Remise en forme syndicale.

En cette pose automnale, il ne faut pas se ramollir ! Voila de belles nouvelles qui vont vous permettre de rester bien en forme pour la rentrée...


* Une journée du drapeau ?

Europe1.
Laffineur pour une "Journée du drapeau"

Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Marc Laffineur voudrait instaurer une "Journée nationale du drapeau", selon les informations du buzz politique d'Europe 1. Le ministre souhaiterait que ses compagnons des "Humanistes" de l'UMP, courant qu'il vient de créer, fassent en sorte que cette mesure figure dans le programme du candidat Sarkozy pour 2012. Si l'actuel chef de l'Etat était réélu, il pourrait alors décider que se tienne chaque année une grande journée consacrée au drapeau tricolore, notamment dans les écoles afin que les élèves planchent sur l'histoire du drapeau français.
Marc Laffineur s'appuie sur des enquêtes d'opinion selon lesquelles 90% des Français pensent que le drapeau constitue le symbole de l'identité nationale. Pour celui-ci, il faut se "réapproprier" ce drapeau et ne pas en laisser la fierté à la seule extrême droite. Mais au sein du courant des "Humanistes", l'idée est loin de faire l'unanimité, certains la jugeant "dépassée".

C'est en effet la socialiste Ségolène Royal qui avait déjà lancé le débat avec des arguments similaires. D'autres membres de cette aile sociale et libérale de l'UMP jugent qu'"il ne faut pas courir derrière la Droite populaire, l'autre courant de l'UMP", qu'il est nécessaire de "rééquilibrer au centre".


On est dans de beaux drap(eaux)


*Réduction des salaires des fonctionnaires : la solution de l’IFRAP

Groupe de pression de la droite la plus libérale, très écouté de plus (et présente dans tous les médias),
l’IFRAP propose aujourd’hui ses services au gouvernement, et demande (plus que ne propose d’ailleurs), en plus du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la baisse des gros salaires et le gel de tous les autres. C’est sur cette page.

De toute façon avec la hausse des prélèvements, ce sont tous les salaires qui vont baisser...


* Ce n’est plus ce que c’était...

A la question "Que feriez-vous si vous étiez ministre de l’Éducation nationale ?",
Anne Coffinier (souvenez-vous, voir à la fin de ce post) répond tout simplement : "Il ne sert à rien d’avoir un bon ministre car le ministère ne lui obéit plus." C’est là. Sans doute a cause de ces syndicalissstes gauchiiiisstes, comme le suggère SOD éducation.

Pour le reste du discours, pas de changement (création d'un secteur privé totalement libre financé par l'Etat pour sauver une école impossible à réformer), si ce n'est que le "chèque éducation" destiné à financer ces écoles privées indépendantes disparaît au profit du « pass-éducation », notion plus floue qui peut aussi renvoyer à des remboursements sous forme de déductions fiscales... comme nous en parlions déjà ici
en mai dernier.

Les niches fiscales ont encore de beaux jours devant elles !



* Dépistage des Zemmour dès 5 ans... Cela s’impose.

La droite réac dans sa plus pure production. Limite à demander le retour des châtiments corporels (pour certains qui ont une certaine culture...)
Tout en soutenant un dépistage précoce des enfants à risque, Zemmour se paie l'Educ Nat: seul Allègre trouve grâce à ses yeux. Chatel (comme Lang et Ferry) doit selon lui être classé parmi les ministres lâches.

C’est
à écouter là.


* Les syndicats du privé demandent l’aide de ceux du public.

Ils ont combien de trains de retard ? Visiblement ils sont en colère. Ca va faucher ...

AFP. — Les syn­di­cats de l'enseignement privé, qui avaient dans une démarche inédite appelé à la grève fin sep­tembre, déplorent que les reven­di­ca­tions n'aient pas été enten­dues et annoncent qu'ils vont appe­ler à de "nou­velles actions", dans une lettre ren­due publique vendredi.
S'adressant à leurs "col­lègues", dans un cour­rier daté du 26 octobre, les syn­di­cats Spelc, Snec-CFTC, Fep-CFDT, Synep-CFE-CGC et Snpefp-CGT rap­pellent avoir réclamé que "l'Education rede­vienne une prio­rité, l'arrêt des sup­pres­sions d'emplois dès 2012 étant une pre­mière étape".

"Pas plus que le gou­ver­ne­ment, l'enseignement catho­lique na entendu les attentes expri­mées le 27 sep­tembre, ni com­pris lob­jet de la forte mobi­li­sa­tion qui a eu lieu ce jour-là", regrettent les syndicats.
Il faut "conti­nuer à nous faire entendre", annoncent les orga­ni­sa­tions qui vont notam­ment "inter­pel­ler très pro­chai­ne­ment les élus de la Nation, les prin­ci­paux chefs des for­ma­tions poli­tiques et les can­di­dats décla­rés à la pré­si­dence de la République".
"Nous avons besoin de votre concours, nous le sol­li­ci­tons même. Nous vous appel­le­rons donc, dans les pro­chaines semaines, à par­ti­ci­per à de nou­velles actions", concluent les syndicats.

Si les syndicats du public se mettent à manifester pour que l’enseignement catholique entende les revendications...

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Gras double

* Engraisser, mais pas le Mammouth.

Des déchets et du gras vendus aux cantines scolaires par quatre grossistes, c’est ce que nous apprend L’express.

Y avait-il plus de bénefs à se faire qu'en les mettant dans les boites pour animaux domestiques ?


* Election, piège à ...
- Sabotage ! C’est ce à quoi pense JF Launay sur le Post.fr
- Coût du vote électronique : 4,5 millions d’euros nous dit Bastamag.fr (5 € par électeur)


* Faux, rumeurs, et vacances...

Rumeur sur la perte d'un mois de vacances ( relayée par des petits farceurs dans une section du SNUipp.FSU ?):

Le monde.fr. « un document qui a circulé sur Internet durant le week-end du 15-16 octobre, et contre lequel la Rue de Grenelle affirme avoir porté plainte, est venu relancer la rumeur. Sous le titre « Vacances d’été : premières fuites du ministère », il reprend un prétendu BO (Bulletin officiel), publiant un « arrêté rédigé par le ministère dans l’urgence au lendemain des élections professionnelles de 2011 » (qui se termine ce jeudi 20 octobre), censé entériné un changement de « calendrier scolaire des années 2013-2014, 2014-2015 ». Où l’on apprend que les vacances d’été débuteront, dans deux ans, le samedi 12 juillet pour les élèves - le samedi 19 juillet pour les enseignants -, en élémentaire, en collège comme en lycée, pour les zones A, B et C.

D’où vient ce « faux » ? Le document a vraisemblablement circulé avec le logo du Snuipp-FSU, principal syndicat du premier degré. « On a découvert avec grande surprise qu’on nous faisait passer pour la source », témoigne Sébastien Sihr, secrétaire général de ce syndicat. « Je suis immédiatement intervenu pour demander qu’on n’utilise pas notre nom d’une manière frauduleuse et illégale. Heureusement, la diffusion est restée limitée, et notre section départementale qui avait repris le document sur sa page d’accueil l’a ôté dans l’heure. » « … En vous demandant de bien vouloir nous excuser, nous avions relayé ce message en toute bonne foi. Il s’agit donc d’une intox », peut-on lire sur le site du Snuipp-FSU 65."


* Dessin du jour. Cabu.




* Education des petits n'enfants à la "contractualisation"...

Signature des règlements intérieurs dès 5 ans par les élèves en Suissse ?

Cette demande est devenue si habituelle dans l'institution scolaire qu'il n'est presque plus personne pour s'en étonner, excepté peut-être dans les situations les plus caricaturales, comme par exemple en septembre 2010 à Olivet où une élue UMP exigeait la signature d'enfants de 3 ans pour les activités périscolaires de sa bonne ville (accueil des enfants le matin avant l'école, garderie, cantine...). On en parlait ici.

Eh bien, notre droite française à nous  est en passe de se faire détrôner et de ne plus être la plus bête du monde:
les bonnes idées étant parfois contagieuses, ce sont maintenant nos voisins suisses qui veulent faire signer les bambins avant qu'ils sachent lire, comme le rapporte un philosophe père d'une fillette à qui l'on demandait d'apposer une petite croix sous le règlement de son école!

Et de rappeler (remarque de bon sens): "Il y a simulacre de consentement, et le règlement n’en tire pas une once de légitimité supplémentaire."

http://www.lecourrier.ch/droles_de_contrats

Ce qui d'ailleurs concerne aussi évidemment les autres tranches d'âge...

"Même si je refuse d’y consentir, je demeure soumis à l’empire du règlement. Ce ne sont donc pas des contrats. Et il est difficile d’y voir une forme de respect pour l’autonomie individuelle. Au contraire, ce sont des mascarades:
l’obéissance exigée se déguise en adhésion libre."
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Résultats CAPN

* Agrégés :

SNES- FSU : 50,81 % --> 7 sièges
SGEN-CFDT : 10,74 %--> 1 sièges
SE-UNSA 4,36 --> 0 siège
FO 5,73 --> 0 siège
SNALC : 18,14--> 2 sièges
SUD : 4,78 % --> 0 siège
CGT : 2,09 % --> 0 siège
SIES : 2,48 --> 0 siège

* Certifiés :

SNES- FSU : 50,79 % --> 11 sièges
SGEN-CFDT : 9,85 %--> 2 sièges
SE-UNSA 8,92 --> 2 sièges
FO 8,68 --> 1 siège
SNALC : 8,91--> 2 sièges
SUD : 6,47 % --> 1 siège
CGT : 3,36 % --> 0 siège
SIES : 2,33 --> 0 siège

* PLP :

SNUEP - FSU : 15,53 % --> 2 sièges
SGEN-CFDT : 10,41 %--> 1 siège
SE-UNSA 10,43 %--> 1 siège
FO 27,98 --> 3 sièges
SNALC : 3,11% --> 0 siège
SUD : 3,98 % --> 0 siège
CGT : 25,04 % --> 3 sièges


Pour les CAPA et CAPD, voyez les sites de vos syndicats académiques préférés.
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Premiers Résultats Elections pro

38 % de votants (seulement, pour le CTM).

Vendredi : pour les résultats des CAPA et CAPD, voyez les sites de vos syndicats académiques préférés.

Résultats nationaux définitifs :



Autres
résultats :
00 h 25 : CTA Versailles:

FSU : 6 sièges (44 %)
SGEN : 1 siège ( 10 %)
UNSA : 1 sièges ( 12 %)
SUD : 0 siège (5,28%)
CGT : 0 siège (6,4%)
FO : 1 siège ( 12 %)
UER : 0 siège (5,2 %)


00 h 26 :
CTA Paris:

FSU : 4 sièges (39 %)
SGEN : 0 siège ( 19,35 %)
UNSA : 1 siège ( 14 %)
SUD : 1 siège (8,5%)
CGT : 0 siège (6,4%)
FO : 2 sièges ( 19 %)
UER : 0 siège (5 %)


00 h 25 :
CTA Rouen:

FSU : 4 sièges (36 %)
SGEN : 0 siège ( 8 %)
UNSA : 3 sièges ( 23 %)
SUD : 0 siège (37%)
CGT : 0 siège (6,5%)
FO : 2 sièges ( 15 %)
UER : 0 siège (3 %)

00 h21 :
CTA Amiens:

FSU : 5 sièges (40 %)
SGEN : 1 siège ( 11,5 %)
UNSA : 2 sièges ( 22 %)
SUD : 0 siège (4 %)
CGT : 0 siège (4%)
FO : 2 sièges ( 15 %)
UER : 0 siège (3,2 %)

00 h17 :
CTA Dijon:

FSU : 5 sièges (40 %)
SGEN : 1 siège ( 11,5 %)
UNSA : 3 sièges ( 22 %)
SUD : 0 siège (3 %)
CGT : 0 siège (6,2%)
FO : 1 siège ( 13 %)
UER : 0 siège (2,5 %)


00 h15 :
CTA Marseille:

FSU : 6 sièges (44,58 %)
SGEN : 0 siège ( 6,43 %)
UNSA : 2 sièges ( 15 %)
SUD : 0 siège (6,19 %)
CGT : 0 siège (7,38%)
FO : 1 siège ( 14 %)
UER : 0 siège (6 %)


00 h10 :
CTA Limoges:

FSU : 6 sièges (45,58 %)
SGEN : 1 siège ( 8,26%)
UNSA : 3 sièges ( 26%)
SUD : 0 siège (2,73 %)
FO : 0 siège ( 6%)
UER : 0 siège (4,5 %)

00 h10 : CTA Nantes:

FSU : 5686 voix--> 5 sièges (39 %)
SGEN : 1877 voix --> 1 siège ( 12,9%)
UNSA : 4240 voix--> 3 sièges ( 24,91%)
SUD : 995 voix --> 0 siège (6,8 %)
CGT : 765 voix--> 0 siège ( 5,28 %)
FO : 1574 voix--> 1 siège ( 10,8%)
UER : 430 voix--> 0 siège (3 %)

00 h 10 :
CTA Orléans Tours:

FSU : 6273 voix--> 6 sièges (43 %)
SGEN : 4025 voix --> 3 sièges ( 28 %)
UNSA : 4240 voix--> 3 sièges ( 24,91%)
SUD : 768 voix --> 0 siège (8,4 %)
CGT : 601 voix--> 0 siège ( 4,21 %)
FO : 1025 voix--> 0 siège ( 7,18 %)
UER : 425 voix--> 0 siège (3 %)



00 h00 :
CTA Bordeaux:

FSU : 7417 voix--> 5 sièges (43 %)
SGEN : 1566 voix --> 1 siège ( 10,1%)
UNSA : 4240 voix--> 3 sièges ( 24,91%)
SUD : 540 voix --> 0 siège (3,17 %)
CGT : 1198 voix--> 0 siège ( 7 %)
FO : 1622 voix--> 1 siège ( 9,5%)
UER : 528 voix--> 0 siège (3,1 %)

00 h00 :
CTA Toulouse:

FSU : 6353 voix--> 5 sièges (41 %)
SGEN : 1566 voix --> 1 siège ( 10,1%)
UNSA : 4351 voix--> 2 sièges (28 %)
SUD : 986 voix --> 0 siège (6,38 %)
CGT : 702 voix--> 0 siège ( 4,5 %)
FO : 989 voix--> 0 siège ( 6,5%)
UER : 490 voix--> 0 siège (3,1 %)

23 h 50 :
CTA Créteil:

FSU : 5 sièges (%)
SGEN : 1 siège (%)
UNSA : 1 sièges (%)
SUD : 1 siège ( %)
CGT : 0 siège (%)
FO : 2 sièges (%)
SNALC : 0 siège (%)

23 h 30 : CTA Lille:

FSU : 6892 voix--> 4 sièges (33%)
SGEN : 2283 voix --> 1 sièges (10,9 %)
UNSA : 6989 voix--> 5 sièges ( 33,46%)
SUD : 881 voix --> 0 siège ( 4,22 %)
CGT : 1349 voix--> 0 siège ( 6,46%)
FO : 1117 voix--> 0 siège (5,4 %)
SNALC : 852 voix--> 1 siège (%)
SNECA-EIL : 272 voix--> 0 siège(1,30%)

23 h 30 : CTA Nice:

FSU : 5332 voix--> 6 sièges
SGEN : 606 voix --> 0 sièges ( %)
UNSA : 2189 voix--> 2 sièges ( %)
SUD : 406 voix --> 0 siège ( %)
CGT : 1080 voix--> 1 siège ( %)
FO : 580 voix--> 0 siège (%)
SNALC : 852 voix--> 1 siège (%)

23 h 30 : CTA Nancy - Metz:

FSU : 5607 voix--> 5 sièges (38 %)
SGEN : 2139 voix --> 2 sièges (15 %)
UNSA : 3123 voix--> 2 sièges (21, 6 %)
SUD : 325 voix --> 0 siège (2,2 %)
CGT : 748 voix--> 0 siège ( 5%)
FO : 1671 voix--> 1 siège (11%)
SNALC : 800 voix--> 0 siège (5,5 %)


23 h 25 : CTA Guyane:

FSU : 1021 voix--> 5 sièges (37%)
SGEN : 121 voix --> 0 siège (4,6 %)
UNSA : 1164 voix--> 5 sièges ( 42 %)
SUD : 163 voix --> 0 siège (6 %)
CGT : 147 voix--> 0 siège ( 5%)
FO : 80 voix--> 0 siège ( 2,8 %)
SNALC : 36 voix--> 0 siège ( 1,3 %)

22 h 55 : CTD, 14, 61 et 50

FSU : 1998 (14) --> 7 sieges / 1013 (50) --> 4 sièges/ 616 (61) --> 5 sieges
SGEN : 480 (14) --> 1 siège / 616 (50) --> 2 sièges/ 141 (61) --> 1 siège
UNSA : 477 (14) --> 1 siège / 440 (50) --> 2 sièges/ 293 (61) --> 2 sièges
SUD : 512 (14) --> 1 siège /   444 (50) --> 2 sièges / 251 (61)--> 2 sièges
FO : 189 (14) --> 0 siège / 220 (50) --> 0 siège / 64 (61)--> 0 siège
UER : 166 (14)--> 0 siège / 129 (50) --> 0 siège / 74 (61)--> 0 siège


22 h 45 : CTA Alsace

FSU : 2757 voix--> 3 sièges (28%)
SGEN : 2497voix --> 3 sièges ( 25 %)
UNSA : 2515 voix--> 3 sièges (25 %)
SUD : 271voix --> 0 siège ( 2,7 %)
FO : 537 voix--> 0 siège (5 %)
UER : 773 voix--> 1 siège (8 %)


22 h 34 : CTA Clermont-Ferrand

FSU : 2641 voix--> 4 sièges (33 %)
SGEN : 395 voix --> 0 siège (5 %)
UNSA :
2217 voix--> 3 sièges (28 %)
SUD :
744 voix --> 1 siège (9,4 %)
FO :
1155 voix--> 1 siège (14 %)
SNALC : 321 voix--> 0 siège (4%)


22 h 18 CTA Montpelier

FSU : 6240 voix--> 5 sièges (41 %)
SGEN : 624 voix --> 0 siège (4,5 %)
UNSA :
3686 voix--> 3 sièges (24 %)
SUD :
1081 voix --> 1 siège (7,19 %)
FO :
1756 voix--> 1 siège (11,68 %)
UER : 871 voix--> 0 siège (5,2%)



22 h 05 : CTA Basse-Normandie :

FSU : 3627 voix--> 5 sièges (42 %)
SGEN : 1237 voix --> 2 sièges (14 %)
UNSA : 1210 voix--> 2 sièges (14 %)
SUD : 1207 voix --> 1 siège (14 %)
CGT : 495 voix--> 0 siège (5,7 %)
FO : 473 voix--> 0 siège (5,6 %)
UER : 369 voix--> 0 siège (4,2%)


20 h 25 : le dépouillement du CTM a commencé. Seuls SUD et l’UDAS se sont prononcés pour ne pas ouvrir les urnes. Contrairement à ce qu’annonce le Snuipp, personne d’autre ne s’y est opposé.
En ce moment: mixage des votes.

Clôture des votes depuis 17 h.

Plusieurs réactions syndicales ce jour :

- La FSU (en particulier le Snuipp) demande une rallonge ! C’était trop bien ils en veulent encore ! Demande est faite au ministre d’allonger la période de vote de deux semaines. Serait-ce le temps qui leur manque pour passer des coups de téléphone à tous les collègues ? Bon en demandant ça à 12 h le dernier jour, c’est un peu tard.

- FO, tape sur la FSU et refuse le prolongement. Mailly intervient auprès du ministre. Dépouillera avec les autres.

- SUD, refuse de desceller les urnes (
et le dit), car a déjà refusé de les sceller la semaine dernière. Ne dépouillera pas devant ce simulacre de démocratie syndicale.

* Pour se détendre...
Halte au fichage dès 5 ans.


Halte au fichage des enfants de 5 ans par franceinter



* Chatel nie la fatigue des profs :

Réponse du ministère..
.

AFP. - Collèges et lycées/épuisement des professeurs: Chatel critique l'enquête

Le ministre de l'Education natio­nale Luc Chatel a cri­ti­qué jeudi l'enquête sur l'épuisement des pro­fes­seurs de col­lèges et lycées, s'interrogeant sur sa "fia­bi­lité sta­tis­tique" et notant que les don­nées portent sur un tra­vail mené en "Hollande à la fin des années 90".
Les pro­fes­seurs de col­lèges et lycées sont 17% à être tou­chés par le "burn-out", terme anglo-saxon dési­gnant l'épuisement phy­sique, men­tal et émotion­nel, contre 11% dans les autres pro­fes­sions, selon une enquête, révé­lée dans Le Monde, de deux spé­cia­listes, Georges Fotinos, ancien chargé de mis­sion auprès de l'inspection géné­rale de l'Education natio­nale, et José-Mario Horenstein, méde­cin psy­chiatre à la mutuelle MGEN.
Luc Chatel "note que le contenu du rap­port (...) s'appuie sur une enquête dont on peut inter­ro­ger la fia­bi­lité sta­tis­tique, l'objet même du pro­to­cole étant plu­tôt, comme le dit (Georges Fotinos), de don­ner aux chefs d'établissement un outil de mesure du res­senti des ensei­gnants sur leurs condi­tions de tra­vail", selon un communiqué.
Par ailleurs, "le ministre tient à signa­ler que le soi-disant pour­cen­tage de burn-out de 17%, mesuré chez les ensei­gnants fran­çais est en fait le résul­tat d'un tra­vail sta­tis­tique mené en Hollande à la fin des années 90".
Le ministre "rap­pelle" qu'il a pris des "ini­tia­tives en matière de pré­ven­tion et (que) de réels pro­grès ont été réa­li­sés en matière de méde­cine du tra­vail, en par­ti­cu­lier dans le cadre d'un par­te­na­riat renou­velé avec la MGEN".
Il relève ainsi que "dès la ren­trée 2010 une
cam­pagne excep­tion­nelle de recru­te­ment de 80 méde­cins de pré­ven­tion a été lancée".
"
Sur les 80 pré­vus, les rec­teurs n'en ont demandé que 39 et recruté 17", a déclaré mer­credi à l'AFP Elizabeth Labaye, secré­taire natio­nale du syn­di­cat d'enseignants Snes char­gée des ques­tions de santé.
"Autant au niveau minis­té­riel, il y a une prise de conscience du pro­blème, autant au niveau aca­dé­mique, ça freine des quatre fers. Les rec­teurs n'ont pas une culture de santé au tra­vail", a-t-elle dit.
L'enquête Fotinos-Horenstein a été menée auprès de 2.100 per­son­nels (sur­tout des ensei­gnants) de 400 lycées et col­lèges, en col­la­bo­ra­tion avec la MGEN, la banque Casden et l'Ecole supé­rieure de l'éducation natio­nale (Esen).


* L’inspection générale existe-t-elle encore ?


C’est ce que pose en substance cet article d’un blog qui se dit éclairé de Rue 89.

L'Inspection générale est-elle devenue une obscure sous-direction du ministère de l'Education nationale ? La question mérite aujourd'hui d'être posée : constituée d'une centaine d'inspecteurs, chargés d'évaluer et de suivre la mise en œuvre de la politique éducative, la prestigieuse « IGEN » est aujourd'hui réduite au silence.
Luc Chatel, et Xavier Darcos avant lui, ont en effet pris la décision de ne plus rendre publics ses rapports. Cette décision est lourde de conséquences : privée de cette nécessaire visibilité, une centaine de hauts fonctionnaires ressentent aujourd'hui un profond malaise et le font savoir. Certains parmi eux conseillent même en toute discrétion les responsables du parti socialiste ou certains « think tank » progressistes.

Vu les cumulards qui y figurent, elle n’est pas prête pour autant de disparaître.


* En attendant : non droit à l’éducation : c’est en France (les pauvres)
Extrait du rapport d’ATDQuart monde.
« Certes, dans notre pays, la quasi-totalité des enfants de moins de 16 ans sont accueillis dans un établissement scolaire, au moins jusqu’à 16 ans. Il n’en reste pas moins que certains enfants, le plus souvent issus de familles en grande précarité, rencontrent très tôt des difficultés pour être inscrits – seulement inscrits- dans une école : c’est le cas des enfants Roms, des enfants dont les parents sont en situation irrégulière, des mineurs isolés étrangers… On pourrait aussi évoquer les enfants en situation de handicap dont les parents sont souvent obligés d’avoir recours, faute de place dans les structures adaptées, à des dispositifs très onéreux. Dans bien des cas, seule la mobilisation des associations et des intéressés eux-mêmes permet de rendre effectif ce droit.

Quant à la gratuité, on sait combien, dans notre pays, celle-ci est de plus en plus mise à mal, alors même que pour certaines familles le coût d’un cahier, d’un survêtement, d’une sortie scolaire, d’une paire de lunettes ou d’une visite chez le dentiste est un véritable problème. »


* Et la Culture bordel ? Sarkozy agit. Une parodie de Mozinor :


la conference de savigny par mozinor
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Tout va bien

* Elections pro : taux de participation très très faibles.

Entre 3 (pour les AED) et 34 % (pour les agrégés) de participation ce mercredi matin. Il est de 28 % au CTN ce qui doit représenter la moyenne de tous les scrutins.

Pour rappel, les taux de participation en 2002, 2005 et 2008 étaient de 67 , 61 et 62 %.


No comment.


* Pour une analyse définitive de la dégradation du budget de l’EN

Réduction de postes à l'école : à peine de quoi financer une baisse de TVA sur les menus express.

Le budget de l'éducation, y monte-t-y, comme on le dit ? Ben non, il monte pas.
Et ki ki l' dit ? Ben l'INSEE, Eurostat, le Sénat, le Ministère de l'EN lui-même...

Les suppressions de postes, ça fait-y des vraies économies, du genre incontournable-indispensable pour cette sacré-horrible dette qui ne cesse de
gonfler ?

Ben non plus : à peine 1,7 milliards par an.
La baisse de TVA pour les restaurateurs, c'est entre 2,4 milliards, selon Libé, et 3 milliards, selon Le Figaro...

Oublierait-on de nous dire d'essentielles vérités ?
Une nouvelle enquête de Moka au pays des chiffres z'et statistiques... Tout ce qu'il y a de sérieux, faut pas croire..

A lire ici :
http://www.4tous.lautre.net/ecoledemain/spip.php?article124


* Les remplaçants manques à l’appel (ou à la pelle).




* Evacuer la pilule (du lendemain) : nouveau combat de la droite traditionaliste et réac.

Le festival continue... La même association qui a déjà lancé la polémique sur le genre remet maintenant en cause notre enseignement sur la pilule du lendemain, au nom de l'argument classique des intégristes (le droit à la vie, l'humain existant dès la fécondation...)
Il y a clairement une instrumentalisation des programmes de SVT pour faire passer des enjeux politiques.

Voici ce qu’en pense l’
Association pour la Fondation de Service Politique, qui dénonce la propagande d’un sujet de bac blanc.

AFSP_CP_sujet bac blanc

* Retour sur le drame de Béziers et son (non) analyse par la presse. C’est là.
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"je le fais pour Vous" [MAJ]

« Elle n'était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente, aimant son travail et courageuse. »


Voilà ce que proposent en réponse à Luc Chatel les collègues du lycée Jean-Moulin à Béziers.

Ils proposent également :
- lundi 17 après-midi : marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers

- Mardi 14H : départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier

- Jeudi 10h : débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.


Un autre cas, signalé par SUD éducation. Suivre ce lien : Soutien à une enseignante de Provins
« Suite à la tentative de suicide d’une enseignante du premier degré, le jeudi 29 septembre, nous tenons à manifester notre inquiétude et notre solidarité devant un fait d’une telle gravité.

Cet acte a eu lieu dans les locaux de l’Inspection Académique de Provins où notre collègue était soumise depuis plusieurs mois à de quotidiennes manoeuvres de harcèlement. Surcharge de travail et mépris permanent de la part de ses supérieurs hiérarchiques ont eu raison de la résistance de notre collègue.... »

Et pour bien mesurer l’air du temps, un film qui a d’étranges correspondances... De bon matin.
Bande annonce :




* Sarko, en visite chez Chatel, un modèle éducatif :

Sarkofrance . Sarkozy est arrivé avec une demi-heure de retard. Il avait potassé son sujet. Il a fait sourire les journalistes présents et presque gêné les employés du musée: « Léger, c’est cher ? Klein, plus que Léger ? Moins que Matisse ? »  Nicolas Sarkozy ne cessait de demander combien coûtaient les œuvres présentées. Le fric, c'est chic !

Le Monarque s'est affiché au milieu de

quelques élèves d'un collège local, fort opportunément invités au musée pour l'occasion. La photo était belle comme un cliché de campagne de proximité..."


* Nouveau diplôme de « devenir français », délivré par la Chambre de commerce de Paris.

Le figaro. - "Dans le cadre des procédures de naturalisation, le contrôle de la maîtrise du français va être renforcé. Les candidats à la nationalité française vont en effet devoir prouver qu'ils parlent correctement notre langue. Publiés au Journal officiel mercredi, plusieurs arrêtés et décrets, qui complètent la loi du 16 juin dernier sur l'immigration, précisent les toutes nouvelles dispositions qui entreront en vigueur dès l'an prochain.

À compter du 1er janvier 2012, les étrangers auront l'obligation d'accéder à un certain niveau en français. Selon le jargon technocratique, il leur faudra avoir le niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe. Plus prosaïquement, ils devront posséder la même maîtrise du français à l'oral qu'un élève de 3e. Selon l'un des arrêtés, ils devront comprendre le «langage nécessaire à la gestion de la vie quotidienne et aux situations de la vie courante». Selon le même texte, ils devront être en mesure d'«émettre un discours simple et cohérent sur des sujets familiers ».

Autre nouveauté, ces postulants devront aussi rapporter la preuve qu'ils ont ce niveau requis en produisant l'une des pièces énumérées par l'arrêté. Ils pourront fournir un diplôme français de niveau supérieur ou égal au brevet des collèges.

Autre voie possible:
l'obtention d'une attestation délivrée par un organisme agréé comme la Chambre de commerce et d'industrie de Paris ou par des structures qui obtiendront le nouveau label -«français langue d'intégration». Ce dernier va être lancé dès janvier prochain par le ministère de l'Intérieur. Autant de pièces à produire qui seront à la charge de l'étranger."

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Devoir(s)

* Syndrome France Télécom à l’EN ?

Ca y ressemble de plus en plus.

, , ou encore là. Et mauvaise fin : décès de la prof de maths de Béziers.


* Dessin de guerre (par les petits n’enfants).


Veuillez trouver ci-joint le courrier de Monsieur l'Inspecteur d'Académie. Cordialement Juliette *Dossier suivi par Madame FALLER Christine, Chargée de mission Protocole Défense auprès de Madame l'Inspectrice d'Académie Adjointe du Var* -- Madame SAINT-ANDRE Agnès Secrétariat de l'Inspectrice d'Académie Adjointe au DSDEN du Var
No comment.




* Election, piège...

Mammouth déchainé. — Infos glanées...

Dans les rectorats on s’inquiète sérieusement. Jeudi matin moins de 15 % des électeurs avaient retiré leur mot de passe, ce qu’ils auraient dû faire avant le 12, 8 h . L’administration est contrainte ainsi de laisser la possibilité de récupérer son mot de passe jusqu’au 20. Il faut dire que la notice de vote n’était pas très claire à ce sujet, c’est le moins qu’on puisse dire. D’après les premiers chiffres, 9 % des corps électoraux avaient voté ce vendredi en tout début de matinée.

Encore aujourd’hui, des « votants » sont dans l’incapacité de récupérer leur mot de passe, les bases électroniques ayant été bricolées par le ministère ou les académies. Comme le vote est lancé, il n’ay aurait plus de solution pour les remettre à jour et donc pour ceux qui sont concernés, pour récupérer leur sésame.

Cela s’écharpe déjà entre syndicats. Alors qu’il apparaissait que tout envoi de tract, par voie informatique (et sur les boites académiques des enseignants) était théoriquement impossible, deux d’entre eux (le SGEN et le SNALC, ce dernier se targue même d’en avoir envoyé 500 000) exploitent largement le filon.
Contestations en série, et contre contestation... alors que le rectorat de Créteil (au moins) dit que c’est possible, d’autres soutiennent que non...

La majorité des syndicats a de plus refusé de sceller les urnes électroniques. Trop de problèmes sur les listes électorales. De source syndicale on apprend de plus que l’administration n’assume toujours pas ses difficultés à maîtriser le système informatique et se la joue autoritaire. Le jour du scellement, lors d'une suspension de séance demandée par les syndicats, les responsables administratifs ont empêché les délégués de liste de se réunir, en prétendant exercer une autorité sur les organisations syndicales pour faire se réunir à huis clos les seuls membres du bureau de vote électronique. La directrice adjointe à la gestion des ressources humaines est plus tard allée jusqu'à menacer de faire évacuer la salle alors que … la séance était publique de par la loi elle même.
D'autres failles, ou incidents du même type se sont également produits dans plusieurs académies : Orléans-Tours, Clermont-Ferrand, Nice, Besançon , Nancy-Metz, Aix-Marseille, Amiens, Paris, Caen...




* Troubles dans l’enseignement catho :

Alors que l’enseignement privé sera largement moins touché en 2012 par les suppressions de postes, la direction de l’enseignement catholique semble vouloir se montrer bonne élève auprès du ministère.

AFP. —
Les syndicats du privé critiquent la direction de l'enseignement catholique

"Les décla­ra­tions du secré­ta­riat géné­ral de l'enseignement catho­lique (...) nous laissent pen­ser que pas plus que nos ministres, il n'a entendu la voix des per­son­nels", écrivent les syn­di­cats Spelc, Snec-CFTC, Fep-CFDT, Synep-CFE-CGC et Snpefp-CGT dans un cour­rier dont une copie a été trans­mise ven­dredi à l'AFP.

Ils rap­pellent la forte mobi­li­sa­tion du 27 sep­tembre pour "dénon­cer les effets catas­tro­phiques de la mise en oeuvre de la RGPP", révi­sion géné­rale des poli­tiques publiques, un pro­gramme d'économies de l'Etat pour réduire les dépenses publiques.
Et ils "s'inquiètent" de "l'insistance" de la direc­tion de l'enseignement catho­lique à "s'inscrire dans le plan de rigueur" du gou­ver­ne­ment de sup­pri­mer des postes d'enseignants: 1.433 à la ren­trée 2011 et 1.350 pré­vus en 2012 dans l'enseignement privé sous contrat.

"La néces­sité de réfor­mer le sys­tème éduca­tif est indé­niable mais les ensei­gnants ne conçoivent pas qu'une telle réforme soit menée dans un objec­tif pure­ment bud­gé­taire entraî­nant des amé­na­ge­ments hasar­deux au détri­ment de leurs inté­rêts et des inté­rêts des appre­nants, et sans les asso­cier (...) à une réflexion de fond et à la construc­tion de l'Ecole de demain".

"Nous avons eu maintes occa­sions de mani­fes­ter notre désac­cord avec les options que vous pré­co­ni­sez. Nous n'avons d'autre choix aujourd'hui que de les com­battre", ajoutent les syndicats.

Mais alors, c’est la chienlit ?
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Tout un programme

* Bientôt le dépistage de l’eugénisme ?


Un article du Monde sur la mise en place de l'évaluation comportementale des enfants de 5 ans.
 
un extrait :
le vocabulaire choisi risque de faire grincer des dents, de même que le classement des enfants en trois catégories : "RAS" (pour "rien à signaler"), "risque" et "haut risque". Le maître devrait remplir une "fiche élève" et une "fiche classe" reprenant les "scores" obtenus par les enfants aussi bien pour leur comportement que pour leur maîtrise du langage, leur motricité ou leur conscience des syllabes (phonologie).

Ainsi,
un enfant qui, à 5 ans, obtiendrait moins de 2 points en comportement à l'école serait classé "à haut risque". Une approche qui n'est pas sans rappeler la proposition faite par le secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, en novembre 2010, de repérer les troubles du comportement dès 3 ans. Ou encore une expertise de l'Inserm, rendue publique en septembre 2005, qui pointait l'insuffisance du "dépistage du trouble des conduites" chez les enfants.

Et l'eugénisme, ils n'y ont pas pensé, non ? Il n’y a plus qu’à croiser avec base élèves et les autres fichiers pour calculer le nombre de places à construire dans les prisons.

* Lutte des classes :

AFP . - Inégalités "très criantes" entre écoles riches et écoles pauvres (enquête)



Les inéga­li­tés entre écoles riches et écoles pauvres sont deve­nues "très criantes", s'alarment des orga­ni­sa­tions qui ont réclamé, mer­credi, un débat public pour redé­fi­nir les res­pon­sa­bi­li­tés entre l'Etat et les communes.
Les écarts en matière de cré­dits de fonc­tion­ne­ment entre les écoles peuvent varier de 1 à 10, "à savoir de 13 euros jusqu'à 130 euros par an et par élève" pour finan­cer le maté­riel sco­laire, les four­ni­tures, les sor­ties, les acti­vi­tés péda­go­giques ou l'équipement infor­ma­tique, a dit Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU (prin­ci­pal syn­di­cat du pri­maire) lors de la pré­sen­ta­tion d'une enquête à la presse.
Cette enquête "
l'argent de l'école: en quête d'égalité", égale­ment pré­sen­tée par Vanik Berberian de l'Association des maires ruraux de France (AMRF) et Philippe Seferian de l'Association natio­nale des direc­teurs de l'éducation des villes (Andev), a été réa­li­sée au pre­mier semestre 2011 et a porté sur 1.422 réponses pro­ve­nant de 95 dépar­te­ments et de 791 communes.
Les dif­fé­rences entre écoles riches et écoles pauvres sont dues aux capa­ci­tés de finan­ce­ment des villes et "du bon vou­loir des poli­tiques muni­ci­pales", a dit M. Sihr.
"
Il faut chan­ger la donne puisque nous sommes aujourd'hui dans un point de rup­ture entre le prin­cipe de gra­tuité et celui d'égalité", a-t-il ajouté.
"La régle­men­ta­tion n'a pas évolué, elle date du début du XXe siècle alors que les mis­sions deman­dées à l'école ont évolué sans pour autant remettre à plat les res­pon­sa­bi­li­tés et les moyens que cha­cun devait assu­mer", a dit le res­pon­sable du syn­di­cat d'enseignants.
Aussi, "
nous vou­lons, avec l'AMRF et l'Andev, ouvrir un débat public sur les ques­tions de redé­fi­ni­tion des res­pon­sa­bi­li­tés et d'accompagnement des moyens", a-t-il ajouté.



* Tout va bien :

La FCPE, prin­ci­pale fédé­ra­tion de parents d'élèves, dénonce une pénu­rie de rem­pla­çants un mois après la ren­trée, dans un com­mu­ni­qué publié lundi.

"A un mois de la ren­trée, 4.140 demi-journées ont déjà été signa­lées par les parents d'élèves comme autant d'heures de cours per­dues car non rem­pla­cées", selon la fédération.

"Comme de nom­breux rem­pla­çants ont été affec­tés à l'année dès la ren­trée, les pro­blèmes de rem­pla­ce­ment se sont mul­ti­pliés dès la semaine qui a suivi la ren­trée", ajoute-t-elle.

Et compte tenu de ce que prévoit Chatel pour l'an prochain, ce n'est pas près de s'améliorer...



*
Désaveu / Le ministre de l'Enseignement Supérieur s'est engagé à «corriger» la circulaire Guéant

Le figaro.fr. - Le ministre de l'Enseignement Supérieur s'est engagé à «corriger» la circulaire Guéant qui pénalise les étudiants étrangers souhaitant travailler dans l'Hexagone.

Laurent Wauquiez joue l'apaisement. Il recevra mardi matin au ministère de l'Enseignement supérieur les représentants des grandes ecoles et des universités. Objectif ? Eteindre la polémique sur les campus à propos de l'application de la circulaire Guéant.

On sentirait bien des turbulences à droite. C’est pas comme à gauche :


* Les GrHollandais et l’école :
le pacte éducatif et ses ambitions...

Attention, ça va (pas) saigner.

Extraits du « pacte éducatif »,
- « nos
enfants doivent absolument acquérir les bases. Cela signifie plus de moyens, plus d’instituteurs, avec un renforcement de l’encadrement dans les écoles, notamment celles qui sont surchargées, dans nos quartiers populaires et nos zones dites sensibles."
- En ce qui concerne
l'accueil des enfants de deux ans, "l’État et les collectivités doivent coopérer avec les associations pour [qu'ils puissent] être pris en charge, si les parents en font le choix. Pour les 2,7 millions d’élèves les plus démunis, il faut aussi donner à leur famille un droit prioritaire pour la garde de leurs enfants."
- "ré-investir dans la formation des enseignants", de "stopper les suppressions de poste", et de créer chaque année 12 000 emplois pour l’accueil de la petite enfance et l’école primaire. "
Ces postes ne seront pas tous des postes d’enseignants, mais aussi des postes d’encadrement, d’éducateurs, d’infirmières et de psychologues". Votée dès le début du quinquennat, elle "exiger[ait] des contreparties de l’Education nationale et des enseignants sur la base d’un contrat d’objectifs : amélioration des résultats dans l’apprentissage des savoirs fondamentaux (lecture, écriture, calcul), réduction du nombre de redoublements, plus grande sécurité dans les établissements, adaptation des rythmes scolaires aux besoins des enfants."
- «  un programme ambitieux
d'équipement en tablettes numérique des collégiens" et propose une "généralisation" des nouvelles technologies sans donner de précision sur "les équilibres financiers et rôle des collectivité". Il propose aussi de débattre avec les enseignants du nombre de jours de classes dans l’année, et envisage un "renforcement de l’encadrement des exercices par petits groupes". Il veut " mettre en place un référent dans les écoles, qui suivra l’élève tout au long de ses choix"
-«pour les études et la formation, [
il] propose le contrat d’autonomie. Un contrat qui leur assure des conditions de vie dignes, à travers des systèmes d’allocations d’étude ou de prêt pour financer leurs études."

Y-aurait-il du déjà vu ?



* Martine à la page ?

Des ambitions aussi hautes et variées. Voir là. En résumé :

- personnalisation des parcours.
- tous formés.
- revalorisation des salaires des profs.
- allègement des journées de cours.
- sécurisation des établissements avec plus de « professionnels »

A vous de comprendre ce que cela veut dire.

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On attrape bien les mouches avec du vinaigre

MAJ : dans la série « ça commence à se voir »; Libé fait le point ce soir. C’est là. Rue 89 s’y colle aussi (sur la notation, on en parlait il y a trois jours ici, c’est là). La FCPE dénonce les manques et les élèves appellent à la manif du 11. Décidément l’actu commence à se bousculer.


* Gestion "moderne" des ressources humaines et nouveau "management" des profs

Hier on vous parlait de la nouvelle évaluation des enseignants. aujourd’hui les nouvelles méthodes de recrutement de l'Education nationale, d’après Lexpress.com

Extraits:

« Pour résoudre les difficultés des zones les plus sensibles, la Rue de Grenelle innove et expérimente de nouvelles méthodes de management, inspirées du privé. Recrutement de leurs équipes par les proviseurs et principaux, lettres de mission données aux enseignants, primes supplémentaires, créations de nouvelles fonctions (comme celle de préfet des études, une idée piquée aux jésuites...): la gestion des ressources humaines de l'Education nationale est en pleine mutation. Lente mais certaine.
[...]
les profs reçoivent une prime fixe individuelle de 1156 euros annuels, et se partagent
une enveloppe de 2400 euros donnée au directeur, qui la distribue comme il l'entend. Lui-même touche 2600 euros annuels supplémentaires. D'autres aménagements peuvent être envisagés pour attirer les candidats et leur faciliter la vie.

Pour l'heure, les profs ne se laissent pas trop draguer.[...]
Bon an mal an, pourtant, la réforme se met en place. Josette Théophile, directrice des ressources humaines de l'Education nationale, le reconnaît: "Il n'y a pas eu un déferlement de volontaires. Mais la dynamique est lancée... »


* Une autre façon de changer les statuts.

Le rectorat de Paris va procéder à des recrutements de professeurs des écoles contractuels, dans le vivier d'étudiants en master ayant échoué au concours de prof des écoles ! L'annonce est .

De fait, un sous-statut se rajoute à celui de fonctionnaire, chez les profs des écoles. L'objectif des libéraux étant de faire sauter le statut de fonctionnaire, on ne peut que constater qu'ils sont en train d'y arriver.



* Laurent Wauquiez, VRP d’Orange ?

bastamag.net

"Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur, s’est transformé en commercial de chez Orange (le stress en moins). Le ministre a annoncé vendredi 30 septembre le lancement d’une offre Internet destinée aux étudiants. Toute personne s’engageant dans des études après le bac, quel que soit son âge, aura le privilège de pouvoir souscrire à cette offre, en échange d’1 euro par jour. L’opérateur Orange fournissant « gratuitement » la tablette (sous Apple ou Androïd).

« Le dispositif sera une réussite si on arrive à toucher 10 000 étudiants d’ici à la fin de l’année », se réjouit notre VRP gouvernemental. Le problème, c’est qu’un euro par jour, cela fait 30 euros par mois, avec un engagement sur deux ans… Et que 10 000 n’est pas l’objectif mais le nombre maximum d’étudiants pouvant souscrire à l’offre, poétiquement nommée « Série Limitée Let’s go Proxima Etudiant ».

Wauquiez et Orange nous prendraient presque pour des ânes.
Le marché étudiant reste un vaste espace à conquérir. Un poste à la direction d’Orange aussi – qui compte déjà l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication UMP, Christine Albanel. Pour éviter à Wauquiez de pointer à Pôle emploi en juin 2012 ?"


* Fondation « Nos grands ancêtres ». Claude Allègre écolo positif:


Comme la rapporte Bastamag, il vient de créer sa fondation « Développer une écologie positive », grâce à des technologies qui pourraient être « le moteur d’une croissance future » et « donner un contenu innovant et responsable au progrès ».

Tels sont les objectifs de la fondation
Écologie d’avenir. Créée par Claude Allègre, grand climato-sceptique et célèbre défenseur des OGM, cette fondation a été lancée sous le label de l’Institut de France. Ce qui « garantit la qualité scientifique des débats et des propositions », assure Claude Allègre dans son éditorial. « Écologie d’avenir souhaite s’inscrire dans la lignée des principes républicains donnant à tous le droit d’être bien informés pour bien agir » (sic).

Cela laisse surtout songeur sur le parti pris de l’Institut de France, qui regroupe notamment l’Académie des sciences et l’Académie française, et que l’on imagine plutôt défendre l’intégrité scientifique.
Rappelons que dans le conseil d’orientation d’Écologie d’avenir, on trouve des représentants des entreprises Limagrain, PSA Peugeot ou Schlumberger. Que des écolos !

L'édito d'Allègre
ici.

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Quel beau métier professeur

* Recours à des doctorants pour pallier le manque d’enseignants.

Vous éclatez déjà de rire ? Vous avez tort. C’est ce que suggère la dernière note de service du ministère (note de service n° 2011-178 du 30-9-2011) qui cherche à régler un problème de taille : trouver des enseignants pour les matières liées à la réforme du lycée et qui n’ont pas de concours dédié : Droit et grands enjeux du monde contemporain, notamment.

Extraits :
« La mise en œuvre de cet enseignement exigera de disposer d'un nombre important d'enseignants, le dispositif n'excluant pas de solliciter également des enseignants de l'université comme de jeunes doctorants en droit qui seraient intéressés et disponibles pour assurer une partie de cet enseignement.
Le programme requiert de solides compétences juridiques, notamment en droit public. Le profil recherché sera celui d'enseignants de lycée titulaires d'une licence de droit ou d'un diplôme d'institut d'études politiques, issus des sections économie et gestion, sciences économiques et sociales, histoire et géographie, sans exclure d'autres disciplines. »

Comme il y a (très) peut de chance que les doctorants se précipitent, le ministère espère faire naître les vocations au sein de son personnel déjà en fonction, et pense créer une qualification spécifique :

« L'éclectisme des compétences requises pour assurer ces deux enseignements de spécialité conduit à privilégier un dispositif qui devra répondre à la quadruple nécessité d'informer les enseignants actuellement en fonction, puis de susciter leur candidature, d'assurer ensuite la formation de ceux qui seront pressentis et enfin d'habiliter les candidats qui paraîtront les plus adaptés à la prise en charge de ces enseignements. »

Et pour se flatter et appâter le goujat, ladite note finit ainsi :

« Le dispositif qui vous est proposé présente des qualités incontestables pour la gestion des ressources humaines de votre académie. Il implique la mise en œuvre d'une gestion personnalisée et dynamique du corps enseignant tout en permettant une identification des compétences sur le terrain. Enfin, les actions d'information et de formation que vous choisirez de mener donneront une visibilité forte et immédiate à la réforme qui achève de se mettre en place.
À l'issue de l'année 2012-2013,
une valorisation des acquis liés à cette expérience sera créée et sera proposée aux enseignants qui auront été habilités à prendre en charge l'un des deux enseignements de spécialité.
Cette valorisation des acquis s'inscrira dans une
démarche plus globale visant à reconnaître les compétences acquises par des enseignants qui prennent en charge des missions spécifiques aux cours desquelles ils acquièrent des savoirs et des savoir-faire mobilisables et transférables dans d'autres fonctions. Elle pourra notamment concerner les préfets des études, les référents culture ou les enseignants qui se sont particulièrement investis dans l'enseignement de l'histoire des arts. »

Du grand art cette note. C’est la nouvelle gouvernance qui entre par la petite porte.


* Evolution très rapide de la notation des enseignants.


Nouvelle féodalité, tendance enchainement.

D’après une source syndicale, l’agence AEF rapporte que pour l’évaluation des enseignants : « la notation serait supprimée dès 2012 » et « remplacée par un rapport d'évaluation » rédigé par l’IEN (premier degré) ou le chef d’établissement (second degré).
Le rapport serait renouvelé tous les deux ou trois ans


* Une rentrée qui s’est si bien passée...

En voilà qui sont en train de gâcher à Luc Chatel sa si belle rentrée. Et pas des gauchistes. Les manifestations lycéennes de cette semaine auraient-elles un fondement ?

Le monde -Il manque toujours des professeurs, un mois après la rentrée
Des établissements en manque de professeurs un mois après la rentrée des classes ? C'est ce qu'a déploré, jeudi, la PEEP, deuxième fédération de parents d'élèves.
"Nos responsables et nos parents aujourd'hui nous ont fait savoir qu'il manquait encore dans les établissements, surtout dans le second degré, beaucoup de professeurs de maths, de lettres, de langues vivantes, de technologie et, dans des matières plus spécialisées comme la mercatique (marketing)", a déclaré Valérie Marty, présidente, lors d'une conférence de presse.
"
C'est un peu plus compliqué à l'heure actuelle, mais ça va être un peu plus tendu toute l'année car déjà, au mois d'octobre, on va rechercher des étudiants pour remplacer les enseignants qui n'ont pas pu être nommés sur les établissements" et "on cherche des remplaçants de remplaçants dans certains cas", a-t-elle ajouté.
La PEEP avait demandé aux parents, à l'occasion de la grève dans l'éducation nationale du 27 septembre, de "s'exprimer sur ce qu'ils vivaient et de faire part des i
nquiétudes qu'ils pouvaient éventuellement ressentir", a indiqué Mme Marty, présentant les conclusions de cette opération.


* Et pour faciliter les choses : pas d’enthousiasme dans le recrutement.

AFP -
Professeurs des écoles: pas plus de présents au concours 2012 que 2011
A peine plus de can­di­dats se sont pré­sen­tés fin sep­tembre au concours 2012 de pro­fes­seur des écoles (18.734) qu'à celui de 2011 (18.136), a indi­qué ven­dredi le minis­tère de l'Education natio­nale, alors qu'il y a 5.000 postes ouverts au concours 2012, après 3.000 en 2011.
Interrogé par l'AFP, le minis­tère a fait savoir que 18.734 can­di­dats se sont pré­sen­tés au concours, soit 45,13% des 41.510 ins­crits, contre 18.136 l'an der­nier (43,13% des 41.763 inscrits).
Le concours 2011 avait connu et de loin le plus faible nombre de can­di­dats des années récentes, ce nombre ayant for­te­ment chuté au cours des der­nières années puisqu'il y avait encore 99.401 ins­crits et 53.121 pré­sents en 2007.
La chute avait été par­ti­cu­liè­re­ment forte au concours 2011 car 2010 avait été "l'année de tran­si­tion" de la réforme de la for­ma­tion des ensei­gnants (dite "mas­te­ri­sa­tion") et parce que seuls 3.000 postes avaient été ouverts au concours, un niveau his­to­ri­que­ment bas dû aux sup­pres­sions de postes.
Du fait de la "mas­te­ri­sa­tion", les dates de concours avaient en effet changé pour s'articuler avec le "mas­ter" que les futurs ensei­gnants doivent désor­mais obli­ga­toi­re­ment décro­cher, si bien qu'il y avait eu en juin 2010 le concours 2010 (pour les ensei­gnants devant débu­ter à la ren­trée 2010), puis dès sep­tembre 2010 l'épreuve d'admissibilité du concours 2011 des pro­fes­seurs des écoles.
Mais que l'on retrouve à peu près le même nombre de can­di­dats pré­sents cette année prouve que la perte d'attractivité de ce métier est durable, car il n'y a plus l'explication de l'année tran­si­toire, le nombre de postes offerts avait aug­menté à 5.000 et le minis­tère avait orga­nisé une cam­pagne natio­nale de recru­te­ment au printemps.


* Vers une cellule de censure au ministère de l’EN ? Et à l’Assemblée nationale.


Les manuels scolaires et leur « bonne parole » en ligne de mire...

Le fig.
Manuels scolaires: une mission lancée
Luc Chatel vient d’envoyer une lettre de mission à Michel Leroy, inspecteur général de l’éducation nationale sur les manuels scolaires. «Si, en France, le choix du manuel relève de la liberté pédagogique des enseignants, l'importance de cet outil dans la pratique scolaire et dans la mise en œuvre des programmes requiert tout naturellement l'attention du ministre», assure Luc Chatel. L'échéance de cette mission est fixée à « fin 2011, début 2012», selon l’agence d’information AEF. «Des interrogations se font jour régulièrement sur les contenus des manuels scolaires, mais aussi sur la pertinence et leur usage dans un contexte pédagogique, culturel et technologique en forte évolution», écrit-il, faisant ainsi allusion aux récentes polémiques sur la théorie du genre ou à celle sur les livres d’histoire. Le groupe UMP a de son côté également décidé début septembre de constituer une mission parlementaire sur les programmes scolaires.
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ENervement

*Nouvelles (formes de) mobilisations lycéennes.


Ca va chauffer ?

Mammouth déchainé —
 Les proviseurs sont informés depuis quelques jours par les Renseignements généraux que des menaces de blocages sont de plus en plus persistantes, voire imminentes.
Police comme proviseurs sont déboussolés à tel point que les RG ont téléphoné plein nuit aux bloqueurs traditionnels pour savoir ce qu’il en est. Et il semble bien qu’il y ait un certain débordement, dont témoigne la dépêche de l’AFP à propos de blocages parisiens qui arrivent déjà sur la province.


AFP. - Alertés par SMS, des lycéens manifestent par surprise à Paris
Plusieurs cen­taines de lycéens, aler­tés par SMS, ont mani­festé jeudi de manière impromp­tue à Paris, et ont blo­qué des établis­se­ments en région pari­sienne, pour pro­tes­ter contre des "condi­tions de ren­trée catas­tro­phiques" à cause des sup­pres­sions de postes, selon des sources concordantes.
A Paris, "une dizaine de bar­rages fil­trants" ont été ins­tal­lés devant des lycées, sur un total de 172, selon le rectorat.

Selon Marie Hertzog, lycéenne à Strasbourg et délé­guée du Syndicat géné­ral étudiant (SGL), "des SMS ont +tourné+ chez les lycéens mais ne deman­daient qu'à ceux de Paris de blo­quer leur établis­se­ment et de mani­fes­ter pour pro­tes­ter contre les sup­pres­sions de postes".
"C'est un mou­ve­ment très pari­sien, mais il y a eu quelques mobi­li­sa­tions dans le Nord, avec des inci­dents à Lens, et dans l'Est", a déclaré à l'AFP Philippe Tournier, du prin­ci­pal syn­di­cat des chefs d'établissements (SNPDEN).
"C'est un phé­no­mène socio­lo­gique assez pré­oc­cu­pant. Sur le ter­rain, c'est très violent, on est plus proche des émeutes urbaines", a-t-il ajouté.

A Paris, quelque 300 lycéens selon un jour­na­liste de l'AFP, se sont ras­sem­blés dans la mati­née place de la Nation avant de défi­ler vers la Bastille en scan­dant "Sarko t'es foutu, les lycéens sont dans la rue". Ils venaient de Paris et de la région pari­sienne, selon une jeune fille du lycée Maurice-Ravel (Paris XXe).
Ils ont été dis­per­sés dans le calme par la police en début d'après-midi.

"Après la grève du 27 sep­tembre, on réclame l'arrêt des sup­pres­sions de postes et on est contre la réforme du lycée et la réforme de la licence", a expli­qué la lycéenne de Ravel, affir­mant que la mobi­li­sa­tion était spontanée.

Spontané ou pas spontané?
Quatre jeunes, dont trois mineurs, qui avaient lancé des pierres sur des poli­ciers, ont été inter­pel­lés à Louvres (Val-d'Oise), a-t-on appris de source judiciaire.
"
Partout en France, des lycées sont blo­qués. Les lycéens sont mobi­li­sés pour pro­tes­ter contre les condi­tions de ren­trée catas­tro­phiques impo­sées par la poli­tique de Luc Chatel", a affirmé à l'AFP Victor Colombani, pré­sident de l'UNL, prin­ci­pal syn­di­cat de lycéens.
"Pour tous les lycéens, c'est la pire ren­trée de notre vie", a-t-il ajouté, en affir­mant que la mobi­li­sa­tion n'était "pas spontanée".
"Il y a un ras-le-bol géné­ral des lycéens", a dit à l'AFP Hélène Himmer, vice-présidente de la Fidl, autre syn­di­cat de lycéens, qui explique à l'inverse que le mou­ve­ment est "spontané".
"Ce sont des actions très locales car ils subissent direc­te­ment les consé­quences des sup­pres­sions de postes, comme par exemple à Gagny (Seine-Saint-Denis) où il n'y a pas de gar­dien à l'accueil et où il y a moins de pro­fes­seurs", a-t-elle ajouté.


* Dans la série de quoi je me mêle : la FCPE propose

Formation des enseignants : la proposition de Jean-Jacques Hazan (FCPE, pour "Aide aux profs"
"Que veut-on comme Ecole, que veut-on y faire ? Que doivent savoir faire les enseignants ? Au lieu de poser ces questions essentielles à nos yeux, l’Education nationale n’a agi que sur les questions de statuts et de rémunération", estime Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, qui répond aux questions du site "Aide aux profs".
Evoquant la formation des enseignants, il considère que, "dès la 2e année de licence, il devrait y avoir une sensibilisation au métier", un peu comme en médecine où, "en 2e année ont lieu des rencontres avec des malades dans les hôpitaux. En 3e année a lieu un stage, et en 4e année, ils sont externes. Ainsi, plus de 50% de la formation des médecins est axée sur la pratique, sur le terrain : peut-on dire que nos médecins sont nuls avec une telle formation ? Si on leur appliquait le même traitement qu’aux enseignants, oserait-on encore aller se faire soigner sans appréhension ?"
L'interview sur le site d'Aide aux profs, ici.

* Un ministre qui appelle à la grève les enseignants.

Cela se passe dans ce lieu rêvé de Tahiti :
AFP.— Les enseignants tahitiens manifestent à l'appel de leur ministre

Environ
deux cents ensei­gnants du second degré ont mani­festé mer­credi à Papeete à l'appel de leur ministre local de l'éducation, Tauhiti Nena, a constaté un jour­na­liste de l'AFP.
Ils dénoncent l'attitude "colo­nia­liste" du vice-recteur et du gou­ver­ne­ment cen­tral, notam­ment lors de l'affectation des pro­fes­seurs sta­giaires, l'éducation étant une com­pé­tence par­ta­gée entre le gou­ver­ne­ment local et le minis­tère de l'Education nationale.
Le minis­tère de l'Education local s'était déjà opposé au gou­ver­ne­ment cen­tral sur la baisse des indem­ni­tés de retraite des ensei­gnants, puis plus récem­ment sur la sus­pen­sion du CAPES de reo maohi, les langues polynésiennes.
Il reproche au vice-recteur d'affecter en métro­pole, à 17.000 kilo­mètres de leur île, les jeunes Polynésiens qui passent le CAPES sans tenir compte de leurs attaches cultu­relles et fami­liales, alors que des postes sont dis­po­nibles en Polynésie.
Pour le vice-rectorat, la mobi­lité est une ques­tion d'équité, puisqu'il s'agit d'un concours national.
"Ou il faut chan­ger de vice-recteur, ou il faut qu'il revienne sur sa posi­tion sinon c'est peut-être le gou­ver­ne­ment Temaru qu'il faut virer", a déclaré Tauhiti Nena, en fai­sant allu­sion aux conflits entre le gou­ver­ne­ment cen­tral et celui du Président indé­pen­dan­tiste Oscar Temaru.
Tauhiti Nena avait menacé, début sep­tembre, de faire défi­ler, devant le pré­sident Sarkozy, lors de l'ouverture des Jeux du Pacifique à Nouméa, la délé­ga­tion poly­né­sienne sans le dra­peau fran­çais. Il n'avait pas fina­le­ment mis sa menace à exécution.
Le gou­ver­ne­ment local estime que l'Etat fran­çais "se désen­gage" de l'éducation.


Remarquez, en métropole c’est pareil. Mais qu’est-ce qu’on attend ?


* Faire sauter la banque: les techniques de SOS éducation pour trouver des sous.


C’est décripté sur Médiapart. Mais c’est du marketing ou de la manipulation ?
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Silence

* Après la rumeur, les projets se dessinent.

Si la rumeur de supprimer un mois de vacances en été, rumeur qui a fait descendre dans la rue des lycéens (mais pas que pour cela d’ailleurs), s’avère non fondée, le Parisien, semble-t-il bien informé, annonce aujourd’hui que les grandes vacances risquent d’être amputées de 15 jours.
Mais le sujet semble être hautement sensible...



* Toujours et encore privé de cantine.

France info : Eure : les enfants de chômeurs privés de cantine
FRANCE INFO - 29 SEPTEMBRE 2011
C’est une information de France Bleu Haute Normandie. Dans l’Eure, au L’Habit et à Bois le roi près d’Ezy sur Eure, deux cantines demandent depuis la rentrée aux parents d’élèves de fournir deux attestations d’employeurs. Une par parent, pour prouver qu’ils travaillent tous les deux. Sans cela, les enfants de chômeurs sont privés de cantine.
(...)
En avril dernier, c’était à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) que le conseil municipal avait voté une décision de ce type. Outrés par cette idée, des commerçants de la ville ont récemment inviter les enfants exclus à déjeuner à la table de leurs restaurants.


* Surveillance des maîtres (par la police)

Voici une plainte formulée par un syndicat du 41 en raison d’une certaine pression policière enregistrée autour de la grève du 27.




L’inspection et la préfecture jurent, grand Dieu, qu’il n’en est rien (voir cette lettre en pdf:communiqué commun prefet et IA ).

Le préfet et l'IA ne devraient pas afficher une telle "frénésie". Il y a longtemps que la gendarmerie fait des visites dans les écoles un peu partout en France quand il y a des grèves... (et tout le monde le sait, et on en a déjà parlé...)


* Eradication des titularisables.

Le MESR et les Directions d’organismes tentent d’éliminer le maximum de non titulaires qui remplissent les conditions pour être CDIsé et être candidat à la titularisation sur des concours réservés avant la promulgation de la loi (fin décembre ou début janvier 2012) sur l’accès à l’emploi de titulaire et à l’amélioration des conditions des non titulaires de la fonction publique.

Les syndicats et associations de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche lancent la pétition suivante :

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, un grand nombre de CDD arrivant à échéance ne sont pas renouvelés ou prolongés en CDI, ce qui exclurait ainsi par avance les personnels concernés de possibilités de titularisation ou de CDisation inscrites dans le projet de loi sur la résorption de la précarité. Les sous signés, personnels titulaires, non titulaires, de la recherche et de l’enseignement supérieur dénoncent la politique de « dégraissage préventif » des Directions d’Etablissement, et condamnent la politique gouvernementale qui la rend possible.

Voir la pétition.



* Chatel ne prend plus de risque ?

Pour faire le point sur la réforme du lycée, désormais Luc Chatel se rend dans des lycées privés. Comme celui-ci.
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