Décomplexé

* Cadeau de bienvenue : 950 postes de professeur des écoles pour le privé

La repartition académique : sur Légifrance.

* Les « composantes de l’activité professionnelle » des enseignants (outre l’enseignement dans les classes)

Encore un rapport aux finalités peu claires (Il est là). Enfin si : de tels rapports qui cherchent à mieux cerner les composantes de l’activité de fonctionnaires ont déjà existé dans la fonction publique. Ils se multiplient depuis 15 ans (au moins). Tous ont été le prélude à la RGPP à la segmentation des fonctions, à la mise en place de « primes » pour mieux aliéner le fonctionnaire et ne surtout pas augmenter les salaires. Et là tout y est (voir plus bas)

Analyse pointilliste des composantes des activités des profs pour pouvoir
mieux réécrire les statuts et redéfinir pour les enseignants un « contrat de travail ». C’est dit clairement par les inspecteurs qui ont écrit le rapport (on pourra pas nous dire qu’on exagère, que , heu, non pas nous, on n’est pas concerné, on est des profs). C’est aussi une façon pour voir si on réagit. Ou pas.

A vous de juger :

Extrait des sujets/propositions abordés dans ledit rapport, avec toujours les mêmes liqueurs pour faire passer la pilule :
- Un cadre réglementaire actualisé et un référentiel-métier partagé
- Une veille institutionnelle confiée à un observatoire de la condition enseignante
- Une attention plus grande aux stratégies de conduite du changement : informer mieux, accompagner, favoriser la mutualisation de la réflexion
- La formation continue : un affaiblissement à corriger
-
Des carrières d’enseignant moins uniformes
- Des perspectives de mobilité plus évidentes
- L’unité-école :
revoir les critères d’attribution des avantages accordés aux directeurs d’école, instaurer la fonction de coordinateur de cycle.
- Les obligations de service : conserver le modèle de définition, en repréciser les composantes
-
Redéfinir les obligations de service et créer les conditions de travail adaptées au sein de l’établissement

-
Faire évoluer la relation entre maximums de services, composantes du métier et conditions d’enseignement
-
Revoir le régime des rémunérations accessoires
-
Instaurer des fonctions de coordination au sein de l’établissement

Extraits de la conclusion :
Pour que le métier soit globalement mieux investi, il faut que ses composantes soient clarifiées : les textes statutaires actuels ne définissent pas nettement le « contrat de travail » de l’enseignant, c’est un manque que la mission propose de combler par la création d’un référentiel. Alors, les candidats s’engageraient en connaissance de cause, la formation professionnelle initiale ne pourrait négliger certaines composantes de l’activité professionnelle qui accompagnent et soutiennent l’acte d’enseigner et les chefs d’établissement sauraient mieux ce qu’ils peuvent attendre.
Mais l’élaboration de ce référentiel nécessite un approfondissement de la réflexion sur le métier d’enseignant, et plus largement sur la condition enseignante, qui doit être incluse dans une réflexion plus globale sur l’École : la définition du modèle de professionnels dont le système éducatif a besoin suppose au moins que soient clarifiées les finalités de la formation des élèves pour les paliers significatifs de leur cursus et
que soit précisée l’organisation des écoles et des établissements qui devraient disposer de plus d’autonomie, et d’une autonomie qui s’appuie sur la participation des acteurs autour de projets partagés.

On ne peut être plus clair.


* Peillon envisage d'organiser un concours en M1 pour pourvoir les 40 000 postes

AFP Le ministre de l'Education natio­nale Vincent Peillon a indi­qué aujourd'hui qu'un nou­veau concours ensei­gnant sera orga­nisé "en juin", cor­ro­bo­rant ainsi les hypo­thèses de plu­sieurs orga­ni­sa­tions syn­di­cales. Elles avaient estimé que pour res­pec­ter sa pro­messe de recru­ter 40 000 ensei­gnants en 2013, le ministre devra orga­ni­ser une seconde ses­sion du concours "au printemps".
Vincent Peillon a confirmé aujourd'hui, lors de l'examen du pro­jet de loi sur les emplois d'avenir au Sénat,
 qu'"il y aura de nou­veaux concours. L'un main­te­nant, pour rem­pla­cer les fonc­tion­naires par­tant en retraite ; l'autre en juin".


* Réforme du bac : les énarques gestionnaires en rêvaient...

... certaines organisation la propose clé en main : CCF à gogo, et bac à la carte. .

AFP- Trois organisations réclament une réforme du baccalauréat
La FCPE, pre­mière fédé­ra­tion de parents d'élèves, l'UNL, prin­ci­pal syn­di­cat lycéen, et l'Unef, pre­mière orga­ni­sa­tion étudiante, réclament mardi dans un com­mu­ni­qué com­mun une réforme du bac­ca­lau­réat, "grand oublié de la dis­cus­sion" sur la refon­da­tion de l'école.
Les trois orga­ni­sa­tions "
sou­haitent sor­tir de cet exa­men cou­pe­ret, ne don­nant pas de droit à l'erreur et favo­ri­sant les révi­sions de der­nières minutes", font-elles valoir.
"
Loin de reflé­ter le niveau réel des élèves", le bac­ca­lau­réat "n'évalue qu'une res­ti­tu­tion sco­laire de connais­sances à un moment donné et ignore tota­le­ment les com­pé­tences", déplorent-elles, deman­dant une plus grande place pour les contrôles en cours de for­ma­tion et les oraux.
"
Les épreuves écrites doivent elles aussi mieux évaluer les capa­ci­tés des bache­liers à émettre un juge­ment, un regard cri­tique", ajoute le communiqué.
"
Le droit à l'erreur néces­site d'aménager des épreuves de rat­tra­page en cours de for­ma­tion et non seule­ment à la fin de la ter­mi­nale", estiment la FCPE, l'UNL et Unef.
Elles demandent aussi que "
les épreuves vali­dées ne soient pas repas­sées l'année sui­vante afin que l'élève ayant échoué puisse se concen­trer sur les matières où il ren­contre des difficultés".

C’est ça la gauche (molle) décompléxée.

* Une rectrice qui se fait « engueuler par les syndicats » ?

C’est ce que prétend la rectrice démissionnaire de Poitiers, nous dit la Nouvelle République (dans cet article). Et elle demande à être relevée de cses fonctions parce que personne ne l’aime. Qu’elle démissionne après tout ! (mais cela elle se garde bien de le faire : elle retrouvera donc son poste de fac et gardera son salaire de recteur, comme tous les anciens recteurs, pendant un an - ça l’article ne le dit pas).

Extraits :
C'est « le ras-le-bol » qui l'aurait conduite à prendre cette décision indiquant dans le magazine « avoir passé l'âge de se faire engueuler par les syndicats ». Martine Daoust dénonce une « certaine complaisance » de sa hiérarchie vis à vis « des syndicats ». On peut s'étonner de ce motif. Il ne colle pas vraiment à la personnalité forte d'une femme qui n'a jamais mâché ses mots quand elle consentait à s'exprimer. Sa notion toute personnelle du dialogue ne l'a pas aidée dans une tâche qu'elle aura menée deux ans, assurant la rentrée 2012. Ses décisions et propos, les derniers « sur les collégiens ruraux qui font moins d'études supérieures que les urbains », rapportés dans notre édition du 9 septembre, ont déclenché mouvements, réactions, levées de boucliers et parfois déception comme en mai dernier lorsqu'elle choisit d'annuler sans préavis un projet de voyage humanitaire de lycéens châtelleraudais au Maroc. Cette décision qu'elle n'a pas souhaité confirmer hier soir n'aurait rien à voir selon elle avec une « chasse aux sorcières ». La rectrice a indiqué « respecter l'alternance démocratique », ajoutant que « la relation au dialogue social sous un gouvernement de droite n'est pas la même ».
Ca, c’est sûr...


* L’APSES veut aussi une rénégociation des programmes.

Voici un extrait du communiqué de l’association des profs d’éco.


Allègement et
réécriture des programmes d’histoire-géographie :
Au tour des Sciences économiques et sociales !


L’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES) se félicite de la décision du Ministère d’alléger en urgence le programme contesté d’histoire-géographie de première générale pour l’année scolaire en cours et, à moyen terme, de réécrire les programmes de cette discipline en lycée pour les rentrées 2013 et 2014. L’APSES demande que les programmes de Sciences Economiques et Sociales (SES) soient également concernés par une telle procédure.

Il y a aussi urgence à prendre des mesures identiques dans d'autres disciplines tout aussi maltraitées que l’histoire-géographie par les « programmes Chatel ». Actuellement, les élèves de terminale ES subissent en SES (leur discipline principale, coefficient 7 au baccalauréat) les mêmes « programmes impossibles », concoctés à la va-vite quelques semaines pour celui de première) et publiés malgré l’avis négatif du Conseil Supérieur de l’Education pour les programmes de terminale. Des programmes anti-pédagogiques qui imposent de traiter au pas de charge 180 notions en première, et autant en terminale.  

Compte tenu de cet encyclopédisme qui confine à l’absurde, enseignants et élèves doivent changer toutes les 2 semaines de chapitre afin de survoler le programme dans son intégralité : ce rythme effréné ne peut permettre aux élèves d’être bien préparés au baccalauréat, d’acquérir les méthodes d’analyse, de s’approprier des mécanismes économiques et sociaux complexes, et de pouvoir sérieusement remédier à leurs lacunes, erreurs ou incompréhensions.

L’APSES demande donc à ce que le ministère constitue au plus vite un nouveau groupe d’experts chargé de rédiger de nouveaux programmes et de nouvelles épreuves de baccalauréat, en suivant une procédure ouverte qui prenne réellement en compte les remontées des usagers des programmes. En attendant, l’APSES demande des allègements d’urgence concernant le nouveau programme de terminale afin de garantir aux élèves qui passeront le baccalauréat cette année scolaire, des conditions réalistes d’apprentissage et d’examen.

Voir aussi la tribune parue dans Le Monde le 13 juillet dernier pour défendre l’APSES.

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Productivité

* Le redressement (productif) de l'école passera par l'assiette
Montebourg à la cantine

petit-montebourg


* 40000 profs en plus.

Mais il va les trouver où ? Voir par exemple
Et pour faire quoi (maintenant que les réformes sont passées) ? Rendez nous nos heures d’enseignement par matière !
C’est l’autre réforme que l’on ne veut pas envisager...


*
285 classes du pre­mier degré sans ensei­gnant en Seine-Saint-Denis

AFP - C’est ce que disent les ins­pec­teurs de l'Education natio­nale de la Seine-Saint-Denis qui demandent dans une lettre à leur ministre Vincent Peillon "des mesures d'urgence" pour faire face à une "pénu­rie d'enseignants" et une "situa­tion extrê­me­ment pré­oc­cu­pante" dans le dépar­te­ment, a-t-on appris jeudi.
Le docu­ment daté du 18 sep­tembre est signé par des ins­pec­teurs des syn­di­cats SNPI-FSU, SI-EN-Unsa et SGEN-CFDT, dont le nombre n'est pas pré­cisé.
Le manque d'enseignants est depuis la ren­trée dénoncé par des ensei­gnants et des parents d'élèves de plu­sieurs écoles en Seine-Saint-Denis.

Selon un chiffre rap­porté par le député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, il y a aujourd'hui
285 classes du pre­mier degré sans ensei­gnant dans ce dépar­te­ment popu­laire, dont la popu­la­tion est la plus jeune de France.

Les écoles de la Seine-Saint-Denis "connaissent une telle pénu­rie d'enseignants qu'il leur est désor­mais dif­fi­cile d'assurer leurs mis­sions les plus fon­da­men­tales", déplorent les ins­pec­teurs d'académie. Ils parlent de classes sans ensei­gnants et des rem­pla­ce­ments non assu­rés "dans la plu­part des circonscriptions".


*La rébellion des précaires de l'éducation s'élargit encore !


Haute Normandie : « Dans deux nouveaux dossiers (…) l’Éducation nationale vient d’être condamnée. La suite ICI. Charentes : pour neuf anciens EVS, « (…) Le jugement rendu le 9 mai a donné raison aux demandeurs contre l’Éducation nationale. (...) Nous savons aujourd’hui que l’administration ne fera pas appel. La suite ICI . Morbihan : « Plus d’un an après le début de la procédure, le juge départiteur a donné raison aux 25 auxiliaires et employés de vie scolaire (AVS) qui avaient saisi le conseil… La suite ICI . Lorient : Nouvelles victoires pour 24 EVS ! La suite ICI. Marseille : le lundi 10 septembre 2012, le Conseil des Prud’hommes de Marseille (…) a condamné les lycées Jean Perrin et Saint Exupéry à payer diverses sommes pour les 12 plaignantes, qui pourraient recevoir chacune jusqu'à 10000 euros. Aix-en-Provence : le lundi 17 septembre 2012,c’est au tour du Conseil des Prud’hommes  d'Aix de se prononcer…

Bref, c'est la Bérézina pour l'état employeur et les gestionnaires de la précarité au sein du Ministère de l'Éducation Nationale. Tant pis pour eux !


* Rapport Debarbieux : Le ras-le-bol des professeurs du premier degré 


A peine délégué ministériel et déjà perturbateur. Eric Debarbieux publie, avec Georges Fotinos, les résultats d'une enquête de victimation auprès des enseignants du premier degré qui envoie un message clair à toute la hiérarchie de l'éducation nationale : "Laissez-nous tranquilles !". Le rapport pose aussi la question de l'absence de soins pour les enfants atteints de troubles du comportement scolarisés en application de la loi de 2005. Eric Debarbieux échappe décidément aux règles feutrées du sérail. Ancien chargé de mission de Luc Chatel, il a été nommé Délégué ministériel à la prévention de la violence scolaire par Vincent Peillon le 17 septembre. Trois jours plus tard, son rapport montre l'urgence d'une refondation profonde d'un système éducatif dont le fonctionnement pyramidal est rejeté par les enseignants.


* Union sacrée des réformistes...

...Qui ne veulent pas trop en demander au gouvernement :

(Nouvel) APPEL POUR LE SOCLE COMMUN
Les ateliers de la Refondation de l’École ont mis en évidence une adhésion très majoritaire [ ???? NDLR] aux principes du socle commun. Celui-ci doit devenir dans les faits à la fois l’objectif et le support d’une scolarité obligatoire, pensée et organisée pour tous les élèves. Le socle commun constitue un jalon de l’École de la promotion de tous, intégrée à la formation tout au long de la vie, celle dont la France du XXIe siècle a besoin.
Signataires :
Afev, CRAP-Cahiers Pédagogiques, Éducation & Devenir, FCPE, Fep-CFDT, Fespi, Francas, la Ligue, OZP, SE-Unsa, Sgen-Cfdt, SIEN-Unsa, SNPDEN-Unsa, SNPsyEN-Unsa, Unsa, Unsa-Education

SE-SGEN : ils feraient mieux de créer un syndicats commun


* Big Brother en pire :

Dans une école de l'Hertfordshire, on aime tellement les caméras de surveillance qu'on en a installé 18 dans les toilettes et les vestiaires des élèves. Dans une autre, on en compte 20 ! L'association Big Brother Watch donne une liste d'écoles qui espionnent les élèves dans leurs moments les plus intimes. (...) L'association a dénombré pas moins de 825 caméras dans ces endroits. (...) les 2 107 écoles enquêtées comptent pas moins de 47 806 caméras de surveillance soit une pour 38 élèves. (...) Le record est détenu par une école de Knowsley qui dispose d'une caméra pour 5 élèves. Big Brother Watch souligne l'illégalité de cette surveillance qui échappe à tout contrôle. Personne ne sait qui regarde et ce que deviennent les enregistrements des urinoirs ou de l'effeuillage des élèves. Les élèves ne sont évidemment pas informés qu'on les filme durant leurs moments les plus intimes. Leurs parents l'ignorent aussi probablement. Et l'absence de débat sur ces pratiques inquiète. Source

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Pro-activité

* Débat de refondation de l’Ecole et conclusions déjà écrites

Source syndicale - Alors que la concertation sur la refondation de l’école et sa thématique « orientation » est en cours on apprend par une dépêche de l’AEF que le 1er ministre vient de signer avec le président de l’Association des Régions de France un document présentant « 15 engagements pour la croissance et l’emploi « dont 2 concernent directement l’orientation. L’engagement N° 8 confie aux régions l’animation et la coordination du service public d’orientation tandis que le N° 12 transfère le pilotage et l’animation territoriale de l’offre d’Orientation Tout au Long de la Vie qui, jusqu’à présent, se limitaient à un public non scolaire. Détournés de leur mission initiale, les CIO vont, par ces engagements, être associés au service de l’insertion professionnelle immédiate, aux besoins locaux de l’emploi.
Sans s’interroger sur les spécificités des professionnels de l’orientation (formation à Bac + 5 dans les domaines de la Psychologie et de la Sociologie)
le gouvernement considère-t-il que l’autorité fonctionnelle des Régions est plus propice à la construction des élèves et que les problématiques propres à la jeunesse peuvent être traitées comme celles des adultes ?

De quoi occuper les COP qui, c’est bien connu, n’ont pas suffisamment à faire avec les élèves.


* Les pieds dans le tapis. Retour sur la morale de Vincent.

Article de Charlie Hebdo du jour.

CH 19 09


* V. Peillon peut-t-il encore supprimer des postes ?

La réponse est oui.

Mammouth déchaîné.- Fastoche, mais fallait y penser. Alors que la réforme du lycée est achevée, que les réformes Darcos/Chatel ont porté leurs fruits en terme de suppression de postes, voilà une réforme anti-réforme qui risque de rapporter, une année au moins, des heures, sinon des postes, dans la besace du ministère Peillon. Bref de quoi économiser encore une année sur l’éducation nationale, en ces temps de crise... et sans franchement le dire.

Cette réforme anti-réforme est celle du retour programmé de l’histoire-géo au bac S. Proclamée depuis la campagne électorale, le ministère attaque ces jours-ci sa mise en place pour la rendre applicable pour la session 2015 du bac (rentrée 2014). Elle nécessite une anticipation sur les classes de première à la rentrée 2013. Cela passe par une refonte des programmes 1ere et term, et surtout par un recadrage des horaires.

Le premier acte, le plus important, est de faire sortir l’Histoire-géo du tronc commun de première, en série S. Cela vient d’être annoncé aux syndicats (au moins). (Faux) prétexte : adapter le programme sur les deux années car désormais les terminales auront tous histoire-géo. Vraie solution : en profiter (on parie combien ?) pour réduire l’horaire d’enseignement dans la matière (sous prétexte des deux années d’enseignement) et donc économiser, pour la rentrée 2013, une voire deux heures par groupe. C’est pas forcément une lourde coupe dans chaque établissement, mais après tout un chou est un chou.

Bénéfice total, d’autant plus que l’HG ne sera rétablie que l’année suivante (rentrée 2014) en Terminale S, ne nécessitant pas ainsi une année encore des créations de postes. C’est une autre façon de repousser les dépenses.
Voilà
une petite manne pour le gouvernement qui voit se dégager des marges de manoeuvres. Gageons qu’elles servent sans doute à satisfaire des demandes bien plus médiatisées. Justement, c’est peut-être cela qui permettra de mettre sur pied l’éducation à la morale républicaine si chère à Vincent Peillon... Un vrai miracle !

* Mixité sociale, pour les autres.

« Le ministre osera-t-il imposer aux classes moyennes une carte scolaire sans échappatoire ? A suivre… « . C’est la conclusion à laquelle aboutit cet article du nouvel obs sur la mixité scolaire.

A vrai dire le «
 "tout le monde est pour la mixité sociale, mais pour les autres"  est encore bien plus vrai qu'en 2005 (souvenez-vous de cette étude).
 

Et pourtant en 2011 Arnaud Montebourg entend adopter une « démarche pro-active » pour atteindre cette mixité, quitte à « forcer » les chefs d’établissements à recruter des élèves moins bons d’autres lycées et collèges afin d’introduire de l’hétérogénéité dans les classes – puisque les classes de niveaux sont une catastrophe pour tous » (source, l’Express.fr)

Question posée par l’Express : Les parents d’élèves, et notamment les électeurs du PS, sont-ils prêts, en pratique, à tant de mixité ? Ont-ils vraiment envie que leurs enfants soient mélangés à d’autres moins bons et/ou issus d’un autre milieu que le leur (parce que oui, les deux sont évidemment liés)?

Sur le papier, l’idée est très belle. Mais concrètement?

D’autant plus que pour les classes "moyennes", - upper, middle ou lower ? - on feint de se poser LA question ("osera-t-il ?") avec une certaine angoisse de la réponse.
Pas pour celles du Haut : elles habitent le "bon" secteur. Elles ne sont donc pas con-cernées.
Ni pour celles du tout-en-bas qui n'ont pas, ou plus, le temps, les moyens, l'énergie, le "droit"  de se poser ce genre de question
.


* Atmosphère d’EN.

Analyse . - Au détour d'un article sur les démarches à entreprendre après des agressions envers les personnels de l'éducation, on peut apprendre que « les conflits entre personnels de l’Éducation Nationale connaissent une augmentation significative puisque sur près de 5000 dossiers de protection juridique ouverts pour l’année 2010/2011 (...), on constate que 6,7 % de ces dossiers concernent les conflits entre personnels contre 5,6% en 2009/2010. Les situations de harcèlement sont également (…) en hausse puisque 6,6 % des dossiers concernent le harcèlement en 2010/2011 contre 5,7% en 2009/2010. Cette augmentation confirme une tension de plus en plus inquiétante à l’intérieur des établissements. Les cas déclarés aux Autonomes de Solidarité Laïques sont généralement des situations de souffrance latente. » Source


* Mis à la porte pour un zéro (le prof, pas l’élève)

EDMONTON — Un enseignant d’une école secondaire d’Edmonton, qui avait été suspendu pour avoir donné une note de zéro à un étudiant, a officiellement reçu une lettre de licenciement vendredi du Conseil scolaire public d’Edmonton.

Lire la suite sur le journal de Montréal.

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Emancipation

* Emancipons-nous, de nous-mêmes.

Vaste programme de re-mise à disposition de temps de cerveau. Première leçon sur le blog de Paul Jorion.

Et plus largement un blog qui, en ces temps de crise éco, donne de bonnes pistes :
http://www.pauljorion.com/blog/

CITOYENS ET CITOYENNES, À L’ÉCOLE !, par Bertrand Rouziès-Léonardi

Il me paraît opportun, à quelques jours de la leçon inaugurale de la chaire Stewardship of Finance, d’évoquer les performances de l’instruction publique, un secteur sensible que les révolutionnaires du XVIIIe siècle avaient érigé en secteur prioritaire, car une bonne partie du mal vient de notre accoutumance au mal. S’habituer au mal est sans doute pire que de se laisser instruire par lui. Une école où sont promus des principes aussi originellement enthousiasmants et salutaires que la liberté, l’égalité et la fraternité, devrait nous garantir contre son rayonnement insidieux. Il n’en est rien. En bout de cursus, le bac pour tous est un leurre qui masque un délit d’initiés.
L’échec de l’instruction républicaine à la française tient au fait que
pendant que le pauvre se cultive un peu, le riche se cultive beaucoup, en sorte que l’écart entre les deux se déplace sur l’échelle qui mesure la somme des connaissances, mais ne se réduit pas. « L’expansion scolaire contemporaine, peut-on lire dans une étude de l’INSEE datée de 1997[4], ne s’accompagne pas d’une réduction notable de l’inégalité des chances[5] et cette inégalité est de plus en plus d’origine culturelle. La complexité du système scolaire semble privilégier les familles qui en ont une bonne connaissance. Aussi le niveau de diplôme des enfants est-il davantage lié, aujourd’hui qu’hier, à celui du père. » Une petite pensée émue pour la mère, dont le rôle de transmission et d’accompagnement est ici bizarrement escamoté.

La suite ici.


* A l’attaque : Pour les EVS/ AVS, il pourrait y avoir de l’espoir :

De source syndicale. - Dans les écoles primaires, de nombreuses personnes en contrats aidés ont été embauchées depuis quelques années : au service des élèves handicapés ou en tant qu’aide administrative à la direction des écoles, mais aussi dans les services administratifs des inspections.

Face au mépris et à l’amateurisme de l’Education Nationale, un collectif de précaires des Bouches-du-Rhône s’est monté, regroupant aujourd’hui plus d’une centaine de personnes ayant été ou étant en contrats aidés dans le premier degré.
Une grande majorité des membres du collectif a décidé de déposer un recours auprès du Conseil des prud'hommes de Marseille ou d’Aix-en-Provence.
Il s’agit aussi de démontrer que ces emplois répondent à des besoins réels des écoles. Ils doivent conduire à la création de postes pérennes et à une formation adéquate.


Lundi 10 septembre 2012, le Conseil des Prud’hommes de Marseille a rejeté la demande de sursis à statuer et a condamné les lycées Jean Perrin et Saint Exupéry à payer diverses sommes pour les 12 plaignantes, qui pourraient recevoir chacune jusqu'à 10000 euros, pour :
- Violation de l’obligation de formation ;
- Indemnité de requalification du Contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée ;
- Indemnité de préavis ;                      
- Indemnité de congés payés sur préavis ;
- Indemnité légale de licenciement ;
- Dommages et intérêts ;
- Article 700 du CPC (frais de justice) .

Le lundi 17 septembre 2012, ce sera au tour du Conseil des Prud’hommes  d'Aix de se prononcer.


A suivre donc.


* Emancipons-nous, de la CFDT (SGEN).

Elle conseille très bien le gouvernement, visiblement, car celui-ci retient ses propositions sur les emploi s d’avenir enseignant.

Actualitté.com -Avec le lancement des emplois d'avenir dédiés aux futurs enseignants, Vincent Peillon pourrait bien initier ce que sera, dans quelques années, le nouveau processus de formation et de recrutement des futurs professeurs.

 
Recrutés à partir de la deuxième année de licence, les étudiants bénéficiant de ces emplois d'avenir percevront une
rémunération allant de 619 € à 999 €. En contrepartie, ces personnels pourraient progressivement être intégrés aux équipes éducatives sans être toujours cantonnés dans un simple rôle de surveillant. [un nouveau prolétariat est né]
 
C'est notamment le projet esquissé par Michelle Zorman, secrétaire nationale du Sgen-CFDT. Si, dans un premier temps, ces étudiants accompagneraient et observeraient les enseignants, ils pourraient, en M1, s'impliquer encore davantage en prenant des cours à charge même s'il faudrait éviter qu'ils soient ensuite utilisés pour assurer des fonctions de remplaçant, rapporte l'AFP.


* La Tupper War :

Lemonde.fr En Espagne, la "Tupper-War" s'empare de la rentrée scolaire

En Espagne, ou du moins sur les réseaux sociaux, la "Tupper-War" (guerre du Tupperware, des boîtes hermétiques) est déclarée. Le redoublement du conflit a été provoqué lundi 10 septembre par une mère de famille en colère, devenue en quelques heures l'icône de la rentrée scolaire, sur fond de crise sociale. La mère, au chômage, a lancé un Tupperware, sans atteindre son but, sur la très controversée présidente de la Communauté de Madrid, Esperanza Aguirre, alors qu'elle était en visite officielle dans un collège, au nord de Madrid.
"Ils veulent que nous payions les livres. Ils nous ont retiré les aides pour la cantine, ils exigent que les élèves portent l'uniforme, qu'est-ce qu'ils cherchent ?", s'est étranglée la mère de famille après avoir lancé son Tupperware, devenu, dans un contexte morose, le symbole de l'impact de la crise sur la rentrée scolaire.
Il n'en a pas fallu plus pour mettre le feu aux poudres sur les réseaux sociaux espagnols. Une page de soutien aux "femmes lançant des Tupperware sur Esperanza Aguirre" a été créée sur Facebook et a réuni plus de 3 000 fans en à peine 24 heures. Sur Twitter, le hashtag #TupperWar réunit de nombreux messages de soutien à la mère de famille.

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Lettre ou le néant

« Améliorer les procédures de licenciements collectifs », c’est un des axes de la négociation qui s’engage sur « une meilleure sécurisation de l’emploi » et la réforme du marché du travail.
Va-t-on encore longtemps faire semblant de ne pas s’en apercevoir ?

Le document est là.

* Le ministre écrit aux profs.

Pour leur dire combien il les aime et qu’il va tous les augmenter ?

Le figaro et Le monde - Les enseignants sont invités à prendre part aux débats sur la concertation destinée à refonder l'école: c'est le sens d'une lettre de Vincent Peillon et de George Pau-Langevin qui font appel à leur "expérience" et leur "engagement". Cette lettre datée du 7 septembre est adressée aux recteurs qui sont chargés de les envoyer aux enseignants, selon une information du Monde confirmée par le ministère. Le ministre de l'Education nationale et la ministre déléguée à la Réussite éducative rappellent que la concertation lancée le 5 juillet a pour but de "couvrir tous les sujets que nous aurons à traiter dans les années qui viennent".

* Décrochage ? L’OCDE s’inquiète.

Et quand l’OCDE s’inquiète, c’est pas bon signe. LEs chiffres clés du dernier rapport sont sur cette page de Lemonde.fr.

La déscolarisation des lycéens : et si c’était du fait de réformes - un peu élitistes- qu’on a connu ces dernières années ?

On va bien nous trouver une nouvelle réforme pour palier le problème...


*Prof de droite.

Ou comment lutter contre le marxisme-léninisme dans l’éducation nationale [et quand on est quand même un peu parano] ?

On croyait que SOS éducation avait tout dit, et tout osé. Et bien non. Il y a http://www.profsdedroite.com/. Et il n’y a pas d’humour la dedans.

On se croyait tous de gauche. Comme quoi on a raison de ne pas parler à certains dans la salle des profs.


* La lutte des classes n’est pas morte. De loin.

AFP - Avec des parents peu instruits, on a moins de chances d'arriver en fac

Quand on a des parents peu ins­truits, on a une moindre pro­ba­bi­lité d'accéder à des études supé­rieures et donc de décro­cher un diplôme per­met­tant de mieux s'en sor­tir en période de crise, relève mardi l'OCDE dans son rap­port annuel "Regards sur l'éducation".
"Quand on vient d'un milieu où les parents sont peu ins­truits, on a moins de chances d'aller à l'université que quand les parents ont atteint l'enseignement supé­rieur, c'est une réa­lité dans l'ensemble des pays, mais c'est un peu plus fort en France", a sou­li­gné lors d'une confé­rence de presse Eric Charbonnier, ana­lyste des ques­tions de l'éducation à l'Organisation de coopé­ra­tion et de déve­lop­pe­ment écono­miques (OCDE).
Or "un jeune qui est diplômé de l'enseignement supé­rieur a beau­coup plus de chances de s'en sor­tir" en termes d'emploi, de salaire ou d'avantages sociaux, a sou­li­gné M. Charbonnier.
Ces diplô­més gagnent en moyenne 55% de plus que ceux qui n'ont pas reçu un ensei­gne­ment supé­rieur, et 47% de plus en France, et contri­buent davan­tage à la croissance.

Précision importante avant de lancer le débat sur le financement de l’Université.


* DUNE (pas la série, le plan) : du vent et du sable.

Source et source - Publication du rapport sur le plan DUNE - Un bilan sévère
Le rapport de l'Inspection générale sur le plan " DUNE " (Développement des Usages du Numérique à l’École) lancé par l'ancien ministre de l’Éducation Luc Chatel en 2010 a été publié. Il stigmatise le peu d'efficacité de ce plan en particulier sur la mise à disposition de ressources, la généralisation des ENT et la formation du personnel enseignant...
Le bilan est très sévère et rappel les nombreux efforts encore à faire pour développer le numérique à l'école.
"Les enseignants manifestent peu d’appétence pour les manuels numériques et privilégient, au contraire, les outils ouverts, modulables, interactifs, évolutifs." 
Quant aux ENT (environnements numériques de travail), ils sont "peu utilisés" par les enseignants, et "ne favoris[ent] pas les pratiques pédagogiques innovantes, alors qu'ils "mobilisent une grande part des financements des collectivités locales" qui attendaient "un engagement fort de l’état en faveur de la formation des enseignants".
Le rapport est téléchargeable ici.
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Une paille(tte)

* Vincent P., mouton noir.

Il ya de l’idée :

AFP - Saint-Nazaire: le mouton noir "Vincent P." complète les effectifs de l'école
Le mou­ton noir d'Ouessant "Vincent P." a été ins­crit à l'école Jules Simon de Saint-Nazaire par les parents d'élèves qui pro­testent contre la fer­me­ture d'une classe, a indi­qué ven­dredi à l'AFP la Fédération des conseils de parents d'élève de l'école.
"Depuis hier matin, « Vincent » vient à l'école que nous occu­pons avec les autres parents d'élèves car l'inspection aca­dé­mique a décidé mer­credi de fer­mer notre 12ème classe pour un seul élève man­quant", a expli­qué à l'AFP Pascale Chamouillet, la pré­si­dente de la FCPE de l'école, confir­mant une infor­ma­tion révé­lée par Ouest-France.
"Comme nous n'avons « que » 286 élèves, que l'inspectrice de l'Education natio­nale est venue mardi comp­ter un par un comme des mou­tons, 
»Vincent » est désor­mais sym­bo­li­que­ment le 287ème", a-t-elle ajouté. Pour Mme Chamouillet la déci­sion est d'autant plus absurde que compte tenu des effec­tifs en mater­nelle cette année, l'école aura lar­ge­ment plus que le seuil l'année prochaine.

"Nous avons ren­con­tré hier, avec notre mou­ton, l'inspectrice d'académie de Nantes qui était en visite dans un lycée de Saint-Nazaire: comme elle n'a plus de moyen, nous avons direc­te­ment écrit au ministre de l'Education natio­nale et nous atten­dons désor­mais sa réponse", a-t-elle ajouté.
"Vincent P." et ses "parents" adop­tifs sont ins­tal­lés devant l'école occu­pée, qui n'est pas adap­tée pour accueillir ce type d'élève,
avec de la paille et de l'eau, a constaté l'AFP vendredi.
Dans un cour­rier adressé au ministre de l'Education Vincent Peillon, les parents espère qu'il puisse "déblo­quer une situa­tion injuste et injus­ti­fiée".
"Vous prô­nez une meilleure qua­lité du ser­vice public d'éducation, prouvez-le!".
Aucune réponse ne leur était par­ve­nue à la mi-journée mais la direc­tion de com­mu­ni­ca­tion du rec­to­rat de l'Académie de Nantes a indi­qué à l'AFP qu'il "y a eu un dia­logue de bonne qua­lité avec les parents de cette école jeudi et il leur a très clai­re­ment été expli­qué que si on leur donne quelque chose, c'est une autre zone, rurale ou ban­lieue, qui n'aura rien".

En atten­dant, à la sor­tie de 11h45 ven­dredi, les enfants de tous âges se pré­ci­pi­taient pour cares­ser
leur nou­veau cama­rade, venu avec sa mère bre­bis. "C'est un agneau de dix mois, mais en âge mou­ton cela fait six ans, l'âge d'entrée au CP", a expli­qué Jocelyne Geoffroy, mère d'élève de cette école et agri­cul­trice, qui a amené cet élève d'un nou­veau type.


* Vincent sème sa zone.

Le monde.fr Faut-il raccourcir et zoner les vacances scolaires d'été ?
Le ministre a d'abord rappelé qu'il n'était "pas défavorable à l'allongement d'une ou deux semaines de l'année scolaire" afin d'alléger en contrepartie la longueur des journées de classe. Interrogé sur la possibilité d'instaurer un zonage par académie l'été, Vincent Peillon a répondu qu'il n'avait "pas écarté cette possibilité." "Si sous voulez que l'été soit plus court sans pénaliser trop fortement l'activité de l'industrie touristique, il demande un zonage l'été qui n'existe pas. Cette discussion est en cours, a-t-il ajouté. Elle n'est pas du tout irrationnelle."


Bourdin direct : Vincent Peillon par BFMTV


* Il n’y a pas que l’Ecole ...

AFP -
"Aider les parents à être parents": un rapport recense des idées pour la France
Les parents ont-ils besoin d'être aidés pour s'occuper de leur pro­gé­ni­ture ? En matière de sou­tien à la paren­ta­lité, un rap­port remis lundi à la ministre délé­guée à la Famille, Dominique Bertinotti détaille ce qui se fait à l'étranger et retient quelques idées pour la France, en retard dans ce domaine.
Dans la plu­part des pays indus­tria­li­sés, l'aide à la paren­ta­lité fait désor­mais par­tie des poli­tiques sociales publiques, constate
l'étude inti­tu­lée "Aider les parents à être parents", d'environ 200 pages, menée par le Centre d'analyse stra­té­gique (CAS), dépen­dant des ser­vices du Premier ministre.
Il s'agit géné­ra­le­ment d'assister les parents et de pré­ve­nir ainsi des com­por­te­ments à risques pour la société, de la part de jeunes qui n'auraient pas été suf­fi­sam­ment bien enca­drés sur le plan familial.
Mais pour faci­li­ter cette inter­ven­tion publique dans la sphère pri­vée, nombre de pays veillent à don­ner des conseils au plus grand nombre, pour éviter la stig­ma­ti­sa­tion de cer­tains et trouvent le ton juste: "sou­te­nir plu­tôt que prescrire".
Malgré tout, il faut bien cibler par­fois, par des pro­grammes spé­ci­fiques, des parents ayant des pro­blèmes par­ti­cu­liers (enfants dro­gués, en dif­fi­culté sco­laire, familles mono­pa­ren­tales, etc...).
La France par­ti­cipe à ce mou­ve­ment géné­ral d'aide à la paren­ta­lité mais peine encore à regrou­per et coor­don­ner de nom­breuses ini­tia­tives très épar­pillées, note le rap­port qui cite des exemples à l'étranger où quelques pays, géné­ra­le­ment anglo-saxons et d'Europe du Nord ont pris de l'avance.


* Le lycée français de New York. Ca existe...

Le monde diplo. Smokings, robes de soirée, parures étincelantes et champagne qui coule à flots. Réception très attendue, le gala annuel du Lycée français de New York (LFNY), qui réunit les généreux donateurs de l'établissement, s'est tenu dans le hall bleu électrique du luxueux hôtel Park Avenue Armory, le 17 mars dernier. Jean Paul Gaultier s'y est vu remettre le prix Charles de Ferry de Fontnouvelle - du nom du comte et diplomate français qui fonda le lycée en 1935 - pour sa « contribution au rayonnement de la communauté franco-américaine ». Le couturier succédait à la journaliste Anne Sinclair, à Mme Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), ou encore à M. Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas. Cette année, les commensaux de la table « Picasso » (douze personnes) avaient déboursé 25 000 dollars, contre 20 000 pour ceux de « Hemingway » (dix convives). A chaque fois, naturellement, la prestation offre la possibilité de projeter un logo d'entreprise sur un écran géant. Les bourses les plus étriquées se sont rabattues sur la table « Cocteau », qui, pour 10 000 dollars, ne donnait droit qu'au programme broché du gala.
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La morale dans les chaussettes

* La morale est réac (rappel) :

Trouvé dans Libé, l’analyse de Ruwen Ogien, philosophe et directeur de recherche au CNRS,
«C’est un projet autoritaire, totalement inadapté»

« Tous ceux qui s’intéressent à la question savent que ce projet n’est pas vraiment nouveau et n’a rien de particulièrement progressiste. Depuis un siècle, en effet, tous les ministres de l’Education nationale, de droite comme de gauche, ont eu le projet pompeux de faire revenir la morale à l’école, sauf pendant une courte période qui a suivi Mai 68. Mais tous ont échoué pour des raisons qui n’ont rien d’accidentelles. C’est un projet autoritaire, complètement inadapté dans sa forme à l’évolution de nos sociétés, et confus du point de vue du contenu philosophique.

Ce qui me préoccupe le plus, finalement, c’est que ce projet de «faire revenir la morale à l’école» dépasse les clivages politiques. Or, il repose sur une idée profondément conservatrice : le principal problème qui se poserait à nos sociétés ne serait pas l’existence d’un système économique et social profondément injuste, mais l’effondrement des valeurs morales. En affirmant que la France a besoin d’un «redressement moral», avec des accents réactionnaires embarrassants pour tous ceux qui voudraient soutenir ce gouvernement, Vincent Peillon montre à quel point la pensée conservatrice est devenue hégémonique dans les esprits, même à gauche. Mais finissons sur une petite note optimiste : l’aspect positif de ce programme, c’est qu’il n’a aucune chance d’être réalisé. »

Ca occupe en tout cas. Pendant ce temps là on ne parle pas d’autre chose... De cela par exemple :

* Plus d’élèves dans les classes de ZEP que dans les autres classes

Faut le faire en effet. Un exemple concret sur Médiapart :
De l’inconvénient d’être né en ZEP
Une classe maternelle de Lodève va fermer conséquence de la rentrée Châtel. Mais plus que l’anecdotique fermeture au milieu de milliers d’autres, il s’agit d’un cas d’école qui permet d’illustrer pourquoi les élèves des « zep » sont toujours, in fine, perdants.

Lire la suite.

*Moralité ?

Revenons aux fondamentaux :


Libé - Rythmes scolaires : une affaire de classes... sociales
Dans le cadre de la consultation sur l'école lancée par le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon le 5 juillet dernier, la réforme des rythmes scolaires autour du passage à la semaine de quatre jours et demi est l'un des piliers de la "refondation" promise par le gouvernement.
La sociologue de l'éducation Marie Duru-Bellat (1) explique pourquoi la question des rythmes scolaires est aussi une question sociale. Interview.

L’intérêt des enfants, on ne sait pas le mesurer scientifiquement. On n’a pas étudié l’impact des rythmes scolaires en se concentrant sur les élèves les plus faibles, ceux qui n’ont que l’école pour apprendre. C’est d’ailleurs également vrai pour bien d’autres aspects importants de l’école. On évalue toujours l’impact des mesures en général et pas sur les plus fragiles.

L’apprentissage de l’anglais en primaire, c’est très bien pour ceux qui peuvent voyager, pour de nombreux métiers, mais à l’IREDU (Institut de recherche sur l’éducation)
nous avons vu que les professeurs prenaient en général sur les heures consacrées au Français, et que cela gênait les élèves les plus fragiles pour l’apprentissage de la lecture. Les familles favorisées seront toujours favorables à l’introduction de langues étrangères, ou d’histoire de l’art qui viennent empiéter sur des enseignements fondamentaux mais les autres familles ont besoin d’une prise en charge plus globale de leur enfant, y compris pour le périscolaire, avec les loisirs si coûteux.


* Gâchis : l’histoire géo au bac en première S.

Les plaintes se multiplient.

Un beau gâchis : bilan de l’épreuve anticipée du Bac histoire-géo en 1ère S

Quelques jours avant de replonger dans le rythme infernal imposé par l’enseignement de l’histoire et de la géographie en 1ère S, le collectif aggiornamento histoire-géographie réitère sa demande urgente d’un allègement du  programme comme de l’épreuve qui le sanctionne, mais cette fois,  bilan à l’appui.
En effet, l’épreuve anticipée d’histoire-géographie pour la série scientifique, tenue pour la première fois en 2012, mais aussi les notes des élèves, ont révélé les aberrations et les incohérences d’un contenu aussi infaisable qu’injuste.

Lire les différents articles ici .


* La Morale (politique) : c’est quoi ?

Un bon point à Philippe Meyer pour son analyse de la morale de nos politiques (sur l’école).

En podcast/réécoute ici.
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Modernité (an 1 du changement).

Reprise des hostilités ! C’est la pré-rentrée, le Mammouth reprend du poil de la bête, pour cette année encore. Tout plein d’infos et d’analyses que vous ne trouverez pas ailleurs. Faites-le savoir, faites nous parvenir tous vos commentaires et infos de l’antre de l’EN.


* L’annonce de l’été : Emploi d’Avenir Professeur (cherchez l’intrus)

Quel beau métier professeur (d’avenir) !

Voilà donc la trouvaille de l’été, un truc pour calmer les plus participatifs des syndicats. Le 10 août le ministre a convoqué dans l’urgence une séance exceptionnelle du Conseil Supérieur de l’Éducation pour le 24 août 2012, spécialement consacrée aux « Emplois d’Avenir Professeur », un dispositif que le gouvernement présente comme un pré-recrutement d’étudiants voulant devenir enseignant.

Présenté, avec le « contrat de génération » comme un des deux actes de la politique du gouvernement en faveur de l’emploi des jeunes, la mise en place de ce genre de contrat repose sur
une idéologie libérale selon laquelle le chômage est dû, d’une part à la mauvaise volonté des chômeurs – auxquels il faudrait, selon Sapin, « mettre le pied à l'étrier » (sic) – et, d’autre part, à un « coût du travail » trop élevé. Il s’agit donc encore une fois de précariser l’emploi des « bénéficiaires », dont l’« avenir » est suspendu à la reconduction d’un contrat le plus souvent annuel... et limité à 3 ans. Un dispositif qui est certes mieux que ce qui existe pour l’instant (Masterisation, non supprimée d’ailleurs), mais porteur aussi de belles promesses.


Sombres perspectives

Dans les faits, rien n’est vraiment prêt. Flottement du coté administration et renvoie à des négociations avec les organisations syndicales dans des groupes de travail ultérieurs. Seules infos réelles : le SMIC serait le revenu horaire de référence et le temps de travail hebdomadaire devrait être de 12 heures. Et contrat de droit privé. La possibilité d’un recrutement local n’est pas exclue non plus. Bref, implicitement cette mesure ouvre des portes que certains se sont empressés de laisser ouvertes.


l’UNSA au pied

Drôle de positionnement de
l’UNSA au cours de ce CSE qui a tenté de faire retirer toutes les tentatives d’amendement proposés par les autres. Alors qu’il s’agissait de modifier le texte pour sortir le dispositif du cadre ultra précaire, les votes ont été révélateurs : certains ont voté contre (CFDT, UNSA SNALC, les futurs profs les remercient déjà), d’autres se sont abstenus (FO et FSU).
Bref, un beau dispositif de précarisation qui a été adopté avec un certain soutien syndical. On les remercie.



* Soyons modernes !

Modernes comme notre moderne ministre de l’Éducation Nationale qui veut une école moderne, c'est-à-dire une école  branchée où tous les élèves et tous les professeurs seraient en permanence interconnectés dans le vaste Environnement Numérique de Travail que le ministre appelle de ses vœux ; le progrès, la modernité, le changement  passent par là:

Vincent Peillon:
« La modernité doit pénétrer dans l'école, c'est un facteur de démocratie, c'est un facteur de progrès cognitif, c'est un facteur de progrès pédagogique. »

Et puis c'est bon pour le commerce... Certaines boîtes de nuit, par exemple, ne pourront pas dire le contraire... « Sur Internet, des lycéens revendent les ordinateurs donnés gratuitement par la région Languedoc Roussillon à la rentrée 2011, rapporte 20minutes.fr, ça va faire des sous pour aller en boîte!». http://www.20minutes.fr/article/990319/revente-ordinateurs-offerts-region-Ca-va-faire-sous-aller-boite

Eh oui, il fallait y penser... C'est aussi cela le progrès cognitif... et le
Conseil Régional de Languedoc Roussillon en est d'autant plus marri que les ordis offerts aux lycéens lui ont coûté fort cher (496 € pièce sans lecteur DVD, un prix d'ami pour une grosse commande groupée)...  et lui ont déjà valu de nombreuses critiques: s'estimant injustement lésés par les choix de la Région, choix selon eux aussi troubles que les brouillards du Cloud, certains concurrents mécontents de Dell ont en effet entrepris des recours concernant ce coûteux marché public devant la justice administrative (voir là)


* Informatique et économie de la connaissance:

Avis de tempête sous les crânes: cumulonimbus, stratocumulus et autres nimbostratus n'ont qu'à bien se tenir!
29 % des américains pensent que le cloud computing est un vrai nuage... source



* Fric, informatique et partenariats écoles-entreprises

Certains industriels de l'informatique ont été accusés de s'enrichir  en faisant bosser des enfants  en Asie pour des salaires de misère, grâce à des partenariats écoles-entreprises comme personne, même parmi les plus réacs de nos ultralibéraux, n'oserait en proposer en Europe...

11 à 13 heures de travail journalier avec la bénédiction des enseignants, c'est en Chine  que ça se passe, chez des sous-traitants de Samsung... nous dit le Figaro...

On voit que l’UMP a encore de la marge pour produire son prochain programme électoral.
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