Marche et grève : suite et pas fin

Il y a encore de quoi en effet.

Dans notre rubrique Du fond de la trompe,
un invité spécial,
Eddy KHALDI,
nous parle de la face cachée de l’enseignement catho
.

* UMP 2012. Programme olympique...


AFP - L’UMP a pré­senté lundi "Tout com­mence par l'éducation", le pre­mier de ses "grands rendez-vous pour la France", des "cycles de tra­vaux" qui doivent contri­buer à l'élaboration du pro­jet du parti dans la pers­pec­tive de l'élection pré­si­den­tielle de 2012.
"L'UMP doit être un lieu de réflexion, de tra­vail, de créa­tion d'un pro­jet pour 2012", a déclaré à la presse la secré­taire géné­rale adjointe du mou­ve­ment, Nathalie Kosciusko-Morizet, char­gée de l'initiative avec le secré­taire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez.
Pour chaque thème trans­ver­sal, l'architecture est celle de café-débats dans les fédé­ra­tions, sui­vis d'ateliers en pré­sence d'experts avant l'organisation de "grands rendez-vous" — une dizaine au total — visant à faire remon­ter les contri­bu­tions et for­mu­ler des pro­po­si­tions, ont indi­qué les deux responsables.

Le pre­mier "rendez-vous", le 3 novembre à Paris, autour de quatre table-rondes, sera consa­cré à l'éducation. "Famille", "ques­tions d'emplois" et "argent public" seront les thèmes sui­vants abor­dés, res­pec­ti­ve­ment en décembre, jan­vier et février, a pré­cisé NKM.

"Les ques­tions d'éducation sont cen­trales (...) C'est aussi une forme de contre-pied: les idées reçues, il y a 10 ans, c'était +l'éducation, c'est la gauche qui en parle+. Nous, au contraire, on a voulu com­men­cer par là", a expli­qué Laurent Wauquiez.

L'UMP "a beau­coup tra­vaillé sur ces sujets depuis trois ans. Là où le PS est encore sur beau­coup d'a priori, de réflexes très pous­sié­reux et clien­té­listes, nous on est vrai­ment sur une approche beau­coup plus offen­sive", a-t-il fait valoir.
Selon M. Wauquiez, il existe "deux axes majeurs de réflexion" sur ce thème: "Le pre­mier, c'est faire en sorte que tous nos enfants puissent sor­tir du CP-CE1 en sachant lire, écrire, comp­ter.
Le second consiste à voir com­ment struc­tu­rer notre sys­tème d'éducation pour qu'il soit cen­tré sur une seule prio­rité, l'emploi".

S'agissant d'un exa­men de pas­sage en 6e pro­posé par Jean-François Copé [auquel le Mammouth a déjà décerné un grand prix, souvenez-vous], il a estimé que "pour la maî­trise des savoirs fon­da­men­taux: écrire, lire, comp­ter, ça ne se joue pas en 6e mais avant". "CP-CE1, c'est là qu'il faut mettre le paquet", a-t-il dit.

Mme Kosciusko-Morizet a relevé un "point d'interrogation sur l'utilité du col­lège tel qu'il est orga­nisé aujourd'hui". "Il y a sur­tout l'idée que le pas­sage entre le CM2 et la 6e est extrê­me­ment bru­tal", a-t-elle dit.

Ou comment récupérer S.O.S education et le SNALC*.

[MAJ 30 /10] * Le SNALC nous informe que non, il ne trouve pas les propositions de JFC une bonne idée.

* Les retraités dépanneurs de l'Éducation nationale (encore)
C’est là.

* Education Nationale : un syndicat demande la retraite à 55 ans.

Pas de panique : c’est en Algérie (voir ici)

* Filoche ne désarme pas contre la retraite à point. Tant mieux (mais qu’il le dise bien aussi à ces amis socialistes).

C’est là.

* Témoignage : sur la souricière de la place Bellecour .

Sur ce pdf : Témoignage


* Woerth confiant dans les syndicats.

«J'ai des relations de confiance avec les organisations syndicales, même après une réforme de cette nature»
C’est ici.




* ZEP, abandon faute de moyens.

Un rapport parlementaire critique la politique d'éducation prioritaire


Ce rapport intitulé Quartiers défavorisés ou ghettos inavoués ? la République impuissante a été présenté au Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC), le 21 octobre 2010, à l'Assemblée nationale. Le constat est accablant : les inégalités entre les zones d'éducation prioritaire (ZEP) et les autres territoires sont loin de se résorber, faute de moyens suffisants.
Rapport d'information parlementaire sur l'évaluation des aides aux quartiers défavorisés


* Vaneste et le FN, et la valeur sacrificielle de l’histoire à l’Ecole.

Petit rappel du Mammouth déchaîné.


Ch. Vanneste : les valeurs sacrificielles de l'enseignement
envoyé par blogmammouth. - L'actualité du moment en vidéo.

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Perspectives de grève ?

* Barbouzeries sur le retraites. Audiard, en avance sur son temps...



* Encore une vidéo sur la grève :




* Université en pointe soutenue par la région socialiste.

Le projet du PS pour l’école prône-t-il la visioconférence (contre l’augmentation des postes).

Enseignement par visioconférence
L’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) est l’une des premières universités au monde à mettre en place un système de visioconférence spécialement dédié à l’enseignement : Evo Learning.
L’enseignant peut y organiser une classe virtuelle à laquelle chaque participant est connecté en vidéo. Il suffit de posséder une webcam et un micro.
Chacun peut travailler depuis son bureau ou son domicile. La session est enregistrée et donc consultable ultérieurement.

EVO-learning est un système de visioconférence orienté vers l'enseignement.
L'enseignant peut organiser une classe virtuelle, y inscrire les étudiants, gérer leur prise de parole pour les questions, etc.
Il suffit de posséder une webcam et un micro !
Chacun peut travailler depuis son bureau ou son domicile (équipé d'une bonne liaison ADSL).  

L'UPMC est l'une des premières universités au monde à disposer d'un tel service. Cela a été rendu possible grâce à une subvention de la Ville de Paris, au travers de l'Université Numérique Régionale Paris IdF.


* Perspectives CFDT : la stratégie de grève est un échec.

Source : Les actions décidées le sont dans la perspective de la promulgation de la loi. Cela sous-entend, comme le dit la CFDT, qu’après cette promulgation, l’intersyndicale devra bien reconnaître que nous serons dans une autre configuration puisque nous ne voulons ni aller sur la contestation de la légitimité parlementaire, ni sur l’affrontement avec la présidence de la République."

(...)

"UNSA, CFTC, comme la CFDT reconnaissent que les mobilisations du 19 octobre marquent une baisse de la participation des salariés. Solidaires et FSU ont de plus en plus de mal à justifier leur stratégie de grèves reconductibles qui est en échec ».

Courageux mais pas téméraires...


* FO : toujours un temps d’avance :

Bon, les gars, il est temps de réagir...

Appel du congrès de la FNEC FP FO des 18 et 19 octobre 2010 – St Jean des Monts
Publié; le 24 octobre 2010

Aux personnels de l’Education Nationale, de la Formation Professionnelle et de la Culture et aux fédérations syndicales nationales FSU – UNSA –CGT – CFDT – SUD-FAEN-CSEN

La situation est exceptionnelle. Depuis des semaines des millions de salariés de notre pays expriment sans relâche leur volonté enracinée que soit retiré purement et simplement le projet de loi gouvernemental portant gravement atteinte aux systèmes de retraites et de pensions,Chers collègues, chers camarades,
C’est pourquoi à la veille de la nouvelle journée de grèves et de manifestations qui verra les salariés réitérer leur exigence du retrait par millions et millions, au moment où

 les cheminots, les salariés des raffineries, des ports, maintenant les routiers, à l’appel de leurs fédérations syndicales, ont décidé en assemblées générales la reconduction de grève pour le retrait depuis plusieurs jours maintenant
 les lycéens, violemment réprimés pourtant par les forces de l’ordre, et les étudiants manifestent quotidiennement pour l’abandon de ce projet
 dans l’Education nationale, dans la plupart des départements de France se tiennent dans les établissements, secteurs, services, des assemblées de personnels qui décident le plus souvent avec les organisations syndicales FNEC FP FO, FSU, SUD, CGT de reconduire la grève pour le retrait

Parce que la grève s’étend chaque jour un peu plus et que remonte des départements la volonté des personnels que les fédérations syndicales nationales appellent ensemble à la grève pour le retrait et jusqu’au retrait ,
Alors que dans un communiqué du 18 octobre la FSU indique qu’elle soutient ces actions et ces grèves et appelle à élargir et à généraliser le mouvement de grève,
Le congrès de la FNEC FP FO renouvelle sa proposition d’une réunion immédiate des fédérations : il est de la responsabilité des fédérations syndicales nationales de L’Education Nationale d’appeler sans délai, à la grève jusqu’au retrait.
C’est ce que veulent tous les personnels !
C’est la position de la CGT FO exprimée lors de son CCN des 7 et 8 octobre 2010 :
« Le CCN appelle les salariés …. à discuter dans leurs assemblées générales des conditions à mettre en œuvre pour obtenir le retrait du texte.
Le CCN soutient les structures syndicales FO qui s’engagent dans la reconduction du mouvement et considère que c’est la voie à suivre, dans l’unité d’action la plus large possible, pour obtenir satisfaction ».
Dans ces conditions, le congrès de la FNEC FP FO considère que dans l’unité la plus large possible, pour le retrait de la réforme il faut multiplier les assemblées et réunions à tous les niveaux.
Le congrès de la FNEC FP FO appelle ses syndicats et sections, ses militants, ses adhérents et l’ensemble des personnels à préparer et à participer aux assemblées générales, à les convoquer dans l’unité la plus large possible, à y proposer et à y décider la grève maintenant, la grève jusqu’au retrait pour faire reculer le gouvernement.

Courageux et téméraires...

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Spécial vidéos (et autres nouvelles du front)

* Luc C. : un étudiant qui n’aimait pas les grévistes... (déjà)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



* Salsa du Fillon. Du bon qui nous vient de Rennes.





* La France un certain modèle, finalement.

Libé - Pour l’économiste américain Joseph Stiglitz, les «citoyens américains et britanniques devraient suivre l'exemple français et descendre dans la rue pour protester contre les plans d'austérité et de réforme des systèmes d'Etat-providence». Une idée développée mardi dans le Guardian (centre-gauche) par l'éditorialiste Tariq Ali, qui a salué la combativité des manifestants français.

«Si l'on devait établir un guide Michelin des manifestations, la France aurait trois étoiles, la Grèce viendrait ensuite avec deux étoiles.»
Selon lui, la mobilisation française
contraste nettement avec les actions «misérables et minables» menées par «les syndicats poltrons» outre-Manche contre l'austérité. Selon lui, «l'épidémie française pourrait se propager, mais rien ne viendra du sommet». La raison? «Les gens du New Labour ont institutionnalisé les coups dur infligés par Margaret Thatcher.»

La décadence française séduirait-elle certains ?

* Violences policières : Lyon.
De source syndicale, on l’aura vu...




* Dans la série c’est pire ailleurs.

Le Royaume-Uni confirme la suppression de 490 000 emplois publics (source Lemonde/fr)

Et le plus grave n'est sans doute pas pour l'éducation:
l'article ne précise pas qu'on laissera probablement mourir de nombreuses personnes à la porte des hôpitaux, faute de personnel pour les soigner!
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Un mouvement ? quel mouvement ?

* Manifs : les écarts se creusent :

Chiffres des manifestants de plus en plus opposés :

Marseille :
- selon la police 20 000
- selon les syndicats : 240 000


Paris
- selon la police 60 000 (annoncé dès 15 h 30 sur Lemonde.fr)
- selon les syndicats : 330 000

Une paille.

Désormais la préfecture de police donnera le chiffre des manifestants la veille de la manifestation. C’est plus sûr.


C’est déjà le cas me direz-vous...

* Projet
(UM)PS pour l’école.

On en parlait déjà sur cette page il y a 15 jours (mais le temps que les médias se réveillent) et on a déjà analysé il y a un mois le rapport des sénateurs PS sur la même question (c’était là). Le Monde aujourd’hui commente aussi le projet présenté par Juliard.

Le Mammouth Déchaîné vous en offre encore de beaux extraits qui montrent que
le PS reprend en grande partie les propositions de l'UMP .

Exemples :

Gestion de la pénurie:
"Nous proposons la participation d'enseignants du primaire au collège et réciproquement dans le cadre de projets communs"

Bivalence contre revalorisation:
"Les enseignants pourraient choisir au cours d'une formation initiale reconstruite, de s'initier à l'enseignement d'une seconde discipline. Et à la clé de tout cela, il y aurait une revalorisation."



Bon heureusement, rassurons-nous, aux prochaines élections on aura un gouvernement de gauche, et ça va changer...

*
Non au contrôle de moralité des futurs enseignants

Un site : http://www.controle-moral.fr/

Rappels : « Selon les dispositions de la nouvelle épreuve des concours de recrutements, intitulée « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable », les futurs candidats seraient supposés faire la preuve, au cours d’un entretien d’une vingtaine de minutes avec le jury (« exposé du candidat à partir d’un document fourni par le jury (dix minutes) et entretien avec le jury (dix minutes) »), de leur bonne moralité, cette évaluation pourrait être confiée à des personnes aux « compétences particulières », et une prestation insatisfaisante pourrait leur valoir une note éliminatoire.
   Nous ne pouvons accepter qu’un certificat de bonne moralité – en vertu de quels principes, de quels critères ? – soit désormais requis pour accéder aux fonctions d’enseignant ; nous ne pouvons admettre qu’un jury puisse éliminer des candidats, en supputant dans le cadre d’une épreuve orale aux contours opaques leur incompétence en matière d’éthique et de responsabilité ; nous ne pouvons comprendre comment pourrait être suspecté le désir d’être un enseignant compétent et dévoué, s’agissant de personnes qui, au terme de plusieurs années d’étude exigeantes, et d’une ou plusieurs années de préparation spécifique, se présentent aux concours de recrutement de l’enseignement.
   Enfin, cette disposition nous paraît des plus dangereuses car elle suggère une volonté de contrôle des consciences, étrangère à notre tradition républicaine ».


A la suite de quoi, ce jour, les membres du jury de l’agrégation de philo ont réagi : c’est là .


* Uni est contre tout :

Déclaration d'Olivier Vial, président de l'UNI, au Daily Telegraph:


"Si les jeunes générations veulent une pension, elles n'ont qu'à apprendre à travailler plus dur et plus longtemps."


Les 50% de retraités qui touchent actuellement des pensions de moins de 1000 € par mois et le million de retraités qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté étaient donc des faignants ?

C'est bien la peine d'avoir une maîtrise d'économie pour ignorer que les français travaillent déjà plutôt dur et que la productivité d’un salarié français est supérieure de 21% à la moyenne européenne.
A croire que tous ceux qui cherchent à fréquenter les cercles proches du pouvoir ne peuvent que répéter inlassablement les mêmes idées toutes faites de leurs maîtres à penser du moment...
Voir :
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2010/10/17/jacques-attali-expert-en-acquiescement/


* Drame de l'échec scolaire et formation tout au long de la vie

Jean Sarkozy (nous dit BigBrowser, blog de Le Monde) a toujours autant de mal à se consacrer à ses études. “Il a encore raté certaines épreuves de sa deuxième année de droit, qu’il suit avec un régime aménagé. Il a dû en représenter certaines au rattrapage de septembre et devrait savoir en fin de semaine (probablement vendredi) s’il passe enfin en troisième année” écrit Le Parisien.

Bof! D'ici qu'il parvienne au 3ème âge, il garde encore toutes ses chances pour obtenir une licence.


* L’image de fin :

Ecrivez-nous pour proposer la meilleure légende...

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Vous en reprendrez bien...

Citation du jour :

« La guerre des classes existe, d’accord,
mais c’est ma classe, la classe des riches,
qui fait cette guerre et nous sommes en train de la gagner. »

Warren Buffet, directeur général de Berkshire Hathaway, conglomérat financier faisant publiquement appel à l’épargne. Il compte 217.000 employés. Capitalisation en Janvier 2008 : 217, 90 milliards de $ – Chiffre d’affaires 2006 : 98,563 milliards de $ – Résultat net en 2006 : 11,015 milliards de $.


* Et avec cela : lacrymo à bout portant.

Cela se passe dans un lycée rural. No comment.




* Préparons la manif en musique :

On lâche rien , en écoute ici : onlacheriendef_m


*FCPE encadre les lycéens.

la FCPE appelle les parents d’élèves à encadrer les manifestations lycéennes - 14 octobre 2010 : La FCPE recommande aux parents d'élèves des lycées touchés par la mobilisation d'être présents devant l’établissement le matin, dès la première heure de cours, pour faire preuve de vigilance et concourir avec le chef d'établissement à la mise en place de procédures permettant le dialogue et l'expression des lycéens.

La FCPE ne s'est pas prononcée et ne se prononcera pas sur le fond de la réforme des retraites, qui n'est pas dans son champ d’action. En revanche, elle ne peut accepter que le mouvement social en cours soit prétexte pour le gouvernement à une nouvelle stigmatisation des jeunes et de leurs parents prétendument « irresponsables ».

La démocratie s’apprend aussi à l’Ecole. Les établissements scolaires doivent faire respecter les droits d'expression et de réunion des lycéens notamment en permettant la tenue des assemblées générales. La confrontation démocratique des points de vue peut aussi être garantie à l'intérieur des établissements scolaires, en banalisant une demi-journée de cours, afin d’éviter que des «blocages» aux portes des établissements ne dégénèrent en tensions.

La FCPE recommande également aux parents d'élèves des lycées touchés par la mobilisation d'être présents devant l’établissement le matin, dès la première heure de cours, pour faire preuve de vigilance et concourir avec le chef d'établissement à la mise en place de procédures permettant le dialogue et l'expression des lycéens. De même, afin d’éviter d’éventuels affrontements avec les forces de l’ordre ou des « casseurs », la FCPE appelle les parents qui le peuvent à encadrer les cortèges lycéens dans les manifestations.


* Reculade sociale en perspective : le seconde journée de solidarité.

Bientôt une deuxième "journée de solidarité" où l'on demandera aux salariés d'abandonner une nouvelle journée de congé pour financer la dépendance des personnes âgées? la solution est à l'étude à l'UMP. C’est là.

(Pour rappel: actuellement la journée dite "de solidarité" permet de faire porter plus de 80% de l'effort sur la moitié seulement de la population: les salariés).


* Réforme du collège : propos préparatoires.

Après le lycée, le ministre a déjà annoncé qu’il allait attaquer le collège. Certains, dans certains syndicats, y réfléchissent déjà et ont plein d’idées pour réformer. Et comme souvent on les écoute ...

Allez donc voir ce qu’ils proposent



* Les solutions (socialistes) pour les collèges, face à la crise des finances publiques : le partenariat Public-Privé


93 : un plan de 703 M euros pour les collèges voté sans le PC ni la droite
Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis a adopté dimanche un plan d'investissement public-privé de 703 mil­lions d'euros en faveur des col­lèges du dépar­te­ment, en l'absence des groupes com­mu­niste et de droite, a constaté un jour­na­liste de l'AFP.
Le pro­jet, qui pré­voit un finan­ce­ment en majo­rité basé sur un par­te­na­riat public-privé, doit per­mettre la construc­tion ou la réno­va­tion de 21 col­lèges d'ici 2015.
"Nous avons une pous­sée démo­gra­phique que per­sonne jusqu'ici n'a voulu voir et qui, si nous n'agissons pas, met­tra 5.000 gamins à la rue dans 5 ans", a expli­qué le pré­sident PS du Conseil géné­ral, Claude Bartolone.
"Les socia­listes pré­sen­taient la Seine-Saint-Denis comme un dépar­te­ment en faillite il y a six mois, aujourd'hui ils pro­posent un plan excep­tion­nel de 703 mil­lions d'euros, cela manque de cohé­rence", ont réagi l'UMP et le Nouveau centre dans un communiqué.
"Si les par­te­na­riats privés-publics ont été créés par les entre­prises, ce n'est pas pour nos beaux yeux mais bien pour en tirer le plus de pro­fits pos­sibles, au glo­bal on risque un dou­ble­ment de la dette du dépar­te­ment", a déclaré le seul élu com­mu­niste pré­sent, Jean-Jacques Karman.
En votant contre, M. Karman a tenu à pré­ci­ser qu'il "était pour la réponse appor­tée aux besoins mais contre le choix fait pour son financement".


Rassurons-nous aux prochaines élections, on aura un CG de Seine-Saint-Denis de gauche. Enfin, peut-être...


* Sur les retraites.
Si vous avez encore des sceptiques autour de vous (ou que vous vivez dans Poulailler ‘sSong - voir plus bas), proposez leurs les liens et docs du jour :

Néolibéralisme et retraite : le point dans ce pdf :

Néolibéralisme et retraite 12 p. 16-10-2010

On peut tout dire de la réforme des retraites, sauf qu’elle est dictée par une contrainte démographique. Elle vise en réalité à réduire la part de la richesse nationale consacrée au financement public des pensions. Les chiffres officiels illustrent  ce dessein, que plusieurs responsables gouvernementaux ont d’ailleurs proclamé.

C’est à lire
en suivant ce lien...

Enfin, si Guillaume le dit :
Les grands opérateurs privés sont convaincus que la réforme des retraites va conduire à l'asphyxie financière des régimes par répartition et favoriser les systèmes par capitalisation. C'est le calcul que fait le patron du groupe Malakoff Médéric, un certain... Guillaume Sarkozy.

C’est là.

Bon si avec ça vous pensez toujours à tergiverser...

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Pilotage et gouvernance

Retour de la vidéo de la fin (à la fin ; en direct de la salle des profs)

* Créer des viviers de vacataires

Bulletin officiel n°37 du 14 octobre 2010

"Amélioration du dispositif de remplacement des personnels enseignants dans les établissements d'enseignement du second degré public"

( NOR : MENH1023436N note de service n° 2010-140 du 20-9-2010 MEN - DGRH B1 - DGESCO B1-2 )

Extraits:

"Outre la mobilisation des personnels quel que soit leur corps ou catégorie d'appartenance, l'entretien de relations privilégiées avec les instances territoriales et régionales de Pôle emploi doit être poursuivi. Le partenariat que vous mettez en place avec Pôle emploi doit vous permettre de vous constituer un vivier de contractuels que vous aurez identifié avant le début de la rentrée scolaire. "

"Par ailleurs, dans le cadre de la réforme du recrutement des personnels enseignants et la mise en place des nouveaux masters
, le partenariat mis en place avec les universités constitue un moyen privilégié pour disposer d'informations actualisées et régulières sur les étudiants diplômés pouvant être recrutés en tant qu'agents non titulaires."



* Pour les personnels titulaires, une plus grande flexibilité leur sera demandée :

(Même source)

"S'agissant des TZR, leur mobilisation doit se faire prioritairement sur les absences à l'année ou les absences moyennes intervenant en cours d'année. Leur affectation pour effectuer des remplacements dans des disciplines connexes ne peut qu'être encouragée. "

"L'organisation des zones de remplacement doit tenir compte de vos spécificités géographiques et de la nécessaire adéquation avec les besoins des établissements. La mise en place d'une zone académique destinée aux disciplines les plus rares concourt à cet objectif."


* Fonctionnaliser l’Université :


Pécresse dévoile un palmarès des universités pour l'insertion des bac+5
Le pre­mier pal­ma­rès des uni­ver­si­tés fran­çaises pour l'insertion des étudiants est dévoilé par la ministre de l'Enseignement supé­rieur, Valérie Pécresse, dans le Figaro Magazine à paraître samedi, et fait état en moyenne de 91,4% des bac+5 ayant décro­ché un emploi après trente mois.
Après avoir fixé comme nou­velle mis­sion aux uni­ver­si­tés l'insertion pro­fes­sion­nelle par la loi d'autonomie de 2007, Mme Pécresse avait lancé une enquête natio­nale qui a débou­ché sur un pal­ma­rès, pour l'instant uni­que­ment pour les diplô­més de niveau mas­ter (bac+5).
"C'est la pre­mière fois qu'on obtient un indi­ca­teur com­mun à toutes les uni­ver­si­tés. Il va ser­vir d'outil pilo­tage tant pour elles que pour l'Etat", a-t-on pré­cisé au minis­tère de l'Enseignement supérieur.

Trente mois après avoir été diplô­més, 91,4% des bac+5 ont trouvé un emploi, dont 92,3% issus des facul­tés de sciences, tech­niques et santé, 92,2% de droit, écono­mie, ges­tion, 90,1% de sciences humaines et sociales et 86,9% de lettres, langues et arts.

Dans un entre­tien au Figaro Magazine, Mme Pécresse estime que beau­coup de "pré­ju­gés tombent à la lec­ture de l'enquête": les taux sont "presque com­pa­rables à ceux des grandes écoles", "les entre­prises pri­vées recrutent deux diplô­més sur trois", "les uni­ver­si­tés de proxi­mité affichent sou­vent d'excellents résul­tats" (Angers, Chambéry, La Rochelle, Pau...).

En revanche,
"les résul­tats en bio­lo­gie sont très infé­rieurs à la moyenne", "il fau­dra faire évoluer les études d'histoire et géo­gra­phie" et "il y a visi­ble­ment une forme de +déclas­se­ment+ au démar­rage avec trop peu de cadres" pour les diplô­més en arts et lettres, selon la ministre.
Les don­nées ont en effet per­mis de cal­cu­ler les taux d'étudiants ayant un emploi de cadre au bout de trente mois: 85,9% des diplô­més de sciences, tech­niques et santé mais 57,1% de ceux des filières lettres, langues et arts.

Les résul­tats sont pris en compte à par­tir d'au moins 30% de réponses et une poi­gnée d'universités (dont Dauphine et Jussieu) n'a pas participé.

Evidemment la dernière phrase gâche u peu le bel édifice du protocole. Pas si performant que cela ...


* ERS parachahuté :

AFP - ERS: Préavis de grève d'enseignants d'un collège de Mayenne


La quasi-totalité des 35 ensei­gnants du col­lège Volney à Craon (Mayenne), a une tren­taine de kilo­mètres au sud-ouest de Laval, a décidé de ces­ser le tra­vail à comp­ter de mardi après une ren­contre en début de semaine avec l'inspection aca­dé­mique de la Mayenne au sujet de l'installation de cet ERS dans leur col­lège. Selon l'évolution de la situa­tion, les ensei­gnants pour­raient recon­duire le mou­ve­ment les jours sui­vants, ont-il fait savoir.

Le col­lège Volney doit accueillir à par­tir de novembre, dans un inter­nat désaf­fecté, une ving­taine d'élèves âgés de 11 à 14 ans, dits "per­tur­ba­teurs" et habi­tuel­le­ment sco­la­ri­sés en Seine-Saint-Denis. La plu­part ont été exclus plu­sieurs fois d'un établissement.

Ces élèves de Seine-Saint-Denis ne croi­se­ront pas les 350 élèves habi­tuels du col­lège car ils emprun­te­ront des par­cours sépa­rés. "Ils auront leurs cours et dor­mi­ront au même étage, toute la semaine. Ils ne croi­se­ront jamais les autres élèves puisque même leurs repas seront pris en décalé par rap­port aux autres. Pour nous, cela res­semble à un camp dis­ci­pli­naire!", a estimé Zélia Malhaire, du SGEN-CFDT.
"Beaucoup de parents d'élèves sont inquiets et veulent reti­rer leurs enfants. On para­chute vingt gamins dans un col­lège qui ser­vira de pri­son à l'intérieur de l'établissement", a-t-elle déploré.

De plus, les ensei­gnants dénoncent une mesure "extrê­me­ment coû­teuse". "On embauche vingt enca­drants, dont deux pro­fes­seurs des écoles, et on affrète un car tous les week-ends pour per­mettre aux élèves de ren­trer chez eux! Combien tout cela va-t-il coû­ter?", s'interroge Zélia Malhaire.

Délocalisons la Mayenne !

* Mise en place des Jardins d’éveil. Premières pierres.



Source - La direction des Politiques Familiales et Sociales a envoyé le 29 septembre, une lettre circulaire aux directeurs des caisses d’Allocations Familiales, leur demandant de mettre en œuvre : « les services d’accueil des enfants de moins de 6 ans », autrement dit les jardins dits d’éveil, « solution nouvelle(et payante) proposée aux familles pour améliorer la conciliation entre leur vie familiale et leur vie professionnelle » !


Même si ce texte prend la précaution de signaler « qu’ils n’ont pas vocation à se substituer à l’école maternelle », nous pensons, qu’en fait, c’est tout comme, puisque : « ils s’inscrivent dans une continuité de l’accueil depuis la naissance jusqu’à la scolarisation », le décret n° 2010-613 du 7 juin 2010 précise même que : « cet établissement accueille des enfants de 2 ans ou plus en vue de faciliter leur intégration dans l’enseignement du premier degré ». Cette précision est de taille au cas où nous n’aurions pas compris ! Et pour enfoncer le clou : « l’offre d’accueil proposée doit s’appuyer sur une ouverture annuelle et journalière conséquente supérieure à celle offerte par l’école maternelle ».



Les parents, qui, paieront ces structures, car « les financements de la branche Famille ne seront possibles que de 2 à 3 ans révolus et seront soumis à l’appréciation d’un jury national », n’auront même pas la garantie d’un encadrement de qualité, ni de compétences, puisque les règles d’encadrement pourront être dérogées en fonction du nombre d’enfants accueillis.



* Ambiance en salle des profs. Criant de vérité.

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On n'a pas (encore) tout vu...

* Provocations policières au quotidien :

Mammouth déchaîné - Récit de ce qui aurait pu très mal tourner. Evènements du jour dans un lycée ordinaire.

12 h: sortie des cours. Les élèves vont vers la cantine.

12 h 07 : la direction de l’établissement descend en grande trombe dans le hall. Elle attend quelque chose (on apprendra ensuite qu’elle vient d’être appelée par la police, des casseurs s’annonceraient).

12 h10 : alarme. Tout le monde sort. Le coup est organisé, une fois un maximum d’élèves sur le parvis, tentative de blocage.
Ambiance bon enfant. Quelques lycéens extérieurs (une dizaine tout au plus). Le parvis est comble. Pas de drapeau. Quelques caddies pour bloquer mais on a connu mieux.

12 h 20 : brutale ruée sur la route (restée libre) devant le lycée d’une bonne moitié des élèves. ?

Explication : un car de police vient de déverser sur la chaussée 5 ou 6 policiers en armes version robocop. Casques, matraques, boucliers, le tout en ligne entre un abri de bus et le camion de police. Ils sont à moins de 20 m. des lycéens.

Gros coup de chaleur de la part des lycéens qui se sentent provoqués. Certains s’excitent. Un jet de canette (vide). Les policiers se rapprochent. De l’autre côté des ilotiers font la circulation. Tension extrême, les quelques enseignants qui sont là (sortis suite à l’alarme) ne peuvent que constater qu’on va à l’affrontement avec l’arrivée des gardiens de la paix.

12 h 25 : la plupart des élèves sur la route désormais s’assoient, bloquant définitivement le passage, coupant l’herbe sous le pied de la police. Deux ou trois bus bloqués, la circulation détournée. Pas de casseur, tout le monde est sage.
Tout le monde s’observe. Un second car de police tout aussi chargé arrive en soutien.

12 h 40 : Les flics reçoivent l’ordre de reculer (après insistance du proviseur). Ils reculent (mais sans se retourner, en se protégeant derrière une des portes de leur véhicule - ils sont alors à plus de 60 m., mais dès fois que...).

Finalement, l’atmosphère se détend quelque peu. Une partie des élèves part en manif vers le centre ville. Suivit de près par les deux cars de police...

no comment.

* L’assemblée nationale réfléchit sur le plan de rigueur qu’il va falloir infliger à la fonction publique

Ca va saigner (encore)

Commission des Finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire - Mardi 5 octobre 2010 -Séance de 21 heures 30

Tout est dans
ce pdf a cette adresse là.
La cour des comptes proposait déjà des choses similaires il y a quelques jours (
voir ici)

On y lit :

Sur la masse salariale de l’Etat :

"En conclusion, la stabilisation de la masse salariale en valeur est un objectif qui participe à la maîtrise des dépenses publiques, mais sa réalisation est difficile. Les conditions de cette stabilisation à l’horizon de 2013 sont techniquement claires mais
socialement délicates : gel du point d’indice, stricte limitation des mesures catégorielles, entendues au sens le plus large. Les instruments de mesure, de prévision et de pilotage doivent aussi être renforcés.

Dans cette perspective, la restitution de 50 % des économies induites par le non remplacement d’un départ sur deux à la retraite n’est sans doute pas soutenable. [pour ceux qui y croyaient...]

À plus long terme, pour redresser durablement les finances publiques, l’objectif de stabilisation en valeur de la masse salariale ne pourrait être atteint qu’avec la mise en œuvre de profondes réformes structurelles des politiques publiques et de la gestion des ressources humaines de l’État."
[La LOLF 2 ? ]

Les heures sup pourraient aussi être moins bien payées (=être davantage taxées...):

"je souligne qu’en réalité l’État paie deux fois au titre de cette mesure : une première fois via le paiement de ces heures supplémentaires ; une seconde fois, indirectement, puisque celles-ci ne font l’objet d’aucun prélèvement fiscal ou social. Quelle perte de recettes ces heures supplémentaires génèrent-elles ?"

Et sur la baisse du pouvoir d'achat:

"Le gel du point ne pourra cependant être prolongé longtemps, surtout dans une période qui sera marquée par la hausse du taux des cotisations salariales d’assurance vieillesse des fonctionnaires."

"
Il faut ensuite dire qu’il y a une réelle perte de pouvoir d’achat pour les agents"

On se tue à le dire...


*LRU: vers un démantèlement des IUT et une forte majoration des frais d'inscription des étudiants ?

La
Dépêche.fr.
"Les IUT de Toulouse, Albi, Auch, Castres et Tarbes dénoncent une baisse de leur dotation budgétaire de 26 %."
[...]
"Depuis l'entrée en vigueur de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), le 10 août 2007, les IUT ont perdu leur autonomie budgétaire. « L'ensemble des moyens attribué par le ministère est désormais centralisé par l'université qui nous reverse une dotation pour l'année, rappelle Patrick Laurens, directeur-adjoint de l'IUT Paul Sabatier. Le problème, c'est que l'an passé notre dotation était de 6,2 millions d'euros, Tarbes mis à part, et cette année, la dotation est tombée à 4 millions d'euros, soit 26,1 % de réduction. La conséquence, c'est que les heures d'enseignement, qui sont une des seules variables d'ajustement, pourraient en être affectées. La solution, ce sera peut-être de les réduire, voire de réduire nos effectifs de 1 500 étudiants. Nous en avons 6 700 actuellement »."


* Fins de mois difficiles ? Faites comme les IG, directeurs d’IUFM ou encore certains de vos collègues :

Voici ce que l’on trouve ur le site d’une boite de cours privés
Educastream :

"Nos contenus de cours exclusifs ont été conçus par une équipe de 20 experts de l’enseignement, certains, plus de 15 ans à la direction des plus grands groupes de l’édition scolaire, d’autres nommés à l’Inspection générale de l’Education nationale ou encore directeur d’IUFM, professeurs de Lycée, de Collège ou des Ecoles."

Info ou intox ? en tout cas ils ne sont que 20...

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Pour ceux qui en doutent (encore)

La Une est neuve : Crève générale !
C’est là.

* De la gestion des flux qui nous attend : second degré (ou de force).

(et de la finalité du socle commun)


Le recteur de Nantes, grand humaniste devant l’éternel, ne doute pas qu’un professeur des écoles puisse se transporter dans le secondaire. Et l’inspecteur d’académie s’exécute. L’affaire n’est pas neuve (on l’avait déjà évoquée dans nos pages), mais là ...




Le rectorat de Paris avait déjà fait la même chose le 13 septembre. Pour le minis­tère de l'Education natio­nale, il juge la situa­tion "nor­male" pré­ci­sant que "péda­go­gi­que­ment, cela s'inscrit
dans la logique par­faite du socle et du néces­saire ren­for­ce­ment entre pre­mier degré et collège".



* De la finalité certaine d’une certaine réforme :

Retraites : une réforme tout bénef... pour les assureurs !

 
En toute discrétion, pendant l'été, plusieurs députés ont déposé quelques subtils amendements à la nouvelle loi sur les retraites. Objectif : généraliser la retraite par capitalisation. Et tant pis si l'exemple américain vire au cauchemar.
Lire la suite ...

* Mais ça va péter ...

Texte adopté par l’AG parisienne  du 12 octobre 2010


L'AG d es enseignants du premier degré de Paris, réunie le 12 octobre avec les syndicats SNUIPP, SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, CGT, CNT réaffirme sa volonté de retrait pur et simple du projet de loi du gouvernement, parce qu'il:

- repousse de deux ans l'âge légal de départ à la retraite,
- allonge la durée de cotisation et repousse de deux ans l'âge de suppression de la décote,
- crée une caisse autonome pour les fonctionnaires, cassant ainsi le code des pensions,
- remet en cause les avantages familiaux, notamment pour les mères de trois enfants.
 
L'AG se prononce pour la reconduction de la grève et s'adresse aux fédérations nationales enseignantes ainsi qu'aux confédérations interprofessionnelles afin qu'elles prennent leurs responsabilités en appelant à la grève interprofessionnelle jusqu'au retrait du projet de loi. Un tel appel paraît incontournable.

Pour ce faire l'AG parisienne propose d'organiser des assemblées dans les arrondissements dès jeudi.


* Culture avec un grand Q : Mort à crédit de la Bibliothèque nationale de France



Des annonces qui font froid dans le dos

Source - Les données communiquées par la direction membres du Conseil d’administration dans le cadre d’une récente réunion de présentation des orientations budgétaires pour les trois ans à venir donnent froid dans le dos : baisse de la subvention allouée par l’Etat, 800 000 euros de perte sur les produits financiers, des ressources propres insuffisantes à assurer le fonctionnement d’un établissement déjà très affaibli par la mise en oeuvre d’un « contrat de performance » dont l’idéologie néo-libérale sape de manière indécente les missions de la BnF.

Ces perspectives budgétaires, si elles devaient s’inscrire dans la durée, au-delà de 2013, placeraient la Bibliothèque nationale de France,saignée à blanc et devenue incapable de maîtriser ses coûts de fonctionnement, dans une
situation de faillite où elle verrait le faisceau des ses missions étranglé progressivement.

« Mort à crédit » d’une très grande bibliothèque patrimoniale :

-
Plus de 150 emplois en équivalent temps plein vont être supprimés en trois ans, ce dans un contexte de récession de l’effectif déjà difficilement supportable !
- Le
budget alloué à la conservation va être abaissé de 105.000 euros !
- Le budget global d’acquisitions
amputé de 175.000 euros !
- Le budget de
formation professionnelle abaissé de 30.000 euros !"

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Un averti en vaut deux

Nouvel article dans notre rubrique Du fond de la trompe :
Les « bienfaits » du Livret Personnel de Compétences

* Leçon du jour : la différence entre concerné et impliqué.

Mammouth Déchainé - Si comme nous vous êtes lassés de voir vos collègues, pourtant conscients, rester en dehors de la mobilisation contre la réforme des retraites, expliquez-leur la différence entre être concerné et être impliqué.

Recette : Prenez pour cela l’exemple des oeufs au bacon.

Dans la recette des oeufs au bacon, la poule peut-être considérée comme un animal
concerné.
Le cochon, lui, est plutôt un animal
impliqué.

Bon, la différence est claire maintenant je suppose...

Maintenant : traduction en novlangue syndicale : "La FSU appelle tous les personnels à débattre des modalités unitaires et massives de poursuite de l’action, en envisageant toutes les possibilités, avec l’objectif d’étendre et généraliser les grèves et manifestations après le 12 octobre afin de faire reculer le gouvernement." (source)
C’est pas gagné...



* conseils toujours utiles pour manifestants

Guide du manifestant arrêté:
Plein de conseils donnés par le syndicat de la magistrature, comme celui-ci par exemple:

"Si vous êtes témoin d’un contrôle ou d’une interpellation où vous estimez que les policiers ne font pas correctement leur travail,
n’hésitez pas à la filmer, notamment avec vos téléphones portables.
Ce film est un mode de preuve tout à fait recevable devant un tribunal."

http://www.guidedumanifestant.org/guide-du-manifestant.pdf


* Clauses abusives utilisées par les entreprises de soutien scolaire pour arnaquer le client (et les contribuables)

C'est une pratique fréquente, et la Direction géné­rale de la concur­rence, de la consom­ma­tion et de la répres­sion des fraudes (DGCCRF), les recense dans ce document et met en garde les familles:

http://www.clauses-abusives.fr/recom/10r01.htm

(document disponible en version texte ou audio)


* Ils nous auront averti : ça va couper ...

Budget 2011: les présidents d'universités inquiets pour la masse salariale
AFP - La Conférence des pré­si­dents d'universités (CPU) est inquiète pour le bud­get 2011 de l'Enseignement supé­rieur concer­nant la masse sala­riale des uni­ver­si­tés, même si ce bud­get reste une prio­rité, a déclaré jeudi à l'AFP le pré­sident de la CPU Lionel Collet.
"Le bud­get de l'enseignement supé­rieur reste la prio­rité du gou­ver­ne­ment, nous avons le main­tien des emplois et, dans une période de crise, on s'en réjouit. Mais nous avons une inquié­tude concer­nant l'évolution de nos masses sala­riales", a-t-il dit.
"La masse sala­riale évolue indé­pen­dam­ment de l'inflation et
nous vou­lons nous assu­rer que cette somme sup­plé­men­taire, essen­tielle, nous arri­vera. Mais on ne doute pas que le minis­tère de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche trou­vera une solu­tion", a-t-il ajouté.


* C’est eux qui avertissent, toujours aussi prévenants...
pour donner des conseils afin d’amplifier le mouvement.

Les chefs d'établissements opposés aux blocages de lycées

Le prin­ci­pal syn­di­cat des chefs d'établissements, le SNPDEN-Unsa, "désap­prouve fer­me­ment tout blo­cage d'établissements" par les lycéens, esti­mant que cela "risque d'affaiblir le mou­ve­ment au lieu de l'élargir", a-t-il affirmé dans un com­mu­ni­qué vendredi.
Jeudi, des cen­taines de lycéens ont défilé à Paris et dans plu­sieurs villes de pro­vince pour pro­tes­ter contre le pro­jet de réforme des retraites. Selon le minis­tère de l'Education natio­nale, 116 lycées, soit "moins de 3 %" des 4.302 lycées du pays, ont connu des "per­tur­ba­tions" et "six" un "blocage".
"Syndicat lui-même engagé dans l'action au sujet des retraites (le SNPDEN appar­tient à l'Unsa-Education, qui est contre la réforme des retraites), il "désap­prouve fer­me­ment tout blo­cage d'établissements".
Le blo­cage est une action "dévas­ta­trice pour le ser­vice public", elle "sus­ci­tera sur­tout une divi­sion inutile du front syn­di­cal et risque d'affaiblir la légi­ti­mité du mou­ve­ment au lieu de l'élargir", estime-t-il.
"Si le SNPDEN estime que les droits des lycéens, en par­ti­cu­lier de réunion et de publi­ca­tion, doivent être scru­pu­leu­se­ment res­pec­tés, il appelle les direc­tions des établis­se­ments à défendre fer­me­ment le ser­vice public qui est seul affecté par ces blocages".
Le syn­di­cat "appelle à plus de sens des res­pon­sa­bi­li­tés et
plus d'imagination dans les formes d'actions".

L’UNSA, l’imagination au pouvoir.
L’UNSA, « engagé dans l’action » : toujours un crayon à la main et une seule devise : « retenez-moi ou je signe ».

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Histoire (petite et nauséabonde)

Nouvel article dans notre rubrique Du fond de la trompe :
Les « Bienfaits » du Livret Personnel de Compétences



* Document d’histoire
et quelques questions qui pourraient constituer une étude de document au bac 2011 (promotion Sarko, bien sûr)

A partir du document suivant, répondez aux questions qui vous sont posées :



1/ De quelle population interlope est-t-il question ici ?
2/ Montrez les avantages des brigades canines et du fichage de la population au début du XXe siècle.
3/ D’après ce texte et vos connaissances sur l’actualité, dégagez les grandes permanences de l’Histoire du monde.



*« Mieux faire entrer la commune dans l’école » (Rapport Reiss)


Mammouth Déchaîné - Après les contrats de bonne conduite pour les bambins de 3 ans, des certificats de bonnes moeurs extraprofessionnelles pour les directeurs d'écoles ?

C'est dans le Loiret que cela se passe.
Bénédicte Maréchal, l’adjointe aux affaires scolaires d'Orléans, n'a pas voulu que sa collègue de la ville voisine d'Olivet, celle-là même qui voulait faire signer des contrats aux enfants de 3 ans (Canard Enchaîné du 29/10/2010; voir plus bas sur cette même page) soit la seule à s'illustrer dans les gazettes: l'élue UMP semble en effet se préparer pour l'heure tant attendue où les enseignants seront sous la tutelle des collectivités locales.

Et voilà ce que cela donne:
en plein conseil municipal, elle s'en prend à un directeur d'école qui accompagne la classe d'une de ses collègues en voyage scolaire, laissant entendre, selon le directeur d'école qui a décidé de porter plainte, qu'il manifesterait en fait un intérêt tout à fait extraprofessionnel pour sa collègue...
«Comment se fait-il, s'interroge Mme Maréchal, que ce directeur sollicite son inspectrice de circonscription pour accompagner, lui et son assistante de direction, l’enseignante d’une classe qui part en classe de découverte?» (
source)

C'est vrai, ça ! Comment se fait-il que les élus ne soient pas déjà les supérieurs hiérarchiques des enseignants et que l'inspectrice de circonscription ait encore son mot à dire dans l'organisation des voyages scolaires?

Vite ! Réformons !




*Partenariat public-privé: Cambridge ESOL (saison II ou III...)


(source) « - Le Ministère de l’Éducation Nationale reconduit un contrat de 2 ans renouvelables jusqu'en 2014, avec Cambridge ESOL, pour tester les compétences des lycéens en langue anglaise.
[...]
Le contrat prévoit la formation par Cambridge ESOL des formateurs et enseignants d’anglais pour pouvoir administrer et corriger ce test.
[...]
Cette certification complète et fiable proposée par Cambridge ESOL, certificateur européen reconnu,
donne aux élèves une attestation, récompense et motive les apprenants. Parallèlement, elle soutient et assiste les enseignants dans leur mission pédagogique. Les candidats reçus sont assurés d’être opérationnels dans la langue au niveau attesté et peuvent poursuivre leurs études avec confiance. La certification en anglais est un atout significatif pour dynamiser leur CV et démultiplier leurs portes d’entrée vers l’enseignement supérieur et la vie professionnelle."

Il faut croire que l’éducation nationale ne travaille pas à tout cela...


* Nouvelle gestion des flux d’élèves :

AFP -
son fils redouble, il saisit le tribunal administratif
« Le père d'un élève du lycée agri­cole de Montmorot (Jura) a saisi le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif de Besançon pour faire annu­ler le redou­ble­ment de son fils, a-t-on appris mardi auprès du tribunal.
A l'issue de l'année sco­laire 2009–2010, le conseil de classe avait décidé de faire redou­bler l'élève de seconde, selon la direc­tion du lycée d'enseignement géné­ral et tech­no­lo­gique agri­cole Edgar-Faure de Montmorot.
Le père du gar­çon avait fait appel de cette déci­sion devant la com­mis­sion d'appel régio­nale de l'enseignement agri­cole public, qui avait confirmé l'avis du conseil de classe, a indi­qué la direc­tion de l'établissement.
Le conseil de classe s'est "basé sur la moyenne annuelle de l'élève et l'évolution de cette moyenne. Or ses notes avaient baissé au troi­sième tri­mestre (9,5 de moyenne) et elles étaient insuf­fi­santes dans les matières lit­té­raires et scien­ti­fiques qui comptent davan­tage pour le bac­ca­lau­réat", a déclaré à l'AFP le direc­teur du lycée, Jean-Yves Charvin.
En août, le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif avait refusé un référé sus­pen­sion, esti­mant que la léga­lité des déci­sions de redou­ble­ment n'était pas remise en cause par les argu­ments avan­cés par le père. »

Le ministère de l’Intérieur travaillait déjà à cela en chassant les Roms, celui de la justice pourrait s’y mettre aussi en ayant l’idée d’accepter ce genre de recours...

* Clap de fin : Jean-Pierre Raffarin trouve les syndicats « responsables » (pour le moment)

Comme on le voit sur cette image, Jean-Pierre va mieux ces jours-ci :

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Le nouveau pacte éducatif

* Rapport Reiss: bienvenue aux managers d'écoles

Rapport dans son intégralité ici. Une synthèse ici.

"Le rapport formule huit recommandations pour progresser dans l'objectif majeur de donner à chaque élève de France tous les atouts en mains pour réussir.
Le rapport propose un pacte éducatif entre les services de l'État et les collectivités territoriales et chaque école mettrait en œuvre un contrat éducatif, dont le projet pédagogique serait la clé de voûte. Directeur d'école est un vrai métier, déterminant pour l'avenir de notre jeunesse.

   * Revoir l’organisation territoriale du service public del’éducation, notamment en
consolidant les regroupements d’écoles
   *
Laisser expérimenter les établissements publics du primaire (E2P)
   * Placer le
contrat éducatif au centre du pilotage de proximité
   * S’appuyer sur les leaders pédagogiques, les directeurs d’école
   * Créer un
observatoire des bonnes pratiques
   * S’engager sans tarder dans la perspective de
futures écoles du socle commun
   * Conclure un
pacte éducatif entre services de l’État et collectivités
   * Améliorer le poste de pilotage en
recentrant les inspecteurs de l’Éducation nationale sur leur cœur de métier"

No comment.

* Lapsus.

AFP -
Le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel s'est très briè­ve­ment bom­bardé dimanche Premier ministre, le temps d'un lap­sus aus­si­tôt rec­ti­fié, alors qu'il s'ingéniait pré­ci­sé­ment à démen­tir toute ambi­tion ou tout inté­rêt pour Matignon.
Interrogé sur la Radio de la com­mu­nauté juive RCJ sur le rema­nie­ment gou­ver­ne­men­tal annoncé pour novembre et sa pré­sence sur la liste des éven­tuels rem­pla­çants de François Fillon, M. Chatel s'est refusé à faire de la "poli­tique fiction".
"J'ai tou­jours fait en sorte de gar­der du recul et de gar­der la tête froide (…). Ce qui me pré­oc­cupe, moi, c'est mon domaine minis­té­riel. Le pré­sident de la République il m'a nommé Premier ministre… ministre de l'Education natio­nale!", s'est-il inter­rompu dans un éclat de rire.
"Il ne m'a pas nommé Premier ministre, il ne m'a pas demandé de me pré­pa­rer à la fonc­tion de Premier ministre, il m'a demandé de m'occuper de l'Education natio­nale", a pour­suivi le porte-parole du gou­ver­ne­ment, "c'est ça qui me pré­oc­cupe et rien d'autre, mal­gré les lapsus".


* Fermetures d’établissements scolaires (suite)

Il y quelques mois, nous vous indiquions l’exploit du Conseil général du 37 (Indre-et-Loire) qui projetait de fermer 5 collèges sur le département.

Voici maintenant, annoncée à la hussarde, le cas d’un lycée de Grenoble, qui connaît le même sort. Darcos l’avait dit, il faudra fermer des établissements Rappel vidéo de Darcos devant le Sénat qui l’avait bien annoncé : c’est ici . Chatel (avec d’autres) le fait...


Le lycée Mounier refuse de disparaître (Grenoble)

Annoncée brutalement dans la presse, la fermeture du lycée Mounier de Grenoble rencontre l’opposition des personnels, des élèves et des parents d’élèves. A l’occasion du CA extraordinaire du lundi 27, ils ont organisé un rassemblement devant le lycée tandis que leurs représentants exigeaient une rencontre rapide avec le Recteur et le Président de la Région.
En premier lieu, il convient d’évoquer
la forme de l’annonce  : alors que le discours officiel était de réserver l’annonce de la décision au Conseil d’Administration extraordinaire du lycée convoqué lundi 27/9 sur l’ordre du jour vague du « devenir du lycée Mounier », le Président de la Région Rhône-Alpes n’a pas craint de l’annoncer publiquement dès le vendredi précédent sur France 3 ; le Dauphiné du samedi l’annonçait en première page. On peut douter dans ces conditions de l’utilité de la tenue du CA extraordinaire et s’étonner du peu de cas fait des élus de cette instance comme de l’ensemble des personnels et usagers du lycée. Il apparaît clairement qu’il y a là une volonté d’orchestrer une communication pour faire apparaître inéluctable une décision qui n’aura donc jamais pu être débattue nulle part, ni au CA du lycée, ni même au niveau du Conseil Régional dont les élus, y compris de la majorité, ont tous témoigné avoir été tenu à l’écart.
L’argument massue de cette communication est
la question de la sécurité.
La réalité est que cette mise en cause de la sécurité des bâtiments est surtout une aubaine pour de nombreux décideurs publics et privés, d’où une communication si bien orchestrée. Ne doutons pas qu’un certain nombre de promoteurs et d’affairistes se lèchent déjà les babines à l’idée d’une friche aussi vaste (lycée + IUFM) d’espaces collectifs et publics, bien desservie par le tramway et à proximité du centre. Mais ce sont d’abord les exécutifs publics qui peuvent se réjouir de l’aubaine. Avec un lycée de moins sur l’agglomération, l’Etat va pouvoir continuer à supprimer des postes : personnels de direction, d’éducation, de vie scolaire, de documentation, d’administration et de gestion, mais aussi, en continuant à gonfler les effectifs des classes, d’enseignants. La Région, outre l’économie sur la reconstruction inscrite au PPI, aura un lycée de moins à faire fonctionner et entretenir et donc pourra réduire le nombre de personnels techniciens, ouvriers et de service dont elle a la responsabilité depuis une décentralisation de ces personnels qu’elle a voulue. Le Maire de Grenoble peut se déclarer solidaire de la décision du Président de Région : la ville récupère de vastes terrains et pourra les céder ou les concéder. Le Président du Conseil général ne s’est pas exprimé ; cette décision et les réactions qu’elle suscite risquent de mettre en cause ses propres projets quant au devenir des collèges du sud de Grenoble.


* Encore des armes à feu dans les établissements scolaires


Un policier armé à l’intérieur du collège Jules Vallès de St-Etienne

SUD éducation Loire a appris que le collège Jules Vallès de Saint-Etienne faisait l’objet d’une expérimentation extrêmement grave : l’installation d’un policier, à l’intérieur du collège, un jour par semaine, arme à la ceinture !

Déjà, le 20 septembre 2010, le ministre de l’éducation nationale, le ministre de l’intérieur et le recteur de l’académie de Créteil sont venus installer à demeure un policier armé à l’intérieur du lycée La Marre Carrée de Moissy-Cramayel (Seine et Marne). La fédération SUD éducation a dénoncé cette situation.

Ainsi, des armes à feu sont introduites dans l’enceinte d’un établissement scolaire, tranquillement, légalement.

Et cela soi-disant pour faire de la prévention !
Heureusement...


* Rappels à la veille de la visite de Nicolas à Benoit

Budget 2011:
16000 postes supprimés dans l'enseignement public (8.967 postes dans le pri­maire, 4800 dans les collèges et 600 postes dans les personnels administratifs)
1.633 postes seulement (10 fois moins que dans le public) seront finalement supprimés dans l'enseignement privé sous contrat

Les pleurnicheries et menaces des responsables de l'enseignement catholique auront été payantes. Sans doute ne fallait-il pas risquer de gâcher la prochaine visite de Nicolas Sarkozy au Vatican le 8 octobre, et ce dans une période où l'on dit le Président français très préoccupé par la perte d’une partie de l’électorat catholique...

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