réflexion sur les modules offerts dans chaque dominante ne semble pas aboutie à ce stade. La dominante « sciences de la société » pourrait contenir en plus des SES, des modules de droit et de gestion. Mais c’est surtout la dominante « technologie » dont les contours restent très flous ! (voir ci-dessous)

  Les modules d’accompagnement feraient, comme en seconde, une large part à l’autonomie des établissements cadré un cahier des charges défini nationalement. Cet accompagnement devrait être consacré à :   Des activités de soutien/remédiation   Une préparation à l’orientation   Le développement de compétences méthodologiques nécessaires à la réussite dans le supérieur (activités de type TPE, par exemple)
  

Les enseignements technologiques

La modularité permettra aux élèves ayant choisi une dominante technologique de suivre des enseignements d’une discipline d’une autre famille. A l’inverse, des élèves des autres dominantes pourront accéder à des enseignements de la famille « Technologie » en complément de ceux de leur dominante.
En seconde, les enseignements
ISI et ISP ont vocation à fusionner dans un module unique de « sciences industrielles » dont les contenus devraient être pensés pour qu’il puisse être offert dans tous les lycées.
Les actuels enseignements de STG seraient redistribués entre 2 dominantes :
  la gestion et le droit rattachés à la famille « Sciences de la société »   la comptabilité, la mercatique, la gestion des ressources humaines, le management des organisations et la gestion des systèmes d’information à la famille « Technologie ».
Concernant les
enseignements technologiques industriels, l’inspection générale est chargée (une fois de plus !) d’élaborer une nouvelle organisation des STI. L’objectif est de parvenir à 4 spécialités + arts appliqués.
Pour certains enseignements technologiques demandant des conditions particulières (labo, atelier), la mission envisage des modules d’une
durée supérieure à 3 heures.

* Concours CPE. La maquette est sorite et consultable sur le site du SNES. Exactement ici.

* La vidéo de la fin. Une manif de profs de droite. C'est pas neuf, mais bon... Juste une faut majeure, à la fin, la signature du SGEN. Cela décrédibilise une bonne partie des slogans...

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Arrière goût

* Le SNES n'est plus aussi satisfait qu'hier... et le sera encore moins demain ? Sur les nouveaux concours.

SNES -
"Concours de recrutements : méthode et contenus inacceptables

Le ministère vient de présenter les nouvelles maquettes pour les concours de recrutements des enseignants des premiers et second degrés et des CPE. Le SNEP et le SNES dénoncent la méthode de dialogue choisie par le ministre. Lors des plus récentes audiences, aucun document, aucun projet n’ont été soumis aux discussions avec les organisations syndicales. Les seuls points discutés ont été : le nombre d’épreuves ; l’évaluation des compétences disciplinaires ; l’épreuve sur la connaissance du système éducatif ;

La maquette présentée ce matin ne répond que trop partiellement aux préoccupations que nous avions exprimées.
En effet, elle propose :
- Des contenus d’épreuves disciplinaires fixés pour tous les concours au niveau de la licence, ce qui contredit l’objectif d’élévation affiché ;
- Une référence au référentiel de compétences que nous continuons à dénoncer ;
- Un nombre d’épreuves fixé à 4. Si, suite à notre demande, apparaît la possibilité d’avoir un second volet à l’épreuve pour certaines disciplines, sa place est insuffisante puisqu’elle se place dans l’oral prenant la forme d’un exercice pédagogique et atténue donc le coefficient de cette dernière au profit de l’entretien avec le jury. L’exemple de l’EPS est parlant puisque, selon le schéma proposé, un étudiant sans culture physique ou sportive pourrait être reçu au concours ! D’autres disciplines, pour des raisons de sécurité ou de manipulation se trouvent dans le même cas de figure.

Des « membres de la société civile » (patronat ?) impliqués dans le recrutement. Chacun appréciera ce que cela signifie au regard du débat actuel sur les contenus d’enseignement des SES par exemple. Ne s’agit-il pas d’une reprise en main idéologique des contenus d’enseignement ?
Une épreuve d’entretien avec le jury sur la connaissance du système éducatif dont les contours restent flous, avec un coefficient surévalué. Si nous jugeons utile ce type d’épreuve, les « aspects concrets » évoqués dans la maquette doivent conduire, pour partie à un lien avec la discipline enseignée. La conception envisagée du jury laisse craindre le pire à cet égard (personnels de direction, hiérarchie de l’éducation nationale, membres de la société civile... ).

De tels concours dévaloriseraient inévitablement les masters y conduisant, la qualité des enseignements dispensés aux élèves, la qualification des futurs enseignants et CPE. Les perspectives de revalorisation de l’ensemble de nos professions s’éloigneraient. Le SNES et le SNEP sont porteurs de propositions pour une formation des maîtres conçue sur l’ensemble du cursus,
faisant une réelle place à l’année de stage après la réussite au concours, année qui doit être une véritable année de formation."


* Very busing. Une info actualité.com, c'est là.

Quand le ministre de l'Education prend les transports scolaires

Le « busing », comme son nom le laisse entendre, est une pratique importée des Etats-Unis. Mise en place à partir de 1973, ce système consistait à rééquilibrer de manière artificielle les écoles avec des élèves blancs et des élèves noirs en proportions égales. Les noirs et les blancs n’habitant pas dans les mêmes quartiers, des bus venaient chercher des enfants blancs pour les amener dans des quartiers noirs et inversement.

Cette expérience a duré 25 ans jusqu’à l’abandon de cette pratique dont les
effets restaient limités en rapport du coût exorbitant de ce système. En ces temps d’économie d’énergie, ces déplacements incessants paraissent quelque peu absurdes.

En France, le système du « busing » vise à casser l’isolement de certains quartiers réputés difficiles. Il s’agit de créer de la mixité sociale au sein des établissements scolaires alors qu’elle n’existe pas réellement au niveau des quartiers. Xavier Darcos, accompagné de Fadela Amara, prendra le bus avec des élèves de Courcouronnes (Essonne) dans le cadre du développement du « Busing » ce mardi 14 octobre 2008. Les deux ministres évoqueront à cette occasion les réformes en cours dans le premier degré et les avancées du volet éducation de la « dynamique espoir banlieues ».


* La vidéo de la fin.Renversement de conjoncture. De la nécessité de développer de nouveaux programmes pour nos ingénieurs...
Merci Rue89.



The job
envoyé par trescourt


Bon mais il paraît qu'il n'y a plus la crise, alors...

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Semaine du dégoût

Et ça commence bien car la réforme des concours a été publiée (voir votre presse quotidienne sur le site du ministère ou , on en parlait déjà la semaine dernière).
Pour résumer :
- le SGEN est enthousiaste ; "
Pour le Sgen-CFDT, ces concours représentent "une amélioration au regard du poids jusqu'ici excessif des seules connaissances disciplinaires". (AFP)
- le SNES est satisfait :
Le Snes s'est dit "satisfait" de l'existence d'"une épreuve de vérification des connaissances disciplinaires",
- le SNIUPP est inquiet car
"dans ces concours, la dimension professionnelle n'existe pas. En outre, ce qui touche à la dimension psychologique et l'évolution de l'enfant est complètement absent".
- le SE UNSA
est favorable à l'architecture générale, estime que le risque n'est pas écarté "que de futurs enseignants ne découvrent la réalité d'une salle de classe qu'une fois le concours obtenu".

Tout le monde il est content. On attend avec désespoir les déclarations du SNALC, de FO et de SUD...
De 6 à 4 épreuves partout, cela fait beaucoup d'économie.
Il y aurait des épreuves en SVT sc. Physique et Histoire géo pour évaluer la capacité à mener dans ces matières des travaux pratiques.


Et voici comment on va les détourner :

*Recrutements de vacataires suite (et pas fin).
On en parlait il y a peu (voir plus bas), l'E.N. va avoir besoin de vacataires en grand nombre. Et comme ça coûte moins cher que de vrais profs... ne nous privons pas. voici ce que déclare le SNPI-FSU (syndicat des personnels de l’inspection).

Bureau du SNPI-fsu - 9 octobre 2008 - Multiplication prévue des vacataires.

"Le SNPI-fsu a appris par ses adhérents que le ministère a commandité un cabinet privé pour effectuer un audit sur une cinquantaine de circonscriptions du premier degré. Il s’agirait d’envisager l’utilisation d’emplois de vacataires en vue d’assurer les remplacements dans les écoles primaires.
Encore une fois,
cette mesure s’inscrit dans la dynamique d’affaiblissement de la qualité du service public d’éducation. À l’instar de ce qui se passe pour les emplois des RASED, les choix opérés engagent la suppression de postes statutaires et la disparition d’emplois qui contribuent à instaurer du lien social professionnel au-delà de l’unité établissement scolaire. Ce faisant, il s’agit aussi de faire adopter au service public le modèle de gestion du secteur privé.
Le SNPI-fsu estime qu’il y a là
une procédure problématique au regard des attentes de la Nation en matière de qualité et de continuité du service public de l’éducation nationale. L’instauration d’un contingent professionnel formé et responsable de titulaires-remplaçants avait constitué en son temps un progrès notable pour notre système. Détruire ce contingent ou l’affaiblir ne peut évidemment pas contribuer à l’amélioration du système."
C'est clair non ?

*Au ministère on rentabilise les frais de formation de notre ministre. Cela s'élevait à plus de 100.000 € il est vrai. Alors Darcos se met à la téléweb. C'est sur touteslesreformes.com. .com c'est donc commercial ?

Suivez ce lien : Carte scolaire

Cela a déjà plusieurs mois, mais on ne l'avait pas vu.



* Stages et relation entreprise-école : pourquoi ne pas inscrire directement les élèves à l'ANPE ? Je vous le demande car c'est presque ce que fait le rectorat de Créteil en proposant un service informatique pour gérer les stages. C'est Le Parisien qui le rapporte :

Une bourse aux stages sur Internet
"VOILÀ une initiative qui va sûrement faciliter la recherche de stages des élèves. L’académie de Créteil ( Seine-et-Marne , Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis) vient de lancer une banque de stages sur Internet, accessible à partir de son site (1). Cette banque permet aux partenaires de l’académie entreprises, collectivités, etc. de déposer des offres de stages pour les élèves de collège et des filières professionnelles, ainsi que de consulter les demandes déposées par les établissements scolaires.
L’académie de Créteil ne faisait pas , pour une fois, partie des académies pilotes choisies par le ministre de l’Education nationale pour tester le dispositif, mais le rectorat a décidé de se lancer dans l’aventure. « Nos élèves effectuent deux millions de journées de stages par an, explique Joël Doudement, délégué académique à l’enseignement technique. Donc, on répondait déjà à de nombreux besoins. Les établissements ont leurs propres réseaux. Ce site vient en complément de ce qui se fait. »
Le principe est simple : une fois inscrites,
les entreprises ou collectivités mettent en ligne leurs annonces en précisant le domaine (par exemple, coiffure, services administratifs, aviation…), la date de début et de fin du stage, le niveau requis (CAP, BTS, bac professionnel, 3e découverte…) et le lieu du stage. Le rectorat se charge ensuite de mettre en relation les jeunes intéressés avec l’entreprise. Le cas échéant, l’élève ou sa famille peuvent se porter candidats pour une offre en envoyant un courriel (2).
Deuxième approche : les élèves ou leurs établissements peuvent également déposer leur demande en remplissant les mêmes rubriques. Si le dispositif s’adresse aux collégiens et aux filières professionnelles, les lycéens en filière générale sont également invités à déposer leur requête. « Un élève de terminale S peut par exemple demander à effectuer un stage pendant les vacances dans un laboratoire », conclut Joël Doudement."


* La vidéo de la fin.Sociologie de l'entreprise ( toujours et suite). On n'a pas la chance de bien connaitre le monde de l'entreprise. Après les patrons voici les employés et le restaurant d'entreprise... Restauratec, les professionnels du déjeuné du midi.


Restauratec
envoyé par skapiso

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Rééducation nationale

Vers la Une du Mammouth

Face à la crise morale qui s'annonce, le temps est venu de la rééducation. D'ailleurs si vous êtes sur ce site c'est que vous en avez besoin...

* Heureusement le rectorat s'en charge : le voici qui publie un "Guide des bonnes pratiques pédagogiques".

C'est diffusé par le rectorat d'Orléans-Tours qui, dans sa grande mansuétude, a fait parvenir dans les établissements de sa circonscription ces jours derniers, un Guide des bonnes pratique pédago. Il y en aurait donc des mauvaises. Voici l'illustration parfaite du pilotage des établissements que l'on compte mettre en place dans le cadre du pilotage académique. Tout y est dit. Toutes les procédures sont fixées. Et il ne faudra pas s'en écarter sinon... Un vrai travail soviétique.

Le voici en pdf: Guide_des_bonnes_pratiques_pédagogiques_07_10_08

Ceci dit adieu les Bégaudeau et autres farfelus de l'éducation.


* Recrutement de profs bien aux ordres par petites annonces. Ce n'est certes pas récent mais c'est (re)parti, dans l'académie de MArseille cette fois. Rue 89 relaie l'info trouvé dans la presse locale. C'est là.

Ben voilà, on a créé la pénurie, maintenant ou réouvre la porte des recrutements locaux à bas coûts et bientôt on va nous dire "vous voyez, il faut masteriser, territorialiser pour assurer un minimum de formation à nos enseignants". Bref du pipeau organisé...


* La vidéo de la fin.
Rééducation sociale enfin. Une vraie petite perle pour tous les enseignants de SES. Un monument pour la sociologie du patronat. Et je crois qu'on va passer une bonne semaine en vidéo dans le monde de l'entreprise... qu'on a pas (encore) la chance de bien connaître.

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Concours (de circonstances ?)

* Les nouveaux concours sont là. LEs agences de presse ont eu connaissance des maquettes qui seront présentées lundi. Donc on vous les donne ici. Si vous avez des infos en plus n'hésitez pas à nous les balancer...
Nous avons déjà publié d'autres infos à ce sujet. Il faut aussi s'y référer pour comprendre que l'enjeu est aussi la territorialisation. Elles sont là.

(d'après AFP & AEF) - Les futurs concours des enseignants présentés lundi

Concours de professeur des Ecoles
Selon le projet du ministère, dont l'AFP a eu copie et qui peut éventuellement évoluer --mais à la marge-- d'ici lundi, les concours vont être organisés en quatre épreuves, deux pour l'admissibilité et deux pour l'admission.
"Il est prévu que les épreuves écrites d'admissibilité des nouveaux
concours aient lieu à la fin du premier semestre de chaque année universitaire (en deuxième année de master, ndlr) et que les épreuves orales d'admission se passent en juin", selon le document.
Pour être admissibles, les candidats au
concours de professeurs des écoles devront passer une épreuve écrite de "français et de culture humaniste" et une de "mathématiques et de culture scientifique et technologique", chacune comptant, selon le projet, coefficient 2.
Pour être admis, il leur faudra passer
deux épreuves orales :
- lors de la première ("exercice pédagogique"), le candidat devra tirer au sort un sujet de leçon, qu'il devra préparer et exposer au jury. Cette épreuve sera l'occasion de vérifier les
connaissances du candidat "dans le domaine disciplinaire" mais aussi "sa capacité à concevoir et organiser un enseignement à l'école primaire".
- La dernière épreuve - nouveauté par rapport à ce qui existe dans les concours actuels - consistera en
un entretien avec le jury sur la connaissance concrète du système éducatif ("valeurs" et "exigences du service public", "système éducatif" et ses "institutions") et "son aptitude à exercer le métier".
Les coefficients proposés dans le texte sont de
3 pour chacune des épreuves d'admission.

Ex-Capes :
Le concours de recrutement de professeurs de collège, lycée général, technologique, professionnel et de CPE comportera lui aussi
deux épreuves écrites d'admissibilité dans la ou les disciplines pratiquées. Une partie de l'épreuve pourra vérifier la connaissance de "l'épistémologie et l'histoire de la discipline".
Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera "celui de la licence".
Pour l'admission, sont prévues
deux épreuves orales, sur le même principe que celles qui seront proposées aux professeurs des écoles ("exercice pédagogique", adapté au niveau collège ou lycée et "entretien avec le jury").

Agrégation :
"les épreuves et programmes" actuels "sont maintenus en l'état", mais une des épreuves orales sera "infléchie" dans le sens de l'épreuve orale type "exercice pédagogique". S'y ajoutera l'épreuve avec le jury.
Pour que la préparation aux épreuves du concours de l'agrégation puisse s'intégrer dans les deux années du master, le programme sera arrêté "dans toutes les disciplines pour une période d'au moins deux ans", précisent les maquettes. L'agrégation "recrutera au niveau du master des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité dans les classes d'examen du lycée, les CPGE, les STS et le premier cycle de l'université".

Cela veut donc dire aussi réforme du premier cycle de l'université...
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Dure lutte [MAJ, spéciale pour le SE-UNSA]

* Qui assure la politique de communication du gouvernement ? C'est bien le SGEN-CFDT qui publie ce jour un 4 pages pour expliquer tous les avantages de la réforme du lycée. C'est exactement là. Fabuleux... Et c'est même pire que ce que l'on pense car le syndicat trouve que cela ne va pas assez loin dans le foutage de gueule :

Extrait : "Le désaccord apparaît sur le "bloc 3", c'est-à-dire les modules d'accompagnement. Pour le Sgen, leur nombre est insuffisant. "Les modules de remise à niveau ne peuvent figurer en parallèle des modules d’approfondissement prévus dans le groupe 2. C’est pourquoi nous proposons de les affecter au bloc 3. "

* LE
SE-UNSA -administration suit dans la foulée. Voici un nouvel accord avec le ministère tout à fait prometteur...

AFP- Primes contre postes au ministère de l'Education: accord de Darcos avec un syndicat

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a signé avec le syndicat Administration et Intendance-UNSA un accord "salarial" au terme duquel
les primes augmenteront pour les fonctionnaires de son ministère, en contrepartie de postes supprimés, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.
Le non-renouvellement de postes sur trois ans sera ainsi réparti: 500 en 2009, 600 en 2010 et 600 en 2011. Les 500 suppressions de postes pour l'an prochain avaient déjà été annoncées dans le projet de budget 2009, qui les a détaillées ainsi: 120 dans l'administration centrale, 380 dans les rectorats et inspections d'académies.
"L'accord salarial pluriannuel" signé avec le syndicat Administration et Intendance-UNSA prévoit l'entrée du ministère de l'Education dans le nouveau système de primes de la fonction publique "PFR" (prime de fonction et de résultat).
"Dans ce cadre, le niveau des primes pour les catégories A, B et C sera, d'ici trois ans, aligné sur la moyenne interministérielle", selon le communiqué du ministère, qui parle d'un "effort financier sans précédent", "en contrepartie" des non-renouvellements de postes."


On n'arrête pas le progrès syndical en marche.

* Le SNES est distancé,
car il a décidé (grand bien lui fasse) de ne plus négocier. De là à ce qu'il dise au ministre d'abandonner sa réforme il y a encore un pas. Mais bon....

AFP - Le Snes-FSU se retire des discussions sur la réforme du lycée

Le Snes-FSU, syndicat enseignant majoritaire en collèges et lycées, a annoncé jeudi qu'il se retirait des discussions sur la réforme du lycée, refusant notamment une éventuelle réduction des horaires des lycéens et exigeant le maintien de la spécificité de la voie technologique.
Lors d'une conférence de presse, Roland Hubert, l'un des co-secrétaires généraux, a fait part d'un "désaccord profond" avec la piste actuelle de travail du recteur Jean-Paul de Gaudemar, chargé de mener les discussions, qui prévoit de passer à 27 heures hebdomadaires en seconde (contre 28 à 30,5 aujourd'hui).
Le Snes exige en outre le "maintien de la spécificité de la voie technologique" et le maintien des séries actuelles (L, ES et S).
Le syndicat se demande aussi "si le bac restera bien (un examen) national" et réclame que la discussion sur la réforme du lycée ne soit pas séparée d'une réflexion sur la mission et les postes des enseignants.(...)
D'une façon générale,
le Snes estime que les hypothèses proposées sont trop contraignantes et ne permettent pas de négocier.
Ainsi, le syndicat préfèrerait comme objectif "une fourchette" d'horaires et juge qu'il ne faut pas descendre sous les 30 heures, accompagnement compris.
Refusant le "tout modulaire", il se demande si l'enseignement de certaines disciplines ne serait pas préférable sur un an, et celui d'autres sur un semestre.
Le syndicat juge aussi que la réforme aura des effets sur le bac et le nombre de postes, ce qui, selon lui, ne peut être débattu à ce stade.
Alors que l'inspiration de la réforme vient du modèle finlandais, le Snes appelle aussi à s'en inspirer dans la négociation.
Conscient de la nécessité de rééquilibrer les filières du bac, le syndicat prône de renforcer la filière littéraire en l'ouvrant sur la communication, la gestion de la culture, le droit et en y développant fortement les langues."


C'est pas parce qu'il se retire qu'il arrête de dire des conneries. La preuve cette dernière sortie sur les filières littéraires...

* Pendant ce temps là, la FCPE est à la tête d'un grand mouvement de résistance :

FCPE - La FCPE demande une restauration conviviale
"Il est temps que les pouvoirs publics agissent". La FCPE se mobilise pour révolutionner la cantine. "Les restaurants scolaires aujourd’hui doivent être des lieux de rencontre, de convivialité et d’éducation nutritionnelle dans lesquels des personnels spécifiquement formés et en nombre suffisant encadrent des enfants qui ont le temps de profiter du moment du repas dans le calme et d’apprendre à découvrir des repas équilibrés et variés, des saveurs nouvelles…"

* "Tout le monde sait bien" qu'il faut réformer. Pourquoi ? on ne sait pas trop, cela marche mal de toute façon. Qui ? La France bien sûr et la fonction publique en particulier ! Et d'abord c'est vrai, la télé n'arrête pas de le brailler...



Je ne retiendrais que les propos de Jacques Marseille : en France on n'a jamais réformé depuis le Moyen Age. Ben alors, c'est peut-être que ça ne marche pas si mal que ça, on est quand même pas sous développé, non mon grand ?


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Tergiversations, interrogations et certitudes

Vers la Une du Mammouth qui vient d'être mise à jour

Attention, beaucoup de choses aujourd'hui.

* Elles viennent tout d'abord du SNES. Ils auront mis du temps. Pourtant il y a à peine 15 jours la direction votait à 16 contre 8 la poursuite des discussions. Hier on apprenait que le SNES existait toujours vu qu'il doute. C'est toujours ça.

AFP -Réforme du lycée: le Snes s'interroge sur sa participation aux discussions

Le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, s'est à nouveau interrogé mardi, dans un communiqué, sur la poursuite de sa participation aux discussions sur la réforme du lycée, tout en lançant une pétition pour obtenir une révision du calendrier de la réforme.
Les discussions en cours sont menées par le recteur Jean-Paul de Gaudemar et parmi les hypothèses de travail figurent une diminution des horaires et une distinction entre "enseignements généraux", "enseignements complémentaires" et "accompagnement", mais le ministre Xavier Darcos a affirmé mardi que "rien n'est arrêté".
"Le Snes qui doit rencontrer Jean-Paul de Gaudemar demain (mercredi) déterminera en fonction des réponses apportées s'il maintient ou non sa présence dans les discussions. Il demande dès aujourd'hui à rencontrer rapidement Xavier Darcos", selon le communiqué du syndicat.
Le Snes estime en particulier que la réforme se fait dans la précipitation et
il lance une pétition pour en réviser le calendrier.
Les grands axes de la réforme doivent être présentés "entre le 15 octobre et la Toussaint", selon le ministère. Cette réforme vise à favoriser l'émergence d'un lycée plus souple et une plus grande autonomie des lycéens.
Le Snes s'était déjà interrogé, en septembre, sur la poursuite ou non de sa participation aux discussions."

Quand l'action du premier syndicat des enseignants se résume à lancer une grande pétition c'est que cela ne va pas fort...


*Bégaudeau lui se pose la question de savoir quel parachute doré il aura. Brighelli va être content car il est définitivement hors jeu. C'est le cas de le dire, puisqu'il hésite avant de réfléchir pour savoir s'il va ou non racheter le FC Nantes. Ce sont les canaris qui eux en prennent un coup. Le jeu brésilien devra-t-il négocier avec son adversaire pour ne pas culpabiliser de mettre un but? pas sûr !

LE Monde - Fançois Bégaudeau, l'auteur du roman à l'origine du film Entre les murs, Palme d'or au dernier Festival de Cannes, a confirmé mardi 7 octobre dans un entretien à Ouest-France et Presse Océan son souhait de racheter le Football-Club de Nantes avec un investisseur du monde du cinéma. Le FC Nantes est actuellement 17e au classement de Ligue 1.
"C'est une véritable ambition. Je ne sais pas si elle aboutira, mais on fait en sorte, avec quelques collaborateurs, de monter un dossier sérieux", affirme l'écrivain de 37 ans."
Lire la suite là.
Il "monte un dossier sérieux". J'espère que c'est plus sérieux que ses cours parce que sinon c'est pas gagné.


*Concours encore (et toujours) voici la nature des épreuves que voudraient les futurs ex-IUFM . Tenez vous bien. Brighelli va encore hurler. On le comprend...
Source : communiqué de presse CD-IUFM (d'après fabula). Ces propos sont ceux de cette CD-IUFM.

Une épreuve de « culture disciplinaire ». On doit entendre par culture disciplinaire d'une part les savoirs de la discipline et d'autre part la manière dont ces savoirs ont été produits (épistémologie), les méthodes de recherche dans la discipline concernée, les enjeux sociaux et la manière dont on se sert de ces savoirs disciplinaires dans la société contemporaine...
Justification : il faut que le professeur puisse répondre à l'interrogation des élèves « A quoi ça sert (d'étudier telle ou telle discipline) ? » Pour cela il faut qu'il se soit déjà posé ce type de question, au cours de sa formation professionnelle et que l'épreuve du concours consacre une part significative à ce genre de questionnement.

Une épreuve nouvelle de « connaissance du système éducatif ». Elle ne doit pas se réduire à la récitation de connaissances factuelles mais inviter explicitement à la réflexion. Certes, il est souhaitable que tout futur enseignant puisse avoir une connaissance précise du fonctionnement de l'institution dans laquelle il va travailler. Mais plus encore, une connaissance de l'histoire de cette institution, des problèmes qui se sont présentés à elle, des enjeux qui la traversent aujourd'hui, des missions qui lui sont assignées, des différences avec d'autres systèmes éducatifs européens... apparaissent indispensables pour que le futur enseignant puisse pleinement agir dans le système éducatif français.

La troisième épreuve porte sur « l'organisation et la planification d'un enseignement ». Comment vérifier une telle compétence ? On peut a priori s'imaginer qu'il suffit d'organiser une épreuve pratique dans laquelle le candidat fait cours, ce qu'il est convenu d'appeler une « leçon », pour vérifier la maîtrise de cette compétence. Mais « faire cours » n'est pas « faire classe », il y manque d'authentiques élèves. La leçon, même modèle, que le jury voit se dérouler peut résulter de mises en oeuvre routinières, de répétitions mécaniques - voire mimétiques - d'un enseignement, pas toujours nécessairement réfléchies.
Bien plus intéressante est l'épreuve qui demande au candidat de présenter, d'expliquer, de justifier et d'argumenter - au nom de la rationalité et de l'éthique - les choix professionnels qui seraient les siens pour enseigner tel contenu dans telle classe particulière. Pour plus de pertinence on peut appuyer cette présentation sur les expériences d'enseignement que le candidat a du avoir tout au long de sa formation, sous la forme de stages dans les établissements scolaires.


* Le SNUIPP, le SGEN et le SE interrogent Darcos sur le droit syndical. Celui-ci ne serait pas respecté dans certains rectorats. Outre les insultes de recteur (voir post précédent), les heures syndicales seraient supprimées sans préavis. Ce n'est qu'un début...

Alors ils ont écrit une belle lettre au ministre,
lisible ici.


* Enfin retour de la vidéo de la fin (et oui... tant pis pour vous). LES ZROFS
Allez visiter leur site. c'est là. Quelques bons morceaux, dont celui-ci :

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Concours et insultes

* Coup d'essai pour voir la réaction ? Il faut croire que les infos du week end sur l'histoire géo et les maths (hors trognon commun) sont fausses tout en étant parfaitement vraies. Voici comment Darcos se défend de ne pas y avoir pensé :

AFP, ce jour —
Darcos: rien n'est "arrêté" sur la réforme du lycée

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a affirmé mardi sur i-télé que rien n'était encore "arrêté" concernant la réforme du lycée, "niant" la "disparition supposée" des mathématiques et de l'histoire-géographie à ce niveau d'étude.
Le ministre répondait à plusieurs organisations de professeurs par discipline, à des syndicats enseignants et aux deux principales organisations lycéennes, qui se sont émus de ce que certaines disciplines pourraient disparaître d'un futur tronc commun des enseignements, sur la foi d'informations de presse.
"Rien de ce qui est publié n'est définitif et avéré. Je pourrais même aller plus loin: concernant par exemple la disparition supposée des mathématiques et de l'histoire, et autres inventions, je nie absolument que ceci soit arrêté", a déclaré M. Darcos."

C'était donc bien prévu... pas arrrêté certes, mais pas loin.
LUNL de rajouter :

L'Union nationale lycéenne a fait savoir dans un communiqué qu'elle "ne peut accepter le fait de transformer l'Education nationale en un supermarché où le lycéen ferait ses courses. En effet, fait-elle valoir, tous les lycéens doivent avoir un socle commun de connaissance et avoir accès à la culture. Or le fait de rendre certaines matières facultatives poussera les lycéens à ne pas travailler".
"Les enseignements cités (mathématiques et histoire-géographie notamment, ndlr) sont fondamentaux et ne doivent pas être mis à la trappe et délaissés par les lycéens", a ajouté l'UNL.

* Selon les propos de M. Sherringham, conseiller du ministre de l'Éducation nationale voici les grandes orientations retenues pour la réforme des concours :

Pour l''agrégation les épreuves devront avoir un caractère pédagogique plus marqué, et une épreuve transversale de connaissance du système éducatif sera ajoutée.

Le CAPES verra le nombre d'épreuves restreint. L'hypothèse de travail est celle de deux épreuves disciplinaires à l'écrit, et de deux épreuves à l'oral. L'une des deux épreuves d'oral sera une épreuve à support disciplinaire, où le candidat devra traiter une question de cours pour un niveau déterminé, ce qui l'amènera à justifier ses choix pédagogiques. M. Sherringham évoque la possibilité d'introduire à l'écrit une question d'histoire et / ou d'épistémologie de la discipline, qui s'ajouterait à l'une des épreuves disciplinaires.

M. Sherringham indique que si le niveau de recrutement doit être le même pour tous les concours (le M2), la nature des concours et les perspectives de carrière qu'ils ouvrent doivent être différenciées : l'agrégation est destinée à tirer le système vers le haut. Les agrégés ont vocation à enseigner dans les classes d'examen des lycées, dans les classes préparatoires aux grandes écoles et dans le premier cycle universitaire.

Ce qui vient détruire les discours (rêves) de certains universitaires (Cf. rencontres
entre la Conférences de doyens de Lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales
et la Conférences des directeurs d'IUFM (CDIUFM). Mais c'est pas mieux. Bon ce-ci dit, ceux là voulaient des trucs du genre : déclarer agrégés les meilleurs titulaires du CAPES, fusionner agrégation interne et agrégation externe en un concours accessible aux titulaires du master, pour recruter des enseignants qui seraient affectés à cheval sur lycées et post-bac.


* Les cadres intermédiaires de l'appareil idéologique d'Etat l'ont dans le fion ? L'inspection est touchée aussi par la réforme. Le ministère vient de publier un rapport sur ladite inspection et la formation des inspecteurs. Tout irait bien dans le meilleur des monde, mais pour raison d'économie une réforme se profile qui réduirait l'année de (dé)formation à 1 an. Du coup, l'activité de l'école de (dé)formation, l'ESEN (à Poitiers) serait réduite. De plus, les IEN, "appelés à jouer un rôle central dans l’adaptation du système éducatif et la mise en oeuvre des réformes" passent sous le contrôle des recteurs et voient leur lien avec l'Inspection générale relâché. Le SIEN -UNSA discute (et signe) la réforme avec le ministère. Pour certains c'est une mise au pas ! Ah bon, ils ne l'étaient pas déjà ? Seuls les aveugles ne voulaient pas le voir...

Le rapport est là. Voici les propos de Pierre Frackowiak sur le Café péda (mieux vaut aller tout lire sur cette page): "Dans le cadre de la mise en œuvre de ce protocole, le ministre et le SIEN-UNSA s’accordent sur les points et le calendrier suivants :
1)-Le recrutement :
Les modifications de l’évaluation des enseignants, l’élévation du niveau de sortie de l’enseignement professionnel comme l’aspiration des IEN à voir leur métier mieux reconnu et leur statut de personnels d’encadrement supérieur conforté, nécessitent d’améliorer l’entrée dans le métier. Il s’agit d’encourager la diversification des voies d’accès et de permettre une prise de responsabilité immédiate.
Pour cela :
* Le reclassement est effectué dès la nomination dans le corps. La titularisation est prononcée par le ministre sur proposition du recteur. Elle intervient à l’issue d’un stage ramené à une année. Il s’effectue en responsabilité
* La formation est repensée et adaptée à la diversité des parcours et aux exigences des missions d’encadrement : elle est individualisée et largement externalisée, l’ESEN étant chargée de l’ingénierie de cette formation et effectuant notamment un bilan de compétences à l’entrée dans le corps."

Ou bilan d'incompétence, à vous de juger...


*Annales rectorales ou trou du cul ? Les deux pour le recteur d'Orléans-Tours. Le voici qui se met à insulter ses personnels. De la part d'un ministre soit, mais d'un recteur...

AFP- Le recteur d'Orléans aurait "perdu son calme" et "insulté" des infirmières

Le recteur de l'académie d'Orléans-Tours aurait "perdu son calme" jeudi devant des infirmières et "insulté" l'une d'entre elles au cours d'une audience sur le projet académique de santé, selon un communiqué des syndicats publié lundi.
"Lors d'une audience avec les syndicats représentatifs infirmiers de l'éducation nationale (SNIES-UNSA éducation et SNICS-FSU), le recteur a perdu son sang froid et insulté une collègue de la délégation", affirment les syndicats dans ce texte.
"Je vais vous gifler", "je vous em...", répété à trois reprises, seraient les propos tenus par le recteur de l'académie d'Orléans-Tours, Ali Bencheneb, selon le SNIES.
Les infirmières ont immédiatement quitté la salle et ont déposé une main courante au commissariat d'Orléans, de même source.
Après avoir attendu en vain des excuses, les huit représentantes syndicales des infirmières scolaires, en poste dans différents établissements de la région Centre, ont décidé de révéler l'incident.
"Malgré des démarches syndicales auprès du ministère pour une médiation et des excuses, la situation est restée bloquée et nous ne pouvons que dénoncer un tel comportement de la part d'un haut responsable national", conclut le SNICS-FSU.
Contacté par la presse, le recteur s'est refusé pour le moment à tout commentaire.

Finalement ledit recteur vient de présenter sa démission. (07/10, 12 h)
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Illusions de négociations sur la masterisation des concours [MAJ]

Vers la Une du Mammouth qui vient d'être mise à jour

Dernière minute : selon les informations du JDD, l'annonce de X. Darcos sur le lycée (la nouvelle seconde) qui aurait dû être faite dans les 10 jours serait repoussée à la rentrée de Toussaints.
De plus, selon les infos de ce journal, la réforme pour les classes de premières et de Term se traduirait par la fin de l'enseignement obligatoire en Mathématiques et Histoire-géo (qui seraient sorties du tronc commun).
Bref, c'est pleinement un Bac européen qui sera proposé...
On peut s'interroger aussi sur la véritable raison de la sortie d'une telle information.

* Pourquoi aujourd'hui se lancer dans une négociation sur les concours ?
On peut se le demander à la lecture de ce communiqué du conseil des ministres du mois de juillet qui est passé inaperçu. C'est fort dommage. Et dire qu'il y en a encore qui croient pouvoir négocier quelque chose. Tout est dit, prévu, encadré. C'était publié là.

"Réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés Communiqué du Conseil des Ministres (2/7/8)
"Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont présenté en Conseil des ministres une communication relative à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés.

Les enseignants devront justifier de l'obtention d'un diplôme de master pour pouvoir être recrutés à titre définitif à l'issue des nouveaux concours de recrutement. Tout étudiant inscrit en deuxième année de master ou ayant déjà validé celui-ci pourra donc se présenter aux nouveaux concours de recrutement.


Le principe de concours nationaux est réaffirmé pour le recrutement des enseignants. La distinction entre le Capes et l'agrégation est maintenue. Les nouveaux concours comprendront trois types d'épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif.

Pour préparer les étudiants à leur futur métier, les universités proposeront des parcours de master qui devront comporter une prise de contact progressive et cohérente avec les métiers de l'enseignement. Elle pourra commencer au cours des études de licence et comprendre des stages d'observation et de pratique accompagnée en école, en collège et en lycée.

Dès leur première année d'exercice, les lauréats des nouveaux concours seront mis en situation d'enseignement à temps plein avec l'aide et le soutien de professeurs expérimentés. Des actions de formation spécifiques leur seront offertes en dehors du temps scolaire. A l'issue de cette année, le professeur fonctionnaire stagiaire pourra être titularisé après avoir été inspecté.

Cette réforme, qui entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010, s'accompagnera d'une revalorisation des débuts de carrière des enseignants."

Bref, les syndicats vont pouvoir mieux placer les virgules dans des maquettes de la masterisation (que présente aujourd'hui avec un certain regard, Brighelli sur son blog).


* Travail, famille, patrie, honneur. Ca décore dur. On n'est jamais mieux servi que par soi même.
SUD-OUEST (
ici)— La cérémonie se voulait une fête de famille avant tout. Hier, dans la salle des fêtes de Sourzac, plus de 170 personnes étaient réunies pour voir le ministre de l'Éducation, Xavier Darcos, remettre la médaille de Chevalier de la Légion d'honneur à son frère Alain Darcos, président départemental des donneurs de sang.
« Une situation rare » et qui a beaucoup touché les deux frères puisque cette cérémonie s'est déroulée sous les yeux de leur mère, Anne-Marie qui fêtait ce jour-là ses 100 printemps.
Autre exception dans cette cérémonie, c'est la médaille en elle-même puisque le ruban rouge que Xavier Darcos a épinglé sur la veste de son aîné, Alain, n'est autre que la Légion d'honneur qui avait été remise en 1945 à leur père puis portée successivement par Bernard Darcos (autre frère) et Xavier Darcos lui-même.

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Concours éducation régionalisés

* Territorialisation. On y va c'est sûr. Les présidents d'université y poussent.

AFP- Recrutement des professeurs: la CPU prône un concours avec épreuves par académie

"La Conférence des présidents d'universités (CPU) a proposé, dans le cadre de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, un concours avec des épreuves par académie pour recruter les professeurs de collèges et lycées, ont indiqué ses dirigeants jeudi.
"Nous proposons un concours national avec des épreuves académiques", a précisé Michel Lussault, vice-président de la CPU, relevant que cela se faisait déjà "pour le bac, la première année de médecine, les recrutements des enseignants du primaire et le recrutement des professeurs d'université".
Cette proposition a été faite par la CPU aux ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur, dans le cadre de la concertation en cours sur la réforme de la formation et du recrutement des enseignants.
M. Lussault a aussi assuré que les universités se chargeraient de "prendre en charge les étudiants qui ne seront pas admissibles" au concours, pour qu'ils repassent le concours ou qu'ils s'orientent vers d'autres métiers.
La réforme, qui doit s'appliquer en 2010, prévoit que le recrutement des enseignants se fasse au niveau "master 2" (bac +5) et que le nouvel enseignant soit, dès la rentrée suivante, à plein temps devant une classe.
Elle prévoit également que les universités, et non plus les IUFM (Instituts universitaires de formations des maîtres), forment les enseignants par des masters "professionnalisants".
Le président de la CPU Jean-Pierre Finance a assuré que les universités et les professeurs d'IUFM qui y seront intégrés travailleraient "dans une logique de partenariat" pour les masters de formation."

"le recrutement des professeurs d'université", oui c'est justement ce scandale là qu'il faudrait éviter...

*Concours, toujours, les maquettes sont là . Quatre solutions ont été données aux partenaires sociaux (partenaire, c'est bien là le problème) par le gouvernement.

AFP - Plusieurs projets de concours d'enseignement à l'étude


"Plusieurs propositions d'épreuves aux concours d'enseignement ont été proposées par le gouvernement à ses partenaires, dans le cadre de la mise en place, en 2010, de la réforme de la formation des enseignants, selon ces projets, dont l'AFP a obtenu copie.
L'un des projets prévoit quatre épreuves (discipline, histoire de l'enseignement de la discipline, connaissances académiques, connaissance du système éducatif).
Un autre prévoit, à travers trois épreuves, de mesurer 10 "compétences", parmi lesquelles "maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale", "concevoir et mettre en oeuvre son enseignement", "organiser le travail de la classe", "prendre en compte la diversité des élèves", "maîtriser les technologies de l'information et de la communication".
Un autre projet concerne les conseillers principaux d'éducation et un autre les concours pour les professeurs de sport."


* L'évaluation des enseignants passera par celle des élèves. Et oui, ce serait plus objectif, nous dit-on. Ce sera pour bientôt, car maintenant on met en place l'évaluation des élèves.

AFP - Le nouveau dispositif d'évaluation en CE1 et CM2 présenté jeudi

Le nouveau dispositif d'évaluation qui doit s'appliquer cette année en français et mathématiques aux élèves de CE1 et CM2 a été présenté jeudi par les services du ministère de l'Education à l'ensemble du corps des inspecteurs réunis à Poitiers, a annoncé le ministère de l'Education.
Déjà annoncée par le ministre l'an dernier, cette évaluation, qui aura lieu cette année scolaire du 19 au 23 janvier en CM2 et du 25 au 30 mai en CE1, aura pour nouveauté de répartir les élèves dans quatre catégories en fonction de leurs acquis.
Ces tests, "en adéquation avec les programmes de 2008", comporteront 60 questions en français et 40 en mathématiques.
Les résultats de l'élève et de son école seront transmis confidentiellement aux parents par les enseignants, une communication qui sera "orale" et sur "papier", "à partir du 4 février" en CM2 et "à partir du 10 juin" en CE1.
Nouveauté, les données statistiques (hors résultats personnels), nationales, par académie, et par département, seront mises en ligne respectivement fin février et fin juin sur le site du ministère de l'Education.
Il s'agit de "donner aux parents toutes les informations auxquelles ils ont droit, en évitant une mise en concurrence incontrôlée des écoles", affirme le ministère.
Il précise que "les résultats individuels des écoles ne seront pas publics" et qu"'ils resteront internes à l'Education nationale".
Le 11 décembre 2007, lors d'une conférence de presse, Xavier Darcos avait affirmé que les résultats de ces évaluations seraient "rendus publics école par école", laissant entendre que les parents pourraient se forger leur propre opinion sur le niveau de l'école de leur enfant, par rapport à une autre école."

* Le soutien scolaire recrute des profs. Comme par hasard. Selon l'AEF l'organisme privé de soutien scolaire Complétude affiche pour objectif le recrutement de 14 500 professeurs cette année en Île-de-France et dans quatre villes: Marseille, Lyon, Lille et Nice.

Et c'est pas fini...


* Face à tout cela : grèves et manifs : après le SNES le 7, la FSU le 19 (avec d'autres), voici FO le 23 (c'est là). Quel beau mois d'octobre... Si le rapport de force se construit c'est du moins dans un certain désordre... qui profite toujours à qui l'on sait.

Pourtant on le voit encore aujourd'hui, ça urge...


*Et pendant ce temps là les catho travaillent à détruire l'école de la République (mais tout le monde s'en fiche). C'est Bakchich qui le rapporte en direct de La Roche-sur-Yon.

"La charmante bourgade villiériste de La Roche-sur-Yon, accueillait le 26 septembre, une conférence discrète à l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures, à l’initiative de l’association Enseignement et Liberté. Une ONG suisse « pour le Droit à l’éducation et la Liberté de l’enseignement », du nom d’OIDEL, était aussi de la partie. Celle-ci a été fondée, comme le révèle une session du Grand Conseil de l’Etat de Genève, « avec l’appui actif de l’Opus Dei ».
C’est que la curée anti-mammouth n’a pas fini de porter ses fruits. Sus à la « syndicratie » ! A bas le « gosplan » de l’Education nationale, « monolithique, soviétiforme ». L’Etat ? Qu’il reste à sa place ! Mais surtout, qu’il aide au financement du privé pour une « authentique liberté de l’enseignement », enfin réalisée… En clair : Etat, donne l’oseille et tire-toi ! Chèque éducation ou forfait à l’élève, peu importe la méthode, sur laquelle les avis divergent."
La suite ici ...
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Idées

* Censure pédagogique ? Il faut le croire, elle vient du ministère qui a décidé de retirer des pages de son site des documents produits par des formateurs à la suite des programmes de 2002. Nombreux d'entre eux avaient pour but le repérage des difficultés. C'est le SNIUPP qui donne l'alerte et les republie sur son site. C'est là.

Mais après tout repérer les difficultés en primaire on s'en fiche, car arrivés au lycée ces élèves auront des tonnes d'aides individualisées et de soutien. Non ? j'ai dit une connerie ?

* LE PS se met à réfléchir sur l'Ecole. C'est bien la preuve qu'il avait arrêté. On peut craindre le pire. Les Echos.fr nous le rapportent.

PS : un think-tank sur les questions d'éducation

Le PS veut reconquérir du terrain dans le domaine - délaissé - de l'éducation. Plusieurs chercheurs et experts du système, membres ou proches du PS (André Legrand, Sonia Heinrich, Claude Lelièvre...) ont annoncé mardi soir la création d'un think-tank dévolu aux débats éducatifs, le « Club Alain-Savary ». « Par lassitude, et parce que les débats sur l'éducation sont rudes, la gauche et les partis politiques ont abandonné le terrain du débat."

L'annonce au JO date du mois de juillet :
Association : CLUB ALAIN SAVARY. No de parution : 20080032 Département (Région) : Paris (Île-de-France)
Lieu parution : Déclaration à la préfecture de police. Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION
Déclaration à la préfecture de police. CLUB ALAIN SAVARY. Objet : constitue un club de réflexion et de proposition sur les questions que rencontre le système d’éducation français ; le patronyme que l’association s’est choisi indique les valeurs fondamentale d’égalité, de justice sociale et de progrès dans lesquelles elle entend inscrire son activité et l’ouverture qui est la sienne à tous ceux qui partagent ces idéaux démocratiques ; les moyens que l’association se fixe pour l’exercice de sa mission sont l’organisation de débats, de colloques, de forums et l’utilisation de tous moyens de communication pour faire connaître ses positions. Siège social : 40, rue Mauconseil, 75001 Paris. Date de la déclaration : 10 juillet 2008.

* Meilleure affiche de la rentrée. C'est sans aucun doute celle de SUD-éducation. A l'uninimité du jury.

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Tout s'en va...

Vers la Une du Mammouth mise à jour
Les propos de Darcos en vidéo sur la maternelle***
Les propos de Darcos en vidéo pour améliorer la gouvernance de l'école ***


* Préparation de la territorialisation des enseignants.
C'est en gros ce que l'on peut retenir de la charte signée le 18 septembre par la conférence des présidents d'université.

Extraits :
Les signataires réaffirment le caractère national des concours des premier et second degrés tout en rendant possible une politique de première affectation plus conforme aux souhaits des jeunes enseignants et plus proches de leurs lieux de formation initiale, ce qui facilitera la liaison avec la formation continue. Ceux-ci comprendront trois types d’épreuves destinées à évaluer les connaissances disciplinaires, la capacité à planifier et organiser un enseignement adapté aux niveaux de classe, et enfin la connaissance du système éducatif. Pour le second degré la distinction entre le CAPES et l’agrégation est maintenue. En ce sens, la plus grande part de la certification du niveau scientifique des candidats sera confiée aux universités dans le cadre des masters tandis que les concours seront essentiellement un instrument de sélection et un processus de classement.

L'idée est aussi de réduire le coût de tous les concours de l'éducation en proposant une capitalisation des crédits d'enseignement tout au long du cursus des étudiants.
La formation ira dans 4 directions :
a. disciplinaire (ou multidisciplinaire) qui renvoie aux savoirs scientifiques actuels ;
b.
épistémologique en lien avec l’histoire des disciplines d’enseignement;
c.
didactique qui prend en charge la réflexion de fond sur la transmission des savoirs disciplinaires en lien avec les programmes scolaires ;
d.
professionnel qui aborde les différentes facettes du métier d’enseignant et le rôle d’agent du service public d’éducation.

La totalité du doc (pas long) est ici.


* Le FCPE première victime des réductions de postes.
Les mises à dispositions disparaissent...

AEF - "Pour cette année scolaire, nous perdons quatre postes de MAD (mis à disposition) sur cinq et la moitié de notre subvention", déplore Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, mardi 30 septembre 2008, à l'occasion de la conférence de presse de rentrée. "

La FCPE nous copiera 100 fois la dépêche d'hier (AFP) intitulée : FCPE (parents d'élèves): rentrée 2008 "sans ambition politique"


* Un accord avec les syndicats sur la maquette des concours pour la fin de la semaine.
C'est ce que veut Darcos. Puisqu'il le dit (et que tout le monde s'y est déjà engagé), il l'aura. C'est ce qu'il a déclaré aujourd'hui.


* Face à la crise banquaire on racle les fonds de tiroir et l'Université pourrait le sentir passer. C'est ce que propose le très progressiste Jean Arthuis. Souvenez vous c'est celui qui dans les vidéos de Darcos au Sénat de juillet dernier, dit au ministre qu'il ne va pas assez loin dans ses réformes. Un pro.

AFP - L'Etat pourrait utiliser l'argent du plan Universités pour renflouer Dexia
L'Etat pourrait utiliser les recettes de privatisation d'EDF, destinées à être investies dans l'immobilier universitaire, pour financer le renflouement de Dexia, ont affirmé mardi des membres de la commission des Finances du Sénat, aussitôt démentis par Bercy.
L'Etat français doit apporter 1 milliard d'euros à la banque franco-belge, dans le cadre d'un plan de sauvetage d'un montant total de 6,4 milliards.
"Une des possibilités parmi plusieurs"
pour financer ce plan serait le recours aux recettes de privatisation d'EDF, a indiqué mardi Jean Arthuis, président de la commission des Finances, à l'issue d'une audition à huis clos avec la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.
Une éventualité démentie par Bercy. "Il est hors de question de toucher à cette somme qui est sanctuarisée pour nous. On a plusieurs options qu'on n'a pas encore tranchées mais celle-là n'en fait pas partie", a affirmé à l'AFP Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde.
"L'argent des universités, c'est pour les universités", a renchéri le ministre du Budget, Eric Woerth, sur Canal Plus. "Le milliard d'euros, il peut être emprunté, il n'y a pas de difficulté particulière", a-t-il ajouté.
L'Etat a cédé 2,67% du capital d'EDF depuis décembre, pour un montant d'environ 3,9 milliards d'euros, sous la forme d'un placement accéléré auprès d'investisseurs institutionnels.



* Adieu aussi les promesses : Les musées gratuits pour les enseignants ? Vous vous souvenez sans doute de cette promesse de campagne qui devaient constituer un des temps forts de la revalorisation des enseignants. Qu'en est-il ? Bien, pas grand chose. C'est ce que signale le site Louvrepourtous, qui fait le point sur une annonce électoraliste qui ne verra jamais le jour. Tous les éléments du dossier ici.

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