Lutte ?

Réforme du lycée, grandes lignes :
Précisions supplémentaires suite à premières négociations
.

* La
FSU entend "peaufiner" la réforme du lycée.

Voici une motion soumise au vote au dernier CDFN (instance nationale) de la FSU par un courant (minoritaire, certes) de la FSU autour de la réforme du lycée. Le résultat est clair.

Motion Réforme des lycées (présentée par la tendance Front Unique)

Sarkozy a annoncé les grands axes de la réforme des lycées :
- Réduction massive des heures de cours (une centaine d’heures annuelles) sous couvert de « suivi individualisé »), suppression des redoublements ; c’est une machine à supprimer des postes.
- Instauration de la polyvalence des enseignants chargés de l’orientation avec comme conséquence la mise en extinction – liquidation des Conseillers d’Orientation – Psychologues
- Soumission de l’orientation des élèves aux besoins du patronat, via les stages obligatoires en entreprise pour les élèves comme pour les enseignants. Déqualification via « l’introduction du livret de compétences », attaque contre le baccalauréat.
- Elargissement de l’ « autonomie des établissements » via l’organisation locale de « stages » hors temps scolaire de « soutien et approfondissement », recours accru à des précaires,…
- Le CDFN de la FSU se prononce pour le retrait du projet de réforme Sarkozy des lycées.
Il rappelle que la rupture avec la commission Gaudemar l’an dernier avait ouvert une situation permettant la grève massive des enseignants de Novembre 2008 et à sa suite le mouvement lycéen, contraignant le gouvernement à reporter la réforme
Sarkozy a conclu son intervention en indiquant à quel point la concertation était indispensable pour faire adopter sa réforme, moyen de vérifier que « le fil n’était pas cassé » avec les « partenaires » ; « nous n ‘en sommes qu’à la moitié du chemin » a-t-il déclaré. Il ne doit pas aller plus loin.
Le CDFN de la FSU se prononce en conséquence contre toute participation de la FSU à la « concertation » et appelle les autres organisations syndicales à adopter la même position.

Pour 10 Contre 63 Abstentions 9 Refus de vote 30

Ca, c'est fait.

"Le but final du syndicat est l'émancipation complète des travailleurs, cette émancipation ne pouvant être obtenue que par l'expropriation capitaliste." (Statuts du SNES, article 4)

Ben, on en est loin...
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Menaces de grève ?

* 24 novembre : vers la grève reconductible ?

Après un prudent mot d'ordre de la FSU "pour une journée de grève et de manifestations" pour le 24 novembre, SUD éducation lance "un avis d'arlerte rouge" et appelle à une grève, ainsi qu'a des assemblées générales afin d'organiser collectivement la suite du mouvement et "mettre en débat la question de la grève reconductible".

D'après nos informations et les positions prises à la dernière intersyndicale, FO s'est également déclaré favorable à un mouvement de grève ainsi que la CGT. Ces deux orga n'ont pas encore fait savoir leurs positions finales.


Reste à savoir si ces dernières oseront s'affranchir de leurs habitudes, et se permettront de dépasser le jour de grève carré, qui n'apporte pas grand chose.
Les SE-UNSA et SGEN ont eux refusé catégoriquement à la dernière intersyndicale toute idée de grève (et d'opposition aux réformes du gouvernement ?).



* Renouveau des Copé d'or. Extraits des propositions de JFC sur l'Ecole faites au Parisien (22/10).



-"pourquoi ne pas imaginer un système spécialisé par année ? A Meaux, par exemple, nous avons cinq collèges. Chaque collège va de la 6 e à la 3 e . Pourquoi ne pas imaginer un collège qui ne ferait que les 6e , un autre qui ne ferait que les 5 e , etc, de telle manière que chaque établissement soit concentré sur une année. L’idée est de sortir du collège unique et de permettre, à chaque chef d’établissement, de concevoir un projet adapté à ses élèves. "

- "Il faut mettre en place une vraie politique des ressources humaines pour les professeurs. Aujourd’hui, la gestion des ressources humaines, à l’Education nationale, c’est la combinaison d’un ordinateur et des syndicats. Il faut déconcentrer cette gestion, au minimum au niveau du rectorat. D’autre part, il faut donner aux chefs d’établissement une vraie liberté de recrutement pour qu’ils puissent constituer leur équipe".

- "il ne faut pas craindre de développer le e-learning (NDLR : enseignement par l’informatique), comme je le fais à Meaux, et les cartables électroniques, comme je l’ai vu à Singapour."

-"Génération France lance des débats en produisant des idées originales et audacieuses. Notre objectif est de servir de défricheur pour la droite, et de préparer la réélection de Nicolas Sarkozy en 2012."

De belles idées en effet qui méritent d'être mieux connues...

* L'UMP veut la suppression de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la perfromance au profit d'outils dévaluation privés.

Décompléxés, n'est-il pas ?

AFP - Evaluations en primaire: mieux associer la communauté éducative (groupe de travail UMP)

Un groupe de travail parlementaire UMP a prôné, dans un rapport rendu public mardi, de "mieux associer la communauté éducative" à l'organisation des nouvelles évaluations dans les écoles primaires (CE1 et CM2) et de parvenir à "une véritable culture de l'évaluation" à l'école.
(...) Le groupe de travail prône enfin de parvenir à "une véritable culture de l'évaluation", notamment en organisant au niveau local "un lieu de concertation avec les différents acteurs de l'Education nationale sur le bilan et les perspectives d'amélioration" des évaluations.
Il propose même de "mettre en place un système indépendant chargé de l'évaluation du système éducatif, en remplacement des organismes ou directions centrales en charge de cette mission".



* Suppression des subventions à l'école privée. C'est possible. Le maire de Cahors, vient de le faire.

Cahors, préfère l’école publique
A l’initiative d’une maire-ajointe PCF, cette ville du Lot a choisi de ne plus subventionner les maternelles privées. Une économie de 59 000 euros reversée aux écoles publiques.


Cahors, envoyé spécial. Depuis la dernière rentrée, la municipalité de Cahors (Lot) ne contribue plus au fonctionnement des écoles maternelles privées. Cette décision met fin à une pratique de quarante ans. L’adjointe à la vie scolaire et à la jeunesse, Marie Piqué, est à l’origine de ce changement de politique. L’élue communiste a reçu le soutien du maire Jean-Marc Vayssouze-Faure (PS) et de toute la majorité municipale. Ainsi, la ville de Cahors (23 000 habitants) ne verse plus le total de 58 684,20 euros aux deux maternelles privées sous contrat d’association -soit 624,30 euros pour chacun des quatre-vingt quatorze élèves inscrits dans ces établissements catholiques. « Cette somme est réinjectée dans le budget scolaire », précise Marie Piqué.

Ces 58 684,20 euros, récupérés à l’enseignement privé confessionnel, semblent une somme bien modeste comparés aux besoins des écoles publiques cadurciennes. Le seul plan de remise à neuf de ces bâtiments -d’ici 2014- s’élève à 6,2 millions d’euros. Pour Marie Piqué, il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, c’est aussi une affaire de valeurs politiques :
« J’assume le choix de la laïcité, de l’école de la République, à une époque où on oublie un peu la séparation de l’Eglise et de l’Etat. »

Si la décision de la ville de Cahors respecte la loi, qui n’oblige pas à financer les maternelles privées, elle a bien entendu provoqué un tollé à droite. Le conseil municipal du 26 juin 2009, qui délibéra sur cette question, fut très animé. Les élus de droite accusèrent Marie Piqué de « discrimination ». L’hebdomadaire catholique la Vie Quercynoise, d’habitude de meilleure tenue, dans un article intitulé La guerre des écoles relancée à Cahors ?, sombra dans une hallucinante logorrhée anticommuniste et attaqua violemment Marie Piqué : « C’est une communiste fervente. De Staline à Castro, elle n’a pas perdu le fil » (1). « Tout a été décidé en concertation, répond l’adjointe à la vie scolaire. J’ai rencontré les parents d’élèves, les syndicats d’enseignants, tous les protagonistes de l’école. Dans les rues de Cahors, personne ne m’interpelle pour me reprocher cette décision. Au contraire, des enseignants m’ont contactée pour m’encourager dans cette voie. »

Oh, mais voilà tout plein de vilains communistes...

* Chatel lit. C'est déjà une bonne nouvelle.


Confidentiel Chatel lit Guy Môquet
Le Figaro

Le ministre de l’Éducation nationale s’est rendu, jeudi, au lycée Camille-Sée, dans le XVe arrondissement de Paris, pour y lire la lettre de Guy Môquet à sa mère. La lecture annuelle de ce texte dans les classes a été instaurée en 2007 par Nicolas Sarkozy. Non sans que cela déclenche une vive polémique. Luc Chatel a été accueilli par le député maire UMP de l’arrondissement, Philippe Goujon, et par l’autre député UMP du XVe, Jean-François Lamour.
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Garde à vous !

Aujourd'hui, interdit de se Môquet.

* Réforme lycée : quelques précisions : la fin de l'histoire géo en Term S ?
En cette journée de comménoration ça tombe bien ! Et si on remplacait l'HG par un cycle comménoratif ? Le président peaufine les programmes n'en doutons pas.

Certains syndicats vont "peaufiner" avec le ministre les détails de la réforme. Du coup on en sait un peu plus sur ladite réforme. On apprend donc de source syndicale :
- En seconde, 28,5 h élève et 39 heures prof, avec deux enseignements d'exploration de 1 h 30 chacun pour découvrir un nouveau domaine de connaissance (SES, ISI, latin ?). Pour ces deux là la semestrialisation est possible.
- Une 1ere moins spécialisée qu'aujourd'hui. Du coup, il n'y aurait pas vraiment de correction de trajectoire de la aprt d'élèves décrocheurs. 25 h de cours et 2 h d'accompagnement.
- Tronc commun en 1er : 15 h pour le Fr, EPS, ECJS, LV, HG. (horaires actuels)
- Term : la question de l'HG se pose en Term S (à raison d'une heure par semaine)
- Term L : introdcution d'un enseignement aux grands enjeux du monde contemporain (droit, éco, international ?) pour permettre à certains élèves d'aller vers les classes prépa.


L’accompagnement personnalisé sera inclus temps scolaire, dans la grille horaire des élèves et des professeurs, donc dans la DHG. Il reprendra des pratiques des modules et de l’aide individualisée : aide aux élèves, accompagnement vers l’autonomie (prise de parole, TPE...), avec les même moyens de constitution des groupes à effectifs réduits qu’aujourd’hui.
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a précisé de plus à propos des deux heures d'aide que les élèves en difficulté bénéficieront de "soutien scolaire » alors que les autres auront droit à des "devoirs supplémentaires" et "un apprentissage des méthodes de travail de l'enseignement supérieur".


* Réforme lycée : que veut le SNES ?


Alors que la FSU lance un mot d'ordre de grève pour le 24 novembre, on peut se demander quelles sont ses ambition au visionnage du diaporama qui présente la réforme des lycées et les propositions du SNES . A côté d'un discours de circonstance sur les méfaits des propositions gouvernmentales on y trouve en effet ce-ci :



Programme, qui n'est ni plus ni moins celui de la réforme Darcos-Chatel.
Au passage on en sait un peu plus sur les deux heures d'aide inividualisée qui seront fournies à tous au lycée : Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a en effet précisé que les élèves en difficulté bénéficieront de "soutien scolaire » alors que les autres auront droit à des "devoirs supplémentaires" et "un apprentissage des méthodes de travail de l'enseignement supérieur".
Tiens, bien les élèves vont déjà moins apprécier...


* Surveillance en ligne de la fraude aux 108 heures ?


"Les informations seront saisies en ligne par les directeurs au plus tard le 16 octobre. L’IEN validera l’organisation retenue par l’école, ainsi que la ventilation des 90 heures pour chaque enseignant, sur une fiche de synthèse générée par le logiciel, qu’il renverra au directeur avant les vacances d’automne. Dans le même temps, cette procédure devra être complétée par l’envoi séparé du projet pédagogique de l’école relatif à la mise en place de l’aide personnalisée. Bien évidemment, pour cette année de transition, vous serez amenés à mettre en œuvre le dispositif arrêté en conseil des maîtres avant qu’il ne soit validé formellement."

Tout le doc :
Courrier IA -- Cadrage 108 heures[1]



* LEs catho doutent. Ils n'arrivent plus à enseigner l'histoire du fait religieux.

C'est La Croix
qui nous le dit ici.
Les cathos veulent profiter de l'introduction de l'histoire de l'art dans les programmes pour faire davantage d'enseignement religieux car l'enseignement du fait religieux leur posent des problèmes dans les écoles et il ne s'estiment pas compétents pour dispenser un enseignement religieux neutre, neutralité d'ailleurs désapprouvée par la Congrégation pour l’éducation catholique.

Comme quoi un bon instituteur laïc fait aussi bien. Mieux même ?

* Réac toujours : l'Uni réclame des sanctions contre les bloqueurs

AFP - L'Uni réclame des sanctions contre les auteurs de blocages de lycées


L'organisation lycéenne de droite Uni-Lycée a appelé mercredi le gouvernement à prendre des "sanctions lourdes" contre les auteurs de blocages d'établissements scolaires, après une tentative de blocage de deux lycées la veille dans les Hauts-de-Seine.
"L'Uni-Lycée, qui défend la primauté de la liberté fondamentale d'étudier, condamne fermement les agissements d'hier et interpelle, dès aujourd'hui, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, afin
qu'il prenne rapidement les mesures adéquates pour éviter tout nouveau blocage", indique le communiqué.
L'Uni-Lycée "préconise la prise de sanctions lourdes contre ces futurs bacheliers filière +violences et manipulations+: exclusion temporaire ou définitive, inéligibilité aux élections lycéennes, telles sont les mesures qui doivent leur être appliquées".
L'organisation lycéenne "appelle le Président de la République (Nicolas Sarkozy) et le ministre de l'Education nationale à ne pas se laisser intimider par une poignée d'agitateurs".

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Injonctions de subordination

* (I) Guy Môquet, le retour (suite et pas fin). Guaino limite.


Après la remise au goût du jour de la lettre de G. M., voici de petites phrases d'un conseiller du président qui ne manqueront pas de provoquer la polémique.

Môquet: les profs doivent obéir (Guaino)

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a appelé  les enseignants à "obéir aux directives" en lisant la lettre de Guy Môquet  dans les lycées. "Je pense que les enseignants ont un devoir. Le devoir, c'est de faire leur métier d'enseignant donc d'obéir aux directives", a-t-il lancé sur France-Info. "Ce n'est pas une profession libérale le métier d'enseignant, c'est un fonctionnaire". "Il y a des directives" et "il n'est pas indigne au regard des lois de la République et des grands principes qui nous gouvernent de lire la lettre de Guy Môquet", a ajouté M. Guaino. "Après, ils peuvent l'assortir des commentaires qu'ils veulent, faire à partir de là la pédagogie qu'ils souhaitent. Mais enfin, ils doivent appliquer les directives et je pense que la conscience professionnelle de la plupart des enseignants les conduisent à respecter ces directives", a conclu le conseiller du chef de l'Etat.

Fonctionnaires, fonctionnez ! Qui disait ça déjà ?


* (II) Coupe nationale des élèves citoyens

Comment faire entrer le droit au lycée sans aucun moyen suppélementaire et en l'externalisant au privé ?

Le recteur d'Orléans-Tours à trouvé la solution en faisant appel à une association d'avocats: INITIA. Philanthropes et désintéressés sans aucun doute bien sûr. Voici le mail de l'IPR (clairvoyant...) en charge de l'affaire reçu ce jour dans les établissements.

Jean François Le Borgne IA IPR référent concours : Coupe nationale des élèves citoyens .

A Mesdames , messieurs les chefs d'établissement publics et privés de l'Académie d'Orléans -Tours ,
Monsieur
le recteur m'a chargé de diffuser le thème de la coupe nationale des élèves citoyens à l'initiative de l'association, INITIADROIT .
Cette association organise une coupe sous la tutelle des ministères de la Justice et de l'Education nationale .
Tous les élèves de la classe de sixième à la classe terminale peuvent y participer !

Le thème est cette année consacré au sujet d'actualité encore une fois ,de la violence dans le sport .
Le règlement diffusé en pièce jointe ( format word) donne sept pistes pour les sept niveaux de l'enseignement secondaire .
Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire (voir dans le règlement annexé ) .
Jean-francois Le Borgne IA IPR HG EC responsable trinôme

En espérant une réussite très forte de ce concours citoyen . Merci, mesdames et messieurs les chefs d'établissement de diffuser cette information .

Heureusement nous dit-on un peu plus loin : Initiadroit est une association d'avocats bénévoles qui interviennent dans les établissements. Elle vise à faire prendre conscience aux élèves de l'importance du droit dans les relations sociales et de leur statut de citoyen.




* Créteil recrute. Ou comment le statut de fonctionnaire est détourné sans pour autant toucher aux décrêts de 1950.

Si vous êtes intéressés par le poste
c'est là.



* Managment de la Recherche (CNRS) façon France Télécom.

Quand les plans sociaux se font plus discrêts qu'à la SNCF ou à Orange... et sont officialisés par le représentation nationale...


Le CNRS applique la loi sur la "mobilité" des fonctionnaires à ses agents (II)

Le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) s'achemine-t-il vers une crise majeure ? Le 18 octobre, une dépêche AFP évoque la situation de la SNCF, du Pôle Emploi et de France Télécom. Si à la SNCF il est question de 6.000 suppressions d'emplois, la mobilisation du Pôle emploi porte sur la dégradation du service et des conditions de travail. Celle des employés de France Télécom concerne tout particulièrement la souffrance au travail et la vague de suicides d'agents constatée dans la période récente.

Dans ce contexte, on peut s'inquiéter d'apprendre que déjà en 2008, dans un silence général, plus de quatre-cents chercheurs du CNRS (environ quatre pour cent des 11.600 que compte le Centre) étaient visés par un « suivi des difficultés professionnelles ».

Un tel dispositif fait penser aux méthodes de « management » du secteur privé, ayant conduit notamment à la crise actuelle de France Télécom.

Il ressemble également à une application anticipée, au CNRS, des idées de base de la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique », promulguée cet été mais que le Sénat avait adoptée en première lecture il y a un an et demi. Pire, ce prétendu « suivi des difficultés professionnelles » figure explicitement dans la nouvelle version du contrat d'objectifs 2009-2013 entre le CNRS et l'Etat qui sera signé publiquement, demain lundi, par la ministre Valérie Pécresse avec la présidente et le directeur général du CNRS à l'occasion d'un colloque dédié au soixante-dixième anniversaire du Centre. Cette signature ouvrira tout naturellement un nouveau délai du recours contentieux pour quiconque envisagerait d'agir en justice contre ledit contrat d'objectifs.

Lire la suite là...

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En prime...

Réforme du lycée, grandes lignes : voir plus bas ou

* Après la prime à l'assiduité pour les élèves, la même chose pour les fonctionnaires

De source syndicale - UN RAPPORT PARLEMENTAIRE INVENTE LA PRIME À LA BONNE SANTÉ DES FONCTIONNAIRES


A quelques jours du début de l'examen du projet de loi de finances pour 2010, le président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale a choisi de rendre public ce mercredi 14 octobre un rapport visant à
"optimiser la dépense publique".
L'une des propositions a recueilli les premières faveurs des medias puisque le député propose de retirer la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal.
Parmi les 50 autres propositions du rapport - qui souligne que
"la France est au pied du mur" et appelle au "sursaut" en suggérant la tenue d'un "sommet national de la dette publique" - figurent la mise en place dès 2011 de la retenue à la source pour l'impôt sur le revenu, et ... la mise en œuvre d'une "incitation financière à l'assiduité" dans la fonction publique !
Il s'agirait de « 
mettre en place une prime positive d'assiduité à chaque agent, n'ayant bénéficié d'aucun arrêt de travail, afin de l'intéresser à sa propre assiduité ».

* Privés, mais pas d'argent public. Encore des nouvelles du soutien scolaire externalisé.

Nouvelobs.com - Campagnes de pub aux frais du contribuable Petits cours mais gros bénéfices

le soutien scolaire privé bénéficie de subsides très importants. «Environ 320 millions d'euros au total, à travers le crédit d'impôt, mais aussi des abattements de charges sociales, une TVA à taux réduit, etc.», a calculé Agnès Cavet, chercheuse à l'INRP (Institut national de Recherche pédagogique)

«l'on encourage, via des déductions fiscales, le développement d'un soutien privé favorisant les enfants déjà les mieux dotés sur le plan des revenus et du capital culturel ou social»


* Pas de Po.


Sciences-Po: un «new management» version «management de la peur»
Médiapart

"Rémunérations des salariés liées à la satisfaction des étudiants, formulaires d'évaluation obligatoires, cours remplacés par des vidéos en ligne, américanisation des diplômes: Sciences-Po vit à l'heure du «new management». L'école se veut «une entreprise de services d'éducation». Cette mutation, accompagnée d'un cycle de réformes permanentes depuis 13 ans, a dégradé les conditions de travail des personnels dans l'indifférence générale. Certains d'entre eux dénoncent pourtant un «management de la terreur», fait de stress et de coups d'éclat permanents. Troisième volet de notre enquête sur Sciences-Po. "

Le modèle d'un certin M. Descoing...


*
UMPS : tout le monde est d'accord finalement...

"Cagnotte": Julliard (PS) favorable au paiement de projets pédagogiques

AFP -
Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'Education, interrogé dimanche par la radio RCJ sur l'idée de "cagnotte" scolaire, s'est montré ouvert au projet défendu par Martin Hirsch, déplorant une mauvaise communication sur ce dossier.
Alors que le Parti socialiste avait exprimé mardi sa "totale opposition" à des cagnottes pour lutter contre l'absentéisme scolaire, M. Julliard a commenté:
"nous avons réagi trop vite, il y a eu une incompréhension".
"Si la cagnotte, c'est donner de l'argent à des lycéens pour qu'ils viennent en cours, j'y serais totalement opposé, c'est socialement injuste, pédagogiquement totalement inadapté et c'est le message inverse de ce qu'il faut faire passer", a poursuivi M. Julliard.
Mais à ses yeux, "l'idée a été dénaturée". "Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain".
Il faut, a-t-il poursuivi, "qu'il y ait des tentatives d'innovations au niveau local, dans des établissements, dans les académies ou départements pour permettre d'essayer des pédagogies nouvelles".
"
Cela peut se traduire, non pas par des cagnottes, mais par la budgétisation, le paiement de projets pédagogiques innovants, comme par exemple l'organisation à la fin de l'année d'un voyage scolaire thématique avec un réel projet encadré. J'y serais très favorable. Ce n'est pas très éloigné du projet de Martin Hirsch", haut-commissaire à la Jeunesse.

Oui, en effet, c'est même exactement la même chose...

* Carte scolaire. Exemple concrets des ravages de sa disparition :


Nouvel obs.com - Quand les bons élèves partent


Le tiers de nos élèves s'est évaporé», se désole Martine Le Pennée, principale du collège Lenain-de-Tillemont, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Au-dessus du porche de l'entrée, la pendule s'est arrêtée. A l'intérieur, le préau sonore semble surdimensionné. Là-bas, un bâtiment est à moitié désaffecté. «Entre 2007et aujourd'hui, nous sommes passés de 498 élèves à 311. Et ceux qui nous restent ont de grosses difficultés.» Il y a de la colère dans sa voix. La suppression progressive de la carte scolaire depuis 2007, combinée ici avec une réduction du secteur de recrutement du collège, a été une catastrophe. Au pied des barres grises, entre le stade verdoyant et la marqueterie des jardins potagers, Lenain-de-Tillemont s'est ghettoïsé.

Et qu'en pense B. Julliard ?



* Jean Sarkozy partout. Surtout dans les discours (raciaux) de Chatel.

Libéorléans - Luc Chatel défend Jean Sarkozy... du mieux qu'il peut

POLÉMIQUE. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, est bien venu à Orléans pour assurer le service après-vente de la réforme du lycée dévoilée mardi par le président de la République (LibéOrléans du 13 octobre 2009). Face à un parterre de lycéens et de cadres enseignants réunis dans l’enceinte du lycée Voltaire de La Source, le ministre a rappelé les grands axes de cette réforme en abordant, notamment, l’organisation des emplois du temps, le développement des langues vivantes, l’orientation ou la vie lycéenne. Un bel exercice de communication rôdé à souhait.
Mais au détour d’une phrase et bien malgré lui, Luc Chatel s’est pris les pieds dans l’actualité.

«Un fils d’ouvrier a cinq fois moins de chances de faire des études supérieures que le fils de... ». Pas le temps de trouver ses mots. Une clameur provenant des rangs «presse» vient combler ce blanc: «le fils de Nicolas Sarkozy». Tout le monde se regarde alors le sourire en coin, s’amusant d’un sujet qui semble irriter, au dernier degré, ce fidèle du président de la République. Il l’a rappelé à l’occasion d’une conférence de presse, au sortir de la table ronde: «Ça commence à bien faire cette affaire», a-t-il lancé aux journalistes, répondant à une question sur la polémique qui entoure la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD. «Voulons-nous interdire à quelqu’un de par son nom tel ou tel mandat? Nous sommes en République». Le matin même, à la sortie du conseil des ministres, Luc Chatel avait également pesté contre cette «chasse à l’homme». Après «son nom, son origine, sa jeunesse, je ne sais pas ce qu'on trouvera la prochaine fois, peut-être la race ou autre chose? Où va-t-on?».

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Nouvelles du front

No comment.



A noter que FO a rejoint le groupe "notre école notre avenir" lors de la réunion du 15.

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Perspectives officielles

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Intermède musical

Tous les jours un peu plus de précisions sur les mesures Sarkozy-Chatel . Cette fois, elles viennent de la borchure "Vers un nouveau Lycée" que l'on trouve sur le site dédié à la réforme. Extraits de la colonne de droite (forcément...)

Ou comment on voit que c'est la réfome Darcos, mais avec des mots différents...

MESURES PROPOSÉES

- Permettre les corrections de trajectoire :
Des sas de complément de programmes, pendant les vacances scolaires, pour permettre les corrections de trajectoire entre les séries au cours ou à la fin de l’année
• Une classe de
première avec un tronc commun et des enseignements de spécialité autorisant les corrections de trajectoire au cours ou à la fin de l’année
Deux enseignements d’exploration en classe de seconde, au lieu d’un seul, pour découvrir de nouvelles disciplines et mieux choisir son parcours

- Proposer aux élèves volontaires un sas de remise à niveau durant les vacances scolaires pour réduire les redoublements. Accompagner les élèves par :
Un tutorat pour suivre individuellement chaque élève dès la classe de seconde
Une orientation active dès la classe de première
• Une information accessible à tous à partir d’un numéro et d’un site uniques grâce à la généralisation de plateformes numériques
• Des forums sur les métiers associant les parents d’élèves
Un temps consacré à l’orientation inscrit dans l’horaire de l’élève
Un « passeport orientation et formation » pour chaque élève

- Rééquilibrer les séries générales et technologiques
Rénover les programmes, repenser l’organisation pédagogique des séries STI et STL
• Renforcer l’attractivité de la
série L avec l’introduction d’enseignements nouveaux

- Mettre en place
deux heures d’accompagnement personnalisé par semaine et pour tous, de la seconde à la terminale, sans alourdir l’emploi du temps des élèves
• Aider ceux qui rencontrent des difficultés, avant qu’elles ne s’enracinent, pour prévenir l’échec et le décrochage
• Développer les capacités d’autonomie, acquérir des méthodes, approfondir des sujets, s’entraîner à la prise de parole et à la prise de notes
Apporter aide et conseil pour l’orientation ou les changements de voie



-
Dégager en termes horaires des marges de manœuvre au sein de chaque établissement pour mieux répondre à la diversité des situations

-Généraliser l’apprentissage des
langues étrangères en groupes de compétences

- Développer les enseignements en langues étrangères (histoire, sciences...)

- Poser le principe que chaque établissement doit
nouer un partenariat avec au moins un établissement européen et favoriser les partenariats avec des établissements étrangers

-
Favoriser les séjours linguistiques au cours de la scolarité et les valoriser dans le cursus de l’élève

- Renforcer l’apprentissage oral des langues étrangères grâce à
l’usage des nouvelles technologies

-
Instituer un « référent culture » dans chaque lycée

- Permettre l’accès aux films du patrimoine grâce à un
service de vidéo à la demande dans les établissements

-
Informer sur l’actualité culturelle nationale et locale

- Permettre la diffusion des manifestations culturelles nationales via les nouvelles technologies

- Favoriser des
programmes d’enseignement davantage tournés vers la culture

-
Mettre en place le livret de compétences

-
Moderniser les textes régissant les droits et les devoirs des lycéens en associant le Conseil national de la vie lycéenne à leur réécriture

- Renforcer la formation des délégués de classe et des membres des conseils des délégués pour la vie lycéenne

-
Valoriser l’engagement des lycéens en reconnaissant leurs initiatives, y compris en dehors du temps scolaire

- Développer les nouvelles technologies pour un
meilleur travail participatif au sein des instances académiques de la vie lycéenne

- Faciliter la création et la gestion d’associations par les lycéens dans les domaines culturels et sportifs

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Bonne parole

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Réforme du lycée grandes lignes : voir plus bas


* Le débalage continue, sur le site du gouvernement qui vient de mettre en ligne un site dédié à la réforme du lycée.

Et vous venez tous d'en recevoir l'info sur vos boites académiques. Quelle chance !


* Chatel fait son pédagoshow :
Il faut croire que ce qu'a dit Sarko n'était pas assez clair. C'est au tour de Châtel de présenter en vidéo la réforme.




* Réactions syndicales aux annonces élyséennes :

- Le SE-UNSA, éjacule (car il n'aura pas à mener la révolte) : "Le président de la République, sur le lycée, a préféré des mesures partielles à une réforme d’ampleur. Certaines de ces mesures, comme la fluidification des parcours lycéens ou les rapprochements avec l’enseignement supérieur, sont positives"

- Pour le SGEN, cela ne va pas assez loin. Bref, vexé comme un pou.

- le Snes "prend acte" et évoque "un plan de réforme du lycée prudent et en partie décalé". S'il reste "de nombreuses zones d'ombre", le président " a tenu compte des mobilisations de l'année dernière". [Ah bon ? ]

- Le Snpden accueille favorablement le texte mais pose la question de son application sur le terrain. Il "regrette que la question du baccalauréat soit éludée alors qu’elle est l’interface centrale entre l’enseignement secondaire et supérieur et que l’articulation des enseignements du lycée avec le socle commun soit peu abordée".

- FO fait la gueule parce que la délégation syndicale a été refoullée mardi à 14 h alors que les autres (précedemment cités) entraient en négociation.

- SUD ne s'étonne pas et n'est pas invité non plus pas aux négociations mais ne voulait pas y aller de toute façon. La lutte continue.



* Réactions politiques aux annonces élyséennes :



- Jean-Marie Le Pen (FN) : "Toutes ces billevesées sont un rideau de fumée pour ne pas parler du naufrage de l'enseignement". "Et quand par hasard M. Sarkozy évoque l'enseignement, c'est pour annoncer un développement +systématique+ de +l'enseignement en langues étrangères de certaines disciplines fondamentales+, dont les sciences et l'histoire". "Au lieu de restaurer l'enseignement, il programme un nouvel attentat contre la langue française". (communiqué)

- NPA : "Ayant endossé le costume de ministre de l'Education, M. Sarkozy s'est évertué à faire croire qu'il allait moderniser le lycée. Son but était surtout de faire semblant afin de ne pas entraîner de nouvelles manifestations de lycéens à quelques mois des élections régionales". "Sa réforme essentielle : les suppressions de postes". "Personnels, lycéens, parents doivent unir leurs efforts pour retrouver le chemin des mobilisations contre la casse du service public d'éducation". (communiqué)

- Mouvement des jeunes communistes (MJCF) : "Le président reprend nos mots, nos ambitions, nous parle de révolution, de droit à l'erreur, exige la justice et ose, plein de cynisme, remettre en cause les privilèges de naissance". Il "est celui qui agite la cagnotte de la main gauche pour faire passer la matraque par la main droite". "Il fait la +révolution+, mais une +révolution+ d'apparence". (communiqué)

- Le PRG "s'étonne que ce soit le président de la République qui se soit exprimé pour des annonces aussi modestes". "Rien n'a été annoncé sur les moyens qui vont être mobilisés pour atteindre les objectifs fixés. Les politiques d'austérité et les suppressions de postes systématiques dans l'Education nationale sont en contradiction avec les annonces d'aujourd'hui". (communiqué)

- Parti radical : "Le projet va permettre de renforcer l'égalité des chances au lycée grâce notamment aux cours de soutien individuels, à la refonte du système d'orientation ou le renforcement de l'enseignement des disciplines artistiques et culturelles". "Le temps est venu d'ouvrir plus largement le lycée au monde du travail et de l'entreprise". (communiqué)

- Les Jeunes de l'UMP Lycées "se félicitent des mesures dévoilées ce matin", "conférant aux lycéens un droit à l'erreur indispensable à cet âge et à notre époque". "Le gouvernement marque clairement et sans équivoque sa volonté de dialogue, pour que la réforme du lycée soit une réforme faite avec les lycéens et non contre eux". "Espérons que les syndicats lycéens choisiront d'agir avec responsabilité et pragmatisme". (communiqué)

- La Gauche moderne "se félicite du fait que les principes que vient d'exposer Nicolas Sarkozy" sur la réforme du lycée, "aillent tout à fait dans le sens des propositions qu'elle appelait de ses voeux lors de sa Convention nationale sur l'Education", "du point de vue des valeurs" (exigence, responsabilité), "des modalités" (orientation progressive, aide personnalisée) et "de la méthode" (concertation). (communiqué) [décidément très moderne cette gauche là, le PS à côté...]

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Résumons

Résumé général de la réforme des lycées :

- L'accompagnement personnalisé des élèves en petits groupes ou même à titre individuel, à raison de deux heures par semaine, sera obligatoire pour tous pour approfondir des sujets ou combler des lacunes, selon le niveau. [mais faites par qui ces heures ? Avec la suppression des aides individualisées en maths et français ? ]

-
Des étudiants étrangers pourraient notamment donner des cours de conversations, a-t-on suggéré à l'Elysée, tout en précisant que la réforme se ferait à un niveau d'encadrement constant.


- Plus d’autonomie aux professeurs et aux proviseurs (mais pour l'instant que pour les cours de soutien) [
avant de passer au reste ?Rappellons que la contractualisation des établissments est déjà en cours]

- Des passerelles sont instaurées entre les filières des lycées généraux afin que les élèves puissent changer d’orientation en cours d’année [
ou comment supprimer les redoublements, et recréer la semestrialisation]. Pour rattraper le temps perdu, ces élèves devront toutefois suivre des cours de rattrapage [les modules reviennent par la fenêtre].

-
Expérimentation d'un "carnet de compétences" qui ne reposera pas uniquement sur les notes, mais également sur l'engagement associatif, sportif ou culturel de l'élève. En particulier la conquête de l'autonomie des jeunes adultes passerait en abaissant à 16 ans l'âge d'un engagement associatif et en associant les élèves à la vie du lycée sur un certain nombre de sujets comme la restauration ou les aménagements d'espaces

-
Une "orientation active" sera mise en place dès la première avec une meilleure information sur la filière, les études supérieures et les débouchés. [celle-ci concerne pour l'instant les Term. Se fera-t-elle par l'intermédiaire de "Responsables des études" ? voir ici ]
Cette "procédure" est quelque chose de très précis, mis en place par les Universités à partir des dossiers d'inscription innformatisés des élèves de Terminale aux formations post-bac. Cela n'a pas d'autre objet que d'instituer - sans le dire - une sélection à l'entrée de l'Université, sur la base des avis des profs du secondaire - des profs de terminale jusqu'ici, des profs de première avec la "réforme" du lycée. Qui a dénoncé cette sélection rampante ? Merci Chantale de ce commentaire

- Un rééquilibrage des effectifs entre les filières S, ES et L. Le gouvernement veut rendre la filière L plus attractive en communicant sur les possibilités auxquelles elle donne accès pour la suite des études. Les conditions d’admission en filière S seront durcies avec un renforcement des enseignements scientifiques [
Vers une filière d'élite ? ].


* Le discours :
Après le cirage de pompes, le cours d'histoire pour les nuls (qu'il semble découvrir en le lisant), la leçon de morale républicaine et une analyse sociologique poussée (!), des considérations sur la naissance (?), un fatras de pistes de réforme sans trop en préciser le contenu. Suffisamment flou pour qu'on y mette n'importe quoi. Du grand Sarkozy. Défense de rire (n'oubliez pas que vous êtes surveillés)

A Chatel maintenant de gérer le coup au mieux - et il s'y emploie depuis cet après midi. Encore une politique bien communiquée, si l'on peut dire, dans laquelle le président ne dit rien de bien précis - à part de créer un ciné club dans chaque lycée - lui évitant éventuellement de devoir reculer. Gandrange lui resterait-il sur le coeur ?


A vous de juger, voici l'intégralité :




* Résumé au fil de son dicours, des grandes idées de notre (petit) président sur le Lycée du (grand ?) Napoléon :
En vrac au fil de son discours (avec l'aide de Yahoo actualités).

On a droit à :

La réforme : «Pourquoi ça n'a jamais marché jusqu'à présent?» Nicolas Sarkozy souligne qu'il est le premier président de la Ve République à consacrer un discours au lycée.

«
Le ministre de l'Education ne peut pas réussir seul», indique Nicolas Sarkozy. Une façon de justifier qu'il ait décidé de présenter lui-même cette réforme?

«
La réponse ne peut pas être le nivellement par le bas. Non. Le niveau d'exigence doit être total», martelle le président: «Ne comptez pas sur moi pour renoncer à l'excellence.»

Le président veut
«encourager les stages en entreprise». Une banque de stages sera constituée dans chaque lycée.

«
Nous allons casser cette hiérarchie des voies au lycée»

Pour revaloriser la série L il faut :
«Créer un enseignement de langues et de civilisations étrangères, afin de faire de la filière littéraire une filière littéraire internationale» , «Introduire de nouvelles matières, comme le droit», «Créer un enseignement culturel et artistique de haut niveau».

«
Nous allons nous occuper de la voie technologique, notamment la série sciences et technologie industrielle», promet Nicolas Sarkozy, qui indique que les programmes n'ont pas bougé d'un iota depuis 1990

«
Tous nos lycéens doivent devenir blingues et pour certains trilingues»

Les idées à deux balles qui font bien rigoler :
«Pourquoi ne pas imaginer qu'à chaque fois qu'il y a une première d'opéra ou de théâtre, elle soit retransmise en direct dans les lycées?"

«Nous allons créer dans tous les lycées généraux et technologiques un équivalent moderne des ciné-clubs!»"Une langue vivante est faite pour être parlée (...) il faut enfin se résoudre à mettre davantage l'accent sur la communication et la pratique orale". Il faudra ""multiplier les contacts avec des locuteurs natifs, via le développement des visioconférences et l'augmentaiton du nombre d'assistants de langues" et "fortement encourager les voyages linguistiques"


L'enseignement artisitique, «c'est l'une des missions fondamentales de l'Education nationale»

Et voici la révolution pédagogique :
"J'ai demandé à France Télévisions de développer une plate-forme internet de vidéo en ligne accessible à tous les établissements le plus rapidement possible", a déclaré le chef de l'Etat à l'Elysée, lors d'un discours de présentation de sa réforme des lycées.
"200 grands classiques du cinéma mondial seront disponibles et constitueront la vidéothèque de base de chaque lycée", a ajouté M. Sarkozy.

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Orientation et fichiers

Beaucoup d'actualité - mise à jour quotidienne -
Revenez souvent



* Tous fichés et surveillés : les services publics de l’Emploi et ceux de l’Education sont interconnectés

info LDH-Toulon
L’interconnexion entre les fichiers de l’Education nationale et ceux de l’Emploi est une réalité : « Sur le plan de l’interconnexion des outils informatiques, nécessaire au repérage systématique des décrocheurs la décision a été prise, au cours d’une réunion interministérielle tenue le 9 avril 2009, d’établir des échanges entre Parcours 3, la base de données des missions locales, et Sconet, la base de données de l’Éducation nationale. »

Plus précisément : « les établissements scolaires seront informés lorsque les missions locales reçoivent des jeunes encore scolarisés et les missions locales auront la possibilité d’accéder à Sconet ou de
mettre en place une extraction pour cibler les jeunes repérés comme étant en grande difficulté scolaire par les établissements. » Ces déclarations sont extraites d’un rapport sur la réforme du lycée, enregistré à l’Assemblée nationale le 27 mai 2009. L’auteur de ce rapport est Benoist Apparu, aujourd’hui membre du gouvernement.

Cette interconnexion, bien que contraire à la doctrine maintes fois réaffirmée par la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), a été décidée, sauf erreur de notre part, sans consultation ni de cette commission, ni du parlement.
Elle a été suivie de la signature, le 22 avril 2009, par neuf membres du Gouvernement, d’une instruction relative au repérage des “décrocheurs”.


* Plaintes contre les directeurs d'école qui renseignent Base-Elèves. C'est bien fait pour ceux qui le font :

"
 afin de protéger mes propres enfants de même que vous affranchir d’une tâche indigne de votre fonction, j’envisage de porter plainte contre la personne physique que je sais renseigner ce fichier illégal, c'est à dire vous-même."

L'affaire est expliquée sur un blog de Médiapart.


*Réforme de l'orientation : La loi sur la formation professionnelle et l'insertion ; changement de perspectives.


Sans aucun débat , ni négociations, sans que les principales organisations représentatives n’aient été entendues, vient d’être adoptée au parlement, une loi sur l’orientation et la formation professionnelle qui bouleverse en profondeur la conception et l’organisation de l’orientation dans le système éducatif. Elle fait voler en éclat le service public d’orientation et attaque frontalement le statut et les missions des enseignants et des Co-Psy.

Voté le 23 septembre par le Sénat ce texte doit passer devant l'assemblée prochainement ( le 13 Octobre). Il a été examiné en Commission mixte paritaire le 6 octobre, des modifications ont été apportée, mais il doit passer en procédure accélérée ce qui signifie qu'il ne peut plus être amendé que sur proposition du gouvernement. Allez savoir pourquoi autant d'empressement.

En gros voici les différentes mesures qu'il prend :

Externalisation des missions de suivi et de conseil de l’orientation.
Attaques contre le statut de psychologue des copsy
Création d’un « super » ministère et d’un « super » ministre : le Délégué interministériel pour l’orientation
Fusion programmée des organismes d’information .
Transmission de données confidentielles


Les enseignants auraient vocation à devenir les pivots essentiels de l’accompagnement de l’orientation : information, mise en œuvre du PDMF, renseignement du livret de compétences (piliers 6 et 7), suivi, conseils, entretiens à tous les niveaux ( 4ème, 3ème, 2de, 1ère, Terminale), opération de suivi des procédures d’affectation (suivi des dossiers, d’affelnet en 3ème et d’APB en terminale). S’ils résistent, de nouveaux personnels « hybrides » de copsy et de CPE comme l’a imaginé le Recteur de Créteil pourraient voir le jour. De plus certains organismes ou associations dûment « labellisés » pourront être contractualisés pour intervenir auprès des élèves.



* Disparition de l'emploi public. C'est possible :

Fermeture de collèges: le conseil général de la Manche perturbé

AFP - Des parents d'élèves protestant contre la fermeture de deux petits collèges dans le sud de la Manche ont perturbé vendredi la session du conseil général du département, ce qui n'a pas empêché l'hémicycle d'entériner ces fermetures, a-t-on appris de sources concordantes.
Une quarantaine de personnes, parents d'élèves et élus des communes concernées (Juvigny-le-Tertre et Le Teilleul), ont envahi en silence la salle où se tenait la session, déployant des banderoles comme "fermeture du collège = mort du village" pour faire pression sur l'assemblée avant qu'elle ne vote, a-t-on appris auprès de la police et du conseil général.
Les deux collèges concernés, qui doivent fermer leurs portes à l'été 2010, n'accueillent qu'une centaine d'élèves chacun, qui seront réorientés vers des établissements voisins plus importants.
Le même jour, 300 à 400 agents employés par le conseil général --sur les 2.400 que compte l'institution-- ont manifesté à l'extérieur de l'hémicycle pour protester contre un projet de "30 suppressions d'emploi".
Le président du conseil général de la Manche, Jean-François Legrand (UMP), a indiqué à l'AFP
qu'il ne s'agissait "pas de suppressions de postes mais d'une évolution à laquelle on réfléchit et qui se fera par le contrat, pas par la contrainte".

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Fin des COP et alii...

* Des Cop ou des "Responsables des études" ? Dernière gâterie de Hirsh, qui annonce aussi la réforme du lycée (ou le grand retour du tutorat).

Académie de Créteil - Mise en place de responsables des études en EPLE et lien avec l'organisation des CIO

(rapport St Girons sur l'orientation active ) Expérimentation proposée par l’académie de Créteil à la rentrée 2009. Les CIO se verront confier une double mission : d’un côté ils fonctionneront comme pôles d’action inter-établissements chargés de la diffusion des ressources en orientation, de la conception et du suivi de la liaison collège-lycée et lycée-enseignement supérieur et du co- pilotage des plate-formes d’accueil et d’accompagnement ; de l’autre, ils serviront de centres d’expertise pour le suivi des élèves en grande difficulté dont le traitement requiert des compétences spécifiques. Ils auront à ce titre un rôle de mise en cohérence et d’observation des actions menées dans les établissements. Ils contribueront à l’élaboration du volet « orientation » des projets d’établissement, participeront au développement de l’évaluation des compétences et de leur prise en compte dans l’orientation des élèves, informeront sur les procédures d’orientation et d’affectation, construiront et feront partager des outils d’analyse des tendances.

Acteur central sur le territoire, le CIO coordonne les ressources des établissements, organise des débats et des séances d’information et des actions spécifiques en partenariat avec les entreprises et les acteurs de la formation et de l’insertion.

Des « responsables des études » seront par ailleurs créés dans les établissements pour chaque niveau d’enseignement. Ces nouveaux personnels, qui pourront être issus de différents corps (dont celui des conseillers d’orientation), seront chargés d’accompagner chaque élève dans l’élaboration de son projet de formation ; ils coordonneront l’action des équipes éducatives et pédagogiques pour l’information et l’orientation scolaire et professionnelle, en particulier pour la mise en œuvre du parcours de découverte des métiers et des formations, joueront un rôle de référent auprès des élèves, identifieront ceux quirencontrent des difficultés psychologiques, médicales et sociales et contribueront à leur prise en charge par les professionnels compétents. Cette organisation, expérimentée dans cinq collèges de l’académie et soutenue au titre des propositions du Livre vert pour la jeunesse, pourra être étendue en fonction des résultats de l’évaluation à l’ensemble des établissements. Elle apparaît de nature à contribuer utilement à la mise en œuvre de l’orientation active au lycée.


Même dans les colonnes du Parisien on s'inquiète (là exactement) :

Dans les cinq collèges* Ambition réussite sélectionnés, « un responsable des études sera en charge des élèves de 4e », détaille Maryse Guilhem, chef du service académique d’information et d’orientation. « Il les accompagnera aussi l’an prochain en 3e. Ces référents, dont le recrutement est en cours, travailleront en lien avec les conseillers d’orientation et les conseillers principaux d’éducation (CPE). » Objectif : favoriser un suivi individuel des élèves « avec un adulte référent », explique le cabinet du recteur. « Cette notion, très présente à l’école primaire, a tendance à se dissoudre au collège. C’est important qu’ils aient un interlocuteur sur le moyen terme. »
L’idée ne réjouit pas les conseillers d’orientation psychologues (Copsy). « Le profil de ces responsables d’études ressemble beaucoup aux missions qui nous sont normalement attribuées », assure Christine Giarrige, conseillère d’orientation au Raincy (Seine-Saint-Denis) et responsable syndicale du Snes sur le sujet.

Quel avenir pour les conseillers d’orientation ?

Déjà échaudés par les « réflexions » en cours sur la réorganisation des 36 centres et antennes d’orientation de l’académie, les conseillers promettent d’« intervenir prochainement pour s’opposer fermement » à l’expérimentation.
Au rectorat, en revanche, on assure que l’avenir des conseillers d’orientation n’est pas remis en cause. « Nous voulons répondre à l’évolution de la demande des familles, jure Maryse Guilhem. Il faut que les centres aient une taille critique pour proposer des horaires d’ouverture pertinents. Il faut aussi des espaces pouvant être partagés avec d’autres services, comme les missions locales, au sein des établissements. »


*
Chatel reconnaît officiellement qu'un des objectifs des tests effectués par les enfants à l'école primaire est de "permettre au grand public de connaître les performances de l’école"


Lors du conseil des ministres du 7 cotobre 2009, le ministre de l’éducation nationale a présenté une communication sur l’évaluation des acquis des élèves à l’école primaire.

La réforme du premier degré, qui a été engagée à la rentrée 2008, repose sur :
 de nouveaux programmes d’enseignement, qui sont en application depuis la rentrée 2008 et fixent nettement les connaissances et les compétences à atteindre année après année ;
 l’aide personnalisée. La suppression de l’école le samedi a permis, depuis la rentrée 2008, de dégager deux heures chaque semaine dans l’emploi du temps des enseignants et de les consacrer aux élèves qui éprouvent des difficultés. Ces deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée ont bénéficié à près d’un million d’élèves l’an passé ;
 l’évaluation des connaissances et des compétences des élèves. Il s’agit de faire le bilan des acquis de tous les élèves scolarisés dans les écoles publiques et privées sous contrat, en français et en mathématiques, à deux moments clés de la scolarité primaire : la fin du CE1 et la fin du CM2.

Ces nouvelles évaluations, qui s’appuient sur les progressions fixées par les programmes, ont un triple objectif :
 permettre aux professeurs de connaître précisément le niveau de chaque élève ;
 permettre aux directeurs d’école et aux inspecteurs de disposer d’un outil de pilotage précis ;
 permettre au grand public de connaître les performances de l’école.

Et dire qu'on nous avait toujours affirmé le contraire jusqu'ici!
Et c'est un préalable à la mise en place du chèque éducation.


* Supérieur : bis repetita :

Les rentrées se suivent, et se ressemblent: même demande de "maquettes masters-concours" de la part du Ministère, mêmes impératifs de calendrier et même incapacité de sa part à faire paraître les textes encadrant ces formations sur le plan national comme à définir les épreuves des nouveaux concours… Et conséquemment: même refus des principaux concernés de se prêter au jeu, nouvel appel de la (même) CNU, et nouvelle journée d'actions (le 17 nov. Voir aussi notre calendrier pour le mois d'octobre 2009). À l'heure où il nous faut revivre exactement ce que nous avons vécu à l'automne dernier (les mêmes réunions et les mêmes débats pour voter les mêmes motions), il n'est peut-être pas inutile de retrouver le souvenir de quelques-uns des textes qui ont marqué, sinon nourri, le mouvement du printemps. Un ouvrage vient de paraître qui les rassemble opportunément: L'université et la recherche en colère. Un mouvement social inédit. Inédit, et réitéré.


"NOUS AVONS ENCORE PLUS DE RAISONS D'ÊTRE EN COLÈRE ET DE NOUS BATTRE QUE L'AN DERNIER"

"Nous avons encore plus de raisons d'être en colère et de nous battre que l'an dernier", a déclaré mercredi 30 septembre la douzième Coordination Nationale des Universités (CNU) réunie à Saint-Denis. Elle réaffirme son refus de la loi LRU, passée en force durant l'été 2007, et s'inquiète des lois & décrets décidés au cours de l'été 2009, dont la loi sur la mobilité des fonctionnaires. Elle appelle aussi à "bloquer l'élaboration et la remontée des maquettes" des futurs masters "métiers de l'enseignement", liés à la réforme de la formation des enseignants qui prévoit notamment que les étudiants qui ont réussi le concours entrent directement en fonction au lieu d'être affectés en IUFM ("ce qui permettra d'économiser des milliers de postes de fonctionnaires stagiaires"). Le 17 novembre est proposé comme journée de manifestations et une nouvelle réunion de la CNU est prévue le 27 octobre (.


* Sorbonne géante : fusion des universités parisiennes 2, 4, 6

Le dernier concept en matière d'évolution dans le supérieur : le PRES (pôle régional d'enseignent supérieur). Un truc en or pour faire entrer les écoles privées dans le service public d'éducation (ou plutôt de filer du fric aux écoles de commerce en dépeçant l'Université). Et ce sera obligatoire : sinon adieu les financements...

Ca c'est du sport...


AFP - Paris 2, 4 et 6 se regroupent au sein du pôle universitaire "la Sorbonne"

Les universités Paris-2 Panthéon-Assas, Paris-4 Sorbonne et Paris-6 Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) ont décidé de se regrouper dans le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) "la Sorbonne", sous forme d'association, a annoncé Paris-2 jeudi dans un communiqué.
"Le conseil d'administration de Paris-2 "a adopté à l'unanimité les statuts du Pres la Sorbonne l'associant aux universités" Paris-4 et UPMC et ce regroupement "prend la forme d'une association", selon le communiqué.
"Ce regroupement permettra la mise en commun des différents moyens (notamment économiques) et l'élaboration et la conduite de projets d'intérêt commun", conclut Paris-2 Panthéon-Assas.
Avant celui de Paris-2, les conseils d'administration de Paris-4 et 6 avaient déjà voté en ce sens.
Interrogé par l'AFP sur le fait de fonder ce Pres sous la forme d'une association, le président d'Assas Louis Vogel a défendu ce choix.
"On croit à cette formule, déjà utilisée par le Pres créé autour de l'université de Cergy. C'est celle qui nous va le mieux, elle est très souple, a beaucoup d'avantages, notamment permettre à chaque université de garder son indépendance, c'est même le seul moyen pour cela", a déclaré M. Vogel.
"
Elle permet le plus facilement de recevoir un nouveau membre, par exemple une école privée, et elle correspond au modèle international", a-t-il ajouté.
Lundi, lors d'une conférence de presse consacrée à l'immobilier universitaire parisien, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse avait dit que "
la création des Pres sous la forme d'un Etablissement public de coopération scientifique (EPCS)" était "un préalable pour qu'ils disposent d'une dotation en capital au titre de l'opération Campus" de rénovation immobilière.


Marche ou crève, donc.


* Chatel montrait pourtant une volonté déterminée mais :


De source syndicale "L'Éducation Nationale mise sur la précarité informatique !"


L'Éducation nationale est à la pointe des nouvelles technologies ! Or, dans l'Académie de Montpellier, sur 248 assistants d'éducation chargés de la maintenance informatique dans les établissements du second degré, il n'en reste que 155 répertoriés par le rectorat. Sur les P.-O., il n'existe plus que 25 AEd pour 41 établissements (30 collèges et 11 lycées). Sur ceux arrivés en fin de contrat, et donc "remerciés" à cette rentrée ou qui le seront dans le courant de l'année, 8 ont été "utilisés" pendant plus de 11 ans ! Aujourd'hui, ils se retrouvent au chômage ! Pour les remplacer, on a commencé à recruter des jeunes niveau bac, sans formation particulière, et pour 2 ans maximum, voire des CAE (contrats d'aide à l'emploi) et là pour le coup, on exige des compétences qui ne correspondent pas au type de contrat.



* Réaction de la gauche à la cagnotte.

Cagnotte scolaire : réactions de Gauche moderne, du PCF, du NPA et du MJS


Voici des réactions de Gauche moderne, du PCF, du NPA et du MJS à la mise en place de cagnottes pour lutter contre l'absentéisme scolaire :

-
Gauche moderne : "Donner le sentiment que les élèves, qui feront à l'école la grâce de bien vouloir être présents en cours, méritent une rémunération, sous quelque forme que ce soit, individuelle ou collective, c'est inverser le sens des valeurs". (communiqué)

- Le
PCF dénonce l'"hypocrisie" du gouvernement qui "s'attaque au quotidien à la qualité de l'école". "Rémunérer des élèves pour qu'ils viennent à l'école est totalement absurde". "Il faut donner à l'école les moyens d'un encadrement qui permette de prendre en compte les besoins et les aspirations des élèves, et de les intéresser à l'enseignement sans jamais en laisser au bord de la route". (communiqué)

-
NPA : "C'est la conscience de suivre une formation débouchant sur un emploi qui pourra motiver les jeunes et faire baisser le taux d'absentéisme", pas "la cagnotte à Martin Hirsch". Il faut "une orientation qui respecte leur choix, un nombre suffisant de places pour les accueillir dans les lycées, des créations de postes - et non pas 29.000 suppressions de postes en deux ans -, une allocation d'étude pour tous les jeunes en formation ou en recherche d'emploi". (communiqué)
-
Mouvement des jeunes socialistes (MJS) : "Orientation subie et non choisie, salariat lycéen, établissement trop éloigné du domicile et manque de places dans les internats, une nouvelle fois les véritables causes de l'absentéisme ne sont pas traitées". Il faut "retirer toutes ces mesures consuméristes et contraires aux valeurs de l'Ecole républicaine et se lancer, enfin, dans la voie de la démocratisation de la réussite". (communiqué)


* L'idée à la con du jour. Elle nous vient du SNALC :

Le syndicat d'enseignants Snalc-CSEN s'est dit jeudi satisfait du vote du Sénat la veille interdisant l'usage par les élèves des téléphones portables dans les écoles et collèges, tout en prônant des "espaces dédiés" dans les établissements sous la surveillance d'un adulte. (...) Mais il "considère que les élèves et leurs familles doivent disposer de la possibilité de communiquer à des moments précisément déterminés de la journée. C'est pourquoi il préconise la mise en place, au sein des établissements, d'un espace dédié à l'usage du téléphone sous la surveillance d'un adulte".

Doivent communiquer à un moment de la journée ? Mais pour quoi faire ? sont pas assez grands pour attendre le soir ? Comme cela devait être dûr jusqu'à l'invention du téléphone portable...

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Annonces repoussées MAJ (ou pas...)

* Réforme des lycées : prévue pour fin septembre, repoussée à mi-octobre, la voici désormais annoncée pour la fin de l’année (et en prime, expliquée par le président). [MAJ] Mais finalement Chatel dit que c'est pour octobre.
Bon, ils se mettent d'accord ? Allez on va dire qu'il va l'annoncer à 4 jours des vances ?

[MAJ] Libé et AFP :
Le ministre de l'Education a déclaré mardi qu’il se tenait prêt à annoncer une réforme globale du lycée «courant octobre», lors d’une audition devant la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.
Luc Chatel a souligné qu’il souhaitait présenter une
«réforme globale du lycée», et «pas seulement de la classe de seconde», et que cette réforme serait mise en place à la rentrée 2010.
Il a insisté sur la nécessité d’
«adapter le lycée au monde d’aujourd’hui, sans casser ce qui marche». «Qui peut accepter que 50% des jeunes ratent leur première année à la fac ?» a-t-il demandé, soulignant la responsabilité des lycées dans ces échecs.
Le ministre de l’Education a également déclaré que les salaires des enseignants en début de carrière ne devaient pas être revalorisés de moins de 100 euros par mois, dans le cadre de la réforme de la masterisation de leur formation.
«Nous allons fournir un effort important - équivalant au versement d’un 13e mois - qui est la contre-partie de la masterisation», a-t-il insisté, déplorant qu’«un enseignant français en début de carrière (soit) moins rémunéré que dans d’autres pays développés».
Luc Chatel a également souhaité que soit mise en place
«une vraie dynamique de ressources humaines dans cette maison» (l’Education nationale) et que les enseignants soient mieux accompagnés dans leurs formations.
(Source AFP)



AFP - La réforme du lycée sera annoncée "d'ici à la fin de l'année" (Sarkozy)

Nicolas Sarkozy a déclaré lundi qu'il annoncerait "d'ici à la fin de l'année" la réforme des lycées, reportée fin 2008 par le ministre de l'Education de l'époque Xavier Darcos devant les protestations lycéennes.

"Je ne me déroberai pas", a-t-il lancé devant des patrons de petites et moyennes entreprises (PME) à Paris. "D'ici à la fin de l'année, j'annoncerai la réforme des lycées parce qu'il est absolument capital que nous ayons les meilleurs lycées d'Europe comme nous devons avoir les meilleures universités d'Europe", a-t-il poursuivi.

Fin août, l'actuel ministre de l'Education Luc Chatel avait déclaré que "courant septembre, nous aurons construit l'architecture (du) nouveau lycée, qui entrera comme prévu en vigueur à la rentrée 2010".

(et en prime, il compte nous annoncer de nouvelles gâteries pour nos retraites...Cela promet!)

* La FSU attaque, c’est l’OPERATION VERITE.
Oulala, ça va faire mal.

Extrait de la lettre flash du 05/10/09


Selon L .Chatel la rentrée est "techniquement réussie" et les suppressions de postes sont indolores... Aveuglement ou provocation ? Le SNES et les syndicats FSU du 2nd degré (SNEP, SNUEP, SNETAP)  lancent une OPERATION VERITE pour montrer la réalité : le gouvernement asphyxie l’école !

Les personnels sont invités à s’en emparer pour faire connaître la réalité du quotidien dans les établissements scolaires : classes surchargées, manque de matériels, imposition d’heures supplémentaires, multiplication des tâches, emploi du temps sur plusieurs établissements, accroissement de la précarité, appauvrissement et réduction de l’offre de formation...

Un questionnaire est accessible en ligne. Il doit être utilisé dans les établissements comme un outil pour établir un constat, lancer des débats et construire la mobilisation.
http://www.veritesurlarentree.org

Dans toute la France,
pendant la semaine du 12 au 16 octobre, des initiatives locales, départementales ou académiques seront organisées pour sensibiliser les parents d’élèves, les lycéens, les élus, les médias


* Le PS et la loi Carle.
Après moult hésitations et tergiversations, le PS décide finalement de sauver son honneur en présentant un recours au conseil constitutionnel au sujet de la loi Carle. C’est là.


Karl, c’est aussi le nom de l’ordinateur qui détruit les astronautes dans 2001 non ?


*Après la loi Carle...

Les prochaines attaques contre l'école publique telles qu'elles sont imaginées et souhaitées par certains parlementaires de l'UMP sont:
1.
le transfert aux régions des compétences en matière de formation qui sont celles de l'Etat (d'où sans doute l'insistance dans les discours de rentrée de Chatel sur l'importance des programmes nationaux et des orientations nationales, domaine qui resterait de la compétence de l'Etat)
2.
la mise en place du chèque éducation pour l'ensemble des établissements scolaires.

Tout cela est une idée ‘Christian vaneste’. C’est sur son site là. Et déjà souvenez vous nous avions publié ses propos au sénat :




* Carte soclaire et sénateurs UMP rebelles. Non quand même pas...

Sur le site du Sénat - Un groupe de sénateurs UMP reconnaît officiellement que "la suppression progressive de la carte scolaire  engagée en mai 2007 par le ministre de l'éducation nationale, conformément à la demande du Président de la République", est une connerie et qu'elle "va dans le sens diamétralement opposé à [leur] volonté républicaine de mixité sociale".
Toutefois, la proposition de loi des sénateurs ne demande pas l'abandon de la suppression de la carte scolaire voulue par le Président (l'insolence a ses limites!): elle se contente de prévoir un encadrement plus nombreux, l'ouverture de sections sport-étude et langues rares et une rénovation des bâtiments vétustes ou dangereux (amiante) pour une partie des établissements situés en zone d'éducation prioritaire


* Appel des juristes. C’est suffisamment rare pour le signaler.
Contre une université à deux vitesses.

Appel de juristes : non à une Université à deux vitesses

Nous, enseignants-chercheurs en droit, avocats, magistrats, soucieux du respect de l'égalité des étudiants devant le service public de l'enseignement supérieur, tenons à alerter tous ceux qui aspirent à la pérennité des principes fondamentaux qui fondent le modèle universitaire français et, plus particulièrement, la communauté des juristes et des étudiants en droit, de ce qui suit :

Il y a un an, l'université Paris-II innovait en créant un « collège de droit », consistant, selon les propos tenus par son Président dans son blog, à « offrir un parcours spécifique qui exploite au maximum les potentialités de nos meilleurs étudiants et qui réponde vraiment à un besoin du marché ». Depuis, d'autres universités semblent vouloir suivre cette voie : Paris-I, Montpellier, Toulouse, bientôt Bordeaux-IV...
L'exemple de Paris II est édifiant : seuls les étudiants ayant obtenu mention très bien au baccalauréat peuvent s'inscrire à ce collège du droit, moyennant la somme conséquente de 200 euros qui s'ajoutent aux frais d'inscriptions du cursus classique, afin de suivre 130 heures annuelles d'enseignements complémentaires dans des disciplines telles que la philosophie, la sociologie du droit ou le droit comparé. Ce collège, qui se superpose à la formation classique des trois années de licence, délivre un diplôme d'université (DU) ne répondant pas à une spécialisation, comme c'était jusqu'alors le cas, mais à un complément à la formation de base offerte à la masse des étudiants, destiné à renforcer la culture générale d'une petite élite dès la première année des études universitaires.
Cette innovation a été présentée comme une solution permettant aux universités d'entrer dans la « bataille de l'excellence » afin de « concurrencer les grandes écoles » pour que nos universités, sur le modèle de Paris II, demeurent « compétitives » sur le « marché » de la formation universitaire.

Nous condamnons fermement la mise en place d'une Université « à deux vitesses », qui institutionnalise la discrimination entre étudiants mais aussi la concurrence entre universités.
. Il s'agit, dans les faits, de former deux catégories d'étudiants :
- une catégorie censée constituer une « élite », en outre financièrement capable de s'acquitter de frais d'inscription supplémentaires, aspirant à une meilleure formation susceptible de mieux la positionner sur le marché de l'emploi (4,4% des étudiants inscrits en première année de droit à Paris II, en 2008/2009) ;
- une autre catégorie, la « masse », stigmatisée dès la première année comme nécessairement moins bonne, et à laquelle ne serait assurée qu'une formation standard, la fragilisant nécessairement sur le marché du travail.
Tout étudiant a le droit de suivre les mêmes enseignements qui lui permettent d'acquérir une culture générale. Aujourd'hui la discrimination est telle, tant pour les concours de la fonction publique que pour l'accès aux emplois privés, que l'on ne peut accepter qu'un étudiant puisse voir son destin grevé dès l'origine.
. Il s'agit, en réalité, de susciter une concurrence débridée entre universités, contraignant les étudiants à s'inscrire dans l'université présentant la meilleure « offre », en termes d'« excellence », de sorte qu'un tel projet serait nécessairement présenté comme « inéluctable » par les « pragmatiques ».

Nous condamnons fermement la logique de privatisation dans laquelle s'inscrit nécessairement cette formation universitaire « à deux vitesses ».
En effet, l'habilitation ministérielle n'est obtenue, conformément à la philosophie de la Loi « Pécresse », que si le DU « s'autofinance », par l'acquittement de frais d'inscriptions supplémentaires notamment, ce qui démontre que cette sélection ne s'opère pas que sur des critères prétendument méritocratiques. De plus, la création de « Collèges de droit » s'inscrit dans l'incessante politique de restriction budgétaire puisqu'elle permettra de justifier la réduction du nombre de matières offertes au plus grand nombre des étudiants et donc des postes d'enseignants amenés à les dispenser.

Nous appelons tous ceux qui voient en l'Université un Service Public destiné à offrir au plus grand nombre un enseignement de qualité, à se mobiliser pour éviter de telles dérives.


Premiers signataires : Michèle BONNECHERE (Professeur de droit privé à l'Université d'Evry, Val d'Essonne), Valérie BOYANCE (Avocate au Barreau de Bordeaux), Emmanuel GAYAT (Avocat au Barreau de Seine Saint Denis), Julien GIUDICELLI ( Maître de conférences en droit public à Bordeaux IV), Gilles J. GUGLIELMI (Professeur de droit public à Paris II), Pierre LANDETE (Avocat au Barreau de Bordeaux, ancien membre du Conseil de l'ordre, ancien Président de l'Institut de défense des étrangers), Jean-Pierre MAUBLANC (Professeur de droit public à Bordeaux IV), Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat national de la magistrature), Mireille POIRIER (Maître de conférences en droit privé à Bordeaux IV, membre du Conseil national des Universités), Marc RICHEVAUX (Magistrat, Maître de conférences en droit privé à l'Université du Littoral-Côte d'Opale, membre du Conseil national des Universités), Mathieu TOUZEIL-DIVINA (Maître de conférences en droit public à Paris Ouest-Nanterre, La Défense), Jean-Marc TRIGEAUD (Professeur de droit privé à Bordeaux IV), Marie-Thérèse VIEL (Maître ,de conférences en droit public à Bordeaux IV).

Pour vous joindre à cet appel :
mireille.poirier@u-bordeaux4.fr ou julien.giudicelli@u-bordeaux4.fr

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Réforme et gestion


* Réforme lycées : vers une gestion des ressources humaines à la « mode » France Télécom ?

Extraits du discours de Chatel devant le CTPM :

Quatrième chantier : l’avancement de grade
Nous devons faire évoluer les critères d’avancement en assurant un meilleur équilibre entre le mérite et l’ancienneté. Dans cet esprit, je souhaite que soit mis en place un nouveau grade accessible à ceux dont l’engagement et l’investissement auront été particulièrement importants. Les critères devront être clairement exprimés, et dans toute la mesure du possible par écrit, afin que tout enseignant sache précisément quels sont les critères de promotion. Car introduire dans la rémunération ou dans les carrières des éléments directement liés au mérite ne peut avoir de sens, être compris et accepté par tous, que s’il y a la plus grande transparence !

Je ne serais pas surpris d’apprendre que ce soit le genre de discours que l’on ait produit aux salariés de France Télécom il y a une dizaine d’années pour justifier les transformations de leur charge de travail.

* Réforme des lycées : gestion des ressources élèves, à la mode méritocraticofinancière

Hirsh aux commandes ?

AFP Prime à l'assiduité dans certains LEP: "on essaie des choses nouvelles" (Hirsch)

"Ce n'est pas une carotte individuelle. On essaie des choses nouvelles", a expliqué vendredi sur RTL le Haut-commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse Martin Hirsch au sujet de la cagnotte qui sera versée expérimentalement dans certains LEP pour enrayer l'absentéisme.
Trois lycées professionnels de l'académie de Créteil vont expérimenter à partir de lundi la mise en place de ce dispositif avec
une cagnotte de départ de 2.000 euros par classe, susceptible de prospérer si les élèves sont assidus toute l'année.
"On dit dans une classe +vous pouvez avoir envie de faire un projet collectif mais il faut bosser, être là, être solidaires, se donner les moyens. Et on vous soutient+", a déclaré M. Hirsch au micro de RTL.
Le haut-commissaire a rappelé qu'"il y a des académies où on se trouve un taux d'absentéisme qui va de 5 à 80 %" et que ce dispositif financier "fonctionne à l'étranger".
L'argent ainsi gagné par le groupe pourra financer "un voyage linguistique, un déplacement culturel ou un équipement pour la classe.
C'est un projet collectif qui est tout à fait sain", a conclu M. Hirsch.

C’est la fin officielle de la pédagogie. Que voulez-vous faire désormais ?


* Répression scolaire :
Sanctions disciplinaires à l'Université Jean-Monnet pour des étudiants grévistes

Communiqué du Comité de soutien aux "9" de l'UJM: "Des étudiants grévistes de l'Université Jean-Monnet se sont vus infligés par le Conseil de l'UJM, des sanctions lourdes ( du blâme à l'interdiction d'université pour 2 ans avec sursis et appel non suspensif) pour des actions collectives dans le cadre du mouvement de contestation du Printemps 2009 dans les universités françaises. Face à une telle répression et une volonté sans précédents d'étouffer toutes vélléités de contestation en cette nouvelle année universitaire, nous ne pouvons rester sans voix et nous appelons tout les citoyens à résister contre ces pratiques répressives inacceptables à l'encontre des acteurs de la lutte et dire notre refus du délit d'opinion. Face à la répression la solidarité est une arme. Que continue la lutte et qu'elle soit belle!!!!"


* Débat sans fin : public versus privé.

Comment se structure le discours qui mène à la destruction de l’écçle publique.

L’émission commence vraiment à la 10e minute. Eddy Khaldi (Main basse sur l’école publique) a bien du mal à intervenir vers la 20e minute...




* Privatisation toujours... le parascolaire.

Extrait de la propagande de cette boite privée.

Avanquest Software annonce les éditions 2010 de ses collections parascolaires Atout-Clic et Atout P´tit Clic. Deux gammes de logiciels d´accompagnement scolaire interactif, pour suivre les enfants à partir de 2 ans jusqu´à la 5ème.
Pour accompagner efficacement les enfants à leur retour en classe, il convient de mettre tous les atouts de leur côté et leur offrir les meilleurs outils pour les aider à découvrir de nouveaux horizons.
En mêlant habilement le ludique et l'éducatif, sur des supports multimédias attractifs, avec des contenus riches et variés, les cédéroms des gammes Atout Clic et Atout P'tit Clic sont devenus la référence des logiciels d'accompagnement parascolaire.
Conformes aux programmes de l'Education Nationale, ces titres couvrent l'ensemble des points clés qu'il faut acquérir ou consolider, classe par classe, pour progresser tout en s'amusant.
ATOUT P'TIT CLIC — POUR LES PLUS PETITS, DE 2 A 6 ANS La gamme Atout P'tit Clic - qui comprend 5 niveaux pour les enfants de 2 à 6 ans - est une exceptionnelle collection d'éveil, élaborée par des spécialistes de la petite enfance.
En conformité avec les programmes des classes maternelles de l'Education Nationale, elle est basée sur le jeu pour favoriser l'épanouissement de l'enfant tout en l'éveillant au maniement de l'
ordinateur !
Enthousiastes et curieux, toujours prêts à venir en aide et dotés de pouvoirs magiques, Salto et Zélia - les deux compagnons super attachants - invitent l'enfant à les rejoindre et à participer avec eux à une nouvelle aventure, différente à chaque fois !
Dans un univers animé coloré et plein de surprises, servi par une interactivité originale, chaque cédérom propose de nombreux apprentissages basés sur le jeu pour favoriser l'épanouissement de l'enfant. Un espace Parents est intégré au logiciel pour suivre la progression et les résultats de l'enfant, et accéder à des notions pédagogiques ainsi qu'à des bonus à imprimer.

Un concept original !
S'inspirant de la télé numérique, Atout Clic donne accès à 12 chaînes parmi lesquelles l'enfant fait son choix et construit son programme. Certaines de ces chaînes sont gratuites, d'autres virtuellement payantes et qu'il convient de débloquer.
• Les gratuites, libres d'accès, sont des programmes éducatifs qui abordent l'ensemble du programme scolaire en français, mathématiques...
• Les payantes sont des programmes récréatifs proposant des activités ludiques et périscolaires. • Pour accéder aux chaînes de divertissement, l'enfant doit gagner des jetons en réalisant les exercices sur les chaînes éducatives. • Accompagné de 2 animateurs TV, l'enfant est motivé dans la réalisation des exercices par l'obtention de jetons qui lui permettent d'utiliser de nouveaux programmes de jeux.

ATOUT-CLIC — DU CP A LA 5ÈME !
Pour les plus grands, la gamme Atout Clic, initie à l'autonomie, aiguise la curiosité, surprend et séduit ! Les titres Atout Clic abordent l'éducation des enfants et des préadolescents sous un angle ludo-pédagogique et misent sur le jeu, la découverte, l'expérimentation et la formation.
En intégrant tout un ensemble d'exercices sur un support
informatique, les logiciels renforcent la motivation et permettent aux utilisateurs de s'exercer, de progresser et de combler leurs lacunes de façon ludique.

DES LOGICIELS ADAPTÉS À CHAQUE AGE ET À CHAQUE CLASSE
La gamme Atout Clic est composée de 7 niveaux, du CP à la 5ème. Tous comprennent une grande richesse d'activités et d'exercices, des outils de suivi précis, via un tableau de bord, du travail de l'enfant et sont conformes aux programmes et instructions officiels de l'Education nationale.
Chaque titre inclut plusieurs centaines de leçons et d'exercices couvant l'ensemble des programmes scolaires en français, maths, histoire, géographie, sciences et anglais.
Toutes les leçons sont accompagnées de nombreux exercices pratiques pour en faciliter et en vérifier la compréhension.
Adaptés à chaque âge, les contenus varient. Un abécédaire interactif est présent dans la version CP, tandis que les plus grands pourront bénéficier d'outils personnels (organiseur, bloc-notes, emploi du temps, fichiers personnels...) pour préparer sereinement l'entrée au collège.
Plusieurs centaines de documents imprimables sont disponibles, pour acquérir, en plus des connaissances, des méthodes de travail.

Prix et disponibilité
Les coffrets Atout P'tit Clic et Atout Clic sont disponibles chez tous les partenaires d'Avanquest France au prix public conseillé de 14,99 €TTC et 19,99 €TTC respectivement.
La gamme compte 6 coffrets pour un total de 13 niveaux scolaires couverts :
Atout P'tit Clic : Petite Section (2-4 ans) avec le jeu "Arc en Ciel" offert ; Atout P'tit Clic : Moyenne Section (3-5 ans) avec le jeu "Plume et Youri " offert ; Atout P'tit Clic : Grande Section (4-6 ans) avec le jeu "Justine" offert. Atout Clic : CP ou CE1 ou CE2 ; Atout Clic : CM1 ou CM2 ; Atout Clic : 6ème ou 5ème. Chaque coffret contient deux ou trois niveaux parmi lesquels l'utilisateur fait son choix au moment de l'installation.


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Chaud et froid

Actualité chargée - revenez souvent

* 4 chantiers de revalorisation pour les enseignants

- un pour les jeunes, un pour les moins jeunes, un pour faire sauter les statuts (et qui se prennent pour des COP) et un pour ceux qui le méritent.

Premières réactions syndicales :
Les propositions sont particulièrement limitées", "rien n'est prévu pour la masse des enseignants en exercice", a déploré la FSU, première fédération, dans un communiqué. Alors que le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a parlé de "provocation", Gilles Moindrot, patron du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a appelé M. Chatel à "revoir ses propositions".
"Cent euros mensuel de hausse, alors que cela correspond à une élévation de qualification à Bac+5, c'est un faible point de départ pour une discussion. On partage le constat d'une dévalorisation de la fonction enseignante, mais on ne voit pas quelque chose d'ambitieux qui répond à cela", a-t-il dit à l'AFP.

Parlant dans un communiqué de "démarche positive", le Sgen-CFDT a ajouté "ne pouvoir que regretter la faiblesse des propositions", le SE-Unsa estimant pour sa part qu'"on est loin du compte".
Quant à la CSEN, fédération la plus à droite, elle a approuvé les principes mais considère que la revalorisation doit aller à tous les personnels, "être avant tout indiciaire et ne pas se limiter à une multiplication des primes".

C’est ce qu’on appelle une franche opposition ?

* Réforme des lycées. Premières fuites éclairées (mais qui n’en sont pas).

Selon le site de L’étudiant.

Réforme du lycée : ce que Luc Chatel pourrait proposer

Encore un peu de patience… Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale, devait présenter la réforme du lycée général et technologique fin septembre 2009. Finalement, il faudrait plutôt miser sur le début du mois d’octobre (qui peut s’étaler jusqu’au 15, en jouant sur les mots). Pour le moment, le ministre semble davantage concentré sur le numérique...
C’est une réforme "ambitieuse" qui est annoncée, malgré un calendrier serré : l’entrée en vigueur est prévue pour la rentrée 2010. "Trop tôt", selon les syndicats. Une réforme largement inspirée du rapport de Richard Descoings, le directeur de Sciences po, chargé en janvier 2009 par Nicolas Sarkozy de mener une large consultation dans les lycées français. Du reste, les représentants d’enseignants, de parents d’élèves et de lycéens avaient jusqu’au 1er septembre 2009 pour rendre leurs commentaires sur ce texte.

Touche pas à mes séries

Ainsi,
tout indique que le ministre ne va pas se risquer à réformer l'architecture du lycée. Selon nos sources dans les inspections académiques, la séparation filière générale / filière technologique et les séries de bac actuelles (S, L, ES, STG, etc.) devraient perdurer, au moins pour un temps. Idem pour la seconde de détermination qui pourrait néanmoins être rebaptisée "seconde d’orientation". L’orientation, clé de voûte de la réforme. Luc Chatel l’a dit et répété : "il faut mieux préparer les lycéens à l’enseignement supérieur et passer d’une orientation subie à une orientation choisie et réversible". Les réorientations en cours de route devraient être facilitées et les dispositifs d'accompagnement des familles renforcés.
Pour réduire les inégalités et faire baisser le nombre de redoublements, Luc Chatel pourrait développer les pratiques pédagogiques d'accompagnement des élèves en difficulté. Le ministre a déjà évoqué qu’il n’excluait pas de faire appel aux enseignants : moyennant rémunération, les professeurs volontaires pourraient jouer le rôle de tuteurs, comme le proposait Richard Descoings. Oui, mais quand ? Sur le temps de la classe ? En bénéficiant d’heures supplémentaires ? Avec quels moyens ? Un problème technique à régler…

Trois chantiers à venir ?

Dans son rapport, Richard Descoings préconisait de
réformer les filières technologiques (il met l'accent sur la filière STI), de revaloriser la filière L (en la renforçant en langues vivantes et en lui redonnant un fond d'enseignement en mathématiques) et d’affirmer le caractère scientifique de la série S grâce à des coefficients en maths et en sciences plus forts. Selon nos sources, Luc Chatel pourrait se conformer à ce plan. Des idées consensuelles qui avaient recueilli des réactions plutôt positives de la part des partenaires sociaux en juin 2009.


* Et les crèches ? Si on les rendait moins coûteuses en déqualifiant le personnel ? On y va...

Pas de bébés à la consigne : nouvelle conférence de presse
Extraits:

Le collectif déplore aussi la modification envisagée d'un décret sur l'accueil de la petite enfance.

Selon lui, avec cette modification,
les titulaires d'un BEP ou CAP petite enfance seraient désormais considérés comme du personnel qualifié au même titre que les éducateurs de jeunes enfants ou les auxiliaires de puériculture, qui ont reçu des formations plus longues.

"Il s'agit d'une déqualification, d'une marchandisation avec une volonté idéologique, comme pour l'aide à la personne, de réduire les coûts des services publics" selon Jean-Laurent Clochard, de la Confédération syndicale des familles, membre du collectif.

Ils seraient donc comptabilisés dans le taux légal de 50% de personnel qualifié minimum dans les crèches, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.



* Le Figaro en grande forme de droite.

Se lançant dans la quête de solutions pour trouver 50 milliards, le journal propose 50 idées. En voici sur l’Education nationale. Et c’est du sérieux.

10 - PROFS : DÉCHARGE HORAIRE, CHARGE BUDGÉTAIRE
Le mammouth fait des efforts pour perdre sa graisse (16 000 postes en moins en 2010), mais il subsiste des gisements d'économies à l'Education nationale, premier employeur du pays (un million d'agents). Les décharges horaires des enseignants, par exemple.
Depuis 1950, les profs de lycée sont payés une à trois heures en plus par semaine pour, en théorie, ranger du matériel de labo, des cartes, etc. En fait, ils utilisent souvent ce temps libre pour donner des « petits cours » chez Acadomia et autres. L'Inspection des finances estime que ces décharges représentent l'équivalent de 23 000 postes à temps plein, soit 1,65 Mdeuros. Elle suggère de supprimer les plus obsolètes, soit la moitié.
- Gain : 850millions d'euros par an.
11 - LYCÉES : TROP D'OPTIONS TUENT LES OPTIONS
A force de pouvoir choisir entre le japonais, la planche à voile ou le théâtre, nos ados ne savent plus où donner de la tête. Près de 350 disciplines sont enseignées dans le secondaire et les plus pointues n'attirent qu'une poignée d'élèves (8,34 % des cours sont dispensés devant moins de 10 élèves). C'est à ces «options où personne ne va» (dixit le président Sarkozy) que la réforme des lycées doit s'attaquer. D'autant que la charge de travail de nos lycéens est supérieure de 20 % à celle des autres jeunes Européens et que, selon l'OCDE, la France est l'un des pays où les 13-15 ans aiment le moins l'école. Tout ça pour ça ? Peut-être seraient-ils plus heureux si on allégeait leur cartable et si on leur faisait faire plus de sport (à quoi bon former 32 000 futurs profs de sport chaque année ?). Le contribuable aussi serait content.
- Gain : à moyen terme.

* Formation des enseignants. Etats généraux: que faudra-til en retenir ?

A vrai dire on ne sait pas trop. Pour info le site des Etat généraux présente un pdf de son bilan et de ses propositions
. C’est là.

On trouve des trucs du genre :

- la création d’un modèle simultané,dans lequel il y aurait une pluralité de voies pour accéder au professorat ;

- ou encore
La notion de socle commun fait évoluer les frontières entre les niveaux d'enseignement [...]. Il faut maintenant réfléchir à une formation PE/professeur de collège ; et à une formation de lycée/ premier cycle du supérieur ".


* Loi Carle, qu’a fait l’opposition sociale démocrate ? hum...

Rappels sur les errements récents du PS en matière de laïcité:

- C'est à l'origine UN BOUFFEUR DE CURÉS [qui] FAIT VOTER UNE AIDE MASSIVE À  L'ÉCOLE PRIVÉE (selon un titre du Canard Enchaîné du 03/11/2004): dans le but de limiter les baisses d'effectifs du public (Si, si!), Michel Charasse propose un amendement maladroit dont il a mal mesuré les effets et qui permet de faire financer par les municipalités les établissements privés situés hors commune.
(
article reproduit ici)
L'article 89 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales d’août 2004 rend ainsi obligatoire la participation des communes aux frais de scolarisation des élèves fréquentant hors de leur territoire des écoles privées.

- Devant les protestatations de très nombreux élus locaux (de droite comme de gauche) qui s'assoient carrément sur cette loi et refusent de l'appliquer, le gouvernement, plutôt que d'abroger purement et simplement son texte, lui apporte quelques restrictions ou retouches cosmétiques: c'est la loi Carle, présentée comme un "compromis" et qui serait le fruit d'un "consensus"!

- les sénateurs du PS votent fin 2008 la proposition de loi Carle.

- Retour du PS aux valeurs du parti de Jaurès?
Le PS semble maintenant revenu à une position plus conforme aux valeurs républicaines, si l'on en croit ce communiqué officiel du 29/09/2009: "Le Parti socialiste proteste énergiquement... " (
lire la suite)

On préférerait des actes, et notamment un recours devant le conseil constitutionnel, certains doutes sérieux subsistant encore quant aux intentions réelles du PS (voir ainsi les doutes de Jean Bouguereau,
c’est ici).

NB. l’article 40 de la Constitution stipule qu’une initiative parlementaire est irrecevable à partir du moment où elle crée des charges supplémentaires pour les collectivités locales. Ne serait-ce pas le cas ici?
Non content de créer un chèque éducation spécial école privée, l'Etat se désengage en en faisant supporter l'addition aux collectivités locales (environ 500 millions d'euros!).


* Loi Carle, les ultralibéraux et les cathos sont de moins en moins complexés depuis son adoption

Ils n'hésitent plus maintenant à revendiquer au grand jour la destruction totale de l'enseignement public et la création d'un enseignement "100% privé sous contrat".




Il est vrai qu'ils peuvent aussi se sentir encouragés par de puissants alliés du côté de l'Elysée, comme Emmanuelle Mignon, conseillère de Nicolas Sarkozy, qui avait dès 2004 envisagé une "privatisation totale" de l'enseignement:
« J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’éducation nationale . » Emmanuelle Mignon (directrice de cabinet du Président de la République Nicolas Sarkozy – 2007 à 2009-), Le Monde, 3 septembre 2004
.

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