L'imagination au pouvoir (ou presque...)

* Très pédagogique : Valérie Pécresse : « D'ici à 2012, j'aurai réparé les dégâts de Mai 1968 » (source)

* Pas pédagogique du tout : les députés rejettent l’idée de penser à réformer leur régime de pension.

Et par les temps qui courent...




* No comment, toujours : le projet PS pour l’école.


On en parlait dans ces pages il y a peu autour d’un rapport des sénateurs PS.

Décidément l’UMPS fait des ravages...

Un article de Slate.fr.

« Le Ps est tout disposé à "jouer la société civile contre les syndicats enseignants. Différents signaux en attestent. Le dernier en date est la table ronde sur l'école organisée à l'université d'été de La Rochelle, fin août. Les différents intervenants (un sociologue, un psychanalyste, un politologue... mais aucun représentant syndical) ont tous dressé le «constat tragique» d'un système scolaire «élitiste et inégalitaire».
Signe que les lignes bougent, Bruno Julliard, secrétaire national à l'Education et organisateur de la réunion, proche d'Henri Emmanuelli et de la gauche du parti, avait même invité le directeur général du très libéral Institut Montaigne, Laurent Bigorgne, avec lequel il converge sur la réforme du primaire."
...
"
un enseignement au collège moins disciplinaire, des professeurs plus polyvalents avec une bivalence de matières, et des méthodes pédagogiques qui offrent davantage d'autonomie aux établissements."
...
"Dans les établissements en ZEP, «le travail des enseignants doit changer». «
Moins d'enseignement et davantage de soutien scolaire, de travail en équipe et avec les parents d'élèves»
...
Vincent Peillon souhaite «revoir le temps et les contenus d'enseignement pour les élèves, deuxième partie du pacte de confiance». Il suggère par exemple d'ajouter  trois semaines d'enseignement annuel – ce qui placerait la France au niveau du bon élève européen, la Finlande - et de diminuer de 20% les heures de cours hebdomadaire, en laissant plus de place à l'«accompagnement individualisé».


* Un prêté pour un rendu ?

Des députés de l'UMP prêtent leur image à SOS Education pour que la très droitière association puisse se faire de la pub...
Galerie de portraits ici:
http://www.soseducation.com/

Comptent-ils s'assurer ainsi les futurs votes des électeurs des mouvances ultralibérale, catholique-conservateur et frontiste dont les sensibilités sont souvent proches de cette association aux positions parfois extrêmes?
(voir: Quand SOS Éducation racole chez les extrémistes... http://le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/liens/liens.html )

A quand les députés PS dans cette galerie de portraits ?


* Canardages du jour : Le Canard Enchainé (c’est pas mal non plus !)





* Déréglementation poussée : le souhait de l’école catho :

Voici quelqu’un qui dit tout haut vers quoi on va. de là à le revendiquer...


Les Echos.fr

« Annonçant son intention d'engager un intense lobbying auprès des parlementaires, Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, se dit tout à fait favorable à une déréglementation poussée qui permettrait selon lui de mieux gérer la pénurie: il réclame "des réformes structurelles, qu'il se dit prêt à expérimenter dans l'enseignement catholique. Et d'avancer plusieurs pistes, telles la réduction du volume horaire d'enseignement des élèves, notamment dans le second degré, et le développement, dans le premier degré, de l'intercommunalité pour mutualiser la gestion des établissements. Un travail sur la réduction du nombre d'options au lycée, ainsi que sur l'enseignement à distance, permettant de regrouper des options rares, a aussi été évoqué. Eric de Labarre propose également de réfléchir à de «nouvelles obligations réglementaires d'horaire de service des enseignants. »


* Enfin, tout va bien : les chômeurs de l’Education nationale dans l’académie d’Aix Marseille laissés sans indemnités pendant deux mois

C’est dans l’Huma .




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Gestion stratégique et Ecole

* Pour tout savoir sur le financement des écoles privées par les communes.
Attention, situation d’un point de vue de l’école privé sous contrat.
Il semble de plus que les infos dans cette présentation ne tiennent pas compte de toutes les évolutions récentes (loi carle en partie)
Cette présentation là : Financement écoles privées sous contrat-reunion_06.01.06


Merci à Jean Luc, qui sera béatifié pour cela.

* Encore une promesse qui fait pschitt : l’accompagnement éducatif : la fin ?


En Seine-Saint-Denis, une circulaire communiquée aux établissements à la veille de cette rentrée scolaire a annoncé une limitation du financement à 300 heures supplémentaires par collège au titre de l’ " accompagnement éducatif ". Alors que, selon les syndicats, " les montants de l’année précédente atteignaient ou dépassaient fréquemment 1000 ou 1200 heures ". Par ailleurs le vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, assure que le ministère de l’Education nationale " supprime quasi intégralement les moyens alloués " à ce dispositif " utile et qui a fait ses preuves « .

Heureusement qu’il a fait ses preuves. Sinon...


* De la nécessité d’investir massivement dans l’éducation.

C’est une étude américaine qui démontre que l’Education est un investissement rentable pour l’individu mais encore plus pour l’Etat. Non seulement l’accès à l’emploi est plus facile, mais les dépenses sociales pour un diplômé du supérieur sont nettement plus faibles que pour un bachelier : 32 600 $ d'économie pour une femme "blanche" et 108 700 pour un homme "noir" calcule l’étude.

Revers de la médaille : le diplômé est un « meilleur citoyen » dit l’étude. Cela veut-il dire mieux à même de se soumettre à l’assujettissement social et d’être conforme ?

Toute l’étude est là (en anglais)



* « Fonctionnaires, fonctionnez !» (Petain). Répression d’Etat, suite et certainement pas fin.

François de Lillo, directeur de l’école primaire de St Martin de Caralp (Ariège), a été déplacé d’office de son école en classe unique pour avoir refusé de ficher ses élèves dans Base Élèves et pour faits de résistance pédagogique.
Il a subi des journées de retrait de salaire et la
deuxième CAPD disciplinaire l’a déplacé. Il se trouve actuellement en congé longue maladie.
Il a posé une requête à la Commission de recours du Conseil Supérieur de la Fonction Publique pour que les sanctions soient retirées. La Commission donne un avis le mercredi 22 septembre.

Le collectif de résistance à Base-Elève appelle toujours à ne pas remplir le fichier. C’est là.

* Le vocabulaire libéral appliqué à l’EN : la gouvernance et « gestion stratégique » des EPLE

Il n’y a plus de pilote dans l’EN.
On ne dit plus patron, ni pilote mais acteur de la gouvernance...


Flash éducation - Diriger l'EPLE : du pilotage à la gouvernance

Comment faut-il entendre le concept de gouvernance dans le cadre de l'EPLE ? L'ouvrage
Diriger l'EPLE : du pilotage à la gouvernance a pour but de soulever les questions inhérentes à ce mode de fonctionnement que constitue la gouvernance publique et de définir les missions de l'établissement et ses stratégies de pilotage à la lumière des enjeux éducatifs.

« L’effet établissement est aujourd'hui reconnu comme un facteur essentiel de la réussite des élèves (assouplissement de la carte scolaire, expérimentation du programme Clair, accompagnement et tutorat). L'effet établissement, c'est aussi, et peut-être d'abord, l'effet chef d'établissement dont les responsabilités augmentent en même temps qu'il devient plus complexe de les prendre en charge, qu'il s'agisse de gestion interne ou externe, d'organisation pédagogique ou de ressources humaines.

Il ne s'agit ni d'un effet de mode ni d'une option parmi d'autres, mais d'une nécessité : les différentes phases de la décentralisation, le rôle croissant des collectivités, la contractualisation et, dans le même temps, la plus grande autonomie des établissements, la multiplication des partenariats fonctionnels et la diversification des acteurs impliqués dans son projet imposent une nouvelle manière de le diriger.

Il en résulte pour le chef d'établissement des rôles nouveaux, relevant de ce que l'on appelle désormais la « gouvernance », dont il trouvera ici les fondements et les outils lui en permettant la gestion stratégique. »  

Références : 
Diriger l'EPLE : du pilotage à la gouvernance, Patrice Pelpel (coord.), Cécile Arsène, Francis Begyn et Alain Bouvier, éditions Weka, collection « Repères et perspectives », septembre 2010, 35 €. 

Heureusement on ne travaille pas à France Télécom ...


* Qu’est ce que l’intégration économique ?

Voici comment France télécom présntait les choses.
Un processus qui va bientôt apparaitre à l’EN, n’en doutons pas.

Humiliation, dépression, démission: l'offre triple play de France Télécom
l’analyse


Document distribué pendant les stages de management pour suivre l'état psychique du salarié après l'annonce de sa mutation

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Disparitions en cascade

[MAJ] CR de l’intersyndicale du jour (siège de la CGT)

La CGT a fixé les cadres et les autres (sauf deux) l’ont suivi. Convergence des points de vue sur le 2 (tout le monde est donc d’accord pour la grève du samedi), mais mais pour le 12 des divergences :
- la date a été lancée par la
CGT et la CFDT a suivi le pas. La seule exigence de la CFDT a été que le communiqué insiste sur le fait que c’est le gouvernement qui n’est pas gentil.
- Pour la
FSU et la CGC, c’est trop loin, mais ne sont pas en position d’imposer quoi que ce soit.
- Pour
l’Unsa c’est limite trop court, et la CFTC ne veut pas aller trop vite.
-
FO d’accord sur la date veut une grève “franche” (24 heures) ou générale.
-
Solidaires (SUD) pense que c’est bien trop tard (”baroud d’honneur”) mais de toute façon favorable au développement de grèves reconductibles là où c’est possible et les appuiera là où il y en a.
Mais CGT, FO et FSU, font la menace d’appeler à la grève reconductible si il le faut (mais que après le 12).
Des menaces, des menaces, toujours des menaces...

* Disparition des recteurs : les recteurs ne seraient pas assez obéissants ? ils vont être remplacés (et placés sous l'autorité des préfets de région).

Police et école ont toujours fait bon ménage...

source - Bernard Toulemonde, ancien recteur, ancien directeur au ministère de l’éducation nationale, s'inquiète de voir, à terme, les recteurs remplacés par des "directeurs régionaux de l’enseignement" placés sous l’autorité des préfets. Il réagit à la publication d'un décret (voir ToutEduc) qui modifie les conditions de recrutement des recteurs d’académie et qui "constitue une rupture avec une tradition forte de deux siècles". Les recteurs étaient, jusqu'à présent, "dotés d’une double légitimité", celle que leur confère leur nomination, en conseil des ministres et "leur position au sommet de la hiérarchie des savoirs" puisqu'ils doivent "posséder le plus haut grade universitaire", soit une HDR (habilitation à diriger des recherches). 
Cette tradition était fondée par le "principe d’indépendance des universités", même si le vivier a été élargi en 2001, dans la limite de 10%, à "des personnalités qualifiées en matière d’enseignement ou de recherche, de niveau analogue". Les emplois sont désormais ouverts à raison de 20 % aux "secrétaires généraux de ministère et directeurs d’administration centrale". 

Et plus si affinité...

Mammouth Déchainé - Avec la disparition (déjà programmée?) des services de l'Éducation nationale à l'échelon de l'académie, il sera aussi beaucoup plus facile d'organiser le transfert des enseignants aux conseils régionaux et autres collectivités territoriales... (on en parlait déjà au moment du transfert des TOS, et tous les discours actuels sur l'autonomie accrue des établissements scolaires et la possibilité de recruter les enseignants localement de façon contractuelle ne présagent rien de bon à cet égard...

La fin du statut de fonctionnaire d'Etat pour les enseignants apparaît de plus en plus comme éventualité plausible...).

Et pendant ce temps là ce met en place un plan de dématérialisation des actes vers les EPLE (voir ici). C’ets bien sûr la recherche de performance qui donne le ton.
Hasard ?



* Disparition des Roms : ils seront d’autant plus facile à trouver.

Mammouth Déchaîné - Alors que les Roms sont principalement des citoyens de la Bulgarie et de la Roumanie, et donc de l'Union Européenne, Luc Chatel tente un amalgame entre ces citoyens européens et des immigrés entrés illégalement sur le territoire français: selon lui, les Roms sont "pour partie des étrangers entrés illégalement sur le territoire. Le principe républicain veut que notre système éducatif accueille tous les enfants. Les enfants roms sont donc les bienvenus à l’école. Mais cette règle n’influe en rien sur le statut de leurs parents. Autrement dit, si les parents sont reconduits à la frontière - et c’est la loi -, l’enfant quitte l’école." (voir Lettre de l’éducaiton)


Tenter de justifier des expulsions peu conformes au droit européen quand on est porte-parole d'un gouvernement de plus en plus décrébilisé est certes un exercice difficile. Mais affirmer, comme le fait le ministre de l'Education Nationale,  que les enfants Roms sont les bienvenus à l'école est tout simplement cynique car tout est souvent fait en réalité pour les dissuader de s'y inscrire.

Ainsi, selon le
COLLECTIF POUR LE DROIT DES ENFANTS ROMS À L’éDUCATION, "l’exclusion de l’école constitue presque la norme pour les enfants roms présents en France, plus encore qu’en Roumanie." [...] "Pour inscrire leurs enfants à l’école, les familles doivent parfois batailler contre le refus des municipalités.
Elles doivent généralement faire face à des exigences abusives de justificatifs qui retardent l’inscription: justificatifs de domicile ou domiciliation administrative (qui est refusée par ailleurs par les CCAS et très difficile à obtenir de la part des associations agréées), certificats de naissance traduits en français par un traducteur assermenté, présence du responsable légal, vaccinations à jour (et non pas seulement une première injection), radio des poumons… Enfin, une fois l’inscription passée, les délais d’affectation dans un établissement sont dans beaucoup de cas anormalement longs (jusqu’à un an sur Nantes !) ».

Tout ira mieux quant le préfet dirigera le rectorat...
PS : Pschitt. Plus rien. C’est ce que l’on peut conclure du fait que la HALDE ne traite plus les discriminations faites aux Roms. Du moins depuis l’arrivée de Jeannette Bougrab...(voir là)


* Disparition d’enseignants : Saignée (suite de suite et pas fin).

Selon des sources concordantes, la saignée de l'Education Nationale est toujours à l'ordre du jour. Au total, 16 000 postes devraient être supprimés à la rentrée 2011.

5 000 postes seraient supprimés dans le second degré, alors que selon les prévisions d'effectifs de la Depp, 61 900 élèves en plus sont attendus dans les collèges et les lycées à la rentrée prochaine (AEF n°137276).
Cela se traduira sur le terrain par des classes encore plus chargées, le recrutement de vacataires non formés encore plus nombreux dans les collèges et lycées. (Actuellement, déjà près de 30% des heures d'enseignement sont assurées par des personnels non titulaires)
8 000 emplois seraient supprimés à l'école primaire :
• dont 6 000 enseignants en surnombre qui permettaient de faire face aux situations difficiles, malgré la suppression des RASED.
• 3 000 postes de titulaires qui seront confiés à des étudiants en master 2 dans le cadre des stages en responsabilité. (Master 2 de n'importe quelle spécialité, avec une formation professionnelle spécifique réduite à quelques heures)
2000 postes seraient supprimés dans l'enseignement privé.

Discrétion.

Selon l'AEF, contrairement aux années précédentes, le ministre ne souhaiterait pas communiquer cette répartition.
« Il n'y aura aucun cumul des remontées des recteurs » donnant à voir le nombre de suppressions de postes « par catégorie » au niveau national, aurait prévenu Luc Chatel.
« Les grandes lignes des gisements d'efficience ne seront pas connues », aurait-il insisté.

On est tenté de se dire, "tiens, au moins, il y a des suppressions dans le privé aussi."
Mais on s'en tient au quota public/privé habituellement utilisé de 80%/20% :

20% de 16 000, ça fait 3200 postes.
20% de 15 000 ça fait 3000 postes....



* Dans la série : c’est mieux ailleurs : école revue et corrigée par la Ligue du Nord italienne

L ‘école placée sous la tutelle des élus pour s'adapter au mieux aux réalités locales?

Voici ce que cela donne en Italie, où la ligue du Nord, parti populiste et xénophobe de l'extrême droite italienne, utilise l'école pour faire de la provoc et de la propagande: nombreux symboles et emblèmes de la Ligue du Nord à chaque recoin des bâtiments et crucifix solidement vissés aux murs alors que l'Italie a justement été condamnée par les juges européens pour la présence de croix aux murs de ses écoles publiques: c'est à Adro, en Lombardie, que cela se passe (voir là)
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Les indigestes de la République


* Leçon de (conscience) morale : introduction à la Xénophobie d’Etat (qui se développe depuis désormais quelques années).

Analyses et mises en perspective de Olivier LE COUR GRANDMAISON en marge et en soutien aux 4 de Tours (http://baleiniers.org/).



La Xénophobie d'Etat, par Olivier LE COUR GRANDMAISON
envoyé par blogmammouth. - L'info video en direct.

Merci à TvBruits

* Recherche désespérément une politique scolaire de gauche.

Le café pédagogique publie ces jours-ci un document émanant du groupe éclairé des sénateurs du Parti socialiste, rapport relatif à ÉGALITÉ DES CHANCES DANS L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET SECONDAIRE. (il est là)

Il n’est pas certain qu’on y trouve l’ébauche d’une vraie politique de gauche, étant donné que certaines propositions sont proches de ce que propose l’UMP, à savoir, autonomie accrue et multiplication des postes sur profil, la fin des classes, la bi valence généralisée, suppression des redoublements.

Ainsi :

« (p.9) Le développement de postes d’affectation sur profil est une piste intéressante à suivre... Le corollaire de cette autonomie accrue est inévitablement une évaluation renforcée : d’abord une évaluation interne à l’établissement, conduite par le chef d’établissement et le conseil pédagogique puis une évaluation au niveau national. Ainsi, les écoles puis les collèges devraient être évaluées de manière publique et contradictoire sur les résultats obtenus par rapport aux objectifs et aux caractéristiques des populations prises en charge. Cette évaluation qui existe déjà, de manière informelle et incontrôlée, donnerait une information publique permettant de souligner les carences, d’évaluer les moyens nécessaires et de mobiliser tous les acteurs. Elle doit donner lieu à la publication annuelle de rapports circonstanciés académie par académie, et bien entendu à la remise annuelle d’un rapport au Parlement et aux Commissions concernées.
Elle serait plus efficace que la suppression pure et simple de la carte scolaire ...
évaluation transdisciplinaire de l’enseignant...

(p.10) possibilité d’inviter, tous les 4 ou 5 ans, les enseignants à participer au mouvement et à changer d’établissement.


(p. 43) la place et la mission des enseignants doivent être repensées, ainsi que le fonctionnement de l’enseignement au collège.
En effet, les enseignants ne devraient plus être affectés à une classe quelque soit leur discipline, mais intégrés dans une équipe pédagogique et éducative. Cette équipe correspondrait à chaque cycle.
Les établissements devraient bénéficier d’une certaine
autonomie et les chefs d’établissements devraient pouvoir obtenir des postes à profil correspondant au projet de l’équipe pédagogique et éducative.
Cette équipe comprendrait quatre ou cinq enseignants maximum, mais aussi éducateur, psychologue, assistante sociale, infirmière et chargé d’orientation. La
constitution de l’équipe, nécessairement pluridisciplinaire, implique un retour à la bivalence pour certains professeurs (comme cela existe actuellement dans l’enseignement professionnel). La bivalence est en effet indispensable afin d’assurer une certaine continuité avec l’école élémentaire et de ne pas perturber les élèves qui ont des difficultés à s’adapter à un nouveau rythme scolaire. »


L'institut Montaigne est ainsi très satisfait « Ce document reprend plusieurs points soulevés par le rapport Vaincre l’échec à l’école primaire publié par l’Institut Montaigne en mai dernier."


Ce n’est ainsi pas très éloigné de ce que dit Jacques GROSPERRIN, député UMP du Doubs, dans la Lettre de l’Education (n° 675) :

« A terme,
il faudra accorder aux chefs d’établissement des marges de manœuvre leur permettant de moduler leur grille horaire et de recruter une partie de leurs personnels, afin de s’adapter au mieux aux besoins de leurs élèves. Le principal obstacle à l’autonomie tient à ce que notre système ne connaisse que des incitations individuelles. Les incitations collectives, en contrepartie d’obligation de résultats, stimuleraient les établissements.

Le chef d’établissement dirigerait tout l’enseignement obligatoire, du CP à la 3e, et les directeurs d’école seraient ses adjoints pédagogiques et administratifs. C’est cette mise en réseaux des écoles et des collèges, à l’image des réseaux « ambition réussite », qui permettrait un meilleur fonctionnement du système. Dans cette organisation, il n’y aurait plus de problèmes de remplacement, puisque les professeurs des écoles viendraient enseigner au collège, et inversement. Le temps de présence des enseignants dans le 2nd degré serait accru, non pas en augmentant leurs heures de cours, mais en incluant, dans leur mission, des tâches nouvelles, liées à la coordination, aux travaux en petits groupes, au tutorat, etc. La rupture entre le 1er et le 2nd degré serait effacée. L’école du socle privilégierait le travail en équipe, la pédagogie différenciée, la bivalence. Elle suppose une évaluation basée sur l’attestation des compétences requises et la suppression du brevet. »


No comment.

* Ouverture de marchés : les ERS.

Privatisation des perturbateurs chez les cathos
(sans leur autorisation)

Mammouth Déchaîné - Les ERS, établissements de réinsertion scolaire voulus par Nicolas Sarkozy, commencent à ouvrir leurs portes. "Chaînons manquants de l'Education Nationale" selon le ministre Luc Chatel, ces établissements créés pour accueillir des "élèves perturbateurs" qui, toujours selon le ministre, "n'ont pas encore été condamnés par la justice"(sic), présentent la particularité d'être assez proches des centres fermés et autres prisons pour enfants par leur conception.

En effet, à la différence des internats traditionnels, ces structures pourront accueillir des élèves même contre la volonté des familles: le procureur, saisi par l'Inspecteur d'académie, pourra décider du placement de l'élève.

Petite curiosité: Ces ERS étant administrativement adossés à des établissements scolaires,
certains ERS dépendront d'écoles privées confessionnelles (comme par exemple au lycée d'enseignement privé catholique à Vaujours, en Seine-Saint-Denis, qui vient de créer une structure de ce type (voir ici).

Rien ne s'opposera donc à ce que le procureur décide du placement d'un élève dans ces établissements privés. La laïcité vient encore de faire un grand pas...


* Gendarmes zélés qui font le décompte des enseignants grévistes.
Autre forme de connerie d’Etat...
Cela dépasse la xénophobie (sauf à considérer que les instituteurs forment une race).

Rue 89 - Mardi 7 septembre, des gendarmes de la brigade d'Auvers-sur-Oise se présentent dans quatre écoles élémentaires de la commune d'Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise). C'est jour de grève nationale, et les pandores viennent relever le nombre d'enseignants grévistes.
La même scène se rejoue dans trois autres communes de ce département
. Une pratique, sinon illégale, à tout le moins non prévue par la loi, qui scandalise syndicats et élus de gauche. Et qui vient s'ajouter aux interventions « inédites » des forces de l'ordre dans les enceintes scolaires.
Selon le maire d'Auvers-sur-Oise, le directeur de cabinet du préfet serait mal à l'aise et la brigade de gendarmerie d'Auvers-sur Oise aurait avoué « avoir eu des ordres d'en haut lieu ».
A la préfecture du Val-d'Oise la réaction, tient en deux phrases :
« Il s'agit d'une initiative sans conséquence, prise dans le cadre de leur mission de renseignements, par quelques gendarmes. Le colonel de groupement de gendarmerie a donné des instructions pour que cela ne se renouvelle pas. »

Mon oeil !


* Cancre d’Etat. No comment :

Le blog des corecteurs de Le Monde :
« Il est fréquent d’entendre des âneries dans les musées. Ainsi au Muséum d’histoire naturelle de Paris cette grand-mère très 16e expliquant à sa petite-fille que les fanons d’une baleine étaient ses “côtes”*. Dans ce registre, le président de la République a fait très fort, dimanche 12 septembre, à la sortie de la grotte de Lascaux, qu’il venait de visiter en grande pompe. Il nous a gratifiés, selon Le Monde du 14 septembre, d’une de ces déclarations homeriques dont il a le secret : Le brave néandertalien avait parfaitement compris qu’ici, c’était plus tempéré qu’ailleurs, qu’il devait y avoir du gibier, qu’il faisait beau et qu’il y faisait bon vivre.”
Ses guides ne lui ont certainement pas expliqué que les peintures pariétales étaient l’œuvre du “brave néandertalien”, vu que l’homme dit de “Néandertal” avait disparu de la surface de la Terre depuis plusieurs millénaires. Les bras de l’homme de Cro-Magnon ont dû lui en tomber.
On comprend mieux les affres des professeurs “de base” confrontés à leurs élèves, quand on sait ce qu’a retenu le premier personnage de l’Etat des leçons particulières d’un éminent paléontologue. »

Nous voilà enfin compris...


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Nous voyons un futur professeur en vous...

* No comment. Reçu ça de Pôle emploi (région Centre).





mais si il ne faut pas répondre à ce message, ce n’est pas comme ça qu’on va réduire le chômage.


* Pendant ce temps là dans le supérieur aussi on fonctionne avec des CDD

Une nouvelle date historique dans l'histoire de la Fonction publique française. Pour la première fois, un poste de maître de conférences vient d'être proposé en CDD à l'Université de La Rochelle, en sciences politiques.

Il s'agit d'un poste d'un an qui pourrait être renouvelé une deuxième année. Le salaire est légèrement inférieur à celui d'un MCF débutant. L'heureux élu enseignera en licence et en master. La présidence n'indique pas, pour le moment, si le recrutement sera effectué par un comité de sélection ou de manière plus souple.

Pour rappel, les comités de sélection, qui ont remplacé les commissions de spécialistes, sont des comités ad hoc, constitués de manière parfaitement opaque et sont sollicités pour un seul poste. La "manière souple", c'est tout simplement la magouille.

Il ne faut pas hésiter à répéter que TOUS les recrutements dans l'Université pourront désormais se faire sur ces bases.


* Harcèlement de petits chefs.

source


Non à l'inspection-sanction à l'encontre de Ninon Bivès,
 
élue du personnel et résistante pédagogique !


 
Alors que plusieurs rapports démentent l'efficacité de l'aide personnalisée, que des Inspecteurs doutent fortement de sa pertinence pour les élèves en difficulté, que le ministère s'interroge sur le bien-fondé du calendrier des évaluations CM2, pressions et répression continuent de s'abattre sur les enseignants du primaire en résistance qui dénoncent depuis 2008 ces réformes.
 
Mais las d'offrir une tribune aux enseignants en résistance qui médiatisent des sanctions parfois spectaculaires (suspensions, retrait d'emploi, blocage de promotion, mutation d'office, abaissement d'échelon, etc), les Inspecteurs d'Académie, tenus par le ministère de gérer ces gênants désobéisseurs, agissent désormais de façon plus discrète mais fort pernicieuse.
 
Ainsi en Tarn-et-Garonne, l'Inspecteur d'Académie n'a pas trouvé meilleure idée que d'attaquer sur le plan pédagogique une collègue engagée depuis la première heure dans ce mouvement de résistance. Après avoir commandité l'inspecteur de circonscription pour une évaluation du travail fourni par Ninon Bivès, il a co-rédigé et noté le rapport. Pourtant même la lecture attentive de celui-ci ne donne aucun élément pouvant justifier l'octroi d'une note si basse qu'elle ne s'inscrit pas dans la grille départementale de notation !

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A droite et à gauche...

Alors que des rapports de l’inspection générale montrent au ministre que tout ne va pas bien...

* Boulette socialiste (encore une), ou comment gagner ou perdre un électorat en moins de deux secondes. Royalement votre (premier épisode, voir aussi en fin de post)

Allez comprendre. Voici ce qu’ont dit F. Fillon et S. Royal dans l’émission d’Arlette Chabot au sujet des enseignants :

Fillon, voulant tâcler l’idée de pénibilité
:
« Si vous prenez l’espérance de vie, alors il faut que les catégories qui ont des espérances de vie très longue travaillent plus longtemps ! Qui, dans notre pays, a l’espérance de vie la plus longue, Madame CHABOT ? Ce sont les enseignants. Moi, je veux bien que l’on explique aux enseignants qu’ils n’ont pas un métier pénible, mais j’entends tous les jours, dans les micros… »

JEAN BOISSONNAT : « Les enseignants et les ecclésiastiques. »

S. royal, voulant perdre des électeurs (certainement, ou alors faut m’expliquer) :
"Je n'ai pas apprécié la plaisanterie de M. Fillon qui a dit qu'enseignant est un métier pénible. La pénibilité, c'est l'exposition à des produits chimiques, le port de charges lourdes et le travail de nuit. Ce sont des normes internationales."


Il y avait déjà eu ça (voir la vidéo). Elle redouble.


* Il va falloir recruter des enseignants ?

On apprenait il y a peu la diminution des recrutements. Voici maintenant que les effectifs (d’élèves) augmentent...

AFP -Forte hausse des effectifs d'élèves en primaire et secondaire en 2010 et 2011 (ministère)

Les effec­tifs ont aug­menté de 14.000 élèves dans le pri­maire et de 39.200 dans les col­lèges et lycées en cette ren­trée, selon des pré­vi­sions du minis­tère de l'Education natio­nale, qui pré­voit une hausse encore plus forte de 61.900 élèves dans le second degré en 2011.
Ces chiffres, publiés ven­dredi dans une étude de la Direction de l'évaluation, de la pros­pec­tive et de la per­for­mance (Depp) du minis­tère, étaient très atten­dus des syn­di­cats ensei­gnants notam­ment, pour qui ces sta­tis­tiques doivent être connues, alors, que font-ils valoir, des postes d'enseignants sont supprimés.

Selon la Depp, le nombre d'élèves sco­la­ri­sés dans les écoles publiques et pri­vées "devrait aug­men­ter de 14.000" en cette ren­trée et de "1.500 à la ren­trée 2011".
"La pro­gres­sion du nombre de nais­sances dans les années 2000 explique prin­ci­pa­le­ment ces évolu­tions", sou­ligne l'étude.
La Depp note une hausse des effec­tifs en par­ti­cu­lier en mater­nelle, en rai­son notam­ment du nombre élevé de nais­sances entre 2005 et 2009, en par­ti­cu­lier lors du pic his­to­rique de 2006. Ainsi 8.800 élèves de plus sont atten­dus en mater­nelle en 2010 et 13.900 en 2011.
En revanche, en école élémen­taire, les effec­tifs devraient pro­gres­ser dans une moindre mesure en 2010 (+6.700) et bais­ser en 2011 (-11.600).
L'étude sou­ligne en outre que "la ten­dance à la baisse de la sco­la­ri­sa­tion à 2 ans (…) va conti­nuer", avec un taux de sco­la­ri­sa­tion de ces enfants estimé à 15,2% en 2009 (10 points de moins depuis 2005). Ce taux "pour­rait être voi­sin de 13,7% en 2010 et de 12,7% en 2011".

Côté col­lèges et lycées, le nombre d'élèves "devrait aug­men­ter de 39.200 en 2010, puis de 61.900 en 2011", selon la Depp, qui pré­cise que "cette hausse concerne sur­tout le col­lège et le lycée pro­fes­sion­nel" et s'explique "pour des rai­sons démo­gra­phiques et scolaires".
En col­lèges, 16.100 et 35.300 élèves sup­plé­men­taires étaient atten­dus res­pec­ti­ve­ment en 2010 et 2011, selon les esti­ma­tions, en rai­son des géné­ra­tions nom­breuses des enfants nés en 1999 et 2000.

Après quatre années de baisse, la ren­trée 2010 devait connaître une aug­men­ta­tion des effec­tifs sco­la­ri­sés en lycées pro­fes­sion­nels (+24.300). 14.000 de plus sont atten­dus en 2011.
"Cette évolu­tion repose sur une légère pro­gres­sion de l'orientation vers la voie pro­fes­sion­nelle en fin de troi­sième", explique-t-on. "Par ailleurs, la géné­ra­li­sa­tion du bac­ca­lau­réat pro­fes­sion­nel en trois ans crée un gon­fle­ment conjonc­tu­rel des effec­tifs, loca­lisé sur la classe de pre­mière pro­fes­sion­nelle depuis 2009", selon la Depp.
Enfin les effec­tifs de lycée géné­ral et tech­no­lo­gique sont en baisse de 1.300 élèves en 2010, mais devraient pro­gres­ser en 2011 (chiffre non fourni).


* Les insoumis ?

AFP-
Deux directeurs d'IUFM ont démissionné, en désaccord avec la "masterisation"
Deux direc­teurs d'Instituts uni­ver­si­taire de for­ma­tion des maîtres (IUFM), dont l'ex-président de la Conférence des direc­teurs d'IUFM, ont démis­sionné début sep­tembre en oppo­si­tion à la réforme de la for­ma­tion des ensei­gnants, a-t-on appris vendredi.
Patrick Baranger, ex-directeur de l'IUFM de Lorraine, a affirmé à l'AFP avoir démis­sionné, confir­mant une infor­ma­tion dif­fu­sée ven­dredi sur des sites inter­net consa­crés à l'éducation.
Selon lui, Paul Busuttil, ancien direc­teur de l'IUFM d'Auvergne, a égale­ment démis­sionné pour les mêmes rai­sons. Il n'était pas joi­gnable vendredi.
"J'ai envoyé une lettre à la ministre (de l'Enseignement supé­rieur Valérie Pécresse, ndlr) en avril en lui disant que je démis­sion­nais à comp­ter
du 1er sep­tembre", a expli­qué M. Baranger.
"Les rai­sons sont le désac­cord avec la nou­velle poli­tique de for­ma­tion des ensei­gnants", a-t-il expli­qué. "Cette réforme est tel­le­ment mau­vaise que je ne peux plus la cau­tion­ner au point de la mettre en appli­ca­tion comme responsable".

"Ce qui me dérange avant tout, c'est que la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle a été qua­si­ment réduite à peau de cha­grin", a expli­qué M. Baranger.

"Si on file la méta­phore, on a plongé les pro­fes­seurs débu­tants dans le grand bain, avec un tuteur qui crie au bord de la pis­cine, mais on a sup­primé les leçons de nata­tion préa­lables. Au bout du compte, une petite mino­rité va se noyer et démis­sion­ner, une autre mino­rité appren­dra à très bien nager, mais la grande majo­rité des ensei­gnants seront de piètres nageurs pen­dant toute leur vie".



* Progrès social en marche

En commission, les députés UMP ont adopté un amendement qui ferme l'accès à la cessation progressive d'activité (CPA).
La loi de 2003 avait fortement dégradé ce dispositif d'activité à temps partiel en fin de carrière (50% travaillés rémunérés 80%) accessible dès 55 ans.

Il subsiste une CPA ouverte à 57 ans, moins bien rémunérée... en bref un temps partiel amélioré, notamment parce qu'il offre la possibilité d'une surcotisation à un taux accessible pour préserver les droits à la retraite.


* Royalement votre (second épisode pour ce post). Cela va aller mieux avec le service civique dans l’EN.

C’est encore en Poitou Charentes que cela se passe :

(source : site de l'ARFTLV au service des professionnels de l’emploi et la formation en Poitou-Charentes)

Service civique dans l'éducation nationale

Tout établissement public local d'enseignement (EPLE) ou établissement public d'enseignement rattaché au ministère peut demander un agrément pour accueillir des volontaires du service civique sur un projet pédagogique et éducatif qui doit avoir reçu l'accord des services académiques. La mission des volontaires ne doit pas se substituer à un emploi.

Les projets doivent viser prioritairement l'égalité des chances, l'accompagnement des parcours de réussite et d'excellence, la lutte contre le décrochage scolaire, l'aide et le soutien aux jeunes, l'accès à la culture, à la citoyenneté, aux pratiques artistiques, à l'ouverture européenne, aux sciences et à la technologie, au sport et à la découverte du monde professionnel. Ils peuvent notamment concerner les internats d'excellence et les établissements de réinsertion scolaire.
Des demandes peuvent également être formulées pour des établissements impliqués dans la mise en œuvre d'expérimentations nationales ou académiques, comme l'expérimentation « Cours le matin, sport et culture l'après-midi », pour des actions destinées aux élèves handicapés, mises en place dans le cadre de l'accompagnement éducatif, dans les dispositifs relais ou les établissements relevant de politiques ciblées, comme les réseaux « ambition réussite » et les « collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite » (CLAIR)...
Tout indique donc que cela se substitue à l’emploi. En tout les cas cela accompagne à merveille l’action du gouvernement. Mais qui finance cette agence régionale ? La Région Poitou-Charentes ?

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Tout va bien

D’actualité (et pédagogique), cette page de Rue89.
Soutien aux 4 de Tours (les baleiniers). C’est là.


* Aumône d’Etat. Grosses indemnités en perspective pour les professeurs de lycée professionnel.

(De source syndicale) - Quelle que soient les disciplines concernées, le CCF (contrôle en cours de formation) se compose de deux ou trois situations d’évaluation par année scolaire. Le travail effectué par un professeur consiste à concevoir, mettre en œuvre et évaluer chaque épreuve. Et pour tout cela le ministère offre entre 3,38€ et environ 6€ par élève et par an en 2010/2011.

Bingo ! C’est ce que l’on appelle de la revalorisation je suppose ?


* L’OCDE favorable à des augmentations de salaire de 25 % pour les enseignants français ? on y est presque...

Dans un récent rapport l'OCDE insiste sur le fait que l'éducation est un investissement rentable rappelle aussi la faible reconnaissance que les différents États témoignent envers leurs enseignants puisqu'ils "sont toujours moins bien payés que d’autres professionnels à qualifications égales dans la plupart des pays" dont la France (écart qui d'ailleurs se creusera encore plus pour les retraités de l'enseignement avec les nouveaux modes de calcul des retraites...)

"Il n’y a qu’en Espagne où un enseignant du premier cycle du secondaire avec 15 ans d’expérience gagne plus que la moyenne des diplômés du supérieur.
Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, un enseignant à ce niveau peut espérer gagner 79 % du salaire moyen"

Autrement dit, augmenter les salaires des enseignants de 25% constituerait un simple rattrapage par rapport au salaire moyen...


* Le cadre fantastique. Sarkozy dixit.

afp - Alors que la presse cite comme pos­sibles suc­ces­seurs de François Fillon à Matignon Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie ou François Baroin…, M. Sarkozy s'est mon­tré dithy­ram­bique avec Luc Chatel.
"
On a un ministre de l'Education natio­nale fan­tas­tique: Luc Chatel. C'est sa deuxième ren­trée (sco­laire). Il est cou­ra­geux, solide. La mas­te­ri­sa­tion, c'est fait. Il a géré la réforme des lycées de manière remar­quable. J'ai appré­cié ses décla­ra­tions sur la dis­ci­pline en classe", a-t-il déclaré.


* Petits tracas de rentrée, ou vrais problèmes à cause des suppressions de postes ?


que des broutilles :

- rentrée reportée dans un lycée à Montpellier, faute d’emplois du temps finis à temps.
- emplois du temps délirants dans un lycée de Tours (cours le samedi après midi).
- 32 élèves en 6e au collège de Montcuq (
voir là).
- Suppression de l’Education civique faute de moyens (
voir là).
...

sans compter les non ouvertures de classe...


* Laïc et sans pub.


Voici la liste des fournitures scolaires d’un collège de la Drôme.
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Toujours moins

Soutien aux 4 de Tours. C’est là.


* Le rabotage des postes se poursuit au BO
. Enfin rabotage mais pas pour tout le monde...

Le nombre de postes aux concours de l’enseignement pour la session 2011 a été publié au journal officiel ce samedi 4 septembre. Il est en recul global par rapport à la session 2010.
- Dans le secondaire, le ministère ouvre 125 postes de moins qu’en 2010 au CAPES et 62 de moins à l’agrégation, toutes disciplines confondues.
- Dans le premier degré l’effondrement du nombre de postes est le plus frappant :
le ministère n’en ouvre que 3000 pour l’école publique contre 6710 l’année dernière, mais accorde dans le même temps 100 nouveaux postes supplémentaires à l’enseignement primaire privé !


* Enfin une vraie formation à la recherche documentaire pour le B2i (ou à l’Education civique, au choix).

Exercice du jour (pour vous entrainer au B2i ou à l’ECJS, ou aux deux)

Ouvrez votre navigateur, et allez sur google.fr. Tapez ensuite « trou du cul ».

1/ Dressez la liste des premiers résultats.
2/ En quoi est-ce un outrage à la République ?
3/ Montrez que la loi Loppsi 2 est encore largement insuffisante.
4/ Qui devrait intervenir ?
5/ Estimez le préjudice afin de savoir si cela devrait entrainer une déchéance de la nationalité.


* Parents qui manquent d’éducation :

AFP - La Peep (parents d'élèves) "s'insurge" contre les grèves "dès la rentrée"
La fédé­ra­tion de parents d'élèves Peep s'est "insur­gée" lundi, dans un com­mu­ni­qué, contre les grèves orga­ni­sées "dès la ren­trée", deman­dant au gou­ver­ne­ment d'assurer la conti­nuité du ser­vice public.
"Lundi 6 sep­tembre et mardi 7 sep­tembre, cer­tains ensei­gnants vont par­ti­ci­per à deux mou­ve­ments de grève. La Peep, fédé­ra­tion des parents d'élèves de l'enseignement public, s'insurge contre ces grèves dans les écoles dès la ren­trée", écrit-elle, avant de "deman­der au gou­ver­ne­ment ce qu'il entend faire pour assu­rer la conti­nuité du ser­vice public d'éducation".


* Cathos décatis.

Après s'en être pris à Claude Lelièvre qui avait osé ironiser sur l'éducation sexuelle dans les établissements catholiques (c’est là), les Frères des Ecoles chrétiennes qui tiennent le site veille-education.org s'en prennent maintenant à Eddy Khaldi, qualifié de "malhonnête" pour s'être permis de dénoncer l'inégalité de traitement entre écoles publiques et écoles privées... voir là.

Et pour bien montrer la mauvaise foi de l'auteur de Main basse sur l'école publique, les bons Frères se proposent "de recenser dans la presse les fermetures de classes, d'écoles et les suppressions de postes que subit l'enseignement privé sous contrat avec l'Etat".

Et force est de constater qu'ils ont réussi à dénombrer une dizaine de classes ou petites écoles supprimées (ou menacées de l'être) dont la liste est consultable ici:
http://veille-education.org/post/2010/06/28/%C3%89cole-:-manifestation-contre-la-fermeture-d-une-classe-La-Marne

Une dizaine de classes ou de petites écoles! L'affront est considérable, il faut l'admettre et l'on comprend le juste courroux des Frères des Ecoles chrétiennes...
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Silence ! (on détourne)

* Mobilisation générale : les 4 de Tours. Censure et police politique.

Pourrons-nous encore longtemps évoquer de façon sereine dans les cours d’histoire la police de Vichy ?

A la suite d’une plainte du Ministre de l’intérieur à propos d’un communiqué publié le 12 février 2010 par le collectif SOIF D’UTOPIES et RESF 37, intitulé « Les Baleiniers », 4 militant(e)s sont convoqués devant le TGI de Tours, le 16 septembre 2010.

CE QU’ON LEUR REPROCHE EN RÉALITÉ c’est la parution d’un communiqué intitulé « Les Baleiniers » qui fut suivi d’une conférence de presse. Ce texte comparait les actuelles méthodes d’arrestation des enfants sans-papiers avec celles usitées pour attraper les baleineaux. L’aspect « diffamant » de ce communiqué résiderait dans le fait que les auteurs rappelaient que ces méthodes étaient également employées sous Vichy.

IL A ÉTÉ DEMANDÉ AUX DIRECTEURS DES ÉCOLES PRIMAIRES dans un fichier nommé « Base- élèves » de lister les enfants inscrits dans leur établissement avec outre leur nom de famille, la date d’inscription dans celui-ci, leur lieu de naissance (ce fichier qui a comporté dans sa 1ère version entre autre la nationalité des parents a été vivement critiqué par l'ONU, partiellement censuré par le Conseil d'Etat le 19 juillet 2010). Ainsi, inscrire un enfant en cours d’année avec un nom à consonance étrangère peut permettre d’alerter l’administration. Quel meilleur moyen pour trouver les familles de sans- papiers ?

Brice Hortefeux tend à faire taire toute critique envers la politique de chasse aux immigrés du gouvernement.

Le tract de soutien.
Pour les mêmes faits plusieurs militants les années passées (dont Jacquart) ont été systématiquement relaxés. Le gouvernement s’acharne à créer l’exemple.
Le site : http://baleiniers.org/


* Objectif atteint ? Privatisation générale !

Les cours privés pour la formation des profs se multiplient. Privatiser la formation initiale était un des buts de la réforme... On en parlait il y a déjà quelques mois, mais là c’est le Figaro qui le dit.


Le Figaro -
Des cours privés pour aider... les professeurs débutants

Plusieurs organismes proposent depuis la rentrée des formations pour apprendre aux jeunes enseignants à «prendre en main» leur classe. Une conséquence de la masterisation, qui a réduit à sa portion congrue la formation pédagogique des futurs profs.

Après les cours privés pour les élèves, les cours privés pour les profs. La rentrée des classes 2010 voit un nouveau phénomène se développer : quelques écoles privées ont développé des formations pour apprendre aux enseignants débutants à «prendre en main» leur classe. Une formation jusque-là délivrée par les Instituts de formation des maîtres (IUFM), mais qui a été fortement réduite avec l'adoption de la réforme dite de «masterisation» l'an dernier.
Lire la suite sur le «Coaching pédagogique»

D’ailleurs, Challenges le dit en grosses lettres :



Mais dans la série les gens sont des cons :

Sondage exclusif Challenges Les Français sont à 97% attachés à l'enseignement public... mais 65% sont prêts à payer pour que leurs enfants aillent dans le privé.

SELON un sondage exclusif réalisé cet été par Opinionway pour Challenges, les Français sont à 97% attachés à l'enseignement public. Voilà qui est dit. Car pour le reste, toujours selon l'échantillon représentatif de 1.055 personnes interrogées du 21 au 23 juillet, c'est la défiance qui l'emporte. Lorsqu'il s'agit de juger l'école publique, les Français sont sévères. Ils sont par exemple 56% à considérer que la responsabilité de l'échec scolaire incombe à l'Education nationale. Et seulement 16% à faire plus confiance au public qu'au privé lorsqu'il s'agit d'éduquer leurs enfants. Fort logiquement, les Français se déclarent d'ailleurs prêts à 65% à payer pour ce service. A noter que 36% des parents qui confient leurs enfants au secteur public l'ont fait par défaut, puisqu'ils ont plus confiance dans le privé. Autant dire que les Français qui adulent comme valeur républicaine le service public et gratuit de l'enseignement trouvent que sa qualité est exécrable. Rarement le hiatus entre les principes affichés et la réalité n'a été aussi important. Pour l'éducation de leurs enfants, les Français se complaisent dans l'hypocrisie.
Faut-il réduire ce constat au domaine de l’éducation ?


Privatisation, cela finit par se voir : on vous le disait il y a maintenant des mois, Le Monde finit par le reprendre : C’est là.


* Redoubler or not redoubler ?

AFP -
Des lycéens redoublants se retrouvent sans classe à Nice, faute de places

Plusieurs dizaines d'élèves de ter­mi­nale se retrouvent pour la ren­trée sans place dans cer­tains établis­se­ments publics de l'académie de Nice (Alpes-Maritimes, Var), leurs classes d'affectation étant en sur­ef­fec­tifs, a-t-on appris ven­dredi de sources aca­dé­mique et syndicale.
"Vingt-quatre redou­blants sont en attente d'affectation dans les Alpes-Maritimes notam­ment. Le pro­blème touche toutes les séries (ES, L, S, tech­no­lo­gique, etc.)", a indi­qué à l'AFP Philippe Jourdan, ins­pec­teur d'académie.
Pour le seul lycée du Parc Impérial à Nice, 12 élèves selon l'inspection aca­dé­mique, une quin­zaine selon le Snes-FSU, seraient sans affec­ta­tion. Une situa­tion "très inha­bi­tuelle", précise-t-on au sein de l'établissement.
"Cette année, les résul­tats au bac ont été moins bons qu'en 2009" d'où un accrois­se­ment du nombre de redou­blants, avance M. Jourdan.
"Cela dit, le pro­blème se pose dans tous les dépar­te­ments de France", assure-t-il.

Rassurant. C’est ça au moins l’égalitarisme républicain.

* Echos de la savane : le problème Claude Allègre se réglera-t-il tout seul ? Pas certain...

Une info médiapart.
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