Vive le monologue social!

Ne nous y Fillon pas...

L'imparfait du supplétif

 

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Avril 2004

Ouille!, j'ai pris un coup dans les urnes

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Le fossoyeur des retraites à l'Éducation Nationale:

Raffarin a trouvé le bon Fillon

    Pour remplacer un catho-démocrite aux petits pieds, Chirac et son homme de paille Raff' nous refilent un chrétien-démocrate (l'un de ces deux termes étant pure hypothèse) à chemises vichy.

Ont-ils fait le bon chouan?

    À première vue, cette nomination ressemble à une provocation: il y a dix mois, nous défilions en scandant son nom tout autant que celui de Ferry.
    Mais à y bien regarder, ce type sort relativement indemne de la réforme des retraites, après nous avoir défoncé le trou de l'unedic.

Courage, Fillon

    Et en tant que ministre des Affaires Sociales (je sais, ça fait rire), il a surtout gagné auprès de ses collègues ministres le surnom de "Courage, Fillon" pour son art de l'esquive face aux milliers de morts de la canicule.

    Il passe pour un bon négociateur, qui a payé de quelques chérèques sans provision l'assassinat des retraites. Une vision très contemporaine du "dialogue social". On compterait sur lui pour nous entourlouper de même que nous n'en serions pas autrement surpris.

Sans objet direct

    Mais pour nous, la question essentielle demeure sans réponse: Fillon a-t-il la moindre légitimité au ministère de l'Éducation? La seule particularité qu'on lui connaisse, c'est qu'a priori sa nomination satisfait le camp des culs-bénis. Mais à part ça, quand l'a-t-on entendu émettre une opinion sur les principes, les valeurs, ou le devenir de l'instruction en France? Depuis quand est-il un spécialiste, ou au moins depuis quand a-t-il un intérêt pour ces problèmes?

    En réalité, la question est sans objet. La réforme promise de l'Éducation Nationale n'a rien à voir avec la réussite de nos élèves, la réduction de la "fracture culturelle", l'adaptation supposée à une société en évolution.
    Ce qu'il faut réformer, c'est le principe même du service public. La fameuse "réforme de l'état" jugée indispensable par le gouvernement comme par l'opposition de la droite socialiste, c'est le démantèlement des institutions publiques. Dégraisser l'état pour engraisser l'entreprise privée.

    Et pour faire ce boulot-là, nul besoin d'un philosophe ou d'un pro de l'éducation; un ministre UMP quelconque fera l'affaire.

BB    



Pétillon - Le Canard Enchaîné

Qui a dit?...
    "Dieu aidant, nous fonderons ensemble et quand vous le voudrez, sur les larges bases de la décentralisation administrative et des franchises locales, un gouvernement conforme aux besoins réels du pays."
    C'est le comte de Chambord, prétendant au trône de France qui le frôla sous le nom d'Henri V. C'était le 5 juillet 1871.


Le sinistre Fillon s'est lavé les mains de la canicule:
c'est Ponce-sans-rire


Rappel: le libéralisme est une idéologie

    Pour ceux qui trouveraient l'édito ci-contre excessif, il est bon de réaffirmer que, contrairement à leurs affirmations, les libéraux sont des idéologues.
    Leur credo: la loi du marché est la loi naturelle qui régit le monde. La seule formulation de cette pensée profonde ne laisse aucun doute, c'est un dogme, une foi. Les politiques et la presse nous ont rebattu les oreilles de "la fin des idéologies" à l'effondrement du bloc socialiste soviétique. Mais cette disparition a eu pour principal avantage de laisser la place (à l'échelon planétaire) à une nouvelle religion, tout en fournissant l'occasion de nier qu'elle fût une religion.
    Principe libéral: toute activité humaine doit être créatrice de richesses. Et pourquoi? Ben parce que c'est comme ça. On nous dit que c'est une loi économique, j'appelle ça une sourate. Seule l'entreprise privée est créatrice de richesses et (le grand mot) de valeurs. Ah bon? Ben oui, puisqu'on vous le dit. La loi des marchés est juste et garante de justice, elle aboutit nécessairement à un équilibre par le jeu de la concurrence, et à un mieux-être pour tous; c'est ce que nous constatons chaque jour, et certains le constatent même amèrement.

    Bref, les hommes politiques qui nous entraînent là-dedans sont au pouvoir pour servir leur monde – le Medef – ce qui est le but de la vie politique: être élu par ceux qui y ont intérêt pour faire ce qui profitera à cet électorat. Avec une petite nouveauté:ils arrivent à se faire élire par leurs victimes pour favoriser une poignée de requins malhonnêtes.
    Ou alors ce sont des imbéciles façon Madelin, ni riche ni ministre, et c'est bien fait pour lui.

BB (Et merci à Cabu) 


Le faible poids des mots

    Nous relayions le mois dernier une opération de souscription pour payer une tribune dans Le Monde, pour expliquer ce que sont les manœuvres pour la rentrée à venir. Détails.

    Il fallait 300 donateurs à 60 euros pour lancer l'opération. Soixante euros, c'est une journée de grève, quinze paquets de mes clopes, une paire de pompes qu'on n'use pas à manifester, un resto pour deux ou trois, cinq ou six bouquins, un parfum, un raton laveur...

    Il n'y eut que 90 promesses de participation, et c'est tombé à l'eau.

    C'est à désespérer.

Délinquance scolaire:
Ferry s'est fait piquer son portefeuille



Cabu - Le Canard Enchaîné


Ferry prend le large: l'embarquement pour se taire

Son éloge funèbre est .


Est-ce que Fillon va au cabinet (ministériel)?


Ferry remercié à coups de pied dans le Fillon


Remaniement houleux: Ferry et Mer dans la tempête


Tempête en Mer,
t'en chies en Ferry


Mer et Ferry sont dans un gouvernement qui coule : lesquels tombent à l'eau les premiers?

 

     

        


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