8 mai 2012
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C'est la Tulle finaaa-leu !

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Travailler plus pour gagner moins

Vincent Peillon rappelle régulièrement que les profs travaillent 39 heures réelles. S'il a les bonnes sources et le sens des nuances, il n'a pas besoin des précisions suivantes :

  • Ce temps de travail est ramené à la même durée annuelle que les autres salariés (= nous travaillons davantage chaque semaine ouvrable, sur moins de semaines que les autres).
  • Ce calcul est une moyenne (= certains font moins selon les disciplines, l'absence ou la longueur des copies à corriger, les affectations; donc je fais plus).
  • Ce calcul est ancien (depuis, nos effectifs, en collège par exemple, ont augmenté de 20%, et le temps de correction a suivi; les validations de Socle Commun, l'oral d'Histoire des Arts, la validation de compétence en Langues, les groupes de besoin en Seconde, etc., se sont ajoutés).

Pour les mélomanes,
à gauche Jean-Jacques Milteau
et à gauche Stéphane Grapelli.

Révisions utiles

Dans quelques mois, nous serons peut-être amenés à nous plaindre de notre nouvelle hiérarchie. En tout cas, nous serons à coup sûr confrontés à des déçus du bulletin de vote (c'est inévitable), qu'ils aient ou non des motifs valables. Alors apprenons par cœur cette magnifique ode aux forces vives de l'ÉducNat :

"[Les enseignants]
sont insupportables,
infréquentables,
haïssables.
"
"C'est bien simple. Quand je visite une école, je demande toujours à voir les femmes de ménage et les cantinières et je leur serre la main, car ce sont les seuls gens normaux de l’établissement."

Le changement, c'est maintenant ?

    Pour certains, la différence entre la Gauche et la Droite, c'est que la Gauche doit faire rêver. Distinction commode pour s'affranchir des différences idéologiques; depuis vingt ans, la consécration de la Mondialisation comme prétexte universel au réalisme politique sacralisé, le dogme des économies publiques, l'accord sur la LOLF et la RGPP, ont été les dénominateurs communs qui ont karchérisé la frontière entre Droite et Gauche.

    Nous avons depuis longtemps laissé nos rêves au vestiaire. Le programme pour l'ÉducNat annoncé par Peillon pendant la campagne électorale est sur le papier plutôt convaincant, mais quid des politiques déjà engagées ?
Vont-ils dézinguer leur connerie de Socle Commun, et la validation forcenée ?
Vont-ils revoir les conditions dans lesquelles le Cadre européen pour l'enseignement des langues a été imposé ?
Vont-ils revenir sur la Contractualisation des établissements (la même contractualisation qui dans la police remplit les cellules de garde à vue et bidonne les statistiques) ?

Statut aux pieds d'argile

    Et pourquoi Peillon dit-il qu' "il faudra faire évoluer la définition du métier, de ses tâches, de ses obligations, des services" ? Il explique que nous n'exerçons plus comme antan, alors pourquoi veut-il modifier un statut qui nous permet déjà de le faire ? Un statut qui tient en quelques mots, et définit notre métier en heures de cours, ce qui est notre protection principale...

On ne change pas une équipe qui nuit

    Et surtout, ils ne vont pas se lancer dans une chasse aux sorcières et virer tout le haut-personnel du Ministère et des rectorats et IA. Or notre hiérarchie a été très fortement sarkolorée à droite, avec une orientation DRH très autoritaire, au service du pouvoir et non de la Nation, très méfiante (voire hostile) envers le corps enseignant. Pourront-ils (voudront-ils) changer ces mœurs ?

    L'Internationale a été remplacée par la Marseillaise dimanche soir, mais ça n'a même plus valeur de présage pour le quinquennat à venir : le PS avait depuis longtemps montré son malaise devant ce symbole, et dès les années 90 ceux dont le programme n'était "pas socialiste" n'en connaissaient pas l'air. Mais j'ai encore des illusions. Je veux croire que l'on peut joindre les actes aux paroles, et non déguiser les uns avec les autres; en clair, que l'on va nous permettre de travailler simplement, en confiance. Vincent Peillon dit publiquement que les enseignants sont attachés à la réussite (quoi que l'on mette derrière ce mot) des élèves : que le premier acte du nouveau ministre soit de l'écrire dans une circulaire qu'il intitulerait "Le prof n'est pas l'ennemi du système éducatif".

BB     

 

La Droite a perdu.
Est-ce une victoire de la Gauche ?

C'est la fête du
Oui, mais...


Annonce claire de Peillon :
il faudra résorber le bordel et recruter des profs avant de penser à nous augmenter.

C'est nous qui Peillon les pots cassés
(par la Droite)


L'équipe de Hollande :
des caciques du PS
et des petits nouveaux.
Que vont-ils nous jouer ?

"Un air de famille"
ou
"Le gouda des autres"?


Avec Hollande, changement de stratégie :

après les échecs, l'edam.


Histoire contemporaine

 
 
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