Culte national : autour de Môquet

*Sur l'île de La Réunion on ne badine pas avec les valeurs nationales. Voilà le programme de la journée Guy Môquet dans un lycée de l'île (lycée Roland-Garros du Tampon, rapporté par Rue89).

9h50 Rassemblement de tous les élèves du lycée (…)

10h00 Levée des couleurs et de l’hymne national

10h05 Lecture de la lettre de Monsieur le Président de la République par Monsieur le Proviseur

10h10 Intervention d’un représentant des anciens combattants pour situer le contexte et faire mémoire

10h15 Lecture de la lettre de Guy Môquet
Minute de Silence
Sonnerie aux morts

10h20 Chant des partisans interprété par un group d’élèves du lycée

10h25 Fin de la cérémonie et retour en classe.

Vous en reprendrez bien un petit peu, non ?
C'est beau quand même le respect des militants communistes morts pour la diffusion des valeurs socialistes ...
Bon, et chez vous comment ça se passe cette journée ?

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Tirage syndical ?

Une fois encore Créteil est en pointe. Une AG des organisations syndicales de l'académie c'est prononcée pour une grève le 18 octobre avec les cheminots. Appellent : le SNES, le FNEC-FO, le SNETAA, SUD, CGT et d'autres.

On a déjà vu combien il était
difficile de mettre tout le monde d'accord, et en particulier les confédérations. Les confédés attendent que cela parte de la base (le fameux mouvement social) et la base attend que les confédés appellent ...

Mais ça bouge.
Le SNES, presse la FSU et Aschiéri est plutôt d'accord, mais d'autres composantes hésitent.
Le FNEC-FO parle à la direction de FO qui ne tient pas à un mouvement le 18 (il y aurait des élections à ne pas manquer dans la Santé).
SUD est toujours partant.
Pas de nouvelles du SE-UNSA et du SGEN-CFDT... (si vous en avez)

On est pas encore au début de la lutte finale...

Voici les mots d'ordre (je sais que certains y tiennent) :


SNES-FSU, SNFOLC, CGT-Educ’Action, SNETAA-EIL,
SUD-Education, SNUEP-FSU, SUNDEP, SNPEFP-CGT, CNT

Unité face aux attaques
contre la Fonction Publique et les Services Publics
(retraites, statuts, postes, salaires...) :
APPEL A LA GREVE JEUDI 18 OCTOBRE 2007
(...)

Les organisations syndicales de l’académie de Créteil soussignées, appellent les personnels de l’Éducation Nationale à la grève JEUDI 18 OCTOBRE 2007 :

- pour le retour aux 37,5 années pour tous à taux plein, public-privé, pour la retraite à 60 ans maximum, contre tout nouvel allongement de la durée de cotisation, pour la défense des régimes spéciaux et du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires.
- pour le maintien du statut de la fonction publique et des services publics, pour l’arrêt des suppressions de postes de fonctionnaires et dans l'éducation, pour le réemploi et la titularisation de tous les précaires, pour les créations de postes nécessaires au service public.

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J'irai à l'école si ça me dit dimanche

Pour faire plaisir à NRV : Darcos a supprimé l'école le samedi et l'a annoncé d'abord aux parents (FCPE). Tout un symbole, mais bon... Les trois heures perdues serviront aux élèves en difficulté, ce qui veut dire qu'il impose la semaine de 4 jours. Est-ce à dire que les vacances seront réduites ? Pas sûr, parce que budgétairement ça l'arrange.

Petits calculs (entre amis) :
Sur une année cela fait 108 heures de temps en moins pour apprendre la lecture, la grammaire, les tables, un peu de géo et d'histoire (1/9 du temps d'apprentissage).
Sur les 5 ans d'école primaire cela fait 540 heures, soit l'équivalent de plus d'une demi-année de cours. Le niveau va encore monter ...
Et on peut convertir tout cela aussi en équivalent temps pleins de profs...

En tout cas voici du temps de cerveau humain disponible en plus pour aller faire les courses.

Mais ça tombe bien,
puisque d'ici peu ce sera ouvert le dimanche... Bref, de quoi relancer une bonne fois pour toute la consommation. Le Grand Timonier n'a-t-il pas dit :

"Je pense qu'il faut changer les choses comme l'ouverture des magasins le dimanche. Evidemment, c'est une étrange idée que de vouloir permettre aux gens de faire des courses et des achats en famille, le jour où, ne travaillant pas, ils ont du temps disponible pour le faire. Pour ceux qui voyagent de temps en temps, ils voient bien que cela se passe dans tous les pays d'Europe."

Et Rue89 qui dit que Darcos et Sarkozy se contredisent...

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Com' toujours

* Pourra-t-on l'arrêter un jour ?
Notre Grand Timonier n'écrira peut-être pas un petit livre rouge (ou bleu), mais il maîtrise bien son image.
Allez donc voir ce qu'est devenu
le site officiel de l'Élysée. Ca vous en rappellera un autre.
Impressionnant non ?
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Special event [MAJ]

Recu dans la journée le message suivant sur les boites aux lettres académiques :


Darcos lance un iProf nouveau ?

De quel couleur sera-t-il ? Quelle capacité de mémoire ?

Les rumeurs vont déjà bon train, le buzz s'annonce.

C'est la nouvelle façon de communiquer dans l'EN

Et bien non, rien de bien surprennant, mais on s'y attendait. Ca a donné cela :



Vous êtes
le coeur, l'esprit, le moteur.


Donc commme prévu :
-
si vous voulez gagner plus n'oubliez pas de travailler plus : c'est la revalorisation qu'on attendait tous ;
- n'oubliez pas de
faire des heures de garderie après 17 heures : c'est la nouvelle façon de travailler (pour gagner des HSE).

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En vrac

Ce soir une revue de presse qui essaie de faire le tour des infos glanées ici et là.

*Ecole maternelle, tout d'abord, Bentolilla est de nouveau sur les dents : et c'est encore une refondation que lui confie Darcos. (AFP)

L'objectif est de "faire de l'école maternelle le premier rempart contre les inégalités linguistiques et sociales, et le premier instrument de l'égalité des chances à l'école", peut-on lire dans sa lettre de mission, datée de ce mardi et transmise à l'AFP.
"Vous identifierez les réformes qui vous semblent nécessaires à une refondation de l'école maternelle, en abordant notamment les objectifs, les contenus, les outils et les publics de ce niveau d'enseignement", ajoute le texte.


* Les cathos veulent ouvrir des succursales scolaires en banlieue (pour éprouver Dieu dans son adversité sans doute). Ils râlent car ils manquent de moyens. Vont-ils nous faire le coup du service public pour en gagner. (AFP)

Lors de sa conférence de presse de rentrée mardi, le nouveau secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre a exprimé son souhait, "dans les mois et les années qui viennent", "d'installer des antennes de collèges ou lycées", "dans les zones sensibles" pour "accueillir des jeunes en difficulté".
Actuellement, seuls onze collèges de l'enseignement catholique sous contrat sont classés "ambition réussite" (établissements pour élèves en difficulté).
"Nos établissement sont généralement nés en centre-ville et n'ont pas eu les opportunités foncières ou immobilières pour s'installer dans les quartiers suburbains", a-t-il dit.
Les nouvelles antennes s'appuieraient "sur des établissements de centre-ville (privés) en bonne santé" avec qui elles passeraient des "conventions".
Sans "concurrencer" le secteur public [ben c'est pour quoi alors ?], elles pourraient être mises en place par exemple dans des "locaux existants et désaffectés" et permettre un accueil scolaire "répondant aux besoins spécifiques de ces jeunes", selon M. de Labarre.Il a évoqué la possibilité de frais d'inscription "modérés", qui dépendraient du revenu des parents, une modulation déjà pratiquée par certains établissements catholiques.

Nota : dans les suppressions de postes annoncées par le gouvernement, ils vont en perdre 1400 (soit 1 %). Autre chiffre, l'enseignement catho a vu ses élèves augmenter que de 0,29 %. Il est ou le raz de marée vers le privé ?

*Après les chefs d'entreprise (voir post plus bas), dans le grand tourbillon de paroles qui tombe en ce moment sur l'École, voici le nouveau Finkielkraut. Un entretien est publié sur le site du JDD, à la suite de la parution de son dernier bouquin *La Querelle de l'école, Stock, 230 p., 17,50 euros.

Ca se résume à trois idées :
1/ "Prononcez le mot dictée, ils entendent dictature" [on ne sait pas très bien qui est le il]
2/ "Redonner toute sa place au cours magistral" [Là, on voit qu'il sait-ce que c'est que d'enseigner ailleurs qu'à la fac]
3/ Il y a un complot pédagogico-laxiste derrière tout ça. [malheureusement les Freinet ne sont pas partout]
Bref beaucoup de fantasmes dignes des plus beaux salons de Paris XVIe. Des constats d'évidences, mais des solutions délirantes.

*Rue89 donne encore un exemple d'un lycée pro ou il manque 10 profs à la rentrée. Ca promet l'année prochaine avec 11200 profs en moins.

* Sinon, vous avez vu ? Le Mammouth Déchaîné a été mis à jour. Vive le Grand Ouebmestre en chef ! On me dit déjà qu'il pourrait bien y avoir une nouvelle mise à jour rapidement.
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Le MEDEF attaque

*Les profs sont tous des gauchistes (ah bon ? ben dans mon bahut ils le cachent bien alors). Les manuels d'éco le reflettent. C'est en substance la teneur d'un article de Positive entreprise (pour associer les deux dans un titre c'est bien que ce n'est pas évident) proche du MEDEF.

Rue89
nous livre l'affaire et publie une entrevue avec un gars dudit journal, et la voici :


Mais bien sûr cela n'a rien a voir avec les déclarations de Darcos sur la série ES.
D'autres inquiétudes peuvent planer aussi sur la filière STI que le ministère voulait réformer mais qui n'en parle plus maintenant. Réformation va-t-il signifier suppression ?

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Sarkozy les mains libres

Même si il baisse dans les sondages, c'est un boulevard qui s'ouvre à Sarko et au gouvernement car les forces syndicales ont rarement été aussi désorganisées. Voici un CR par Aschiéri de l'entrevue des confédérations du 21 sept. Les fédés se sont mises d'accord ... pour ne rien faire.

Chacune a ses petits enjeux, comme d'habitude.

Fonctionnaires : bref compte-rendu

La réunion des fédérations de fonctionnaires n’a abouti sur aucune décision ferme.
La
FSU était porteuse de son mandat : mettre en débat une grève avant les vacances de la Toussaint.
La
CGT avait comme proposition une grève le 18 octobre en convergence avec les cheminots. Solidaires avait la même position. FO affirmait n’avoir aucun mandat et en même temps ne rien exclure ; au fil de la conversation, il est apparu que FO était très réservée sur toute action avant le 23 octobre, date des élections à l’hospitalière. CGC et CFTC ont exprimé des réserves sur toute perspective de décision d’action tandis que la CFDT disait comme FO n’avoir aucun mandat ni rien exclure sauf une grève le 18. L’UNSA était à peu près sur la même position tout en manifestant encore plus de réserves sur l’idée d’une journée d’action ; la CFDT en effet a au cours de la discussion proposé une « journée d’actions » le 25 octobre.
Aucun accord n’a pu être trouvé entre ces différentes positions : il a donc été convenu d’annoncer notre volonté de construire la mobilisation et de se revoir le 1er octobre, à l’issue de la première conférence sur la fonction publique, pour « décider des formes d’une action la plus large à caractère national ».

Gérard Aschieri
Le 21 septembre 2007


On va encore nous dire que la grève générale ça ne se décrête pas, que les gens sont pas prêts, qu'il faut attendre les premières réunions... bref le bla bla habituel.
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Propagande sarkosyste

Assez fort ce article de Le Monde d'aujourd'hui intitulé :
Le "travailler plus, gagner plus" n'effraie pas les professeurs
C'est là, un article de Catherine Rollot

Assez fort parce que RIEN ne correspond au titre dans l'article publié. A suivre ce titre en effet, doit-on penser que les enseignants sont des gros demandeurs d'heures suppléméntaires ? . Au contraire tous les exemples fournis par l'article montrent que beaucoup sont prêts à faire du travail en plus pour pas grand chose et qu'ils ne demandent pas des heures supplémentaires pour autant. Ce qu'ils veulent c'est d'abord avoir un meilleur salaire de base, gage d'une meilleure reconnaissance.

Sur les heures supp' il faut savoir quand même que :
- Une heure supp payée veut dire un temps de travail augmenté de deux heures (en moyenne) sur une semaine (préparation, correction...), sans compter le fait que cela veut dire avoir une classe en plus.
- Elles sont moins payées que les heures de cours ordinaires (elles sont payées à l'indice de l'échellon 4, alors que la très grande majorité des profs a dépassé cet échelon). [ce n'est le cas dans aucun autre métier]
- Il ne faut pas confondre HSA et HSE, bien moins payées.
- Une seule heure supplémentaire est imposable à un enseignant et que la majorité d'entre eux n'en veut pas plus.
- Des heures supp' il y en a des tonnes attribuées par les rectorats qui ne sont pas toutes employées parce que personne n'en veut.
- Ceux qui veulent en faire pour arrondir leurs fins de mois n'en font généralement pas deux ans de suite plus de deux.
- Accepter une heure en plus de celle imposable signifie souvent prendre un niveau de plus ce qui est démultiplier autant le travail à fournir, les réunions avec les parents, les conseils de classe.
- Accepter deux ou trois heures supplémentaires c'est sacrifier la qualité (du travail mais aussi de la vie familiale, et plus simplement du repos).

- Enfin ceux (des enseignants) qui pensent que les autres profs pourraient bien en faire plus :
1/ chient dans les bottes des autres ;
2/ dénigrent leur propre travail et justifient le fait que les services soient revus à la hausse pour le même salaire ;
3/ feraient mieux de revendiquer un meilleur salaire, tabou véritable dans l'EN.
4/ refusent de reconnaître la pénibilité du travail qu'ils ont (et pour pouvoir comparer prof dans un collège c'est tout aussi éreintant que d'enseigner à l'université ou dans un lycée),
5/ Et enfin que si ils n'ont pas assez de travail, ils peuvent toujours faire une autre activité salariée à coté.

Alors personnellement, j'ai assez de travail comme ça. Deux heures supp', ça méffraie, oui.
Excusez ce billet d'humeur, mais merde.

Dans le même temps on apprend toujours dans le Monde les quatre pistes de la réflexion de la commission Rocard qui va faire un livre vert dans le but de faire un livre blanc (si si, je vous jure) :
- "typologie des missions enseignantes" ;
- les déroulements de carrière ;
- les rémunérations et "les formes de prérémunération" [à propos de l'entrée dans le métier] :
- "
reconnaissance de la fonction enseignante dans la société moderne".

Et Darcos de prévenir le ministre du budget :"Il faudra bien mettre quelque chose, il y a un moment où il faudra des crédits. "

C'est au cas ou Bercy aurait déjà annoncé qu'il n'y aurait rien. Darcos sauveur des profs ?
C'est beau le métier de ministre...
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Exclusivité

Il se murmure dans des milieux distingués et autorisés (et j'en suis — vous par contre, je ne vous y ai pas vu, heim ?) que le Mammouth Déchaîné (www.le-mammouth-dechaine.fr) pourrait connaître une mise à jour dans les minutes, les heures, les jours (non pas les mois quand même) qui viennent.

Il faudrait juste que son ouebmestre
se sorte les défenses de la trompe.

Pour cela déclamons-lui l'ode suivante (que pour plus d'efficacité je vous demanderai de reprendre en coeur) :

Ô grand ouebmestre, ô chef des sites
Toi qui fais naître l'humour
Toi qui féconde la page
Toi qui rajeunis les ministères
Toi qui fais fleurir le oueb
Toi qui fais vibrer les cordes musicales (de ta femme, surtout)
Tu es la fleur de notre espérance pédagogogique

Un soleil reflété par des millions d'yeux humains
qui attendent avec impatience la dernière livraison du Mammouth.


Librement inspiré d'un poème de Rashimov publié dans la Pravda le 28 août 1936.

Prévenez vos copains, vérifiez vos flux (U)RSS, et soyez vigilants !
Bon maintenant t'es obligé de t'y mettre mon vieux, sinon lundi au boulot j'en connais qui vont se (Guy) moquer de toi.

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De vraies réformes, enfin !

Le Grand Timonier n'a qu'à bien se tenir. La Roselyne, elle, elle a attaqué la réforme depuis l'été et prend des mesures éducatives nouvelles, modernes, efficaces et essentielles pour l'avenir de la patrie.

Voilà ce qui est paru au Journal Officiel (de la République Française le 7 septembre 2007).

"La ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, Vu le décret n° 2006-1418 (...)

Article 1

Il est créé une mention « pétanque » du diplôme d'Etat de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport spécialité « perfectionnement sportif ».

Article 2

La possession du diplôme mentionné à l'article 1er atteste, dans le domaine de la pétanque, des compétences suivantes figurant dans le référentiel de certification : - concevoir des programmes de perfectionnement sportif ; (...)

Article 3

Les exigences préalables requises pour accéder à la formation, prévues à l'article 10 du décret du 20 novembre 2006 susvisé, sont les suivantes : - être capable d'attester d'une pratique compétitive au sein d'une équipe pendant trois saisons sportives consécutives ; - et être capable de justifier d'une expérience d'encadrement d'une école de pétanque de club, de comité ou de ligue ou d'une équipe jeune ou adulte pendant au moins une saison sportive. (...)

Article 5

Les exigences préalables à la mise en situation pédagogique sont les suivantes : - être capable d'évaluer les risques objectifs liés à la pratique de la discipline ; - être capable d'anticiper les risques potentiels pour le pratiquant ; - être capable de maîtriser le comportement et les gestes à réaliser en cas d'incident ou d'accident.

Ben tout ça se doit être un sacré boulot. Surtout pour les pros de la pétanque.
A quand une mention complémentaire pétanque pour les profs d'EPS ?


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Révolution culturelle

Du discours de Sarko à la Nation [de droite] vous connaissez tous les grandes lignes reprises à la télé.
Voici cependant quelques morceaux choisis qui traînent dans les dépêches AFP, qui n'ont pas été repris par la presse mais dans lesquelles Notre Grand Timonier parle des profs. Extraits :

"Je me suis engagé à ne pas remplacer un fonctionnaire qui part en retraite sur deux, et cet engagement je le tiendrai", a-t-il d'abord réaffirmé en précisant, notamment aux agents de l'Education nationale, que ce principe ne pourrait être "que la conséquence de la redéfinition des missions et du changement de méthodes et d'organisation".

«le rythme de diminution des effectifs de l'Education nationale sera fonction des progrès réalisés dans la remise à plat des programmes et des rythmes scolaires, qui est nécessaire à l'équilibre de nos efforts».

Il a
remis en cause le concours d'entrée, accusé notamment de ne plus être garant de diversité ou de mixité sociale.

Puis : "La mise à plat des modalités de rémunération est, je le sais bien, un grand chantier difficile tant le maquis des bonifications, des primes, des avantages statutaires est devenu inextricable et, je l'affirme, parfaitement inégalitaire

Ca, c'est fait.
Voilà ce que j'ai pu trouver. Si vous avez d'autres extraits relatifs à l'EN placez-les dans les comm'.
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Sans papiers

Dans le Bas-Rhin, ça ne rigole pas. On peut penser qu'ailleurs c'est pareil (il n'y a pas de raison). Il faut savoir qu'aujourd'hui on fait des listes pour déporter les enfants. Il ne s'agit plus de juifs, mais des nouveaux parias des temps moderne : les sans papiers.

LES RG ? non, non, une étape est franchie, c'est bien l'EN :

l'administration scolaire est priée de collaborer et les enseignants d'éxécuter. Encore un exemple, rapporté par le site du Café pédagogique, l'AFP et d'autres.


"Avez-vous connaissance de scolarisation d'élèves "sans papier" dans votre établissement ?  Dans l'affirmative, veuillez nous le faire savoir dans la journée"
[rompez]. Les directeurs d'école qui ont reçu le 17 septembre ce courriel de l'Inspection académique du Haut-Rhin n'en croyaient pas leurs yeux ! Voilà qu'ils étaient appelés à dénoncer la présence d'enfants sans papier.
 Contactée par le Café, l'Inspection académique se défend de toute mauvaise intention. Elle plaide "un regrettable dysfonctionnement interne" [tu parles...], et convient volontiers qu'il est fort mal venu dans le contexte actuel. Le courriel résulterait de l'initiative d'un bureau "qui a cru bien faire" [Papon aussi croyait bien faire] en lançant une enquête dont la demande "n'a absolument pas été validée par l'IA, le recteur ou le préfet". 
La diffusion a donc été stoppée, les personnes responsables du bureau ont été convoquées par l'IA, une note a été diffusée en interne aux personnels afin que de tels incidents ne se reproduisent pas [en d'autres termes : afin que de telles fuites ne se reproduisent pas]. Et un courriel a été envoyé aux directeurs leur demandant de ne pas tenir compte de cette demande. 
Pour autant les directeurs ne sont pas tous rassurés. Certains ne croient pas en une erreur [c'en était pas une puisqu'ils croyaient bien faire]. D'autres s'inquiètent que dans une institution aussi symboliquement républicaine un tel dérapage ait pu avoir lieu. "Ca fait peur de se dire qu'il n'y a eu personne à l'IA pour se poser la question avant d'envoyer ce courriel", nous confie un instit."

Heureusement DarKos est arrivé (AFP) :

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a convoqué jeudi l'inspecteur d'académie du Haut-Rhin afin qu'il s'explique sur le courriel demandant aux directeurs d'école le recensement des élèves sans-papiers, a-t-on appris mercredi auprès du cabinet du ministre.
"M. Darcos a convoqué jeudi l'inspecteur d'académie (...) pour savoir comment
une telle erreur a pu arriver et lui signifier qu'elle ne doit plus se reproduire", a-t-on indiqué de même source.
A l'issue du Conseil des ministres,
M. Darcos a regretté la "maladresse" de l'inspection académique (IA) et assuré qu'il n'y avait "évidemment pas de volonté d'identifier les élèves qui dépendent de familles d'immigrés".
"J'ai dit à l'inspecteur d'académie que je lui conseillais de ne pas renouveler l'expérience", a-t-il ajouté.


Il regrette "la maladresse", mais pas le principe il faut croire... Quant à l'absence de volonté, on ne nous fera pas croire que les petites mains d'une inspection académique travaillent au hasard. La preuve (selon une autre annonce de l'AFP ) :
Les années précédentes, "quelques cas de familles et d'enfants en situation irrégulières avaient été signalés et dans le cadre d'une demande de bilan portant sur l'année dernière, un service a cru bon de recenser les cas pour cette année", a-t-on encore ajouté [à l'inspection].

Pas de fumée sans feu ?
Et on doit lire une lettre de Guy comment déjà ?

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Résistances ?

Comme la résistance syndicale n'a pas l'air de s'organiser sous de bons auspices (voir post précédant), de partout aujourd'hui on entend des appels à la résistance.

*Avec le premier, on croit rêver. C'est le retour du Roi des méthodes miracles et du savoir faire pédagogique qui sait résoudre tous les problèmes. C'est celui de Meirieu dans son nouveau bouquin (ne l'acheter pas le résumé est sur meirieu.com —modeste le gars).

En gros son objet est de remonter le moral de (ses) troupes :
"Nous ne ferons face aux défis de la modernité que si nous sommes capables de nous recentrer sur le pédagogique qui, seul, nous donne la clé pour avancer dans les contradictions que nous avons à affronter"
Son idée est de "lier le projet pédagogique à une vision sociale et politique, celle de l'émancipation. La pédagogie c'est justement ce qui permet de lier la transmission à l'apprentissage de la liberté. C'est parce qu'elle est porteuse de liberté, fondatrice de démocratie, qu'elle doit être défendue." (ouf !)

C'est tout aussi imbuvable que Brighelli (qui ces jours-ci éjacule sur son blog tant il apprécie les mesures annoncées par notre ministre). Hors de ces deux voix, il faut croire, point de salut ?

Le Mammouth déchaîné vous rappelle pour bien saisir les enjeux du discours
le remarquable Meirieutron, sur ses pages.

Vous trouverez un entretien avec Meirieu sur le site du café pédagogique (site qui n'est que ode panégyrique auxdites conceptions pédagogico-totalitaires dudit Mérieu).

* Avec le second on retrouve notre grande confusion, toujours autour du cas Guy Môquet.
Un instructif article du Monde au sujet de certains documents d'accompagnement qui nous sont proposés (imposés) et qui ont été bricolés par des néo nazis. Bravo !

La totalité de l'article
est en ligne là.

"Les admirateurs de la SS et du IIIe Reich ont participé en août au tournage d'un film consacré aux derniers instants de la vie du jeune résistant communiste Guy Môquet. Ce documentaire de deux minutes, intitulé La Lettre, doit être projeté dans les lycées le 22 octobre, date anniversaire de son exécution par les nazis en 1941 à Châteaubriant. Le petit film accompagnera la lecture de la lettre, que Nicolas Sarkozy a exigée des enseignants.
Vent d'Europe est une association qui ne dissimule pas ses sympathies pour les faits d'armes de la SS. Sa raison d'être est énoncée sur son site Internet : "La réalisation de manifestations et de documentaires historiques relatifs à la seconde guerre mondiale, par des amateurs et professionnels de l'armée allemande pour le devoir de mémoire." Gilles Ragouin, son trésorier, costumier à ses heures, a officié fin août à Senlis (Oise) en qualité de conseiller technique à la réalisation de La Lettre. Selon lui, son association "n'a rien à voir avec l'idéologie nazie". Pourtant, sur son site, elle multiplie les hommages à des unités de l'Allemagne nazie dont elle loue la bravoure. Ainsi du 919e régiment d'infanterie de la Wehrmacht et de son commandant le lieutenant-colonel Gunther Kiel, qui s'est illustré en 1944 sur la côte normande."

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Réaction syndicale

*Réactions syndicales même (dans tous les sens du terme, vous allez voir), aux propos du ministre. Voici le projet de déclaration commune des organisations syndicales suite à une réunion du 12 septembre.

Tous y étaient.
Tous n'ont pas signé.
Et certains qui ont signé quand même ne sont pas complètement d'accord.

D'abord le texte :

LE PROJET DE DECLARATION COMMUNE


"Les Fédérations de l’Education FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education se sont réunies le 12 septembre. Elles confirment leur analyse de la politique menée en matière d’éducation et de ses conséquences tant pour le service public d’éducation et la réussite de tous les jeunes que pour ses personnels (emploi, précarité, salaires, conditions de travail, …).
Elles considèrent comme primordial de construire sur la durée une campagne d’opinion avec les fédérations de parents, les syndicats lycéens et étudiants, les associations complémentaires et mouvement pédagogiques ; c’est dans cet esprit qu’elles participeront à la prochaine réunion commune de ce groupe.
S’agissant de leur responsabilité propre elles appellent leurs organisations locales à se réunir dès maintenant pour engager une campagne d’explication et de mobilisation en direction des personnels visant à construire une action à caractère national et à débattre avec eux des modalités. Elles les appellent à faire remonter les informations et la teneur de ces débats et se retrouveront régulièrement au niveau national pour faire le point et préciser les initiatives qu’elles prendront.
Elles décident d’ores et déjà de travailler à une semaine d’actions au moment du vote du budget."

Ensuite le non-dit :
- Gérard Aschieri (FSU) aurait proposé de rajouter dans la première parenthèse la référence au statut. En vain.
- FO et Le même Aschieri auraient voulu voir apparaître la phrase suivante :
«  Elles rappellent par ailleurs, suite aux dernières déclarations gouvernementales, leur engagement avec l’ensemble des fonctionnaires, pour défendre le code des pensions et les régimes spéciaux. »
En vain.

Enfin :
FO (le FNEC-FP-FO) qui était à la réunion refuse de signer ladite déclaration et part dans son coin. Aschieri et la FSU signent quand même en pensant que c'est mieux que rien.

Merci Laurent pour les infos

Par la négative
on en déduit qu'un certain nombre d'organisations syndicales (mais lesquelles ? allez savoir, la liste n'est pas si longue ...) est pour la refonte des statuts et ne se sent pas concernés par les régimes spéciaux.

A ce niveau là ce n'est plus du syndicalisme c'est de l'accompagnement au démantèlement de l'E.N. Y aurait-il des bénéfices (syndicaux à en tirer ?)
Bref, où allons-nous, encore une fois ? La semaine d'action, ça va donner ...

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Droite, gauche...

* Que donne un débat entre un ministre de l'éducation de droite et un député socialiste (normalement dit de gauche, la précision est de rigueur en ces temps troublés) ?
Bien la confusion la plus totale, la perte des repères, des valeurs de notre belle société. Bref tout fou le camp. C'est plus ce que c'était !

Voilà ce que publie Libé suite à une confrontation Darcos (UMP) - Filipetti (PS). Ebouriffant.

"« Mais dites moi, vous ne seriez pas de gauche finalement? » ironise Gérard Lefort. Le journaliste de Libération, médiateur du débat, s’adresse à Xavier Darcos,  actuel ministre de l’Education nationale, qui était opposé à Aurélie Filippetti, député PS de Moselle, sur la question « l’école forme-t- elle encore des citoyens » ? Rires dans le public. Sourire du ministre. L’ambiance est détendue. Quelques bons mots, un peu d’impertinence… pas vraiment de polémique.

Non l’école ne va pas si mal,  oui les ZEP sont stigmatisées, en effet, il y a un problème de formation des enseignants, c’est vrai, la lutte contre l’illettrisme doit être une priorité, etc. Sur ces points, évoqués pour certains par le public, les deux invités se rejoignent."

C'est dommage Libé n'en dit guère plus sur son site.


Comment voulez-vous alors que les jeunes ne connaissent pas une certaine perte de repères ?
A moins que ce soit la société politique faite de vieux qui n'en ai plus. La crise ne serait donc pas là ou l'on croit ?

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Réforme du Bac : premières désorientations

* Darkos a annoncé la réforme du bac pour 2008. Il fixe clairement (même si "on doit en parler") les orientations du nouveau bac dans un entretien sur RMC. Le même pour tous, mais avec des options différentes.

Selon AFP.

"L'idée d'un baccalauréat général commun, avec des options, est "à retenir" (Darcos)


Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a affirmé jeudi sur RMC que l'idée d'un baccalauréat général commun, sans filière, mais avec des options, est "une orientation qui mérite d'être retenue".
Interrogé sur les différentes filières du bac, à la question "
pourquoi pas une filière commune, un seul bac avec des options?", M. Darcos a répondu : "C'est une question qu'on peut débattre, c'est certainement une orientation vers laquelle il faut aller, mais ça ne peut pas se faire sans qu'on en ait parlé très longtemps auparavant avec nos collègues".
"C'est une orientation qui mérite d'être retenue. On a le droit de parler de tout", a-t-il ajouté. (...)"

En fait il semble que derrière tout cela se cachent des projets qui sont déjà vieux et qui ont été largement ébauchés par des rapports de l'inspection générale.
Et c'est curieux
on y retrouve toutes les annonces révolutionnaires de notre ministre. Comme quoi il a des idées.

Plusieurs textes aident sérieusement à son inspiration :
1/ Celui sur les performances du lycée est par exemple ici (audit sur les performances, décembre 2006), dont voici les propositions :

" Des mesures peuvent être prises dès la rentrée 2007 pour réduire les coûts des enseignements et financer la loi d’orientation du 23 avril 2005. Plan de rénovation des langues vivantes: renforcer l’équipe du projet «langues vivantes», en associant àla DGESCO et àl’IGEN des compétences budgétaires et académiques. La mission propose que l’allègement des effectifs en classe de langues en première et en terminale à 20 élèves en moyenne ne s’effectue qu’au rythme de la suppression des groupes inférieurs à15 élèves.
Dédoublements de classe: limiter les dédoublements au profit d’une prise en compte personnalisée des besoins des élèves.

Séries technologiques:
évaluer les premiers résultats pédagogiques et budgétaires de la réforme de la série sciences et techniques de gestion entrée en vigueur àla rentrée 2005. Mener à son terme la réforme des autres séries technologiques et veiller davantage à la qualité du processus de réforme des filières, des séries, des enseignements et des grilles horaires associées.
Pilotage du système et mobilisation de ressources qualifiées pour réussir l’application de la LOLF: allouer les moyens aux académies et aux établissements en fonction de leurs objectifs et mettre en place àbrève échéance une première liste d’indicateurs et une procédure d’évaluation des résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés.
Une réduction significative des horaires ne pourra être obtenue sans une réforme d’ensemble de l’organisation des enseignements et du pilotage du système éducatif : l’orientation principale soutenue dans le rapport est de piloter le système éducatif par les objectifs en faisant davantage confiance aux académies et aux établissements.
Amplitude effective de l’année scolaire: retrouver 36 semaines d’enseignement effectif en réformant l’organisation des examens de fin d’année (cf. audit de modernisation de décembre 2005).
Plafonnement de l’horaire annuel de classe du lycéen: concevoir dans sa globalité et son annualité l’horaire de l’élève, en prenant en considération non seulement les heures d’enseignement en classe, mais aussi les temps de préparation et d’approfondissement personnels.
Le lycée public devrait se réapproprier ce temps de travail personnel, sauf à renoncer à sa finalité sociale. Le choix des plafonds proposés s’inspire directement des exemples étrangers les plus performants.
Référentiels horaires nationaux: fixer un seuil minimal annuel par discipline et confier les marges de manœuvre dégagées (15 à20 % du total) aux équipes déconcentrées (académies et EPLE) pour bâtir des offres adaptées aux besoins des élèves et donner un sens aux projets
des établissements.

Classe de seconde:

• aménagement du mécanisme actuel de redoublement,
• rétablissement, dès la rentrée 2006, d’une évaluation nationale à l’entrée en classe de seconde,
• classification de la seconde langue étrangère en enseignement obligatoire,
réduction du nombre d’options de détermination en classe de seconde
Création d’un département de langues vivantes: un département unifiéde langues vivantes devrait être mis en place dans chaque établissement, avec un objectif ambitieux : 100 % des lycéens français doivent avoir obtenu leur certification B2 (utilisateur autonome) à l’horizon 2010 dans au moins une langue vivante.

Impacts attendus
L’organisation horaire des enseignements ne peut pas être abordée uniquement sous l’angle technique. L’amélioration des performances du lycée général et technologique qui est attendue d’une réforme de la grille horaire de ses enseignements nécessite une réflexion approfondie sur les objectifs assignés au système et sur ses modalités de régulation.
Cette réflexion devra attacher une importance toute particulière à l’impact de la réforme sur les conditions du métier enseignant et éviter que le pilotage par les objectifs et les résultats soit perçu uniquement sous l’angle de l’efficacité et des injonctions adressées aux agents pour les amener à cette efficacité, et non sous l’angle du projet et de la liberté qu’il donne."

2/ Celui sur la revalorisation de la série littéraire (juillet 2006) qui est là.

Et qui dit en gros qu'il y a trois solutions :
Soit fondre les séries dans une filière unique,
Soit diluer les littéraires dans les économistes,
Soit vendre la littérature à la communication et l’enseignement général à la technologie.

Vous trouverez un contre rapport sur le site de Sauvez les lettres, exactement ici. Pasque ils craignent le pire, les profs de lettres.


En gros: ça va être autoritaire les gars, faudra s'y faire ! Et pas question de la ramener.
Heureusement qu'il va y avoir discussion, que de tout ça on va en parler. Tiens on dirait de la démocratie participative. Du genre, débat sur l'école bien sûr.

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Pomme d'Api

* Il paraît que depuis qu'il est arrivé au ministère, Darkos ne parle plus de TICE. Certains s'en plaignent d'ailleurs, ici et là.
Et bien, c'est pas tout à fait vrai. Le voilà qui tripote des iPod devant des collègiens pour leur montrer comment avec cet outil ils vont résoudre leurs problèmes scolaires.
Si si, c'est vrai, c'était ce matin dans MatinPLus, le magazine gratuit de Bolloré (tiens, encore lui ?).

« 240 collégiens privilégiés vont pouvoir réviser leurs cours sur un iPod. En guise d'expérimentation et pour la première fois en Ile-de-France, des baladeurs numériques vidéo seront distribués dans huit classes de huit collèges du département des Yvelines. Les enfants pourront télécharger les cours de leurs professeurs et un mico associé permettra de travailler les langues étrangères. »
« L'objectif de cette initiative est de permettre à tous les enfants d'avoir accès à la nouvelle technologies, leur donner l'envie d'apprendre de façon plus ludique et d'étudier dans et en dehors de l'établissement scolaire. [...] Si l'expérience s'avère être une réussite, ce partonariat avec la société Apple sera étendu à l'ensemble des collèges du département à la rentrée 2008. »



"Etudier en dehors de leur établissement" ils disent. Le problème ce ne serait pas plutôt d'étudier à l'intérieur de leur établissement, parce que j'en connais certains qui n'en font pas lourd... alors si en plus ils ont des iPod alors là...0

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E.S. que tu as mal ?

*Pour en finir une bonne fois pour toute avec les fausses allégations de DarKozy sur la série E.S., l'asso des profs de S.E.S. (l'APSES) réagit :

L’A.P.S.E.S. dénonce les propos erronés de Xavier Darcos sur la série E.S.

"A plus de 3 reprises depuis la fin août, Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale a déclaré que la filière E.S. était « sans débouché évident », attirerait « beaucoup d’élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie... sans toujours un emploi à la clef »., ou encore qu’elle donnait « très peu d’élèves dans les filières d’excellence ». Des déclarations qui vont à l’encontre des études et statistiques produites par les propres services du Ministère, méconnaissent les débouchés des filières de l’enseignement supérieur, ou font à peu de frais l’économie d’une réflexion plus globale sur l’enseignement post-baccalauréat en France."

Tout l'argumentaire sur cette page.

Le Monde nous explique peut-être pourquoi après tout cette filière dérange :

"La filière ES - créée en 1967 et longtemps appelée B - a une histoire mouvementée. Plusieurs ministres lui ont cherché des noises, le dernier en date étant Claude Allègre. Elle est souvent mise en cause en raison de son caractère composite, sans équivalent universitaire. Les professeurs de SES soulignent qu'ils ont "toujours fait le choix du questionnement sur la société". Cet aspect, ainsi que leurs affinités avec le mensuel Alternatives économiques indisposent les milieux patronaux, qui accusent régulièrement cette filière de donner "une image négative de l'entreprise". (voir à la fin de cet article)

C'est vrai, avec tous ces professeurs trotskistes...

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Guy Môquet : mauvaise idée ?

* La défaite de l'équipe de France de Rugby (contre les Argentins) est-elle la faute de Guy Môquet ?
Moquez-vous, moquez vous mais, il paraît que la lecture de ladite lettre à l'équipe leur a fichu le bourdon (une bande de mauviettes, oui !). Sans doute une idée de Sarkozy, relayée par le futur secrétaire d'État de Laporte.

Par conséquent,
dans la volonté de ne sauvegarder les résultats du Bac 2008,
il serait fort recommandable
de ne pas faire lire ladite lettre à nos élèves.
Merci (pour eux).

En effet, voici comment Laurent Bénézech, consultant de l'Equipe, explique la déroute :

«Comment expliquer cette défaite française, aussi surprenante que cinglante ?
Je veux revenir sur l'approche du match côté français. Il y a eu
une énorme erreur de gestion de la pression pendant les douze heures qui ont précédé la rencontre. On voulait du côté du staff que les joueurs soient émotionnellement au top au coup d'envoi et au contraire, ils se sont retrouvés complètement vidés. Le problème est que l'encadrement a voulu en rajouter et a fait lire au groupe la lettre de Guy Moquet, ce qui a créé un surplus d'émotion. Les joueurs avaient les larmes aux yeux. Le match était quasiment cinq heures après. Il y a eu aussi la remise des maillots aux huit joueurs qui étaient dans les tribunes, cette cassure, donc, dans le groupe des trente, deuxième pic émotionnel. Et ce qui devait arriver est arrivé : les joueurs étaient vidés au moment du match. Ils ont joué le match dans leur tête plusieurs fois et ils ont eu en fait les jambes en coton au mauvais moment. Ils n'ont pas pu mettre la main sur le ballon pendant les vingt premières minutes. Certains joueurs pensaient à ce match depuis quatre ans. Et tout a été anéanti par cette montée en pression ratée. Le staff a complètement loupé cette entrée en matière.

Ce-ci dit pour nos élèves, la montée en pression est toute relative. A moins qu'il ne s'agisse de bière.

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L'idée dans l'air (suite) : 35 h.

*Que faut-il retenir de l'aticle de F. D'ORCIVAL dans le Figaro Magazine d'hier (on lit ce que l'on peut) ? Voici un déclinologue qui a trouvé les raisons du déclin : les profs travaillent de moins en moins. Voilà c'est dit et puisque c'est le Figaro qui le dit...

Donc, voici le début
de l'article (que vous trouverez là) qui donne le ton :


Les profs aux 35 heures ?

"L’idée est dans l’air. Même à l’Education nationale ! On commence à se rendre compte que, si l’on veut inculquer aux élèves la valeur du travail et de l’effort, il ne serait pas absurde que les enseignants montrent l’exemple. "

On ne s'attendait pas à mieux de la part du Fig Mag. De la belle analyse, fine, et tout et tout. Soit.

Mais que faut-il entendre par "l'idée est dans l'air" ? D'ORCIVAL a-t-il l'habitude d'être bien informé ?
Si quelqu'un le sait ou en sait plus sur ce qui se dit et se pense dans les milieux informés ...

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Idées reçues (suite)

*il ne faut pas faire dire aux gens ce qu'ils ne disent pas :
le sondage du jour :

88 %
des Français (parents et élèves) sont très satisfaits
de l'école et de la formation des enseignants

Ben comme quoi ...

C'est là (site TNS Sofress) et tout le sondage est téléchargeable là.

Alors pourquoi vouloir tout changer tout le temps ?
Messieurs les décideurs de tourner en rond vous pourriez pas nous lâcher un peu ?
Siouplait ? merci...

Il faut croire que les 12 % qui restent constituent le "tout le monde sait bien" si cher à nos dirigeants.

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Le ministre nous brouille l'écoute

* Peut-on construire une politique (scolaire, entre autre) autrement que sur des évidences tapageuses et qui, qui plus est, n'en sont pas ?
Siouplait , m'sieur ?

En effet, le grand art du "tout le monde sait bien" a encore frappé et cette fois il y a un mort : le collège unique.

Parce que justement tout le monde sait bien (moi aussi je peux le dire) que ce n'est pas aussi simple, et que même ledit collège unique a bien rempli ses missions (on en parlait déjà là, belotte).

Rebelotte, on maintient : voilà aujourd'hui ce que disent deux chercheurs . tout d'abord N. Mons :

" Le collège unique souffre d’une image négative en France, les enseignants et parents pensent que les résultats seraient meilleurs dans un système qui présenterait des classes voire des filières scolairement plus homogènes. Or, c’est le contraire. Il y a désormais un quasi-consensus sur le sujet dans la recherche, et mon étude va dans ce sens. Ce sont les systèmes qui, dans l’enseignement obligatoire, mixent le plus possible les élèves de niveaux scolaires et de conditions sociales différents qui sont les plus efficaces… Les dispositifs qui tendent à raccourcir le tronc commun - par exemple en France le module Découverte professionnelle de 6 heures qui exclut du collège les élèves les plus faibles dès la fin de la 4ème -, ce type de dispositifs est contre-productif en termes de performances scolaires… Les systèmes précocement sélectifs ne sont pas associés à des élites numériquement plus nombreuses. L’école unique n’aboutit donc pas à un sacrifice des élites".

Et en plus il a eu bien du mérite nous dit Jean-Paul Delahaye :

"Malgré toutes les difficultés rencontrées, le collège a globalement atteint les objectifs qui lui étaient fixés" affirme . "Les enseignants de collège, les pionniers de 1975 comme les professeurs qui leur ont succédé, ont permis à un nombre sans cesse plus important d’élèves d’acquérir les connaissances et les compétences attendues dans le tronc commun de formation, alors même que les moyens étaient comptés au collège et que le contexte social dégradé rendait de plus en plus difficile l’action pédagogique en direction d’adolescents".

Merci à ces deux là d'apporter un autre son de cloches.
Voir leurs articles qui sont
là (celui de Mons) et là (celui de Delahaye).

Merci au Céfé pédagogique de publier ces deux interviews.

Enfin, Claude Lelièvre, historien de l’éducation, précise ce qui fait peut-être le fond de l'histoire (c'est sur Rue89) :
"Très tôt, on a tiré à vue sur le collège unique. A droite, pour deux raisons: parce que la tradition libérale veut que chacun reste à sa place et vive son destin –c’est de cet héritage que Nicolas Sarkozy est porteur–, ou par souci, plus conservateur, de permettre l’émergence de quelques bons élèves, y compris d’origine populaire, en faisant un système pour les méritants. Xavier Darcos appartient plutôt à cette deuxième école de pensée."

Alors que d'autres spécialistes (comme Agnes Van Zanten, sociologue spécialiste de l’éducation et des inégalités à l’Observatoire sociologique du changement ) disent clairement que :

Les systèmes scolaires qui sont organisés selon des logiques de filières sont très inégalitaires. Décider d’orienter encore davantage les élèves médiocres, soit-disant pour sauvegarder la scolarité des bons en sixième, est non seulement pas si efficace pour les bons, mais catastrophique pour les élèves en difficulté.

Malgrè tout, pour le dix de der, je crois que c'est mal parti...

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Y'a qu'à

* Un petit rapport de l'OCDE sur l'éducation en France qui va toujours dans le même sens (normal il s'appuie toujours sur les tests PISA, dont on connaît la critique).

Il se trouve là.

Je vous mets juste les quelques recommandations de performances qui le ponctuent.

*Ensuite, Le Monde d'hier republie un article du mois de mars qui dit comment repenser le métier d'enseignant.

Vous pouvez aller le voir il est là.

Qui peut bien l'avoir écrit ?
Et bien tout en bas on trouve les noms d'anciens directeurs au ministère de l'EN.

C'est vrai que eux, ils savent ce que c'est que le métier d'enseignant. Ils proposent l'autonomie, la bivalence imposée, une meilleure formation initiale, une évaluation efficace ...
Bref, tout ce qu'ils n'ont pas mis en place efficacement pendant qu'ils étaient en poste quoi !

C'est quand même curieux d'entretenir et de diffuser un discours de gestionnaire sans se poser la question de savoir ce qui se passe sur le terrain et d'interroger les praticiens.

Hé, les profs vous, vous voulez quoi ?
Pas la peine de répondre, de toute façon on s'en fiche...


* Enfin si vous êtes impatient de lire du Nicolas (du Henri Guaino en fait, et c'est un peu lourdingue il paraît) son manifeste scolaire est à cette adresse là. 32 pages, mais c'est écrit gros (c'est certainement pour les vieux bigleux qu'on ne remplacera pas l'année prochaine).

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Clarifications

* Voilà. C'est dit. On y reviendra plus. C'est dans la "lettre aux éducateurs" que Notre Président président adresse à tous les profs :


"Dans l'école que j'appelle de mes vœux, où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité, où il y aura moins d'heures de cours (…), les enseignants, les professeurs, seront moins nombreux."

Et on peut faire ainsi beaucoup d'économies (extrait de l'article du Monde de ce jour) :

"Les syndicats enseignants ont fait leurs calculs.
"La suppression d'une heure de cours dans l'ensemble du primaire public permettrait de récupérer 9 400 équivalents temps plein", estime Guy Barbier, chargé des questions de budget au SE-UNSA" [et] "plus de 7 400 équivalents temps plein au collège et 4 034 au lycée qui pourraient disparaître, selon Frédérique Rolet, cosecrétaire du Syndicat national des enseignants du second degré (SNES), là aussi par la suppression d'une heure de cours."

* Suite logique (qui a en fait précédé le discours de notre Président) :

"Les élèves ont besoin d'une autre forme de présence",
estime le ministre de l'Education.


(c) Reuters

il faut "que les enseignants travaillent différemment", a déclaré le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, vendredi 31 août sur France-2, estimant que "les élèves ont besoin d'une autre forme de présence".
Interrogé sur
l'éventualité d'une hausse du temps de travail des enseignants, Xavier Darcos a assuré: "il faut qu'ils travaillent différemment". "Leurs obligations de service aujourd'hui, ça consiste à dire: 'vous devez tant d'heures de cours d'une discipline'", or, estime le ministre, "les élèves ont besoin d'une autre forme de présence et de soutien".
"Ce que nous devons faire, c'est non pas rajouter encore des heures, rajouter encore des options, rajouter encore des enseignements mais nous occuper de manière plus personnelle, plus individuelle des élèves en difficulté".
Pour cela, a-t-il certifié, il ne faut "pas considérer qu'il suffit de mettre des grandes masses, de rajouter des cubes dans un grand système". Il a privilégié "la souplesse", "la réactivité", des établissements "plus autonomes".
Xavier Darcos souhaite "mettre de l'autonomie, de l'initiative partout plutôt que de croire qu'il faut injecter massivement des moyens, aveuglément".

Quelqu'un pourrait m'expliquer en quoi des établissements "plus autonomes" mais sans davantage de moyens que maintenant vont pouvoir privilégier "la souplesse" et la "réactivité" (à par celle de leur personnel pressé par l'augmentation du temps de travail) ? A moins que ce soit souplesse et réactivité dans la gestion de la pénurie, bien sûr.

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"Amélioration" du temps de travail

* Vous êtes tous une bande de mesquins arcboutés sur vos privilèges de fainéants de petits bourgeois et qui ne savez pas servir la Nation française.
C'est en résumé la teneur des propos de Darkos dans un collège de ZEP du nord de la France. Il y parle du temps de travail qu'il compte "
améliorer", du fatalisme, et des meneurs d'hommes.

d'après AFP.

Darcos veut revoir "le temps de travail et de service" des enseignants

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a estimé lundi devant la presse, en marge d'un déplacement au collège Anne-Frank de Roubaix (Nord) pour la rentrée des enseignants, que "l'organisation de (leur) temps de travail et de service" devait "être améliorée".
Alors qu'une grande concertation sur le métier d'enseignant doit s'ouvrir en septembre, le ministre a déjà précisé que, selon lui, la différence de temps passé devant les élèves par les certifiés (Capes, bac + 4, 18 heures hebdomadaires) et par les agrégés (agrégation Bac + 5, 15 heures) n'avait "de sens que s'il y avait des différences de missions".
"Il faut faire en sorte que le temps de service ne soit pas seulement fixé au premier jour de la carrière d'un professeur", a-t-il argumenté, jugeant que ce système n'était "pas adapté aux besoins de l'école".
Pour lui, les textes (de 1950) prévoyant que "M. Untel doit faire tant d'heures de sa discipline", ne sont plus "adaptés aux besoins d'aujourd'hui". "Il faut faire autre chose", a-t-il estimé refusant de se prononcer plus avant.
Dans le collège Anne-Frank, classé "Ambition réussite", c'est-à-dire bénéficiant de 6 professeurs et 17 assistants pédagogiques supplémentaires, M. Darcos a rencontré les 63 membres de l'équipe pédagogique qui accueillent 520 élèves de 22 nationalités et les tirent jusqu'à 71 % de réussite au brevet.
"Notre ennemi, c'est le fatalisme", a-t-il répondu à une enseignante chargée de coordonner les PPRE (plans personnels de réussite éducative, heures de soutien prévues par la loi Fillon) et qui défendait leur utilité.
Interrogé par les journalistes en marge de cette rencontre, il a estimé que la
suppression de 11.200 postes prévus au budget 2008, n'aura "pas un effet quelconque sur la pédagogie", notamment, a-t-il précisé, "parce que c'est un chiffre dérisoire, ce n'est que 0,8 % de la masse". "C'est l'épaisseur du trait", a-t-il conclu.
Pour M. Darcos en outre "la logique des zones d'éducation prioritaires est un peu épuisée". Il a prôné le glissement d'"une logique de zones vers une logique d'établissements".
Le ministre a enfin plaidé pour une rénovation du métier de chef d'établissements. "Il faudrait que nous refaisions les carrières" pour "attirer des gens différents,
des meneurs d'homme, des gens passionnés", "des gens qui ont le dynamisme pour le faire", a-t-il expliqué, alors que la recherche d'une plus grande autonomie des établissements fait partie des directives de Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission.
"
L'Ecole doit avoir un management beaucoup plus moderne et réactif adapté aux exigences locales", a-t-il résumé.
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On croit rêver !

* Déclaration du ministre dans le Parisien du jour. Une désinformation à ce point là on a rarement vu :

"Ce dont je veux parler avec les syndicats, qui en sont d'ailleurs d'accord, c'est de prévoir l'accueil des élèves, au moins jusqu'au collège, les jours de grève", dit-il. [note de moi : ne seraient-ils pas déjà accueillis dans les collèges les jours de grève, ne serait-ce par des personnels qui eux n'ont pas le droit de grève ?]
Xavier Darcos qualifie par ailleurs d'"absurdité de notre système" le fait que dans certains collèges, les conseils de classe se tiennent parfois "dès fin mai", ce qui fait perdre un mois de cours aux élèves.[Note de moi : Par la faute de qui ? ]
Il propose, pour y mettre un terme, que les baccalauréats soient organisés ailleurs que dans les établissements scolaires.
"(...) on peut imaginer qu'ils se déroulent dans des universités, des gymnases, des centres d'examens... On doit trouver des solutions. Et notamment pour la surveillance, qui peut être assurée par d'autres agents que les professeurs, dont ce n'est pas le métier", affirme le ministre. [Id. :Des policiers ? Et pourquoi pas l'armée, comme cela elle pourrait peut-être servir à quelque chose, en voilà une idée]

"Nous demanderons aux enseignants, sur la base du volontariat, de corriger les copies en dehors de leurs heures de cours. Et la rémunération de la correction devra être plus élevée qu'elle ne l'est actuellement", poursuit-il. [id. : Ben il va falloir l'augmenter sérieusement, ou alors délocaliser en Inde et faire que des QCM]

Estimant que généraliser le principe du redoublement est "une mauvaise tactique" [id. : j'avais pas perçu ça comme une tactique, moi], le ministre se déclare en revanche favorable à des groupes de niveaux. [On dit pas des groupes de niveau mais de groupes de besoin, sinon c'est pas très pédago. Mais on sait ce que cela donne...]

"C'est pourquoi je pense qu'il faut plus d'autonomie dans les établissements. Même si je vais avoir les syndicats contre moi...", dit Xavier Darcos.

Le Parisien c'est pas un journal d'intellos au fait de l'enseignement, mais quand même...

* Enfin, en cette journée de prérentrée, et
si vous n'êtes pas complément assommé par tout ce que vous avez entendu aujourd'hui, allez faire un petit tour sur France Culture. Et Podcastez !

Deux reportages qui valent le détour sur l'école :

le premier analyse
l'enseignement de l'histoire. C'est là (et ça continue les jours qui viennent)

Le second évoque
la vie en ZEP en relation avec le livre de François Bégaudeau. C'est là.
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L'expression du jour

Peigner la
Girafe


Voilà, c'est tout. C'est pour ce lundi.

Le
Mammouth déchaîné vous rappelle également sa grande lutte :

sauvez les mouches!

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