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19 novembre 2007

DarKos: "faire de l'école un athlète et non plus un sumo."

Cogito ergo sumo
Dernière minute (21/11):
Santini reçoit un
Copé d'honneur.
Vidéo en ligne
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23/11 Dernière minute-Réforme des lycées: Comme vous ne le savez pas, les syndicats de l'éducation nationale participent actuellement à des groupes de travail ministériels... suite sur le blog.

Rentrée 2008:
11200 suppressions de postes


Luz - Charlie Hebdo


Les sumos pour le dire

    En son temps, Allègre causa un tollé avec son "il faut dégraisser le Mammouth". Il entendait par là la part administrative de l'institution, mais son mépris s'exprimait tant par ailleurs...
     Aujourd'hui, DarKos veut que l'école ne soit plus "un sumo" (au fait, on dit un sumotori, sauf son respect), mais un athlète (va dire ça en face à un sumotori, tu verras si ce n'est pas un athlète!).
    Et le prof, petite chose hypersensible, de s'offusquer.

    Pourquoi ces choix lexicaux rentre-dedans font-ils cet effet aux profs? Après tout, qu'un gros con bouffi de préjugés poujado-universitaires ou un ministre de Sarkozy aient une piètre image de l'ÉducNat n'a rien de bien singulier.
    Oui, mais voilà: un ministre n'est pas censé avoir ses administrés en piètre estime. Ne peut-il réformer sans salir? Nombre d'entre nous jugent avec sévérité les performances de l'école – mais chacun s'attache à bien faire. Le jugement collectif, c'est chacun, qui l'entend. Et ce qu'il entend, ce n'est pas un politique qui a des opinions différentes, c'est un ministre qui n'aime pas son ministère.

    Les hommes politiques qui songent, davantage chaque jour, à leur com' doivent apprendre une chose: pendant qu'ils parlent, on les écoute.

Question de poids:

sumo PEGC,
c'est possible?


Où leur a-t-on placé la sonde?...

Sondage de septembre 2006:
l'école fonctionne mieux dans la prise en charge des élèves en difficulté.
(Avis des sondés.)

Constat 2007:
et VACHEMENT mieux aussi pour la production d'élèves en difficulté!


Même sondage:

plus de 90% pour la diminution du nombre d'élèves par classe et l'augmentation du nombre de profs.
52% contre la suppression de la carte scolaire.

Et 52% ont voté Sarko qui annonçait etc. Cherchez pas...

Notre rubrique Allegria

Allegre jacta est

Dans notre série
"On atteint un sumo de la pensée"...
Admirez le haut niveau dialectique de l'argumentation du Glaude: on le croit lancé sur une comparaison de la charge de travail? Ben non, tout soudain, après un petit taccle glissé aux retraites des cheminots (tu penseras à nous dire le montant des tiennes, le Glaude?...), il s'embarque dans une sombre (noire?) histoire de "fondamentaux" à risque dans les quartiers difficiles (alors que prof de musique, c'est rigolo partout). Le monde entier nous l'envie.

Un Janus artificieux

    DarKos se multiplie sur les plateaux de télé, ces jours-ci. Grande offensive, mais complexe: visiblement, il faut emporter l'adhésion du public, tout en flattant l'enseignant, ce qui demande un certain talent de contorsionniste.
    Le problème, c'est de trouver de la cohérence dans les propos du ministre...

    Il dresse un tableau mesuré de la situation, des difficultés, voire des lacunes de l'école; le constat est honnête, et l'analyse et les objectifs montrent la connaissance du métier. Il parle enseignement, connaissances, contenus. On est loin de l'insulte allégrienne, ou de la péremptoire oukaze à la De Robien.
    Puis il annonce les mesures à mettre en œuvre. Et là, on ne voit pas le rapport avec ce qui précède: diminution des moyens purement arithmétique, plus un mot sur les cours (forcément!), compensés ou remplacés par des études du soir ou du sport. Il énonce le programme de campagne de son Conducator, et on se demande à quoi servait le préambule, puisque le lien est invisible!

Le côté obscur de DarKos

    Autre émission (voir la vidéo sur le blog): il est prompt à dire qu'on ne s'ennuie pas forcément à l'école; les profs savent intéresser leurs élèves. On croit sentir le type qui a foi dans l'institution et les profs. Mais c'est le même qui ailleurs annonce ses 11200 suppressions de postes en disant que, moins nombreux, on fera mieux si on s'y prend mieux: ces bons professeurs seraient donc mauvais?
    Et puis il y a des paroles très révélatrices. Chez Ockrent, annonçant les changements à venir, il déclare que dorénavant le prof devra (?) rester le soir au lieu de "partir en courant". Et ce "en courant", tout soudain, rompt le charme: le prof est un gros branleur qui fuit son devoir, entend-on entre les mots.
    Et avoir un nom à mettre là-dessus (c'est un idéologème, merci Judith Bernard!) n'ôte rien à l'aspect vaguement insultant du propos.

Enlève ton masKe!...

    Et si ce type avait, au fond (peut-être pas vraiment consciemment?), du mépris pour son menu personnel? N'était-ce pas le même qui vantait le modèle anglais: prof + pion + assistante sociale + etc., par opposition au prof français, si peu dévoué qu'il ne fait que des cours?
    Voilà, à se laisser séduire par son côté très prof, on en oubliait une chose: un type qui est ministre-godillot du petit Caudillo ne peut pas être foncièrement bon.

BB    


Suite par anticipation:
j'auto-commente

    "Moi, j'en connais, qui partent en courant!". Inutile de m'écrire, moi aussi. Moi-même, certains jours, je cours. Parce qu'il me reste plein de travail (et quand je devrai, si un jour c'est rendu obligatoire, rester le soir, je le ferai quand, ce travail?); parce que je suis content que la journée de cours se termine, et que je suis comme tout salarié, ravi d'en avoir fini, libre enfin (zut, des copies... N'y pensons pas encore...).
    Pourquoi un enseignant, à l'inverse des autres, devrait-il rentrer chez lui à regret? On nous serine que c'est un métier exigeant, difficile, souvent usant: devrions-nous en plus être masochistes?
    J'ai enseigné avec conviction et scrupule, j'ai le droit de partir à la vitesse de mon choix.
    
Et j'emmerde celui qui y trouve à redire.

BB    


La fin
(de l'échec scolaire)
justifie-t-elle les moyens
(de se foutre de nous)?

    Le "Document d’orientation (...) pour définir un nouvel horizon pour l’école primaire", énonce les moyens de diminuer l'échec scolaire (cf le blog):

- diviser par deux le nombre des redoublements;
- renforcer les fondamentaux, prioritairement le français;
- piloter par l'évaluation (CE1 et CM2);
- travaux en petits groupes pour les élèves en difficultés;
- évaluer autrement les professeurs des écoles.

    La diminution des redoublements est bien un moyen et non un objectif. Logique: quel est le plus visible symptôme de l'échec? Le redoublement (c'est à dire la nécessité de refaire une année quand les objectifs ne sont vraiment pas atteints).
    Pas de redoublement = pas d'échec scolaire?
    Supprimez l'échelle de mesure, vous supprimez le phénomène!

Mode: l'automne, saison des défilés


Le Mammouth se déchaîne stéréo


Université:

Pécresse gonfle les bourses,
mais supprime Aline

Et elle s'étonne que
les étudiants
se mettent en branle!

Plus d'école le samedi:


Charb


Suppression de l'alloc pour
l'installation étudiante (Aline)

AU CROUS
AU SECOURS !


Le Mammouth Déchaîné
barrit avec les étudiants

Opération de pesée de sumo
devant les collèges?


Commission Pochard
(voir ci-contre à gauche)

Allègre se croyait à la
Commission Pochtron

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