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Viendra le temps des jackeries
 

Les archives du Mammouth sont bien rangées. (C'est pas comme son bureau! Une Mammouthe n'y retrouverait pas ses petits. NDLFDR: note de la femme du rédacteur.)

Nos chers disparus
(Première mammouthure.)
Le Mammouth d'outre-tombe
(L'ère languide.)
Le Mammouth se rebiffe
(Éducation Nazionale.)
Le Mammouth bouge encore
(Archives en cours.)

Déboires d'outre-tombe.
Au début, il y eut le verbe, et Djack fut son compliment d'objet. Et nous fûmes ses sujets...
Pénétrez (avec les patins, siouplaît) dans les annales de l'ère languide du Mammouth Déchaîné.

Contrepet foireux: Jack Lang met sa foi dans l'école.

Barrir, c'est pourrir un meuhLe Mammouth dernier cri (septembre 2000) Barrir, c'est pourrir un meuhLes lendemains qui déchantent (octobre 2000) Barrir, c'est pourrir un meuhLa moyenne baisse (novembre 2000)
Barrir, c'est pourrir un meuhLe fond du millénaire effraie... (8 janvier 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhDura lex. Trinquons! (8 janvier 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhChange pas de main courante... (21 janvier 2001)
Barrir, c'est pourrir un meuhEt vote la galère: le râle des cavernes (23 février 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhCollège unique ta mère (mars 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhLe petit doigt sur la culture du pantalon (mai 2001)
Barrir, c'est pourrir un meuhVa sauver la terre (mais à moyens constants) (septembre 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhRespect foireux. Plan anti-violence? (novembre 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhCe qui est pris n'est plus à apprendre (janvier 2002)

Suppléments. Le Mammouth ne vous refuse rien.

Barrir, c'est pourrir un meuhLes vacances de Monsieur Mulot (Le Mammouth peigne la girafe. Juillet-août 2001) Barrir, c'est pourrir un meuhJack a dit pas grand chose (Les rendez-vous de l'Histoire à Blo-â, 13-15 octobre 2000)
Barrir, c'est pourrir un meuhLa vérité qui fait mal: l'Euro dans les manuels, c'est le bordel Barrir, c'est pourrir un meuhItinéraires de découverte

Jack a dit: "attendre et écouter".
C'est Wait Watcher?


Mammouth pas mort

Avec la fin de la période glaciaire que furent les mois d'été (nous eussions préféré une période glacière), en ces premiers jours de classe, miraculeusement les temps se réchauffent et voici que le mammouth se décongèle.
Mes très chers frères, bande de fainéants (c'est bien connu), bref, enseignants de tous poils, faute de nous unir, gardons au moins le sens de l'humour et sachons le faire partager.
Nous, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a et, même sans bouillir, on n'est pas des génies. Alors, il ne tient qu'à vous de faire vivre désormais ce site complètement alternatif et perso en lui donnant en pâture vos meilleures réflexions. Certains d'entre vous l'ont déjà fait et lancent ainsi les débats (voir page
La trompe du Mammouth est mal embouchée).

Même si vous n'êtes pas d'accord avec nous, si vous regrettez Allègre, pire, si vous êtes au SGEN ou adhérent de la CFDT *, ne zappez pas (pas tout de suite, au moins). Tout un tas de belles rubriques vous attendent dans un mammouth régénéré, sauce Jack cette fois-ci. Découvrez-les et faites-les multiplier.

Formidââble.

( * C'est pour rire! David)
( Mais il n'y a quand même pas de quoi être fier. Bruno)

péquenaud parade
(Lefred-Thouron - Le Canard Enchaîné)


Les lendemains qui déchantent

L'enseignant est un fonctionnaire qui écoute la voix de son maître,
mais qui en ce moment aimerait bien changer de disque (et de pathé).

 

Vous ne savez pas ? Il paraît que la dernière boutade qui fait fureur dans les rangs du cabinet Lang est d'évoquer l'ère Allègre sous le terme d'Ancien Régime. Métaphore plaisante, qui veut montrer que des têtes sont tombées. Ne boudons pas notre plaisir, comme disait Himmler en visitant Auschwitz un jour de pluie (merci Desproges). Certains pédagogistes inspirés sont partis et l'inspection générale, réintégrée au sein des GTD, peut chanter triomphalement la Carmagnole.

Cependant la boutade me monte au nez quand sur le terrain on constate que la politique de dégraissage et d'instrumentalisation des profs continue dans le même sens: on demande de plus en plus de tâches aux profs* en refusant de les intégrer aux services. Et vas-y que les élèves ont droit à tout un arsenal (douteux), sans qu'on en donne les moyens. Vive les heures sup, les bricolages et les injonctions creuses.
Écoutez tout ce qu'on fait pour vos enfants!
Ne regardez pas comment on (ne) le fera (pas).

La morale de cette histoire est peut-être qu'il ne faut pas se moquer trop vite des anciens aristos de l'Éduc nat, car les piques ne sont pas complètement mises au placard. N'oublions pas que l'Ancien Régime est mort d'une longue agonie financière.

D.R.

(*pour cette rentrée: l'heure de "vie de classe", les Parcours Croisés d'Antioche, la généralisation des études.)


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La moyenne baisse!

Déjà quinze jours, et pas une connerie de Djack.
Que fait le gouvernement?

 

Alors là, Bravo (avec un grand B, comme Blague). On se disait tous: comment va-t-il faire  pour susciter le consensus, rapporter les voix des enseignants aux socialo? Ça y est, on a la réponse: en réinventant l'eau chaude. Allègre voulait réformer en mettant un grand coup de pied dans la fourmilière. Jack veut surtout ne rien faire tout en faisant croire le contraire.

Comment interpréter autrement les vraies-fausses mesures annoncées ce jeudi? Créer 185 000 enseignants nouveaux alors qu'il y en a autant qui partent à la retraite, ça c'est de la réforme dans l'immobilisme, ou je ne m'y connais pas. Encore heureux que les départs à la retraite soient remplacés alors que le nombre d'élèves ne diminue pas. Et puis, vous dites combien de créations réelles? 17 675 (et encore c'est pas sûr). Si on rapporte ce chiffre au nombre d'établissements scolaires, on voit bien vite qu'il s'agit d'une politique de misère.

Allez, autant de bonnes nouvelles nous feront bien oublier la poursuite des réformes Allègre, le vide sidéral de la pensée ministérielle.

Viva Zapata.

D.R.

Qu'est-ce qui est le mieux:
une annonce tous les 15 jours ou deux
conneries par mois?


Actualité
la pilule du lendemain :
Révolution ou prise de la Pastille ?


Officiel
2001, année des langues.
C'est Monick qui va être contente.


Le fond du millénaire effraie...

La bonne blague de fin d'année: les profs sont mis en examen. Et bonne Santé!

 

Si tu te tiens mal, ton prof finira en prison!

Où l'on apprend qu'un zéro pour refus de travail est assimilé à une voie de fait sur mineurs: "violence commise par une personne chargée d'une mission de service public", article 222-13 du Code Pénal.
Le zéro comme coups et blessures, qui dit mieux? Ça a tout de même valu cinq heures de garde à vue à un prof... Et si un juge donne suite, pourrait aboutir à une condamnation.

Garde à vue... Fixe!
Arrestation d'une prof sur son lieu de travail parce que le livre étudié (et inscrit au programme) déplaisait à des parents d'élèves qui ont su garder un anonymat modeste.

Cas extrêmes? Isolés? Il s'est tout de même trouvé des policiers, des gendarmes ou des juges pour faire embastiller ces dangereux criminels. Et c'est légal. Et l'absence de suites judiciaires n'est en aucun cas un signe qu'ils ont eu tort. Eux ne risquent rien; pas la plus petite remontrance. Même pas cinquante lignes.

Tout ce que vous pourrez dire ou faire, ou ne pas faire, voire ne pas dire, pire, ne pas voir, pourra être retenu contre vous. Mais restez optimistes: peut-être que parmi vos élèves ne se trouvent pas les enfants d'un ancien cancre devenu pandore (c'est courant, non?), d'un chieur procédurier, d'un furieux de la lettre anonyme. Votre avenir dépend de cette statistique...

Mamma mia, quel beau métier!

BB

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Dura lex. Trinquons!

La nouvelle lubie de nos chefs, c'est la loi. Les établissements scolaires doivent "se mettre en conformité" avec elle. On croirait qu'il s'agit d'un nouveau label NF. C'est nous qu'on forme, conformes!

Première étape, les règlements des bahuts. Depuis ce 1er janvier, ils sont la loi, nous dit-on, et sont soumis à la loi. Foutaise: même votés par les conseils d'administration, ils ne seront jamais la loi, parce que nous n'avons pas le pouvoir de légiférer. Mais si un prof ou un principal a le malheur de faire un truc qui n'y est pas explicitement inscrit, il court le risque d'un séjour au poste et d'un procès. Et il se trouvera plus d'un parent d'élève, sur le nombre, pour user de cette possibilité, et plus d'un magistrat pour y pourvoir.

Deuxième étape, les pratiques pédagogiques.
Si on fait ce que prévoit le règlement, mais que ça déplait, c'est pareil! Parce que maintenant, le rapport de clientélisme a atteint la justice aussi: de plus en plus, nos concitoyens (orthographe en libre-choix) attendent de la justice qu'elle les console de tout désagrément. Et il n'y a pas meilleure consolation qu'un(e) prof en cabane et un gros paquet de pognon.
Le livre étudié ne m'agrée pas? (Il y a du cul, ou des propos qui me choquent, ou que je ne comprends pas, ou trop de mots...) Paf, je sonne la maréchaussée, et on met ce prof de mes fesses au trou (et inversement). Ça s'est déjà fait! [cf. édito ci-dessus.]

Vous pensez que j'exagère? Un comité est en train de plancher sur l'harmonisation des pratiques pédagogiques. Ce qui veut dire que quiconque se fourvoiera à enseigner perso sera ipso facto hors la loi!

Et si vous croyez que ça va se tasser, vous vous leurrez la tartine. Parce que le Droit français, lui aussi, se met en conformité – avec les normes européennes. Et la vision dominante de la justice chez nos camarades, c'est celle de la défense de la personne privée contre les abus institutionnels ou commerciaux. Et nous sommes potentiellement un abus institutionnel.
La vision globale, étatique, égalitariste, (pour stigmatiser, on dit "jacobine"; ça fait secte, ça fait vieux, c'est pas MODERNE! Ça fait pas libre, c'est pas LIBERAL!) que nous avons de l'école est comprise outre-Rhin ou outre-Manche comme un totalitarisme. Ils voient nos institutions à la lumière de leur propre histoire.
L'Europe aime les régionalismes – vous savez, c'est comme du nationalisme, mais en plus petit et en aussi con. Hé ben l'Europe pousse à l'autonomisation des régions. Et quand il faudra que la Creuse recrute ses enseignants dans son énorme vivier estudiantin, ou que le Nord-Pas de Calais scolarise ses deux millions de jeunes avec moins d'argent que Nice-Côte d'Azur, il y aura vraiment un progrès!

Savez-vous que la déréglementation qu'on voit (mise en concurrence de Rance Télécom, EDF, etc...) s'applique à tous les domaines? Si si, il est vraiment question de faire tomber le (pseudo) monopole de l'état en matière d'éducation. L'état conserverait les charges (les salaires des enseignants), les collectivités locales (ou les acteurs socio-économiques, ou un mélange des deux) adapteraient les programmes et les méthodes. Imaginez ce que ça donnerait à Vitrolles...

Quel rapport avec la judiciarisation actuelle? Eh bien, dans une telle logique, les profs seraient (seront) dans un système de clientèle. Tu n'es pas conforme, tu vires. Ou on te colle un procès, comme quand la bouffe est décevante au resto.

Ah, oui... Dernière touche de mise en conformité: les avocats français devraient un jour avoir le droit de se payer au pourcentage des réparations obtenues. À vos cassettes!

BB


Bonne nouvelle:
pour une mise en examen,
on vous retire vos lacets,
mais on vous laisse
vos pompes.


Bonne idée: travailler la langue avec son prof.
Mauvaise idée: travailler son prof avec la langue.


parcasterix2.PCX (10908 octets)


Bonne idée: voler un ouvrage à la documentaliste au CDI
Mauvaise idée: violer la documentaliste à l'ouvrage au CDI*.
* Et quand on connait la nôtre, on rit deux fois plus.


filsdecadre.PCX (7987 octets)


Bonne idée: Étudier la mécanique au lycée Calder
Mauvaise idée: Étudier la mycologie au lycée Michaux


Nouvelle terminologie:
ne dites pas
une maîtresse d'école,
mais dites
une institutrice s'envoie en l'air.


 


Le jeu de mot laid...    ...coule en barre.
Ascenseur pour les fachos,
clic à gauche pour les autres.


Change pas de main courante, je sens que ça vient...

La nouvelle lubie de nos chefs, c'est la loi. Bis repetitam, non placent du tout...

    En parallèle à la poussée procédurière dont des profs font les frais (voir ci-contre), il y a une incitation de notre hiérarchie au recours à la loi.

    Sous le même prétexte que la loi domine toute notre vie (confusion entre la loi et les tribunaux), on nous dit de plus en plus "portez plainte!"...
    Mieux, on déclare que les établissements scolaires n'ont pas à "se substituer à la loi" (formule magique qui permet de ne rien faire) pour les actes punissables par la justice: agressions ou insultes aux fonctionnaires dans le cadre de leurs missions.
    On en vient à des contorsions ubuesques: "nous n'avons pas à sanctionner ce qui relève de la justice, remettez-vous en à elle."

    Si ce discours se généralisait, on en viendrait donc à des extrémités aberrantes, où l'on saisirait les tribunaux pour le moindre propos déplacé d'un élève, tout en le tolérant de facto au sein de l'établissement.
    Belle éducation à donner à des enfants! Comment imaginer que les décisions de justice tombant plusieurs semaines (mois / années...) après les actes (si tant est qu'elles tombent...) aient le moindre impact sur des enfants qui se projettent tout au plus à quelques semaines dans l'avenir?...
    Nous savons tous que nous essayons de statuer très vite pour que nos élèves (les fautifs et les autres) fassent le lien entre l'acte et ses conséquences. Nous cherchons toujours à montrer que l'établissement réagit en tant qu'entité, protège chacun (élève ou adulte) en se protégeant.
    Quelle image véhiculeraient ces pratiques, si le recours à la force publique se substituait à la sanction interne?

    Et surtout, dans quel engrenage glissons-nous la main, le bras, tout le corps constitué, si nous donnons l'exemple de la renonciation aux règles propres, au dialogue, au modus vivendi?
    Si nous acceptons que les atteintes aux profs se règlent entre victime et justice sans le truchement de l'établissement, comment éviter que les élèves et leurs familles nous envoient au tribunal plutôt que de nous rencontrer, ou d'interpeller le chef d'établissement ou le rectorat?

BB


Mars 2001. Djack a pris un coup de pied dans les urnes.

Et vote la galère...

Ce titre du mois dernier était (par hasard) prémonitoire. Djack a la gueule de Blois.

 

Le râle des cavernes: la démocratie à l'école.

Il est de bon ton dans la vulgate éducative ambiante de parler de démocratie à l'école, d'école démocratique, de citoyenneté scolaire… Traduction concrète: multiplication des expositions et projets citoyens aux vertus propagandistes dignes de l'Union Soviétique de la grande époque ; vas-y que je te forme les délégués de classe à une participation active à la vie lycéenne ou collégienne, pour transformer les établissements en lieu de vie, forum des temps modernes où se construit l'identité civique des hommes de demain… (je parle bien, non ? je pourrais presque être ministre — pouf, pouf—). (Tu pourrais surtout être commercial pour EDF, les ohms qui relient les ohms. Note du ouèBBmestre.)

Discours largement suffisant pour développer une agoraphobie intense. Pourtant bon nombre de moutons s'y laissent prendre.
Qu’est-ce qui se cache derrière cette démocratie de la cour d'école? Une volonté délibérée de la part des Forces du Mal (?) d'étendre leur emprise ? Bof.

Fainéantise et déficit intellectuel surtout de la part d'acteurs débordés par la situation et d'une société toute entière dominée par des classes moyennes flattées de toute part et avides d'une promotion rapide (quitte à écraser le voisin).

Quid de cette démocratie dont on nous parle ? Elle n'a pas grand-chose à voir avec l'idéal politique généreux qu'on lui attribue ordinairement. Ce n'est que l'expression des désirs et des vouloirs impérieux d'un groupe social en quête d'un avenir radieux et immédiat (voire rentable) (radieux car rentable. Ndo). Ce ne sont pas les familles les plus humbles qui réclament le plus, ni même les classes très aisées qui ont bien compris l'intérêt du brassage scolaire. Pour les uns comme pour les autres par fatalisme, l'avenir est (mal)heureusement tout tracé dans un système scolaire qui reproduit les inégalités.

Il reste donc ceux du milieu, tout juste sortis de la plèbe et qui réclament haut et fort des droits (à consommer essentiellement) forts éloignés des idéaux moraux et civiques dont ils se réclament. Par là, ils contribuent largement à l'éclatement d'une République dont tout le monde se fiche bien aujourd'hui.

Pourtant que de générosité dans la lutte contre la sélection sociale pour une éducation plus généreuse et plus attentive aux humbles. Résultat au bout de vingt ans: un indice: disparition des personnes issues d'un milieu social modeste à l'entrée aux grandes écoles. Les inégalités sont non seulement reproduites mais aggravées.
Sélection implicite donc qui résulte d'un discours clairement orienté vers un groupe social déterminé. L'oligarchie républicaine n'est plus là où elle se situait il y a quarante ans.

Sans aucun doute le problème posé reste celui de l'instrument à trouver pour remplacer le système de sélection scolaire actuel (qui n'est pas vraiment remis en cause pourtant par les principaux utilisateurs, qui pensent pourvoir largement en profiter). Question vaste qui ne trouvera de solution que dans la refonte totale du système scolaire, voire de l'ordre social dans son ensemble. Le point central reste le problème du rôle de l'État que l'Europe libérale entend largement mettre à plat.

Encore un sujet dont on ne parlera pas à la télévision… Allez savoir pourquoi ?

D.R


Eh bien, qu'on leur donne de la brioche...

Collège unique ta mère.

Faut-il jeter le "Collège Unique" avec l'eau du bain? Une phrase de notre ministre (ex-maire de Blois), et les articles fleurissent. Premier constat: Djack a plus d'idées en période électorale. Deuxième constat: la presse attend les idées des ministres pour en avoir. Car la question se pose depuis longtemps, mais il est regrettable que ce soit le ministre qui agite l'opinion, et pas le contraire.
La poule institutionnelle et l'œuf socio-pédagogique...
L'échec, ou tout au moins les problèmes, que connaît ce système, viennent-ils du système, ou des conditions dans lesquelles il est organisé?
Depuis l'institution du Collège pour tous, on s'est ingénié à le rendre inefficace, par une perversion bien-pensante du système: la réussite se mesurant en chiffres, il suffit d'adapter les exigences aux résultats souhaités. Le redoublement automatique révélait l'échec, on l'a mis hors la loi, pour un jour clamer "cette politique était mauvaise, la preuve, il y a beaucoup moins de redoublements qu'avant" (je vous jure, je l'ai lu!). Passons sur les dictées de Brevet à trois sous et autres statistiques d'examens pré-établies.
Le Collège ne donne pas toute satisfaction. Nous en connaissons certaines causes: défiance envers les savoirs, dérive utilitariste (donc clientéliste), prééminence du pratique, voire du ludique, priorité aux activités péri-éducatives,... Tout concourt à ôter leur sens aux études. Comment trier ce qui revient au système et ce qui ressort aux conneries?
Un même enseignement pour tous, est-ce un louable objectif républicain, ou une utopie bêlante? Le débat se justifie amplement, mais il est d'avance faussé, puisqu'on s'est privé des moyens de réussir ce Collège Unique que l'on souhaite juger.
Une fois encore, on réagit par la fuite. Le Collège ne donne pas satisfaction, qu'on l'abatte. Croit-on que le tableau sera plus joli quand on aura changé le cadre? Peut-être faut-il le changer (question ardue), mais si les mentalités (de notre hiérarchie, de certains pédagogues, de certains syndicats, de certains profs, d'une partie des élèves et de leurs familles) restent les mêmes, si le discours officiel a toujours pour but de plaire au citoyen par des évidences simples et séduisantes, le Collège foirera, unique ou pas; et le Lycée foirera; et on proposera une nouvelle réforme, histoire d'entériner cette idée que la réussite se décrète.

BB

Pour un enseignement à visage humain

SGEG.gif (4615 octets)


 

Mammouth de gauche   

 

 

Mammouth de droite

 

 

 

Petit jeu: sur quel Mammouth cliquer pour remonter?


Le petit doigt sur la culture du pantalon.

Depuis son piédestal, Djack déboulonne les statuts.

Une petite camarade à nous, toute fraîche enseignante, est TZR (titulaire remplaçante) dans notre blésoise académie d'Orléans-Tours (de cons, comme vous l'allez voir).

Prof de Français d'enseignement général, elle se voit appelée à remplacer un prof de Français-Histoire-Géo en lycée professionnel. Se fiant aux textes régissant les remplacements par les titulaires, elle refuse d'effectuer les heures d'Histoire-Géo, pour lesquelles elle n'est ni formée, ni compétente.

Le proviseur en fait un fromage, et voilà que le rectorat suspend le traitement de la coupable, au mépris des statuts imprimés et réitérés par notre ministère (à savoir: on remplace dans la matière pour laquelle on est recruté, formé et certifié).

Il est permis de chier sur les statuts.
Aucune démarche interne n'aboutissant, elle s'adresse au tribunal administratif, dont voici le jugement (20 mars 2001):
"Considérant qu'aux termes de la loi du 13 juillet 1983: "Tout fonctionnaire (...) doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public (...)"
Considérant (...) que Mme X... (...) a refusé d'assurer ce remplacement; qu'à supposer même que cette affectation fut (FÛT, ignare! Ton prof de français a dû être remplacé par n'importe qui!!!) contraire au statut de Mme X... elle n'était ni manifestement illégale ni de nature à compromettre gravement un intérêt public (...) etc, etc, blabla conclusions rejetées.

Voilà: même contraire aux statuts que nous donne notre administration, un ordre est un ordre. Notons au passage que le droit pour des lycéens d'avoir un prof d'Histoire compétent n'est pas "un intérêt public". Remarquons que nos statuts n'ont pas de valeur manifestement légale. Considérons que nous sommes des sous-merdes.

Petit jeu: si votre chef d'établissement vous demande de nettoyer votre salle; de laver sa voiture; de cirer ses pompes; de faire cinquante pompes... Est-ce:
a)
ni manifestement illégal ni de nature à compromettre gravement un intérêt public;
b) ni manifestement illégal ni de nature à compromettre gravement un intérêt public;
c) ni manifestement illégal ni de nature à compromettre gravement un intérêt public?

Rompez.

BB

 


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Les vacances de Monsieur Mulot.

Amusements de juillet 2001.

Le cahier de vacances du Mammouth.

Le Mammouth a déjà eu du retard à l'allumage en mai et juin. Et en juillet-août, il s'amuse. Feignants de profs!

Pour célébrer dignement l'année des langues, nous avons testé pour vous les logiciels de traduction en ligne. Pour ce faire, nous avons soumis des textes à la traduction en anglais, puis les avons fait retraduire en français. Le résultat est édifiant.

Textes choisis: celui-ci, et le Dormeur du Val de Rimbaud, le pauvre.

Traduction automatique.
Le livre d'exercices des vacances du Mammouth.

Le Mammouth a déjà eu quelque ignition retardée en mai et juin. Et en août-juillet, cela s'amuse. Les cossards de Profs!

Pour célébrer avec la dignité l'année des langues, nous avons évalué pour vous le logiciel de traduction en ligne. Pour le faire, nous avons soumis des textes à la traduction en anglais , les a alors faits retraduire dans le français. Le résultat édifie.

Textes Choisis : celui-ci et le Dormeur du Val de Rimbaud, le pauvre homme.

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Le dormeur de la vallée

De Cela a le trou de verdure où chante doit riveter,
Gluant follement un les épices de chiffons
Argent; où le soleil, de la montagne fière,
Lueurs: de cela la petite vallée que les mousses de planches.

Dans le jeune soldat, l'année a ouvert la bouche, a la tête nue,
Et la nuque du cou se baignant dans le cresson bleu frais,
Sommeils; il  est élargi dans l'herbe, à sous le nu,
Pâle dans elle lit vert où les pluies fines.

Des pieds dans gladiolas, il dort. Le sourire a
Dans l'enfant malade sourirait, il fait a le rêve:
La nature, balancez cela-lui chaudement: de froid il.

Le cadeau de saveurs fait le frisson de narine;
Il dort au soleil, le manuel son sein,
Calme. Il a deux trous rouges dans le droit côté.

Et pour la bonne bouche, délectons-nous de la traduction mécanique du sommaire du Mammouth!


Contenu (méprisable)
Cela se déplace toujours!
( Dans le 22 avril 2001 )

Cheveux dans le Mammouth
La devise bafouillante du Mammouth
Des nouveaux: dans le 23 février 2001

On est mal parlé le tronc du Mammouth
Marchandises (les Articles) des lecteurs.
S'il vous plaît, grondez et débatez.

Le Mammouth se déplace toujours
Les fossiles de la première ère du Mammouth : disparu marchandises (articles),
En avril 2000–janvier 2001.

Le mammouth écrase les Profs.
Les supplices du libéralisme!!!

Défense de Mammouth
Lequel est la demoiselle ?

Expression ivre
Le biblio du Mammouth.

Connectent peu
Pagine ouèbe du même baril que ceux-ci, ou qui (que) comme. (Nous sommes aussi dans un webring; voir au fond de la page.)

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Va sauver la Terre!

Mais à moyens constants.

 

Journées de pré-rentrée,
question didactique:

vaut-il mieux mobiliser son intelligence sur des conneries,
ou mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes?

(Grave problème qui une fois de plus ne risque pas de sauver les mouches).

L'homélie de pré-rentrée confirme la (non)distribution des moyens: faites ce qu'on vous dit, mais ne demandez pas comment. Des heures d'étude en plus pour les 6èmes? Des heures-sup en plus pour les profs! L' heure de "vie de classe"? Pas dans ton service, petit malheureux! En heure-sup, comme le reste! Ou à l'œil!!!

Et vas-y que je te vends le bricolage de "projets" à réaliser entre nous et sans moyens supplémentaires (on vous donnera les moyens quand ça marchera, sic!).

Et si le projet pédagogique le plus performant était de donner aux élèves des classes pas trop nombreuses, des professeurs sans heures supplémentaires, donc plus disponibles, des "projets" mis en œuvre par ceux qui veulent plutôt que ceux qui peuvent?...
Mais ça doit être trop simple pour être performant.

Allez, plus qu'un jour de perdu, et on retrouve les élèves. Et, somme toute, c'est pas le pire, dans ce boulot.

BB

Respect foireux

Qui a pété (la gueule à son voisin)?

 

Plan anti-violence à l'école.

Le dernier avatar de cette antienne virile, c'est l'anti-violence tous azimuts. Avant, rappelez vous, il y a eu la campagne anti-racket;
celle pour la protection des profs frappés, avec des condamnations rapides et médiatisées;
on a eu la campagne de protection des enfants contre les violences des profs, avec son joyeux amalgame entre semonces, coups, pédophilie;
l'année dernière fut très riche, commençant par la campagne contre les violences des petits chefs envers le personnel;
plus récemment, nous avons eu droit à la campagne contre les zéros de conduite ou les exclusions temporaires assimilés à des "voies de fait";
il y a peu, on arrêtait des professeurs pour des lectures jugées par des parents inconvenantes, donc traumatisantes, donc actes de violence envers les élèves.

Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve? N'en ressort qu'une certitude: l'école est une jungle. L'élève est un loup pour l'élève, le prof une brute lubrique et amorale, le seul but de chacun est de défoncer la fiole de l'autre.
Vite, une cellule d'aide psychologique de crise permanente!

Or voilà donc la dernière cuvée dans nos campagnes: les spots d'idoles des jeunes (ah?) qui prônent le respect. Le maître mot est lâché: le respect! Putain de respect... Mais pas le respect que vous croyez, pauvres naïfs passéistes. Pas le respect du dictionnaire, malheureux! Pas ce sentiment "de considération, d'admiration" (Petit Robert 2000) auquel nous pensions qu'avait droit collectivement le corps enseignant peu pulpeux mais prompt au sacrifice. Non non. Un respect édulcoré; fade; vide; un respect de merde. Celui qui fleurit dans les règlements des collèges: "l'élève doit respecter le matériel, ses camarades et ses professeurs". Quand respecter n'est plus "honorer d'une déférence profonde" (Petit Robert: respecter 1), mais "conserver en bon état" (Petit Robert: respecter 2). Un respect qui nous vient tout droit de la culture (?) télévisuelle anglo-saxonne mal traduite; un faux-ami. Le dictionnaire Longman de 1978 définissait ainsi le mot respect: "admiration". En 1989, Collins annonçait "good opinion". Onze ans s'étaient écoulés, et toute l'évolution d'une société apparaissait dans son langage.

Pour la prochaine édition du Robert, je propose la définition suivante:
"respect: le fait de ne pas cracher sur quelque chose (ou, par extension, quelqu'un)".

BB

Ce qui est pris n'est plus à apprendre.

Les itinéraires à découvert.

 

Plus de grammaire, moins de Français:
lang(ue) à géométrie variable.

Au moment où notre ministre fait l'annuel constat qu'il faut davantage de grammaire dans le cartable du petit Français moyen, il nous invente des "itinéraires de découverte" qui se feront ... en supprimant (entre autres) des heures de Français. C'est les profs de maths, qui vont être contents: la quadrature du cercle (vicieux) est réalisée!
Comment vos enfants sortiront-ils de l'école? Débrouillards, puisque c'est dans cette direction que va l'Educ-Nat, mais, j'ai le regret de vous l'annoncer, bien ignorants...

Pour ce premier édito 2002, le Mammouth Déchaîné est un brin feignant, mais nos lecteurs prennent le relais: un prof et un parent d'élèves soufflent dans la trompe (mal embouchée) du Mammouth.

P.S.: c'est pas tellement que le Mammouth Déchaîné soit si feignant, il est surtout peu nombreux! Vos nombreux messages de soutien nous encouragent, mais vos articles nous font encore bien plus plaisir.

BB

Tatata!

Violence: Les profs devront-ils faire des cours sur les disputes ?
(D'un lecteur contrepéteur)


Lang : "Je ne vise jamais les professeurs."
(D'un lecteur contrepéteur)


L'atroce vérité
sur les manuels Euro-corrigés:
  
franc-euro2.PCX (10290 octets)
Lefred-Thouron. Le Canard Enchaîné 05.09.2001
  
La vérité qui fait mal: l'Euro dans les manuels, c'est le bordel.


Lang de bois, Lang fourchu, et bientôt... Lang bien pendu?


Sur les "itinéraires de découverte",
Sauvez les Lettres
n'y va pas par quatre chemins.
Si vous voulez vous coucher moins cons que vous vous êtes levés, allez-y, c'est vital!
http://www.sauv.net/itincol.php
http://www.sauv.net/iticro.php


Vacataires exploités:
et on s'étonne que la culture manque de bras.

"Vacatairminator" en page la trompe du Mammouth est mal embouchée.


lang.PCX (3828 octets)

Boulooogne sur Mèèèr...
Ça a une autre gueule que Bloa, non?


Laetitia Casta's Fan Club
Trop top!

Supplément posthume.

ma...

Jackadit.gif (1828 octets)

...mouth

Supplément exceptionnel du

Une pensée pour Gosciny.

Lang de Blois au château

Les rendez vous de l'Histoire de Blo-â, en présence de Monsieur Jack

Le Mammouth Déchaîné y était.

Les rendez vous de l'histoire de Blois se veulent la grande messe de la vulgarisation historique française. Tenues cette année les 13, 14 et 15 octobre à Blo-a (comme prononcent les autochtones), ces journées se définissent autour du thème centralisateur : "Les utopies, moteur de l'histoire?" Occasion pour voir de multiples débats centrés sur les utopies pédagogiques passées (et qui ne nous ont pas forcément fait rire) et futures (on rigolera encore moins). Pléthore d'IPR, d'IG, d'huiles de l'éduc nat, de simples profs, voire de ministre, tel notre brillant Jack.

Recueil d'émotions et de pensées, au soir du premier jour, par l'envoyé spécial du Mammouth Déchaîné.

Quelques rendez vous de la journée:
10 heures: discours inaugural par Jack. (J'y étais pas, le réveil a sonné trop tard, tant pis.)
11 heures: débat, "qu'est-ce que l'Utopie?"
Entre deux pots de fleurs, un parterre d'universitaires évoque Platon, Thomas More, Bacon et Fourrier. On tire l'oreille lorsque quelques minutes après le début on nous parle de ces "tenants de l'ordre qui proclament la fin de l'utopie". On espère quelque attitude déviationniste. Et puis rien.
15 heures, Château de Blo-a, colloque "Apprendre l'histoire de l'Europe" (un grand nombre de profs sont invités par Jack avec cartons officiels, siouplait). Voir compte-rendu.
17 heures: Débat, utopie éducative, utopie pédagogique. Voir compte-rendu.

Le monde virtuel de ceux qui nous dirigent (et qui se foutent de notre gueule)

15 heures, au château.

Dans la série on nous prend pour des cons, l'après midi commençait fort. Un peu comme devant Saint-Pierre les fidèles étaient triés. Il y aurait ceux qui iraient en bas et ceux qui iraient en haut.
En haut, le ministre et ses invités de marque. Devant eux, une foule de CGCC (costumes gris cravate club) se presse l'air très inspiré, dissertant certainement du trou du cul du monde sous un drapeau tricolore (ah !) et un drapeau bleu étoilé (oh !). (On apprendra plus tard qu'il s'agit de quelques uns des plus hauts responsables des programmes d'histoire géo, de quelques IG et certainement aussi d'IPR en mal de carrière).
En bas, le commun peuple, lui, a rejoint une salle obscure. Là point de cravates, point de complets gris, les gens normaux, certainement des profs invités, certainement trop communs pour pouvoir regarder not' bon maître. Un écran géant retransmet ce qui se passe au dessus. Ça leur suffira bien. Trop contents d'avoir été tout de même invités, les damnés se taisent, courbent l'échine dans l'espoir qu' il y ait au programme un bon match. De toute façon ils n'ont pas d'autres choix, ils doivent rester. Je reste donc, cela promet.
L'affaire allait être entendue quand soudain (je dis soudain, mais il s'agit d'une clause de style afin d'éveiller votre attention car il serait vain de trouver une trace de soudaineté dans l'action qui va suivre), soudain donc un grouillot du seigneur des lieux nous annonce que des places restent disponibles en haut et que bon, on pouvait y aller (mais en restant dans le fond et sans faire de bruit, hein?). Tout ragaillardis que nous sommes, on se précipite. Les débats commencent. (Les débats, c'est comme des ébats, mais plus longs.)
La directrice du Monde de l'éducation fait les présentations. Attali s'est greffé à la bande de joyeux drilles qui chauffent déjà la salle (à savoir un Allemand, Lafontaine, un Portugais, Carrillo, une commissaire européenne, Reding, et Jack).
Remerciements languinolants, vas-y du Monsieur le Ministre, Madame la Machin-chose.

Première question : qu'est-ce qui fonde l'histoire européenne? Attali (toujours quelque chose à dire celui-la) se lance, retombe (mal? Aïe, il s'est fait mal), la commissaire le rattrape, mais glisse aussi quelques généralités sur l'histoire et l'Europe. Dix minutes de passées, tout le monde s'emmerde ferme. On s'enfonce dans un bla bla infâme. Je cite : "il faut travailler à une conception ouverte de l'identité commune"; puis vinrent les mots magiques qui ne veulent pas dire grand chose mais qui font bien : pragmatisme - philosophie de l'éducation - multiculturalisme - identité - nouvelles technologies de l'information et de la communication - droits de l'homme- ouverture sur le monde - une grande famille. Il y a à peine des phrases autour.

Entre temps Jack s'endort (je vous l'jure, j'y étais), et pionce pendant une dizaine de minutes.

Quarante cinq minutes de passées. La commissaire européenne croit toujours au père noël: "vous verrez, nos enfants vont vouloir nous poser des questions!". Ben c'est sûr, avec la cuculture que tout ce petit monde essaie de nous imposer je ne vois pas comment ils pourront faire pour être autre chose que des bouffeurs de frites pré-machées vautrés devant leur télévision.
L'hypocrisie m'écœure. Ils croient vraiment au discours qu'ils propagent ou ils le font exprès?

Je sors, persuadé d'avoir perdu une heure à entendre des poncifs sur l'Europe et sur l'utopique citoyenneté européenne. Persuadé aussi d'entendre reparler de cela dans les années à venir, et d'être dans un avenir proche, moi aussi réduit à un des hussards bleus d'une communauté étoilée, mais pas forcément très brillante. 

17 heures, Halle aux grains: Débat, utopie éducative, utopie pédagogique.

Dirigé par A. Prost, le débat (dont je ne vous fait grâce des méandres philosophiques) essaie de renvoyer dos à dos Éducation et Instruction.
Retenons en simplement les quelques citations suivantes:
"L'éducation est le meilleur moyen de contraindre quelqu'un sans employer la force" (Anna Arendt).
"La toute puissance éducative tourne le dos à la pédagogie. En pensant pouvoir pétrir l'élève, elle nie l'obstacle et s'oppose à l'acte pédagogique" (réflexion d'un des participants).

D.R.

Demandez le programme.

 

Vendredi 14:

15 heures, au château.
Le songe-creux d'Attali.

 

Entracte: Jack pionce
(je le jure, j'y étais).

 

17 heures,
utopie éducative, utopie pédagogique.
Où tout ne semble pas si perdu que ça...

Laetitia Casta's Fan Club
Trop top!

Le Mammouth Déchaîné sponsorise:
attention, ces groupes contiennent des morceaux entiers d'amis du Mammouth


Pretext,
rock-band de potes.

Xerock,
groupe de musique pop-rock (et autres).