Pas en avant...

*RCBC : budget des établissements en fonction des contrats d’objectifs

Annoncée depuis plus de deux ans, la réforme des budgets des EPLE vient de paraître au JO (c’est là). Elle a le mérite d’être clair : désormais les budgets des établissements scolaires seront gérés en fonctions des contrats d’objectifs qu’ils passeront avec les autorités de tutelles et les collectivités.
Projet on ne peut plus LOLFien, soutenu par certains syndicats (proche du PS, et oui...) voici comment s’efface la notion de besoin, d’égalité du financement républicain, d’égalité de l’accès aux formations sur le territoire (les régions et départements ne manqueront pas de redéfinir leur carte de formation).

La notice de la loi a le mérite d’être claire :
le présent décret redéfinit les prérogatives du chef d'établissement qui peut désormais transiger après avoir recueilli l'autorisation du conseil d'administration. Il peut également obtenir du conseil d'administration l'autorisation par délégation de conclure les marchés dont l'incidence financière est annuelle. Par ailleurs, le calcul du quorum permettant aux conseils d'administration des EPLE de siéger valablement se fera désormais sur la base de la majorité des membres en exercice composant le conseil. Enfin, les modalités d'élaboration et de présentation du budget et du compte financier des EPLE sont rénovées. Le budget sera dorénavant élaboré en tenant compte notamment du projet d'établissement, du contrat d'objectifs conclu avec l'autorité académique ainsi que des orientations et objectifs fixés par la collectivité territoriale de rattachement.


* On s’en FICHE pas. Au contraire...

Dans une note d’alerte du 3 septembre dernier adressée aux chefs d’établissements et directeurs académiques, le ministère, par la plume de Jean Marimbert, met en garde notre hiérarchie contre :
« L’insuffisance des mesures de sécurité » des fichiers numériques et autres « téléservices » utilisés dans les établissements scolaires et qui, toujours selon M. Marimbert, secrétaire général du cabinet de V. Peillon, doivent : « garantir au mieux la protection de la vie privée des...élèves...des parents d’élèves...et des personnels ».
Pourquoi cette mise en garde nationale diffusée le premier jour de rentrée ?
« Fichiers en libre accès sur les serveurs, dossiers papiers stockés dans des armoires non sécurisées, mot de passe ne présentant pas de réelles garanties de sécurité, absence de mesures de sauvegarde, de mentions d’information obligatoires etc... » si
la liste des manquements relevés par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) est longue, ce qui effraie le plus le ministère est bel et bien « une éventuelle mise en cause des proviseurs, principaux et directeurs académiques ».
Dans cette note d’alerte qui fait suite aux nombreuses plaintes enregistrées par la CNIL et aux contrôles opérés récemment, les termes sont explicites : « rappeler expressément à l’ensemble des établissements que les traitements tels que PRONOTE, NOTA BENE, MOLIERE sont soumis au régime de la déclaration, que les espaces numériques de travail (ENT) sont soumis au régime de l’engagement de conformité.../…, les traitements permettant une inscription administrative des élèves en ligne sont soumis au régime de la demande d’avis.../…, la nécessité de respecter la loi informatique et liberté dont la méconnaissance expose aux peines prévues par le code pénal. »
Le propos principal est étayé par 3 pages rappelant des articles de la loi n°78-17 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, du code de l’éducation ainsi qu’un rappel des principales dispositions du code pénal...
Par la décision du tribunal administratif de Bastia du 14 juin 2012, la justice a déjà condamné la hiérarchie pour l’utilisation abusive de l’identification numérique en rétablissant dans leur droit des parents à qui le rectorat d’académie de Corse (à l’instar de tous les autres) refusait le droit d’opposition à l’inscription des enfants dans le fichier Base Élèves et Base Nationale Identifiant Élèves (désormais RNIE). Aujourd’hui les injonctions de la CNIL se font plus pressantes et laissent espérer que d’autres victoires sont possibles et qui vont dans le sens de l’abandon de tous les dispositifs de fichage et de contrôle en ligne : Base élèves, Sconet, RNIE, LPC, Cerise, ENT, PRONOTE...


* La France d’avant.

De notre envoyé spécial dans une préfecture :
 
Une affichette apposée à l'accueil du service des étrangers indique qu'à partir du 14 novembre toute personne qui déposera une demande de titre de séjour devra se soumettre à une prise d'empreintes digitales.
 
Elle est pas pire qu’avant, la France du changement ?

C’est possible.
 

* De 18 h à 24 h / semaine ?

C’est en Italie. Un grand laboratoire l’Italie, depuis la Renaissance au moins...

Voici une flash mob des enseignants du secondaire à Rome pour protester contre le projet de les faire passer de 18h à 24 h de cours par semaine (et à salaire constant). Sur la Stampa.

« La voie empruntée par le gouvernement avec la loi de stabilité budgétaire pour porter de 18 à 24 heures la charge hebdomadaire d’enseignements due par les enseignants du secondaire, sans contrepartie financière, avec elle, la suppression de milliers de postes d’enseignants précaires, à partir de la prochaine année scolaire, provoque des protestations et des manifestations dans toute l’Italie. Il faut pourtant dire que le secrétaire du Pd (Parti démocrate [N.d.t : principal parti de gauche en Italie]) Pierluigi Bersani, a aujourd’hui dit clairement que « les lois sur l’école ne peuvent être votées en l’état ». Et le sous-secrétaire à l’Instruction, Marco Dossia Doria, a réaffirmé sa confiance dans le fait qu’il « n’y aura pas de diminution du personnel enseignant et que l’on pourra travailler en coopération avec toutes les forces politiques au Parlement pour le budget de l’Ecole en restant dans le cadre du « spending review », sans supprimer des postes de travail ». »
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Vacances

* Suicide dans l’EN.

No comment.
nouvel obs. - Une enseignante d'un lycée professionnel de Béthune (Pas-de-Calais) est décédée dimanche, à l'issue d'une tentative de suicide imputée à des conditions de travail difficiles, a annoncé mardi  23 octobre un syndicat.
Elle craignait également que son poste soit supprimé à la prochaine rentrée scolaire, ce qui l'aurait contrainte à redevenir titulaire sur zone de remplacement (TZR), c'est-à-dire destinée "à parcourir les deux départements du Nord/Pas-de-Calais, (..) ce qu'elle ne voulait pas", selon un syndicat.
Mariée et mère d'un garçon de 14 ans, l'enseignante a passé une semaine dans le coma après sa tentative de suicide, le 15 octobre, et est décédée dimanche à l'hôpital.
"Sa soeur nous a indiqué que sa dernière volonté était que personne de l'Education nationale ne soit présent à ses obsèques", selon le syndicat.


* Aide mutualisée.

C’était au BO du 30 aout, et cela nous avait échappé.
On avait le sous prolétariat de l’EN (AVS), on va avoir le sous-sous-prolétariat.

« l’aide mutualisée est destinée à répondre aux besoins d’accompagnement d’élèves qui ne requièrent pas une attention soutenue et continue. L'aide mutualisée accordée à un élève lui est apportée par un assistant d'éducation. Cet assistant d'éducation peut être chargé d'apporter une aide mutualisée à plusieurs ;élèves handicapés simultanément. L'employeur de la personne chargée d'apporter une aide mutualisée organise son service pour répondre aux besoins des différents élèves qui bénéficient de l'aide, après concertation, le cas échéant, avec les directeurs des écoles et les chefs des établissements où cette personne exerce son activité ». (BO n°31 du 30 août 2012)

Il reste à voir comment la MDPH et l’Education Nationale vont utiliser ce nouveau dispositif. Il ne fait que rendre plus complexe un dispositif d’accompagnement souvent incompréhensible et inadapté de part son fonctionnement et la diversité des contrats des personnels.
Voici des personnels encore plus précaires, flexibles et corvéables à la disposition des établissements scolaires...


* Les 45 000 professeurs déchargés syndicaux ...

La droite vraiment trop forte. Mais plus c’est gros plus ça passe. Ca a du mal quand même...

Le monde Guillaume Peltier se sert des « Décodeurs » pour faire de l’intox

Ce dernier avait expliqué, sur la chaîne D8, sur la foi du rapport Perruchot sur le financement des syndicats, que "45 000 professeurs [étaient] détachés à temps plein comme permanents syndicaux dans notre pays". 
Sauf que ce chiffre était totalement faux. Comme nous l'avons montré, le rapport évoque en réalité environ un millier d'agents en détachement à temps plein dans
toute la fonction publique d'Etat. Quant aux professeurs détachés, le même rapport estimait qu'ils représentaient au total 1 900 équivalents temps plein (donc non 1900 personnes mais 1900 fois la charge horaire d'un professeur), ou, en comptant un temps de travail de 180 jours par an et en ajoutant les autorisations spéciales d'absence aux décharges de service, environ 5 907 équivalents temps plein en estimation haute.


* Décret concours. Cela va venir :

Vousnousils. Un pro­jet de décret, exa­miné ce jour en Comité tech­nique minis­té­riel (CTM), fixe les "moda­li­tés excep­tion­nelles de recru­te­ment dans cer­tains corps ensei­gnants et d'éducation rele­vant du ministre chargé de l'Éducation natio­nale" en 2013, grâce à "la mise en place de concours excep­tion­nels" en juin. 21 350 postes y seront ouverts.

Seront concer­nés par ces ses­sions excep­tion­nelles, "les can­di­dats rem­plis­sant les condi­tions pour s'inscrire aux concours externes de droit com­mun, ceux ins­crits en pre­mière année d'études en vue de l'obtention d'un mas­ter et ceux rem­plis­sant les condi­tions pour s'inscrire en der­nière année d'étude en vue de l'obtention de ce diplôme", pré­cise le pro­jet de décret.

Les can­di­dats admis­sibles auront la pos­si­bi­lité "de béné­fi­cier d'une expé­rience pro­fes­sion­nelle dans des acti­vi­tés d'enseignement ou d'éducation", détaille le texte. Ceux qui le sou­haitent pour­ront "être recru­tés par contrat d'une durée déter­mi­née d'une année sco­laire entre les épreuves d'admissibilité et celles d'admission du concours afin d'exercer, pen­dant l'année sco­laire 2013–2014, des fonc­tions d'enseignement et d'éducation en paral­lèle à la pré­pa­ra­tion du mas­ter, les épreuves d'admission se dérou­lant à la fin de l'année sco­laire 2013–2014".

Les can­di­dats ayant passé avec suc­cès ces épreuves d'admission pour­ront être "nom­més, comme fonc­tion­naires sta­giaires, à la ren­trée 2014".

Toutefois, le pro­jet de décret entend "éviter que les can­di­dats admis­sibles mais n'ayant pas validé leur pre­mière année de mas­ter se pré­sentent aux épreuves d'admission". Il pré­cise égale­ment que "les pro­fes­seurs des écoles, sta­giaires et titu­laires, ne peuvent faire acte de candidature".


* Mise à l’IDEX.

Le Monde. Paris-Diderot se rebelle contre l’IDEX
Les personnels de l'université Paris-Diderot ont décidé de se mettre en grève mardi 23 octobre pour soutenir la demande du report de la signature avec l'Etat de la convention IDEX (initiative d'excellence) Sorbonne-Paris-Cité portée par une partie des membres élus du conseil d'administration.

Un conseil d'administration se tient à 14 heures. Ce matin, un comité technique a eu lieu. Tous les comités techniques antérieurs ont rendu un avis défavorable et demandé la réécriture de la convention.

* Université :sortir de l’autonomie de façade.
Six propositions de la part de « Refondateurs » : — Dissocier la politique de l’enseignement supérieur de celle de la jeunesse — Régulation publique d’ensemble de l’enseignement supérieur privé et public — Réétatisation du paiement des fonctionnaires de l’enseignement supérieur — Droit des universités à sélectionner leurs étudiants — "Bon" recrutement des enseignants — Autoriser les universités à définir leurs exigences pour l’entrée en première année. En contrepartie, elles auraient l’obligation d’ouvrir un cycle de remédiation (" année zéro ")
Pou voir tout le dossier,
suivre ce lien.
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Ambiance

* Formation et recrutement : ESPErance ou désESPErance ?

Les voies du saigneur...

De source syndicale. Dans un entretien avec certains syndicats, la ministre de l’enseignement sup a précisé les choses quant ESPE et aux concours. Sur les premières, elles seront indépendantes et garderont des antennes locales. Pour les concours, trois voies se dessinent, tous les futurs stagiaires en seront pas à 6h ...

1er cas : écrits à l'automne 2012, oraux en juin 2013. Les fonctionnaires stagiaires seront en poste en septembre 2013 avec 5/6 de service (3 h de décharge pour le second degré par exemple). 2ème cas : écrits en juin 2013, oraux en juin 2014. Concours appelé 2013.2. Les fonctionnaires stagiaires seront en poste en septembre 2014 avec 5/6 de service. 3ème cas (dans le cas où les arbitrages du MEN seraient confirmés) : écrits et oraux en juin 2014 pour les M1 sur les bases d'un nouveau concours. Les fonctionnaires stagiaires seraient en poste en septembre 2014 et en M2, effectuant 1/3 de service, dans une académie éventuellement différente de celle du M1. Il y aurait donc deux cohortes de fonctionnaires stagiaires la même année (septembre 2014), recrutés et formés sur deux modalités complètement différentes.

Simple. Très simple. Et équitable.


* Acte III régionalisation + contrats d’objectifs : toujours plus proche (de toi saigneur).

AEF - Vincent Peillon favorable aux "contrats d'objectifs tripartites" entre l'Etat, les EPLE et les collectivités de rattachement alors que les régions et départements demandent toujours plus de place dans les CA (mais pour quoi faire ?).




* C’est pas le changement (du tout). Formation et aide aux devoirs en ligne (ou l’autre nom de la Refondation)

Aujourdhui le service d’aide au devoir en ligne et l’industrie nationale de contenus pédago. Peillon dans le texte.

"Pour que tous les enseignants soient formés, pour qu'une industrie nationale de production de contenus pédagogiques numériques voie le jour et qu'un service public de l'aide aux devoirs soit en ligne pour les élèves du secondaire, nous nous fixons l'objectif du quinquennat." Source Le monde.


* Pour finir : ambiance sociale. Déplorable.

"Moi je ne respecte pas les fonctionnaires français. Je gagne 70 K-euros (70.000 euros par an), vous gagnez le smic alors vous fermez votre gueule." et "c'est que nous, on est supérieurs à vous, et vous, vous allez crever". "Moi je vous pique 70k euros si vous êtes chez Orange, ajoute encore l'homme. "Je suis tous les mois à Saint-Domingue [République dominicaine] pour Orange, c'est pour ça que je gagne 70k euros. Et le week-end je suis à la Baule". "Vous gagnez combien? vous? avez votre salaire de merde?"
Dit un cadre de chez Orange à un « pauvre » agent de la SNCF (qui garde son calme lui, et qui n’est pas fonctionnaire d’ailleurs).

Et cela a été enregistré. Trouvé sur
Huffington post.

On n’ose pas penser ce que ce monsieur pourrait dire des syndicats, des enseignants, des postiers, ...
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Fumant !

Une énigme scientifique et animalière est résolue, celle de la plainte du Mammouth : il « couac ». Il couac dur même.

* Peillon met le monde politique en pétard


AFP - Le ministre de l'Education Vincent Peillon s'est pro­noncé en faveur d'un débat sur la dépé­na­li­sa­tion de la drogue, en affir­mant qu'il s'agissait d'un "sujet majeur".

"Cette inter­ro­ga­tion mérite d'être menée, et je suis très étonné par­fois du côté un peu retar­da­taire de la France sur un sujet qui pour moi est d'ampleur", a affirmé le ministre dimanche soir lors de l'émission "Tous poli­tiques" (France Inter/Le Monde/AFP).

Peillon ,le ministre (dur) de la feuille. On lui avait dit d’hésiter avant de parler...


* Le prof roumain fume-t-il du cannabis ?

Si non, faudra qu’il s’y fasse.

Challenge.fr- Bientôt des profs roumains dans les collèges et lycées français?

Le gouvernement vient effet d'établir une liste de 291 métiers désormais ouverts aux Roumains ainsi qu'aux Bulgares. Le document doit prochainement paraître au Journal Officiel et dans cette liste à la Prévert figure les métiers de professeurs (enseignement général du second degré, enseignement artistique, enseignement technique et professionnel). Et cela tombe fort bien puisque la France connaît une pénurie sans précédent de vocations.
Le gouvernement le reconnaît d’ailleurs sans détour. Dans leur communiqué commun, Manuel Valls, le ministère de l’Intérieur et Michel Sapin, le ministre du Travail de l’Emploi de la Formation professionnelle et du Dialogue social, écrivent que la liste des 291 métiers concernés "a été élaborée à partir d’un critère objectif, le degré de tension (offres rapportées aux demandes) dans chacun des métiers et a été arrêtée après consultation des partenaires sociaux et des services déconcentrés du ministère du Travail" (cliquez ici pour lire le document complet).

43.000 postes à pourvoir en 2013
Les besoins de l’Education nationale sont réels. En dépit de la montée du chômage, les difficultés à recruter des professeurs perdurent. Le métier d’enseignant, mal payé et de moins en moins bien considéré par les élèves et leurs parents, fait moins rêver les Français. Dans le primaire, certains départements ne parviennent plus à satisfaire leurs besoins. Les inspecteurs de l’Education nationale de la Seine Saint-Denis ont même écrit le mois dernier à leur ministre pour réclamer la création immédiate de 250 postes.

1 Roumain sur 5 est réputé francophone
Or les Roumains sont, de tous les citoyens de l’Union Européenne, potentiellement, les plus à même de réussir les concours. En Roumanie, 20% de la population parlent le français. Plus de 80% des collégiens l’apprennent comme première langue au collège. La France accueille d’ailleurs déjà un grand nombre de médecins roumains dans le secteur hospitalier. Et ces derniers émigrent d’autant plus volontiers que les salaires dans leurs pays sont parmi les plus faibles d’Europe. Un professeur gagne en Roumanie autour de 5.500 euros… par an alors qu’en France les revenus des enseignants débutent à 22.430 euros et plafonnent à 44.518 euros pour un agrégé en fin de carrière.
Ah, nous-y voilà...


* Fumigène de régression sociale: la droite forte. Trop forte même.

AFP - La Droite forte prône l'interdiction du droit de grève pour les enseignants
La Droite forte, l'un des mou­ve­ments de l'UMP qui sou­met­tront une motion au congrès du 18 novembre, plaide mardi pour le "réta­blis­se­ment de l'exemplarité de l'école de la République", qui passe, selon elle, par l'interdiction du droit de grève pour les enseignants.
Il faut "
réta­blir l'exemplarité de l'école de la République en inter­di­sant le droit de grève des pro­fes­seurs" et en leur "confé­rant un nou­veau sta­tut spé­cial comme c'est le cas dans d'autres branches de la fonc­tion publique", affirment dans un com­mu­ni­qué les res­pon­sables de la Droite forte, parmi les­quels figurent les jeunes sar­ko­zystes Geoffroy Didier, Guillaume Peltier et Camille Bedin.
"A l'heure où le gou­ver­ne­ment Ayrault a érigé l'éducation en prio­rité natio­nale, nous sou­hai­tons que le corps ensei­gnant, au même titre que les fonc­tion­naires de police (loi du 28 sep­tembre 1948), les per­son­nels des ser­vices exté­rieurs de l'administration péni­ten­tiaire (ordon­nance du 6 août 1958) ou ceux des ser­vices de trans­mis­sions du minis­tère de l'Intérieur (loi du 31 juillet 1968), soit égale­ment doté
d'un sta­tut spé­cial inter­di­sant le droit de grève", arguent-ils.
Selon eux,
"il n'est pas accep­table que cer­tains pro­fes­seurs puissent être en mesure de para­ly­ser la société, pre­nant +en otage+ parents et élèves, mais aussi de nom­breux maires ruraux".
"
Les pro­fes­seurs conti­nue­raient de dis­po­ser de leur droit de retrait (en cas de vio­lence par exemple) et les syn­di­cats auraient pour mis­sion stricte et unique de pro­té­ger les pro­fes­seurs des éven­tuels conflits avec l'administration et d'améliorer les condi­tions de tra­vail des ensei­gnants, sans parti pris idéo­lo­gique, poli­tique et par­ti­san", ajoutent-ils.

Merci quand même, z’êtes trop bons...
La « droite forte » des jeunes qui montent et qui agacent l’UMP. De là à dire qu’elle prend en otage l’UMP...
On se demande si finalement les jeunes, ils ne feraient pas mieux de fumer du Cannabis au lieu de dire des conneries de ce genre.

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Que des solutions.

* Refondation de l’école ne passe pas par la refondation du dialogue social. Du moins dans le 93.

En effet après la journée de grève dans le primaire de jeudi, journée largement suivie (40 à 50 % des enseignants des écoles en grève sur le 93) et une belle manif (cortège dynamique de 400 à 500 collègues), le ministère de l’éducation a refusé de recevoir l’intersyndicale SUD Education-Snudi/FO-SNUipp/FSU-CGT éduc’action-Se-Unsa.

Les syndicats dénoncent cette fin de non recevoir et la volonté d’établir, de la part du gouvernement, un rapport de force. A suivre donc.


* CCF partout, échec (des nouveaux dispositifs de BAC Pro) nulle part

Source syndicale.
Les syndicats dénoncent la généralisation des épreuves de CCF dans la voie professionnelle en CAP et en Bac Pro. Celle-ci porte préjudice à la qualité de l’enseignement et aux conditions de travail des personnels.

Toutes les disciplines sont concernées par la mise en place des CCF qui désorganisent complètement les établissements et
alourdissent considérablement la charge de travail des personnels enseignants, administratifs et de Vie Scolaire.

À l’encontre de toute notion d’impartialité logiquement associée aux modalités d’épreuves sanctionnant un diplôme national, l’enseignant-e élabore, organise, fait passer les épreuves à ses propres élèves qu’il note et certifie sans aucun regard extérieur.

Les CCF n’ont d’autres objectifs que de camoufler les aberrations de cette réforme mise en place dans l’urgence sans aucune concertation. Le Bac Pro 3 ans se caractérise essentiellement par la réduction du temps d’enseignement (trois ans au lieu de quatre ans, augmentation des périodes de stages, soit 1000 heures de cours retranchées) en agissant artificiellement sur le taux de réussite des élèves. L’épreuve de rattrapage, incohérente et inadaptée, va dans le même sens.

Enfin ils dénoncent le fait que ces épreuves de CCF s’inscrivent dans la logique de la loi n°2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l’Orientation Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie (OFPTLV). Cette loi vise à démanteler les conventions collectives au profit d’une négociation individuelle, à partir, non plus de grilles de salaires établies en fonction de diplômes nationaux, mais d’un kit de compétences personnalisées « à vendre » aux employeurs potentiels… et ce tout au long de la vie !


* Vacataires en lutte. C’est possible.

C’est à l’Université de Poitiers que cela se fait. voici leur communiqué :
Université de Poitiers
Communiqué des vacataires de l'université en lutte

Nous sommes intermittents du spectacle ou salariés et nous effectuons desvacations à l'université de Poitiers, au centre de formation du musicien intervenant - CFMI (
http://sha.univ-poitiers.fr/cfmi/). Depuis des années,nous sommes les témoins de graves dysfonctionnements :
-
contrat de travail farfelu qui ne précise ni la période de travail, ni le volume horaire, ni le taux horaire, etc...
-
contrat de travail signé plusieurs longues semaines après notre première intervention, voire absence de contrat !
-
retard dans le paiement des heures enseignées, des interventions, des missions, de plusieurs semaines à plusieurs mois...
-
absence de justification mensuelle de nos heures travaillées remise à l'issu du mois travaillé (et non des semaines plus tard !) ; cette pièce est exigée par Pôle Emploi pour les intermittents, sous peine d'être radiés.

Ces pratiques illégales participent à la dégradation de nos conditions de travail donc du Service Public. Elles provoquent des situations invivables financièrement et psychologiquement.

Aussi, nous avons décidé de nous unir, de confronter nos (malheureuses) expériences. Soutenus par le syndicat SUD Education et Recherche 86, nous avons collectivement établi des revendications. Elles ont été présentées par SUD lors du comité technique paritaire de l'établissement le 28 septembre 2012.
Nous n'avons pas été entendus. Par conséquent, nous décidons de mettre sur la place publique notre situation et nos revendications.

Vacataires de l'université, si vous aussi vous êtes victimes de dysfonctionnements imputables à l'employeur, témoignez, contactez-nous, rejoignez nous ! :
https://sites.google.com/site/vacatairesdeluniversiteenlutte/nos-temoignages


* Ecole et entreprises : néopaternalisme en vue

Dans Les Echos on pouvait lire il y a peu les propos de Peillon pour construire un rapprochement encore plus poussé de l’Ecole et des entreprises:

"Le stage de troisième est insuffisant. Il faut créer des véritables parcours d'information et d'orientation, pour faire découvrir l'entreprise et les métiers dès la sixième et cela jusqu'à l'université... Il faudrait que les entreprises fassent mieux connaître leurs métiers dans les classes afin que les jeunes soient mieux informés des débouchés. Il faut aussi que les enseignants aient, au cours de leur formation, un contact avec le monde de l'entreprise".
 
Le ministre veut "
que l'on puisse ajuster les préoccupations des entreprises et les nôtres pour donner la meilleure formation possible et la plus utile aux jeunes... L'éducation nationale doit assumer pleinement son rôle qui n'est pas seulement de former des citoyens mais aussi de préparer les jeunes à un emploi".

Dans la Loire c’est bien parti : on y pratique des stages de formation (sur la base du volontariat) organisés par IBM pour présenter un matériel informatique " ergonomique" qui serait gentiment offert ensuite. Ou encore, dans les établissements ECLAIR on trouve des projets financés ( à hauteur de 30 000 euros sur 3 ans, tout de même) par le groupe CASINO (chaîne de supermarchés originaire de St-Etienne).

Et le long de ligne LVG (Tours-Bordeaux) voici ce que reçoivent les diverses associations (dont la FCPE) partie prenante de la formation, au sens large, de la part d’un groupement d’entreprises, le Sillon solidaire :

« Le fonds de dotation Sillon Solidaire a été créé sous l’impulsion de COSEA, le groupement d’entreprises qui construit la ligne à grande vitesse SEA Tours-Bordeaux, du  consortium LISEA (société concessionnaire) et de la Fondation VINCI pour la Cité.
Sillon Solidaire vise à soutenir les associations actrices de la lutte contre l’exclusion sur les territoires traversés par le chantier de la ligne à grande vitesse (Indre-et-Loire, Vienne et Deux Sèvres, Charente, Charente Maritime et Gironde). Sillon Solidaire mobilisera également des parrains parmi les collaborateurs du chantier qui apporteront leurs compétences aux associations candidates.
Sillon Solidaire dispose d’un budget global de 300 000 € par an, financés par les partenaires de COSEA *, et lance officiellement le 16 mai 2012 son appel à projets. Les structures souhaitant solliciter Sillon Solidaire pour le financement de leur projet doivent déposer un dossier. Un comité sera chargé de sélectionner les associations qui seront soutenues parmi celles qui répondent aux critères d’éligibilité du fonds de dotation.
Sillon Solidaire apportera son soutien aux projets portant sur :
1- L’aide au logement
Pour soutenir des projets correspondants aux besoins des populations, notamment des jeunes travailleurs et des personnes en insertion.
2- La mobilité
Pour développer la mobilité et l’accès à l’emploi, notamment dans les zones rurales.
3- La réussite scolaire
Pour contribuer à des projets permettant de lutter contre le décrochage scolaire et de prévenir les risques d'illétrisme.

Sillon Solidaire est présidé par Jean Pierre MARTIN, Vice-Président de l’entreprise RAZEL-BEC Groupe FAYAT. »


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Avancées ou recul ?

* Histoire géo au bac : un non retour ?

De notre envoyé spécial en histoire-géo - Les instances de consultation de l’Education nationale ont été mis devant le fait accompli : l’histoire géo en terminale reviendra, et l’horaire sera de 2 h 30. Victoire ? A la Pyrrhus !
Dans le même temps en effet, ceux de première sont abaissés à 2 h (au lieu de 4 actuellement). Moralité : on va faire autant avec quasiment le même horaire.

On attend le pire quant aux nouveaux (nouveaux) programmes qui pourraient en terminale être un vaste mélange des actuels programmes de Première et de Terminales L/ES.


Voilà comment on invente du plus sans en faire plus. Refondation donc...


* Refondation ou poursuite de l’Ecole (libérale) ?


La pommade des créations de postes suffira-t-elle à cicatriser les blessures ?

Rien de moins sûr car globalement le discours change peu. Le chef d’orchestre (en vidéo ici) s’emploie à faire passer la mélodie, mais résonnent derrière toujours les mêmes accords.
Les fondamentaux sont toujours
PISA, les compétences, l’école moralisatrice de l’obéissance à la République (alors que certains élus disent ouvertement qu’ils ne respecteront pas la loi sur les mariages homo), une école qui doit travailler au redressement national (sic), avec des contrats d’objectifs, école du socle commun (minimaliste rappelons-le) qui doit réorganiser sa pédagogie et ses activités (au collège), voire développer la coopération entre établissement (coopération ou complémentarité des enseignements qui ne seraient plus présents partout ?), et surtout des établissements en prise directe avec les collectivités locales (alors que de nouvelles modalités de gestion financière arrivent, la RGBC).

Et Peillon de mettre cela en musique : Rien de plus que dans le discours de Hollande. Sauf que les stagiaires feront désormais 6 heures.



* Décentralisation Acte III. Point barre :

AFP - Le pré­sident de l'Association des régions de France (ARF), Alain Rousset (PS), a exhorté mer­credi à "sor­tir des conser­va­tismes" face aux craintes d'un ren­for­ce­ment des régions qui, a-t-il dit, doivent héri­ter d'une "com­pé­tence pleine et entière" en matière de for­ma­tion professionnelle.

Le pré­sident de la région Aquitaine s'est réjoui qu'avec l'accord Etat-régions du 12 sep­tembre et le dis­cours sur la décen­tra­li­sa­tion de François Hollande ven­dredi der­nier, émerge "un nou­veau rap­port entre l'Etat et les col­lec­ti­vi­tés", qui ne relève plus de "la sous-traitance".
Il don­nait une confé­rence de presse pour pré­sen­ter le congrès de l'ARF la semaine pro­chaine à Lyon, au côté de son homo­logue de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, qui a exprimé la satis­fac­tion de voir la France "se rap­proche® de ce qui se passe en Allemagne, en Italie en Espagne" dans le domaine de l'organisation territoriale.
Pour M. Rousset, "la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle doit être de la com­pé­tence pleine et entière des régions. Point barre".
Les acteurs sociaux, patro­nat et syn­di­cats, jouent aussi un rôle très impor­tant en la matière.
Vendredi, M. Hollande s'était pro­noncé pour le trans­fert aux régions de "l'ensemble des attri­bu­tions qui sont encore celles de l'Etat en matière de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, d'orientation et de
mise en cohé­rence des poli­tiques d'accompagnement vers l'emploi au niveau territorial".


* GREVE

AFP - Plus d'un tiers des instituteurs de Seine-Saint-Denis en grève
Plus d'un tiers des ensei­gnants des écoles mater­nelles et élémen­taires de Seine-Saint-Denis, soit 36,26% selon le rec­to­rat et 40 à 45% selon les syn­di­cats, étaient en grève jeudi pour dénon­cer la pénu­rie d'instituteurs qui touche ce dépar­te­ment fran­ci­len jeune et populaire.
Dans la mati­née, plu­sieurs cen­taines d'instituteurs et des parents d'élèves se sont ras­sem­blés près du minis­tère de l'Education natio­nale à Paris "pour obte­nir des condi­tions d'enseignement conve­nables dans le dépar­te­ment", a indi­qué Fabienne Chabert, res­pon­sable dépar­te­men­tale de la CGT éduc'action, à l'AFP.


* Fronde des CA contre les assistants de sécurité :

Ou comment s’opposer à la répression et à laprécarisation. Ca suffit.

Rue89. Les syndicats d’enseignants SUD Education et Snes s’opposent à l’installation d’assistants de prévention et de sécurité dans les collèges. Ce nouveau poste est proposé par le ministère de l’Éducation nationale à une sélection de collèges en zone d’éducation prioritaire. Quinze postes sont prévus en Alsace, mais quatre collèges ont déjà refusé cette embauche, après un vote négatif de leur conseil d’administration. D’autres pourraient suivre.

La fiche de poste vient d’être publiée sur les panneaux de Pôle Emploi et sur le site de
l’académie de Strasbourg (pdf). Le ministère de l’Éducation nationale recherche, en Alsace, quinze « Assistants de prévention et de sécurité », chargés de participer à « l’amélioration du climat scolaire » en renforçant les actions de « prévention et de sécurité au sein des établissements ». Mais la liste des collèges bénéficiaires de ces créations de postes évolue sur le site de l’académie, car déjà quatre conseils d’administrations d’établissements ont voté contre ces embauches.

C’est le syndicat d’enseignants SUD Éducation qui a lancé cette campagne contre l’embauche des Assistants de prévention et de sécurité (APS), comme l’explique Nicolas Tatessian, enseignant d’histoire-géographie au collège François-Truffaut de Strasbourg-Hautepierre et porte-parole du syndicat en Alsace :
Les fiches de postes des APS mentionnent des CDD d’un an, renouvelables, avec des salaires mensuels de 1440,58€ bruts. Mais elles s’adressent à des personnes titulaires d’un Bac+2 au minimum et les chefs d’établissements, qui ont débuté les entretiens depuis deux semaines, reçoivent fréquemment des offres de personnes très diplômées, Bac+5 par exemple. Ils reçoivent également de nombreux CV d’agents de sécurité.

Refuser la création d’un poste, une position inhabituelle pour les syndicats d’enseignants… Mais pour Nicolas Tatessian, il s’agit aussi d’une question de principe :
« 
L’Éducation nationale ne doit pas participer à la précarisation de la société. Ces contrats d’une durée de 39 à 45 mois, renouvelables ou pas à la discrétion du chef d’établissement, sont à dénoncer. On refuse d’entrer dans cette espèce de chantage de l’académie, qui nous dit « c’est ça ou rien »… On nous balade pendant des mois en nous disant qu’il n’y a pas d’argent et là, tout d’un coup, on en trouve et même assez pour les former à l’extérieur pendant huit semaines alors que les plans de formation des enseignants sont vides. »
Selon le rectorat de l’académie, la formation des APS se déroulera en partie en ligne, en partie sur place et en partie auprès de partenaires, tels que les commissariats de quartier, la protection judiciaire de la jeunesse, etc. La formation en Alsace est encadrée par un CPE, enseignant à l’IUFM.


* Sciences Po ou pompe à fric ? 10 000 € la page.

Modèle d’hier, caniveau d’auhjourd’hui. Heureusement l’Etat est « large ».

Un article de Guillaume Erné sur le
Huffington post.

Moi aussi j'aimerais faire un rapport sur Sciences Po Paris, un rapport sur la gestion de Richard Descoings, un rapport qui coûterait à la France environ 500 euros la ligne. Si je formule cette proposition, c'est que la cour des comptes est revenue sur la manière dont Sciences Po a été géré par son ancien dirigeant, Richard Descoings.
Et ce rapport n'est pas triste, disons que Richard Descoings a bien fait de mourir en avril dernier, parce qu'il n'aurait probablement pas survécu à la rigueur. Outre son salaire pharaonique d'un peu plus de 500.000 euros par an,
Richard Descoings a fait supporter près de 900.000 euros de frais à Sciences Po pour un rapport commandé par Nicolas Sarkozy sur l'état du Lycée. 900.000 euros pour 87 pages de rapport, c'est probablement l'un des écrits les plus onéreux de l'histoire de la République. Plus de 10.000 euros la page, pas mal pour quelqu'un qui dirige l'un des premiers centre de formation de hauts fonctionnaires... Une bonne manière d'enseigner la rigueur par l'exemple, un peu comme si dans les écoles de police on apprenait à dealer ou à recycler l'argent de la drogue, encore qu'il parait que dans certains commissariats... mais bon je m'égare.
Il y a tout de même quelque chose de fascinant dans le contraste séparant le portrait que la cour des compte fait en creux de Richard Descoings, et les funérailles quasi nationales qui ont été organisées pour cet homme au printemps dernier. Une manière de rappeler que ce qui fonctionne, y compris dans les cercles censés être les plus sérieux et les plus académiques, c'est la com' et l'artifice. En ce sens, sous la direction de Richard Descoings, Sciences Po n'a jamais aussi bien porté son nom, Sciences Pipo.
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Acte II, scène 1 en perspective

* Rapport remis hier (acte I), propositions demain (acte II).

C’est pas comme si les conclusions avaient été prises avant. Ne pas confondre donc concertation et consultation :

AFP . -
Hollande présente mardi le grands axes de la politique de l'Education

Le pré­sident François Hollande pré­sen­tera mardi, dans un dis­cours à la Sorbonne, "les grands axes de la poli­tique de l'Education", a annoncé ven­dredi l'Elysée dans un communiqué.
Le chef de l'Etat pro­non­cera ce dis­cours à 11H30, après la pré­sen­ta­tion offi­cielle du rap­port de la concer­ta­tion sur la refon­da­tion de l'Ecole de la République, a ajouté la présidence.
A la Sorbonne, François Hollande sera entouré du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et des ministres de l'Education, Vincent Peillon, et de la Réussite éduca­tive, George Pau-Langevin
Le rapport sur la refondation de l’Ecole a été remis vendredi à Vincent Peillon.


* Acte II, toujours : et les négociateurs piaffent d’impatience.

- du côté syndical :

AFP - L’Unsa Education demande un calendrier rapide et précis de négociations
"Nous sommes heu­reux que cette phase de concer­ta­tion utile, mais qui tour­nait un peu en rond, soit der­rière nous. Nous deman­dons main­te­nant rapi­de­ment un calen­drier très pré­cis pour la négo­cia­tion", a déclaré lors d'une confé­rence de presse Laurent Escure, secré­taire géné­ral de la deuxième fédé­ra­tion syn­di­cale du monde éducatif.
Il y a un "vrai risque que le dia­logue social tourne à vide. C'est inté­res­sant d'entendre les uns et les autres mais les lignes n'ont pas vrai­ment bougé. On a eu une période de concer­ta­tion où l'on a écouté cha­cun mais il faut que l'on passe à la négo­cia­tion", a-t-il ajouté.

- du côté lycéen :
AFP . - Les lycéens demandent des journées de 6 heures maximum (UNL)
Le prin­ci­pal syn­di­cat des lycéens a notam­ment dénoncé ce ven­dredi lors d'une confé­rence de presse « des jour­nées à ral­longe ». Victor Colombani, le pré­sident de l'UNL, sou­haite que soit ins­tau­rée « une limi­ta­tion légale de la jour­née à six heures de cours, une pause méri­dienne d'1h30 mini­mum, ainsi qu'un temps libéré le soir pour faire du lycée un lieu de vie en plus d'un lieu d'études ».
Les lycéens ont par ailleurs confirmé leur atta­che­ment au bac­ca­lau­réat, tout en sou­li­gnant l'injustice d'une épreuve « cou­pe­ret » qui sanc­tionne en l'espace d'une semaine 15 ans de sco­la­rité. L'UNL a réclamé la semaine der­nière une réforme du bac­ca­lau­réat, dans un com­mu­ni­qué com­mun avec la FCPE et l'Unef.



* Scène finale ? Bien fait pour eux.

Educinfo. -
Près de 20 % des établissements catholiques seraient menacés de faillite

Un établissement privé sous contrat sur cinq dispose d’une capacité d’autofinancement inférieure ou égale à 0 % d’après les chiffres de la Fnogec dévoilés hier. 

péril de nombreux établissements, non seulement les petits, mais aussi des plus grands. Ainsi le collège de Juilly, un établissement tricentenaire, a fermé ses portes à la rentrée. » Éric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, a tiré la sonnette d'alarme sur la situation financière critique des établissements privés lors de sa conférence de presse de rentrée le 2 octobre.


Une « paupérisation » des Ogec



Aujourd’hui, environ

40 % des Ogec (organismes de gestion des établissements de l'enseignement catholique) sont fragilisés (primaire et secondaire), avec une CAF(1) annuelle inférieure à 5 % alors qu’il y a cinq ans, elles étaient deux fois moins. Or, « dégager une CAF faible ou nulle [...] c’est être dans l’incapacité de faire face à l’effort à l’immobilier, ne plus pouvoir emprunter pour faire des travaux et voir sa trésorerie s’amenuiser régulièrement...», explique la Fnogec dans sa revue L’arc-boutant, consacrée aux chiffres 2010-2011, évoquant un phénomène de « paupérisation » des Ogec.
« La baisse de la capacité d’autofinancement met en
ATTENTION DANGER : La CAF dont il est question apparaît à partir de l’année prochaine dans les comptes des établissements publics, à l’occcasion de la réforme du cadre budgétaire et comptable (RCBC). Cela voudrait-il dire qu’à terme les établissements publics devront eux aussi être en capacité de mener un effort immobilier ?


* Toujours pas en scène : pour le meilleur et pour le pire.

AFP-
La Cour des comptes critique l'attribution des moyens aux établissements scolaires
Les inéga­li­tés dans la réus­site sco­laire ne sont pas assez prises en compte dans l'attribution des heures d'enseignement aux établis­se­ments sco­laires, a regretté mer­credi la Cour des comptes, sou­hai­tant une prise en compte des résul­tats aux évalua­tions et aux examens.
La Cour a mis en ligne la syn­thèse d'un "référé", rap­port adressé par son pre­mier pré­sident au ministre de l'Education pour lui faire part des obser­va­tions for­mu­lées à l'issue d'un contrôle.
Elle a effec­tué des contrôles au minis­tère et dans quatre aca­dé­mies, Aix-Marseille, Créteil, Dijon et Rennes, regrou­pant près de 20% des élèves du pri­maire comme du secondaire.
Elle s'est pen­chée sur les poli­tiques mises en oeuvre pour atteindre les objec­tifs d'égalité des chances et de réus­site de tous les élèves, fixés par la loi.
"La Cour observe
une absence de cor­ré­la­tion entre les dif­fi­cul­tés sco­laires consta­tées sur le ter­rain et les moyens d'enseignement alloués par le minis­tère", voire "par­fois des situa­tions para­doxales, dans la mesure où des établis­se­ments confron­tés à un échec sco­laire impor­tant peuvent être moins bien dotés que des établis­se­ments qui ont des taux de réus­site plus élevés", sou­ligne le document.
Les modèles d'allocations des moyens, créés il y a une dizaine d'années, reposent pour le pri­maire sur des cri­tères "désor­mais lar­ge­ment inadap­tés aux objec­tifs", déplore la Cour, citant l'appartenance à une zone rurale ou urbaine, la caté­go­rie socio-professionnelle moyenne des familles, la pro­por­tion de parents allo­ca­taires de minima sociaux...



* Théâtre : toujours le même rôle : La droite, toujours en pointe.

Vousnousils. -
Jean-Claude Carle : "les 43 000 recrutements d'enseignants sont un écran de fumée"
Après l'annonce du recru­te­ment de 43 000 ensei­gnants en 2013, les cri­tiques des par­le­men­taires de droite se font de plus en plus insis­tantes. Ainsi, le séna­teur (UMP) de la Haute-Savoie et vice-président du Sénat, Jean-Claude Carle, juge inutile de dou­bler les cré­dits dédiés à l'enseignement sco­laire.
Entretien.

Proposons alors de ne pas créer de postes dans l’enseignement privé.


* Scène (de désolation) : tout va bien en Italie. Austérité : le début de l’acte II.

http://www.youtube.com/watch?v=4tQ4ZWTFR6c&feature=player_embedded#!

http://www.youtube.com/watch?v=wmpYd_AY-Eg&feature=player_embedded#!

http://www.youtube.com/watch?v=n3ywo-mKv5Q&feature=player_embedded


http://www.youtube.com/watch?v=cyiw10WYw2w&feature=player_embedded

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Précarisation

MAJ : selon la DRHG de l’EN, le gouvernement réfléchit à un corps unique inspecteur-chef d’établissement. Cela "fait partie des hypothèses de travail" (Catherine Gaudy à #AEF)

Au moins, ce serait clair...


* Rengaine (durable) d’une droite reconvertie (en gauche) :

Pour Vincent Peillon, l'éducation nationale doit s'adapter aux besoins des entreprises.

AFP - « Nous avons des réponses à appor­ter, avec les chefs d'entreprise et les régions, à l'orientation de nos élèves », a expli­qué le ministre de l'Education natio­nale. « En orien­tant mal, nous pous­sons les jeunes dans des dif­fi­cul­tés qui pro­duisent échecs et exclu­sions, nous fabri­quons des décro­cheurs » a-t-il sou­li­gné, tout en rap­pe­lant que le rôle de l'éducation natio­nale « n'est pas seule­ment de for­mer des citoyens mais aussi de pré­pa­rer les jeunes à un emploi ».

Vincent Peillon juge que le stage pro­fes­sion­nel de troi­sième est « insuf­fi­sant » et
veut faire décou­vrir « l'entreprise et les métiers dès la sixième et cela jusqu'à l'université ». Il estime pour cela néces­saire « que les entre­prises fassent mieux connaître leurs métiers dans les classes afin que les jeunes soient mieux infor­més des débou­chés », et que « les ensei­gnants aient, au cours de leur for­ma­tion, un contact avec le monde de l'entreprise ».

L'éducation natio­nale doit pour lui s'adapter, « chan­ger le contenu de ses diplômes et de ses for­ma­tions pour répondre rapi­de­ment aux besoins de l'économie et des entre­prises ». Il ne s'agirait pas non plus de four­nir des employés en fonc­tion des exi­gences d'une entre­prise, mais de réflé­chir aux « besoins durables, d'avenir, des territoires ».


* Le 9-3 toujours en pénurie

AFP - Des ins­ti­tu­teurs rem­pla­çants seront recru­tés en Seine-Saint-Denis "tant qu'on n'a pas sta­bi­lisé la situa­tion", a annoncé mardi le direc­teur aca­dé­mique Jean-Louis Brison à l'AFP, assu­rant avoir reçu le feu vert du minis­tère de l'Education "pour recru­ter autant qu'il y a de besoins".

"On a contacté à peu près 95 per­sonnes et reçu 60 réponses sûres. Ce nombre va aug­men­ter sen­si­ble­ment dans les jours qui viennent et la situa­tion ne peut que s'améliorer", a déclaré M. Brison.

La semaine der­nière, la direc­tion d'académie assu­rait déjà qu'une cin­quan­taine de rem­pla­çants poten­tiels avaient été contactés.
Ces ensei­gnants sont
recru­tés parmi les étudiants en Master 2 qui viennent de pas­ser le concours de pro­fes­seur des écoles (ses­sion de rat­tra­page de sep­tembre) ou qui pré­parent la ses­sion du prin­temps 2013. Une fois leur contrat signé, ils peuvent être affec­tés à une classe "sous 24 à 48 heures", a affirmé M. Brison.

En 48 h, passer d’étudiant à professeur des écoles ou à professeur de garderie ?


* Régionalisation, acte III, toujours plus proche.

Et ça touche l’école. Aujourd’hui les gestionnaires :

Lagazette des communes - Transfert des gestionnaires de collège aux départements
Depuis sa proposition, début septembre 2012, de transférer les gestionnaires de collèges aux départements, Claudy Lebreton, le président de l’Association des départements de France (ADF), a suscité de vives réactions de la part des syndicats. Il se dit aujourd’hui ouvert au dialogue, mais n’entend pas ouvrir les hostilités sur ce sujet qu’il juge mineur.

Le 5 septembre 2012, en marge de la conférence de presse de préparation du 82e congrès de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, président de l’ADF, lâchait à l’AEF : « les départements demandent le transfert des gestionnaires de collège dans le cadre de l’acte III de la décentralisation »
.
Casus belli- Il s’est pris en retour les foudres des syndicats UNSA-Education et Administration et Intendance (A&I-UNSA), le syndicat majoritaire auprès des gestionnaires de collège, qui n’hésitent pas à évoquer un « casus belli ». [Ledit syndicat soutenant et encourageant toutes les réformes gestionnaires qui depuis des années vont vers la facilitation de la décentralisation, NDLR]
« L’établissement public local d’enseignement (EPLE), n’est pas un service déconcentré de l’Etat ou d’une collectivité locale, s’insurge Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA –Education. L’EPLE a une autonomie dans le cadre de programmes nationaux, pour mettre en œuvre une politique éducative nationale. Il est donc impossible que le gestionnaire, qui régit les finances de l’établissement, dépende d’une collectivité territoriale».

Proximité avec les TOS - Aux vues des réactions syndicales, Claudy Lebreton a depuis tempéré ses propos. « Je tiens à préciser que cette proposition de transférer les gestionnaires de collège n’engage que moi, et doit encore être débattue au sein de l’ADF. Elle fera partie de nos réflexions sur les nouveaux transferts de compétences dans le cadre de l’acte III de la décentralisation », a-t-il dit à la Gazette des communes le 29 septembre 2012. Quels seraient les avantages d’un tel transfert pour les départements ? Claudy Lebreton, y voit un moyen de créer davantage de proximité avec les techniciens et ouvriers de services (TOS), qui dépendent des départements depuis l’acte II de la décentralisation, et qui se sentent trop éloignés du pouvoir central.
Pour Laurent Escure, c’est plutôt une question de pouvoir : «
Avoir le gestionnaire sous leur coupe, permettrait aux départements, qui sont les patrons financiers de la mise en œuvre de la politique d’éducation dans les collèges, de lui donner des directives et des ordres. »

Contractualisation tripartite – Au-delà de ces manœuvres politiques, pour les syndicats, la véritable question est plutôt de savoir comment faire travailler ensemble fonctionnaires de l’Etat et fonctionnaires territoriaux. « Cela fait des années que nous proposons une contractualisation tripartite : Etat-collectivités – EPLE. Il faut que les recteurs travaillent avec les présidents des régions et des conseils généraux. Là se situent les vrais enjeux de gouvernance et de mise en cohérence ! Car sur le terrain, tout le monde ressent le besoin de travailler ensemble, de définir un cahier des charges commun, d’avoir un schéma territorial pour l’éducation, dans lequel inscrire son projet d’établissement », résume Jean-Yves Rocca.

Tout le monde ? Sans blague ? Encore un caillou dans la mare...


* Vacataire jusqu’à 67 ans : c’est bientôt possible pour les ex-jeunes chercheurs !

Suppression de la limite d’âge des vacations: une victoire pour les jeunes chercheurs?

Petite mise au point par l’Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique, alors que certains se réjouissaient déjà de voir leur contrats renouvelés.

Saisi par le collectif Agir pour les Doctorants de Nanterre, le Défenseur des Droits a annoncé la prochaine suppression de la limite d’âge pour les agents temporaires vacataires (ATV). Pour rappel, le décret n°87-889 du 29 octobre 1987 distingue deux types de vacataires : les chargés d'enseignement vacataires (CEV), pour lesquels il n’existe pas de limite d’âge, mais qui doivent justifier d’un employeur principal - ou de la preuve qu’ils exercent une activité libérale, par exemple en tant qu’“auto-entrepreneur” - et les ATV, qui doivent justifier de la préparation d’un diplôme de troisième cycle, et qui devaient jusque-là ne pas avoir dépassé 28 ans. Cette limite d’âge saute. Doit-on crier victoire ? Examinons le rôle que jouent les vacations dans la division du travail universitaire, et les conséquences probables de la suppression de cette limite d’âge si le ministère devait effectivement la prononcer.
 

Les vacations demeurent la forme de rémunération du travail la plus désavantageuse qui soit dans les établissements publics d’enseignement et de recherche. Les vacations, ou rétributions à l’heure (40 euros bruts pour une heure de TD, 60 euros bruts pour une heure de CM) sont payées à la pièce, aux calendes grecques. Elles ne sont pas comptabilisées dans le calcul des droits à l’assurance chômage. Lorsque l’État impose aux vacataires de prouver qu’ils ont un statut principal (étudiant, libéral, salarié), c’est d’ailleurs pour faire des économies sur ces cotisations. Les documents fournis par le vacataire permettent à l’université de justifier auprès de l’URSSAF et de la CPAM que quelqu’un cotise déjà pour lui et qu’elle n’a donc pas à le faire.
 

Drôle de travail que ces vacations... parfois attribuées dans le cadre de relations de domination personnalisées. Sans la protection d’un contrat de travail, les vacataires ne peuvent compter que sur leurs propres ressources, inégales selon le genre et la trajectoire sociale, pour résister aux abus éventuels de l’employeur. En outre, la loi permet de faire travailler gratuitement les ATV : ils “sont soumis aux diverses obligations qu'implique leur activité d'enseignement et participent notamment au contrôle des connaissances et aux examens relevant de leur enseignement. L'exécution de ces tâches ne donne lieu ni à une rémunération supplémentaire ni à une réduction des obligations de service fixées lors de leur engagement” (art. 5 du décret).

Souhaite-t-on multiplier à l’Université le type de carrières dénoncées par le Collectif de Strasbourg (http://m1p.fr/jmo <http://m1p.fr/jmo> ), faites de vingt heures d’enseignement par semaine pour 1000 euros mensuels sans droit à l’assurance-chômage ? Devrions-nous applaudir la généralisation programmée de cette forme d’exercice du métier académique ?

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* Un recteur qui n’a plus toutes ses facultés, ça ronchonne !

L’express.com -
Le recteur de Lyon, limogé vendredi, charge l'entourage de Vincent Peillon

Fait très inhabituel dans l'Education nationale, nombre des recteurs remerciés par le ministre ont médiatisé leur amertume. Les rectrices de Poitiers et de Lille, classées à droite, ont pris les devants et démissionné.
Dès vendredi, le recteur de Lyon, Roland Debbasch a envoyé aux personnels de l'académie un message dans lequel il dénonce "l'extrême brutalité" de son limogeage. Notons que son ancien secrétaire général, le très compétent Bernard Lejeune, est aujourd'hui conseiller social du ministre.

Courrier au vitriol
"On change les recteurs sur un procès d'intention politique", déplore-t-il dans un courrier au vitriol. "Mais ce sont les mêmes stratèges qui régentent tout d'en haut". "Il ne serait pas sain qu'une oligarchie administrative accapare le pouvoir", souligne encore le recteur.
Le directeur de cabinet du ministre, souligne-t-il,
"est devenu le champion hors norme du recrutement de fonctionnaires, alors qu'en sa précédente qualité de secrétaire général de notre ministère, il n'a eu de cesse d'exiger des recteurs qu'ils soient plus inventifs sur ce qu'il appelle les leviers de suppressions d'emplois".
Parce que les recteurs eux ne sont pas des politiques peut-être ?


* Pour en finir une bonne fois avec les profs superactifs* :

LE monde. - Au bureau, le présentéisme fait des ravages
Ou comment trop de présence nuit gravement au service.
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